- — — v— — — . co che.| eet”-- as —_ U LENCYCLOPEDIE , go "WOE" — 1 5 SUKk — EN CLOPEDIR, * DISTRIBURES EN FORME DE e DICTIONNAIRE. „ DES AMATEURS: . A- Are. PREMIERE "PARTIE ' StcoxnDE EpiTion. Academixe Cantabrigiensts & >: Liber. "” A B * c DES ARTICLES Contenu dans cette Pr R E M IER * Partie. The. ou Arrhaszr. CCC JJ ͤ ͤ © „ 8 AB EIL LES. 535 VṼ, ! Anzanax. |. VV xa ) It "| Anus Des NOTS. CE TY I. © MCCDERIE © fe. @ 55-48. ET OT HI Apokrgs. % ))) ADULTERE. VV 68. 3 Me moire dun wagllrat, crit vers 70 an 1764. „ . 2. Memoire pour les femmes. 3 £4 . . 76, . Suite du chapitre ſur Padultere, . . 5 KNeferim d'un pere de famille. 8 5 55 AFFIRNATION 1 PAR SERMENT. Calal & la vie. e 5 „ 1 . 1 —— ont Ay, 6 5 2 4 a 5 13 — — — 1 = — _ — ng _ 5 = 3 ——— * — — — 6 ow ” 2 N ” ; —̃ — — - f D > i ay 2 — — — 4 _— — — — - — — — o — — — — — = , — — "OE: * , b , * . - + —_— ov 2 — 2 2 5 no — i \ 4 _— — - - - 6 = « - A - - ay a = — , a * 2 A þ F? - — oe 2 * * hs = Smt i 0 8 : d l oy — 2 — — - - —— 5 fo _— — 2 — — KEE 1E 4 ah — ” — as 4 —"_ o - — — — 4 - a - *. 2 — rw by + * "ow * ws ny \ \ = _ * — — — dy — = = - + oy - * . As —. . 5 = —_ 2 * p : = = \ \ j — N — — 8 - - — > 1 > _ _ — —— ” — — - — — —— —— oy N g b rn ©. r LT o — - mY — — = ERS - — — E — — — — = - hs = * CID on V — = _ - = 9 = * 9 * = — . 3 = = 8 „— — — — — - .. ů K dluWa tr nt vi -- „ 8 LK Z AcricurtTvre. -nerale. 2 De Verportation des grains. De la grande & petite culture. Des deſrichemens. £ oh E. » 0 8 „ CO Raiſons de ceux qui nient Tais. i AT cHIAIS TE. 5 A LCOKAN, 0. plutot 12 3 5 — * "ALEXANDRE. ALEXANDRIE. . CC Atmen. Ao tert, -AWAZONES.. - 5 > ME, (Section premiere.) Ys Section ſeconde, fur ane. Des livres pſeudonimes fur Peconmmie ge- De la grande prateRion due 3 7 — \ Paſecrips.. . 8 7 5 Neglemens de Mahomet fir les TIRES: 89. 90. . 93. * 97. 101. 1 104. 108. WE © 1285 e 136. 144. 7 I Ves Joutes & Loke . 156. Section coins * Do [an is bores, 5 & de quelques idces e Se action quatrieme. Sur lame & fur 25 nog ignorances. „ © a | Section cinquieme. Da paradoxe de W.. burton, ſur I immortalitè de Tame. . 169 - | Section fixicme. Du boſon de la revela- + on 172. 8e ction ſeptieme. Ane des ; ſos & der : monſtres. ER = Ant EXIQUE. ©. AnIT1E. „„ Re 175. 8 28. 180. * a DES ARTICLES. Vit "Anove. -* VU %% 11 AM OUn SOCRATIQUE. ET 188. AMPLIFICATION. ; VVV ANA, Arier 205. =» 20: 5 Inecdore hazardie de Du Haillan. CSG . - Anecdote ſur CyarLEs-QuiINT. Autre anecdote plus hazardee. Anecdote ſur Henri IV. Þ. 214. De Pabjuration de HENRI 7 4 3 3 ure bevue fir Hunt IV. $15; Bewie fur le marichal d Apere. 216. | Anceaote fur Phomme au maſque ae fer. 218. : Addition de V Iditcur. 221, Anecdute fur Nicolas * Julien. 5 „, ane e 'e 5 2 | Petite pt” NL Ibid. ES Anecdote ſur le teſtament arri as e. EET © © Autres —.. 5 229. I Anecdote ridicule fir Ty EODOP 1 Ic. Anecdote ſur de marechal de Luxcmbourg, 232. Anecdote ſur Louis XV. ia. . Lettre de Ar. de V. > plſis leurs Co | e 5 242. 1 V;: 4 N 7 ANCIENS E T NODERNES. VP Du chevalier Temple. '. 2350. De Boileau & de Racine. 975 De Finjuſtice & de la als fa de Racine dons la diſpute contre Perrault ö N an ier #Enripice, , 8 det inſu dg ter de Br.imoy. | SS „ 255. | y "De 9 l EN com ara! ene entre b ber cu- : magen Cele? JJ „„ r 4 — * — — — — - _— — — - — . ———— Bore — — — —— * * — -- — — o - - — — — - - - \ - — 1 ä — — ———ů 2223 5 1 - — — — — a” - - > - — — - — — — — — — -» l — 224» = - \ => - 2 - E N — Ree — —ů—ů——— 2 9 bt = CY —_— _ =— — —_— = — 1 eee — _— CITES Iz 236. s "- * _ — q A r EI: * « - CI ”_ — 3 | — 5 A VS ow ot. ooo — wy — = —— — VIII Tani Des anrrerza D'un paſſage F Homere. „ 262. Ann. 5 4 269. Axe (dT) D'oR de Machiavel. r Ax (de P) DE VERONE. 5 +, Anz. i Premier A 4 Shaſta. 5 Second chapitre du Shaſt᷑a. ibid. : Troiſieme chapitre. De la chute 4. une pie dei get.. 279. ; Quatrieme chapitre. Chitimens des anger 5 T coupabler. V 280. Precis du cinquieme chapiere. - RF C 5 . $82. Dies anges chez les Hebreux, . ibid. 1 Savoir ft les Grecs & les Romaine 44. : a 7 7 OO wp 285. a _ ANGUILLE Ss. Race 3 formbes a CF & de ts 4. mouton. e 287. __ ANNaLES. OG Ce... 0 ANNATES . = ; 55 % oo ANNEAU DE 3 LS | _AwRs. ANTIQUITE. (Section premiere. . 99. Section ſeconde. De 7 e tes "Y a: 303. Es Section troiſieme, Fe Cres inſlirutes fur les chimeres. . 306. a Section quatrieme, TT % Tantiquito a Fltes qu'on pretend avoir toutes ere bus : gubrer. . 307. : © Seftion cinquieme. De Torigine a 427 0 arts. « 309. 8 8 ANT ROTO H AGES. „ 313. = Arocar i o QuksTIoxsC• ol XX Ss INTRODUCTION SSQOHSCSSS K lettres qui ont étudiè PEncy- clopèdie, ne propoſent ici que des queſtions, & ne Y demandent que des &clairciſſemens ; ils ſe declarent douteurs & non docteurs. Ils doutent ſurtout de ce qu'ils avancent; ils reſpectent ce qu'ils doĩ vent reſpecter; ils ſoumettent leur raiſon dans toutes les choſes qui ſont audeſſus de leur raiſon, * il Fe en D = beaucoup. | | : L:Encyclopddic eſt un monument qui honore le - France; auſſi fut-elle perſecutee des quelle fut entre priſe. Le diſcours preliminaire qui la preceda était un veſtibule d'une ordonnance magnifique & ſage qui | annongait le palais des ſciences; mais il avertiſſait la jalouſie & Tignorance de garmer. On decria lou- vrage avant qu'il pariit ; la baſſe littérature ſe de- chafna; on Ecrivit des Jibelles diffamatoires contre ceux dont le travail by avait pas encor . „„ Pais a peine enen « ct elle Eté achevie : que TEurope en a reconnu Tutilitè; il a fallu reimpri- 8 ner en France & augmenter cet ouvrage immenſe qui | : eſt de vingt deux volumes in: Folio; on a contrefait en Italie; & des theologiens mEme ont embelli & for- | 1 tiſtè les articles de theologie a la maniere de leur pays on le contrefait chez les Suiſſes: & les addivions dont on le charge ſont ſans doute entierement oppolors a . — Premiere partie. 335 N — — 22. 2 I N T R 0 * T 1 0 N. 13 meéthode iralienne, afin que. le lecteur impartial | | ſoit en crat de juger. Cependant cette entr epriſe n T nappartenait qui h | r rance; des Francais ſeuls Vavaient congue & ex6Cu-_ téc. On en tira quatre mille deux cents einquante exemplaires, dont il ne reſte pas un ſeul chez les li- braires. Ceux qu'on peut trouver par un hazard heu- reux ſe vendent aujourdhui dix-huit cents francs; ainſi tout Vouvrage pourait avoir opere une circulation de ſept millions fix cents cinquante mille livres. Ceux qui ne confidereront que Pavantage” du negoce, verront | que celui des deux Indes nen a jamais approche. Les libraires y ont gagne environ cinq cents pour cent, ce.e qui neſt jamais arrive depuis pres de deux ſiecles dans aucun commerce. Si on enviſage Teconomie politique, on verra que plus de mille ouvriers, de- puis ceux qui recherchent la premiere matiere du papier, juſqu'a ceux qui ſe chargent des plus belles LT gravures „ont Es | employe es & ont nourri leurs fa- milles. 5 | „ d'expliquer le vrai, Pavantage denſeigner le genre-hu- main, la gloire; car pour le faible honoraire qui en revint a deux on trois auteurs principaux, & qui fut ſi diſproportionne a leurs travaux immenſes, i! ne doit pas Etre compte. jamais on ne travailla avec | eant Candeur & avec un 1 noble deſintereſſement. on vit bientot des per ſonnages recommandable; : INTRODUCTIO KN. 3 dans tous les rangs, officiers-gdnraux , magiſtrats, | Ingenieurs, veritables gens de lettres, Sempreſſer 4 decorer cet ouvrage de leurs recherches, ſouſcrire K travailler a la fois: ils ne voulaient que la ſatisfac- tion d'etre utiles; ils ne voulaient point etre connus; & c'eſt malgre CUX qu on a "_— le nom * 0 IR PO. 2 Is ohiloſophe s'oublia pour ſervir les hommes; | Vinter6t, Fenvie & le fanatiſme ne S'oublicrent pas. Quelques jéſuites qui Ctaient en poſſeſſion decrire ſur la theologic & ſur les belles. lettres, penſaient qu'il | mappartenait quꝰ aux journaliſtes de Trevoux denſei- 5 gner la terre; ils voulurent au moins avoir part à T TEncyclopedie pour de Targent: car il eſt à remar- quer qu' aucun jéſuite x na donne au a public ſes ouvra- ges fans les vendre. © = 55 Div permit en 1 tems que deux. ou | trois con- vulſionnaires ſe preſentaſſenr pour cooperer a TEn- cyclopedie; on avait a choifir entre ces deux extrE- mes; on les rejetta tous deux 6zalement comme de _ raiſon, parce qu'on n'ctait d'aucun parti & qu'on ſe bornait à chercher la verite. Quelques gens de let- tres furent exclus auſſi, parce que les places Etaient Priſes. Ce furent autant dennemis qui tous ſe rèuni- | rent contre IEncyclopedie des que le premier rome parut. Les auteurs furent traites comme Pavaient | Eté a Paris les inventeurs de art admirable de Limpri- werie, lors quiils dinrent V deviter quelques uns de e 0 4 INTRODUCTION. leurs . on les prit pour des ſorciers, on ſallit juridiquement leurs livres; on commenga contre eux un proces criminel. Les encyclopediſtes furent ac- cucillis preciſement avec la meme Juſtice & h m6- me . e s 5 maſtre Cecole connu alors dans paris, ou du . moins dans la canaille de Paris, pour un tres ardent convulſionnaire, ſe chargea au nom de ſes confreres de deferer TEncyclopedie comme un ouvrage contre les mceurs, la religion & Tetat. Cet homme avait joué quelque tems ſur le thearre des marionnettes de St. Medard, & avait pouſſé la friponnerie du fanatiſ- me jufquia ſe faire ſuſpendre en croix & a paraftre reellement crucifié avec une couronne d'epines ſur la \ tete, le 2 Mars 1749, dans la rue St. Denis, wh A-vis St. Leu & $t. Giles, en preſence 3 | vulſionnaires; ce fut cet homme qui ſe porta pour delateur; il fut à la fois Torgane des journaliſtes ſe : Trevoux, des batcleurs de St. Medard & d'un certain nombre d hommes ennemis de toute nouveauté, & en- 24 cor plus, de tout mérite. n n' y avait point eu exemple du un n pareil procbe 1 on accuſait les auteurs non pas de ce qu' ils avaient dit, mais de ce qu'ils diraient un jour. Poyez, di- ſait-on, la malice; le premier tome eſt plein des renvoir aur derniers, donc c'eſt dans les derniers que ſera tout 5 le venin. Nous —— .: cela fut at mot InTrRoDUerTIoON. 5 L'Encyclopddic fut ſupprimèc ſur cette divieation: : mais enfin la raiſon VPemporta. Le deſtin de cet ou- vrage a te celui de toutes les entrepriſes utiles, de preſque tous les bons livres, comme celui de la Sa- geſſe de Charon, de la ſavante hiſtoire compoſèe par le ſage de Thou, de preſque toutes les verites neu- res, des experiences contre Vhorreur du vuide, de la rotation de la terre, de Puſage de Temetique, de la gravitation , de Vinoculation. Tout cela fut condam- nc d'abord, & recu enſuite avec la reconnaiſſance tar- dive du . 1 e dclateur couvert 4 honte eſt alle a | Moſoou exercer ſon mcticr de maitre dcole, & la il peut E faire crucifier, Sil lui en prend envie ; mais il ne peut ni nuire à TEncyclopedie, ni ſoduire des magiſtrats. : Les autres ſerpens qui mordaient la lime ont uſe leurs dents & ceſſe ge mordre. Comme n plupart des fa & gs hommes de 55 5 genie qui ont contribuè avec tant de zele à cet im- i = portant ouvrage, $'occupent 3 preſent du ſoin de le perfectionner & dy ajouter meme pluſicurs volumes; KX comme dans plus d'un pays on a d6ja commence | des Editions, nous avons ecru devoir preſenter aux amateurs de la literature un eſſai de quelques arti- cles omis dans le grand dictionnaire, ou qui peuvent ſouffrir quelques additions, ou qui ayant été inſéres 9 par des mains Etrangeres, n'onr pas été traités ſelon bs vues des direftcurs de cette e immenſe. 5 - A 5 RS b 1 * * 71 141 t; 1 Ll 5 e * 5 4 / \ 4 / . ' [1 ! nt * y 1 LY Ki 4 t. 'y * 1 I ? 4 * * PR — — — —— 1 Qi — _ — «a * 3 — . — 1 — — ) INTRODUCTION. Ceſt a eux que nous decions notre eſſai, dont ils pouront prendre & corriger ou laiſſer les articles, à leur pre, dans la grande edition que les libraires de Paris preparent. Ce ſont des plantes exotiques que nous leur offrons; elles ne meriteront d'entrer dans leur vaſte collection qu autant qu'elles ſeront cultivees par de telles mains; & c «lt alors qu ales pouron: Tecevoir vin QUESTIONS SUR LVLENCYCLOPEDIE. A ; aurons peu de queſtions 2 | fire fur cette premiere lettre de tous les alphabets. Cet article de PEncyclopedic, plus neceſtaire qu on ne croirait , 5 | eſt de Ciſar Du Marſals, qui netut bon grammai- rien que parce qu'il avait dans Teſprir une dialccti- que tres profonde & tres. nette. DE vraie philoſo · 8 phie tient a tout, exceptè a la fortune. Ce ſage qui erait pauvre, & dont Teloge fe trouve à la tète du troiſieme volume de FEncyclopddie, fut perſccutẽ par Fauteur de Marie d la Coque qui était riche; * 1 : ſans les gencrofites du comte de Lauraguais, il ſe- rait mort dans la plus extreme miſere. Saiſiſſons cet- te occaſion de dire que jamais 1a nation Frangaiſe ne s' eſt plus honoree que de nos jours par ces actions de veritable grandeur faites ſans oſtentation. Nous avons vu plus q un miniſtre q Etat encourager les ta- lens dans Tindigence & demander le ſecret. Colbert les recompenſait, mais avec Pargent de état; Fos - > quer avec celui de la depredation. Ceux dont j je par- le ont donné de leur propre bien; & Par -A ils ſoar 5 1 — 4 „ 41 — —— O NN _ WE 0 — — :- —?1:⁰ - oo / $ A. au-defſus de Fouguet autant que par leur naiſſanee, leurs dignites & leur genie. Comme nous ne les nommons point ils ne doivent point fe facher. Que le lecteur pardonne cette digreſſion qui commence notre ouvrage. Elle vaut mieux que ce que nous dirons ſur la lettre A qui a ete fi bien traitee par feu Mr. Du Marſais, & par ceux qui ont joint leur travail au ſien. Nous ne parlerons point des autres lettres, & nous renvoyons a Ae og as qui dit 5 : our ce qu 11 faut ſur cette matiere. 5 On commence 4 ſubſtituer 1 lettre a 0 12 lettre 0 dans frangais, frangaiſe, anglais, anglaiſe, & cans tous les imparfaits, comme, il employait , il ofroyait , ii ployerait, &c.; la raiſon nen eſt-elle pas evidente? ne faut - il pas &crire comme on parle autant qu'on : I peut ? n'eſt-ce pas une contradiction &ecrire of, & de prononcer ai 7 nous diſions autrefois, je croyois, Joctroyois, j employois, je ployois. Lors qu'enfin on adoucit ces ſons barbares, on ne ſongea point a rè- former les caracteres: & le langage dementit conti- 0 5 | nucllement Fecriture. | Mais quand il fallut faire rimer e en vers les o oi - qu! on 5 pronongait air, avec les ois qu'on pronongait off, les auteurs furent bien embarraſſes. Tout le monde, par exemple, diſait francais dans la converſaticm & dans les diſcours publics. Mais comme la coutume vicieuſe de rimer pour les yeux & non pas pour les | oreilles, Strait introduite parmi nous, les poëtes fe e cruren! obli; ges de fuire rimer frangais a box, ois, | | baploits: & alors les mẽmes aeademicien: qu v venaient 5 LE 9 de prononcer frangais dans un diſcours oratoire, pro- nonsaient frangois dans les vers. On trouve dans une piece de vers de Pierre Corneille, fur le paſſage du Rhin, aſſe: peu connue. Que! ſpectacle d'effrv1! grand Dieu, fi touteſois ; : Quelque choſe pouvoit ellrayer les Fruroit. Le lecteur peut remarquer quel effet produiraient 5 - aujourdhui ces vers, fi l'on pronongait comme ſous Frangois premier pouvoit par un o; quelle cacopho- nie feraient Vn, toute. fois, Pouvoir, Jrangois. Dans le tems que notre lungue 5 perfoctionnait | le plus, Boileau diſait: | Qu il ſen prenne a fa ws away; en n ſrongols . 5 ais laiſſons e pour la derniere fois. Aujourq hui que tout le monde dit frangels, © ce vers 5 a de Binn lui- meme paraitrait un peu allemand. 1 nous "cs. enfin defaits de cette mauvai- . ſe habitude d'ccrire le mot Frargois comme on écrit Saint Frangoir. o fa t du tems pour reformer h maniered'6crire tous ces autres mots dans leſquels os yeux trompent toujours les oreilles. Vous =, 7 | 8 vez encor, je croyois; & ſi vous prononciez je croyois 3 N en faiſunt ſentir les deux o, perſonne ne pourait vous ſupporter. Pourquoi donc en menageant nos dreilles ne menagez- vous pas auſſi nos yeux ? pour- 9 quoi n'6crivez-yous pas Je croyais , > * Que je TE Tae | ſt. abſolument barbare? Vous enſeignez i lane francaiſe 3 un erranger 5 85 95 a eſt by abord ſurpris . vous prononcicz je cr0 Jus As — — a K KP ——_—__ -4 3 1 & — = 4 = ag \ = — —— - , - . EEE Ä— — —— — o 26. - A. Foltrojaie , „J employais; il vous demande pourquoi . vous adouciſſez la prononciation de Ja derniere ſilla- be, & pourquoi vous nadouciſſez pas la preceden- te; pourquoi dans la converſation vgus ne . Pas 1 Je crayais , + J emplayais „GC. Vous Jui repondez,, & vous RES lui r6pondre PP qu'il y al plus de grace & de variete à faire ſucceder . une diphtongue à une autre. La derniere ſyllabe, lui dites- vous, dont le ſon reſte dans Toreille, doit Etre plus agreable & plus melodicuſe que les autres; & cC'eſt la yaricte dans la prononciation de ces Ulla. : EY bes qui fait Ic charme de la proſodie. 5 Letranger vous repliquera; vous deviez m'en aver. er- "a par TEcriture comme vous m'cn avertiſſez dans Ia - converſation. Ne voyez- vous pas que vous mem- barraſſez beaucoup lorſque vous MOI a une : aon & que vous Fnmnen d'une autre? ; Is plus belles langues , fans contredit, ſont cel. 1 les ou les memes ſillabes portent toujours une pro- | noneiation uniforme ; vous dites anglais, portugais, frangais; mais vous dites danvis » ſuédois; comment N devinerai je cette difference , fi je n'apprends votre 5 langue que dans vos livres? Et pourquoi en pronon- 1 | cant anglais & portugais, mettez- vous un o à Fun & un a à autre? Pourquoi navez- vous pas la mauvai- ſe habitude C'ecrir? portugeis, comme vous avez la mauve aiſe habitude d'6crirc anglois ? ?. En un mot ne - parait- 11 pas Ev ident que la meilleure methode eſt de. I : crire toujours 1 . a ce qu on Prononce par 27. — — oe De eas "0 A tr A. A, treniome perſonne au preſent de Vindicatif du verbe avoir. C'eſt un defaut ſans doute qu'un verbe ne ſoit qu'une ſeule lettre & qu on exprime il a ra- ſon, il a de Peſprit, comme on exprime il «i a Pa- ; Fils, i eſt a Lyon. = Locle ge dune, 25 veſibi- urls. 1 a eu choquerait horriblement roreile, fi onn'y Etait pas accoutumè; pluſicurs Ecrivains ſe ſervent ſouvent de cette phraſe: Ia difference qu'il y a; la diſtance qu'il y a entre eux; eſt- il rien de plus lan- 5 guiſſant a la fois & de plus rude? N at - i pas aiſ &eviter cette imperfection du langage en diſant fim- plement, la d iſtance , „ la difference entre eux. A quoi "_ bon ce qui & eet 7: a, qui rendent le diſcours „„ . * qui reuniſſent ainſi les Plus grands Gfauts ? 5 Ne faut. 1 pas ſurtout kviter le concours de Jour 5 2 II vad Paris, il a Antoine en averſion? trois & quatre a ſont inſuportables; ll « va d Amiens, 5 & de 0 Fo 5 4 Arques. 1 poeſie franguie brake ce heapenen. as 55 1 5 Cordez qu” une voyelle, k courir trop trite, ; = Ne ſoit Tune . en ſon chemin heurtée. 5 15 es Italiens ont er obliges de ſe permetre cet . 12 achopement de ſons qui d6truiſent Tharmonic natu- relle, ces hiatus, ces baillemens * les Lat ins 6 taient ſoigneux Teviter. * Fn 14h f. 148. J, 4 * 3 LR = [1 7, Ds = 3 =_—_ i a 1 = ; r_ ' | \ 1 8 » [ 1 - b I | i \ = | : = 11 * 9 1 ' 18 l N 7 +, 0 +. © = a 5 ay - = A $54 i ' « | [ * " \ p i f 0 = : a - 7 1 „ * . n l . 1 | . © i ' MF 6 BG N 1 1 8 | = . 5 . 1 4 * 1 o o : ng. | a o 1 : * J 95 1 * P4 4 1 1, 5 1 id ;- ; I 4 : f * 1 75 1 3 5 py | of 1 ; 4 8 of y ; 4 9 1 . N ' _— Fo go of . [4 p : * fs 4 15 : 7 * | FIN $ - at! 0 — I. y 00 ; A % 7110 a 31750 155 | 15 1 ; 32 7 » — U 5 5 | nl \ 0 1 14 { [ »\ U ry 14 N 1741 ' : | ih j ? 4 = 14 5. $ |; 1 14 5 thy * ' J D 1 * 1 5 3 n f U 4 4 | { 0 5 o 7 : * 4 8 * A. Petrargue ne fait nulle difficults de dire, 1 _ Dluove f U vecchiarel canuto "oh; bianco, 5 | Bat &vlce tango 0 oye ha 85 eta fa nite, kale a dit: Non . quel che f 2 Andr 8 nen fortuna alla ark . 22 anto giro che venne 4 uu riviers 5 lera : arentura 47. bron to W Recalls | Cette malheureuſe cacophonie eſt neceſſuire en Ita- Hen, parce que la plus grande partie des mots de cette langue ſe termine en a, e, i, o, u. Le latin qui poſſede une infinite de terminaiſons, ne pouvait guere admettre un pareil heurtement de voyelles; & . Ja langue frangaiſe eſt encor en cela plus circonſpec- te & plus ſevere que le latin. Vous voyez tres ra- rement dans Virgile une voyelle ſuivie d'un mot com- mengant par une voyelle: ce neſt que dans un pe- | tit nombre d occaſions Ou E faut . Wa 55 aelorure a ren, „ Ame amens abu, | 0 torſque deux pode beben un len vate & ET TT deſert, , Þ Neptune Egeo. 5 . . i eſt vrai, ne eaſſijettit pas 4 cette re. By ze de Thamonle qui rejerte. le concours des voyel- | ALYU ARE x. 13 fes, & furtout des H; les fineſſes de art n'etaient pas encor connues de ſon tems, & Homere était au- deſſus de ces fineſſes: mais ſes vers les plus harmo- nicux , ſont ceux qui ſont compoſes d'un aſſemblage heureux de voyelles & de conſonnes. C'eſt ce que Boileau recommande , "py le Premier chant de Tarr 1 . 5 La lettre A chez preſque 1 routes 1es nations devine une lettre ſacree, parce quelle était la premiere: les : Egyptiens joignirent cette ſuperſtition à tant Jaw tres: de la vient que les Grecs d'Alexandrie Pappel- laient hier alpha; & comme omega Etait la derniere 5 lettre, ces mots alphia & omega ſignifierent le com : plement de toutes choſes. _ Cefut Forigine de h Ca- 7; _— bale & de plus d'une myſterieuſe demence. . Les lettres ſervaient de chiffres & de notes de 1 1 . Kque; jugez quelle foule de connaiſſances ſecrettes cela produiſit; „ #, C5 4, e, fo 7 etaient les ſept 55 5 cieux. Lharmonie des ſpheres celeſtes Etait compo- ſee des ſept premieres lettres; & un acroſtiche ren- 1 | dait raiſon de tout dans la venerable ——_— C See S See ABC, ou ALPHA BET. 81 Mr. Du Marſais vivait encor, nous | lot 4 derions le nom de alphabet. Prions les ſavans hom- mes qui travaillent E TEncyclopedie de nous dire pourquoi Valphabet n'a point de pom dans aucune „ „ r 14 AB C, ou ALPHABET. 2 langue de Europe; a!phaberh ne ſignifie autre choſe que AB & A ne ſigniſie rien, ou tout au plus i] indique deux ſons; & ces deux ſons n'ont aucun ra- port Vun avec Tautre. Bet /i neſt point forme alpha; Tun eſt le premier, Tautre le ſecond, & on ne lait pas Pourquoi. N e E 5 Or comment Scſt-j] pu faire qu'on manque de ter- mes » pour ex primer la porte de toutes les ſcieneesꝰ La connaiſſance des nombres, Fart de co: npter, de - Yappelle point un deux; & le rudiment de Part de primer ſes penſces, na dans TEorope aucune expres- fon propre qui Ic deſigne. DE | Luphabet eſt la premiere partie 4. la grammai- : re; ceux qui poſſedent la langue arabe, dont N pas la plus legere notion, pouront dire fi cette lan- 1 9 gue qui a, dit- on, quatre- - vingt mots pour fi znifier 0 un cheval, en aurait un pour ſ fi gniſier Talphabcr. 5 | je otcile que jer ne ſais pas plus e chinois que Varabe; cependant j'ai lu dans un petit vocabulaire que cette nation Feſt toujours donnee deux mots chinois, pour exprimer le catalogue, la liſte des caracteres | && ſa langue; Tun eſt Vo-ton, Tautre haipien (1): nous mav ons ni „o- ton ni haipien dans nos langues occiden- tales. Les Grecs ravaicnt pas été plus adroits que nous, ils diſaient alphabet. (2) Seneque le phi lofophe fe ſert de la phraſe grecque pour exprimer un vicillard comme moi Sil fait des quien. ſur la Eammaire; 01) Premier. vol. N PR Phiftoire ae 1 cue, ae Du 2 „„ | 0) Erk. live 5 A 985 EY ABC, ou ALPHAP ET. 5 | 15 2 al rappelle Skedon analphabetos: Or cet alphabet, les Grees le tenaient des Pheniciens, de cette nation nommee le peuple lettre par les Hebreux m@mes , Jorſque ces Hebreux vinrent $ bir aupres de leur pays. II. eſt à croire que les Pheniciens, en communi- quant leurs caracteres aux Grecs, leur rendirent un grand ſervice en les delivrant de Yembarras de E- criture 6gyptiaque que Cecrops leur avait apportee ' d'Egypte; les Pheniciens en qualité de négocians ren- daient tout aiſè: & les Egyptiens en qualité d inter- 5 85 des Dieux rendaient rout difficile. | je m ie entendre 1 un | marchand Phenicien "RE book dans TAchaie, dire a un Gree ſon correſpon- dant, non- ſeulement mes caracteres ſont aiſcs a ecri- 70, & rendent la penfce ainſi que les ſons de la voix, mais ils expriment nos dettes actives & paſſives; Mon aleph que vous voulez prononcer alpha, _ une once argent; betha en vaut deux; ro en vaut cent: ſigma en vaut deux cents. Je vous dois deux cents onces: je vous paie un ro: reſte un ro que je vous doĩs encore; nous aurons bientot fait nos s * Les mch furent probablement e ceux qui ta- 5 L blirent la ſocietc entre les hommes, en ſourniſſant 4 1 leurs beſoins; & _ , 11 faut 8 entendre. "Len Egypticns ne commercerent que tres A and; ils 3 : &vaient h mer cn borreur: c etait leur Typhon. Les 3 + - — - — — 2 — — by — W — — * : 6 — _ — — « — — — — * 5 L — > — yy —— » * ao ecmmmoweootc en — — — . q m : = = . = \ = . — = .. EE ˙ A d ⁰ m toi An, abi, Georg 8 . A man ———_— 1 _ l | _— \ _ - - . iis. „%% „„ — — — — — 83 2 — 2 4 A _ 8 + ay. — ys. wy 1 = my > — — — — Fg = = — 2 — = * . — — = _ w- ' les ont conſerveces & alterces. 16 ABC, ATT ADE. Tyriens furent navigateurs de tems immémorial; W lierent enſemble les peuples que la nature avait ſé- parés, & ils reparerent les malheurs ou les revolu- tions de ce globe avaient plongè ſouvent une grande partie du genre-humain. Les Grecs à leur tour alle- rent porter leur commerce & leur alphabet commo- de chez d'autres peuples qui le changerent un peu, comme les Grecs avaient change celui des Tyriens. : Lorſque leurs marchands, dont on fit depuis des de- : mi- dieux, allerent ctablir 2 Colchos un commerce de pelleteries qu'on appella Ia toiſon dor, ils donne- rent leurs lettres aux peuples de ces contrecs, qui 5 Us mont point pris alphabet des Turcs auxquels ils ſont ſoumis, & dont fieeſpere qu'ils ſecoueront le] > joug, g ace a a Timperarr ce de Kur. n oft 9s mbit Ge ne ts pas tres vrai, Din m'en garde) que ni Tyr, ni IEgypte, ni aucun 5 Aſiatique habitant vers la Meéditerranèe, ne commu- niqua ſon alphabet aux peuples de VAfic orientale. Si es Tyriens, ou meme les Caldeens qui habitaient vers TEuphrate, avaient, par exemple, communi- qu leur mẽthode aux Chinois, il en reſterait quel- ques traces; ils auraient les ſignes des vingt - deux, vingt - trois ou vingt - quatre lettres. Ils ont tout au contraire des ſignes de tous les mots qui com- 8 poſent leur langue; 3 & ils en ont, nous dit - on, quatre vingt - mille: cette methode n'a rien de commun avec celle de Tyr. Elle eſt ſoixante & * Ux - neuf mille neuf. cents foixante & ſcice fois | Plus ey ABC, ow ALPHABET. fois plus ſavante, & plus emburraie que 11 ndtre. Joignez a cette Prodig rieuſe differ Clice 5 qu ils Ceri vent de haut en bas, & que les J vriens & les Cal. dens CC erivaient de e a gauche; +: 08 G Cs & Eraminez = caracter 25 tartar2s, ind'ens, e : japonois , vous n'y voycz Pas Ia mMoindre & 1403 ie avec ; Falph Jabet t grec & Phe nicion. | Cependant tous ces peuples, cn v joixnan: _ * : les Hottentots & les Caſr es, Prononecnt a-Peu-pres . les voyelles & les confonnes comme nous, parce QUE ont le larin': fait de meme pour Feſfencicl, ain- 0 $ qu' un pay ſan Griſon a le els r fait comme 4 Pre- 5 nu jere chanteuſe de o- ra de N Iples. 1 'l difference qui füt de ce m: mant e baffe-taill: 0 ade, diſcor- x dunte, inf uportable, 1 & 2 elt W chante: uſe Tun deſſus : de roſſignol, eſt ſi impercer tf Te. qui aucun Qnat)- miſte ne peut [ appercevoir. Ce iT a cx vel! e d'un ſot 55 aqui reſſo mble come deu eoutes oy Cau à th ccrvclle | 0 "un 87 and g e | x Q 2nd nous avons dit quc © les m marchands G Ty nſeignerent leur AB C: aux Grees, nous nave : pus pretendu Qui 15 ulent a pris aux Grecs S par- — ler. Les Atixniens pro hablement s S'exprimaicnt i - micux que les pcuples de la bat de Syrie; ils avajent 5 goſier plus flexible; leurs paroles ctaiont un plus heureux aſſemblage de voyelles, de conionnes „& de e Le 1. gage des peuples « de Ja Pheaicie - Premiere Pari ie. F © OK e E22 — — 13 ij \, 45 * 10 188 ' | » | — * 4. ? 7 _ = — A — —̃ ͤ , — — a — — — = = . 5 — a. —V— — : — . — — A A oy ie 2 7 . -_—- _ a a * = 0-4 . r 2 * 3 » - —- — 1 — —_ — 2 — ä — — _ — 2 5 == > — — 18 ABC, ow AL r au contraire Ctait rude, gr fer, C'etait des Shafiruth þ des Aſtarot /i, des Shabaoth, des Chammaim , des Cho- tihet, des Thapheth; il y aurait Ia dequoi faire en- fuir notre chanteuſe de Fopera de N aples. Figurez- vous les Romains d aujourdhui qui auraient retenu Pancien alphabet &trurien, & a qui des marchands i | Hollandais viendraient apporter celui dont ils ſe ſer- venta preſent. Tous les Romains fcraient fort bien de recevoir leurs caracleres; mais ils ſe garderaient bio n de parler I langue batave. Ceſt preciſement ainſi que le peuple d'Athenes en uſa avec les mate- lots de Caphthor, venant de Tyr ou de Berith : Jes Grees prirent leur alphabet qui valait mieux que celui on Miſraim qui eſt | 1 Egy pte: & rebutcrent leur patois. . Philoſophiquement parlant, & abſtraction reſpec. 0 | aſs Faire de toutes les inductions qu'on pourait ti- rer des livres ſacr6s dont il ne s' agit certainement pas . la langue primitive n'eſt - elle Pas une * Plaiſance Climere 2 6s diriez-vo ous Gun homme qui voudrait recher- : cher quel a Eté le cri primitif de tous les animau sn, & comment il eſt arrive. que dans Ae multitude de 5 : ſiecles les moutons ſe ſoient mis a bẽler, les chats - A miauler, les pigeons à ater „les linotes a ſi- fler? Ils s entendent tous parfuitement dans leurs idio- mes, & beaucoup micux que nous. Le chat ne man que pas d uccourir aux miaulemens tres articules & tres varics de Ja chattc; c'eſt une merveilleuſe cho- ſe de voir dans le Mirebalais une cavale dreſſer ſes oreilles, frapper du pied, Ygagiter aux braicmens in- ABC; 04 ALPHARPT. ST 10 telligibles d'un anc. Chaque eſpece a ſa lanoue. Cal. Je des Eſquimauc & des Algonquins ne fut point celle du Perou. II n'y a pas eu plus de langue pri- 5 mitive, & da Iphabet primitif, que de chene primi- tiſs & que q herbe primitive. Pluſieurs rabins pretendent que la langue mere Etait 1 2 ſamaritain; quelques autres ont aſſure que r le bas - breton: dans cette incertitude, on peut fort bien, ſans offenſer les habitans de Kimper & de Sa- ; marie, wadncttre aucune langue mere. e pe Zut - on P fas oFonk er 1 {up de. 5 17 0 que Palphaber a commence par des eris & des ex clamations ? Les s petits enfans diſent deux- momes, 5 ah eh quand ils volent un objet qui les frappe; i : quand ils ple eurent, iu In, Von hou quand ils ſe mo- | quent, aie quand « on les ſrapp-? Er il ne faut Pas les rapper. 2 „ | & lezard des deux part ts gargons que Ie roi E. 5 gypte Pfammericus (qui reſt pas un nom 62yprien ) ” 8. t clever pour ſavoir quelle Ctait la langue primiti- e, il weſt gueres poſſible quis ſe ſoient tous deux | mis a crier bec bec Pour avoir a dejeuner. 1 Des exclamations formees par dos voyelles, auf 55 155 naturelles aux enfuns que le croaſſement Left aux - grenouills S, il ny a pas fi loin qu'on croirait a un al- pPhabet complet. II faut bien qu'une mere diſe à ſon enfant Tequivalent de vien, tien, pren, tai toi, ap- i oc ne » va-t-en: ces mots ne font. repreſentatifs de en, ils ne peignent rien; mais ils ſe font cutendte 2 CC un ge fte. — II — — — — — — — — —_ - K — — — > hw - 2 — — == RR. 2 5 2 „ ES ns — 35 — — — — ” — n - — - — — — of 2 — — * * i 2.” - . — 8 8 1 = — : 8 - T R 5 ” p * * b . 8 as EE — - o-- — — ry by — p — * : e * A ”» — - x = . —_ * aff: > awd — ., >: k 2 , - mn” " A ” — _ . _ _ 1 * * — — — — — 1 EY 4 _— - - w ö 2 : —ͤ8ñ— VO m——_— - , > — 7 * * 5 * > ; ; , . v 2. - - : * 5 * a - — - : 7555 2 / e Y g - N 5 4 - r ” - . ' . . % A 2 3 8 . =p. » ; as * * . 4 3 8332 — — — of — 2 . ” K - ; 5 N —— — th — — 20% ABC, % Arni De ces rudimens informes, il y a un chemin im- menſe pour arriver a Ja fintaxe. Je ſuis effrayè quand je ſonge que de ce ſcul mot vien, il faut parvenir un og a dire, je ſerais venu ma mere, avec grand plai- fir, & j aurais obei d ves ordres qui me ſerout toujours hs” fi en acccurant vers vous je cars Has tombe d om reverſe; & fi une epine de vol re jardin ne m'Ctait pas entree dans 1a Jambe g gauche. | n ſemb! ea mon imagination etonnèc qu'il a faliu des fiecles pour ajuiter cette phraſe; & bien dau- trcs ſiecles pour la keindre. Ce ſerait ici le lieu de dire, ou de ticher de dire, comment on exprime & & comment on prononce dans toutes les lungucs du monde pere, mere, Jour , nuit, terre, eau, boire, man- ger, Kc. mais bY ſaut eviter 4 ridicule autant qu 1 lt a ible. „ Tas caractercs alpha abet ques preſcntant ; 5 fol ou 5 noms des choſes, leur nombre, les dates des & n mens, les idées des hommes, Cevinrent bizntor des 3 moyſteres aux yeux meme de Ccux qui avaient inven- té ces ſignes. Les Culdcens, los Syricrs, Jes Egyp- tions, attribucrent quelque choſe de divin a la com- : binaiſon des lettres, à la maniere de les $ prononcer; | ils-crurent que les noms fi »nifiaicent par cux-memes, 1 7 ils av aicnt en eux une force, une vertu ſcere:- IIs allaient juſqua pretendre ue le nom qui ſi- 5 e puiſſance Ctait puiſfant de ſa nature; que ce- lui qui ex primait ange ctait angelique; quo celui qui - donnait idée de Drtv , était divin. Cette ſcience 7 T3 des caratteres | cntra neceſſairement dans la N agic: ABC, 0 ALPHA Ar. 2 point goperation mag que „ſans Jes lettres de Tal- Phabet. 4 Cette porte de toutes les ſciences, devint celle de toutes les erreurs; les mages de tous les pays s'en ſervirent pour ſe conduire dans le Jabyrinthe qu'ils $ eraient conſtruit, & ou il netait pas permis aux autres hommes entrer. La maniere de prononcer des conſonnes & des voyelles, devint le plus pro- fond des e es, & ſouvent le plus terrible. II y cut une maniere de prononcer Nova, nom de Dizy 5 che les ee & les Egyptiens; par laquelle o on fai. bal tomber un ho! nine roide mort. | St. Climent d Merandrlc rapporte que! 15700 fir mou- "os ſur 1e e champ le Roi d'Egy: pte Nechephre, „en lui ſouflint ce nom dans Toreille; & qu'enſuite il le refluſcita. ON PFGRONG ant! le mme mot. 1435 St. Clement 8 d' Alexandriè oft exact, pf cite fon auteur , Ceſt ie avant Artapan; * © qui } pour a recuſer le tẽmoig 3nage < 92 rtapan 2 Rien ne retarda plus les progres de Feſprit hu- main que cette proſonde ſcience de Terrcur , „ nee chez les Aſiatiques avec origine des verites. L'uni- ; vers il ut abruti par Part 1 meme * VAR: Teclairer. Vous en | voyer un grand © cemple dans Origene, * dans Clement d' Alexandrie, dans Tertullien „ CC. &c. 8 15 "Nw ( 4) K dit ſurcout erpreſſement, ſi en inv Q- | OG ) Stromate s ou Tapiſſeries, liv. . | © | Orig. contre Celle. n ©. 20% 1 3 — — 3 — — » 4 - - 5 . - = - 1 - — — — — Ion ” — — - — * — — - wr = = 2 8 1 — ———— — * - — > — = — — — — — _ — - — — * ; — — — — * — : — — — = 4 > = N > 2 F — — —. > p = — — — — = — 3 * N 1 __ * * + " =. 4 - i — re * DC —— — — > — * 1 . . — — es, nyt S - — : : 22 _ ABC, em ALF HAR E I. „, quant Div, ou en jurant par lui, on le nomme 5 Ic Du d& Abraham, U'l/azc & de Facoh, on ſera , Par ces noms des choſes dont la nature & la for- „ce ſont telles, que les domons fe ſoumettent à „ceux qui les prononcent ; mais ſi on le noinme „ d'un autre nom, comme Piru de la mer bruyante, „ Div fupplantateuy,, ces noms n ſans vertu, 5 le nom d'[fra?l traduit cn grec ne Poura rien op- ” rer: mais prononcez-lc cn hebreu, avec les antre; 5 mots Rey vous een la eee Is meme. Orig gene dit ces paroles remarquables | „ „Iy a des noms qui ont naturellement de la vertu, 55 tels que ſont ceux dont ie ſervent les ſages Par. -» mi les Egyptiens, les mages en Perſe, les brac- o mancs dans Finde. Ce qu'on nomme magie, n'et 1 55 pas un art vain & chimèrique, ainſi que le pre ten- oh * dent les | Stoiciens & les Epicuriens : ni le nom de 5 „* Sabacth, ni celui Adonat, mont pas ite faits pour „ des ẽtres erẽës; mais ils: ;ppartiennent a une theo- * logie myſtcrieuſe qui ſe rapport? All: Createur de 55 la vient la vertu de ces noms quand on les: arrange 55 & qu' on les prononce felon les regles, K Ccktait en pronongant des letter lon la merhode 0 magique qu'on forcait la lune de deſcendre ſur Ja ter- N re. II faut pardonner 2 a Virgile davoir cru ecs inep- tics, & den avoir parle ſerieuſement dens fa huitic me . 5 "Carell na die can ohr: Ref ucore ura M_ On fait avec des 1 mots tomber Ia lune en terre. * Anni, AAA RE. 27 —_ naiſſances 60 homme © & de toutes ſes foriſes, : SS SSSI SSSSSSSS: ABBE, ABBAYE. \ | ſe conſacrent a Dꝛxu ſont ref bectab. es. Peut⸗ etre le tems a-t- it corromp; u une fi ſainte inftiturion, Aux che rapeutes juifs ſuccẽderent les moines en Fo zypte, idictoi, mono. Idiot ne fi enifiait alors que fulitaire: ils ſirent bientot corps; ce qui eſt le con- = trajre de ſolitaire, & qui reſt Pas iJor dans T accep- | om ordinaire de ce terme. Chaque ſocietè de moi- nes Glut ſon ſuperic ur: car tout ſe faiſait à la plu- : ralité des voix dans los premiers tems de rögliſe. On Chberchait I rentrer dans la liberte x rimitive de * na- ture humaine, en cchapant par piotè au tumulte & a Leſclavage inſcparables des grands empires. "Chan ociets de moines choifit ſon pere, fon ROY fon ab- be; quoiqu 11 ſoit dit dans Yeva agile: 1 wie oe TD for Ne votre pere. Nei les abbes, ni les moines ne e fu urent t pretres dans les premiers ſiecles. 11s allaient par troupes entendre la meſſe au prochain village. Ces troupes devinrent 5 conſiderables ; il y eur plus de cinquante mille n moi. 18 „ dit. on, dans Exypre. | Sk. Bah 7 0 abord moine, puis creque de Ceſarce EN n Capp: aluce, fit un code pour tous les moines, au * FEux qui falene le monde font ſages : ceux qui — — — =_ — 22 þ _— 2 SS —— — — — 56 2 = « : * AM” — — * _ - - — — - 5 . > ary WP x -- — £ e — = = ___— * — * * . — 1 — - — * - — 2 7 ” — SED 4 * — 2 5 aq * ma - P_—_— — - oe _ —— - - = N =. FTI i z I — 6 2 SE _—_ 4 — . ; STEELS — —-„-T —¼ mn — — i - — . — — 2 >a .. . boil 7 %, ICS, <> p 2 . * 4 r 5 * 1 3 — "I — = * — ; — —___— — — 22% „ 1 — ucts — < f ' + * 223 "WIS 24 Anni \AnBave. quatrieme ſiecle. Cette regle de St. Baſile ſut reque en Orient & en Occident. On ne connut plus que les moines de S. E. ele; its furent partout riches; ils ſe | melerent de toutes les affaires; ils | CONTTIDUETENT aus v zadiens de! 1 5 On'1 ne + connoilfh i. gueres que cet aide; Jorſqu ah | ſirieme facile gt. Ninot Crablit une puiſſance novo. le au mont Canin. (5) St. Gregoire le grand alfure dans ſes dialogues q % DIE! lui accorda un privil ge Tpecial, par lequel tous les benddictins qui mour raient au memt Caſfn ſeraient ſauves. = - quence le pape Urbuin II, par une bulle de 100 Seclara 1 Kade du m ont Caſſm chef de tous les mo- ; naſteres du mondo. py be des ahhes. Its intitule patriarche de la Jainte religion, . : chancelier collateral ou royaume de Sicile, Comte 2 Sau- verneur de la Campanie, | prince de Is | paix, &e. CC. 5 Ce. Ke. &C. 8 : E Ay conſe- Paſeel II lui donna le titre d ab- Tous ces titre 8 ; Caine peu & choſe, „Lils me- | talent ſourenus par des rich les immenſes. je regus, il n'y a pas longte ms une lettre &an de mes CC rreſpondans Allemagne; Ia lettre commence 2 Par ces mots: „ Les abbcs princcs de Kemptem, El- 23 vangen, Eudertl, Murvach , Dergleſgaden,. Vis- | 5 * ſembourg „Prum, $Srablo, Coro cy, & ; 3 ab bes qui ne ſont pas j -rinces „ jouiſtent enſe! mb'e - „ denvvon neuf cents n ile florins de revonu, qui „ font deux millions cinguante mille lie res de votre & les autres (=) Liv. II. chap. 6. 0 — Anf, An R AV E. 27 — —— — — Gros — by — a ——— ͤ—— — . — — — — — Poe — _ — „France au cours de ce jour. YDe la jo conelus que „ Jrsus- CHR netait pas ſi a ſon uiſe qu'eux.“ — . — 11K IN oo, oo — — = 3 — — = — me F ͤ ˙ꝛ' ] SIS 7 u 2 3 . je lui repopdis: „ Nlonſicur, vous m'avoverez + que les Frangois ſont plus picux que les AHCeνν —_— — — 95 „ dans la prep ortion de quatre & un vingticmo a . q _ Ex Car nos Fa us bench ces confiftoria IQUX. — PV 31- G 94 | pape 5 3 montent. a ar Winden de he a qua- | PE rante-neuf } 1YV res dix ſols le marc avec le remnede; | * 1 | * & neuf mino 18 ſont a deux n iillons ceinquante =: Will „ Je livres comme un eſt à Quatre & un vinz teme. 8 | „ De la je conc lus qu ils ne ſont pas aſſes riches, E | | J ! | „ qu i faudrait qu'lls en euſient dix Tols Cavantage, * . „ J ol Phonneur d etre Cc.“ = * 5 11 me rep qua Par cette courte bene“ Is | Aon - 5 Pit I | „cher moniicur , je ne vous entends point; vous YR | 5 „ trouve ez ſans doute avec moi, que ak ene - *_ | 1 de votre monnoie ſont un peu trop pour ceux qui : | 1 „ font vœu de puuvreté; & vous ſouhaitez q ils en | 5 „ aint quatre-vingt dix! je vous 580 plic £ GC : Fouloir | _ bien m expliquer cette cnigme.“ e . 42 a * P eus Phonneur de lot hf ſin ny 15 champ. 8 „N on : „ er monſicur, il y avait autreſois un jeune hom- 5 „ me A qui on Propoſait d 'cpouter UNC femme de „ ſoixante ans, qui lui donne rait tout ſon hien par 55 keſtat ment: il repondit „ qu'elle n'ctait pas aſſez us \icille, ” Alte: and entendit mon enigme. „ 4 0 a faut ſave oir qu en 1 157 5 on \propoſas dans le co | No 9 . = 0 on Chopin „ fle fat its bus, 1ib. 3. B * 25 » An d E, n Au E, _ Jeil de Henri III roi de France, de faire eriger en commandes ſcculieres toutes les abbayes de moines, & de donner les commandes aux officicrs de ſa cour & de ſon armee: mais comme il fut depuis Cx com- munie CL aff: ol ne; ce IN n'eut Pas heu . Le comte © Argenfen miniſtre de la guerre, vouhu | en 1750 etablir des penſions ſur les benefices en fa- Ns veur des chevaliers de Pordre militaire de St. Louis; 0 rien n'etait plus ſimple, plus juſte, plus utile: il nen put venir a bout. Cependant ſous Louis XIV, la : 5 de Conti avait poſſodè Pabbaye de St. De- | Avant ſor regne les ſèculiers poſſcdaient des be- 5 ebe, le duc de Sulli hug: icnOt avait une abbaxe. * pere Ie thaw Capet , , N'Ctait rich que par his Ds 5 abbayes, & on Tappellait Hugues Labbé. On donnait | des abbayes aux reines pour leurs menus plaiſirs. O- gine mere de Louis d'otitremer, quitta ſon fils parce qu'il lui avait 6te Pabbaye de Ste. Marie de Laon, pour la donner a fa femme Gerberge. II y a des exem- ples de tout. Chacun tiche de faire ſervir les uſages, 3-5 innovations, les loix anciennes, abrogees, renou- vellces, mitigees, les chartes ou vraies ou ſuppo- Itts, le paſſe, le preſent, Pavenir, a Semparer des biens de ce monde; mais c'eſt todjours a la plus grande gloire dc Dmu. Confultez OOO" de 2 . Aron par vevcque du Beit: 441 AB K 1 LES, 5 27 CESSISSENS D S SS S S S e ABEILLES. rien, pas une 1cule me me qui ne rende le genrccha- main deſas Fas 5 . Ce qui mu charms dans Jes eſſains qui for tent de 1a „ eſt qu ils ſont beaucoup plus doux que nos enfans qui ſortent du college. Les jeuncs abeit- les alors ne piquent per ſonne , du moins raremen: & dans des cas cxtraordinaires. Bes ſe laiſſent Pren- dre, on les porte la main nue paiſiblement dans la 2 ruche qui leur eſt deſtince; mais des qu" elles ont ap- 5 pris _ leur nouvelle maiſon a connaitre leurs in- tet ets, Hes deviennent ſemblables à nous, ct es fone 1 guerre. Fai vu des abeilles très tr anquilles aller pendant fix mois travailler dans un pre vorſ! in cou- vert de fleurs qui leur convena! ent. On vint faucher 1 pre, elles ſortirent en ſure ur de la ruche, fond rent fur Jes fauchcurs qui leur vola alent leur bien, „ & 7 les mirent en fuire. Ter ne fas: pas qui a dit i premier que les best S avaicnt un roi. Ce neſt pas probablement un rope | blicain a qui cette idée vint dans la tote. Je: nc Jas : pas qui leur donna enſuite une reine au licu (un TWP ; ni qui ſ, the ppoſa le Premicr que cette rs eine Stair | ——— — — — — — — - — — ——— — = bs BODE” —— — —U 2 — - — — — — - _ — — r *. 1 Es abellles peuvent paraltte ſuperiourgs 9% a \ la ra- co humaine, en ce qu'elles produifcnt de leur ſub- Anance une ſubſtenee utile, & que de toutes nog ſe- | crétions il n'y en a pas une ſeule qui ſoit bonne 2. — — — — + — - a — oy 4 _ * — — — *® * — — * —— K — — * - — - — = 4. >. > — — « by K — AS >. qoa— - - — 2 a — OS —ͤ— —ʒZ— — — Wl EEE — | — — OO — — — —— 2 n — 2 = - * = _ \ - = \ = - ——Y 4 — 2 22 — 28 A 8 1 1 x une MeNaline qui avait un ſerrail prodig gicux, qui Paſſait ſa vie a faire l'amour & à faire ſes couches, qui pondait & logeait environ quarante mille ceufs par an. Ona été plus loin; on a prctendu qu'elle Pondait trois cſpeccs diferentes, des reines, des eſ- cClaves nommeèes bourdons , & des ſervantes nommèecs ouvrier es; ce quien eſt [= trop d accord avec ** OI ordinaires dc Ja nature. on A cru qui un pbyſicien, aillours grand ables. ; Lateur, inventa 1] Y. A quelques annces les fours A Poulets, inventés depuis environ quatre mille aus par les Egyptien , ne confiderant pas rectreme dif- rence de notre climat & de celui dEgrpte; on . dit encor que ce pi: yſicien, in venta de meme le royau- 1 me des abcilles ſous une reine, Tiere de trois = v1] 8 Pluſieurs naturaliſtes avalent t deja rehste cette in⸗ vention; il eſt venu un homme qui ètant poſſeſſeur _ vc fix cents ruches, à cru mieux examiner ſon bien ; Aue ceux qui. ayant point d'abeilles ont copiè des : volumes ſur cette republique induſtrieuſe qu'on ne FCeormait gueres micus que celles des fourmis. Cet Homme eſt Mr. Simon qui 7 ne ſe pique de rien, qui | "> crit tres fimplement ; mais qui recueille comme 1901 du mic! & de la eie. Ma de meilleurs yeux 3 moi, il en ſait ph 10 que Mr. le pricur de Jon- val, & que Mr. le comte du Spectacle de la nature; a; T examibé ſes abcillos pendant vingt e il zous aifere 0 q n se inoque de nous , & qu "1 1 * 5 A B FE 1 L E 29 a pas un mot de vrai dans tout ce qu'on a repciè dans tunt de livres. | Rn n pretend qu'en cffet il 5 a dans chaque ruche une eſpece de roi & de reine qui perpëtuent cette race royale & qui preſident aux ouvrages; il les a doeſſinès, & 1] renvoie aux mille & une nuts, & Thiſtoire de la reine d' A hem la pretenduc reine abcil- C = Ic avec ſon ſerrail. © i; 1. a enſuite h race des bourdons qui n'a aucune relation avec la premiere, enfin la grande famille des abeilles ouyrieres qui font maies & femelles, & qui forment le corps de la republique. Les abcilles | 7 femelles depoſent Icurs wafs dans les cellules qu'el- les ont form6es. : . | Comment « en os h reine ſeule pourait-s ie pon- | 8 dre & loger quarante mille ufs fun apres Pautie 2 BED, Le ryteme le plus ſimple eſt preſq ie toujours le veritable. Cependant, j'ai ſouvent cherche "CE oi 5 & cette reine, & je mai jamais eu le bonheur de les voir. Quelques obſervateurs m'ont aſſurè qu ils ont vu 1a reine entource UC ſy cot Ir; Tun deux Ta por- 9 - elle & ſes ſuivantes ſur f ſon bras nud. Je . point fait cette ex xperienec; mais Pai por te dans m. * main les abeilles d'un eſſain qui ſortaient de la mere ruche, , ſans qu; elles me Pi quaſſent. 11 y a des aw qui n'ont pas de foi a la reputation qu'ont les abeil- Jes: qetre mcchantes, & qui en portent des eflains entiers ſur leur poitrine & ſur leur \iuge. _ Virgile wa chants fur Jes abeilles que les errears — — q Ll on _—_— — — ˙ . — — = EY Ly — ——— —ͤ— —— —— —_ — — _ ar - — - 4 ” = * — "9 "NE L646 ES de fon tems. II ſe pourait bien que ce roi &, cette reine ne fuſſent autre choſe qu'une ou deux abeilles qui volent par hazard à la tete des autres. Il faut bien que lorſqu'elles vont butiner les fleurs, il y en ait quelques: unes de plus diligentes; mais qu'il y ait une vraie royaute, une cour, une police, Cell ce : ll me parait Jour 1 805 doutcux. OY Ptuficurs eſpeces danimaux Sattroup! cat & viv ent b enſemble. On a compare les bèliers, les taureaux, a des rois, pa ree qu 1 y a ſouvent un de ces ani- - maux qui marche le premier: cette prècminence a FI appe les yeux. On a oublic que tres fouvent auth le belier & les taurcaux marchent les dernicrs. 1 LY 51 eſt qualque a apparence "Th une roy auté & Tune cour, Ceſt dans un coq; il appelle ſes poulcs, il laiſſe tomber pour elles le grain qu'il a dans ſon bee, 5 il les defend, il les conduit; il ne ſouffre pas qu'un autre roi partage ſon petit état; il ne s bloigne ja·- mais de ſon ſerrail. Voila une image de la vraie : oy! aut6; elle eſt plus Evidente dans une baſſe cou 5 *. dans une rache. 5 On trouve dans les . attribubs 2 a leon 3 - qu” 7 ya quatre choſes Gul ſont les Plus ſetites „ aa ; terre, & qui ; ſont plus ſages que les Sages; les fourmis "I bdierit peuple qui fe prepare une nourriture pendant 14. moiſſon; le lievre, Peuple faible qui couche fer des pier- rer; la ſauterelle, qui n'ayant pas des roſs, Voyage par” troupes; le Iezard qui travaille de ſes mains & gui de- we dane les Pala 245 dey roig. Jignore pourquoi Sa. A TR LEES [= of lomon a | oublic les abcillcs qui paraiſſent avoir un inſtinct bien ſupericur a celui des licvres, qui ne couchent point ſur la pierre; & des lezards, dont Jignore le genie. Au ſurplus je prefererai boujours z une abellle à une ſautcrelle. We On nous mando e cu” unc focits de phyſi ciens pra- : riques dans Ja Luſace „vient de faire 6clore un cou- vain d'abcilles dans une ruche, ob il eſt tranſportẽ lorſqu- il eſt en forme de vermiſſau. NH croit, il ſe _- develope dans ce nouveau berccau qui devient Ts N parriez il n'en ſort que pour aller ſucer des fleurs: on ne craint point de le perdre, comme on perd ſouvent des eſſains lorſqu” ils ſont chaſſis de la mere : ruche. Si cette methode peut devenir dune execution aiſce, elle ſera tres utile. Mais dans le gouverne- ment des animaux domeſtiques comme dans la cultu- 1 des fruits, il y a mille inventions plus i ingsnicuſes que profitables. Toute méthode doit etre facile pour | : etre Fun uſage « commun. be tout tems les abeilles ont fourni tes deſerip- my tions, des comparaiſons, des allegories, des fables a la poſie. La famcuſe fable des abcilles de Mande- i _ ville fit un od bruit en Angicter re; en voĩci in 0 petit précis. > Les abeilles tots \ Parurent bien gonverndes; Et leurs travaux & leurs roi3 Les rendirent fortunbes. _ 7 Quelgues avides bourdons , | ; Dans les ruches ſe gliſſerent. T 5 Ces bourdons ne travaillerent: 8 I o - - 1 \ o het n l .* py | 4 ”"}' iy" I eG l 4 . : x * , t : s 1 * 4 "Fl f T - i : It 3 © 1 N "L * * * * q « a _ 4 - { ++ bn "1 7 119 19” 1 | 0 11 1 4 6 "Ni 438 11 1 1 1 2 a 4 > , 338k 1. þ FI? 4X 4 bh = [ q e +$ J. T \ 9 l 5 4 7 * . 7 1 41 is : 7 5 # EY : 1% 4 > ; 1 4 ! 5 C TT 1 * y + 4 G RAin. I 41 BT e . * Nn »Y 5 17 1 1 * L ? 3 1 = A 4 4 * Mai 144 : 4 1 ! + t H 1 T 14 R oF ; 1 * — — 2323 — — * "OED * LL tis Told — ww — <_ — = = — 23 — —— 2ͤ— — — 4 * FI a 4 1 = > — — — — Sn : * „ = dis , N 1 82 - g - 5 22 8 — — bb > dais ils ſirent des ſermons. Ils dient dans leur langage, Nous vous promettons le ciel: Accordez- nous en partage Votre cire & votre miel. Les abcilles qui les crurent, Saentirent bientôt lu fai; Les plus fottes en momurents | "Le rei d'un nuuvel eſſain E.G... Hs een i 1: - | | Tous les eſprits s 'Cclairerent 3 ; l | j i : Ils ſont to: 18 dé labulés; | | | Les bourdons fort Ceraſt! RE 5 4 - F t les abcilles e rent. | 10 | | Mandeville \ va bien plus loin : 3 il pretenid « qt ue les a- RES beilles ne peuvent vivre a Paiſc dans une vr ande & 7; PETE, ruche ſans beaucoup de vices. Nul royau- e Etat, dit il, ne peuvent fleurir ſans vices. os 7 la vanitC aux grandes dames: plus d de belles mu 1 1 5 nu ſactures de We plus d' ouvriers ni d'our riercs en | . *** genres; une grande partic de la nation eſt re- 5 „„ 2 a lh men: dicité. Otez aux negocians Pavarice: | . rlaifes ſeront anèanties. Depouillez, le- = «% Penvi ie, emulation ceſſe; on retombe dans 1 ignorance & dans la Sroſſicreté. en | > — - . — 4 — — 0 — , — — = 2524 0 —— RN - _— 9 8 8 - - . — 20 + — — — — —— 35 - : 5 —— — Bay n emporte jufquel dire, que tos « crimes memes ; 3 er utiles, en ce quils ſervent a Ctablir une bonne | »Nation. Un voleur de grand- e chemin fait gagner N | . eee Cargent ? 4 celui qui le denonce, à ceux qt 5 1 5 e 5 Farrerent, au golfer qui le garde , au juge J ©: To. condamne , & au bourreau qui rexècute. Enfin, Sil „ WY ov air pas de * Voten, les ſerruriers u mourralent . 8 fim. . ä —ñ—— . ñ —3d1 !) v —— — ³ n ——— — — — ̃ͥ —— ——n 2 — 2 : —— - — - ABRAHAM 33 1 eſt très vrai que la ſociete bien gouverne? tire par ti de tous les vices; mais il melt pas vrai que ces vices ſoĩent nœceſſaires au bonheur du monde. On | fait de tres bons remedes avec des poiſons, mais ce ne ſont pas les poiſons qui nous font vivre: En ré- duiſant ainſi la fable des abeilles à ſu juſſe valeur, : - elle pou rait devenir un Our rage on mor ale vale. : eee IDS BSE KS SDS 5 v er quelque choſe de la divinite de leur ſource. | | - Mirabam,. quoique ne veis TEuphrate , beit une . "ds. Epoque pour les Occidentaux , & nen fait point une pour les Oricntaux , chez leſquels il eſt pourtant auſſi reſpectè que parini nov s. Les mahome- tans n'ont de chronologie certain que depu J leu ur hé⸗ 5 | bs deines des rems abſolume nt - perdue dars d--: . leur ou les grancs ev enemens ſont arrives, eſt ve- nue enfin dans nos climats, Ou ces Fl ts Et ent igno- res. Nos difp utons fur tout cc qui veſt paſle vers en Partie. | 85 8 8 4 Ous ne devon rien dire de ce qui eſt divin dans | _ Abraham, puiſque PEcriture a tout dit. Nous ne de- vons meme toucher que d'une main rei, pettucuſe A ce qui appartient au prophane „a ce qui tient à la 5 géogr apl e. a Fordre des tems, aux mceurs, aux uſa- ges; car cs uſages, ces mœurs etant lies a Ihiſtoi- 0 ſaerèe, ce ſont ds ruiſſeaux qui ſemblent conſer- by þ * k w— «6 -. 2 1 2 - "1 ” — - 8 — » 8 — 2 - oma 4, » 4% - — # ah: = « - WL - — . - — wed — - : 7 — a — = - * — SS — — : — — — * WI — - — © _ ” l — _ - — — _ — — And — * 2 — — 2 * * ö * — — 2 * . > I ow * — - _ \ 4 * — : —_— Th 4 2 N —— i - - E — _ o 7 — CY = - ” - __ == — — 2 = = F — — — _ = = y G 2 Me —_— 2. OE —ä—ß 22 TEE „ = _ — ö ENT =_ K A * i i n i „ Euphrate, le Jourdain, & le Nil; & ceux qui ſont aujourd'hui les maſtres du Nil, du Jourdain & dc I'Eu : 8 an ſans PUNT. | Notre grande cpoque Cant celle d' Abraham, nous diferors de ſoixante annecs ſur ſa naiſſunce. Voici le com pte: ED 1 1 (7) Thars vecut ſoixante & dix dars, & engendra . » Abrani 5 Na acor & Aran. : | | 85 „ N Thars 2 ay: ant veeu deux cents eng ars, mou- 8 rut a Haran. TT. Ie Scigneur dit © Abram : 0 8) „ Sorten de votre 5 5 5 pays, de votre famille, de la maiſon de votre pe. » re, & venez dans la terre que je vous montrerai, : - & je vous rendrai pere d'un grand peuple.” „ n paraſt cabord evident par 7 texte, que Thart ayant eu Abraham a ſoixante & dix ars, Ctant mert © deux cents - -Cinq ; ; & Abraliam ctant ſor ti de la Cal. dee immediatement apres la mort de ſon pere, i! avait juſte cent trente- cinꝗ ans, lorſqu- il quitta ſon pays. Et c'eſt a-peu-pres le ſentiment de St. Etienne (c) : dans ſon diſcours aux x Juiſs;/ 3 mais la Geneſe dit: 95 | Abram avait ſobrame & quinze ans, lorſqu 0 5 * , fortit de Haran. (19). | | WT” Cet le ſojet de 10 principale diſpute Ga a age 5 CAbatom; car a :Y; cn a e da autres. Com- 5 NL _ 8 ch. Xt. vs. 26. vs. 3 32. 65 Gen. Ch. . . 1.:-: C9) act; des Apot. chap. V II. (io) Gen. ch. XII. vs. 4+ FE N. 8 33 ment Abraham ctait-i] a la fo's àgé de cent trente- _ cinq annces, & ſculement de ſoixante & quinze? St. Ferome & St. Auguſtin diſent que cette difficulce eſt inexplicable. Dom Calmet, qui avoue que ecs deux ſaints ront pu reſoudre ce probleme, croit denouer aiſement le nœud, en diſant qu: Ahraſiam Ctait le ca- det des enfans de Thare, » quoique la Geneſe le nom- = me le premier & par conſequent Paine. La. Geneſe fair naſtre Abraham 4550 a ſoixante & dixieme annce de fon pers. & Calmet le fait naitre dans la cent trentieme. Une telle conciliation ; a etẽ 5 un nov cau ſujet de querette. Dans Vincertirude ou le texte & k commcataire : nous laillent „ le meilleur Parte: elt dudorer fans dis- b. iter. n n y. a point t epoqucs dans cs ancicrs tems qui Tait produit une multitude opinions | differcntcs. Nous avions , „ ſuivant Mireri, ſoixante & dix ſyſte- mes d chronologie ſur Phiſtoire dictee par Diru mè- Depuis Moreri il seſt dleve cinq nouvelles ma- q nieres de concilier les textes de Eeriture; ainſi voi- m autant de diſputes fur Abraſiam, qu'on lui attri- bue q unnècs dans le texte quand il ſortit de Haran. Et de ccs ſoixante & quinze ſyſtẽmes il n'y en a pos 0 qui nous apprenne au juſte ce que c'eſt que cette ville, ou ce village de Haran, ni en quel endroit _ elle etait. Quel eſt le fil qui nous conduira dans HS ce ha iy rinthe de querelles depuis le premier verſes jatqiau c dernier: 2 La réſignation. e p Fs — * —— — — > mon” erm oy _— — 1 — . "7 _— — = 4 — ————— Hoe. + - A 0; i 4-4 4.; i 38 5 | "NB R A II 4 1. L'Eſprit Saint n'a voulu nous apprendre ni la chro- nologie, ni la phyſique, ni la logique; il a voulu faire de nous des hommes craignant Div. Ne pou- | vant rien comprendre, nous ne en etre que 8 Toum: S. n eſt egalement difficile » bien exp liquer « com- ment Sara, femme d' Abraham , Etoit auſi ſa ſœur. Abraham dit poſitiv ement au Roi de Cerar, par qui Sara avait étè enlevce pour ſa grande beauté! a rage de quatre vingt- dix ais, étant groſſe d'iſuac: Elle eſt veritablement ma ſwur , tant fille de mon pere; mais : non Pas « de ma mere; & fe en ai Sas ma pens L Tettament ne nous apprend point com- 5 ment Sara était ſœur de ſen mari. Dom Calmet, dont le jugement & la ſagucitè ſont. conni's. de tout le 5 monde, dit = elle PouUran bicn etre fan nicce. i ce n'etait poi: it t probablement un inceſie chu Kk = . Caldeens, non plus que chez les Per ſes leurs voiſins Les mœurs changent ſelon ks tems, & ſelon les licur. On peut ſuppoſer qu ' Abraham ils de Tharé idolatre, était encor idolatre quand il epouſa Sara, 1 8 Lait * cle füt fa ſcur, foit qu elle fa fa niece. 5 Fünen peres bs regli le e moins e | 7 9 avoir dit en Egypte a Sara: Auſſit tot que les Egyp- tiene vous auront vue, ile me tueront, & vous pren- dront: dites done, je vous prie, que vous Cres ma ſeur, afin que mm ame tive par votre grace. Elle mavait alors que ſoixante & cing ans. Ainſi puiſque vingt. _ cinq ans apres elle eut un Roi de Gerar pour amant, Annan Es * elle pouvait bien avec vinge- einq ans de moins inſpi- rer quelque paſſion au pharaon d'Egypte. En effet coe pharaon Ne enleva de memic qu'elle fut enlevec de- Pu; 'S par Abimelec Roi de Gerar, dans le deſert. Abraham recut en preſent a la cour de Pharaon, beaucouß de beufs, de brehis , d'anes (Pd ineſſes, de cha- 31264X,, de chevaux, de ſerviteurs & de ſervantes, Ces : prefers , qui ſont conſidèrables, prouvent que les Puliaraons Ctaient deja d'aſſeg grands rois. Le pays | die TEzypte était done deja tres peuple. Nlais pour | remlre la contrèe habitable, pour Y bitir des villes, il avait fallu des travaux immenſos , ſaire 6couler dans une multitude de canaux les eaux du Nil, qui inon- daient I'Exypte tous les ans, pendant quatre Ou einq os - mois, & qui eroupiſſaient enſuite ſur la terre; il a- vat fallu clever ces villes vinyzt pieds au moins . deſſis de ces canaux. Des tras aus ſi conſiderables ſemblaient demander quelg 10s 6 celes. ul ny 0 guere que quatre cents ans entre le delu- 5 ge & le tems ou nous plagons le voyage d' Abraham chez les Egyptiens. . Ce peuple devait etre bien in⸗ genicux & d'un travail bien infatigable pour avoir, en ſi peu de tems, invents les arts & toutes les ſcien- ces; domptè le Nil, & changè toute la face du pays. Probablement meme pluſicurs grandes pyramides -- taient deja bitics 2 puiſqu” on voit, quelque tems a- = pres, que Fart d embaumer les morts était perfec- tionné; & Is pyramides n'Ctaient que les tombeaux _ dau Ton depoſait los r s des Princes avec les plus augültes CErcmonics. 2-4 „ — an ̃ - © * 2 — . : . . 1 . . : ; * % * 2 3 4 . * ——— — 1 . . * * — * * . - . f a — 1 _ —_—_— — = - - - — ” 2 4 — — e 4 2 = . — " ”» ww —_— - > . r 3 2 _— 4 : > —_ - _ „ . muh * 8 . ar — — * "IT > — 7 o — bw — = : 4 * ö - - — groan — 4 _— 2 "a 2 hey Pp . . — — — 8 z — 2 - * I — + - a- = 9 , — . N 8 I | 22 go, = mos SOX, hw a. hg g 8 1 f Y £ a ; : — BY — y Ry . * * * — ox a ar — D'; » 2 * — — — — Sow — * "Ra . — a 2 2 2 - — P - — . . — —— — — 4 — — * * — —— — „ = pe — * * 5 : - 7. — . - . : X — * gat orange — 2 22 —— « 5 — 4 > . — 4 — — 2 © _— " , ” —_—_ * pt A — . - % 5 * 1 » 1 _ = -—FR- — pm > _ ra N 1 2 . _E 290 * 8 - , — a « 1 2 . - I = we 2 — "4 * A” tp — * my | * > — — * b 1 — — 4 » : mw — — ws > * — — — . * 1 — T _— — rw — — - — — Ip =" 2 _ a 22 = ” - F . a > . * 1 * a our : — — . - 1 — 25 — 7 L - Fo — — S . = _ 2 — — «a — — * — 2 - + r 0 - - — —— - - . — — — by b» —— 4 — — — — . - ———— n — — — — > 2 * bo _ — — K — 2 — 7 " b 1 2 * 8 5 - =_y 3 "+ TOO ** Os 8 - * * . a 5 — - \ . LT : 2 . Fl . VI 8 rn th Y \ *. 8 1 2 6 * 1 = * — 3 2 * — 3 — = . pe . of * — * 2 2 1 = i * 4 9 x l - — — 4s . & woe ak . — - — — * — = - \ = —ͤ—ñ—ä — — — — = * — l - * * > of ; _ 9 oh > \ G . 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R An A M. midi & Voccident; je vous donne pour toujours d vous & d votre poſeerite juſqu'd la fin des ſiecles (11), in ſem- | pirernum, d d tout jamais, tout le pays que vous ww Le Sci gneur, par un ſecond ſerment, lui promit en- ſuite tout ce qui eſt depuis le N. J it juſqu'd Euplirate. ( | 2) - Ces critiques demandent C0! mment Drew a pu pro- 5 mettre ce pays immenſe que les jucfs mont jamas poſſedé; & cominent Dru a pu leur donner d tout jamais la petite partie de Ia Paleſtine don: ils foot | cChaſſes depuis {1 longtens? e Le Seigne ur ajoure encor à ccs promeſſcs, que la pPoiteèritè d' Abraham ſera auſſi nombreaſe que Ja pouſ-— ſiere de la terre . (1 3) Si on peut compter la pouſſi ere de 5 la terre „on Pre” compter . vos deſcendans. N Nos critiques inſiſtent; & diſent qu'il nya pas aujourdhui ſur la ſurface de la terre quatre cents mille Juiſs, quoiqu'ils aient toujours regarde le ma- riage comme un devoir facre, & que leur peg grand - : ojet ait cte la population. - On r6pomd à ces dicßcultes, que regüfe, ſab Ai. tuec à la ſynagogue, eſt la veritable race Abra. ham; & qu' en effet elle eſt très nombreuſe. 11 elt vrai qu elle ne © poſſede pes la paleſtine; mais . 1 5 che peut la poſſeder un jour, comme elle Fa dcja " conquiſe du tems du pape Urbain FE; dars la pre: miere croiſade, En un 1 mot, quand c on re. garde av . 3 FEES * XIII. vs. IC; er 18. fi ib. ch, XV. vs. . "0389 .. | A n R A V N. 5 41 les your de Ja foi Fancien Teſtament comme une figure du nouveau, tout eſt accompli, ou le fera, x & la faible raifon doit le taire. On fait encor dcs dificulrcs fur 1a victoire d Ahra- ham; on dit qu'il neſt pes concevable qu'un ctranger. qui venoit faire paitre ſes troupeaux vers Bodome, uit battu avec. tro: s cents dix-huit garde urs de dend : & de moutons un roi de Perſe, un roi de Pont, le roi de Babilone, & le roi des nations; & qu'il Is ait pour- ſuivis juſqu'a Damas „ 18 elt a pl lus de cent millys 8 de Sodome. | Cependant une telle victoire n eſt point impoſſible; on en voit des exemplcs dars ces. tems herorg''cs; le bras de Drier metait point raccourci. Voyer, GE don, qui av cc trois ccnts ho! mmes armes de trois cents cru ches & d. trois cent lampcs, def it une ar- mẽe entiere. Voyez Samſon qui tue feul mille ln 15 Hſtus a cours de machoire dane. | Les hiſtoircs phy ohanes fourniſſent eme de pa- reils exemples. Trois cents Spartiates -arr6terent rar. mee de 1 au pes des Term oviles. I eſt. xray... qua exception d'un ſeul qui $2nfuit, its y ferent tous tucs avec leur roi Leonidas que Yerxts cut la - | Nehets de faire pendre , au-licu de lui eriger une ſt - tue qu'il meritait. Il eſt vrai encor que ces tro! 3 cCents Lacedemoniens qui gardaient un paſſzge eſc: pe : ou deux hommes pouvaient à peine gravir à la ſo's, Ctaient ſoutenus par une armee de dix m fille Grecs lültribucs dars des poſtes av antageux , au milicu des AF: A m_— k S _— — * * 2 — 8 1 : 7 Py > a mbar — mm 22 5 emer n v a >. — EE Abt n a — : — ßͤ—ů— — a = 4 =" 4 _ * 8 - My 20.4 of P - 5 ? 0 fog 5 3 N — 3 — A 4 — 2 A Prom »4 A WW... : = — . * 2 % — þ 5 * r 5 * * oy — * — . — —— - A f — * OT, EET OE "Ct. Ht gy oo ee oe ve ot _ _ — — — Sg — > 3% * * 3 5 6 = F =_ ; — — e — 2 4 2 F - 7 WP 7 — 7 . — q : * = b 1 _ < _ — * = . ” — : — A i. = * — * * = ? & 5 . — - * — * Ws . Cr A _ —— ˙—3E3m—— —— — — 222 — . 2 —_ — l — — — ů — 7 — > ol i. 4 # { * S 30 +4 — in. 42 A n n A H N N 855 | AN ; | : 5 rochers d'Oſſu & de Pclion; & il faut encor bicn re- marquer qu y en avait q gatre mille aux Termopi- 108 meines. Ces quo tre mille perirent apres Av oir longten:e | combattu. On peut dire qu'ètant dans un endroit: moins inc pugnable que celui des trois cents Spartia - tes, 18 7 acquirent encor plus de gloire, en ſe de- ſcndant plus a dècoux ert contre Farmce Perfanne qui les tailla tous en PICCCS. Auſſi dans le monument Crige depuis ſur le champ de batuille, on fit mention de ccs quatre mille victims; & Pe ks ws - Jourd? hui que des trois cents. 1 Une action pl u mM morable encor, . bien moirs cclebr de, eſt celle de cinquante Suiſles (1 4) qui mi- rent en deroute a Morgate toute Tarmèe de Tarchi- duc Leopold d Autriche, , COMPOUIC? de vingt milie | hommes. Ils renverferent ſe. uls la cavalcric a Cou; « de picrres du haut d'un rocher; & donnerent le tem 2 quatorze cents Heivetiens de trois petits cant ot. 5 de venir achever la defalta def i arme. Cctte] journce de 6 eſt plos belle que celle des i'crmopiles , puilquiil ct plus beau de vaincre que N CEC vaincu. Les Grecs etuient au nombre de dix | mill oy armés; & il Etait impoſſible quiils euſſent _ Fire & cent mille Perſes dans un Pays montagneux. | Akeſt plus que probable qu "In Y cut Pas trente mille eres qui combattirent. Mais ici quatorze cents Ys Suifivs 0 cront une armee 0 Vingt wille bommes. Iz proportion du petit nombre au grand augmente en- Cor la proportion de la gloire.... Ou nous a con- 5 duits Abraham? Ces digremons: amuſcat celui qui les fait, & quel- quc: fis celui qui Jes lit. Tout lo monde dailleurs elt charmé de voir que Is gt 0s b. tallions ſojent bat- tis par les petits. e =. Ice e à tous les uſages /S toutes les loir, 5 I toutcs les institutions dcs hommes; le detail nen N pouraic etre contenu dans aucune bibliotheque. Les abus gouvernent Jes 6tats. Maximus ille eſt | qui minimis urgelur. On peut dire aux Chinois, aux Japonois, aux Anglais, Votre gouvernement four- 8 mille a abus que vous NC corrigezꝝ point, Les Chi- nois re *pondront » nous {ubſiſtoas en corps de Peuple depuis einq miile ans, & nous fommes aujourdhui peut · ètre Iz nation te 1 terre la moins in nHortunce, 3 parce que nous ſommes la plus tranquille. Le Japo- nos en dira 2-peu-pres autant. L. Anglais dira, nous ſommes puiſſans ſur mer, & aſſez a notre aiſo ſur ter re. Peut- etre da ans dix mille ans perfectionnerons- | nous nas uſages. 15 Te grand ſecre t eſt d'etre . | micux 2 ne les autres ay ec des abus Cnormes. : Nous no : parterons i ici gue de Toppel c co une chu. 4 2 [XTRODUCTION la methode italierne, afin que le lecteur 1 ſoit en ctat ac Jug er. Geer Ks 5 entrepriſe n'appartenait qua la France; des Fr angais ſeuls Vavaient congue & exccu- tec. On en tira quatre mille deux cents einquante 8 exemplaircs, dont il ne reſte pas un ſeul chez les li- braires. Ceux qu'on peut trouver par un hazard heu- reux ſe vendent aujourdhui dix-huit cents francs; ainſi tout Touvrage pourait avoir opërë une circulation de ſept millions fix cents cinquante n mille livres. Ceux qui ne confidereront que Pavantage du negoce, verront que celui des deux Indes nen a jamais approche. Les | libraires y ont gagnè environ einq cents pour cent, c̃eÿ qui n'eſt jamais arrive depuis pres de deux ſiecles . dans aucun commerce. Si on cnviſage. reconomie e politique, on verra que plus de mille ouvricrs, de- puis ccux qui recherchent la premiere maticre du papier, juſqua ceux qui ſe chargent des plus belles | grayures, ont Cte. r es * ont nourri En. fa- : , milles. . n y aun autre prix pour les auteurs, le phaſir : dexpliquer le vrai, Pavantage d enſeigner le genre-hu- main, Ja gloire; car pour le faible honoraire qui en | = int à deux ou trois auteurs principaux , & qui - fut fi diſproportionne a leurs travaux immenſes, it | ne doit pas etre compte. Jamais on ne travailla-avee” ant damdeur * avec un plus noble dcfincereſſement. on vic bien des perſonnages recommandables W INTRODUCTION: | 3 4 tous les rangs, officiers- gënèraux, magiſtrats, ingenieurs, veritables gens de lettres, Sempreſſer à Ecorer cet ouvrage de leurs recherches, ſouſcrire ZE & tray ailler 2 la fois: ils ne voulaient que la ſatisfac- tion d etre utiles; ils ne voulaient point Etre connus; Ka ceſt malgre ceux qu'on a imprimé le nom de pluſicurs. . 5 oe Le philoſophe voublia pour ſervir les bommes ; ; Tintéréèt, Fenvie & le fanatiſme ne Soublicrent pas. Quelques jeſuites qui ctuient en poſſeſſion d ecrire ſur la theologie & ſur les bel! ſes· lettres, penſaient qu'il mappartenait qu aux journaliſtes de Trevoux d enſei- 5 gner la terre; ils voulurent au moins avoir part 4 1 5 Eneyclopèdie pour de P'argent: car il et à remar- quer qu' aucun jeſuire na donne au public ſes ouvra- D ges ſans les vendre. Duu permit en meme tems © que deux « ou trois con A vulſionnaires ſe preſentaſſenr pour cooperer a En- eceyclopèdie; on avait a choifir entre ces deux extra- . mes; on. les rejetta tous deux (galement comme de N naiſon, parce qu'on n'ctait d aucun parti & qu'on ſe bornait à chercher la verite. Quelques gens de let- 5 tres furent exclus auſſi, parce que les places ẽtaient priſes. Ce furent autant Jennemis qui tous ſe rèuni- rent contre T'Encyclopedie des que le premier rome - parut. Les auteurs furent traités comme Tavaient eteè A Paris les inve enteurs de Part admirable de Timpri- merie, lors qu us vinrent y deviter quelques uns de 1 Az —— — — —— —— — — A — el 2 LOI. oo --- = 3 — , 1 — — — — 8 * _-. _ * _ = — = : y — - of = < i= oh % . — —— - — 2 I 2 Dr 2 \ "ESI (B48 ml | Tm „ 1 FTIR = 1 47 p — * 2 : = — * ky — — LOO I, _—— — 5 — - —— — — . b — — - _— — — ——_ —__ 3 . 4. — . hk — * ; — — _ = me 43 ME ww. A ; « 2 4 - 7 2 * * | — — ——— > — — — — * — : 221 — — 1 — %# —— — 2 2 4 2 — e — 5 — — — * 1 L *+ SS => —_ — ans. !!— — — 3 2 — 1 = 2 — a7 TTL — 2 — — 24 5 I - —_— — r- 5 —— * - 2 3 yy — — 2 : - A 5 - * — —— 1 * — 1 2 4 © EE < =. £ _ — — 9 — * * 72 5 þ B — * ä . 3 . wt > -< — — » — . — - —— — r K [ü—8—⅜' —— . > So als (4 2 — — Ne "CCS — 8 7 5 : N * " * — — 8 Ln. aq 7 p S r 5 * — — % * » a — —— * — 23 7 __ £ as ' _ — — — 5 _—_— => * 4 — — a E — — — 0 * of 8 = — my 1 1 * . — a = = en ** 2 2 hs —

SL — = Sr De. —.— P bet — — — — — - * _ 5 — — - - a” 4 a — _ — > i — AC 0 a Ye. 4 = — — Oe \ \ | 1 — ona 2 — — = = - — — 1 1 — a * 2 4 _ ——— - U — S> o — a 5 3 2 = r * PL - - 5 INTRODUCTION. Ceſt à eux que nous dedions notre eſſai, dont its pouront prendre & corriger ou laiſſer les articles, à leur orc, dans la grande edition que les Iibraires de W Paris preparent. Ce ſont des plantes exotiques que nous leur offrons; elles ne meriteront d'entrer dans leur vaſte collection qu autant qu'elles ſeront cultivècs par de telles mains; & ceſt alors * elles Powon! recevoir r la vie. + QUESTIONS SUR | LPENCYCLOPEDIE. S eee SDSS: . No: s aurons ꝓcu de queſtions à faire ſur cette premiere lettre de tous les alphabets. Cet article 5 de PEneyclopëdid, plus neceſſaire qu on ne croirait , eſt de Ciſar Du Har /ais, qui neat bon grammai- rien que parce qu avait dans Pefpri it une dialecti- que tres profonde & tres nette. La- vraie philoſo- phie tient a tout, exceptè à la fortune. Ce ſage qui Etait pauvre, & dont réloge ſe trouve a la téte du troiſieme volume de PEncyclopedie, fut perſecutè par Fanteur de Marie d la Coque qui etait riche; & ſans les genëroſitès du comte de Lauraguais, il e- rait mort dans la plus extreme miſere. Saiſiſſons cet * occaſion de dire que jamais la nation Frangaiſe ne s 'eſt plus honoree que de nos jours par ces actions de veritable grandeur faites ſans oſtentation. Nous avons vu plus d un miniſtre d tat encourager les ta- lens dans Vindigence & demander - le ſecret. Colbert = i les recompenſait , mais avec rargent de retat; Fou- | guet avec celui de la dcpreda: ion. Ceux dont je par- . ont dopns de leur 0 vienz & Par- IA ils ſont . : - — — — — — =" = — * 3 I — — — ©. vx p. 88 2 . _— * * 4 = * » — — I _— * 8 5 * au- deſſus de Fouquet autant que par leur naiſſanee, leurs dignites & leur genie. Comme nous ne les nommons point ils ne doivent point ſe facher. Q, le lecteur pardonne cette digreſſion qui commence notre ouvrage. Elle vaut mieux que ce que nous dirons ſur la lettre A qui a été ſi bien traitée par 0 feu Mr. Du Marſais, & par ceux qui ont joint leur. 8 travail au ſien. Nous De parlerons point des autres Z lettres, & nous renvoyons & PEneyclopedic —_ dit = tout ce qu 11 faut ſur cette matiere. On commence a ſubſtituer la lettre a 2 14 lettre 0 5 1 dans francais, frangaiſe, anglais , anglaiſe, & dans | tous les imparfaits, comme, il employait, il oftroyait , 1 ployerait , CC.z la raiſon nen eſt-elle pas Evidente 2 ne faut- il pas 6crire comme on parle autant qu on Je peut? wett-ce pas une contradiction &'ccrire oi, & de prononcer ai? nous diſions autrefois, je croyois, Ss 'oFroyois, F. 'employois, j je ployois. Lors qu'enfin on ; adoucit ces ſons barbares, on ne ſongea point à r- former les caracteres: '& le langage dementit conti- 5 nuellement recriture. LT . by Mais quand n fallut faire rimer en vers les bir qr on pronongait ai, avec les ois qui on prononqait oir, les auteurs furent bien embarraſſes. Tout le ce par exemple, diſait frangais dans la converſaticn & dans les diſcours publics. Mais comme la coutune : 5 vicieuſe de rimer pour les yeux & non pas pour es dreilles, Sëtait introduite parmi nous, 1s pobtes ſa 5 cruren- oblizes de faire rimer frangais a loix, . e & alors bes x MEMCs acade cmiciens qui venaient — de prononcer frangais dans un diſcours oratoire, pro- noncaient frangois dans les vers. On trouve dans une / piece de vers de Pierre Corneille, ſur le paſſage du Rhin, aſſe⸗ peu connue. = Que! ſpectacle d' ellroi! grand Dieu, ſi roureſois | | Quelque choſe pouvoit ellraycr les Fraigots. Le lecteur peut remarquer que! effet produiraicnt 5 aujourdhui ces vers, fi Von pronongait comme ſous Frangois premier pouvoit par un o; quelle cacopho- g — nic ferajent eff we toute Jois, pouvoit , ſrangois. 15 Dans le tems que notre langue perfoctionnair le plus, Boileau diſait: Ds | Qu il sen prenne A fa muſe emed en | ſronculs + Dlais laiffons Chapelain pour la da niere Vis. 5 To. Aujour@hui que tout le monde dit francais, © ce vers de Poileau lui meme paraſtrait un peu allemand. N ous nous ſo oreilles ne menagez-vous pas auſſi nos yeux? pour- quoi n'cerivez-vous pas je croyais , Pu! que je crogor | eſt abſolument barbare? 5 Vous enſeignez la ne frangaiſe 12 un 1 Etranger ; a eſt Tabord. ſurpris que vous Prononciez je ct er Irs a5 mes enfin defaits de cette mauvai- Y ſi habitude deri e le mot frangois comme on écrit Saint Frangois, Il faut du tems pour reformer la maniere d Ecrire tous ces autres mots dans leſqucls les yeux trompent toujours les oreilles. Vous Ecri- : vez encor, je croyois; & fi vous prononciez je croyois, en faiſunt ſentir les deux o, perſonne ne pourait vous ſupporter. Pourquoi done en menageant nos — 1 — WD — . s 3 — p * wr . * i _ as 4 — 4 | — ho 213 — — — < wa. 16 £ 2 : — a - — rr 214 ys 3 , . —— — — — r= by _ 2 oh — — 2 —ͤ—ͤ— arty Ae tas — — * - 2 — 2G _ * Lo - 2 Ay "_ = 4 2 VC © . al A .. _ 4 1 _ A — . 4 Lal \ 44 * * - 4 4 = . ” bu — P - . - _ — — — — — — — 2 — — PSs — 7. > oY = < — D — 13 A. ; ockroyais, j employais; il vous demande pourquoi vous adouciſſez Ja prononciation de Ja derniere ſilla- be, & pourquoi vous nadoucifſez pas Ja preceden- te; pourquoi dans Ja converſation vous ne dites Pas Je Teas. J " emplayais , CC. ö Vous lui repondez, & vous devez lui repondre , qu'il y a plus de grace & de variétè à faire ſuccëder unc diphtongue à une autre. La derniere ſyllabe, ui dites- vous, dont le ſon reſte dans Foreille, doit Etre plus agreable & plus melodicuſe que les autres; & Ceſt la varictc dans la prononciation de ces lila. 7 bes 925 1 fait le charme de la n 3 etranger vous repliqueraz vous deviez m'en av or- | tir par recriture comme vous m'en ay ertiſſez dans la converſation. Ne voyez- vous pas que vous mem- barraſſez beaucoup lorſque vous ortographicz dune : 85 Fagon & que vous ee Tune autre? Les plus belles langues , ſans contredit, font cel. les ou les memes ſillabes port ent toujours une pro- vdonciation uniforme; vous dites anglais , portugais, a Frangais; mais vous dites danois, x fuddois; comment _ devineraije cette difference , fi je mapprends votre langue que dans vos livres? Et pourquoi en pronon- Cant 3 & portugats , mettez-vous un o à un & un a a autre? Pourquoi mavez- vous pas la mauvai- e hz tbitude q ecrire fortugeis, comme vous avez 1: = | mauvaiſe habitude d'6crire anglois? En un mot ne arair-il pas Ev ident que la meilleure mcthode elt d 4 2 crire toujours par 2 ce qu on Prononee par 42 1 N A. A, treiſeme perſonne au preſent de l'indicatif du verbe avoir. Ceſt un defaut ſans doute qu'un verbe ne ſoit qu'une ſcule lettre & qu'on exprime il a rai. ſon, il a de Peffrit, comme on Cx} Wimc. i St & Pa- Fay: 10 eſt a Io. 55 Loc, 5 rue eue yoſtigi in russ. 85 . a eu 4 choquerait korriblement Farelle, 8 de it : 4 Arques. | "La. poele frangaiſe proferit | ce | beartemont a voy elles. | Cardez qu- une voyelle, A courir trop Ae, Ne — dune voxele en ſon chemin heurtée. 5 "Fo es Italiens ont ere obligès de ſe permetre cer | achopement de ſons qui detruiſent Tharmonic natu- relle, ces hiatus, ces blillemens. 7 les Latins ä 5 taient ſoigneux deviter. 1 z BY b > 24 VR 2 * Fa - — —— — er GE. — = — — . ” * + # _- 2 —— —ñ— ” ” — * = w—_ — - — g reer . S ;- * * = b — * * - — Ws — — — — — —— oro 2 — —— — 25% f , 7 : | | - 'T I! 1 : #7; E #4 v3. , , 7 4 | „ A. —_—_— — — ee eee Petrargue ne fait nulle aimeulte de dire, | due þ E vecehiare canuto o bi anco, © ſha dulce hrogo oye ha ſua eta fornite, 22 a dit: * Non fe puet che 15 2 Anz Dorera fortana ala ch 8 7: -4e, Ta anto giro che Verne @ 1 2a rivierz At 74 ayentura a! bros: tet 140 accaf-. Cette malheureuſe cacophonie cf rhcolfaire « en 10 | Hen, parce que la plus grande partie des mots de : | Cette langue ſe termine en a, e, i, o, u. Le latin dui poſſede une infinite de terminaiſons, ne pouvait guere admettre un pareil heurtement de voyelles; & la langue francaiſe eſt encor en cela plus circonſpec- | " plus ſevere que le latin. Vous voyez tres ra- 5 rement dans V. ir gile une voyelle ſuivi ie d'un mot com- maenqant par une voyelle: ce neſt que dans un pe- tit nombre d' occaſions o 11 faut ee quelque - deſorure de Teſpric, Ame ame no e, * 1 ou lorſque deux bones eignen un ben vaſte & deſert, VV) - Þ Neptune =; geo. | ij eſt vrai, ne e eaſſijettit pas * cette re- = 5 Ne de Phamoate qui rette le concours des voyel- i i ALFHARET. 13 — = E ” te ties Afton. DAM ͤ—„—- 2 wo > — <—- pg — - - — — — — — — co 2 fee, & furtout des A; les fineſſes de Vart ntaient pas encor connues de ſon tems, & Homere était au- deſſus de ces fineſſes: mais ſes vers les plus harmo- nicux, ſont ceux qui ſont compoſes d'un aſſemblage | heureux de voyelles & de conſonnes. C'eſt ce que Boileau recommande , des le A chant de Ar: 5 poẽtique. ">. — — — — — — SCE, *% — "RY - . = 7 - — — — — be, = — — — La lettre A chez preſque toutes les nations + devine £ une lettre ſacrec, parce quelle ctait la premiere: les eayptiens joignirent cette ſuperſtition a tant dau- tres: de la vient que les Grees d Alexandrie Vappel- laient liier alpha; & comme omega Etait la derniere lettre, ces mots alya & omega ſigniſierent le com plement de toutes choſes. Ce fut dg de 1a ca- _ bale & de plus Tune myſterieuſe demence. 5 Les lettres ſerv aient de chiffres & FS notes 2 mu- py -- jugez quelle foule de connaiſſances ſecrettes cela produiſit; a, 5, e, . e, F. g, Etaient les ſept _ eicux. [harmonie des bf pheres celeſtes Etait compo- ſeée des ſept premieres lettres; & un acroſtiche ren 0 Lait raiſon de tout dans la venerable antiquite. | ABC, ov AL PHABET. 1 1 Mr. Do Marſois v vivait encor, nous "ta deman- 4, N : derions le nom de alphabet. Prions les ſavans hom- mes qui travaillent a PEncyclopedie de nous dire 5 . Taphabet na Point de vom | dans aucune | — * N ; / þ ! + "2 1 T i2 5 "hs . . 4 T% 1 11.5 17 i . 4 - * 5 4 128 „ „ * q | 5 7 5 n 4 4 7 1 Li . ſ 1K 4 8 9 EOS fa bad , ö 4 1% f a | 5 9 75 ) oy , : 25 : ? 7 g M4 5 1 . AP 2 L 3 44 * 1 q 1 9 4 : Ty "$ i 1 2 34. Ins . 7 4 1 5 5 8 N = 4 ! 4 * 1 | f o 4 Ly : 5 0) F ” 1 , . 1 . 129 1 __ y 4 * E 1% + 1 Te : . . 14 1 — 2 18 160 : 7. % ; # * . 1 . + J 95 7 - e : 1 g 19 Lol 100” ; F IT: 17 = = 14 11 : = : 4 * * & 4 -4 1 O ; 1989 A 1 . TE J #75 | i 1 TH: . 51 8 . 5 1 *Y $24 1 "Ix . 2 „ ö 8 | 13 1 e * I " be * N j , * o 4 ö 4 14 4 1 * A 1. 2 LIT 1 1 "* q 1 i ” } 1 } 4 91 * 4 * t4 ABC, cw ALPHABET. langue de Europe; a!phabeth ne ſigniſie autre choſe que A B & A ne ſignifie rien, ou tout au plus i! indique deux ſons; & ces deux ſons n'ont aucun ra- Port l'un avec autre. Beth neſt point forme dalpha; Tun eſt le premier, rautre le ſecond, * on ne fait "= — | | TRY; 2 Or comment 8 Heſt- i] pu kae qu on mangue de ter- mes, pour exprimer la porte de toutes les ſcieneess? La connaiſſance des nombres, Part de co:npter, ne Sappelle point m deux; & le rudiment de Part dex Primer ſes penſces, n n'a dans Europe aucune ecpres. 5 ſion propre * le deligne. . | L'alphabet eſt la pr emicre partie ts la grammat- 8 re; ceux qui poſſedent la langue arabe, dont je rai 35 pas la pius legere notion, pouront dire fi cette lan- N gue qui a, dit-on, quatre- - vingt mots pour fi znifier 2 1 cheval, en aurait un Pour ſigniſier Palphaver, Je proteſte que je 1 ne ſais pas plus Ie chinois que | Fa rabe; cependant j'ai lu dans un petit vocabuluire que cette nation S eſt toujours donnee deux mots chinois, pour exprimer le catalogue, la liſte des caracteres _ &e fa langue; Tun eſt h9-ton, rautre haipien (1): nous mavons ni ho-tor ni haipien dans nos langues occiden- = tales. Les Grecs navaient pas Etc plus adroits que nous, ils diſaient alphabet. (2) Seneque le hilaſophie . ſert de la phraſe grecque pour exprimer un vicillard = 5 comme moi 5 fait des e ſur la gre ammzire; 8 (171 premier vol. as Phiſtoire de 1 Cline, de Du It FRE 88 Frit. lib. 5 | | ABC, ou ALP HAT T. 15 il Pappelle Skedon analphabetos. Or cet t alphabet, les Grecs le tenaient des Pheniciens, de cette nation nommé le peuple lettre par les Hebrewx m@mes , lorſque ces Hebreux vinrent $ etablir Ah de leur pays. n eſt 1 croire que les Fe en communi- 5 quant leurs caracteres aux Grecs, leur rendirent un grand ſervice en les delivr rant de Vembarras de e- criture egyptiaque que Cecrops leur avait apportee d'Egypte ; les Pheniciens en qualité de negocians ren- daient tout aiſe: & les Egyptiens en qualité d inter- 5 1 des Dieu rendaient | tout difficile. 5 je m rimagine entendre un marchaad Phenicien a- 15 5 bordé dans PAchaie, dire à un Grec ſon correſpon- @ dant, non-ſeulement mes caracteres ſont aiſcs a Ecri- re, & rendent la penſce ainſi que les ſons de la voix, mais ils expriment nos dettes actives & paſſives; Mon aleph que vous voulez prononcer alplia, vaut une once d' argent; betha en vaut deux; ro en vaut cent: ſigma en vaut deux cents. Je vous dois deuxõ FR cents onces: je vous paie un ro: reſte un ro que je vous dois encore; nous aurons bientot fait nos 8 : — Les nel kurent probablement ceux qui « 6ta- ben la ſociète entre les hommes, en ſourniſſant ? = | Jeurs beſoins; & pour OY | il faut $ entendre. 3 8 ne commercerent que tres tard; - 0 8 avaient la mer en bort eur: C'ctait leur Dlan. Les h 16 ABC, wALPHABET:. | Tyriens furent navigateurs de tems immémorial; its lierent enſemble les peuples que la nature avait ſe- parés, & ils rcparerent les malheurs ou les revolu- tions de ce globe avaient plongè ſouvent une grande partie du genre-humain. Des. Grecs a leur tour alle - rent porter leur commerce & leùr alphabet commo- de chez dautres peuples qui le changerent un peu, comme les Grecs avaient change celui des Tyriens. Lorſque leurs marchands, dont on fit depuis des de- mi- dicux, allerent ctablir a Colchos un commerce de pelleteries qu'on appella Ia toiſon dor. ils donne- rent leurs lettres aux peuples de ces contrèes, qui les ont conſervees & altérèes. Ils mont point pris Talphabet des Tures auxquels ils ſont ſoumis, & dont j i'eſpere qu'ils ſecoucront le j Joug, grace q Timperatri. : = Wi de Ruſſe. n elt tres .vraiſemblable, Ge ne as pas tres vrai, 5 7 - men garde) que ni Tyr, ni PEgypte, ni aucun - 85 Aſiatique habitant vers la Méditerranée, ne commu- e niqua ſon alphabet aux peuples de I'Afic orientale. Si ies Tyriens, ou meme les Caldeens qui habitaient 7 WM ers I'Euphrate , 5 avaient, par exemple, communi- que leur methode aux Chinois, il en reſterait quel- | | ques traces; ils auraient les ſignes des vingt- deux, TT vingt - - trois ou vingt - quatre lettres. IIs ont tout au contraire des ſignes de tous les mots qui com- poſent leur langue; & ils en ont, nous dit- on, quatre vingt - mille: cette methode n'a rien de commun avec celle de Tyr. Elle eſt ſoixante &- K dix- f mille neuf. cents ſoirante & ſeize fois plus N ABC, ou ALPHABET: 1 fois plus ſavant?, & pl Us embarra: e que Ii notre, Joignez a cette Provigie: aſe 8 ence, - quils ccri- vent de haut en bas, & que les 1 vriens & los Cal- - deens ᷑eœrivaient de droite à gauche; 1 "8 Gree S & nous de gauche a droite. E xaminez les carator es tartares, ind dns, ſarnois, japonois , vous n'y VOY CZ pas la M vindre any 05 ie avec e ralph abet 1 & 7 PICNICICN, | . | Cependant tous ces peuples, en v joignant me ne ler Hottentots & les Caſres, prononeeat a- Peu rs les voyelles & les confonnes comme nous, parce aqb''ils ont le lari in'; fait de mme pour Fe ſlentiel, ain- ſi qu'un pay ſun Griſon a le g. er 5 bi comme la pre miere chantouſe de Foptre de e .pl. . Ta differencs qui fait de ce m: mant une : bafſe- tai us rade; diſce We 5 dame, infup Os & de cette chan reuſe un das 5 de roſſignol, eſt i imperce; tile, quaucm anato- miſte ne peut 1 appercevoir. Ct] a cervelle dun ſot aui reſſemble com. C deus gutes Fea a ha ccrwclle = d'un grand } genie. 5 5 | O and nous 8 805 dit quc c les mare! clands de 1. 8 enſeignerent leur 4 BC aux Grecs 5 nous nav pas pretendu qu'ils euſſent appris aux Crecs a par- Er. Jags: Atheniens probablement S'exprimaicnt. deia micux que les peupics de la baile Syrie; ils avaenr- un goſier plus flexible; leurs s paroles Gtaient un plus + heureux aſfſe mblage de voyelles, de conſomes, & de - Giph tongues. Ie 1. gage des peuples de Ja be nicie Premiere Pariie, 3 : :; ABC, ou ALevancr au contraire ctait rude, groſſier, c'etait des Slafrocl + des Aſtaroth, des Shabaoth, des Chammaim , des Cho- © tihet, des Thapheth; il y aurait lu dequvi faire en- fuir notre chanteuſe de opera de Naples. Figurez- | vous les e s tui qui auraient retenu ancien alphabet &trurien 3 & à qui des marchands | Hollandais a nt apportcer celui dont ils ſe | vent à preſent. Jous les Romains feraient fort bien 7 0 recevoir leurs caracleres; mais ils ſe garderaient bien de parler la langue batave. Ceſt préciſement ainſi que le pe: uple d Athenes en uſa avec les mate- lots de Caphthor, venant de Tyr ou de Berith: les : Grees prirent leur alphabet qui valait mieux que celui du Miſraim = elt! LERgy 9 5 & rebutcrent leur e nüloſophiquement parlan * abſtraction reſpec · cell faite de toutes les indctions qu'on Pourait ti- rer des livres ſacres dont il ne Sagit certuinement pas icli, la langue primitive neſt - elle pas une plaiſante chimere:! 2 Que diri iez- vous dun homme qui voudrait recher- cher quel a été le cri primitif de tous les animaux, & comment il eſt arrive que dans une multitude de ſiecles les moutons ſe ſoient mis à bsler, les chars 2 miauler, les pigeons a roucouler , Ics linotcs 2 ſi- 7 fler? Ils s'entendent tous parfaitement dans leurs idio- mes, & beaucoup mieux que nous. Le chat ne man.. _ gue pas d uccourir aux miaulemens tres articule's & très varics de la chatte; c'eſt une merveilleuſe cho- : ſe de voir dans le Mirebalais une cavale dreſſer ſes orcilles, frapper du pied, $agiter aux braiemens in. AEC, on ALF HAF r. 70 tell igibles d'un ane. Chaque eſpece a ſa langue. Cel- le des Eſquimaux & des Algonquins ne fut point celle du Perou. Il n'y a pas eu plus de langue pri- meas, & Ta lphabet Primitif, que de 0 chenes primi- iſs ' & que q herbe primitive. i ""Plufieurs rabins precendent 0 langue mere ètait le ſamsxitain; quelques autres ont aſfurè que C'crait | | le bas- brezon: dans cette incertitude, on peut fort bien, ſans olfenſer les habitans de Kimper & de Sa. marie, nad ncttre aucune langue mere. Ne peut - on pas 5 ſans oF for perſonne , "Capes. ſer que Falphabet a commence par des cris & des ex- elamations? Les petits enfans diſent dicus - mẽmes, = al: eh quand ils voicnt un objet qui les frappe; hi ls quand ils ple eurent, Ju li, 94 hou quand ils ſe mo- quent, aie quand on Jes rape? Et il ne Faur OM 1 frapper. - A rexard des deux petits gargons que le roi d'E- . gy pte P/ammeticus (qui weſt pas un nom 6gyprien) . fit clever pour ſavoir quelle Ctait lu langue primiti- ve, il n'eſt gueres poſſible qu iils {e ſoient tous deux 5] mis a crier bec bec pour avoir a dejeuner. Des ecclamations formces par des voyelles, auf _ naturelles aux enfuns que le croaſſement Teſt aux - grenouilles, il n T a pas fi loin qu'on croirait a un al- phabet complet. Il faut bien qu'une mere diſe a ſon | enfant requivalent de dien, Lien, pren, tai toi, ap- | | proche , » Va-t- en: ces mots ne ſont repreſentatifs de 5 rien, ils ne peig nent rien; mais. s ſe font cutendre i ee un geſte. 280 | ABC, 0 ALPHABET tie ces rudimens informes; i] y a un chemin im- menſe pour arriver a la ſintaxe. Je ſuis effrayè quand je ſonge que de ce ſcul mot vie n, il jaut parvenir un 1 a dire, je /erais venu ma mere, avec grand plai- fir, & Jaurais obei d wes ordres qui me ſeront toujours chers, fi en aceourarc vers vous je 0 ctais pas tombs c la render ſe; & fi une Epine de Votre Jardin ne m'ctait Pas entree . 12 Jambe g gQuc/;e. n fankle Ca mon imagination Etonnec qu il & Ai | des ſiecles pour Multer cette phraſe; & bien dau- tres ſiecles pour la FENUre. Ce ſerait ici le licu de, dire, ou de richer de dire, comment on exprime & i comment on prononce dans toutes les lungucs du : monde pere, mere, jour, nuit, terre, eau, hoire, man- ger, &e.; mais il ſuut cviter Ic ridicule autant qu il clt eee | 1 caracteres urliabet gues proſencant 2 a fois les noms des choſes, leur nombre, les dates des Ev enc- Uh mens, les idees des hom! zes , Cevinrent. bic -ntor des myſteres aux v meme de ccux qui avaient inven- | te ces ſignes. I. 0 Cal idcens; des: Syricrs, les Egy! D- tions, attribucrent quelque choſe de divin a la com- 5 binaiſon des lettres, a la manicre de les prononcer; ils crurent que les 1 noms ſinifiaicnt Par cux-mèmes, & quils avaicnt en eux un? force, une vertu ſecre:- te. Ils allaient juſqua pretcndre « ue be: nom qui {i- þ enifiait puiſance Etait puiſſunt de ſa nature; que ce -— qui e «priinait ange Etait angelique; que celui qui 0 donnait Fidee de Dru, ctait divin. Cette ſcience des « aracteres entra necellairement dans la n 2agic : 85 „ 4 HR 5 , ABC, ot! ALFRACET. | 26. . point d'operation mag guy , fans les lettres it ral La | Cette porte de toutes les ſciences,” devint celle de toutes les erreurs; les mages de tous les pays sen | ſervirent pour ſe conduire dans le labyrinthe qu'ils s'ëtaient conſtruit, & ou il netair pas permis aux 5 outr cs hommes d'entrer. La maniere de prononcer des conſonnes & des vovelles, devint le plus pro- fond des leer „& ſouvent le plus terrible. I y eut une maniere de prononcer F-ova, nom de Ditu che les Soon & les Egyptiens; Par laquelle o on fal- 1 5 . Haier tomber un homme roide mort. 7. . St. Clement q. Alexandrie rapporte que ſe fir mou- ir ſur le champ le Roi d' Egy pte Nechephre, en lui 1 55 ſouflant ce nom dans Toreille; & quenſuite il le roelluſeita en pronongant le mime mot. ( 3) St. Clement 0 Alexandria eſt exact. il eite fon” auteur, c'eſt le ſuvant Artapan; & qui poura recuſer le temoignage E & Artapan? Db, Rien ne retard. alas les progres de reſprit hu. 5 main, que cette proſonde ſceience de [errcur , , nee > chez les Aſiatiques avec origine des verites. Loni = vers fu ut abruti Par: art meme ul devait reclairer. A rr eee _ * 7 — Op , 7 Y . "% 3 | Vous en voyer un grand exemple dans Origene, | = ns Clement d'Alexandric, dans Tertullien , &c. &c. 2 6. dit ſurcout expreſement, fi en inv 0. 030 Stromate 8 on | Tapifſories , liv. "Th 0 | Orig contre Celle. no. 201. B 5 3 „„ CO ſont tellcs , que les Gaomons ſe ſoumettent a N rer: mais prononcez-le en hebreu „ avec les autres ” mots r vous opërerez 14 conjuration. ” 5 magique qu'on forcait la lune de de re. II faut pardonner a Virgile d'avoir cru ccs inep- - ties, & den avoir parls ſcricuſement dans fa buli. 5 1 me eee 1 e ee — 22 ABC, on ALT H ARE I. „ quant D2Ev, ou en jurant par lui, on Je nomme „ le Dru d Abraham, d aac & de Facoh, on ſera par ces noms des Choſes dont la nature & la for- 5 „ceux qui les prononcent; mais ſi on le nomn oo ay un autre nom, comme Dirt de la mer 1 „ Div ſuhlantuteur, ces noms ſcront ſans vertu, „ le nom d'ſracl traduit en grec ne Poura rien 00G. Is meme Orig gene dit ces paroles remarquab ales. „Il y a des noms qui ont naturellement de la vertu, „ tels que ſoat ceux dont ſe ſarvent les Ce ges p' „ mi les Enn, les mages en Perſe, les brac- „ manes dans Inde. Ce qu'on nomme magie, neſt „, pas un art vain & chimerique „ ainſi que le preten- © x Gent les Stoiciens & les Epicuriens: ni je nom ds „ Sabacth, ni celui Adna, n'ont pas gte faits po ir „ des etros erees;. mais ils 3pparticnnent à une theo- „ logie myſterieuſe qui ſe rapport? au Createur 3 1 „l vient la vertu de ces noms quand on les arr: range . * & qu'on les Prononce ſcion I's reghes, &c. 5 2797 ar — Octait en pronongant des lettre Felon 1 lam ethode ek ſur la ter- On (ait avec des mots tomber la lune en terre. aw , Arnif, APBAYE. 23 Enfin, Talphaber ſuc origine de toutes les con- naiſſances de homme & de toutes ſes ſotiſes. = SSSI SZ: SSSSSSSS - ABBE, ABBAYE. 15 HW qui ſulent le monde. font face ceux qui ſc conſacrent à DiE ſont reſpectables. Peut- etre le i tems a-t- il corromp u une fi ſainte in{titurion. : Aux ther: peutes 1 ſuccederent les moines en Egypte, idictoi, mono. Idiot ne ſignifiait alors que _Hhalitaire: its firent bientot corps; ce qui eſt le con- traire de ſolitaire, & qui neſt pas idiot dans Taccep- = tion ordinaire de ce ter me. Ch que ſocietè de moi- nes Elut (dn ſuperieur: car tout ſe laiſult à la plu- 8 ralitè des voix dans les pr emicrs tems de Teo! liſe. On cChberchait à rentrer dans la liberte primitive de la na- ture humaine, en Cchapant par pictc au tamulte & à 3 f Feſclava age inftparables des crands © npizes. Chaque ſocict de moines choifit ſon pere, ſon abba, fon ab- be ; quoiqu il ſoit dit dans Tevang ile 1 1 apc m | for ne votre Pere. Ni les abbes, ni les 1 moines ne 80 arent pretres dans | les premiers ſiecles. Ils allaient par troupes entendre 15 la meſſe au prochain village. Ces troupes devinrent conſiderables; il y eut plus de einquant c mille moi- nes „ Cit-on, dans Earpte. St. Bat Ale abord moine, puis eveque de Ceſar6e 4 Coppaloce, tit. un code Pour tous les moines, au : T4 LE «6.5 8 1 — — — — _ po yy . 7 — — — £ 2 — - — — — « 2 — — 2 —— — — » — wy * — * * 2 * Ss $5. 8 v T J ö — «> 9 4 , - - : = D 8 . - - — - - = a my 24 As nE, An 8 TVE. quatrieme ſiecle. Cette regle de St. Baſil? ſut regue en Olient & en Oc cident. On ne connut plus que les moimes de & Sd D E; 1 J "Furcnr 14 PLOULT riches; Is {© Inelcrent Ce toutes les affaires; ils contribuerent aux ! e | | TOY LULIONS de Jempirèe. 05 no connot Fair Heres que cet ordre, lorſhdau . fi tieme 12010 Se. B. noit Crablit une puiſtance no. ves. le au mont Cain. (5) St. Gregoire le grand aſſure dans ſes dialoyucs que Du lui accorda un privilege. ſpecial, par lequel tous les benedictins qui mour - Taient au mont Caff if ſeraient fauves. In conſe- quence le pape CUrouia Il, par une bulle de 1092, deciara Fabbe du mont Caſſm chef de tous les mo- naſteres du monde. Paſcal II lui donna le titre d ab- de des abbes. ls intitule patriare he de la ainte religion, wang collatere 7 Cu royaume de Sicile, comte & g. verncur de la Campanie, Min, de ts PFs c. Cc. c. Kc. | GE. Tous _ ire Jeraiene deu de choſe, s'ils ne- talent ſoutenus Par d es rich me immentes. Je regus, il „ lettre 0 am de n. _ccrreſp ondans Allemagne; 3 h lettre comme NCC: par ces mots: „ LES abb6s princes de cemptem, E. * „„ vengen, Eudertl, Murbach, Bergleſzaden, Vis. „ ſembourg, Prum, Scablo, Corvcy, & les autres 9 abbes qui ne ſont pas i; ines, jouiſſent enſemble 5 Menviron neuf cen is mille dos de revenu, qui — Me W's fone deux milie as cin. ante mille lvres de votre 8 60 Liv. Il, chap. 3. AnnE, An RB AVE. „France au cours de ce jour. De la je conelus que ” 3 $Us- CHRIST D'CHalt pas fi d fon ale qu'cux.” Je Jui rimondis: FOR fon zur, vous m "route? que les Frangois ſont plus picux que les Allc.ins „„ dans la proportion de quatre & un Vin: 1 8 d in nitè; car nos ſeuls benctices CO: aiftoriaux de ns- nes, 0 eſt-à- dire, ccux qui paicnt des am jates au % Pape, Je memtent a ncuf millions & 1 rente, a qua- | F 41 n honour 0 cure Gr.. . ln 1 1h qua pa ar cette courte lettre: ay Mon cher monſicur , je ne vous entends point; vous ; trouvez ſans doute avec moi, que neuf millions de votre monnoie ſont un peu trop Pour Cour qui font vœu de puuvretè; & vous ſoubaitez quis en : = vient quatre- -vingt dix! je vous Tap le GC - vouloir dien i 'explig; er cette chigme.“ 5 1 cus - Thonneur ds Lol repordre ſar le che IMP. „ CE Ch cher monſicur, il y avait autreſois un jeunc hom- 3 me A qui on propofait d cpouſer une fem mne de „ ſoixante ans, qui lui donncT+it tout ſon bien par „ teſtament: il rcpondit , qu'elle netait pas Fw f 35 vacile. ILA mand entendlit mon cnigmc. : (00) i fur fax oir qu en 9 15750 on propoſa dans le con- 2 6 g Chopin; 4e jc Fa « pulitin, lib. 3 BS SY 24 A N 2 — — — * r — . es ae re IIS” 2 rante- New! livres dix ſols le marc av ec le re: nede; SET E neuf miliio1s ſont a deux millions einquante mil- Je livres comme un eſt à quatre & un vin eme. Pe la je cConc lus Qu ils nc ſont pas à alley 1 ches, & qu'il faudrait qu'ils en cuſler: d 1015 Cavan tage. 5 — 3 3 — — 2 nor * 1 — * 5 ——— 5 - — . * * . * — IS II Ad. N PIR . TKAEST EoCoo HH RESETS In. 2 — nt woe bj —— = nn Pt otocy or” BE" Hae _ 1 Sr Ss . — " — \ F * = — * 1 3 22 —— (J—— — . —— — or ht = 7 ds : a a — * — — — RY — — MP "— —— —_ - - — — = — AS — 4 n — 2 - » —— —— 5 x CE — — 13 Es . : — — ——— — — ns or OO —ů— — — — — Cn ip — — — — — * — — . * * 4 F Chef : * 1 21 3 9 » +4 oo - 4 % +4 S 7 — v4 =. % 2 *1 : . ; 1 : * 1 0235 L : [1 Vx fi # # * "8 14 pM 4 Xx of .+ I'S & 4 4 > A . 17 þ > #% + >4 Y - = Ch i 5 1 3 71 1 e FL, So FI IX ” * 2 2 * „ 7 _— cer Wy — — — — — — —— — — < 2 2 ͤ ® 2. oo — pa 3 "2; R . * - _ + g - pm _ A. £ — 3 —— 54 » / 2 * IE 4 2 > 2 * GENES "gr - - — 1 2 . ²— roms: > oY — _— * = * — 7 <<< * - ——— *—— — —— —— • — — —— — es _ OT , - Lan! = - - — 1 1 1 7 4 — 0 F * — — — 26 An E, Ann A E. ſeil de Henri III roi de France, de faire eriger er commandes ſeculieres toutes les abbayes de moines, & de donner les commandes aux officiers de ſa cour & de fon armee: mais comme il fut depuis en com- munis 6 aff. 11 ne, ce projet neut pas lieu. 1 comte & Argenſon minifire ge la guerre, voulu 5 en 1250 Etablir des penſions ſur les benefices en fo. veur des chevaliers de Pordre militaire de St. Louis; ien metait plus ſimple, plus juſte, plus utile: il nen put venir a bout. Cependant ſous Louis XI, la * de Cort? avait e ra 9e de St. be. 50 nefices, 2 hue de Sells hogucnot avait une abbaye. Le pere de e Capet, , N'Ctait riche que par ſes Aae, & on Tappellait Hugues abb. On donnait des abbayes aux reines pour leurs menus plaiſirs. O- gine mere de Louis dloutremer, quitta ſon fils parce qu'il lui avait ote Tab! aye de Ste. Marie de Laon, 7 pour Ja donner à ſa femme Gerberge. Il y a des exem- | _ ples de tout. Chacun rache de faire ſervir les uſages, __ þ, innovations ,} les loix 2nciennes, abrogees, renou- "cÞ.ces, mitio6es, les chartes ou vrajes ou ſuppo- Les, % paile, Je prefent , Fay enir, a Semparer des 555 de ce monde; mais c'eſt tojours à la plus * grunde gloire de Div. Conſultez . de Me. 5 - uren Far TEVEGUE. du Fi FCC 27 S 8 8 SDSS DES ABEILLES 5 Es abeil! 88 peuvent parattre ſuptricures à la ra- ce humaine, en ce qu'elles produiſcnt dc leur ſub- - ſtance une . wſtance utile, & que de toutes nos ſe- cCreétions il ny en a pas une ſeule qui ſeit bonne 4 rien, pas une ſcule meme qui ne rende le genre-ha— , main def ſagréable. e qui m nu charms dans es eſſa Fans qui for tent oa: Hh eie cel as ils Jont ID | apo do. . que K - ow pe ol ne piquent per e on du In Oins rare ment & 5 dans des cas cxtraordinaires. Elles ſe laiſſent ren dre, on les porte la main nue paiſiblement dans 4s ruche qui leur eſt deſtince; mais des qu'elles ont ap- pris dans Ieur nouvelle maiſon a connaitre leurs in- térëts, elles deviennent ſemblables © nous, cles font © la guerre. J'ai vu des aheilles trés tranquilles alles pendant fix mois travailler dans un pre voiſin con- vert de fleurs qui leur convenaicnt. On vint faucher le pre, elles ſortirent en ſurcur de la ruche, font rent ſur les fauchcurs qui leur volalent leur bien \& 5 les mirent en fulte. Te ne 1 pas qui a dit Ie pre emier 106 les abeitles avaicnt un ol. Ce weſt Pas prob boblement un repa- blicain à qui cette idee vint dans la tète. Je ne ſais pas qui leur donna enſuite une reine au lieu d'un roi, by qui ſup ppoſa le premicr aue cette reine 6: ar — — 27222. . LES 2 — NT — — = — - — — ITN de - 1 — —— — . 2 — 23 JJV une Meſſaline qui avait un ſerrail prodigicux, qui paſſuit fa vie a faire l'amour & a faire ſes couches, qui pondait & logeait environ quarante mille mals par an. On a été plus loin; on a pretendu qu'elle | pondait trois eſpeccs e „dcs reines, des eſ- claves nommecs bouruens, & e cs ſervantes NOMMCCs douvricres; Ce qui neſt pas trop 4 accord avec les loix ee de la Nature. On a cru quru un phyſicien; dallleurs gr and obſcr- "li; inventa il y a quelques annces Jes fours à poulets, inventes depuis environ quatre mille > ans por Jes Egyprien. , ne conſiderant pas extreme dib e- = rence de notre climat & de celui Egrpte; On a dir encor quece pliyſicien, inventa de meme le royau- me des abcilles ſous une re ine . ere. de trois eſpeces. „ 5 Pluſieurs varuralifice ava ent deja répëtè cette in- vention; il eft venu un homme qui ctant poſſeſſeur de fix cents ruches, a cru micux examiner fon bien que ceux qui ayant point d'abeilles ont copie des volumes ſur cette repu ublique induſtrieuſe qu'on ne eꝛvormait gueres micux que celles des fourmis. Cet nomme eſt Mr. Simon qui ne ſe pique de rien, qui berit tres ſimplement; mais qui recueille comme 10 du mie! & de la i: 2. 1 a de meilleurs yeux que moi, i en fait ph s que Mr. le pricur de Jon- 4 : val, & que Mr. le comte du Spe&acle de la nature; : | a a examine. fes abcilles kane vingt annees z = dus a; Fare « wn on Fe moqu E CC Dous 7 & Qu 11 n 'y CCC 29 a pas un mot de vrai dans tout ce qu on a regel dans tant de livres. I pretend qu'en elfet il y a dans chaque ruche une eſpece de roi & de leine qui ee g cette race royale & qui preſident aux ouvrages; 11 les a deffines, K il renvoie aux mil! *& une lte, & a I yiſtoire de la reine di Ac hem ! la precenduc reine * abcil- le avec ſon ſcrrail. 1 11 y a n enſuite la race - des bourdons qui na aucune relation avec la premiere, ent nin la grande famille es s abeilles ouvrieres qui font males & femelles, "&- qui forment le corps de la republique. Les Ales femelles depoſent leurd als dans les cellules qu'el- 1 ont formecs. CE „„ LON Comment e en Ax; la reine foals pournit-c Ne pon- i. dre & loger quarante mille eufs Fun ap res Pautre 2 Le ſyſteme le plus ſimple eſt preſq de toujours te: verirable. Cependunt, Ja ſouvent che erchée oe mm & cette reine, & je nal jamais eu le bonheur de les voir. Quelques obſervateurs m 'ont aſſure qu'ils ont 8 vu la reine entource de ſa cour; Pun deux Tra por- tee, elle & ſes ſuivantes fur ſon bras nud. Ic Nai Point fait cette experience; mais Fai portè Cans ma main les abcilies d'un Cefn qui ſortaicnt de la mere · ruche, ſans qu'elles me piquaſſe ent. II y a des gens . qui vant pas de foi a la reputation quont les abeii- — - tre mechantes, & qui en portent des eſſains enticrs ſur leur poity ine & ſur Ieur \iſage. Virgile wa chants 1 fur les =bcille * tes erenre 2 ))) de fon tems. Il ſe pourait bien que ce roi & cette reine ne fuſſent autre choſe qu'une ou deux abcilles ui volent par hazard à la t6te des autres. 1] fau: bien que lorſqu'elles vont butiner les fleurs, il y en. Ait quelques. -unes de plus diligentes; mais qu'il y ait une vraie royauté, une cour, une police, cot ce. qui me parait plus que doutcux. : Pluſieurs eſpeces d' animaux Sattroupcht & W enſeinble. On a Compare les beliers, les taureaux à des rois, Perce quily a ſouvent un de ces ani- 2, maux qui marche le premier: cette precminence a Frapps les yeux. On a oublic que tres ſouvent auſſi : Te beljer * les taurcaux marchent les dernicrs. 871 eft quelque apparence une roi -ut6 & Tune cour, Ceſt dans un coq; il appelle ſes poules, il laiſſe tomber pour elles le grain qu'il a dans ſon bee, 1 les defend, il les conduit; il ne ſouffre pas qu'un autre roi partage ſon petit état; il ne &'Sloigne ja- mais de ſon ſerrail. Voila une image de la vraie ropautè; elle eſt plus Evidente dans une baſſe-0 cou ba : * dans une ruche. on trouve dans les Wende attribucs 1 a e . Y qu- lya quatre choſes qui ſont les Plus petites de la terre, & gui font plus Jager que les ſages; les Tams, N petit peuple qui ſe prepare une nourriture pendant! T moiſſon ; le lievre, peuple faible qui couche fur des pier — e 3 18 ſauterelle, qui n'ayant pas des rois,. voyage bun troupes; le lexard qui travaille de ſes mains & qui de- ee aur les fs 345 des Trois. | Tignore pourquoi S. > 32 — . Ar ext 1 . 1 * 37 13 a | oublic des abeilles qui paraiſſent avoir un inſtinct bien ſupericur a celui des licvres, qui ne couchent point ſur la pierre; & des Iezards, dont Jignore le genie. Au furplus je pretercrat ena une abeille a une ſautcrelle. — on nous mande cu ung ſocicte de ph yſici ciens pra- tiques dans la Luface , vient de faire eclore un cou- vain @abcilles dans une ruche, ou il efi tranſports | lorſquiil eſt en forme de v. Sr Il croit, il ſe de velope dans ce nouvcau berceau qui devient ſa 8 Patric; il nen ſort que pour aller ſucer des fleurs: on ne craint point de le perdre, comme on perd ſouvent des eſſains lorſqu'ils ſont chaſſes de la mere ruche. Si cette méthode peut devenir d'une exẽcution : "EC, elle ſera très utile. Mais dans le gcuverne- ment des animaux domeſt niques comme dans la cultu- re des fruits, il y a mille inventions plus ingsnieuſes 5 que profitables. Toute mẽchode doit etre facile pour tre Tun uſage commun. „„ De tout tems 1 abeilles. ont ra: Jew FD IN, | tions, des comparaiſons, des allegories, des fables ala pobſie. La famcuſe fable des abcilles de Mande- ville fit un grand br uit en Angleterre; en vici um petit precis. % vv "RL abeilles autrofois ; Parurent bien _ erncess 5 Et leurs travaux & leurs roi Les rendirent e e Quelques avides bourdons ,. . Dans les ruches le Miene. | Gets Lonedons ne trava; illere nt: . Mais ils firent des ſermons; [1s ditent dans leur langage , Nous vous promettons le ciel: Accordez nous cn partage | 5 Votre cire & votre miel. Les abeilles qui les crurent | Scntirent bicntGt Ia fam; Les plus ſottes en moun! rents | Le rei d'un noavel] eſſuin | 1. es {ecourut à la fin. Tous les efprits 8 'cctnirerent ; ; : ; Ils ſont tous delabutés; | Les bourdons {01 * ceraſc „ : Ft les ab ay roche rent. : Atendeville | va bien plus loin ; z il pretend que les a | beilles ne peuvent vivre a. Paiſe dans une gr ande & puiſlante ruche ſans beaucoup de vices. Nul royau- - — — —— . _ —— —— —— — — — — - me, nul ctat, Git il, ne peuvent Reurir {ins viccs. Ouz a vanitC aux grandes damos: plus c de bel les wy 1 nufac ctures de . plus a ouvriers ni Jourri, eres en mille genres; une grande partic de la nation oft re- | quite à 1a mendicité. Otez aux nëgocians Pavarice: g 228 flottes Anglaiſes ſeront ancanties. Depouillez les _ artiſtes de Venvic, emulation ceſſe; on retombe dans 1 ignorance & dans la grolſicreté. 5 = semporte jufqu'a dire, que Jeb arias memes _ Font utiles, en ce qu'ils fervent a ctablir une bonne leniflation. Un voleur de grand - chemin fait gagner beocaucoup Targent + a cclui qui le denonce, à ceux X E | Farr. Stent, au geo]: er qui le garde, au juge qui e condamne, o & au bour rcau qui exccute. Infin, 1 : Ny avait pas de v Ours, tes ſerruriers 1 mourraicn: & Fi im. 8 Mt" EET TE SHS 5. NU ef tres vrai que h ſocivte bien gouvernée tire 5 parti de tous les vices; mais il n'elt pas vrai que ces vices ſojent neceſſaires au bonheur du monde. On fait de tres bons remedes avec des poiſons, mais ce ne ſont pas les poiſons qui nous font vivre: En ré— duiſant ainſi la fable des aveilles à fa . valcur, elle POR. dev enir un OUY Rage ge morale | utile. SS ee S Se SDS A: B KR A a * N. 5 No. ne devons rien \ dire Fg ce qui _ Gin s Abraham, puiſque PEcriture a tout dit. Nous 3 de- vors meme. toucher que d'une m ain reſpetiun uſe 1 ce qui appartient au prophane, à ce qui tient a la : geographic, a Pordre des tems, aux meeurs, aux uſa- ges; Car CCS uſages, ces mœurs étant lics à Thiſtoi- re ſacrce, ee ſont des ruiſſeaux qui ſemblent conſer- ver. quelque choſe de a divinite de leur ſource. ö quoique ne veis IEuphrate , fair une grande epoque pour les Occidentaux , & n'en fait point une pour les Oricntaux +. chez: leſquels il eſt pourtant auſſi reſpectè que parini nov s. Les mahomé- tans: mont de chronologie certaine depuis leur hc- - ; _ "Is lence des rems ; abſolume nt perdue | dars Is lieax on les grants evenemens ſom arrives, eſt ve- nue enfin dans nos elimats, ou ces faits tent igno- 5 res. Nous diſh: tons Jurt tout CC quis Sell Palle vers | Premiere Partie. 5 1 ——ä—w — 2 S ES = ah 4 "4 — — — x . , A —. = * — - — * _ At £644 225, Co” . U— — — —— — —— —-— 5. . 8 e — 3 * -- — ma * 41 _y 1 l G ; . F C x 1 19 = 1 i Th, \ 160 : & 2 AE : 4 * wv * 1 * | 2 1 « „ 5 114 1% TT 1 4 3 i "IF | Th v ; 119% : FA ? ; - WL 1 , * 9 2 7 7 l $ 1 4 * . ol 4 f U 51 fa 1. ' . v ESR 1 4 ; 5 . 1 Fo * : 1 4 1 4 * y - 4 7 5 % y I 2 a "it J : [1 4B: , : 1 ; -Y © x . 74 1 6 5 „ Ul * $.4 Z 1 ST 7 K. 7 5 — 1 G 1 5 5 5 » n A : v# + . 5 5 l Ly 4 »— 3 : £43 y 3 ta) \ 4 Þ : : 1 1 14 1 2 Wi 4} $4.99 I 4 2 'S 8 4 bs : 1 1 4 1 2& * | 4 4 : 4 : + 1 « F *# : | ö ! ; : : } ; Tl : * . y ® 4 \ *? \ 1 % 4 8 1 0 > , +0. . 1 4 . 1 | Fx <4 7 Ps 5 > 6 5 5 JI it . ys - I 5 . [1 —_— , 8 * , 7 * PET = 3 G | | , ©5568 x3 + 4% 8 a 1 FY « $74 » < : 711 7 y * 44 - 1 2 1 * 2 4 ' $ y ; «+: g 4 L _ , % ©% 3 . ö . 8 12 0 . F 4 * ö F 6 „ it * * 127 . vt 5 £ - ud > of 5 K WE . | Ta : ; b "'Þ " 8 1 1 = , . 4 . - * Y 4 N * ; 4, C 8 _— 7. * . . * þ .H l 1 x , #1 & 0 . 1 +. : 4 e ; ; 0 * "TEL T 45 : % 1 * 1 * by l » WW 1 : 8 - * - : _ 4 l 1 : or = 7 4 ; 28:49 Z : . * * ü n 1 i 11 | 75 ! 8 4 b kl 1 4 ? 1 > *:+ By. 1 * iin d 19 ; : . 0 4 „ F j Li i * q 1 * N * $ 28 4 G * q * i 1 : 1 i i f : l 453% | | FJ i 1 9 1 — — D —— ů — — : #4 a _— —— NN . * — FT” > — 8 FI <-> IP 7 _ p w — — 4 — 34 An R i n A . I'Euphrate, le Jourdain, & Je Nil; & ceux qui font | aujourdhui les maitres du Nil, du jourdain & de IEu Fianae jouiſſent ſans diſputer. Notre grande cpoque etunt celle d' Abraham, nous dificrors de ſoixante anne ſur fa naiſſance. Voici le compte: - ” @ Thar vecut ſoixante « dix ars, & engendra 2 ” ee, Nacor & & Aran. | \ „ Et Thars ayant vecu deux. cents eine ars 5 mou- c > rut a Haran.” Le Seigneur dit ? a Aram: ( 8), FRY Sortes. de votre . „ Pays, de votre famille, de la maiſon de votre p2- „„ IC, & venez dans la terre qt ue je vous e » & je vous. rendrai Pere qu un grand peuple.” I paraft Cabord ident par * texte, que Thare „ | ayant eu Abraham a ſoixante & dix ans, etant mort 5 aà deux cents- cinq; & Abraliam 6tant ſorti de la Cal- dee immediatement apres la mort de ſon pere, i! : avait 3 cent trente- ny ans, , Torſqu il 2 ſon N 1 das ſon diſcours aux lat; 3 mais a Geneſe at: a avait ſoixance & quinze ans, lorſqu = og bort de Haran. ON 1 55 Cet le ſojet de la principale difpute ſur ri age : e Abraham; « car il 5 en a beaueoup qautres. Com- = 1 467 Gen. cn. NI. vs. 26. VS. 3 32. 8 Ben, eh. NI. v 1. 090) Act. des ; Apot. cap. Vu. 5 £499. Gen. ch. XII. Vee ++ | An 8 AH AM, = 5 ment Abraham ctait-i] a la 192 age de cent £ erence eing annves, & ſeulement de ſoixante & quinze? St. Ferome & St. Auguſtin diſent que cette difficulce eſt ; inexplicable. Dom Calmet, qui avoue que ces deux ſaints ront pu reſoudre ce probleme, croit denouer axement le nœud, en diſunt qu'raham Ctait le ca- det des enſars de Thare „quoique la Geneſe le nom- me le premier & par confequeat Vaine. 3 Ja ed fait nafere Abrahum dans la ſoicante & dirieme année de ſon perd; & Catmet le fait naitre Une te lle Ct oncitiation a eto. dans Ja cent trentieme. un nouv cau ſujet dc qucrelle. Pi Tincertieude © 00 le texte & le commentaire wous lailſent , le melllcur parti eſt @adorer - puter. n n N a point a cpoqucs dans ccs anciers tems qui 1 8 mait produit une multitude d opinions diffèrentes. Nous avions, ſuivant Mireri, „ ſoixante & dix ſyſte- 2 de chronologie ſur Thiſtoire dictec par D1Ev m- ; 5 Doapuis Moreri il Seſt elevè cinq nouvelles ma- Gn de concilier les textes de Ecriture; ainſi voi- . la autant de diſputes ſur Abraſiam, qu'on lui attri- ” bue d'ann6cs dans le texte quand i] ſortit de Haran. Et de ccs ſoixante & quinze ſyſtèmes il n'y en a pas | un qui nous apprenne au juſte ce que C'eſt que cette 5 ville, ou ce village de Haran, ni en quel endroit | elle ctalt, 5 zunge an dernicr: ? 1 reſignation. IS Quel eft le fil qui nous conduira dans CE: byrinthe de querelles depuis le premier verſes — . J 0 4 22 PPP 3 —U U——— — — EP re. out, .. * ”, Un — * iT 4%" G SECTORS 2 — — — —— cs ning . n - — 4 j 1 2 - = 1 N - * f CO — 4 — —— — —_ >. - — —— — * 2 &** - . a & ” # a ” _ a Y —— — pe — — I _ A © * Wo J * 4 _—— 5 4 " >. P's . — 7 — x * R = — , a 4 J * ä ” ” — — —— * * 4 3 — — a N * 5 ꝗ 3 * 25 8 b A q 1 q 2 2 . 4 —— — 2 — F ETD; © reds Free ee IE S — — x ed - — x; h - — 1 — - Fs 4 — — — O * - : - * at — 0 —— - 28 4 ” . * - IP av , 8 K * _ - — « * : + | = d — . A : C Y — * > — . 7 0 — 4 * 7 = - > - — = 1 . — Wy * 1 — then 8 ce — — wg pag: yy 4 1 : , 4 — -_ cage b n oP . n 7 N -* . 1 * 2 K % 220 N — A 7 - r_—_ _ 5 2 my o 2 S = PI — - Y C „ 2 22 * — - ®, _ 2 — . — _ Po | — — - | — — WE — — —— — — * - 7 . — : C — . þ : - — - e — — 1 — "4 2 We 6 —_— | — — — 1 -2 — 2 a 2 * x : d 1 - " 8 - E — - l * * 2 — . 8 2 —— — ct ie he gk ad —— — —— - „ 22 by = — — 2 x « * „ 4 ” 3 "_— 7 <, "= 8 4 * — oth»: 3 : * ho "A 2 — 4 * N - — - P — 1225 - — » . =, _ — . —_— — - _—_ 4 * " | A . Y * 1 — - — — — n * — _— 8 R Nr 9 hy ® 2 - * # - - Ju * — . — W. E . Ad 9 n K — 2 — — 2 n — * 9 - wr". = Py mY 1 8 Py * * - _ _ __ * _ * * m by 0 m by — 54 * — 2 reg 4 - oh - \ g - _ n * - — — — — + 7 7 — + - —— yg K * — « : = K » \ \ 4 * * 2 Y — — —— _- > 8 1 2 | 2 3 — - Z a l > — _ —_— 1 3 — Wes > = - 22 — * * * 2 oo 01 0. OE. vo ett —— — — 1 4 ” Caldéens, non plus Les meœurs changen lieux. On peut ſup idolatre, etait encor idolatre quand il cpouſa Sara, „ | ſoit 925 elle fut ſa ſcur, ſoit qu elle fut fa niece. 5 . Kn © A N 1 . IEſpꝛĩt Saint n'a voulu nous ar prendre ni la chro- nologie, ni la phyſique, ni la logique; il a voulu faire de nous des hommes craignant Div. Ne pou- vant rien comprendre , nous ne pouvots etre que Toum. . . Wi eſt exalement difficile de bien exr „quer com- ment Sara, ſemme d' fibraham , Crtoit auffi ſa ſceur. Adra ham dit poſitivement au Roi de Cerar, Par qui Sara avait cte enlevce pour fi grande DCalite a lage de quatre vingt - dix at S, tant groſſe dl ſuae: Elle eſt veritablemerit ma ſur, tant fille de mon pere; mais on par de ma mere; 81 en as i fait ma femme. L Teftament ne novs — point com- 5 ment Sara etait ſceur de ſon mari. Don: Calmet, dont je jugement & la ſagaciie ſont. conni's de tout le monde, dit * elle Pouv ait bicn etre : fa niccc. "Os 0 n'erait point e un inceſ le he Ic . ſclon ks tems & ſelon les oſer qu! hee tils de Thar Pluſieurs percs de Veal iſe cats moins Abraham : d'avoir dit en Egypte a Sara: Aufſ tot que les Egy- tiens Vous auront due, ils me tueront , 8 vous pren- 8 dront: dites donc, je Vous prie, que Vorl eres ma ſeur, afin que mm am? vive par votre grace. Elle wavait alors que ſoixante & einq ans. Ainſi puiſque vingt- einq ans apres cle cur un 1 Rot de Gerar pour amant , : ue chez les Per ſes leurs voilins 5 . —_—— n n 4A N A MZ =? eile pouvait bien avec vingt- cinq ans de moins inſpi- rer quelque paſſion au pharaon d'HEgypte. En effet ce pharaon Venleva de menie qu'el'c fut enlevec de- ufs par 4 bimelee KO os Gcrar, dans le Klert. Abraham regut en \ proſent à 1 cour de Pharaon, b-aucoup de beufs, de brebis, d'anes & d dneſſes, de cha-. edu, de chevaux, de ſerviteurs & de ſervantes. Ccs 1 5 -preſens , qui ſont conſiderables, prouvent que „ Pliaraons Etaient deja Waſſer granc's rois. 12 pays © de TEgypte Etait donc deja tries peuplé. Mais pour | ren dre la contree habitable pour y bitir d des villes, il avait fallu des travaux immenſes, , Taj ire ccouler dans une multitude de canis les aur du Nil, qui inon dient TEgypte tous les ans, pen Jant quatre ou ci. iq mois, & qui eroupiſſaient enſuite ſur lu terre; il a- vait fa! lu clev er ces villes vingt Pieds 8 au moins au- . deſſus de ces canaux. Des travaue fi confiicrables Jemblaient demander quelg ques 6 celes. . "Y ry a guere que q natre cents ans entre le delu- Y ge & le tems ol nous plagoins le voyage d'. lbraliam eben les Egyptiens. Te peuple devalt etre bien in- genicux & d'un travail bien infat igable pour avoir, en ſi peu de tems, invents les arts & toutes les ſcien- ces; dompte le Nil, & change toute ia face du pays. Probablement mème Puste grandes pyramides C- tajent dej 4 birics , 3 puiſqu' on voit, quelque tems a- pres, que Fart d'embaumer les morts Ctait perfec- _tionn6; & les pyramides ntaient que les tombeaux au Ton depoſait les corre 8 dcs Prinees av cc les plus ; auguſics CCICmMONILs. 8 "GW — "ap T x - = £5 5 . 1 bs 6 ay EA I KL - - — 3 2+ ” ®& 4 _— * — — 8 * —— 2 * r — * — — ” - — —— ” m3 ” N - — 2 — 5 * rr 32 — - > * 3 — - 22 E ea fs. SR K * 4 : on rt > 4. — 8 « n 7) 2 — - — <> PIR * by . - — . — — —— — — \ 4 FIC. . . ny — N | * » 2 3 1 : Ms — a * — — 2 „ . 23 ˙— by . — m hu CEE! —_— 6 8 th *. 4 — N — . = 2 L CO Tn - anc * 5 . A; * 2 — - * " — _ - —— — — —_— . _ ws 72 — — 8 : . "ay — — wb bt ˙ 2 23ß3r*ꝛB — —— — 1 25 22 — 2 2 — — — —— . » — — 2. 3 . 3 „ n L'opinion de cette grande anciennete. des pyrami- des eſt autant plus Waiſemblable, que trois cents ans auparavant, C'elt-a- dire, cent années apres fe- poque du deluge, les Afatiques avaient bati dans cs plains de Senniar une tour, qui dovait aller jus. qu aux cienx. St. Jerome, das fon commentaire tur Late, 5 dit q 4e cette tour avait deja quatre mille pas de hautcur 5 e Diu deſcendit Pour detruire cet ov rage. "Gt que ces pes ſoicnt ſeulement de de eur : | _ & demi de roi, cela fait dir: mille pics; par _ conſequent la tour de Babel Ctait vingt fois Pius hau- te que les pyrami des dEgypte, qui nont qu environ cinq cents picds. Or . prodigieuſe quantitè d'm- NEU rumens nav ait pas ctc neceiſſairc C Pour clever un tel 5 ; _Ebfice! Tous les arts devaient y avoir concouru en 10 ale. 1 commentatcurs en cane lucnt que les h 10 mes de ce tems - 12 Etaient incomparablement plus grands, plus forts, K | plus induſtrieax que nos nations | 5 modernes. „ Cel ce que ron peut remarquer AI propos q' 4 _ bratam > touchant los arts & les ic! elenden A Fegard & 4 3 il et ate bie q i il | Fat un homme conſiderable. Les Perſans, les Cal. 85 tens I revendiquaient. L'ancienne 0 des ma- St appellait de tems immemorial, Ki- Ibrahim, Milat Ibrahim. E t on convient que le mot Ihr ahim _ et preciſcment celui d Abraham; rien nietant plus ordinaire aux t Allatiques, : qui en rarcinent les „5 gs =} voyelles que de : changer I ena, & Ta cnt dans la pronon -iation | on a pretenda infme qu rms ctait le Brand dcs Indiens, dont la notion Ctait parvenue aux peu— vices de FF. iphrate qui comme wars ent de tems immè- morial dans Inde. Les Ar thes le reg ada ent comme le ben de Ia NI c que. Mahomet dans ſon Koran vo't toujo ns En lui le plus rel ſpectable de ſes predeceſſeurs. Voici omme il en parle au troiſiene ſ. ra ou chapitre. Avraham nitait ni juif, ni chretieng il ctait un mu- 5 7 n orthodoxes l n 'ernit point: Gu nombre de ce gui 7; dl. nnen Ges CoMpagnons d Du . b La témerit ede reſorit hun main a Cie pon T6e juſq ua Anvoner que les juits ne e dirent del [cendans d Abra- am que dans de s tems tres poſtèrie urs, lorſqu' ils ew ent enn un eta IT ment ſixe dan 8 ia Paleſtine. 1's. Etaient etrangers, hals 8 mepri! es de leurs voi- "R-% I voulur en nt, CK-0N ) ſe donner quelque relief en fc faifant p aller pour ius deſcen duns d Abraſiam 16 = dans unc gra nde purtie 2 [Afiz La ſoi que 0 UCVO? 18 aux livics lacie des Juiſs, tranche tous 8 ies ccs Ciffieultes. Des crit iques 7 non moins har lis f font d'aut res objec- rions ſur le commerce immédiat qu” Abraham cut avec : Dri , fur. ſes cambats N fur os victoires. 1 Seigneur Tai : amar at apros ſa Corrie Tape, i & lui dit: Jettes tg eur vers. Uany My Vorient, „ 2 5 5 ö 5 1 „ 8 3 1 + 404 1 = 1 0 Hs 1 is g!: Z . 7 1 * 1 15 U v - * "= © 7 1 ! . 1 1 [| 7 1 N 7 „ L 2 | Li — 9 ? , 11 1 by 4 1 N = x - # 4; 4. N N ; \ * : = by i 4x 1 - ® 9 q 1 oy © © : 124 nnn N : 4 S "5 i . ! U a . q . > : 1 bs j 7 1 f a4 ö 45 i + JF *F. $9 0 u : 1 f ; 4 * be 1 47 4 $1. : S C vis i d + » + =, 4 7 ; &© :: 5 1 1 4 4 1 7 4 D . 1 9 un 1 21 1 » ++ Ht Sy + 4 ya X35 ö ! 77 ww. TL 4 4: . f TI : : T4 = 1 # * N 1 1 = : - « [1 . £ } * 5 ; : : y ' oF " $4 7 ö J 1 * * 1 - — « ;* 14 4. * ad 4 [x gt > p - I FT 41 bs #3: % . (4 94 [i 75 , T RY - Y 4 * ; 1.4 l ; \ - I \ : P's | o * 0 FIT N 44 6 : 4 1. ST. —_ 1 "3 3 4 1 ] 1 * | B - #3g b * # s 44 F, : FT L = ' 1 7 . 4 ry. . * 1 2 : 44 „ 1 4 * * „ 1 : Y 1 1 4 8 : l x C s - : = C - +2 " 1 * » : x \ [Pp $54 Mi . N 1 0 #07 k i... "TR 14 3 1 * v3 11 +.» 4 "035 & a 147 it . 7 * 16 4 of 8 : \ | R 1 7 A * ö 7 : 9 2 Y44 *Þ . £ , * SF I . +72 XYs - 4 7 q . 1.43 i 22 4 . c 4 7 E 4 : 3 4 1 17 «| 1 ” ” V þ : : 1 a 1 +; T. — 8) . : . =. 5 * * 4 Ws - þ 2 4 - = T W- 4 ; of * — —— — — — — — 4 *— — 2 I ö — 2 — 40 Arn A n A M. midi T Poceident ; je vous donne pour toujours d wous & d votre cr Juſqu'd la fin des ſiecles (11), in ſem- | piternum, d Tout FOOT tout le * oo VIS voher. Le Seigneur, par un ſecond ſerment, lui promit en- ſuite tout ce qui eſt aepu:s le Nil Juſqu a PV Euphrate, (1 2) Ces critiques demandent com ment Dirn a pu pro- mettre ce pays immenſe que les juifs mont jama's poſTed6 3 & comment Dir a pu leur donner d tort jamais la petite partie de la Paleſtine dont Its foot : chaſſes depuis fi longrems? „„ Le Seigne ur ajoute encor à ecs promeſſes, que la poſtéritè Ub; aham ſera auſſi nombreuſe que la pouſ- 5 ſiere de ln terre. (13) Si on peut compter la pouſſiere * bh terre, „ on Poura e auſſi vor d deſcen dans. =; Nos eritiques invent; & diſene- qu il. ny a pas : aujourd'hui ſur la ſurface de la terre quatre ceats mille Juiſs, quo! iqu'ils aient toujours regarde le ma- : rage comme un devoir ſacre, & que leur plus g grand Bs det ait eto la Population. 5 : wy on repond. A ces dichkcultes, que regiſe, fo wi. tue a la ſynagogue, eſt la veritable race dAbra- : ham; & qu en effet elle eſt tres nombreuſe. S i elt vrai qu elle ne poſſede pes la Paleſtine: ma * "elle peut la poſſeder un jour, comme elle Va deja conquiſe du tems du pape Urbain II, dars la pre- 8 miere croiſade. En un mot, quand on regarde avec. (11) Ben 2 xIII. VS. 1 & 15. | 50 ib. ch. XV. vs. 18. %%% 1cs veux de la foi Tancien Teſtament comme une ſigure du nouveau, tout eſt accompli, ou | 2 C la faible ration doit ic taire. On fait encor des Jificulrcs fur A victoirc 0 + ham; on dit qui il neſt pes concevable qu'un ctranger qui venoit faire paitrc ſes troupeaus vers Sodom, nit battu avce trois cents 'dix-huit gardeurs de beute & de moutons un roi de Perſe, un roi de Pont, le roi de Babilone, & le rot des nations; & qu'il les ait pour- ſuivis juſqu'a Damas, 8 elt! a plus de cent _— 1. Sodome. N Cependant 1 une telle viene n elt point impomble; : on en voit des es demples dans ces tems hèroiqucs; le bras de Diet n'crait point raccourci. Voyez Ge. 85 don, qui avce t os cents ho: mmcs armes de trois cents cruches & de trois cent lampes, d defut une ur- mee entiere. Voyez Samſon qui tue ſeul mille li- 8 liſti. 8 a cours de machoire dane. Les hiſtoircs plr ophanes Winnie nome de pa- = reis exemples. Trois cents Spartiatcs arr6tercnt Far- mee de Nerves au pes des Tern :oniles. - Sil eſt vrai qua Vexceprion d'un ſeul qui sbenſuit, i's y furen: tous tucs avec leur roi Leonidas que Xerxis cut la | Nehets de faire pendre, au- -licu de lui ériger une ſta- tue qu'il meritait. II eſt vrai encor que ces tro 's Cents Lacedemoniens qui gardaient un Pa ſſage eſcarpẽ ob deux hommes pouv aient à peine gra vir à la fo. 85 cCtaient ſoutenus par une armée de dix m ille Grecs : | Gſtriducs Jans. des W ay ANFAgeuX , J au | milieu des C 5 „ —— „ AnRAH A M. rockers CON & de pelion; & 11 faut encor bien re- marquer 815 Y Cn av ait quatre mille aux Termopi- Les mem Ces 4 mille perirent apres avoir longteme coinbattu. On peut dire qu'ctant dans un endroit moins ine pugnable que celui des trois cents Spartia- tes, i's y acquirent encor plus de gloire, en ſe dé- ſendant plus a decouv ert contre farmèe perfanne equi les tailla tous en pieces. Auſſi dans le monument erige depuis fur le champ de ba ataille, on fit mention de cds quatre mille victims; K Ton nc Parle au- e hui ue des tro. 8 cents. Une action r, 1: i$ "ble encor , & bi n moirs 7 cclebr eo, eſt celle de cinquante Suiſfes, , (14 ) qui mi- kent en deroute à Morgate toute Parmee de Tarchi. 5 duc Leopold Autriche " compolece de vingt milie bommes. Ils renverfercn: foi Als la cavalerie à coufſs de pier res du haut d'un rocher; ; ;& domerent le tems 2 4 Quatorze cents Heiveriong de trois. retits canto 18 : de venir achever la de faite do a 2rmGe. = Cette journce de Mors ate eſt plos belle que elle des 1crmopiles, : puiſqu' il cit plus beau de vaincre que Aectre vaincu. Les Grees Ctuient au nombre de dix mille hien armès; & il Etait impoſſible qu'ils euſſent Mares ; CON mille Per ſes dans un pays montagneux. | 11 eſt plus que probable oo n'y cut pas trente mille Porii > qui combattirent. Mais ici quatorze cents J Fuiſſes lont une armee de v ingt mille bommes. La : EN q : . " et a a ( = en 1. 1 proportion du petit nombre au grand augmente en- cor la proportion de la gloire.... Ou nous a con- dults Abraham? SO e „„ 43 Ces digreſſions amuſent celui qui les fait, & quel- qucefois celui qui les lit. Tout le monde dfailleurs elt charm de voir que kes gs l. tuillons ſoient bat tus Par les petits ES. | 5 * Ice atte bache à tous les uſages, à toutes les loi, à toutes les inſti titutions dcs hommes; le dera. * Qurait Gre contenu dans aucune bibliothe uc. p q Is abus gouvernent Jes 6tats. Maxi mus ill of 5 qui minimis ur getu,ꝭůjĩu On peut dire aux Chinois, Aux laponois, aux Anglais, , Votre gouvernement four- enen, Alias; VOUE 2 | mille d'abus que vous ne .corrigez boint. Les Chi- nos repondront nous ſuhſiſtons en corps de Peuple ; de puis e ng mi He ans, & nous ſommes aujourd Hui 5 peut- etre la nation de la terre ja moins infortunce, parce que nous ſommes la Plus tranquille. Le Japo- nois en dira 2-peu-pres autant. F. 'Anvlais dira, nous 5 ſommes puiſſans ſur mer, & aſſez à notre aiſe ſur re TC.” Peut- etre da ans dix mille ans perſcetionnerons- | nous nos uſages. 5. grand ſecret eſt d etre encor hy micux qu e les autres ave ec des abus cnormes. Nous ne parterons ici i gue de Toppel comme 4 abus, : . ä 8 8 * = 8 2 ® ei L_-v - . . . . 22 PR : _ Re : — 5 8 . .” 7 4 4 . ; 8 A U . . & == at A — b 2. => 44 ATPFEL COMHWE D A'n-Þ 5. C'eſt une erreur de penſer que maitre Pierre de Cugnieres chevalier es loix, avocat du Roi au parle- ment de Paris, ait appelle comme d'abus en 1 330, ſous Philippe de Falois. La formule Jappel comme Cabus ne fut introduite que ſur la fin du regne de Loui XII. Pierre Cugnieres fit co qu'll put pour ré- Former Tabus des aſurpacions Ecelcfaſt! ques „ dont les parlemens, tous les juges feculiers & tous. les ei- gneurs haut - e ſe plaig muient; mais il „ Leaſt pas. 'Le clerge mavait pas moins a ſe vl i des ſci. gneurs qui ntaient apres tout que des tyrans igno- Trans qui avaient corrompu toute juſtice; & ils regar- dient les Eecleſiaſtiques comme des . qui fa- ” IF aicnt lire oY ccrire.. 5 Enfin le RY convoqua les deux partios dans ſon palais, & non pas dans fa cour du parlement, com- me le dit Paſquier ; le roi S'aſſit ſur ſon trone, en- toure des pairs, des hauts- barons, * & des grands. offi- ciers qu compoligens. ſon conſcil. | Vingt evequcs comparurent t ; les ſeigneurs com- 5 : plaignans apporterent leurs memoircs. Is archeveque de Sers & Veveque d' Autun parlerent pour le clergé. > 11 weſt point dit quel fut Torateur du parlement & 1 des {i gneurs. 11 parait vraiſemblable que le diſcours 1 y : : 7 4 „ U "3 i * (| 4 3 . 411 : : , G 4 $44; * 3 1. 10 1 p 'S 4 ++ 1 : * * 1 'S. 1 + N 4- : "il 4- * " 3 5 F y 7 4 1h 17 | y ” £ 18 II. + 16 44 TE j 6; [2.4 * . / : - 1 7 4 4 3. i. 7 4 . bo "7 . 4 N x | | "6 ' jd y - "| : 4 1 3 14 7 . . SE : 717 2 'T.J'! + * i : x 1 5 17 1 - © —ͤ— — de avocat du roi fut un reſume des allegations des deux parties. Il ſe peut auf qu'il eũt parle pour le parlement & pour les ſeigneurs; & que ce füt le . chancelier qui recuma les raiſons 3 do Part & — 5 Arr ZL COMME D'ABU 8 45 autre. Quoi qu'il en ſoit, voici les plaintes des ba- : Tons & du parlement redigecs par Pierre Cugnieres. I. Lorſquun larque ajournait devant le juge royal ou ſcigncurial un clerc qui n'ctait pas meme tonſurc, mais ſeulement graduè, official ſignifiait aux juges de ne point paſſer outre, ſous peine qexcommulica· tion & d amende. „„ 5 Illo. La juriſdiction ecelefi aſtique forcait Ies alas | de comparaitre devant elle dans toutcs Icurs conteſtu- _ rions avec les clercs pour ſucceſſion , pret Cages. 7 & en toute mati. re civile. | Ille. Les Er vequcs & abbes ceablifſuient des: noraires - | dans les terres memes des N IVo. Ils excommuniaicnt ceux qui ne pay aient pes labs dettes aux clercs; & f. le juge lar que ne les con- 5 traignait pas de pay er, 18 excommuniaient 161 b uge. vo. Lor ſque le juge ſeculier avait Caiſi 1 un r 1 fallait qu'il remit au juge eccleſiaſtique les effets - voles 3 ſinon il Crait CX COMMUNI. Ts Vio. Un excommunic ne pouvait obtenir fon abſo- lution furs payer une amende arbitraire. VII. Les officiaux denongaient a rout laboureur | & manæuvre, qu'il ſerait damnè & prive de lu ſepul- "Fs Sil travaillait pour un excommunie. | VIII. Jad memes on Sarr rogeaient de ſuire les inv entaires dans les domaines meme du roi, Tous | Pe. qu is lay ent Cclire, 46 K COMME DABUS. 1X0. Its fe ſaiſaient payer pour accorder A un nou- , vcau maric la liberts de coucher avec fa femme. . [ls Semparaient de tous les reſtaments. XV. Ils declaraient damnd rout mort qui Tavait point fait de teſtament, parce qu en ce cas il wavait rin laiſe a Fevlifez & pour lui laiſſer du moins les honncurs de fenterrement, ils faiſaient en ſon nom un teſtament ple n ac legs picux. : un y ay ait foixante fix griefs a. pea pros feb ables 5 Pirie Roger, aches ic Saws; prit fax amment __ 1 parole; c'ctait un homme qui paſſat pour un vaſte 8 agenie, & qui fut depuis pape ſous le nom de Clement i OS PI. I Proteſta d ubord qu'il ne parlait point pour 6 il = VVV Etre jugé, mais pour juger ſes adverſalres, 8 Pour | 19 5 inſtruire le roi de ſon devoir. 1 | 85 EE n dit. que Ile Cram ctant Daw i & homme await 1 5 eu le pouvoir temporel & ſpirituel; & que par conſe. * quent les miniſtres de Tegliſe qui lui avaient ſuecede 1 e taient les juges nes de tous les hommes ſans excep. . x tion. Voici comme il Sexprima. a Ta | — LOS : ork Dew Are 4 e e 5 | | os 1 Baille-lui largement, N b : | Revere fa gent ducment, „ Rends- lui le lien enti- frement. : 5 = a — Et. PP ee Nr ene RE EE. LINED © OIT_R ' : . 2 * = — 2 2 - 3 — — ; — 23 ARES: 3 * » — - — — Ces rimes FIERY un tres bel effet. (Voye ez. Libs Aas Ber trandi Ca rdinalis. tome ler des lbertcs 0 '"Colite Calla) N e : 3 : - —— — — — —— ———— — _ — — ooeermum—cns —_— . . —— > 5 : . 7 * : : -. — 3 Ar PET COMME DABUS 42 Pierre Bertrandi &v eque d Autun entra dans de plus grands détails. II aſſura que Ie b e ne- tant jamais lanece que pour un pechè mortel, le cou- pable devait faire penitence, & que la meilleure po- 5 nitence Ctait de donner de Fargent a Fegliſe. Il re- preſenta que les juges eccleſiaf {tiques Ctaient ph 48 ca- pables que les juges royaur ou ſeignouriauc de rendre ju ſtice, parce qu ils avaicnt erudic les Uerbrale . i 5 les autres ignoraient. | Mais on Pouvult lui re pondt 2, qu'il fallait obliger les baillifs & les prevots du royaume! a lire les deere. | Tales pour ne Fan, les ſalvr . Certe : inks aſſemblec ne ſervic a rien; le rot : 8 | 5 croyait: avoir betvin x alors de menager le pape ne dans : | ſon royaume, ſiegeant dars Avignon, & ennemi mor- . tel de Vemper eur Louis de Ba were. 1s politique dans / tous les tems conſerva les abus dont ſe plaignait lea > juſtice. II reſta ſeulement dans le parlement und 6 moire ineffacable du diſcours de Pierre Cugnieres. Ce tribunal $ affermit dans Puſage ou il ctait deja de 8 op- poſer aux Prerentions lericales; on appella toujours des ſentences des officiaux au parlement, & peu A- 5 pau cette 1 — fut a appellèe 2 comme d abus. 5 5 "Eniin tous es parle mens du roy aume ſo ont accor · des Sa laiſſe A Fe: gliſe ſa diſcipline , 8 7 -2 juger tous - ow ks. indiſtinctement ſaivant les loix de état, en conſervant les formalit6s preſerites par. les or- ' donnanccs. | * — . — - fi ; * — — — — —— — _— — —— —„-— Lge —— Hu. —— , * 1 — es 8 — 22 a SEV 5 - 2 — —— . 2 13 ih 4 1. — —— ; ce | 5 „ LS I 1 . . - ans nts — tendu. „ 5 48 Anus DES MoTs SS re te Se ABUS DES MOTS. LEs livres, comme les converſations, nous don- nent rarement des ids preciſes. Rien n'eſt ſi com- mun que Je lire & de converſer inutilement. 5 faut reparer ici ce que Locke a tant recomman- , definiſſcs le terme. Une dame a trop mange 4 na | point fait d ererei · ce, elle eſt malade ; fon m1 iGdecin lui apprend qu'il y a & ns elle unc humeur n » des impuretcs , des ohſtructions, des vapeurs, & lui preſcrit une dro- gue qui purificra ſon fa Us. Quelle ide nette peuvent : - donner tous ces mots? La malade & les parens qui Ecoutent ne les compre nent pas plus que le médecin. Autrefois on ordonnait une decottion de plantes chau- des ou froides au ſecond, au troiſieme degré. Un juriſconſ lte, dans ſon inſtitut criminel, an- 5 nonce que Vinobſervation des fetes & dimanches eſt un crime de leze-majeſte divine au ſecond chef. Ma- . jeſtè divine donne d'abord idèe du plus norme des crimes, & du chitiment le plus affreux ; de quoi s'a- f git - il 2 D'avoir manque vepres, ce qui peut arriv er | au plus honnete hom: me du monde. ; - toutes les Aiſpurs ſur is "VP un argumen- 8 tant entend preſque tonjours, une choſe, & ſon ade er- 5 faire une autre. Un troiſieme ſurvient qui n' cnc nd. ni le premier Nl le tecond, & qui nen eſt pas en. Dans AUS DES MOT-$ 49 Dans les diſputes fur la Wnt, Pun a dans la tece | 1a puiſſance d'a Kir, autre I dultlunce de vouloir „le dernier le deſir dee. uter; i” 3 courent tous trois cha- cun dans fon cereie, & ne ie rencontent jamais. | n en eſt de maine dans les quterelles fur Ja grace. 8. peut Co! mpr Claire 14 nat ate, 125 Operations , CC la-ſuffifante qui ne 1utfit pas, & V=eHicace 0 laquelle 1 4 on refit? On a profom'e gu mite a0 es mots do forme Pubitaniciic Lats ca: avoir 1 moe 1c on Yolo. On \ A Tubtiitue les ratures 885 tiques fais y Tian kia In voyager. eft arr2te: pa ol un torrent; - i] Adomande le gue à un vill:zcois qu'il voir e e um . a-vis de lui; Pr enz à draft ©, lui eric le 3 pP Aut An: Wil prend 185 droite > ſe Dole; Pa ut re court à l: In malheure e ct 5 e ne VOUS avais Pas dit avance T a VOLT, d O oy mais a la mienae. = re 1s monde as plein de Cos mal-enteadus. Comn ent Norvegien en Elan Cat Se ſormul:, ſerviteur de. re de Dio, Gecouviird-til gue ceſt I Veque des eve. ques, & le roi > ws . 11. parls ?. Dars le tems e les e Patrons Cai jſaient 0 0 bod uit dy [1 Ja ll LLETULUTE 6 At: oO ins grand. Fas. want de Luvoc, lit dars une lettre! unprimee 0 an au- we fa vum de Bulogac ; Nous neon s ici un Petrone en- fiet , 32 hat vu de Me. u ceux & avec admiration, has Hows hic Patron. wo inte gt un, quent 2 vill wieis vculis 5 n fine adiniratione, | Auf tet il part pour Italie, 8 PF reh Pint! [18s . 398 50 - HTS DES N O s. court à Bologne, va trouver le bibliothecaire Cappo- ni, lui demande s'il eſt vrai qu'on ait a Bologne le Fetrone entier. Capponi lui rèpond que c'eſt une cho- ſe des longtems publique. Puis-je voir ce Petrone A Ayez la bont6 de me le montrer. Rien n'eſt plus dai- 16, dit Capponi. Il le mene a yegliſe ou repoſe le corps de St. Perrone. Meibomius ou la owe * 9 enfuit. e Si le jcfuite Daniel a pris 1 un abbe guerrier, marti- lem abbatem , pour Fabbe Martial, cent hiſtoricns _ ſont tombes dans de plus grandes mepriſes. Le jcſui- | te Orleans dans ſes Revolutions a, met- tiait indifferemment Nc een 4 e „de ſe trompant que du nord au ſud. : Des termes metaphoriques pris au ſens propre, | ” ont decide quelquefois de Vopinion de vingt nations. 5 : On connait la m&taphore dIſare, comment es-tu tom- | bee du ciel etoile de lumiere q te levais le matin? On 2 _ _ $'tmagina que ce diſcours « Sadreſſait au diable. Et comme le mot hebreu qui repond a Teroile de Penus a a &t6 traduit par le mot Lucifer en latin, le diable 9 ce tems. a 8 elt en, appelle Luciſer. On Seſt fort moqus de 1a carte du rendre * ma- - Scuderi. Les amans S embarquent ſur le fleuve de tendre, on dinc s a tendre ſur eſtime, on ſoupe 1 tendre ſur inclination, on couche a tendre ſur deſir; le lendemain on ſe trouve a tendre ſur paſſion, & enfin à tendre ſur tendre. Ces idees peuvent Fran ridicules, furtout quand ce ſont des Cldlis, Ces Jie Anus DES MOTS Fr ratius Cocies & des Romains auſteres & agroſtes qui voyagent; mais cette carte gcographique montre au moins que l'amour a beaucoup de logemens differens. Cette idce fait voir que le mme mot ne ſigniſie pas la meme choſe, que la difference eſt Prodigicuſe en- tre ramour de Targuin & celui de Colagor: le plus G ngulier exemple de cet abus des mots, de ces Equivoques volontaires, de ces mal-entendus qui ont cauſe tant de querelles, eſt le Ki- n9-tien de la Chine. Des millionaires @1;urope diſputent en tricux violemment ſur la fgnidcation de ce mot. La 5 cour de Rome cnvoic un Frangois nommé Maigrot, qu'elle fait èveque imaginaire d'une province de la 15 Chine pour juger de ce diſterend. Ce Maigrot ne ſuit pas un mot de chinois; rempereur daigne lui faire | dire ce qu'il entend par King-tien; Maigrot ne veut pas en croire, & fait condamner a Rome Tempe- reur de Ia Chine. PoE On ne tarit point fa ur cet abes FRY mots. CY bit. toire, en morale, en juriſprudence, en médecine, muis furtout en theologie, gardez-yous des 6qui-_ voques. „%% b %% 5 0 Boileau mavait pas tort quand il fit la ſayre qui porte ce nom; il eùt pu la mieux faire, mais il ya ces vers dignes de lui que 1 Yon cite rous les j jours,” - L «rſque chez tes ſujets run contre e arm6s, "oo Ft ſur un Dieu fait nomme au combat animés, 8 Ta lis dans une guerre & ſi vive & fi longue _ i ber; tant de cluétiens martyrs ꝙune diphrongue. 52 PR —— — * " 4 14 1 1 1 SSS SS S A c A D E M 1 E. L. ee ſont aux a ce qu rage mur eſt a Tenfance; ce que art de bien parier eſt à la grammaire; ce que la politeſſe eſt aux premieres legons 85 de Ju civilite. Les academies netant point mercenai- res, doi ent etre blolument libres. Telles ont Cre. les academies d'Italie, telle eſt J. cademie Frangaiſe, f 1 & ſurtout la focicte royale ede Londres. 1 academic Fr incaiſe qui $ Coſt fender ele-n -meme. 5 | regut 4 la verite des Laber -patentes de Louis XIII, mais fans aucun ſalaire, & par con!cyguent ſans au- cune ſujerion. | 5 'eſt co qui engages les Premiers hom- 7 mes du royaume, & jutqu a des princess, à demander . detre adniis dans cet illultre corps. La ſociẽtè de 5 , Londres a eu lex meme avantage.. Le celebre Culbert tant mierabre de Pacadeinic Frangaiſe, employa quelques: uns de {ts confreres à compoſer les inſcriptiors & les deviſes pour les bäti- mens publics. Cette Petite aſſemblee dont furent duluite Racine & Boilcau, 8 dev int bienrot une acade- - mie a part. On peut dater meme de Pannec 166g Ietablifement de cette academie des inſcript 00 5 nommee aujourd'hui des belles. lettres „& celle de Fa- | Cademie des ſciences de 1667. Ce ent deus etabHC ACA WD EW LL 73 ſemens qu'on doit au meme miniſtre qui contribua en tant de genres à la ſplendeur du ſiecle de Louis &. 5 Torſqu'apres la mort de Pome? te Colbert & co: le du marquis de Lover, le comte de ne e | \ ſoorstaire d'stat cut le dopar cement de Paris, il char- 9 Fac Big n ſon Ncvea de gouverner les nouvelles _ ACacEmies TR © 3 . Place 3 d'honoraires qui — 7 2 % 14 . * . £ * 2 — a — - . . A - _ ** . * . n 5 ; : - —— 4 R * ö - — — — 1 A * unn * —— ater Sy 2 * a he -? — 4 l — : - . n — * RT. * -— — a _ a 1 0 r — 22 3A r — —— m= +> Bs - = J . 5 Tak, — — . 8 as. 4 ö De ” q y - . * e LAY > - _ 2 4 5 * 2 N _ . SZ 4 8 11 = _ 4 4 — 7 i L J — 2 8 Ne — ? 7" ”y . 2 4 » — 4 E — . * * = « * = . — F* - * =y 9 ba " n - * * . 1 So. M N 5 Lu * — — — - K * | 7 _ : 7 _ a * * I n : Ss * * 1 — = * 2 3 — ” = * - . i - 5 1 7 * * 4 by 8 a. 2 : . . | 2 — g — - - N ws — 22 — 2 — — . * * 5 . : : "7 x a — a — 3 r WW a" awe * OS : 0 A * — - 6 — - — 0 2 . "aw . * 7 a . . | — TY —— = * a : — . — 1 " — 5 T4 - 0 pe — th 5 — — — — — wi Zong he b _ — b - — — 5 - 8 - = — ; : Y a bh 1 — * 0 — a _— << - Z — — — A = - — N X Is 3 = * | 4 (; — 2 8 p 7 — * 2 = = — 2 . — 2 CY — „ eo k 3 — ' * ; — . „ 2 a> —— — % : — A , * | > 1 * = I 2 - "7 2 . n 4 — * r —— —ů— _ PIT mn. — — ES — 8 I. — — 2 - - — N — "IRS hu -—T * — . + 2 — = — + Ce + $5 — * — F - - } _ _ —— — — . . a. «as 2 4 ® - : = — —— — — = * ———— © * 8 2 — 9 — —— — 44 ” n - - = — — K 3 * _ 32 — — — > N ® _— . \ 244 — A 1 ar We * ” — EY « Soma — N by « _ — — —— 2 — 1 < - flo — dS 4 = 2 — 8 — a — — 2 N — ; 8 : K * ke eg i —T Ss: od rot. uct eo... . al: — ; - " - 7 1 4 1 . = . „* - 4 4 of 8 e _ - — - 2 ' . "2 _— 3 a #-. —_ - * * , = . : 1 y — S x — A” 1 * . S 5 2 Wn : . p . — þ 4 — - 8 £ F) 8 r : : — 54. „„ M. I E. 23 qu il faille Ferudition Ia plus bond & n plus Eten. due pour rendre compte ſur le champ dune diſſerta- tion ſur des points EE de phyſique & de _— matique; & il paſſu pour un AMecene. Cet uſu __ de rctumer les dilcours a Celic ; mais Ja cep eſt d emcureet. „ 3 — Cet mot d'acade mie devint ſi cëlehre, que lorſque Tulli, qui était une eſpece de favori, eut obtenu \ Tetabliſſement de ſon opera en 1672, il cut le credit de faire inſercr dans les patentes, que c'ëtait une : arademie royale de muſi que, & que les gemtilshommes G les deraftelles pourgrent chanzer ſans deroger. Il ne : fit pus ie meme honneur aux danſeurs & aux danſeu- ſes; cep xendant le public a toujours conſerve I'habi- _ tude Caller 3 Top pera, &] jamais a Tacudemie de mu- adde. 3 On fair que ce mot academie emprunts des Grees, | f oniSait originairement une ſocicte, une Ecole de 5 philoſophic dA thones qui aſlenblaic Gans un 1 Jardin | e * As aden. 2 han EO Iealiens * les premiers qui Inf de 5 - relJos ſocictes après la renaiſſanec des lettres. L'aca- dem e de 12 Cr ene eit du ſceizieme fieele.. 41 V en cut cenſuite dans toutes les villes ou les ſciences Etaient 0 eaivecs. -C c titre a ete tellement prodigue e en fs rance, qu'on Fa donne pendant quelques annces a des aſſemb!: 4 ö de joucurs, qu "ON appel ait autrefols 2 tri ots. On > [02 it C5686? 'e5 de . 4. : Oz appetla | FOR © joun's £67 18 "ACA 5 E N 1 K. 5 Gui apprenaient requicacion & reſcrime dans des co | les dettinces a ces us, Gcademiſtes , & non pas aca- demiciene. . Le titre qacademcien ma étè attaché par Puſage gu'aux gens de lettres des trois academics , la Fran- NY Fes: celle des fe! —— celle des infer, ptions. i Lacademie Frangiiſe a rendu de grands ber 7 ices & la o Celle des ſciences a Ct6 tres utile en ce que alle ma- __ &donte aucun ſy tome, & qu elle public les decous on tes & les tentatives nouvel les. Celle des inferiptions g: ot oc: -upe des recherches Far les monumens de rant iquit, & de puis quelques | annees il en eſt forti des me MOITCS tres n{tructifs. * et un a dev oir etabli par 7 hom: cs publique que Jes membres de ces trois academics ſe reſpectent les uns les autres dans les recucils que ces ſocictcs impriment. L'oubli de cette politeſſe neceſſtire eſt tres rare. TE: 5): Ceite groſiicretè na gueres éëtè re- prochee de nos jours qu Pabbe Foucher de Vacade- mie dcs inſcriptions, qui stant trompe dans un me- moire ſur Zoroaſtre, voulut appuyer fa meprile par des expreſſions A autrefois 6taient trop en uſage dans les Ecoles, & que le ſavoir vivre a proſerites; mais le e n ot 18 reſponfuble des fautes des me. nbres. . 419 Yor 1 bs Mace de 8 Juin pag. 152. Juiller 2 22 WY luwe Page 141. & Aon pag. I undde 1; on e | : = D 4 . * 2 - * ” ” . 3 . 1 1 * . = — —— > 1 3 —ͤ— 7 — < . - b Aa - => 2 == f : 2 < * . : 0 . ; _- - = - 1 — 4 — _—_— — —— —— P 2 E 2 n 4 — — 2. . 2 1 ” : — — —_ — 1 — 2 5 = - A NT - * 1 : WEIS 7 — Sy ng — a 3 6 a f ” - 2 . - 0 * th. "WIE" "0 8 . * * » — — 1 27 "x 2 L G * . 1 . „ : — 5 8 1 4 As + . 5 — 23 — — — * "on ; Lant qu on lo | n 83 — N 4 EY - +. 5888 IG F Nr un = 1 : S e D NN . . —.— * 8 {i 2 2. s gros res, era) ent tres rares & tres ches; 8 ; A TV * I La fociet:: de Londres n'a jamais Pris Ic titre ny ade ie. Les nendemics dans les provinces ont pr >dujt des avantages ſignalég. FElics ont ſuit natre Ten; f tion, force au tra avail. accourume les jennes gens © de hommes eeture „ dip I gnorance & leg prejuis de que! ques villes „ mire: ia pol itole & chaflo du peut * 5 dar. itifine. 6 * me, „ des S Pr Cracainſtes &... les ral: ee ſur = Adam tant de ro veries 5 & il elt ſi pla de 2 rep6rer ce que les autres ont dit, qu on 4 FOE: ſur = - une idee allez naue j Fin mois elle n e ſe trouv dars auc. un anc! en auto eur, dan ; mom 1 | ln Cu piſs n _ aucun 5 teur ou 6 02799 y 65 79 * E U 18 gien op Ort - a wil FU TY UA * 1 E . . 5 2 } A NN | * . 4 rv. . 7 N 7 4» ' s 4 85 3 ahn; fond. ſec r Giil a Cie garde 11 8 dans tOute ka * 1 — terre bubitahle, e ecptè en E- LOL Ws JUIQUaY Leis 0 les livres juifs commenes erent à Etre Come 85 dans . Ale Kari ar 105 orſau'ls 10 Fre! Hit. tr. wit 88 i en FRY 8 2 Gy 5. * a ? 3 55 : no 9 „ 1 ye. 3 7 * 13 1 * 7715 a > Un des Ffolo 411 3 Lnco uren, - "TE f ) 4 we C6277 55 S * 232 4.7 FE U * * 11 GE Pl US Ic's Air 85 de Terui: 1:4} em Fur ont ſi cn col. 1 5 8 Cm contre ccux CAlecandrie, ſeur front tant de rere. * 35. ” 4 2 8 1 * ua! i 11 i { | = FI ,v TP 1 Serin zer * 0 N95 '\ DEE CSRE 4a **7 7 11 9 WP; 00 S $« » Gi — & eee r 1 11 4 C2 19111 5 MY 411 Mun [Is & N tapt parte, rant e ecrit & Adam, Oc fa fem- " 8 I — 2 icur dirent tone d'injures & cricrent ſi haut au Sei- ENCUT . que les Juifs Alexandrins cacherent leur tra- auction autant qu'is de purent. Elle- fut ſi ſecrette au'aucun. autcur Grec ou Roinain 'n PATE F qu au tems de Temporutr Aurelicn.. Or Thiſtor'en Fofephe avoue dans la reponſe 1 *þ- Pon, que Is tits Ta aint cu longtems aucun com me c ο avcc les autres na ations. N 015 Tiebitons Cure } 25 2272 3 klo an de la mer; Neur. ne ¹ 45 He 7s point au COmTicc7 ce; NOUS ne Of NRUNIQUINS pot a4 les autres e PIES 1 6 1 ſujet de SENT que notre nal ien lia witant fi loin de la mer, & . ant W en 0 ire, air ed 1 peu conmue? 92; On demend era ic 4 comme” 7 hope pon ait dit 1 que fa nation a aflectait de ne rien Cerire lor quel E „ vant vingt- dee livres canon! ques, ſans compter T argu d Onde lbs. Mais il faut conſiderer que VINCE deux volumes tres - petits Ctaient fort peu de choſe en comparaiſe . de la mul rode. des lin res conf{erves dans 14 biotiorh 2que 0 "A ex and. ez dont la MOI, fut 5 12 — | JAP . = ö Es F Pr. ace CS 1 |, Ir! — de 7 ar. SY "rb C4 e tant que les Jt 115 avaient res peu GC ft; es PEU Ugo QU 115 Ctai⸗ ent Procon dement. ignorans cen 5 aftronemic, en geometrie, en gGographic, en phyſi - ſique; qu i ne ſav aient rien de Phiſtoire des autres Feuples, & © qu'ils ne Commencerent enfin a Sinftrui- (160 [cs Ins eent tres cannus des Perfis „ puitqu'ils furent a; ber rie s dens E. ur CIApIres. 4483. gyptiens, put: tau? 115 firevt TOLL le cuntdset ge GAINING ues Roms. puis! 'S avajent des frha- SIT 15 Romer mils: Gant au, wilieu des nations . iis en furent lſours (e PTC par leur inſtitution. Ils ne- m angenicn c 2 uwe EY Sk #4 ers N 10 A Inn 1240! que err deurs lietes J tres 1 ot! rd, „ _ 2 9 — oO „ ©. ©” . r 1 +> VF. . 75 . — *4 43 : : - - a | = bf : : 3.35 . * 11 1 . Li © . p oF Pap : „ 1 9 * . 101 14. £ ex. 1 s v2 y © +, ta 1 1 1 A o '* . £3 : TY 1 1 . x F ; g | ; I * +1 i 1 5 0 u g : : „ 386 A 2 a. re que dans Alexandrie. Leur langue était un mé- lange barbare d ancien Phenicien, & de Caldcen cor- rompu. Elle etait fi pauvre qu'il leur manquait plu- ſieurs modes dans la . de leurs verbes. pe plus, MO > communiquant à aucun Etrang ger leurs livres ni leurs titres, perſonne ſur la terre, except ceux, ravait jamais entendu parler ni d. Adam, 7 d' Eve, ni d'Abzl, ni de Cain, ni de Nog. Le ſeul - Abraham fut connu des N orieutaux dans h tute des tems. „ 5 Tels four les ſecrets de Ia Provides que le pere 5 : & la mere du genre - - bumain furent toujours entic- rement Ignorcs du genre- - bumain , au point que les noms d Adam & d'Eve ne ſe trouvent dans aucun an- ciäen auteur, ni de la Grece ni de Rome, ni de la Perſe, ni de la Syrie, ni chez les Arabes memes juſ- | ques vers le tems de Maboret. Dixu daigna permet tre que les titres de la grande famille du monde ne fuſſent conſerves que chez la plus petite & la plus . malheureuſe partie de la famille. - ” Comment ſe peut-il bine qu” Adam & Eve aient t 6t6 | 15 inconnus à tous leurs enfans ? Comment ne ſe trouva- til ni en Egypte, ni a Babilone aucune trace,.. au- cune tradition de nos premiers .peres? Pourquoi ni Orphie, ni Linus, ni Tamiris nen parlerent: ils point? Car s'ils en avaient dit un mot, ce mot aurait ete relevẽ ſans-doute par Heſiod?, & ſurtout par Honere , — qui parlent de tout, except des auteurs de la race = | humaine. e AD A . — 35 Clement d' lexandrie qui rapporte tant de tèmoi- dgnages de Vantiquite , n'aurait pas manque de citer un paſſage dans Jequel il aurait ëtè fait mention dA. 71 Cam: & CET, 3 et En ebe, d ans fon niſtorre umtverſelle 4 2 recherche juſqu'aux tC noizngos les plus ſuſpects; il aurait bien . 8. uit valoir e moind:e trait, le moindre rapport en fa 3 cur de nos ue emiers Parens. _” 1 eſt donc averé qu'ils furent roujo ars cniierement ignorcs des nations. : On trouve a la verite cher les bracmanes ; - dang le livre intirule PEzourveidam „le nom d' Adima & celui de Procriti fa femme. Si Adimo reſemble un peu ” a notre Atom, les ind: ens repondent : 3 Nous ſonm- : ** mcs un gr and peuple etabli vers le Gange pluſicus 2 fiecks avant que la horde Hebrarque ſe ſur por- — "rec vers le Jourdain. Les Egyptiens, les Perſans, : 55 Is Arabes vcnaient chercher dans notre pays 1 ſugeiſe & les eyiceries , quand les Juifs craicnt | 2 inco: mus au reſte des hommes: Nous ne pouvons e Aver pris notre Adimo de leur Adam. Notre Pro- _ „ criti ne reſſemble point du tout a Eve, & Cail- | : 3 leurs {eur hiſtoĩre eſt entierement differente. 55 De plus le Pins ont PE: ourveidam et je 75 commentaire, paſſe chez nous pour etre d'une 1 0 antiquitè plus reculce que celle des livres juiſs; = „ ce F:idam eſt encor une nouvelle Joi donnce aux 5 bracmancs quinze cents ans apres leur premiere n Joi appellec Walt ou e * — _—— — ——U—U— ́ 22 I : s 7 A. 3 ” - , . fa Lo Mw. 4 o ” 8 — — — cy, * 4CATY aca 1 a. er D 2 3 — — * —— — * * y — . * : [1 9 , ' [i N 7 4 . | : iT U * 1 4 f \ q 1 1 * 4 I. i128 41 be 0 £ \ e in b : - * : x : 1.5 ©E . 1 = — % 4 1 : ! 4 ©4 ty & © +. | J + * 2. x IF : „ "+ 7 5-8 _ N. 1 . of . = I 1 N 5 1 Y : * 1 , bl 4 : Ly " 4 . * x , 4 4 . þ © 4 4 : \ : V+ i : - , of FY 2. = 1 EE 4 8; : T: 2? i ay. 7 . 18 be] FE : - * 44 : : 1 - : ' * 4 4! 1 — 4 T 1 y = . 4 5 4 * * 1 4 e 1 : 9 " : 4 17 x = F - 19 — : g | : 9 7 — 4 2 Res 'X <2 ? ä * „ Er at 0 1 — 4 : 1.3 1 f N - En . &< * 15 14 1 1 . | 2 11 14 i 1 9 0 ms | 128 1 1 » 2 : ac 4.7 + 7 * A = pI OO IE. I ISS 8 C — C60 N 1 Rt Telles ſont a-peu-pres les rèponſes que lea brame « aujourdhui ont ſouvent ſaites aux aumoniers des ; varieaus marchands „de faver des jeſuites Portuga)s, 5 e Phenicien Sanchoniaton, qui vivait cer tainement avant le tems o nous plagons Ai (17), & qui eſt cité par Fiſebe comme un auteur autentique , dontie dix generations à la race humaine comme fait Moiſe Juſqu'au tems de Nos; & 1] ne parle dans cs dis generations ni d' Adam, ni d. Eve, Tn JAucan de k Jeurs deſcendans , ni ac. Not meme. - Voiei: 105 noms des premiere hommes, Givint 1a 5 Trac luction gre ecq! 10 faite par Plitin d e Biblos. 15 Fam, Genos, Plox, Z: Hun, L, Halter, , Chrifor , Fear at tes, grout de, Ami ee Ce ſont- * les du «Pt emmiere + nerations. e | | ES | * | Vous ne v»oyez le nom de Ne, ni d lane dans SY | cune des antiques dynaſties d Egypte; ils crow. vent point chez les Saen. en un 1. ot lar terre en. . tiere a garde {ur « . 25 111 112 luce. | 1 faut av oucr qu une telle raticence et cans ex em | 5 Br Tous les peuples ſe ſont attribues des origines : imaginaires; & aucun na touches ah veritable. On (17) ce qui fait 3 \ pluſie The 1 que 3 ft IR - Wncrieur au tems on Pon place %%, c'eſt qu'il wen parle POINT e -rivair dans Berithe, Cette ville Gait voiſine du pays on les | Juits 5 Eta :blircnt. $1 Sauchoniatou avait 616 pe Urieur Ou contem - 5 Forum, il wanrair pas Omis les progiges Epouvantables dont /? montia i Egypte; ; i] aurait ſurement fait mention du peuple Juif qui mettait 85 parrie 2 feu & à ſang. Fuſede, Jule Africain, 57. . LT BATH, les peres Greco & Syriaques auraiem Cite un outeur Fe ere gi ui rendait 1cmoiz anne au le anden, r ee Euſebe ſur- „rau gut re tat 4" anne 08 (OTBITE EC Kant ts & qui ena 15 WML cles 3 1 ait rraduit tout ce qui eu Tecarde: WG Get AD 0:2 E n. e WY ne peut comprendre comment Je pere de toutes les nations a été ignore ſi longtems; ſon nom devait avoir voleè de bouche en bouche d'un bout du monde à Tau- tre, ſelon le cours naturcl des choſes humaines. | Hamilions NOUS ſous les decrets 4 la Provi idence qui a p. mis cet vabti ſi etonunt. Tout a Ct6 mys- térie ux & cache dans Ja nation conduite par Du mo- me qui a prepare la voie ww chriſtianiſine, & qui a | ere Polivier ſauvage tur lequel eſt ente Polivi ier franc. | Les noms des auteurs du genre - humain, 1,7nNOreS da | | 88 nre- huinamn, ſort au rang des plus g grands myſteres. : Se e 0 8 E R. Du moins les Grecs & les Romains 1 ne + roinherenc | _ point dans cette prophanarion extravagante. Horace 0 dit point qu vg adore Lalagé. Tibulle n 'adorc point 5 5 * Ce 1 ter me meme by adoration n elt! 1545 dans Ps. i 3 choſe pear excuſl n tre indecence, : eſt que dans nos Opera & & dans ros | chanſons 11 elt eee Wo El- ce pas un grand defaut dans quelques "BY | gues modernes, qu'on ſe ſerve du 1 meme mot envers Ttre ſupreme & une fille 2 On ſort quelquefo's d'un ſermon Ou le predicateur na parle que d'adorer Dig en eſprit & en verirs. De 14 on court à Popera ob i] | n eſt queition que du charmant objet que j "adore , & des | nimables f traits dont ce her Js aclore les attraltg. 8 25 * * * —. . ” Wh bs : - * — = . ” 4 = 5 as -- ud - —— - 4 _ W — ” N 0 5 « — = be e 3 a % "%. + Sad, IE 77 2 2 % e was ——_— — 0 . n * "—_ p —_ on , — a n — - - £ — - 2 2 1 = A 4 * * — — = , -- A — — > - 1 q MF ad oy * — 3 + N. — — . 8 * RI — 8 : N - - — IT P bs : ——— * _ : gs . - * — — 2 7 * . 2 — A * - . 6 4 . — ——— — 0 k & > l wy — 5 — — : — . hw a a — 5 . +2 1 ts 2 8 — — — q _ — . ® — o — — — . "_ - — . - — = - — — _ 4.4 — K 8 a Pay . , by 2 = \ _ ; 2 — : = - IS —— & - by = > A wy 38 — - > a — — = as =" Þ 1 — — — - % + 8 LI — 4 = | — 2 ; © © 2 — ”; — — — * * 1 y J _ "; = 5 1 = y 1 — C — 4 T ey : = 2 * - L - = 4 — — ne ” * | . | ; | 1 . 1 42 - _ © . 3 2 1 , 212 * . — : ; —— — 2 - N — * — 9 = * = = * * . — ” - : - — . » "RH 2 coat 2 2 5 0 — - 4 — 1 5 22. — * "7 8 . - - * o - = 5 mg q 2 — 2 1 — ' Ear, Ea Cay a "CI = — — * * ” - RT - 4 : : . \ . — 32 9 2 K 2 — _ — ac” ” q * a : - BR. N > wo _— — 4 . 1 e p 7 * Iz * * — * * 1 I — ” 7 _ * * — * * - as 4 = — cw. — ory ” 5 . * — 9 — D +. n v 2 - N a . p —_— - k II” ee — — * — ; 62. ADORE x. four ent parte des Dieux de la fable. Les pot? ont dit que leurs Philis éètaient plus adorables que ces ſaufles divinitss, & perſonne ne pouvait les en blä— mer. Pcu-a-peu on $'e!t accoutume à cette expres- ſion, au point qu'on a traitè de m&me le Dꝛru de tout Vunivers & une chanteuſe de Tope ra dae ſins : qu'on s "appergut UC cc ridicule. | Deœtourgions- en les yeux, & ne les arrctons que ſur Timportance de notre ſujet. n ny a point de nation eb qui ric rende un - culte public d'adoration à Dmu. II eſt vrai qu on ne force perſonne ni en Aſie, ni en Afrique Caller a la moſquce, ou au temple du lieu; on y va de ſon bon gre. Cette affluence aurait pu mème ſervir a reunir les eſprits des hommes, & à les rendre plus doux dans la ſocicte. Cependant on les a vus quelqueſois s'acharner les uns contre les autres dans Paſy!e mé- me conſacrè a la paix. Les zeélès inondercnt de ſang : le temple de Jeruſalem , dans lequel ils &gorgerent p leurs freres. Nous a avons quelquefois ſouille nos 168 bs. . ſes de Carnage. | ; A Tarticle de 1 Chine on verra que rempereur ell 5 ; le premier pontife, & combien le culte eſt auguſte & ſimple. Ailleurs il eſt ſimple ſans avoir rien de ma- jeſtueux; comme chez les reformes de notre Europe, TT: & dans | Amerique Anglaiſe. | . Dans dautres pays il faut 4 ni = flambeaux 4 8 cire qu'on avait en abomination dans les premiers tems. Un couyent de religicuſes, , a Looks on wanne aic "A D "I 63 retrancher les cicrges, erierait que Ja lamiere de Ia foi eſt ereinte CC que le monde va finir. Leeliſe Anglicane tient le milieu entre les pom peuſcs CEremonies romaines . la ſechereſſe des mY viniſtes. | Les VI Ia danſe & les ae &t; | ceremonies eſſentielles aux feres ſacrecs de | rient. Quiconque a lu, fait que les anci | Grecs ſans des chants & des danſes. Les Hebroux prirent cette coutume de leurs voiſins; aces ehan- : tait & danſuit devant Tar che. 5 Kk. Matthieu parle d'un cantique chants par ir Ir 1 5 25 Cnr meme & par les ap6tres apres leur paque (18). 5 Ce cantique qui eſt parvenu juſqu nous, neſt pont mis dans le canon des livres ſacres; mais on en re- trouve les fragmens dans la 2375 lettre de St. Au- 5 guſtin a Teveque Ceretius. « + » » St. Auguſtin ne dit + pas que cette hymne ne fut point chantèe; il nen reprouve pas les paroles: il ne condamne les priſ- dillianiſtes qui admettaient cette hymne dans leur & vangile, que ſur [interpretation erronce qu'ils en don- 55 naient, & qu' il trouve impie. Voici le cantique tel qu on le trouve par N dans Auguſtin meme. 1 | Je yeux t Aae, K je veux Ure dals. N Je veux ſauver, & je veux etre ſauv 4. . le veux engendrer, & je veux Ctre engendre. : J. veux chanter; $ dauſcæ tous de foie. | 0 150 2 diets, St. Matt. ts 26. vs. EY | zient des ut O- 1 s Egyp- tions faiſaient le tour de leurs temples en chantant & en danſant. Point d inſtitution ſacerdotale chez les 8 - , > l 14 i 7 "7 v 4 4 : „ 1 l * Nt 49 £ " ! th 2. i +. 3 . 1 . 2 A. p 3.17 1 . "4 : T 4.3 * +. 7 © p * 79 17 8 a” 5 f bye 1 þ . 4 - N, 4 1 g 4; T 4 | 2 . 4.4 "# . . \ | : * 1 $ "14 : ; i4 p 43 8 : 17 1 * 3 Fl a 8 — 8 9 . if 71 7 . : . vn l x ot + . . . p 4 by * 4 þ 3. 7 f 4} a : ao x! : © .F 4 1 > 3% N . © v4 : ['Y © : o 1 * j . 1 0 'Þ i , 1 4 7 2 * * 1 8 ; 0 N 7 ( " ; ; : q g % 1} 1 7 : * ' ; 4 4 = , * ki 3 11 4 | 4 [4 * 5M 14 8 1 I 1 : | — ö 4 4 | 4+: #4 . 4 \ i A : - 4 bl . {> 3 : / bp | | * * 4 4 V 1 2 1 I : * | . L ..- + 8 : : 3 A s F "27 b " 5 - +44 © 4 1H 1 y : - + . 4 95 43 . - vet ö Path v4 , * 12 : * "4 H 74 1 - Fu 7 4 {4 þ b 14 f 1 : : * „ 17 PE '1 ih; : KN F 0 * p 5 , b *Þ 4 ww 26 ö * {4 T by Ba — 11 ; > 9. ;, Y 1 i 9 14 2 * 1 ; a | : L f - , 4 1 . 6 1 4 4 FT . Fa > 8 4 W 0 1 ; * '4- 7 . 30 1 by l " 19 1 — : rf ; i | 2 9 ; n B-*" WW 5 : . 2 2 319 © 1 . d : l 11 7 +47 ö 6 , 4 þ 1 : $31 4 * 8 T7 : 4 : : <3 » \ RT l k oY : g 2 75 + 7 . 4 5 48 EY wy | $5 T 5 , in 5 . 1 1 . * A - A 2 13 1 . a "FF. Y , 4 f * 12 , 4% 1 a \ - \ ; N 3 = »— 4 n * — ——— 2 * * * - — — 8 23 5 — — * _ - - - 2 — * m _ 2 FP = — — — — CR — — - the . — 04 JFF Je veus x wlour er; ſrappe7- vous tous de doufeur. je veux orner, & je venx etre orne Je ſuis la la: pe Pour VOUS GUI me vogez. Je ſuis Ja porte pour Vous qui y trappez. Vous ou Voyc 2 ce que je ais, ne dites putt ce que je fal? | Jai; june 700 ir ceia dans CS G CIUES g & 1 n al pollit Aut U ELE JUUS. _ ATas e qiſpute qui fo ſo ( * oVEc: au ger de oo cantique, il cit. certuin que le chan Ctait ein- N 5 EIO YC dans toutes les cer mol CS reli, gieuſcs. Aa ho- met avait trouve ce culte etabli chez les Arabes; il Toeſt dans les Indes. II ne paraft pas qu'il ſoit en uſa- ge chez les lettres de la Chinc. I. cs ceremonies ont partout quelque Tits: 2blance & quciq 1 difference; mais on adore Di par toute la terre. Malbeur ſars C4! te a cœux qui ne radorent pas C9 m. ne nus „ 2 qui ſont dans Verrour ſoit par le dog: „ ſoir pou * : les rites; ils font aſſis a, Hombre de la 1 mais Plus leur mallcar oft ; grand, 2 oy Laut ics Plaindre & les 88 ſu por (CT. Ceſt meme une grande conſolation po ur nous que tous les mahometans , les Indiens, les Chinois, les Tartar es adorent un Diru unique; en cela ils ſont nos freres. Leur fatale ignorance de nos myſteres facres ne peut que nt ous inſpirer une t tendre compas- fon pour nos freres qui s'egarent. Loin de nous tout _ efprit de perſecution qui ne ſervlrait qui 1 les rendro : irr6concitiables, Un Pi unique etant adore 0 ur toute Tat terre con- nue, faut- il que ceux qui le reconnaiſient pour leur pore, lui donnent t toujours le ſpectaclo de ies cnfuns Qui = V.,; ( "04. ti9 Sem _ 8 8 Voi 14 div inite romaine. qui on a priſe pendant tant de ſiecles pour Simon le magicien. St. Cyrille de | Jeruſalem n'en dontait pas; & St. Auguſtin dans ſon premier livre des heréſien dit, que Simon le magicien, lui-mème ſe fit clevi cr cette ſtatue avec celle de ſon -"_ par ordre de Temperur & du ſenar. - Cette etrange fable dont la fouſſers, erait iN aiſc: 3 ” reconnaitre, fut continuclement lice avec cette autre fable, que St. Pierre & ce Simon avaient tous deux comparu devant Neon; quiils $'6taient defics à qui reſſuſciterait le plus promptement un mort ay o- che parent de Neron meme, & à qui Seleverait le | plus haut dans les airs; que Simon ſe fit cnlever par os diables Gans un | chariot de feu; que St. Pier re & St. Paul le firent tomber des airs par leurs prieres, qu'il ſc caſſa les jambes, qu'il en mourut, & que Ne- ron irritè ſit mourir St. Paul & St. Pierre. Abi! , Afarcel 5 Hegehie, o ont rapport cc conte avec des détails un peu differens. Arnobe, St. Cy- ville de Jeruſalem, Sc dere Sulvice, Plilaftre . F. Epi- plane, Iſid gre de Damiette, Maxime de Turin, plu- ſieurs autres auteurs ont donnè cours ſueceſſivement à cette erreur. Elle a été gencratement adoptèee, juſqu ce qu'enſin on ait retrouve dans Rome ſtatue de S ſaucus deus fidius, & que le ſavch pere Mabillon ait deterre un de ces anciens monu- b mens avec cette inſcription, Semoni e dec fidio. 5 e a eſt certain qu: il © y cut un "Sam que ks Juiſs erurent magicien, comme il eſt certain qu'il Ja eu un Appollonios de T hyane. Il eſt vrai enco- . que ce Simon ne dars Ie petit pays de Samarie, ramaſla quelqucs gueux auxque's 11 perſuada qui Etait envoyc de Dir, & la vertu de Diru meme. = un batiſait ainſi © que les apotrcs batiſalent, & il ele. . valt autel contre autel. 1 es ; Juifs de Samarie toujours ennemis des Jails de: Jeruſalem, oſerent oppoſer ce Simon 2 JEWUs- Cusisr, 5 reconnu par les apdtres, par les diſciples qui tous Etaient de la tribu de Benjamin ou de ccile de Fuda. ; II batiſait comme eux; mais il ajoutait le feu au ba- teme deau, & ſe diſait predit par St. Jean. Batiſte : felon ces s paroles k celui q doit denir apr * moi i eſt E2 — 42. cot, py Pr — | * — * — 5 - — 22 x — 1 : - 1 ' 7 N. * — 1 7» i» 6 = 1 * 2 0 * 5 1 vs, . * » & | 2 ; i} 14 7 . + 44 | : 7x * 38 4 ig} 1 q | : g 74 g 1 1 - ITY 3 } : l : 1 * 17 FF 7 b 1 4 4 J I. ST. : : 4 . iz * 4 # Fi 8. 5 / 3k 3 * 114 4 - 1 : T — 8 1 4 1 0 I 4 +... 4 . 1.84 * : : 1 1 4 ks 1s . « . . ; . * : x N 1 1 : : 77 * 48% « 7 * «6 l — * = - I * 1 4 1 11 oF Fi, : Wu 3+ 1 77 — 158 8 et ; a : : X 7 a p : ” ny 24 49 + + 1 a | i 9 ou | x 11 == + : * n of 4 8 1. 6 x: 3.0) „ "2+ 1 a * * * 4 — 5 11 3 Wn - is 1 1 *4 1 1 1 3 1 . : . 14> ll . +45 : .. 4 þ 1 : 3 - - 1 * * „ "2 1 124 R 1 . 14. ö = 1 4 F of : , JE n . * fg +4", &: © : n 7 * of : : L " = 4 C 17 i © i. I? : | $3 6 #4 4 i, = e + "$20 L : FX x = C 4 11 "Bs 4 #3 £ l 4 {48 * F o . T3 48 - © þ 1 37" X : p 4 14 * : 77 * 1 | "45 / 15 1 int q $% : [4 L - I Mi * 1 4 ..5>4 . 71 1 7 * 1 11 "TL | ; * . Ay „ 2 * ; . 160 1 1 To +5 IP .* "$4 | 7% - 1-4 * &1] 1 474 <4 «<0 — — — 2 — 3 68 A D U I 7 * R F. plus pull ant que moi, il vous batiſera dans le St. E WO & dans le feu. (19) Simon allumait par deſſus le bain baptiſmal u une flamme légere avec du naphte du lac Aſphaltide. Son parti fut aſſez grand; mais il eſt fort douteux que ſes diſciples Taient adore. Sl. R eſt le ſeul qui : W Croic. Mecnandre be Aifait comme Sion, envoys de Dm & ſauveur des hommes. Tous les faux meſſics, & ſurtout Barcochebas , prenaient le titre denv oye de Diru; mais Barcochcbas lui- meme nexigea point da- doration. : On ne diviniſe gueres Ics hommes de leur : vivant, à moins que ces hommes ne ſoicnt des Als- randres ou des « 2MmPcreurs Romairs qui l'ordonnent _ expreſſement à des eſclavcs. Encor niet c pus une adoration propre nent dite; cet. une VCneration ec traordinaire, une apothcoſe ant! cip62 Y une fla: toric. | _ auſſi ridicule que celles qui ſont prodigud. SQ Olta- 5 ve par Vi irgile & Par Horace. ADULT TERRE | Noun ne 3 point cette expr effi on aux Grecs. e Ils appellaient radultere moi ceia dont les Latins ont 5 fait leur mechus, que nous n'avons point franciſc. Nous ne le devons ni a la langue e ni a The- OE Marth, ch. 3s 0. 1. N | ADE r 46 59 brarque, jarg gon du ſyriaque, qui nommalt Tadultere Uh. Adultere ſigniijait en latin, al:crat.on, adulté- ration , une choſe miſe pour une autre, un crime de faux, RT : 15 raulſſes cleſs, faux contra, Jarx Veing; adulter atio. 5 De-la celui quii ſe met dans Ic lit d'un autre fut nom me adulter, comme un faulle clef qui . dans | I ferrure ꝙautrui. 223 Ceſt ainſi qu' ils. nommerent par ent: phraſe corcir, coucou, le pauvre mari che qui un Granger venait pon. dre. (20) Pine le natural iſte dit, coccix 0V4 ſubdit | L in ids aliens; ita plerique alienas uxores faciunt ma · tres le coucou depoſe ſos ufs dans le nid des autres oiſcaux; air ſi Force Romains rendent meres ks femmcs de leurs a amis. La comparaiſun n'eſt pas trop juſte. Cocctæ ſigniſiant un coucou, nous en avons = ny cocu. Que de choſes on doit aux Rom ir 8! mais Comme ON altere ic ſins de tous les mots! le cocu, ſulvant 1a. bonne grammaire, devrait ce le galant; 4 : & c elt le mari. vous * la chanfon de Scaron ( 20). 1 Juclques aoctes ont ee que c ot aux Gioes : 7 7 que nous fo: Ames redevables de Pe nbleme des cor- 12S; & quis deſignaient par le titre de bouc , ar, | Vepoux dune fe mme lifeive comme une chev re. (22 5 12855 . 10. . 9. (21). Touz les jours une : chaiſe Nie cone un Leu, | Pour porter a Taile | * otre chien de. cu 5 A moi une cocu. G23) voz oz ; Particle laue. | 5 _ = „ . 4 a = 4 "4 4 & rods Tag — . 2 * —_ — \ 1 FY - 2 - go — my as <0 8 4 r. — 0 = 4 * ” - — Rac ——— © 6 fs . — * - 1 1 A 6-0 4 7/642 En effet ils appallaient-fils de c hevre des bitards que notre canaille appelle fils de putain, Mais ce ux qui veulent Sinſtruire a foncs doivent favoir que nos cor- nes viennent des cornettes des dames. Un mari qui ſe laiſſait tromper & gouverner par, ſon inſulcu:e femme, était repute porteur de cornes, cornu, cor-· nard, par les bons bourgeois. C'eſt par cette Talon = | que cocu, cornard, & /ot , Ctaient ſynonimes. Dars . unc de nos N on trouve CC vers. Elle? elle 1 en Fora qu't un | for, Je vous aſſure. Cela veut t dire elle n n en fora qu'un COCu. Ex d: 12 YEcole des frames, | Tpouſer une forte oft pour were point for. | Bautru qui avait beaucoup teſprit diſait, les Bay WEE, trus ; fone cocus, mals its ne iont c pes 5 des ſors. I's bonne” compagnie ve ſe ſert : plus 3 tous ces 5 vilzairs termes, & ne prononce meme jamais le mot cadultere. On ne dit point, Naim la ducheſſe eſt en adultere avec monſicur le chevalier. Madame la marquiſe a un mauva's commerce ay ec monſicur rab- | be. On dit, Monſieur Pabbe eſt cette ſemaine la- mant de madame la marquiſe. Quand les damcs par-. lent a lems amics de leurs adultercs, elles diſent, j'avoue que Jai du gout Jour. lui. Elles avouaient 5 autrefois qu'elles ſentaient quelque eſtime; mais de- puis qu'une bourgeoiſe Saccuſa a ſon confeſſeur d'a- voir de Veſtime pour un conſciller, & que le confeſ. feur lui dit, Madame, combien & fais vous a-t-it — — — 2 — ———— oats eſtimee? les dames de qualite n'ont plus eſtimè Per. zonne, & ne vont plus gueres a contelle. % 4 F-8 -:$ 21 Un des grands doſagre mens & radultere, cet que la dame fe moque quelquefois de ſon muri avec ſon amant; le mari « den doute: & on n' ime point a ètre 10urns en ridicule. Il eſt arrive dans 1a bourgeoiſie que ſouvent la ſemme a vole. ſon mari pour donner à ſon amant; les querelles de menage ſont poufſces 4 des exces cr ues: elles ſont heur euſement peu con- nues dans la bonne co. LUPagnie. 1 pl. 8 grand tort, le plus grand mal eſt de don- : ner à un homme des ks qui ne ſont pas à lui, & de le charg er d'un fardean qu il ne doit pas porter. On 2 vu par- a des s races de heros enticrement aba- tardies, Les femmes des Aſtolp! Ws & des Focondes , < par un goùt deprave, Far 1A faibleſſe du moment ont fait des cnfans avec un nain contrefuit, avec un pe- dit valet ſans coafur & ſans eſprit, Les corps & les 5 ames s'en ſont reſſenties. De petits ſinges ont cte ; ics heritiers des plus gr ande noms dans quelques pays de IEurope. Ils ont dans leur premiere falle les Portraits de leurs prerendus arcux, hauts de. ſix 8 pieds, beaux, bien faits, armes d'un eſtramagon que la race Eaujourd! zui pourait à peine ſoulever. Un N important eſt poſſede par un homme qui N Q nul droit, & dont le cœur, 'h tte & le bras men . peuvent fouren: le f kaix. 5 oY 1 a 1 * y | 2-quelozes prov inces en Europe ou Jes ges font volont ters : amour, & dev ICNNCN* «nf aire des EPOU- 1's Allez fages. . Ceſt tout le contraire en F rance; — 5 4 Q — — — 2 , * * = — 0 = — — — 1 - ; ” :—4% * 9 — * r — . 4 © TEAS - I — IF — — - 12 I 3 nw. * — — 5 - * — 2. — ng 4 > *. . — * 4 * f 4 l - - ** - — 5 — ; - - „ — —— A N= 2 = - — * 72 CANS e e ee on cnferme les filles dans des couvens , Ol juſqu'a prœ- ſent on leur a donné une education ridicule. Leurs meres, pour les conſoler, leur font eſpcrer qu'elles ſeront libres quand elles ſeront marices. A peine ont: elles vecu un an avec leur Cpoux, qu'on 5 empreſſe de ſavoir tout le ſecret de leurs appas. Une jeune femme ne vit, ne ſoupe, ne ſe Promen2, ne va aux ſpectacles qu avec Ges femmes qui ont chacune leur affaire 76g ec; fi elle n'a point fon amant comme les autres, elle ct ce qu'on Appelle depareil! ez che en eſt hon reuſe, elle noſe ſe montrer. e : Les Orien taux SY prennent au ee ee = On leur amene des tilles qu'on Icur 5 ur 11 foi d'un Circaſſien. On bs 6poute, & on les entermo par precaution, comme nous enfermons nos flies. Point de plaifercor ics dans ces pays-la ſur les dames & ſar les maris; point de chanſons; rien qui rellen ie a nos ſrdids quolibets de cornes & de co- Cüage. Nous plaignons les grandes dames de Tur e ee, de Perſe, des Inde 5; mais elle font cent fois | plus heurcuſes dans Jeurs © 4c errails que nos fi: les dens 5 Jeurs COU ens. 5 11 arrive e quel quefors chez nous. qu'un mari me- 1 content, ne voulant point faire un proces eriminel a JI femme pour cauſe d'adultere (ce qui ferait erier a In barbaric 3 contente de ſe faire e de Corps & de biens. 5 15 Ck ici Ie leu Vinſirer &j pr6c: 'S fon memoire 5 compoſe par un hon nete homme qui ſe trouve dans derte ſituation; voici ics Phintes, ſont. elles juſtes * — garantit pucelles GUF 73 PIE 101RE b Un MAI 5 TRAT, _eEcrit vers Van 1764. Un principal magiſtrat d'une ville de France, a le malheur dus or une femme qui a ctè debauchee par un pretre avant ſon mariage, & qui depuis Seit cou- verte d'opprobrcs par des ſeandalc cs publics: il a eu Ta moderation de IQ ſepar cr d'elle furs CClat. Cet hom- me age de quar: ante uns, vigoureus & d' une figure . agreable, a beſoin d'une femme; il eſt trop ſcrupu- 5 ſeux pour chercher à ſeduire P'epouſe d'un autre, i] craint meme le commerce d'une fille, ou d'une VCu-. ve qui lui ſervirait de Concu®: ne. Dans cet &tar in- quiëtant & douloureux, voici le procis des s plaintes 8 "of 11 alrefle a foa elſe. "Mon: Spouſe” eſt eee & cieſt moi ron 8 punit. Une autre femme eſt neceſſaire 21a conſola- tion de ma vic, à ma vertu meme; & la ſecte dont : je ſuls me le refuſe; Y elle me defend de me marier avec une fille honnete. Les loi © civ iles d aujour- qhui, malheureuſement fondces ſur le droit canon, me privent des droits de Phumanits. Lgliſe me re- quit à chercher ou des plaiſirs qu'elle reprouve, ou dcs d&dommagemens hontcux qu Cle condamne; elle vcut me for cer detre criminci. ou * jette les s yeux fur tous les: peuples « de in terre, ; . n'y en a pas un ſeul, Ercept le peuple ca hol = que romain, chez qui ie Svarce & un nous cau Las- 11a age ne ſoĩent de droit naturel. 5 Es ſos > Ic <=. — . — 2 Ro — ——— 5 _ —_— * N »- 1 — — H . — o —_ = * 13 * — * = — 4 . . J * — l 1 - * 2 * 83 8834 42 a . 1 ; "pip my” a — : hag 1 * - —— _ - — — — tw — * y 72 : 4 1 „ 5 * a — 4 , —_— +> 6 — * 75 4 * * 4 a "our . n "i 2 c 1 - wn a. SES. — Nay — - Y e. E T * - . . * — * * 8 2 J 1 * 3 — : a * — , — 7 eas Is - 4 ” 1 74 x A D 4 L. T E * E. Quel renver ſement de Vordre a done fait chez les catholiqucs une vertu de ſouffrir Fadultere & un de- voir de manquer de ſemme 7 on a CE indignc- ment outrag E par la ſienne 0 Pourquoi un lien pourri eft- il indifoluble malgre 12 grande loi adoptèe par le code quidquid ligatur diſilubile ſt? On me permet In fe paration de corps & de bicrs, & on ne me permet pes le divorce. La Joi peut m'oter ma femme, & elle me laiſſe un nom qu'on appelle ſacrement ? je ne jouis plus du maria- ge, & je ſuis marié. Quelle contradiction! quel es- 85 clavage! & ſous "_ lolz avors - - NOUS _— la fy naiſance !/ Ns Ce qui ef 89 . cirange, _ C'eſt que cette loi de mon Ccglijfe elt directement contraire aux paroles que cette eègliſe elle- meme croit avoir 66 pronon- cCeœ⸗s pa rIrsbs-CHRISr: (25) Quiconque a renvoyẽ ſa fem. me 0 excepte pour adultere) Perch Cal en pred une autre. : je wexamine point fi les pontifes de Rome on ere cn droit de violer a leur plaifir la loi de celui qu 118 regardent comme leur maitre, ſi lors qu un Etat a beſoin d'un heritier, il elt permis de repudicr celle qui ne peut en donner. Je ne recherche point i une femme turbulente attaquèe de demence, ou | | homicide, O eee ne doit pas etre re- | pudice auſſi - bien qu'une aqultere; ze: m' en tiens au triſie tat qui me concerne, Du me permet de "me: Temarier , & Vevequec de Rome ne me le Per- met bee! OO | | | " — a „ A D „ R E. 5 77 Le divorce a été en uſüge che les catholiques ſous tous Ics empereurs; il Va &tc Gat;s tous les E- tats dC membres de empire Romain. Les rois de France, qu'on appclle de la premiere race, ont pres- que tous re Hudie leurs femmes pour en prendre de nouvelles. Enfin il vint un Gregoire IX ennemi des empercuis & des rois, qui par un decret fit du ma— riage un joug inſecouable; ſa décretale devint la loi de Europe. Quand les rois voulurent repudicr une ſemme adulterc ſclon la 101 de J $VU5-CuRIST, ils ne purent en venir a bout; il fallut chercher des precex des ridicules, . outs le jeune fut oblige, pour faire 70 i | malbeureux divorce avec ELleonor de Guienne, dalle- guer une parentè qui n'exiſtait pas. Le roi Henri IK pour repudicr Marguerite de N aloig, pretexta une cauſe encore plus ſauſſe, un defaut de conſentement. II fallut mentir pour faire un diyorce legitimement. Quoi! un ſouverain peut abdiquer fa couronne, & ſans la permiſſi on du pape il ne poura abdiquer fa. þ femme! Eſt- il poſſible que des hommes d'ailleurs & _ _ claires aient croupi 1 longtems dans cette abſurde e | 'Quer nos prétres, que nos moincs renoncen: aux | = ee j'y conſens; C'eſt un attedtat contre la po- pulation „ Ceſt un malheur pour eux, mais ils mé- ritent ce malheur quiils Je ſont fait eux-m" nes. IIS ont &6 les victimes des papes cui ont 5 avoir en ceux des eſelaves hes ſoldats ſans familles & ſans | patric SE vivans uniquement pour Fegliſc: mais moi mag iltrat qui ſers Perat toute la journce, 12 beſcu * 5 4 « 8 5 _ SER . - £ a ; IE ” 2 . J „ — * o _ — 4 £ 4 Y 7 n - v IE 1 " 2 my 0 — l p Fart DB X7-: - — * - = N — : * r 1 , . + — — — . 8 a : Sa CT - — . . : - - . > . > g * __ — ” OT — y rr — 2 . . 4 . 4 " . x — 4 . : : e — * . : . — — B " ah — — «da TR: . - * — ,4 n . 2 „ 4 — 2 — 1 . 27 — _ « - 4 W * * * > . 4 1 — 5 4 - 5 2 —_— 9 - 1 - —. a 1 - aA * = * K 1 — — Ss. x * * 7 1 * * * . n — — Fe A A * 2 * £ 8 4 9 I 9 * — packed — * — . , — . e Se... "A 2 REY Le -— De - Wo: 2 5 } x” - 5 — +5 Gn MST * , — : : —— — — 883 — — - . 4 OY — 4 Sw 2 * — : — : F X , „ — — — - — * 4 * — ogg — a , = 2 . r >. - 2 * —— — : r — * —.— - _ 5 5 — I IE - 5 = . o _ 4 _ = 6 = — 4 - = — 2 * I þ * * . 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Lequité de -nande qu apres av oir rapport te de me- ” mole en faveur des maris, nous mettions auſſi ſous les yeux du public le plaidoyer en faveur des ma- rie des, préëſentè a Ja junte du Portugal pa ar une com- : teſſe urcira. En voici la ſubſtance: | og © N erangile a defendu Fadukere” ry mon mari tout comme 4 moi; il ſera damn comme moi, rien neſt plus avere. Lorſqu'il ma fait vingt infidélités, qui * COnne mon colier à une de mes rivales, & mes bgu- cles d'oreilles a unc autre, je n'ai point demandè aux juges qu'on le fit raſer, qu'on Tenſcrnift chez des ' Moines, & qu'on me donait ſen bien. Et moi pour "Fav oir imite une ſeule fois, pour avoir fait avec le plus beau jeune homme de Lisbonne ce qu' il fait tous les jours impunẽment avec les plus ſottes gue- nons de la ville, il faut que je reponde ſur la ſelects devant des licenties, dont chacun ſerait a mes pieds ſſi nous Etions tete a _tete dans mon cabinet; il Taut 1 8 : que hr Ter me comp 4 raudience, mes chev eux qui Z ſont los us beau du monde; qu'on m'cnferme chez de. Tok ieuſes quien} ont pas le ſens commun; q on 5 me privc . ma dot & & m1 nes conventiors macrit 0 VE * males, qu'on donne tout mon bien a mon fat de mari pour Taider a ſéduire d'autres femmes, & a com- mettre de nouveaux adulteres. "0 demande fi la choſe eſt juſte, & vil neſt pas Cvi- 15 dent que ce ſont les cocus = ont fait les loix. On rcpond à mes plain tes que je ſuis trop heureuſo de n'ctre pas lapidee à la porte de la ville par les cha- noines, les habitucs de paroiſſe & tout le pcuple. Ceſt ainſi qu'on en uſait chez la premiere nation de lu terre, la nation choffie, la nation cheric, 1a ſeule Qui cut raiſon quand toutes les autres avaicnt tort. Je ads a =; tans; que lorſque la pauvre 5 femme adultere fut prefentes par ſes accuſateurs au naitre de Tancienne & de la nouy elle loi, il ne la 1 "th lapider; qu'au contraire , il leur reprocha | eur injuſtice, qu'il ſe moqua deux en écrivant ſur la terre avec le doigt, qu'il leur cita Pancien pro- verbe hebraique, que celui de vous qui eſt ſuns piche jette la premiere pierre; qu alors ils ſe retirerent tous, les plus vieux fuy ant les premiers , Pparec que plus ils © av aĩent da age, PROF 115 avalent comm: 8 d' adulteres. Les docteure en droit canon me 5 quo cette hiſtoire de la femme adulterè neſt racont6e que dans Fevangile de St. Jean, qu'elle n'y a 66 inſerec qu apres coup par Leontiuc. Maldonat aſſure qu'elle ne ſe trouve que dans un ſeul ancien cxemplaire - grec; qu'aucun des vingt - trois premiers commenta- teurs men a parlé. Origene, St. Jerome, St Fean : Cry ome: , Theophitadte, Nour, ne la connaiſſent _— —— — 1 * 1 . a 1 — —— ey, YE res. ĩ — | — Ine we, 30 — 3 FS =: — — 4 * 4 hots, * — 4, A „ : y I 0 wu 1 * n - . 5 * 5 12 * * N ; a _ 4 R f 1 b 1 - _- » . 2 — 1 <= NY; 0 — — EE. . 2 — : . . : 8 —_ hes 2s - - £4 "Ie Tr. OE: — 2 2 * — P A Fs... " s — = 7 92 - > 4 * on — * BY 1 0 e . D . <4 A * 0 = a — * _- i u =<4 — ö . —. * * — ” — I 1 X — 4 Y > 7 — . "= ' a * — — 7 . a 1 nf 4 - A - * ” 9 - " _ — . . = _ ; ” - - - . 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Je 5 pars de-là, & je dis 4 mon mari, fi vous étes ſans pechè, raſez- moi, enfermez-moi, prenez mon bien: mais fi vous avez Fail plus de peches que moi, c'eſt à moi de vous raſcr, de vous faire ent. ermer, & de | m'emparer de votre fortune. En fat de W le. N ehoſes doivent etre . 5 Mon mari plan e qu il elt mon a fuperieur & mon | 2 qu 1] eſt plus haut que moi de plus d'un pou- e, qu'il eſt velu comme un ours; que par conſe- 8 n je lui Qois tout, & qu "l ne me doit rien. Mais je demande ſi la reine ove d Tangh terre neſt pas le chef de ſon mari 2 ſi fon mari le prince de Darnemarck qui eſt ſon grand-amiral, ne lui doit pas -.— "me obéiſſance entiere; & ſi elle ne le ferait pas con- damner à la cour des pairs en cas Cinfidelite de la part du petit homme 2 In eſt donc clair que f les femmes ne font pas punir les hommes, Colt quand elles re ſont pas les plus fortes. 335 Gio * : VVV 79 SUITE DU CNAPITRE SUR L'ADULTERTD. Pour juger valablement un proces @adultere , il faudrait que douze hommes & douze femmes fuſſent 1 les juges, avec un ee e qui cut la voix Pré. ponderante en cas de 12 Mlais i i] eſt des cas ſinguliers ſur leſ 8 la raillerio- | pas de juger. Teue ell N que rapporte St. Auguſtin dans ſon ſermon de la predicarion de Jr: sUs- Cunisr ſur la montagne. Septimius Acyndinus proconſul de Syrie, fait em- priſonner dans Antioche un chrètien qui avait pu payer au fiſe une livre d'or, à laquelle 1] était taxé, & le menace de la mort sil ne P2ie. Un homme ri- che promet les deux marcs à lu femme de ce malheu- reœux ſi elle veut conſentir a ſes deſirs. La femme court en inſtruire ſon mari; il la ſupplic do lui ſauv er la vie aux depends des droits qu'il a ſur elle, & qu'il abandonne. Elle obcit , mais Ihomme qui lui doit ddeux marcs dor la trompe en lui donnant un ſac plein de terre. Le mari qui ne peut payer le fiſc va ètre | conduit à Ja mort. Le: proconſul apprend cette in- ſamie; il paic lui - meme la livre d'or au fiſc de ſes propres deniers, & il donne aux deux Cpoux chreticns Je domaine dont a ete tirce la terre -_ a EY o fac de la femme. n eſt certain ; que loin Toutr ager ſon mari, elle a lte docile a ſcs volontes ; non-ſculement elle a obei, : 5 mais elle lui a fauvs h vie. 8. Aubuſin role d deci: . md —— r — . a PR, 6 8 4 . 8 Ne 4 ” 8 2 5 - ju P * . 4 - 4 1 » * - I 5 . : „4 TY” ed Ee 3» CW 1 * | * "+= * 2s a Y hens.” - 5 - * — 2 — q — CTY a 1 - * ” 2 22 — — a * OV : SS a4 _ * þ "= > by = 4 > 4 2 p * 7 . an — * . * * . - 4 —_ — ES — * — — = * 3 * * — - - > * = r * . *: r 2238 8 — - ' * - " om 6 4 4 lan — = * + => 1 1 1 8 7 2 4® 1 4 N | 1 : 1 p N £ "4 17 b+ q E 7 err ts — - _— N = = —́— —— — — A 2 4 * _ . _ —— — — 2 8 D — 3 a 9. — 4 1 1 3 _— . = L * »% — — : * 9 7 s . _— — . 4 » _=— * * þ — - — W — — — & 3 - * — 22 2 4 of + k —_— * * ** * 4 i | —_ _ — = * * © 2 % ns v4 * 2443 » 7 3 > » —_— or —. 2 I * A g yew — pot A T 2 q s * 8 — 22 a ” - - > = — - — : — 4 — — — — — . . - * — * X. % ; > r — 5 - f „ * = ** - . mY — * * =. _ : 2 2 — i — — 2 w * a — 2 * N 1 4 ” a_ 2 N - . -» PRs ! 1 ® , * . * 3 5 1 Ms & 4 - = m_— — — — 8 ” . _— „%%% —— — . 4 a Sa — Ad. . ct, >" 3 "_ l 5 — Sn : 7 * a — 2 - — ——— : . . = . * — - = + — = - : . 0 N 33 334 — = 3 - * _ — ö * * = ay * 8 oc 5 > Jt . — — — *; — - = — , M L |. . PCP a”. adn. bo —_— = 2 _ contradictions * * By _ A D U L 7 K l k. der ſi elle eſt coupable ou vertucuſe, ih crane dÞ is : condamner. Ce qui ct, à mon avie, affer Gn zulier, cet que | Bayle pretend tre plus ſevere que St. Auguſtin. (24) II condamne hardiment cette pauvre femme. Coeln ſerait inconcevable {i on ne ſavait a quel point preſ- que tous les ecrivains ont permis à leur Plume de deœmentir leur cœur, avec quelle ſacilite on ſneriſie fon propre ſentiment. a la crainte J'cfaroucher quel- que pòdant qui peut nuire, combien on eſt peu q aC- cord avec ſoi- meme. Le matin rigori ite & Je foir Iibertin, Oe. qui d'lphele excuſa la matrone. | | Rencherit tautot ſur Perrone,. Et tantot fur St. * Ries: on vox PERE. DE PAMIL.LE. | 'N'ajoutons qu'un petit mot ſur I6ducation contra- dictoire que nous donnons a nos filles. Nous les Aelevons dans le deſir immoder6 de plaire, nous leur en dictons des legons; la nature y travaillait bien ſans nous; mais on y ajoute tous les rafinemens de Fart. Quand elles ſont parfaitement ſtilees, nous les pu- niſſons ſi elles mettent en pratique "IN que nous a- vons cru leur enſeigner. Que diriez - vous d'un maf- tre à danſer qui aurait appris ſon metier a un co- lier pendant dix ans, & qui voudrait lui caſſer les - jambes Farce WP Il Va trouve danſant avec un autre? Ne pourait on pas gjourer cet article 4 celui des KEY Dictionnaire de 2 45 - article 4 incor. þ AFFIRMALION PAR SERMENT. O7 "ZI S S SRI DSS AFFIRMATION PAR SERMENT. Nb. ne Arie rien ici ſur raffirrãtion avec la- quelle les ſavans S'expriment fi ſouvent. Il welt per- i mis d'affirmer, de dècider qu'en geometric. Partout ailleurs imitons le docteur Metaphraſte de Aoliere.. I ſe pourait . — la choſe eſt faiſable — cela n'eſt pas impoſſible — il faut voir — adoptons le peut. etre de Rabelais, e que ſais - je de Montagne, le non liquet des Romains, le doute de PAcai6mic d' Athenes, dans s choſes pr. >phanes Sentend: car pour le ſacré. on fait bien qu' n eſt Pas permis de Jouter. bil eſt dit, à cet article dans le dictionnaire eacy- clopedique , que les primitits - nommès quaters en Angleterre, font foi en juſtice ſur leur ſeule affirma- tion, fans etre obiiges de e lerment. - : Mais bs pairs du royaume ont len meme privilege. | Jes pairs ſeculiers affirment ſur leur honneur, & les CR pairs eccleſtaſtiques en mettant la main ſur leur cœur; les quakers obtinrent Ja mcme prerogative _ 7 ſous le regne de Charles II: eſt la ſeule ſects qui | I cet honneur en N Ie e Copper 3 Is obliger a jurer comme les autres citoyens; celui qui Erait a leur ta- te lui dit gravement: „ Lami chancelicr, tu dois ſa- „voir que notre Seigneur Irsus- CHhisr notre ſauveur „ nous a defendu d' affirmer autrement que par 7 725 : Premiere Parte. * 1 A =O was * p — . - — — PIR dion om nA. * IIS 4 . 2. ro - 22 4 7 7 - non wt,” oy * * * . . 22 , : — * —— > ac Req = — br . — 8 a —— — CI * — ” - —— _ Oo Ve CE. * —_— . 9 | n — A 2 — 2 - " g . RT - 4 : ,4 — — 2 - - — * » p = » * * wo; * 2 TIT. * " - * ” 8 . , 5 0 ; : p ; bed d F 1 . 6. , W , F (FOI 2 A 2 * * Ra £4 : : — 3 . : . ws ; % p - - — + 1 ” a p ” . ” - . - 6 2 G i; - it LA: W — 5 f - 4; . 2 — 4 N . 9 = __ __ —_—___ _ *. — 0 : : . . > 4 wy . . a - > k : * — — pn , ee * l ” — — * . P ” wn > y a . — — g — * J — w— . 3 — * a 7 — - — - >= L a 1 — — 7 « % « * 8 6 , - . 5 ——— ” * _ | — * — 2 om — te 4 — — — . =. 2 = . a2 1 | . * . — * 7 og TORT. If PR — * - um = „ * * * 2 4 3 1 - ” A Wy 3 * > = s 3 . 1 — . g —— on — > a em, * — — — a ———— , — * . * Tg a 4 our - — 8 — — — Pr ay - > 7 2 * # rn 2 - * 2 py — — * = — 2 7 EY IX2Y — — . . — — ——_ _ Y 4 — — — — — * — — _— — * - =_ : Y a - 2 5 — — * —_ — = * — - : > — —— : . — — Me 6 2 2 K * 4 * - - N * —ͤ— * - K by * — _—_ 9 2 = - . P G - Ge - LAS SED y — S N — _ _ —_ K N - * * . _ —_— \ \ ; noo þ. 1 q we > . 22 I = r 1 1 > - - = . : 7 N TS i 5 * — _ i — 23 bY =, 24 3 1 « 12 7 * - g — FR. Am %L * - * 8 « . £4 © x- V 2 4 * 8 ** = = . N — =my 4 n 9 o P ” . : . * — > : > - 2 "-—— - 4 i 2 EY - - * * _ 2 3 * 1 2 LA wr —_ — — * * = K — — — : 2 8 3 3 ” ee — - = . e — 4 . 8 * : - , * 2 —— —— —— — —ů—ͤ —ꝛ—æ —-—ęꝛ¼ —ꝝ— — ts em — s . - ' — n | 2 —— RN * he = w "$564. * 9 >, - L * — 1 - . — 5 - "== . 54 - * n a a — 2 , * . . COL — Ys " —_— , g _ . * — r — — _— — 2 — N - _ _ C x - 4 8 8 * f 2 . „ K f be. . * mm F — = 2 2 - . — _— 1 — , . " ng _ - — - A — * = B * I 4 2 * * 2 — — 4 13 ts jo Je 4 * 4 ay * 0 — 4. _ 8" * 5 . _ , —— — 82 e „ 70 no, IIa dit expreſſèment, je vous deſends de „ Jurer ni par le ciel, Varce que c'eſt le trene de Dl; o ni par la terre, parce que c'eſt Le ſcabeau de ſes pieds ; „ Ni par Fer alem, parce que c'eſt la ville du grand 93 roi, ni par la tete, parce que tu n'en peux rendre un 75 er cheveu ni blanc ni noir. Cela eſt poſitif, notre „ ami, & nous n'irons pas diſobgir a DIE pour * compli a toi & a ton parle ment. | Gy On ne peut mieux parler, p repondit 1 char 3 „ Mais il faut que vous ſachicz qu'un jour Fupiter | 5, Ordonna que toutes les botes de ſomme ſe fiſſent „5 ferrer, les cher aux, les mul ts 3 les chamcaux . "5x Name obcirent. incontinent , les anes ſeuls refiſte- - rent; ils repreſenrerent tant de raiſons; ils 1c mi- „„ rent a braire ſi longtems que Jupiter 15 qui Etait „ bon, leur dit enſin: Meſſicurs les nes, je me rends „ d votre priere; vous ne ſerez point ferries: mais le -” premier faux-pas que Vous ferez 5 Vous aures cent 35 coup de baton. EO 11 faut avouer que tes quakers n ont jamais i juſqy' Y : 1 5 ci fait de faux - "Pas. 5 5 Na. wavons nulle + envic "a 3 des ages l monde; ; ils ſont i connus & ſi uniformes! Gardons- 1 5 nous auſſi de parler de rage des premicrs rois- Ou dieux : 0 Egypte, c' eſt la meme choſe. Ils viv ajent des dous ET One aunces; celu ne nous regarde pas. Mais co A „ 89 dun nous intcreile fort, c'eſt la durèe ordinaire de la vic humaine. Cette theorie eſt parfaitement bien trai- tee dans le dictionnaire encyclopedique a Particle | Vie, apres les TOY „ les . & les Der- b 1 | — En 1741, Mr. de bie 7 me communiqua ſes 5 calculs ſur la ville q Amſterdam; en voici le reſultat. a Sur cent mille per fonnes, il Fi en avait TI marices — %% 8 34500. : dhommes veufs, ſealement i SOR vy ; - -» 85 veuyes % em . 45. Cela ne prouverait pas que les femmes vi- 5 vent plus que les hommes dans la propor- tion de quarante- cinq à quinze, & qu'il * 5 eat trois fois plus de femmes que Gbommes; - mais cela prouverait qu'il y avait trois fois 1 plus de Hol landais qui etoĩent alles mourir & Batavia, ou à la poche de la baleine que de femmes, leſquelics reſtent d'ordinaire chez elles. Et ce calevl elt encor prodigieux. 5 FF G ! 1 N df \ F- 39 © : * 0 : | . "i " 1 11 3 : * 4 ——_ * r = — "Lb Te be =. a — | Celibaraires, D Jeanefſe & c enfance des deux | - x foxes IND > | PLL : - domeſtiques „ es „„ IT, 45000. | e TT ©. Par in Sale, it Aa ſe trouver ſur un N 8 Chabitans des deux ſexes, depuis ſeize ans juſqu'a : RIES > environ vingt mille hommes N ſervir F 2 - : — — - — my — — — — — — — — —— — — — - _— — * ft _ _ 0 wh — = => — = . 1 , — => — — — — — — . — — . 5 — ——_ — ——— 4 5 - > 4 — : — a - —_ — 8 4D — — : — - Gb 2 = us 1 5 7% ET” de ſoldats, ſans deranzer les autres profeſſions. Rlais voyez les calculs de Mrs. De / parcieux, de St. Maur & Buffon , ils ſont encor plus 195 8 & 88 inſtruc- tiſs a quelques Ggarcis. Cette arithmet; queen ost pas fav orable 2 la manie de lever de grandes armeécs. "Four Prince qui leve trop de ſoldats peut ruiner ſes voiſins, mais il ruine ſurement ſon etat. ce caleul Gmenr encor r beaucoup le compte, aw: = plut6t le conte d'Herodote qui fait arriver Nerxes en Europe ſuivi d environ deux millions d hommes. Car ſ un million Jhabitans donne vingt mille ſoldats, il en reſulte que Xerxes avait cent millions de ſujers; I ce qui neſt gueres croyable. On le dit pourtant * la Chine; mais elle na pus un million de ſoldats. 5 1 Ainſi Tempercur de la Chine eſt du double plus fuge : = * Aer Xes.. 8 | Ia Thebe aux cent portes , : qui hiſait fortiy dex mille ſoldats par chaque por tes: aurait eu, ſuivant la 95 = ſupputation hollandaiſe, _cinq millions tant de ci- toyens que de citoyennes. Nous faiſons u un calcul deſte a Particle Denombrement. 985 L du ſervice de guerre ctant depuis vingt ars | juſqua cinquante, il faut mettre une prodigieuſe dif- ference cre porter les armes hors de ſon pays, & reſter ſoldat dans ſa Patric. Xerxts dut perdre les deux tiers de fon armce dans ſon voyage en Greece. Ceſar dit que les Suiſſes etant ſortis de leur pays au | nombre de trois cents e vinge huit mille indivi- F.C Te , - dus, po! ur aller dans quelque Province des Gaules, tuer ou depoullier les haubitans, il les mena fi bon train qu'il n'en reſta que cent dix mille. 11 a fallu dix fiecles pour repeupler la Suiſfe. Car on fait a prë- ſent que les enfans ne ſe font ni a coups de pierre, comme du tems de Deucalion & de Pirra, nl a coups 5 de plume, comme le jeſuite Petau, qui fait naitre . pt cents milliards d' hommes d'un ul des enfans du pere Not, en moins oe tro 8 cents ans. Cie x11 leva le einquieme homme en Suede | pour aller faire la guerre | en pays crranger'y. & Ila ; depeuplè ſa patric. 5 Continuons 4 parco. urir les idees & les chiffres du > calcularcur Hollanda's , ſans reponare de rien; parce | "qui il elt dangereux Cerro co rag] 1 care. DE . „ Sei (Oy! lui, dans une 3 ville, de wi A ma- ages il ne reſte environ que huit enfans. Sur mille - ws Zitimos il compte ſoixante & cg; birards. De ert cents enfans il en roſte « au bout dan an environ 5 „ Ws. 500. 5 au bout de dix -- - * *. -- a. au bout de vingt ans „ 5 „ 4. %% - + Wixante ans WE Os „ * au bout de quatre vingt ans. „ 2 quatre- vingt dix ans „ ö;ũłv⸗n: ee FA 8 OY Og en _ Big. 5 — 9 4 0 — + : as 2.3 1 4 1 4 — * : — e — gun food Vin T 2 8 0 422 2. 4 . — — — —_ — —_— — — 2 8 K —— 5 —— 2 — 3 > — — — q 4 2 I — — - >" I 7 — — P ˙ A rr I SI _ — ———— = — — > 4&4 ACA. _ 5 8 * 2 P : A A = — a * — —_ ” —_ CE 8 —_— a ff 2 8 * * 2 ” <= 4 Boon en es Phe _— ind - a> ulnar AR: 1. „ 1 1 — — * 9 — Gi 7 * * = 2 — — : 2 — 2 nn 86 5 = of Par- A on voit que de ſept cents erfzre tts dans is — meme anne, il ny a que cinq chances pour arriver a quatre - vingt dix ans. Sur cent quarante il n'y a qu une ſeule chance, & ſur un moindre nd ambre il n'y ena point. 35 . Ce n'eſt done que ſur un tres grand nombre d'exi. = ſtences qu'on peut eſperer de pouſſer la ſienne julqu' * quatre vingt dix ans; & ſur un bien plus « grand nom- ſiavoir gonfuſement bre cncor que Yon peut eſpcrer de vivre un ſiecle. Ce ſont de gros lots a la loterie ſur leiquels ; l ne ſaut : pas compter, & meme qui ne {ont pas 2 detirer au- 85 "0 Lok on les deſir re; ce neſt qu une lor UC mor 5 1 Comdien trouve- t- on ac ces v joil ards Qui ON en . 8 Teureus , dont le bonheur conſiſte a ne pouvoir Jour 5 Taucun plaiſir de la vie, a nen faire phy cc PL we ; | deux ou trois fonctions degout antes, a ns ditting guer ni les ſons , ni les couleurs, a ne connaitre ni jouis- Lance. ni eſperance, & dont toute la félicitè oft de ils ſont un fardeau de la terte ba ou eirconcis | epuis cent annccs. 1 ven a un fur cent mille tout au 4 Plus dars TY 1 mats. 2 Voves les liſtes des morts de chaq ue. annce a | Paris a Londr 085 ces villes, a ce qu'on dit, ont environ : figs cents nie habitars. In eſt res rare Gy trouver | 2 la fois ſeyt centenair 50 & Iouvent ou mY en a A pas 5 An feul 3 S N . 2 ene 914 : rondas u la deres Chun che fort, EEC er vingt- dcn 1, lage commun auquel wehe bumst ne 4 * * "= à 4 vingt-trois ans rout au plus, ſclon eh meilleurs obſervateurs. „ De mille enfans nes dans une mme annce , les 5 uns mcurent a fix moss, les autres a quinze; cclui-ci à 125 2 uit ans, cet autre à trente- ſix, quclqucs- uns 1 ſoixante; trois ou quatre 060 67cn2Iires ſans dents. & jo | _ | fas yeux meurent apres avoir Toufſert quarre - vingts Ans. * Prenez un nombre! 15 yen, cha 1acun 4 poree lon 5 farde au vingt - deux ou Vi Ngt- rols anndes. 5 —_ — —— — n 4 4 - N E r 3 4 23 I * — 2 ; p -— + r . — 8. 0 - q . p == 8 1 = 26 * ” £4 — — FR - ac 4 4m * - — 0 1 — * a > 8 — —— _ ” * — — — Um, 2 «om — * 1 8 — m N —— — 4 2 — x ———— — —— —— —— — 2 N _ - - — = 1 4a — - . £ — — — - — - © 2 — * p 2 7 8 wrt, = . * % 8 — : — —— *% „ 1 * I 0 7 * 2 I = __ . - 8 — — - 2 _ * 7 Wn — ”" — 5 — * , 5 2 = N Sur ce principe ou i weſt que 16 vrai, il eſt a2 vantageux à un état bien adminiſtrè, « 01 a dog fonds en reſerve , de conſticucr beaucoup de rent S viageres. Des e economes qui veulent enrichir (lcur famille, y gagnent confidera ablement; chaque | | annee th, bene qu ls ont a Pye, diminue. , z pn 2 £26 _—_— l *+ — —_ , — — — —— — — — — ͤ — » $=— > * — N v — — — po — — 1 5 2 = 4 — ; — £ | - — * 2 — o 5-5 — 3 ——— — 1 4 „. a s 4 - - Sa 2 I 98 — — —— ——ñ— 4 | — N — ** n men eſt pa 3 de meme . un Eta t obere Com- I m il paic un intcrct plus fort que Vinteret ordina. 0 e, il ic trouve bi entöt court; il eſt oblige de fair W i * nouveaux cmpr ants, ceſt un cercle perperuel as | % dettes & Tinquictudes. n : Les tontines, invention Tun. ufurier nommé Tin; . rino, ſont bien plus ruincuſes. Nul ſoulagement pen- dant quatre - - vingt ans au moins. Vous payez tou- tes les rentes au dernier furvivant. | „% ann nn, A Ia 1 tontine qu on fit cn France en 1759, 1 arne ſocictè de calculateurs prit une claſſe a elle ſcu- le; elle choiſit celle de quarante ans; parce qu'on donnait un denier plus fort pour cet age que pour les ages depuis um an juſqu'a quurante; 8 (un il 5 Pc- | e 4 4 "BS "MS r. que autant de c'nces pour parvenir de quarante à quatre-vingts ans que du berecau a quarante. On d nnait dic pour cent aux pontes agcs de qua- rante anniecs, & le dernier vivant t heritait de tous les morts. Ceit un des Pas mau vas 'S marches que Te. tat Þ! uiſle faire. on 5 on eroic avoir remarqu6 que les rentiers viagers vivent un peu plus Jongtems que les autres hommes, de quoi les payeurs font aſſez fache s. iL a roiſon ca * eſt pcut- tre, que ces rentiers ſont pour la plupart 8 des gers de bon ſens, qui fe ſentent bien conſtitucs: des bencficiers, des cclibataircs uniquement occupes d'cux- mèmes vir ant en gens qui veulent vivre long- tems. Is diſear: ſi je fais un excès, le Roi ſera mon : beritier: Tempruntcur qui me paic ma rente viugere, & qui ſe dit mon ami, rira en me voy ant enterrer: 8 cela les arrete: ils ſe mettent au regime; ils vege- tent quelques minutce de plus que les autres hommes. T Poi conſller ks Gcbiteurs, il faut bow dire, qua. — quelque i age qu on leur donne un capital pour des ren- tes viageres, fut· ce fur la tete d'un enfant qu'on ba- tiſe, ils font toujours un tres bon marché. Il Ny a - qu une tontine qui ſoit onereuſe ; auſſi les moines | nen ont jamais fuit. Mais pour 4 Pargent en rentes viagercs, ils en prenaient à toute main juſquau tens du ce jeu leur fut defend. En effet, on eſt debar- raſſe du fardeau de payer au bput de trente ou qua- 8 rante ans: & on Paie une rente fonciere pendant ee 5 1 betenüte. II leur : a £te auſſi deſcndu de prendhe 5 1 — — —y—ͤ— © — U 42 —— op 2 produire. de la terre bas, Ja tete en haut. - blancs des racires, = ils en ſeraient raye.. AGRICULTURE „ dos capitaux en rentes perpëtuelles; & la raiſon, cel 9 quien ma pas voulu les trop detourner de leurs oecu. Tv 8 e S Sede Se S S GRICULTURE. _ li. Ln ſt pas concevable comment les anciens qui cul- tiv aient la terre auſſi bien que nous, pouvaient ima- 5 giner que tous les grains qu'ils ſemaient en terre de- vaient necefſuirement mourir & pourir avant de lever II ne tenait qu cux de tirer un gra 1 au bout de deux ou trois jours; i's Tauraient vu tres ſain, un peu enflé, la racine en Ils auraient diſtingué au bout de quelque tems le germe, les petits filets la matiere laiteuſe dont ſe for- mera 1a farine, 5 ſes deux envelopes 5 ſes feuilles. ; = Cependant, ectait aſſeꝛ que quelque philoſophe Grec ou barbare eũt enſcigné que tote generation vient 1 de corr uption, pour que per ſonne nen doutit. Et | Cette erreur, la plus grande de toutes les erreurs, 5 parce qu'elle eſt la plus contraire a la nature, ſe trou- vait dans des lu res Ecrits Four Tinſtruction du genre- : humain. ! Les trois ; qugrts. 45 la terre ſc paſſent 47 notre e fro- 5 ment, fars lequel nous pretendons quon ne peut vi- . Ve. Si les habitans voluprucux des villes ſavaient ce - qu'il en coùte de travaux pour leur Proc. rer du Pai 3 = : ue 4 7 *. 2 * — 2 9 — a 4 2c nM - - — po 22. — 42 * ” al ne. « - - ©. * =o 624-0 — * n 1 4 * x 7 2 k . * 8 2 4 . * : N 2 2 i . 8 1 - "I _ —_— —— * 2 y gi" ? — PI» 4 _mk "ds - 2 — — * * 1 * * 3 —— 2 — OY — * - .. 8 2 * « h * — 9 s 2 2 - 22 h ry J x ; 8 5 * = : ... - . Rf — r Y > ” d a — 3 - — 2 a > IT Su_ 2 — — r 7 — 22 — 3 - ———__— — — — — _—— - a — 5 2 o 2 * == = — > xa 2-008 . — — 3 „ - =>... — —— or => ” - 1 — - — 5 — — . - Mi = 1 > - -. . . ; * 2 — — _— 7 a — — — bp” 9 2 — Ks + Y ö _ 8 „ 2 # "is ; - : — * — n * 4 = \ * a £ = , 4 þ —_ has. 2 . ow — - . 8 . : — ; = 7 > e — — * 0 N 0 2 Sf 4 # wad 5 4 - —— — — - - — - — — = - - — — —- - =_y - _ a . - 92 — - o 1 ” = —— . 9 — N 8 21 r = * v * = . » 4 þ , "= i >. —. k - 8 pe 2 2 2 — > RS nn 3. & 1 1 — ERRXRIE-—> — = Sr * *y — * 4 >. wa — a — — w » - — 8 — - — — 1 _ = 4 o * — — PI IE. WOE - e * — — — rr — a — 13 55 ” - 4 = 8 ——— =. It — — _ —— PI" FIY 9 ak ABA. 3 1 Ml... — — C . i. — > _ — — F wes > As. i FO AE ae i CM OP. „ wy b P * _—_ 2 42 1 — : — Wy ou m—om—s. — — — — = * xz. 22 | 14 | BY . ur N | j 1 6 b 14 1 K. * 4 „ 94 — — —- ” -- TX 1 — — — . ———ů——⅛ĩ— ⅛ — — = — . 7 -——_— _—_—_ 2 2 — — *—ꝙ $4. > - Cri — - b- — — — 5 < E 2 FRE —— . _—_ "Pp — — - : — r — ———— 4 SM * . 1 — 1 5 — = TT 2 hatin 4 K 0 ks. - c "a. 4 3 n * — a E — — 2 Won: >> — —— - — . * Fs 8 — 4 J * - - . "I * = 2 * * E — = — n= WI EA ER — ——— 1 1 5 — - K => -S— A -, = 90 AGRICULTURE, | Des LV RES PSEUDONIMES SUR LECQ30- MIE GENERALE. II ſerait difficile Fajouter a ce qui ef dit qutile - dans TEncyclopedic aux articles azriculture , grain. Ferme, &c. je remarqucrai ſeulement qu'a Far tes a grain, n ſuppoſe toujours que le marccha! de 7 ul; dan eſt. e de la Dixme royale. Deſt une crreur dans laquelle font tombs preſque tous ccux qui on ccrit fur I'economie. Nous ſommes donc forccs de | remettre ici ſous les your ce que no avons delia di, | ailleurs. - 8 „ Blr Guilbert Saviſa Tabor 0 'imprimer la Dix " 45 royale ſous le nom de Teſtament politique du ma „ rlchal de Vauban. Ce Bois-Guilbert, auteur du Dias pon = V. rance en deux volume: „ nctait pas fans me- 5 . ite, il avait unc e gran! le conn: iTance dos finance £ „ du roy; aume; mais la paſtic n. de crit tiquer toutes 3 lee Operations. du grand Colbert, 1 emporta trop 125 loin; On jugea que C'etait un hog ume fort inſtruit „qui SCgarait toujours, un faiſcur de projets qui , Exngerair les maux du royaume, K qui propoſait 5 _ we maus ais reincdes. Le | peu de ſucces de cc 1. es! : +» VIC aupres du miniſtere, lui fit prendre le par- „ti de mettre ſa Dirne 7 Jale 4 Fabri d'un nom DSS reſpects II prit celui du Sack de Vauban, & „ne pouvait micux chor. Preſque route Ia France i 8 „ croit encor que le projet de la Dixme royale eſt 6 5 cc marcchal 11 20e pour le bien public; mais 5 8 tr Unper ic elt aiſce © a connuitre. 4 es lounges que Dair-Guitert f don 2 wr 5 ACEICULTURYE. „ 4s Laue. ne dans la preface, le trahiſſent; il y lone trop „ Ton livre du Netail de la France; il nctait pas vrat- * ſemblable que le marecial cut donné tant d'eloges 4 uw livre rempli de tant d erreurs; on voit dans „ Cette preface un pere qui loue ſon fils; pour faire „ Tee avoir un dy ks batards.” Le ones de ceux qui ont mis wa des noms res- pectcs leurs idces de gouvernement, d' economie, de | finance, de tactique, &c. neſt que trop conſider able. 1 'abbe de St. Pierre qui pouvait n'avoir pas beſoin de cette ſupercherie, ne lai ſſa pas Catrribuer la chi- mere de ſa Paix Oran au duc de Fan 1 du Fi inancier citoyen cite toujours le pre- Z tendu Teſtament politique de Colbert, ou;rage de tout. 5 point impertinent, fabriquè par Gratien de Courtilc. OQuelquos ihorans citent encor les teſtamens rolitiques du roi q Eſpagne Philippe IT (25), du cardinal de R.. : cl lieu, dc Colbert , de Louvois, du duc de J. 1 qu cardinal Alberoni, du marcchal de Belle. lle. 5 8 a fabr! que. juſqua cclu de Alandrin. 7 J. Eneyclopedic? a TArticle Gr ain, rapporte « ces Pa- * roles d'un livre intitulè, Avantages & d&/avantages ” la Grande Bretagne; ouvrage bien ſupericur 4 4 tous ; ceux que nous venons de citer. 5 Si ron bareourt quelques- uncs des provinces s de . la France, on trouve que non-ſeulement pluſicurs : = 25 de ſes terres reſtent en friche, qui Pouraic nr pro- : ” >. , duire dcs bleds & nour rir we beltiaux; mais * Ic; SE * | -3 v ee Parc 250 I Anecaore n= = — weks—— ; * — 1 4 — ä > ” — = . + ©. 4 — - G - ” . - 3 — "I EG * A >. — 7 — 8 — . : 5 ja : —_— , — 3 mig * © 4 . . a 74, 2-7 ; " we - — L 1 — — 1 — . * \ : * nd — IE. q - 0 2 — : - . — —— — — — — — — — . — 0 2 a _ ho <——_ — og, a - — 22 — 2 2 0 32 88 * 82 ** r * r —— x — 2 — — —́e' . at ed neon — = ah * — „ _ 2 5 . n =Z — — NE 4 > * 2 - X — : AGRIEULTURT: wn. terrcs . ne tendent pas a beaucoup pres à proportion de leur bont6, parce que le laboureur manque de moyens pour les mettre en valeur. „ Ce meſt pas ſans une joic ſenſible que j'ai remar- „„ que dans le Gouvernement de France un vice dont les conſequences ſont fi &tenducs, & j'en ai fel. „ Cite ma patrie; mais je mai pu m'emp&cher de ſentir en mcme tems combien formidable ſcrait de- , Venue cette puiſſance, ſi elle cot profitè des avun- tages que ſes poſſeſſions & ſes hommes Jul of EY fraient. 0 Jud J. f borig norint ! Fienore fi ce li re n + ft pas d'un Frangais qui, en . fiulant parler un Anglais, „ a cru lui devoir faire be- nir Du de ce que les Frangais lui parqiſſent pau vres; is qui en meme. tems ſc trahit Jui-meme en foutaitane quiils ſoicnt riches; & en 8ccriant avec - Virgile, 6 6 Fils connaiſſaic nt leurs biens ! Ma's ſoit | = -Þ Tangais, . Anglais, il eſt faux que les terres en France ne rendent Pas a proportion de Jeur bonte. On ©accoutume. trop a conclure du par ticulicr au gencral. Si on en croyait beaucoup de nos , liv res» 5 nouveaux, la France ne ſeraàit pas plus fertile que la 8 e & les. ow cantons s Suiſſes. 5 : br sro Tex DES GRAINS. Ta meme nile Grain porte encor cette 9 8 0 on: 3 1. 9; Les Anglais eſſuyaient ſouvent de grandes cherteés 5 „ dont nous profitions par la libertè du commerce + de nos grains, 028 le * de Henri V 8 de AGRICULTURE. 83 e - „Louis XIII, & dans les premiers tems dy regne de 4 Louis XIV.” 2 Mais malheureuſement la ſortic des grains fut de- ſendue en 1598, ſous Henri I. La defenſe conti- nua ſous Louis XIII & pendant tout le tems du regne de Louis XIV. On ne put vendre ſon bled hors du royaume gue ſur une requete preſentce au conſeil, quꝛi jugeait de Tutilite ou du danger de la vente, u = plutot qui sen rapportait a Pintendant de a provin- ce. Ce neſt quen 1764 que le conſiel de Louis a - f plus eclairè, a rendu le commerce des blecs libre, avec ks reſtrictions conrenables dans les mauxaiſes 5 annccs. 5 br LA GRANDE ET PETITE CULTURT. as 4 Tarticle Ferne, qui Y un des lon de ce - grand ouvrage , on diſtinguc la grande & la petite cul- N turc. La grande ſe fait par les chevaux, la petite 15 par les bœufs; & cette petite, „ qui $'crend. ſur la | . plus grande partie des terres de France, eſt regardèe 85 comme un travail preſque Aerie; & comme un vain E d effort de Tindigence. Gato ide en general ne me parait pas vraie. "La - culture par les chevaux n'eſt gueres meilleure que celle par les bœufs. n y a des compenſations entre ces deux methodcs qui les rendent parfaitement ega- . tes. II me. ſemble que les anciens nemployerent * 1 mais les chevaux à labourer la ter re, du moirs ilneſt gqueſtion que de beeuſs dans Heſi ode, dans Xenophon, 5 dans LV s „ days C: umells. | Ia culture avec dcs A — f 2 * — - AF 4 7 . D ” _ — — — rn 5 "> — : gan 2. 7 — 29 — 2 — 8 PR” 3 — 05 —+ "> * 2 P 3 A by . 2 8 a _ - as Mtn Go On — ——ͤ —— tho ern er ' . 830 : - 2 4 o : 2 4 war * — the _—_—— — —— ———ů— —— — | —— = _ | — — — * Y -: — 8 — — W—_ hs — — 7 0 P- A — : x ———— » — — wo. E 2 3 — — * — — — — — 2 —— wary x by 1 . * 4 x 4 . 4 14 by : 1 1 [1 : : , (5 - o 7 CF 6 : N J'; - * 4 1 L : : i : * 7 7 ' : . - \ * ' | 14 1 4 : r T - 14 '+ 2 | , 14 ' . | 1 j - N 1 „ wb i „ Ct! "Ci. 1 94 Aebi t dn . beufs neſt cH tive & pauvre que lorſque des propiie- taires mal- aiſes fourniſſent de mauviis boeuſe, ma] nourris, a des metayers ſans reſſouree qui cultivent J. Ce mætayer ne riſquant rien, parce q vil ra rien fourni, ne donne jamais à la terre ni les engrais, ni les fagons dont elle a beſoin; il ne $'2nrichit point, & i] appauvrit ſon muitre; & c'eſt malheureuſement | Je cas qu fe tr ouvent pluſic urs peres de famille. Le ſervi ice des bœufs oft Min profitable que celui q es chevaux, parce que $ils labourent moins vite, on Jes f.ic travailler plus de journ6es ſans les excèder; ils coliteni beaucoup moins a nourrir; On ne les ferre point, leurs harnois ſont moins diſp. endicus , on les revend, ou bicn on Ics engraiſſe pour la boucherie ainſi leur vie & leur mort procurent de Tavantage; ce qu on ne peut pas dire des cher aux. 4 : E nfin on ne peut employer ies chevaux que ans. les pays ol Tavoine eſt a tres bon marché, & ceſt pourquoi il y a toujours quatre à cinq fois moins de 8 Culture par les CHOVAUX' que par les Li joan Ha . 1 Des DEFRICUEMENS. A Particle Difrichement,; on ne co oute pour dé - frichement que les herbcs inutiles & VOraces que "ny arrache d'un cw; pour le mettre en ẽtat Cetre enſemencd. ' Lart de defricher 5 ne ſe borne pas Ic certe methode = uſit6e & toujours neceſſaire. II conſiſte 2 a rendre fer- T . tiles des terres ingrates qui n ont jamais rien porté. | d en a beaucoup de cette nature, comme des terrains Akcanteviouar "DF marècageux ou de pure terie à brique, kl foulon, ſur zaquclle il et auff inutile de ſemer que ſur des ro- chers. Pour les terres marccageuſes, ce n'eſt que la © pareſſe & PFextreme pauvreté quil faut accuſer „ on ne Ics fertiliſe bas. Les fols purement Maifeax ou de craic, ou i ſimple- ; ment de ſable, ſont rebelles à toute culture. 11 ns 5 A; qu'un ſoul ſecret, C'eſt celui d'y porter de la bonne C'eſt une entre- priſe qui ne conv lent qu '4 des hommes tres riches; WE profit nen peut evaler la depenſe qu apres un tres 0 terre 5 ant des annces entieres. long tems, ſi meme elle peut jamais en approcher. I faut quand on y a porte de la terre mcuble, I: moler avec la mauvaiſe, la fumer beaucoup, y . Porter encor de la terre, & ſurtout y ſemer des grai- 5 nes qui Join de devorer le I 80 lui communiquent u une nouve elle vic. | Quelques particuliers ont fait ae tels . n mais A n'appartic endrait qua un ſouv erain de changer ainſi . la nature d'un vaſte terrain en y faiſant camper de la : cavalerie, laquelle y conſommerait les fourages tircs des environs. II y faudrait des regimens entiers. es Cette depenſe ſe faiſant dans le royaume, il n'y au- rait pas un denier de perdu, & on aurait A la Jongue | un grand terrain de plus qu'on aurait conquis fur la naturc. Tauteur dc cet article a fait cet effai en 5 18 5 & a reuſſi. DE Ne en o eſt une telle entrepriſe | comme de allo 7 Jes | Quand la depenſe q un canal = be ſerait pas compenſte par les droits qu 1 ee : canaux & des mines. \ E . ww - = _ . 4, * 4 — . _ = « 2 . - w * 28 1 < pb 5 a — > > ail 1 — * 0 4 1 * . « Jo WM s . . _ ww — — S bn. 8 * - — —_ — mY - - - ht 9 — 2 * * == * has _ — — ak. — * e 0 — _ * — — —¼i½ꝝ —2— "a , = — — — — — 2 . ͤͤ—— — * 3 2 Y — - ——@b - = — « — * —— — — 9 mY A 9H ws... — > 5 ;B . —. 3 72 — — 22 2 "rs K S8 1 A - —_ e p . 2 ** _ J * « - y - * of - oe * * : * — 7 9 — — —— — . — — —— — 2 — 22 — Ss _— —— — ͥ —L 2 — — : K + — — ( _ PS 7. — ˙— — — — = -_ — = = -. — 22 nnn IO — 2 — OE a 1 . — — — - 7 * TD * W 2 . 5 1 * - 2 _— pp 2 * : . N 1 — Y . W — Er ERED . — : N — — * — = N — 8 Ws - = —_ _—_— 1 4 on * — a — — * 3 * Py 7 2 _ „ * . . * 7 8 ons 2 um FI - _ ” J 0 4 * a al 2 . TY . cw 1 — = N — 8 * 4 * LIES - TY - =_ —— — = -- fn _ . 3 — - — a — — — - 7 es A — ” my D —_— — wy _ — \ ks F 7m — * ug 0 — , . — Fx; — © EM LEED LES TIGHT A 1 2 — Wn 1 "> - = mn 1 . — " — a” Pin 4 r ac — us” Aa .£5 A « G R I C 1 Un k. e S 4 toujours pour Prat un | proaigiene . " depenſe de Pexploitation d'une mine Car- gent, de cuivre, de plomb ou d'ctain, & mème de churbon de terre excede le produit, exploitation eſt toujours tres utile: car argent JS: fait vivre Ig — ou riers, circule dans le royaume, & le metal ou minèral qu'on en a tire, <> une richeſſe nouvelle & parmanentc. Quoiqu' on faſſe il faudra toujours re- Degir à la ſable du bon vicillard; qui fit accroire a ſes enfans quiil y avait un treſor dans leur champ; Its remuerent. tout leur heritage pour Ic chercher, & ils - Cappergurent que le {7 40gil ef un | irefor. 8 La pierre Philo! bal 5 de r egriculture ſerait de : ſemer peu & de recuei ili beau coup. Le grand . bert, le petit Albert, la M. ſon ruſtique enſcienent douze ſecrets Moperer la multiplication du ble, qui faut tous mettre avec la methode de f Faire naitre des 5 abeilles du cuir d'un taureau, & avec les æufs de coq dont il vient des baſilics. La chimere de Ta- 5 griculture eſt de croire obliger la nature a faire plus qu'elle ne peut. -Antant vaudrait donner le ſecret | de faire porter a une femme dix enfans, quand clle ne peut en donner que deux. Tout ce qu'on doit ; 5 faire eſt d'avoir bien ſoin gelle dans fa groſſeſſe. 14 methode la plus f ſure pour W un peu plus | is grain qu'a Tordinaire, eſt de ſe ſervir du ſemoir. Cette manceuvre. par laquelle on ſeme a In ſos, on herſe & on recouvre, previent le ravage du vent qu! quelquefois diſſipe le grain, & celui des oiſeaux qui „ AGRICULTURE 37 le devorent. C'e{t un avantage qui certainemeat n'e(t pas a negliger. | De plus ia ſemence eſt plus régulièrement verſce & cſpacce dans la terre; elle a plus de liberté de S- tendre; elle peut produire des tiges plus fortes & un peu plus d'&pics. Mais le ſemoir ne convient ni 2 toutes ſortes de terrains, ni a tous le 8 laboureurs. II faut que le ſol ſoit uni & ſans cailloux, & il faut gque le labourcur ſoit aiſe. Un ſemoir covite; & i! en coute encor pour le rhabillement quand il eſt de- traqucé. Il exige deux hommes & un cheval; plu- ſicurs labou urs n'ont que des breufs. Cette machi- ne utile doit ètre employee par les riches cultiva- ” teurs & e aux pauvres. ; Dx: LA GRANDE PROTECTION bor | A LACRICULTURE. par . faratits 8 wel elle veritable- ment honorce qu'a la Cline? Tout miniſtre d tat : en Europe doit lire avec attention le mEmoire ſui- eee, quoiqu'il ſoit d'un jeſuite. Il ma jamais te cContredit par aucun autre miſſionnaire, malgrè la j ja- louſie de metier qui a toujours cclate entre eur? II eſt entierement conforme a toutes les relations que ; = avons de ce vaſte PRE. 1 Au co nmencement du printems chinois, ceſt· DO : „ a-dire dans le mois de F 6vrier, le tribunal des 1 mathématiques ayant eu ordre dexaminer quel 3» Etait le jour convenable à la ceremonie du labouj- „ rage, deétermina le 2.4 de la onzieme lune, & * Premiere Partie. a — — 1 : : 4 a A g HS : a *; a * „ 1 3? £ af 4 1 vu = 90 ®: . 18 : | K* F 74 8 . . FO * 1 * «* : | : is , 9. 9 * 2 " "= : ; C1 — 1 7 3 9 of 2 A - £ 4 - N „. 9 SÞ4 . : FT 4 18 N » * 1 . 7 , 4 V: . ef : : * . l g 1 * e > A - Tow © N . Fr * MY: FI 1 g 7.4 1 o 1 "—_— 7 * ' 8.7 3h \'s 14 PA , | 4; Tb 110 3190 10 4 3 1. e . 8 + : * | * 4 1 \: 0 ! „ Hi I! - 1 n : "1104 „J 1 - Lis ” 14 : 1 — ——— — DBͤ—ä— 2 5 - , ' _ _— — * 3 2 — . nin 4 - — — — 7 — 8 2 = 2 — — - - — 8 2 * 2 — wy v4 * © 2 — B : : * * EN m - A »*, — _ d 6 . — — * 224 4 1 "=: ut - — 27 is wa -- — £3 AcrxIiCULTURE. 9. fut par le tribunal des rites que ce jour fut annon- „ C6 a lempereur dans un mein orial on le meme „ tribunal des rites marquait ce que ſo majeſis de. 5” var faire pour ſe N à cette fete. | 5 Selon ce memorial, 10. L'empereur doit nom- „ mer les douze perſonnes illuſtres qui doivent Fac- , compagner & Jabourer apres lui; ſavoir, tro's 5, Þrinces & neuf préſidens des cours ſouvcraincs. Si PE eee des preſidens ètaient trop vieux ou „ Infirmes, Vempercur nomme ſes aſſeſſeurs. Pour , 5 2 | tenir leur place. 0 5 Cette cere monie ne conſiſte pas Keule ent 4 j labourer la terre, Pour excitcr remulation par „ ſon exemple; mais elle renferme encore un aer i- „ fice que hempereur comme grand pontife ore av | 8 Chang ti, pour lui demander Vabondance en Pos Cur 1 de ſon peuple. Or pour ſe preparer a ce factifies, = „„ il doit jcùner & garder Ja continence les tr Oh jour 8 „, précédens. (26) La meme precaution doit Ctre „ obſervee par tous ccux qui font nommes pour „ accompagner ſa majeſté, ſoit princes, ſoit autres, > ſoit mandarins de lettres, ſoit mandarins de guerre. „30 La veile de cette cerémonie, ſa majeſte choi- © fit quelques ſeigneurs de la premiere qualitè, & les „, envoic à la ſalle de ſes ancetres, ſe proſlerner de- V, vant la tablette, & les avertir, comme ils feraient 98 Sils ctajent encor en vic, (27) que Ic ”=u_e ſuivant * il offrira le grand ſacrifice. e : (260 Cela ſoul 1 ne ſulſit· il pas pour Aae la ſolle EY, 8 f | blie dans notre Occident, que le gouvernement Chinovis eſt athec? _. (27) Le proverbe dit: Comporte=1 -FONS G2 Fane. des mortis cor 118 = wo eluent ENCUTE en vie. BE | | * =» EY A3 2% 39 "3 I'D: 25 Wy * 1 WED + -— 4 55 300 * BE ce . la. les pr parat tifs: le vingt- q quatrieme | „ jour de la lune, ſa majeſte ſe rendit avec toute la : „ Cour en habit de cer6emonie au lieu deſtine A offrir | „ au Chang-ti le ſacrifice du printems, par lequel. on 55 ED 0 = 5 „Lempereur fierifin, & ab is ſacrifice i def. : 85 cendit avec les trois pr inces & les neuf préſidens „qui devaient labourer avec lui. pluſieurs grands e 10 ſemcs. 80 la terre. AGATC. „ Vail en peu de mots. ce que Ic memori jal du tribunal des rites e la perſonne de o emporeur. II decharait auſſi les preparatifs que les diffèrens tribunaux Etaient charges de faire. L'un Un autre doit compoſer les paroles que I'empereur recite en Un troiſieme doit faire porter les tentes fous leſquelles Vempereur di- Un qua- tricme doit atſembler quarante ou einquante vené- „ rabies: v1 OO, ſaboureurs de profeſſion, | qui doit preparer ce qui ſert aux ſacrifices, facrifice. & d: eller nera, 5 11 a Ordonnè d'y porter un repas. 11 preſen , lorſque rempereur laboure la ter- ment, le ris, le mille ce de mill, Ju; on appe ae cac- leang. le pric de faire croĩtre & de conſerver les biens de 15 C'eſt pour cela qu'il roffre avant que — 5 mettre h main a la charrue..... mY 2 ra. 9 n TY venir auſſi une quarantaine de labou- 3 reurs plus jeunes pour di! ſpoſer la charrue, atteler is bœufs, & Preparer les grains qui doivent ere -. 8 empereur ſeme einq ſortes de grains, „ qui ſont cenſes des plus neceſſaires a la Chine, & ſous ſeſquels font compris tous les autres, le fro- „la ſeve, & une autre Le 5 1 8 Ae K —AK[(—2 ů ——ů——ů — — - 2 — ͤ—ê—U — — — 2 — — — F4 „ = N WY * — ap— — — — —ͤ—ö — _ fo — ſp Du . _ 5 . : 140 AGRICULTDUE 5 ſeigneurs portaient eux- meines les c rites Procicus „ qui renfermaient les grains qu'on devait ſemer. „ Toute la cour y alſtila en grand ſilence. 1, cnmpe- „ reur prit la charrue, & fit en lubourant pluſicurs 1c „ allces & venues: lorſqu'il quiita la charrue, un ” „prince du ſang la conduiſit * 2 1 a lon tour. 8 „ Ainſi du reſte. „ Apres avoir bee en dier crens en xiroits, Tem- „ N d ſema les différens grains. On ne Lowe : pas alors tout le champ enticr , mais les jours ſui- » Vans les labourcurs de proſetlion ache; ent de le A 9g 1 abourer. | „5 un v a av ait cette annce-A quar ante-quatre anciens 5 laboureurs , & quarante-deux. plus jeunes. La cc- Sy rEemonie ſc termina par unc recompenſe que P em- ; > percur leur fit donner. 8 A cette relation Tune cerë moni > qui th pla 18 bel⸗ 5 — je de toutes, puisqu'eſle eſt Ja plus utile, il! faut joindre un edit du mème empereur Yontchin. Il de- corde des recompecnſcs & ds honneurs a quicondas defrichera des terrains incuitcs depuis quig ye urpens juſqua quatre- vingt, vers la Tartarie; car il n'y en a point dincultes dans la Chine proprement dite; & - celui qui en deſriche quatre- -vingt Neve mandarin | 1 du huitieme or dre. Que doivent ae nos 8 d Europe en ap- prenant de tels exemples? 2 ADMIRER E 1 ROUGIR; MAIS SURTOUT IMITER. „„ o ny HEE ao Ee RAI. = A I Ke 101 Paſtſcript. Jai Ju deruis Poa un petit livre for les arts & me- tiers, dans icquel Pai. remarque autant de choſes uti- les qu'agréèabies; mais ce qu'il dit de Tagriculture reſſemble aſſo; 4 la maniere dont en parlent pluſicurs q Parifiens qui mont jamais vu de charrue. Lautcur 4 bene d'un by 1reus agriculteur qui, dans la contre iS la pl us daneieuſe & la plus fertile de la terre, culti- . Va ung campay NC qui lui rendait cent pour cent. U Ur ne ſay ait pas qu Un terrain. qui ne rendrait que 10 cent pour cent, non ſeulement ne Paycrait pas un 7 ſeul des fraix de la culture, mais ruin erait pour ja- - A mais le labourcur. n faut pour qu' un domaine puiſ- 1 ſe donner un leger profit, qu'il rapporte au moins 1 cinq cents Pour cent. Heureux Pariſiens, jouiſſez gd” U nos travaux, & jugez de Topera comique! 11 4 = G Ce Particle Bled ou Be) | 1K oC S Seeder dee : F 1 3 R. 1 2th 2 Or; compte quatre en; „ quatre een de matiere ſans avoir une notion complette de la ma- 7 tiere. Mais que ſont les clemens de ces elemens 2 La air ſe e ti] en feu, „en cau, en terre? Ya a-t- * — " — * * 2 . — — —ä = — — — * .. — — * 9 " p 4 2. 4 "= - * . — . ̃— 11 tne oy : * 88 S — — — - _ —— — — 5 r 3 I 2 — — 102 * A. 15 | raiſonnablement en douter avec eus? On na jamais Etc incertain fi on marche ſur la terre, ſi on boit de Yeau, fi le feu nous claire, nous echauffe, nous bra- le. Nos ſens nous en avertiſſent aſſez; mais ils ne nous diſent rien ſur Pair. No: s ne ſavons point par cuvx fi nous PR les vapeurs du globe ou une ſub- 4 - ance differente de ces vapcurs. Les Grees appelle- rent envelope qui nous en vironnc almſphere, A ſphere des exhalaiſons; & nous avens edu te ce not. e t parmi ces exhalaifons continuelles une autre Ns dc matiere qui ait des proprices. 3 | dificrentes $:. * Tic philoſophes Qui ont nic. Texiftor ce de Fair 1 5 ſent qu'il eſt inutile d admelti 'C un etre qu'on ne voit | jamais & dont tous les eſlets Sxpliquent. fi aiſemera : | or les Yapours: qui fortent du lein de Ja terce. Newton a demontrè que le COIs lo plus dur a moins | de maticre que de pores. Des echalaiſons conti- nuelles s'6chapent cn foule de toute les parties de notre globe. Un cheval jeune & vigourcus , „ rame- ne tout en ſucur dans fon ceurie en tems Thy ver, eſt entourè d'un atmoſphere mille fois moins conſide- rable que notre globe ne 14 de la matjere ae! 14 pro- - me tranſpiration. —_ Cetre tranſpiration, ces exhalaiſons, ces vapeurs Z e S' chapent ſans ceſſe par des pores in- 1 nombrables, & ont elles-memes des pores. C'eſt ce ; mouvement continu en tout ſens, qui forme & qui 2 detruit Fans -- ceſſe Vegetaur,; minéraur, metaus — - v* Oh os 221 Ie. CL, 4o.v*v 0; N.. — the 5 one 4 I 4 ung : nnr * 9 8 5 | A J a: oy 10J C'cit ce qui a fait penſer a pluſieurs que le mou- vement eſt eſſentiel a la matięre; puiſqu'il n'y a pas une particule dans Iaguelle il ny ait un mouvement continu. Et ſi la puiſſance formatrice cternelle qui - preſide à tous les globes, eſt Pauteur de tout mou- vement, elle a y oulu du moins que ce mouvement ; ne perit jamais. Or ce qui eſt toujours indeſtrucki- le à pu paraftre eſſentiel, comme I'6etendue & la ſoliditè ont paru eſſent elles. Si cette idée oft une erreur * Eile Cit Pardo: mt able C C5 car 8. i 7 2 que per- 8 reu ma alicicuſe & de maux ae foi qui ne mérite pas | d T indulgence. | Mais i Ic mouvement comme efſenticl ou non, il eft indubitable que les cxhalaiſons de no- 1 tre globe sclevent & rotombent ſans aucun rclache ts a un mille, à denn milles, a trois milles au deſſus de nos totes. Du mo at Atlas a Textremite du Tau— rus, taut homme! deut voir tous les jours les nuages N ſe former ſous fs picds. 1 elt arrive mille fois n des voyagcurs tre au defſus de Parc: -CN- ciel, des ; eclairs & qu tonnerre. Le feu repandu dans Tinnsricur 47 lobe; ce e feu cache dans I'cau & dans la glace meme, eſt proba- lement la ſource imperiſſable de ces exhalaiſons, . 5 ces vapeurs , dont nous ſommes continuellement: environnès. Elles forment un ciel bleu dans un tems 0 ſyrain quand elles ſont aller hautes & afſez attenuces | pour ne nous envoyer que des rayons bl: eus; com- 5 me les fe uilles de For amincies, exp oſèecs aux rayons 8 qu [ oil dans la chambre obſcure. Ce s Vaneurs im- 0 G4 . 4 A 1 prèegnècs de ſouphre forment les tonnerres & Jos Eclairs. Compriméèes & enſuite dilatecs par cette compreſſion dans les entrailles de la terre, elles $'C- chapent en volcans, forment & detruiſc nt de petites montagnes, renverſent des villes, Ebru nlenc quelque fois une grande partie du globe. | Cette mer de vapcurs dans aquell e nous nas geons, qui nous menace ſans ceſſe, & ſans laquclle nous ne 25 | pourions vivre, comprime de tous c0t6s notre globe &«è ſes habitans avec la meme force que fi nous avions ſur notre tte un occan de tre nte-· dcux pieds de hau- Ts. & chaque homme en porte environ vingt mille TE AISONS > DE CTU c NIL ND AIR, Tout ecei poſe, „ les: philoſophes qui nient Pair di- . ſent, pourquoi attribucrons- nous s à un clement in- connu & inviſible, des effets que Fon voit eontinuel- Jement produits par ces cchalalſons vilibles & pal: 5 5 pables? * vois au / coucher i du Gif il! eelerer du pied 4 | ; montagnes & du fond des prairies, un nuage blane qui couvre toute Fetendue du terrain „autant que | ma vue peut porter. Ce nuage &cpaiſlit Peu-a-peu cache inſenſiblement les montagnes, & Scleve au- defus delles. Comment, fi Fair exiſtait, cet air dont cha e colonne Equivaur a trente- deux picds eau, ne ferait-il pas rentrer ce nuage dans le ſcin d Ja ter: e don i] oft ſorti ? Chaque pied cube de ce naage oft prefſe par trente- deux pics cubes; donc 1 1 105 il ne pourait jamais ſortir de terre que par un effort prodigicux , & beaucoup plus grand que celui des vents qui ſoulevent les mers; puiſque ces mers ne muontent jamais a lu trentieme partie de la hauteur de : ces nuages dans la plus grande efferveſcence des tem- pètes. 5 Lair eſt Elaſtique, nous dit-on: mais les vapcurs de Veau ſeule le ſont ſouvent bien davantage. Ce que vous appellez element de Pair preſſè dans une canne A vent, ne porte une balle qua une tres petite dis- dance; mais dans Ja pompe a feu des bitimens d' Vork {1 Londres, ics bs os font. un effet cent t fois _ : V iolent. on ne ie rien de rar - contin 1ent-ils, qu on re p. iſſe dire de meme des vapeurs du globe; elles pe- : ſent comme lui, o'inſinuent comme lui, allument le ſeu par leur ſoufle , ſe dilatent. = e eondeafent de | Inc me. ce ſyſteme ſemble avoir un grond avantage fur os lui de Tair, en ce qu "Il rend parfaitement raiſon «- ce que ratmoſphere ne $ s' tend qu environ A trois ou quatre milles tout au plus; au lieu que ſi on admet Tair, on ne trouve nulle raiſon pour laquelle il ne vetendrait pus beaucoup plus! loin, & n'embr waſtora uit 9 Ag 8. Yorbite f de la lane. e D: 7 i plus 3 0 3 jection que ron faſſe contre Joy = . ſyſtemes des exhalaiſons du globe, eſt, qu elles per- dent leur elaſticite duns la pompe a feu quand elles ſunt refroidi. Sy Wl licu que | Fair ct, dit-on, toujours £ DJ 8 8 D 2 = „% an < e—— — * — — a” _— N — - » 8 "3 Whom 21 * - ST + ” . — — — * - — 2 * © - - — - — 2 - = I — — - : * FS," * pr > - a D > „ü — „ * = . — » - Lg - N 228 — — > "2 — —— — , - — > - — 2 22 1 — — > ” = 9 9 — 93 > — — IF — aus . - A Aa «4 ” v . : — + * — > W „ — —_— * LY <4 2 - DO — 5 „ —— — — 7 — * » 2 bs —_—_— * — — 2 - — a - — - — 2 hs — 1 1 » na. 6 * * * RO” % = — - ws 2 - — — * 7 ” — ü — = 8 106 5 1. elaſtique; mais premicrement il nelt pas vrai que Ielaſticice de Tair agiſſe toujours; ſon claſticite eſt nulle quund on le ſuppoſe en cquilibre, & ſaiis cela il my a point de vegctaux & d' animaux qui ne ere- valſent & n'cclataſſent en cent morceaux, fi cet air qu'on ſuppoic etre dans ceux, conſorvait "Fi Claſtici- te. Les vapeurs nugilient point quand elles ſont en ccuilibre; c'eſt leur "Gilataricn qui fait leurs grands | offers. En un mot, tout ce qu'on attribue a Pair ſemble appartenir ſenſiblement, ſelon ces philoſophes „ a e ex e de notre globe. 81 on leur fait voir que le feu $Crcine quand il n'eſt pas entretenu par Tair, ils repondent | qu'on it. meprend, qu' il faut à un flam! IC4U des vapcurs ſos: ches & Glaſliques pour nourrir ſa flamme, qu'elle gy Eteint ſans leur ſccours, ou quand ces vapeurs ſont 8 trop graſſes „ trop b ulphure euſes, trop groſſieres & ſuns reſlort. Si on leur objecte que Pair eſt quelquc- fois peltilene! jel, c'eſt bien Plutot des echaluiſons | qu GA doit le dire. Elle portent avec elles des s par- tics de ſouphre, de vitriol, Carſenic & de toutes les 5 plantes nuiſibles. On dit: Pair eſt pur dans ce canton, Cela ſignifie: ce canton neſt point martcageux; il n'a ni plantes ni minieres pernicicuſes dont les parties $'ex- nalent continuellement dans les corps des animaux. Ce neſt point element pretendu de Pair qui rend la carcpagne de Rome fi mal ſaine, ce ſont les caux 15 croupiſſuntes, ce ſont les ancicns canaux, qui creu- | les ſous terre de tous cots, font enn le ae 5 table de toutes les hates venimeuf + C'eſt de la que Sx halo continucllement un Poiſon mort«l. AH A . . 107 Ercſcati, ce weſt plus le meme. terrain, cc 2 fone plus les memes exhuJaiſons. Atais pourquoi element ſuppoſé de Fair change - rait ii de nature a Freſcati? IFſe charger, dit- on, | dans la campagne de Ro UL e es ral: iifoas TUICS> tes, & n'en trouvunt pas & U reſe Cari it Gevicaira plus Alutuire Mais encore une fois, puiſque ces cha- laiſons exiſtent „puiſqu'on les voit 5 lever le Dir e nuages, quelle nöceflite de bes atiribucr a une UF _ cauſe? Elles montent dans Vatmoſphere, elics 5) v dis. Eh, ſipent, elles chungent de Torme; le vent dont O les TE ſont la premiere cauſe, les emporte, les ſeparo; ; el- es $ Lattenuent, el! 8 gov jennent talutaires, de z 3 telles qu elles etuient. | gl Une Wer e eſt. que ces vap urs A ces 5 5 exhulal iſons renfermées dans um vaſe de verre s'atta- Lo nent aux parois & tombent, ce qui murriv e jamais ; & Fair. Mais qui vous a dit que ſi les chalaiſons hu- 5 müdes combent au ſond de ce eryſtal, il n * a pas in- . c emparablement plus de vapeurs ſeches & Claſtiques gui fe ſoutiennent dans Fiarcricur de ce vaſe? Lair, en ett. purific E apres e PIC, Majs nous ſommes cn droit de vous * enir que ce ſont les ex- ialaiſons terieſt res qui fe ſont puri Aces, que les plus Drollieres, Jes plus aqucuſes s renduss a la terre, Jais- : ſent les plus ſeches & les plus fines au deſſus de Ros: tætes, & que Cell cette aſeenſion & cotte deſcente : .rernacive qui catretient le jou continuel de la nature. | Voila unc partic FE: raiſhns qu'on peut all Ieguer en _ Favour de Popinion que J“ cement de Tair nexiſte „ : af q ' f hy - 2 le 2 2 04. 1 — _ o — —_ « 1 C - - ” . - 4 : LY ms EP - — — 12 * 6 N my — = — "at od. = R 4 — * & - * ; Nen: & - 5 2 — * fut celui d'un Roe: croix qui alla trouver Henri J, Luc & oui! Hon; „ de lu m aiſon de Turenne, prince 108 ALC H INIST E. II y en a de tres ſpecieuſes & qui peuvent au moins faire naitre des doutes; mais ces doutes ccderont tou- jours a Popinion commune. On ra deja pas 2. trop de quatre clemens. Si on nous S TCCUIRI à 50: 5, nous noi iS croir! ons trop pauvres "\ . | . m dird To Th GUM ele — 3 IA 1. 8 CHeaux x Oleront toufom 8. In 9 le 8 airs, & jamais dans les vapour. On diva toujours, Lair eſt doux, [air eſt fern, - &) jamais les — ont 1 - douces , , ſont Sereines. Se Se ALCHIMuIST E. ret Aa emphatique met Talchimifte autant au de | Tus du chimiſte ordinaire, que Tor qu” il compoſe. pr 4 au deſu; des autres métraus. L Allemagne eſt encot pleine de gens qui cherchent la pierre Philoſophale, comme on a cherche eau dimm ortalite à la Chinc, ; & la Tſontuine de Touvence en Eu .. On a commu quelques per ſonnes en F rance qui 1 lont ruinces s dans x cetio Dourſakte. "Fe nombre de ceux qui ont eru aus trenſinutatiors 1 55 eſt prodigieux; celui des fripons fut proportionnè à celui des credul: es. Nous avons vu a Paris Ie ſceiuneur 5 5 Damm, marquis dc Conventiglio, qui tira quelques centaines de louis de pluſicurs grands ſeigneius pour 5 leur fare la valeur de deux | ou trois Ecus en or. Te: m Se tour qu” on ait jamais fait en Alchimie 5 AL e nr. — * ſouverain de Sedan, vers Tan 1620. ,, Vous n'avez „ Pas, lui dit- il, une ſoaverainete proportionnee a4 „ votre grand courage. Je veux vous rendre plus ri- „„ che que fempcreur. Je ne puis reſter que deux 5 jours dars vos ctats; il faut s 1 tenir à Ve- „ niſe la grande aſſembiée des ſreres. Gardez ſeule- „ ment le ſecret; envoyez ie de la litharge „ chez le premier apoticaire de votre ville. Jettez- „„ y un grain feul de la poudre rouge que je vous „ donne; mettez le tout dans un ereuſet, * en "hs moins d'un quart dheare vous aurez de ror. 7 Le prine ce fit roperation, „& la rc: tc! * trois 1678 1 prœſence du virtuoſe. Cet homme avait ſait acheter auparavant toute la litharge qui Ccait chez les apotical- 05 de Sedan, & Tavait fait enſuite ren endre chargee „ 2 quelques onces d'or. Ladepte en partant fit preſent : ce toute ſa POUTE tranfmutante au due de Bouillon. 5 Le TIDY . douta For int t qu ayant Tait trois onces d'or avec trois grains, il nv fit trois £3935 mille onces = avec trois cents mille grains; & qu pur conſequent 2 NC füt bi cntor poſſeſſeur dans la ſemaine, de mos te- -ſcpt mille cinq cents mares, ſans compter ce qu A ſerait dans 1a ſuite. II fallait trois mois au moins pour faire cette poudre. Le philoſophe ctait preſs : de partir; il ne lui reſtait plus rien, il avait tout donné au prince; il lui fallait de ja monnoie courante pour tenir a Veniſe les ctats de la philoſophie hermè- =. Xx Cetait un homme trbs modcre dans ſes d&firs = & dans ſa depenſe; il ne demanda que vingt mille 5 tcus pour ſon voyage. Le due de Bouillon honteux du ; — - 2 SO — — — N . 2 - — ” : _ 2 EY 8 = = — — * * - 6 * - ny * a” — . 7 33 4 a © . - 4 x — 8 0 . 3 — 1 —— — 2 5 — * * — — _— > " — — — — — 2 ” — - 2 2 — — — 1 — 8 — — — , 2 . . ö 2 - - © - - V - 2» ow . —_ — . = * — 2 r — — ——— — — — 1 o — 4 - - — - - a — Slows. ltd — — — — — 50 4 s LO : 5 15 + / * "I ws 5 * 4 = „ ? = 3 2 4 ; : * # > "4 q : * : * ® — 4 * 1 4 : * 1 + LY þ % . = „ : T Ll "I 7 , % ' + : t 1 4 l : | : : 14 « 1-4 * 6 Sx 1 is + by LN "n 5 _ +. & " 2 N 1 „ i "5 : : - 4 F 1 1 " l 4 V2 Ss: & = = ©. hd ; # FS 4 1 1 8. A 17 1 > h 1 1 * 4. Th by * * 1 * 4. 3 7 11 1 3:48 bk A x i „ . > - 5 E: * F? @ - S 43 = * „ * * : # x g 3 * 4 iFY 441 5 * * * 4 1 N * ol 7 4 A 14 4 * T7" : : 1 = » 9 , : 11 : 11 ; f * © 1 Y 5 : *; \ a 4 N 4 A " 4 4 4 Li . a e * N 4 1 1 8 4 en , + 4 5 * 9 4 1 — mw” . | * = 9 1 — _mY 2 —2 2 SS . * py » 4 — % mn. th a 7 WR . * on Y - 5 MEL n 1118 1 7. peu, lui en donna quaranre mille. Quand il eut put. Mc toute Ja litharge de Sedan, il ne it plus d'or; i} ne revit plus fon Pivloſop 8 & en fut pour ſes qua | rante mille écus. Toutes les pretendues tranſim: atatiopo alchimiques ont été faites a- peu-pre3 de cette manicre. Changer une production de la nature en une autre, eſt une operation un peu difficile, comme, par cxemple, du . en argent; Car elle de mande de ux choſes qui ne ſont gucre en notre 70 oir, c eſt d uncantir le fer, 0 de erèer urgent. . n y * encor dcs philoſopher qui eroient aux trans- —_— parce quiils ont vu de Veau devenir pier- | I's nont pas voulu voir que Teau $'ctant eva- ponds a depoſe le fable dont elle &tait charge, & que co ſable rapprochant ſes s parties eſt devenu une petite pierre friable qui n'eſt Prec ciſement que le fa 25 ble gui ctait Gar 8 Feat. | , | On doit e deſier de recperience meme. | Nous ne pouvons en donner un exemple plus recent & plus frappant que Pay anture qui s $'eſt paſſee de nos jours, & qui eſt racontec par un temoin oculaire. Voici - Textrait du compte quil en a rendu. 1 5 Il faudrait av oir toujours dev ant les yeux ce - pro- . - verbe eſpagnol: De las coſas mas ſeguras la mas ſe- „ gura es dudar. Quand on a fait une experience, Is „ meilleur parti eſt de douter longtems de ce qui 'on 1 * a vu & de ce qu'on a fait. 1 En 1753 1 un chimiſte Allemand 0 une ; petite pro- 5 1 e e t r 711 „ vince voiſine de TAIface crut, avec apparence de „raiſon, avoir trouve le ſecret de faire aiſement. „du falnctre,- avec Iequel on compoſerait la poudre = à Canon a vinut fois meilleur marché & beaucuup „plus promptement qu'a Vordinaire. II fit en efict — _ b _ > — - » R 2 . : ' — —— I * 22 Mi : — N = &* * l . 7 . — - — —_— - — — —— 4 4 - _ — — * * wr — » — « - * . 4 7 — —— — hn = Þ — - — - - ” n n — A * - 3 22. SP? F - — * * b — - , 0 > " __—— * * - - - = A — — E . — — — * - a - $4 4 - — 4 - IT. — — - - 8 — We l n * . 2 * * — r a * = . _ — . ” — * A _ 2 = - — — —— : ST — bs a =_ | ws . * — 3 — * * =_ . my Y 4 " _ - — . "34" de Cette poudre „ 11 en donna au prince fon Souve- _ U „ rain Ju en fit uſage : a la chaſſe. Elle Fur j jugèe plus Z 1 bi | „fine & : plus agiſſante que toute autre. Le prince, TT £4 {i tak "us dans un voyage a Verſailles , 5 de „„ % f kt 95 poudre au Roi, qui Teprouva ſouvent & en füt co 150 1388 „ jours Egalement ſatisfait. Le chimiſte ct trait ſi ſar = Fi 1 „ de ſon Feeret qu'il ne voulut pas Ic donner a moins 6 . 5 de dix-fc3 ot cents mille fr ancs paycs com; ptant, & le 1 1 af „„ Quart du pro it pendant vingt anne cs. Le ms IRR 1 „„ fut ſigne; Ie: chef de la compagnie des poudres, de 1 . | N | | „puis garde du treſor- -roya! , vingt cn Alſace de la part - du roi, accompagne d'un des plus ſav ants chimiſtes „ I Nl „„ de France. I Allemand opera devant eux aupr ess 4 WAH * de Colmar, & il opëra a ſes propres depens. Ct l | ; „„ une nouvelle preuve de ſa bonne - oi. Je ne vis 1 7 | | _ point les travaux; mais 1c garde du xr6for-roval - 4 EE: „tant venu chez moi avec le chimiſte, e-lut dis 8 9 4 1 que sil ne payait les dix · ſept cents mille livres 1 | +» qu'après avoir fait du falpetre, il garderait tou- . 4 „ ; 2 Jours ſon argent. Le chimiſte iaſlura que lc fal- * 530 [4 q C ” petre ſe ferait. Je lui repttai que je ne le croyas % in} „pas. n me demanda pourquoi? C'eſt que les hom- | 4 5 = mes ne font rien, lui dis. je. Ils uniſſent & ils deſu:. I 6 niſlent; mais 1 napparticnt. qua la nature de Faire, ES 4 11 . Allemand travailla trois s mois ; entiers, au bout: OS 00 | 50 = deſquels il avoua fon impuilſance. | Je ne peux 5 1 . . | | | {98S 112 ALcORAN, OU LE Koray. „ changer la terre cn ſalpetrc, dit-il; je m'en os „ ne chez moi changer du cuivre en or. Il partit, » & fit de For comme il avait fait du ſalps -« ; 34 „Quelle ſauſſe rperience avait trompe cc pauvre „ Allemand, & le duc ſon maitre, & les gardes du © gz ee 15 & . chimiite de Paris, & le roi? „ La voici. Em, 5 5 Le tranſmutateur Allemand 2 avait vu un morceau = , 5 de terre impregnee de ſalpetre, & il en avait ex- „ trait d' excellent ave c lequel i] avait compoſe la WE meilleure poudre a tirer; mais il Tappergut pas - „ que ce petit terrain Etait mel des debris dancien- „„ nes caves, d' anciennes ccurics, & des reſtes du mor- „, tier des murs. Il ne conſidera que la terre, & * „ Crut qu l ſuffiſait de cuire une terre Pareille, Pour 55 » faire le ſalp? tre le meilleur. On ne doit cependant | pas . tous les hommes : a ſecrets & toutes les i inventions nouvelles. II en ct - de ces virtuoſcs, comme des pieces de theatre; fur 7 15 mille il 128255 $'cn trouv er une a bonne. : . L = '0. : 85 A N, 0 6 P LU T 0 T. . Om A N. 3 E livre gouverne 1 toute Afrique f ſeptentrionale du mont Atlas au deſert de Barca, toute I'Egypte, les c6tes de roccan E thiopien dans _ Pr eſpace de bx cents lieues, la LAlie mincure, 595 2008 % ths a» þ - : = . z = n , —— q Wits ; TY 5 tous les pays qu Maccdoine, la Bulgarie, te la Grece, [:pire, & pro que toutes les iſſes jus- qu'au petit detroit dOtrarte Ou finiſſent toutes ces 5 immenſcs poſſeſſons. Ar. Cor AN OU L KORHRAN. | tr entdurent la mer Noire & la mer Caſpienmne, Clint le royaume Aſtracan, tout Fem- "Pu de bindouflan, toute la Perſe ume grunde Partic je la Tartaric, & dans notre Europe la Thrace, la la Servie, la Bofnie, tou- Pas | cette prodigieuſe ctendue * pays 1 y 4 pes un ſeul mahometan qui ait le bonheur de lire nos livres ſacs; & tres peu de litterat -urs 1 arni nous | _ connail] en W 1 f e Ker an. 5 Nos ſav ans. 25 voici les pre: niere 8 lens de ce livre. N EY ouanges 1 Hs; „le 5 ann 45 tous les mon- 5 4, des; au Du de miſaricorde. au four erain du jour „ de la juſtice; cet toi que nous adorons, cet de TY toi ſeul que nous actendons 1a” proce! tion. Con- - 5» duis- nou us dans Jos voi ics droitcs, dans les Vo ics de „ ceux que tu 28 C0 nblcs de tes graces 3 non dans „ les voies des OP -ts de ta colere, & de ceux qui i 0 ſe ſont Cs garcs. Telle oſt rintroduction; apres quoi ron voit trois lettres, A, L; Mc qui ſelon le ſavant Salles ne Sen- tendent point, puiſque chaque commentateur les ex- plique a ſa maniere; mais ſclon la plus commune, opinion elles ſignifient, Alla, Laif, 0 eis, De 5 la Grace, la Gloire. : = Premiere Partie. : or : 8 toujou I unc dis ri ieulc , * malgre les rechen ches de | nos * critables | | ths q 1 * $16 4 F t 11 4 ; 1 — 6. — „ my — — * — — — —— — a — oe ⁊ ᷣ —— — — » —— —+⏑8ęf—w S—¶— —ñ— •‚ — — —— » - thor — PE — — 88 2 > +4 8 _ —— — —ͤ—äjb. . — Y - Sk + — — — — 4K — — — - ” Wb gb 45% — — — 4 — —— — 1 1 n a ” | * f , „. y 4 4 : N | » 14 | 1 . 1 4 N . mM 1 4 | ” 2 17 . 199 $:6.584 18 ad l 1. * g x $ # (| l ; $4 , | * ; : { ; 4 92 — * N =» * A — — r cy W „ MM | 4 4 [1 $! : [1 ' | f 4 f } | ' — by —— : _— — 9 .. -m : : =: J - — 2 . = _ — — 3 * = — | | — — = ö — 8 . q 8 . © = by —_ — ” wa * - as = * W . "> - - - — = — — — 2 . = > X wad * — q pn a : . 5 — 4 SU — ®. _ — 5 — — K — C 1 » 25 a a - - A * = * 2 — — Swe at os to; — FC. : | « * — — . we | 2 ' * - : — — 2 „ ö — — 2 = 2 7; £ Sr... 5 — - 2 — 1 3 2 22 3 4 a” » —w * — LOS — a — « 2 = * > —— ” 4 . . 2 . 9 1 4 — - - 5 > N . — — 0 l # — — — 5 4 , e * : S . 0 « - 7 * aw PIs — * _— — > - 2 - Y — — be — r 2 a * — 3. 8 Alalomer continae, & Ceſt bine Jui - meme * 2 lui 2 15 Oici ſes Propres nots. , Ce livre n'admet point le goute, il eſt la direc- 4 ” 6800 des juſtes qui croient aux profondeurs de la „foi, qui obſervent les tems de la priere, qui r- oh „ pandent en aumones ce que nous avons dajgne eur : „ donner, qui ſont convaincus de lu revelation des- „, cendue juſqu'a toi, & envoyce aux prophetos avant „ Que les fideles aient une ferme aſſurance dars „ la vie a venir: qu ils ſoient diriges 28 leur ſei- 9 _ & ils ſeront heureux. . „„ A regard des incr6dules 11 oft. Egal pour exc | „ que tu les avertiſſes ou non; ils ne croient pes: = ſccau de Tinfidclits eſt ſur leur cœur, & fur ©: 5 „ leurs oreilles; les ténebres couvrent leurs yeuxz Ia | N punition | rerrible les attend. | 0 „ Quelques-uns « diſent 5 nous eroyvors en Dru, & „au dernier jour; mais au fond iis ne ſont pas cro- „Vans. Is 1 imaginent tromper PEternel; ils ſe trom- v pent eux-memes ſans le ſavoir ; Finfirmite eſt dans 0% eur Coeur, & Dixu meme * cette Infirmi- | * re, Ke.“ | 1 On pretend que ces kth « ont cent n plus de. . nergie en arabe. Et en effet, VAlcoran paſſe encor aujourd'hui pour le livre le plus elegant & le plus Tu- = e blime qui: ait encor Et Ecrit dans cette u. „„ Nous avons imputé à a TAIcoran une infinite de ſoti- 9 : Tes qui oy; furent janzais. Cos. Var cle Arot & 5 Maw)" Arco, OU IT Koran, "oh" Ce fut princi palement contre les Tures devenus mahomèétans, que pos moines cecrivirent tant de li- vres, lorſqu on ne pouvait gueres repondre autrement aux conquerans de Conſtantinople. Nos auteurs qui fort en beaucoup plus grand nombre que les janiſlai- res,; neurent pas beaucoup de peine a mettre nos femmes dans leur parti; ils leur perſuaderent que Mahoemet ne les regardait pas e ine telligens; qu'elles ctaicnt toutes eſclaves par les loix de TAlcoran; qu'elles ne poſſedaicnt aucun bien dans ce monde, & que dans Vautre elles n'avaient aucune part au paradis. Tout cela eſt d'une fauſſetè . — 5 de; & tout cela a Etc. era . rmement. = I fuffifai t pourtant + lire le bot & ke quatrie- = me ſura (28) ou chapitre de TAlcoran pour &tre de- by trompé; on y trouverait les loix ſuivantes; elles font. traduites egalement par Du Rier qui demeura on- tems A Conſtantinople, par Maracci qui n'y alla jamais, & par Saller * vecut vingt- Toe” ans parmi | les Arabes. | RicLEESs Dr ManonzEr SUR LES FEMMES. „ N'epouſez de femmes idolitres que quand elles ſe- „ ront croyantes. Une ſervante muſulmane vaut 15 „ micux ON la Our Sands. dame idolätre. = Za - - Goon: qui fort veeu de chaſtets ayant des ſem- 7 „ mes, attendront quatre mois pour ſe determiner. _ ©). En comptant introduction pour un chopirre. = H 2 — _— — — — — * — — — = — — — — — — — 3 4 - * - — P 0 0 . as _- Pp * i a - — LW _ — : l — * — N — — K = S 2 a — — — 8 —— * — — 9 . 1 _ wr - ” 8 A — — — _ — . — - . - — —— — — — 2 aw wm 4 _ 2 — — Ip - l — — as = 2 8 — — — > — — — — — —_ — — — > a. mT - — . 1 . ͤNA ]. ˙ -W. ůùm.. ũW- rr ns — _ 22 b — 7, \ a - — _ — Ds 5 n 8 * Y _— G - a , - 4} 5 * - — — - — 5 * = - — 8 — * — 2 - + _ ” 1 EO - — — y ho 2 - g = pe G 3 - : : - — ivy -- — 4 - : — — . 4 * * =— . 4 * 0 5 i 8 — * "FE bs N . 5 e — L — — — L — * = : : z . _ - - 4 . - al * — & "uh, . : — - —_— N = . pos fo, ww... - _— — 7 _ fl * 82 „ * — — ”- — - —— 2 - 2 4. — — ä }- o : 4 * % 4 = . — * a 2 ja b "ah . ” X - . ” K * — 22 _— *, - — + 2 * * — — . £ a —— ww - - þ : N * - K a 2 . > „ el ö 3 — he - Ky — a 2 : — — - 2 = — * — . , —— * —. — 1 ”y - 4 5 1 8 - . — . \ . _ k = - = * ww wd * * . 8 —A_ WW P_ 2 2 g ; ** - — 2 * f . 8 * „ — £ — ** : * EI — - x — _ _ 1 9 — a * WT - . _ x; * ' ; 22 — : - * — - - pu — we I q 4 . : " yo PX” > - =) 2 8 * 3 25 — = yo — — - - __ VS — — = a" 2 Iz : » ; 5 ; „ 5 : i , - : * . . . « 0 ; — — —— — 419 ALCORAN, o LE Kona x. 4" 4:28 fe nmcs ſc comport teront cnvers leurs maris 35 comme ers mars envers elles. 1 „ Vous pouvez faire un divorce deux fois avec „ Votre femme; mais a la troiſieme, fi vo us la ren- . voyez, Ce? pour jamais; ou vous la reticndrez a- 59. Vec humanite, ou vous la renverrez avec bonte. » [1 ne vous ef: pas permis de 1 rien retenir de ce 3 85 | „ vous 10 aver | ONE. - Iv. oy Les hon: 1Ctes ſem mes ſont oeibentes & ettenti- . ves, meme: pendant ubſence de leurs maris. Si ” cies fone ſages 5 garde * oe dc ur ſalre! la moin- „ dre que elle; Sil en arrive une; „ prenez un arbitre | * de Votre famille & un de la bene. 385 v. „„ | Prenes, | une fax am me, ou deus, ou trois, ou qua- > tre, & jamais daventege. Nlais dans la crainte de Os ne pouvoir agir cquitablement envers plulicurs, „„ n'en prenez ou' unc. a leur un dounire. CON- : „ venable; ayez ſoin delles, n : _ qu'avec amitie. „% Ca vl Shy ” n ne vous eſt pas permis Theriter de ves fem- 3 „ mes contre leur gre, ni de ls empech er de ſe ma- „s Tier a d autres après le div orce pour vous enparer , de leur douaire, à moins qu'ciles vaient eté de. » clarècs COUPaDICS de quelque © crime. 5 Arcon N, W LE Koni , 117 RE © vous voulez quitter votre femme pour eu „ Prendre une autre, quand vous lui auriez donné la 5 valeur d'un talent en marin 30, 11 : Prenes rien Celle. VII. „„ II vou oft permis d'epouſe + des eſclares, mais i il alt inic-ix de vous en al/Lnir. vil. Zo 102 Tre renwoy „&& > oft oblie% call aiter Com.” 55 AMES . Ed Gor: 1 Klon 1 fa 'CONUIL ion. Si on {cy „, aus, il faut le confentement du pere & de la me- Do 5 re. 8 vous 6tcs obl g6 de le confier : à une nouri. 5 cc ctrangere, vous 1 payerez raiſopma! vlement. | 1 En voila ſuf AN ( foe i 07; 2775 Qi Ul qu'on le dit. Nous ſur bak ignorance, ne prétendons Pont: I: juſtider ni ni ſur ſon impoſture; mais nous ne pouvons le condamner ſur ſa doctrine d'un ſeul Du. Ces ſeules paroles du ſura 122, Dy eſt uni- 5 que, eternel, il nengendre point, il weſt point engen- gendré, rien neſt ſemblable d lui. Ces paroles, dis- 0 Je lui ont Tours fOricnt encor r plus que ſon 1 85 ” "Hi reſte, cet Niere Hoot 1 nous parlons, eſt un 5 e eue de rex elatiors ridicules & de Pr 6415 cations Vt -gues & NC ohérentes, mais de loi. tres bonnes pour le pays Ot il vivait, - Favs ir te jama: | araibhil 105 11 3 ou charges ly r des & Io pere oft oDlioc pen- 8 dn de Peg un entretien honnete Te Tenfant avant deux - 8 pour roconeiꝭ ier Jes fer umes ne es a Pas traitces ſi dureme pe | & qui {ont toutes encor ſaivies 5 . — PIE — — * 1 * - - * — * == 2 £ — * N 5 . — — — ; — 7 . — 4 8 .. : 4 * . N C o — 4 MN 0 . 5 . * * 3 8 5 wy YJ þ £ 1 — 8 , . — > Na = — ak — * — aan. — P_—_— 23 * 222 - - — —_— - 3. * 5 - « , rk, £ - 1 . X . * * - k —_ - 148 — — — 4 — — - FR . — — « — —— — — - - =o — — 2 — — 4 — 1 þ 8 I « — - - 2 . ” — — — 0 0 0 8 . - _ _—_ . * - — — » — — ene — * i 8 1 — "= 9 * Py - * bt — - — . 5 - . . , - = - Pg bY _ —— — — 2 - — by - = . 4 —— 8 1 - by — WW. - 1 1 N o ” 2 1 Er Sas * ” —__ 1 © * 7 17 . 835 po — — 1 s * FI K * - —_ be — - \ ” 4 o - — *. — — * — — — , » SpA , 1 * i 3 CI K ä = - —_ Y — — ——. Mi >, i4a+* *.4 « — 2 2 — — , , — , £ , = y * — © _— A $ . . . — . a mY , 5 : 9 N . 1 a a * - 4 5 5 = a 2 3 — KITS „ — a < — og) = PSI 0 — — N x » — — ——— — —⏑ — ws 7% o = - 2 aa cots ES — — —— — k 3 — — 1 — ” _— I — — _ » —— — — 22 244 „„ . 9 * — 3 w_ 2 - CEE - „ oy . - * . — ec — pa ren PONTA þ. 4 <2 297" — — Po F.. 3 - _ — "4 — — — 6 s % I —<_— a * —— - We 2 * < * by 118 Arcon Ax, ov LE RORAN. interpretes mahometans , ni Par des dccrers now Vcaux. IIalomet eut pour ennemis non · ſeulement ics POL tes de la Mecque, mais ſurtout les docteurs. Ceux- ci ſouleverent contre lui les magi. trats qui donnerent cCeret de priſede corps contre lui, comme duement atteint & convaincu d'avoir dit, qu'il fallait adorer Dix & non pas les ctoiles. Ce fut, comme on fair, la ſource de i gryndeur. Quand on vit qu'on | ne pouvait le perdre, & que ſes Ecrits prenaient fa - eur, on debita dans la ville qu'il n'en Etait Pas Lauteur, ou que du moins il ſe faifait aider da ans la compoſition de {cs feuilles, tantot par un ſavant juif, tantòt par un ſavant chretien ; ; TUPPOIE * qu i y et alors des ſavans. 5 Ceſt aink. que parmi nous on a reproche 1 plug | & un prelat davoir fait compoſer leurs ſermons & leurs oraiſons funebres par des moines. II y avait un pere Hercule qui faiſait les ſermons d'un certain Fkxeèque; & quand on allaic a ſes ſermons, „ on difait, . allons entendre les travauæ Hercule. Mahomet ad 1 cette e imputation 1 ſon chapi- . tre 16, a Poccaſion dune groſſe ſotiſe qu il avait di- te en chaire, & qu'on avait vivement releve CC. Voici 1 comme il ſe tire Taffa; ire. 82 Quand tu Ti le Koran adreſſe t toi 3 Duo, i. . » qu il te preſerve de Satan. . 5 na de pouvoir | que ſur ceux qui font pris pour maitre, & qui don- „ nent des compagnone + Div.” 15 Bd dites plutot que Peſpric ſaint m'a apporte ce ALCORAN, OU LE Kon uv. 119 55 Quand Fi! ſubſtitue dans le Koran un verſet à un „ autre (& Dixu fait la raiſon de ces changemens), quelques infideles diſent, tu as forge ces verſets, mais ils ne ſavent diſtinguer le vrai d' avec le faux: ww 5 55 ſets de la part de D „ diſent plus mal; gnement, il y a un certain hom- „ me qui travaille avec lui a compoſer le Koran; mais comment cet homme à qui ils attribuent mes „ ouvrages pourait - il m'enſeigner, puiſqu'il parle „„ ine langue ctrangere, & que celle dans laquelle 2a le; Acran elt crit, elt Tarabe le pins pur?” 7 Celui qu'on pricendair travailler avec A7alromer etaĩt un juif nommé Benſalen (29), ou Benſalon. 11 meſt guercs vraiſemblable qu'un Juif eũt aide Malomet 2 _ Ecrire contre les Juifs; mais la choſe Tel pas im- Nous avons Cit depuis que c'ctait un moi- ne qui travaillait a PAlcoran avec Mafomet. Les uns be nommaient Boſiarra, les autres Sergius. Il eſt plaiſant que ce moine ait eu un nom latin & un poſſible, T nom arabe. Ouant a aux c belles diſputes rheologiques qui ſe fort 95 Elevees entre les muſulmans, Je ne men mele pas J 1 Celt au muphti a decider. 4 Colt une e grande queſtion ſi r Auen ef creme! ou : 5 amel 'On a | imprime 1 a ks ſuite 4. Thiſtoire de Caicondit . 29) Voyer FAlcoran de Salles, page 2 223. | AE S ver- Dev avec la v Critẽ. D'autres — s 02m a — — — — ö W —— "7 — " — ag —— 2 — — þ . —— * +. — — — — - — - : —— : 2 — — — — „ . a + n - — ara. Sr * — 5 2 43 . lin * | 1 : "+ , | Ht | 1. r Denne 4 4 1a . : * bed : n 1 1 4 | Huy 449 + BL ot 110 14 : * £ - I — — ko * - * 5 i — TITS en Rr Rect Meer. __——_—_—_ — ALES ANDRE, Ie triomphe de In Croix; & dans ce triomphe i eſt di. que TAlcoran eſt arien, ſabellien, carrocratien, cer. 1 donicicn 9 Tancneen, donatife, or ig! nien, navddo: nien, ch;onite. M E,t nou pourtant rien de : | tout cela; il Etait plutöt Tanſenrie ; car e fors de fa doctrine. eſt le decret abſolu de la prédeſlination Lratuitc. „5 S S S ee S — . EXANDRE. II Dn of Plus permis de In arler « Alexandre que Pour. : dire das ci ofes Pei) C5 Ge pour Get i uit e les fab! CC 155 "I 46! que 85 be 1141 los, & mo Ales, « dent on 1 doizure b Thi? ofre di ſcul grand homme qu'on ait jamais xu 8 purmi les conquer ns de Alfie. Quant on a un peu bs echt ſur | Nexandre, qui dans age genen ces Plalſirs & dais 'y = refſe des con- Gul Ay a bat m_ J de VIE que ton s les autres vain- ducuꝛs de * Af c men ont * ait; qua 14 on ſonge qu = 4 ſt un jeune! me qui a cha ige le commerce du 5 monde, on trouve 270; etranze que Boileau le traite JL ſou . „ de volcur de grand chemin, & qu'il propoſe Al lieutenant. de police la Reinie tantot de le laire en. | Kere & tan tot. de le faire PE endre: nauso by de 7 rem pour de oben nid; | be = Mace: JUNE cut cu des bDetites maiſons. 8 83 8 . 2 18 - | mY = 15 5 5 5 Ik 2 Mt: livre Ge parei} en France a la Reinie, | | 921 8 trois jantes vous verrons io PhCaix des geniess 3 Lair tur Pes haLue u te e & ies. at utiers A r K * ANDRE 1 Cette requẽte prefentec dans la cour du palais a licutenant de police, ne devait etre admiſe ni Klon ba coutume CC Paris, ni Aon le droit des gens. Alexan- dre aurait excips qu'ayunt etè lu a Corinthe capitaj. n2-2crcral de la Grece, & ᷑tant charge en cette qua- tt de venger la pa trie de toutes les invaſions des Per- Fes, il nav alt fait C empire; & qu ayant toujours 0 AC la magnanicaice au plus grand courage, oY de Darius cs prifon'c 2 fagon ni UC tout cas il 3px Fellait de lu ſent cgce du four de la Rei nu? au trivina 1 au monde entier. 4 Rallin pretend qu Fd ne prit le de 1 yr qu en faveur des Tui's Tyriens . 1 eſt pourtant vraiſemb.ble q i lex a 5 cut encor d'autres r. tifons, & qu'il Etait un uus b. a a Famous vi . - — 1 2 capitaine de 12 point laiſſer Tyr 1 mattre te de la = f w er lor fqu” "_ 1 SEG ner bl I TA 12 . Alerandre aimait & ro! ſpectalt © bem CNN Je: ace fars doute; mais il ſemble Q: 111 Pr Y =: I. Ait Pas (lire q les Fuifs donner ent un rare eee de falle & digne a de Punique peu le qui connilt pour lors le vrai Drew, en reſuſant des xi vres d Alexandre, parce qu Il vaten Pretè ſerment de gidelitè d Darius. On ir aſſez que les Juifs $'CEQICNt toujours revOltes contre Jen verains dars toute, 1s ccufions: Yait ſervir ſous aucun roi prophanc. Sits re fuſeron: Ir: rule mment des C: mtr Hurjons n an Vainqucur, „ Ci metait pus pour ſe mG:1t trer eſcla- | | „„ je ſon devoir en dctrt fant leur. ayant er Tei Pecté Ia ſemne . * eres, il ne mèritait en au- tre interdit, ni d tre pendu, & git ON. S cpi u aim: nent b. ee Cid ö 8 Tou- 0 | car un zar ne de- 1 r — — —— — - - — 4 — . * — * x ———— — OS - ©. — „'. — < ny "y t- 1 4 : Mn 1 7 Wl. . 147 . | Ws } 1 5 *. 1 i bil | is ans 30S 4 HIST 4 Wb t 5-4 | W - ; 141 | rs wits 5 | 198 *% fi; 4 y f 13 An DIL 35 ii enn Ni en 3 %.:*1 M1 | | % 7 n i W YBRIET1 : 1 of is ' — —— — —ͤ—ę— — — — v —-— - , — . d _- _ — — = — - — — — * 122 ALEYXANDRY ves fideks de Darius, 1c cur beat ©: cpreſſement or- donnè par leur loi d'avoir en horreur toutes les na- tions idolitres ; Feng livres ne ſent remplis que a <6crations C2: : elles, 0 ae tentatives reitò 'TCcs de ſecoucr le joug Sils ip uſerent dobord les: contributions, "© An 040 Jos Samaritains leurs rivaux Is avaicnt payccs Fins diffcultè, & qu ils crurent que Darius, quoique vain- cu, Etait encor aſſez puiſſant pour: ſoutenir Jeruſa- Im contre ' Samarie. : 4 n eſt tres faux que Jes Juifs fulſent alors t foul : 8 qui connilt le vrai Dixu, comme le dit Rollin. Les Samaritains adoraient le meme Du, mais dans un autre temple; ils avaient le n te . que les Juifs, & meme en caracteres hébrarques Ceſt- a dire tyriens, que les Juifs avaicnt perdus. Ian 5 S 4 Etait en petit ce que le shiſme entre les Grecs & les Latins A grand. La haine était Bale des den * cotes en ayant shiſime entre Samarie & Jèruſale le mem e fond de religion. * apres etre empars de Fyr par ie moyen de cette fameuſe digue qui fait encor Padmiration de tous les guerriers, alla punir Jerufilem qui n'ctait pas Join de fa route. Les Tyifs conduirs par leur grand - prètre, vinrent ꝰhumilier devant lui & donner de argent; car on mappuiſe qu avec de Pargent : 5 conquéèraus irrit6s. Alexandre Sappaiſa; ils demeu- rerent ſojets d Hlex randre ainſi que de ſes ſucceſſcuro | \c 0a Tuigoire vraie WC vraiſemblable, 3 * A L. EX AN D R E. = 123 Roliin rèpete un étrange conte rapporte environ quatre cents ans apres Texpedition d' Alexandre par — ñũͥ ͤ—-—— —— — 3 2 — 2 +. 1 ——— 2 — 5 — 5 — - 3 5 +. : — G 5 — — | — — — — —_— = o : — — —_ — — * 2 | >. 4 — — — — — — E * - -, C * > - bd - — — * * — — — — + —— = SEEY — OS ' Thiſtorien romancier, cxagerateur, Flavien Foſeph, th 2 qui Von peut pardonner de faire valoir dans toutes e les occaſions ſa malkcurcuſe patric. Rollin dit done, 0 l | apres Foſeph, que le grand-pretre Faddus stant pro- Wi ith | ſterne devant Alexandre, ce prince ayant vu le nom The Hs de Fehova grave ſur une lame d'or attachte au bon. | ii tak net de Faddus, & entendant parfaitement Theben, 1 14040 ſe proſterne à ſon tour & adore Faddus. Cet eres 5 tf 1111 de civilitè ayant Etonnè Parmenion , Alexandre lui dit „ 9 5 [ qu'il connaiſſait Faddus depuis longtems, qu'il Jul val Mi j Etait apparu il y avait dix annècs avec le meme ha. Li : bit & le meme bonnet, pendant qu'il revait a VVV 44 1 conquète de TaAſie, conquete a laquelle il ne „WV vl 1 point alors. Que ce meme Faddus Pavait exhorts 4," WINE _ paſſer Tlieil :ſpont, ravait afſarc que fon Diromar- Fil Rt FM cherait à la téte des. Grecs, & que ce ſeralt le Dru 2 1 | des luft * le rendrait victorioux des Perſcs. f Thi | nl ce conte 4 viele Sat hom * Fi hiltoire iy e of Mt © quatre fils Aymon & de Robert le Diable, mais il figu- ET if re mal dans celle J Alexandre, 3 V 10 „7 5 h "3 E300 e ctair une > entrepriſe très ; ile \ la Fd qu une C iþ "ur _ bi toire ancienne bien redigec ; il cit et6 a ſcuhaiter — 4 . 5 qu on ne feut point garee quelquefois par de telles Os. 'q TT ily abſurdires. Le conte de Faddus ſerait reſpectable. e 55 H ſerait hors de toute atteinte, Sil sen ms : 3 4 5 | au moins quelque ombre dans les livres ſacres . h comme ils n'en ſont pus la plus legere mention, ii 5 elt tr 5 Permis c en faire ſcntir Ie ridicule. * , f — — — * _ — — << —ͤ ⁴ —— — ÄÆ⏑VQ— ̃ Wꝶ 0 —W—— — - — m—_ — = . — ̃ͤ = — — — i — S ERI””” -; — 2 _—_ * — 3 — W 6. 2 l Fe ” « * Wen » aw aww. aw — x i 3 — 2344 : I 7 ow” I - ———— 124 t. E X AN R K. On nc pe ut douter qu Alexandre n'ait ſcumis la partie des Indes qui 4: en dega du Gange, & qui Etait tributaire des Perſes. Monſieur Howell qi a” 229 demeurs trente ans che les br ames de Echard, £5 & des pays voiſics, & qui avait apfris non- ee ür langue moderne, mais leur ancienno lunge fer nous aſſure que le ns aanalcs atteltent 11 44105 U "of . | Enfulrs — eandre een le fceuve Zombodipo ile] les Grees appellerent Sind. On ne trouve pas dans Lluſtoire d', lexandre un ſeul nom indien. Ls _ Grees nont jamais appellé 1 Eur propre nom une eule ville, un ſeul prince Aſtatiq u. lis en ont uiC de meme avec les Egyptiens. I's auraient cru des- huonorer la langue brecq e sis ravalent aſſfujettie à ; une prononciation qui Icur ſemblair barbare,, & Sls | 1 navaient pas nommé lem his h ville dc 6 Mp: | ' Monfiet Ny uwe, dit que les Indicrs Mont ja mis Commu n! de Perus, ni de Taxile; en effet cc ne ſont pas la des noms indicns. Cepent dati, { nous en x 19 lexandre, quiils appellent Aa, adukoit Kounha , grand brigand, grand meurtrier. Ces _ pacifiques ne pouvaient Pappeller autrement, & jl eſt a,croire quits ne donnefent pas d autres ſurnoms aux ros de Per ſe. Ces memes annalcs diſent qu'Alexandre entra chez | ceux par la province qui eſt aujourd'! hui! e Candahar , X il eſt probable qu'il y eut toujours quelque forte. 5 = elne Tur cette frontiere. OY 3 ons nos miſfionnaires, il y a encor de: ſermeurs = . patanes qui prètendo nt deſcendre de Poris. Vt peut . d. UC ces mit ionnaires le. ale nt facies de eetie Orr A I. EN AN DR T. in wy a ne, & que cs ſeigneurs Tajent adeptée. 5 eint de pays en Europe ou la baſſeſſe nuit inv entc, & la vanite nait regu des gercalogics plus chime- riques. . „ Si Flavien */ſiph a racontè une file 2 ridicule on- ] cernant Alexandre & un pont if e Juif, Plutarque qui 5 Ecrivit jonoters. 5 es Joſepli parait ne pas avoir Eparcr 4 ts £25 ſur ce heros. Il a rencheri encor ſur —_ unte- C 11 ce; un & rautre pretendent Qu Alecan- archant vers $ Inde, voulut ſe faire adore er, non-culcment PAT ics Perſes, mais auſſi par les Grecs. Il ne sagit que de favoir ce qu eee les Per- 8 ſes . os Crccs, Quinco-Curce, land. ws entendsient 5 55 8 adorer. - = Ty en. Ne percer vs lama, 8 een vue tag grande regle de defi- nir ks ter mes. | $i Son cnt 19. Comme unc divinitè, Jv Ori. Fd i CCONS CC ds Fa -: 1 _ . p : 5 5 he os = CI :;CCS, Tur eLever 4 5 gd ſh US 1. "ples, il ct chi qu Alexa: are ne demenda! 71 n ac tout. cela. Sit 5 Gulair Qu Grant le \ ainqueur & le maitre des Perſes on le ſaluit a la perſanne, qu'on ſe proftcrnit dex an” lui dans certaines occaſions; qu on le traität enfin comme un roi de Perſe tel qu'il I'6tait, il n'y a rien . ba que de tres raiſonnable & de tres e Les membres 3s parlemens de Fr *Tance parlent 2 Go gen ous au roi dans leurs lics ge 1 uſtice; le tiers- Grat | Par le a genoux dans les Etats- generaux. On ſert a : GENOu un verre de vin au roi JAngletene: P Juſieurs order pa 7 over mwognor un homme f 5 p 4 ; - b 2 * 9 — wh m——_-. A _— _ L I IR ERS > os nt —— ——— — + , ' « "22 1 V . : n p . aps tm toes a4 — 2 8 - —— , , - : , 2 EA 4 o . l — 4 — 1 — wen.” q <.— + — _— q 8 — *. 4 " AS: 4" 7 5 * Lo * P 4 - * « N 2 q ww 1 * — 3.99 * OY X th F 'T — 4. _ 7 3 b l as _— =_- - — 7 TD . * * * 80 L - . a w 7 2 — — mn 42 * + 2 — — 1 — - — 4 A — * 7 . 9 _ ” 2 - = — i . n >. __ J - —— 2 — — — CEL N — - n 3 — þ \ : . 0 6 g ? : % - — P « on _ 1 » 2 . : * . * - : 1 - =o > 4 N : * 1 __—— 0 7 s —.# 2 * Is. * 3 _ — — 3 : * 8 * > . . , . - „ 4 - 2 L S al ” — —— — * * — 2 - MS By 7 * * — * 1 . . " K — a * = Op wr yer oy ew.” * gies > — — "of Sw Sow. ww 2 — 2 2 > 2 a my * n 2 — S * 5 e TY - ——_ - — — . A - _ a A 7; SS * - — 0 - > - * — n 4 * — = 2 N l 2 Ba ar 42 of — 7 TED OILY 5 > 4 . — W _ _ * 4 * — 3 —— =_ 1 | | | : 4 . i #1 | LE, | i . : . 7 21 4 "+ 5 1 * | "I . [i " U ; * 6 * ' TY „ 0 . f t * "7 1 — 12 AL ENA N UN E. rois de T'Europe font ſervis a genoux à leur ſacre, On ne parle qua genoux au grand-mogol , a Fempe- reur de la Chine, a Vempereur du Japon. Les colaos de la Chine d'un ordre inferieur flechiffent les genoux devant les colaos Fun ordre ſupericur; on adore 1e - pape, on Jui baiſe le pied droit. Aucune de ces c- rœmonies n'a jamais été Tegardee comme une adora- tion dans le ſens en comme un culte de 8 Tame. | Ainſi tout ce qu on a dit de is pretendue adora- tion qu'cxigeait Alexandre, n'eſt fond > ſur un Equiy oque. T Voyez Abus des mots.) Co eſt Odaxe, ſurnomtiie Auguſte, qui fe fir Toe | Jement adorcr, dans le ſens le plus Ctroit. ” On lui | Eleva des temples & des autels; il y cut des Petres cus. Horace lui dit poſitivementz | Jes {9 Ge nn 2 tum 2c 7 nomen \ponimus arat. | Voila un veritable ther Sens dadoration; . & 1 n. elt = Poe: dit qui on en murmurät. Les contradicti ons fn ur 1 car racer d Alexandre pa- | raitraient plus difficiles a concilier, fi on ne ſavait Ta les hommes, & ſurtout ceux qu on appelle he- ros, ſont ſouvent tres dilercns d'cux-memes; & que h vie & la mort des mcilleurs citoyens, le ſort du ne province, ont dependu plus d'une fois de la bon- ne ou de la mauvaiſe digettion a un fouy crain bien ou : mal conſeill6. Mais comment coneilicr ge Fai aits improbables r rap = ALEXANDRE 127 portes d'une m2 anicre contradictoire? Les uns dilent que Culliſthene fut execute a mort & mis en crix par ordre d Alexandre, pour navbir pas voulu le re- connaitre en qualite de fils de Jupiter. Mais la croix netait point un ſupplice en uſage chez les Grecs. D'autres diſent qu'il mourut longtems après de trop dembonpoſnt. Arhence pretend qu on le portait dans une cage de fer comme un oifeau, & qu'il y fut man- geé de vermine. Demelez dans tous ces reCits la v6 7MEs ſi vous e 1 | J l ye: a des avantures que e Quinte - b fi uppo! ſe etre arrivecs dans une ville, & Plutarque dans une au- tre; & ces deux villes ſe trouvent eloignecs de cinq | cents lieues. Alexandre ſaute tout armé & tout ſcul _ cn haut c' une muraille dans une ville qu'il aſſiégeait; ; elle etait aupres du Candahar ſelon Quinte Curce , c pres de Pembouchure de Viadus | ſuivant Plu- _ rarque. . | a uand a eſt arrive ſia ur ks 0 du Malabar, ou vers le Ganze, (il nimporte) Il n'y a qu'environ neuf ents milles d'un endroit a autre, il fait ſaiſir dix plui- joſophes Indiens, que les Grecs appellaient Gymnaſo)- p lies, & qui Etaient nuds comme des ſinges. II leur propoſe des queſtions dignes du Mercure galant de Vi- : i Js leur promettant bien ſcricutement que celui qui aurait le plus mal repondu, ſcrait pendu le e 8 quoi! les autres ſuiyraient | en leur rang. . reſſemble a Ne e qui wou 10100 8 tuer ſes mages, 6'ils ne devinaicnt pas un de ſes ALEXANDY? TD. ſon zes qu'il avait oublic; ou bien au caliſe des Mite . une Nuts qui devait Errangler (a fenme des Guc; Je aurait fini ſon conte. Mais c“ it Plutarque qui rap- : porte cette ſotiſe, JI aut la rſh cer; 1 ctait Gree iow On peut Placer ce conte avec celui ie rempoiſon- nement d Alexandre par Ariſtote; car Platurqu e nous dit qu'on avait entendu dire à un certain Aanotemus, qu'il avait entendu dire au roi Anti gone qu Ari ſtote —avait. envoye une boutcille d' cu de Nona cris ville d' Arcadie; que cette eau était fi froide qu'elle tuait ſur le champ ccux qui en buvalent: qu Antipater envoya cette eau dans une corne d un Þ od de mulet; qu elle arriva route fraiche a Babilone; qu Alexandre 2 but, K qu 'il en mour ut au bout & uy jours a 4. 5 N ne fievre « continue. ; Si oſt vrai que Plutarque gonte de cet tte anecdote. Tout ce qu'on peut recueillir de bien certain, 'eſt 5 qu. Alexandre 4 Fage de vingt- quatre ars avait col: qui: la Perſe par tro's batailles; qu'il cut autant de — genie que de va ale ur; qu'il changca la ſace de PAſie, Ss 5 de la Grece, de TEgyptc, & celle du commerce du monde; & qu' enfin Boileau ne dev rs pas tant ſe mo- quer de lui, attendu qu'il n'y a Das d'apparence qu i : en cut fait autant en fi be 4 dana nes. Ve oy ex article 5 ALENAN- | toutes SUN dev INTENt autan: monumens de EF N RD D ee S A L E * Ad DR E. Las der ingt vitles portent le nom fAlexandrie ; cs par Alexandre, 8 par es capitaines qui de rols. a ſervitude crigea depuis There par fa grandeur & ſes richeſſes, :apitaie de TERgypte. Cc n'eſt plus qu'un devint la On ſalt aſſez que la moitic de monceau de ruines. Cette ville eſt dans un autre endroit vers la mer. La | qui etait une les mer ryeilles du mon- - COUT (| ul phare, 8 de > n QC itte e pla. Ws Tlomies & & La wine fut toujours tres fioriſlante ſous les Proc. | Elle ne degencra point ſous les Arabes: les Mammclucs & & les T ures, qui N la conquirent tour-d-tour avec Ic reſte de VEgypte, ne la laiſſer ent point depërir. conſerverent: un refic de: rande ur; elle ne tomba que lorſque le paſſage.du cap de donne. Eſperance ouvrit 1 TEurope ie chemin de Inde, & changea une ſecon- de fois le comme: CC a monde Ft Fm avait change. 1ous les Rom: Ain 8. ce qui eſt: 4 remar quer 0 toutes les dominations, c'eſt }-ur induſtric jointe à la Ice retG ; leur amour des nouv cautes avec e Tappl. Premiere Partie. RIS 129 Ces vi les ſont autant de gloire, bien ſupbricurs aux ſtatues quo au pouv oir ; mais la ſeule O de cos villes qui ait attire Fattention de tout Phemiſe eſt celle qui Les Turcs meme lui dens 16s - Alerandrins ſous. þ - 4 ww 2 oe As rn Md! „ — co — 1 — * * - of r S - F_ot * 5% ons — 8 — 9 = — + o—— - - 5 - _ a * —_ 2 5 — — | — * r + — = — N : 7 : | - : . - . 1 1 „ x .- "SE 4 — — — — ö —— —— 5 — » - c — — — 1 — 4 © CO 5 . — - — 2 * 7 2 — ol _ * —— rr A ———— — 5 —— — — — ———ů— ——— an . 5 — — — — — lU—k — r 4 - - * . . — — - -> - . 22 — z. . 2 * I 2 . — ay * * _ — — — - — — * > a =, — ” = — * — = — * i . 2 . » 2. SS 130 I ET AND 1E. cation au commerce & à tous les travaux qui le font fleurir; bur eprit contenticux & qucrelleur avec peu de courage; leur ſuperſũition, leur debauche, tout cela na jamais change. 12 ville fut peuplcc d' Egyptiens de Grecs & de Juifs, qui tous de pauvres qu'i!s 6tolont auparuvurt devinrent riches par le commerce. Tſopulence y 8 troduiſit les beaux-arts, le goùt de Ja liccerature, Var N celui de la diſp oute. Les juifs 7 batirent un temple magni ” que, ainſi | qu ils en avaicnt un autre a Bub ſte; ils y tr aulfirenc: leis livres en grcc qui Ctait Covenu la languę du pavs. I es chretiens y curent de grandes e ; les anĩimo- fits furent ſi vives entre les Egpt: Grecs, les Juifs & les Chretizns, qu ils Sacculaicnt continuellement les uns les autres auyrès du gouver- neur, & ccs querelles n Ctaient pus ſen moindre reve- — nu. Les {editions mencs furen t ſrequentos & ſanglan- : II y en cut une ſors empire de Caligula, dans . les Juifs, qu cage ent tout, pretcndent que la jalcuſie de religion & de commerce leur couta ein- e mille hommes que le 8 Alexandrins ogorgerent. Le chriſtiariſme que les Panthenes, les Origenes, ; les Clements, avajent Ctabli, & qu'ils avaient fait admirer par leurs mœurs, ye I6gencra au point qu'il ne fut plus qu'un eſprit de parti. Les chretiens pri- rent Is m urs dcs Eg gypticns. Lawine du gain em- Porta ſur la religion, tre cux n'etaient Taccord que dans l'amour de To argent. „%%% ;ꝛ&Ä & tous les habitans diviſés en- naturels, ks % baigneur 9 8 empreſſent aupres DS ſedicieux , tr: 3. : 1 ot COmmergunte, opulen ne, p aupléo; perſonne n'y 5 est! 55 bri: ment le p: pier. „ tier, & en ſont en eilet. % aux mains m*me ne Ics peut réduire à Toifiv ets. „ Les de ales 1 trav aillent ; 1: Is chretiens „ oy également.“ cCipaux mytkercs grocs. le mot hatriarehie qu'nu cinquieme ſiecle. | diens 5 Iv Juils ne conmitizient 8 ce titre. 2 — — CFF 131 Ceſt le ſujer de oorce ſameuſe lettre de Tempereur Ls ien au Contul Juen, rapportce par Fopif- 5 —.0 99. 1 1580 he 50 vien; og 5 ſa's toute entiere par cœur; 1 elt legere, incertame, „ Chanzement, Les adoratcurs 2 int de 8 Iny a Point (Ce à-dire entremetteur). * Patriarche Gree (31) vient en De vpte, de lui „ Serapie, les zutres le Camby. vains, tres querelleurs. ini; ſbuſlent le verre, ;les autres fa- es: il? 8 5 1 goutte Vojei le te: 4 a. S < „ 5 © : a . + — * . - . 3 — — — * 2 ” * . — . — — en — — 8 - Sa. * — ———U—B̈ 22 — — _— 7 —_— f 2 — —?— — ᷑—— — — — - = — _ - —_ _ 8 WD LI Ina TS — ih 132 | ALEXANDRE: | FLAPTI p 0 PJSCI S NAC SATURNINUS. Tomi ſecund; pag. 400. AR 1 EPISTOL a, EX LIBRIS PL EGON £ 5 TIS LIBERTI Eu PRODITA. | Adrianus 4 1811 Serviauo Cur. Fa. . Egyptum quam mihi Iaudabas, * Servianc carifime, R ; totam didici, levem, pendulam, & ad omnia foma monumenta volitantem. Ii qui Serapin colunt, chri- ſtiani ſunt; & devoti ſuvt Serapi, qui fe CSI cpiſ- - copos dicunt. Nemo i illic archiſynagogus Judzorum , nemo Samarites, nemo chriſtianorum presbyter, non EL mathematicus, non aruſps X, Don alipres, Ipſe ille patriarcha quum Aqgyptum venerit, ab alis Serapi- dem adorare, ab abs Cog zitur CHRISTU: 4. Genus ho- minis ſeditioſiſſimum, vaniſſimum, injurioſiſſimum. | Civitas opulenta, dives, ſoecunda „ in qua nemo vi- vat Otioſus. Alii vitrum conflant,. ab Us charta conficitur; omnes certe lymrhioncs cujuſe umque artis & videntur & habentur. Podagrofi quod agant ha- bent; cœci quol agant habent, cœci quod faciant : 5 ne chiragri quidem apud cos. otiofi viv unt. Unis illis deus eſt, hunc chriluas n, hune Judzi, bune om. nes venerantur . gen = Oo tere 8 empereur auff connu pa ir ſon cl. Z .- -prit que par ſa valeur s fait voir en effet que les chre- tiens, ainſi que les autres, $craicnt ebenen daus cette ville du luxe & de la diſpute: mais les mœurs des premiers chretiens wavaient 8 e ar 5 tout; & a ls eaſſeac te Ill eur etre des! long- 0 par routes les routes, A . 133 tems partagès en diferentes icctes qui ſe deteſtalent & $accuſaient mutuellement, les plus violens enne- mis du chriſti:niſme Ctaicnr forces davouer qu'on trouvait dans ſon ſein Jes ames les plus pures & les plus grandes; il en eſt meme encor aujourd'hui dans 5 villes plus ellrenecs & Plus dric. ALGER. deſſein de Louis XII, lor quit: prit les renes de I'ctat , 8 fit de délivrer Europe e chretienne des courſes con- 5 tinuclles des corfaircs de Barbarie. Ce projet (32) an- II voulait aller à la gloi- On peut meme honey qu'avec Veſprit dordre qu'il mit dans ſa cour, dans les finances & dans les affaires, il eut je ne ſais quel got Pancienne chevalerie qui le portait a des actions - genereuſes & cclarantes , qu tenaient meme un * nondait une grande ame. gu romane ue. 15 ee 00 avoir un port a aupres q Alger pour brider ſes pira . ctait peut-Ctre ac ce genre. II y était en- gs EXCILC par: le pope: Alexandre Vii, 8 le cardinal © 5 we Z expects ion & 8 pen. 3 S folles qu Alexan- : NENEZLERER de Sede 1 A philoſophic oft le princ is: i objet de ce diction- ; naire. Coe neſt pas en geographes que nous parlerons Alger, mais pour faire renarquer que le premier 4 3 Wi. 9 1 | 4 7% i il . 1 1 45 37-3 j$* 7 4 Mt q. : TRE 9% WA . n 1 1 7 131 a C Aazarin avant fa mort lui avait ini rc ce deſſent. II avait meme long ems balance sil trult à cette es- pedition en perſonne A rexemplo de Charles Quint; mais il mavait pas aſſez de \ ne pour execute une ſi grande entreprise, foit par lai- meme, hit Par Jes gencraux. Elle fut infr UCLUCUIT 8 devait ctr Du moins elle aguerrit fa mart ne, & t attendre de lui | quelqucs- uncs de S Actions nohles C& hérorqucs aux- quelles la — orunaire nctait point acc utu- -- mee, telles que les ſecours defintero THEE don nes aux Venitiens aſſieges dans Candic, 6 & uc Allemands pres- N cs par les armes Oetemanes a St. Gcdbart. Les Aral de cette expddicion iy Arrique te 1 ber dent dat ns la ſoule des guerr. es heureuſes ou alle 1 10 reuſes faites avec politique ou av ce imprus 3 a” Equitc ou avec injullice. | Rapportons ſeulement cet: 5 te lettre Ecrite il y a quetques undes A Toceation des ene 9 Alger. a „„ 1 ſt mille Mong eur, qui on n uit point cours N | _ les propoſitions de Tor orc Ge Nt althe, qui Offrait, N „ moyennant un ſub ſide medioc: e de chaque ba „ Chreticn , de dclivrer les mers des pirates dAlger, . Maroc & de Tun's. Les chevaliers de Maths | „s ſeraient alors Veritablement les de ſenſeurs de la V Chretients, Les A Algeriens mont actucllement que 5» deux vail aux de cinquante canons, & cinq denvi- . „ TON quarante; ou arre de trente. Le reſte ne doic 8 25 oo. etre compte. = | RE. hontcux qu'on voie tous ICs 1 - 7 1 135 TY petites barques enlever ncs vaiſſeaux marchands „ dans toute la Negitorrance. Ils eroiſent meme Ta r Canarics & Jude aux Acores. „ Leurs milices compolocs d'un ramas de nations, „ anciens Mauritar ziene, ancicns Numides, Arabes, „ Tures, Negres meme, sembarquent preſque ſans » 95 eq page ſur des chebe cs ; do dix-huit a vingt pieces ” de canon; ils infeſtent toutes nos mers comme des * va. Aours s qui attendent une proie. $'ils voient un „ Vvaifcau de guerre ils Scnfuicnt ; - ils voicnt my : „ wien marchand ils d'en emparent; nos amis, nos „ Parens, hommes & ſemmes deviennent eſclaves; „, & il faut aller ſupplier humblement les barbarcs „ de daigner recev oir notre argent pour nous rendre DT leurs captifs. an ne ert plas ail 5 que de reprimer lone bn. > 2 8 forcion artes & aifbes qui ſont ok bſolu- "dv ii, „ ment! La neceſfite de reduire ces Pirates cit re- - 93. COnnue d: ang les conſoils de tous les Pr inces , -& „ Perionne nc Fentrepr cad. Quand les mimiſtres de „ pl. Uſiours cou. 2 ch bar lent Par * zard: eaſemblo, 8 L 71 S 5 WE id I Cunſe;] Ln: Cont? e les cus 7 i » h | 7147 i > 7 12 180 1 7 7 * os 5 3 1 ts: :: 43. 188 TEASIEHUE Qt id rede npnon "a CXI'LUS fort, E323 on 30 Quit 15 cats chrer tiers ont n anden pra- oy 4 de traiter avec ceux, & ge leur fournir des „ armes aber lefquelles i ils nous depoU lient. On ne- en avec Cx en marchands, & ils n6zocient « en 2 —— f 1 - A : 8 : % 4 g 2 7 4 4 8 Le KA 2 py © 8 n 4 * . 6 ”" 1 | 1 + 4 WE | Fig io?) wk ” 736 ALMA vac „ I plus belle inſtitution monaſtique; mais ce of; „ bien honteuſe pour nous. Ie roy me de Fez , „ Alger, Tunis, nont point de Maravous de la re | 3” demption des capti fs. C'est quits 1100s Prennent „ beaucoup de chreticrs, & nous no leur prenor 5 Que „ res de muſulmars. 8. | N Ils n cxpendant plus attaches 8 4 lent religic u — 5 Que nous a la notre. Car j e aucun Jure, au- ss cun Arabe ne ſe fait chretien; & ils out chez cur 99 mille renegats qui meme ics ſervent dans leurs ex- „ péditions. Un Italien nommé Pelagini Skat en a4 „ 1712 gcncral des gale res d Alger. Le miratnol. le bey, ie deu, ont des ch. Cticmies dans Teas 55 ſerrails; & nous Mayons. en quo Jour fill les LU. 39 ha qui aient cu ora a wy 1. „ La milice [4 Alger ne con ide qu'en. douze mille 3 hommes de troupes reglocs „ ins tout le reſte eſt {= a" ſoldat, & c'eſt ce qui read la co! 1quGt ce de ce pays ö FR ſi difficile. Ce pend a7 nt les Vand Jales les ſubjuguc- „ rent t aiſcment, K nous n 'ofons Is Ts Ge. ALMANACH, 1. oft peu important ce e fave Oir fi al /manachy vient des Anciens Saxons qui ne lav dient pas lire, ou des Ara- bes qui etaient en effet aftrono: mes, & qui connnis. ſuient un peu le Co: irs des aſtres, tand's que les peu- ; pks dOcciacar $2 Ent PLONE: $06 145 une ; gnorancc DP => thy ag e e / — S Se — — , er ner, all 1 en N 1 8 CU my ffer e alters . ” LIndien en Font 18 lecons . . d dire a A ) M6: | 132 tale à leur barbaric. Je me borne ici à une petite obſervation. | . Qu'un philolo phe In lien embarquè a MM elia vien- ne à Eayonne; je ſuf bote que ce philoſophe a da bon ſens, ce 1 Ef Fares 3 chen les favans de Ulnde; je ſeppoſe quiil oft defair des fas Juges ds Fee ole, EC qui 6 Se fare Parton il * quiet; 105. années, & quit ne crit point aux influences des a1tres ; jc ſuppoſe a. 1 rencontre un fot dans th: 2 Ce li- 7 5 tar 5 TE: qui ne ferait pas {i r are. ; ore for pour te mettre au fait de nos arts & ds nos ſciences, q lui fait preſent d'un almanach de N Liege compoſe pa ir Mat: ue Lanclerge, & du Me: 4 ger bottear q Antoine * 577 in ro! 0. ue C hiſt Or aA 1; 9 5 i 3 Prime tous les ans à Dale, & dont il ſe debite vii » ww , mille Cxcmplaircs en huit jours. Vous y ve C une be let ure "at 10. Ni 10 cntoure Ce des ſignes d 1 200i. ag! 2 OD ay cc US Indicati: 5.8 cer taines qui vo us demontront que Iz balance profi dle aux feſſes, le belier à la totes © les poiſſons aus pious, af a Tells. 5 Chaque jour de Ia Lung vous enſeigne quan 4 a POR prendre du beau ne de vie du Sr. Le Lievre, ou ds pilules du % | Kr. er, ou vous or all col un [= chet de Fang, icnire Arnoud, vous faire ſaigner, vous faire couper le 07300, „ kevre 'T 0 nfs; planter, * 4 — : 5 ſon con luQe: 'T _ ne: pence Þ45 4 Tes al. aunac . e D TE | 1 1 | 7:1 J 3 : . "a. wide ne e _ = 5 Fr peu quei Me! le 9 Ll Url, mo not! © udien wi 135 i 6M NACH. faſſe voir quelques- uncs < nos CCTEMONICS rèprou- veces de tous les ſages, & tolerces en faveur de la populace pur mepris pour - Ul e; le voyageur qui ver- ra ces momeries ſuivies q une danſe de tambeurin, ne manquera pas dar oir pitic de nous: il nous prendra pour des fois qui ſont aſſez plaiſans, & qui ne ſont pas abtolument cruels. II mandera au preſident du rand college de P.cnares que nous nas ons pas le ſers : commun, mais que fi ſa paternitè veut envoyer chez nous des perſonnes cclairces & diſeretes, on poura Faire . choſe de nous moy ennant * grace de Ceſt ain preciſement « que nos premicrs miſtionnai. 5 res, & ſurtout St. Frangois Xavier, en uſerent avec les peuples de la preſqu'iſie de PInde. Ils ſe tron e- rent en cor plus lou: Jement fur les uſages des Indiens, ſur 1curs ſcienccs, leurs op inions, lours mœurs & ear culte. Ceſt une choſe tres curieuſe de lire les rela- tions d Ecrivent. Toure ſtatue ek pour cus le | diable; toute aſſemblee eſt un ſanna:; toute figure imboh que :6tt- un taliſ nan; tout bracmane et un ſlorcier; & la- deſſus ils font des la: nontations qui ne : finiffear point. Ils eſperent que 1a moigun fera abon- __ dante. 118 ajoutent par un ic metaphore PE congrae,. 9 Tln travailleront efficecement d la vigne du Seigneur, dans un pays on Von n jamais con le vin. C'eſt uinũ à - pcu- pr res que chaque nation a juge non - -feu- lkment des Peunkes cloignts, mais de ſes voſſins. ; "Lap Chinois paſſent pour 15 ploy aficiers ite = valmanachs. Le phy be au droit de Tempercur 90 3 A L NM N N AN ©: 1.9 Chine eſt d'copygyer fon calc dricr a ts vaTavs & à ies Ciſirs. S2 e Tacreptaient pas, ce ferait uns bravacc Pour laquelie on ne manquerait pas de leur . Faire la guerre comme on la faiſait en Furope aux _ f{gnems qui refuſaient Thommage. > Si nous navens que doue conſtellations, les Chi- mois CN ont vingt huit, & leurs noms mont bas le ; moindre rapport aux notes; preuve evidente qu'ils F wont rien pris du zodiaque caldcen que nous avons 1 adoptè: mais 8 Lils ont une aſtronomie toute N ä l | | | | — —_— — — — — 0 —BEU—eä — — of 1 depuis plus de quatre mille ans, ils reſſemblen 3 1 i "i Nartlliieu Lansberge & a. Antoine Syuci par les bells WEN 0H predictions , & par les ſecrets pour la ſante &, 1 larciſlont leur: almapech imperial. Its diviſent JIA ä r — — eo — — „ - 9242 4 = I en dix Dl Tie minut S8, G. ſay CNL a, $ VEL NL ni INC que“! 1 i 1 M minute El favorable uU fune ale. Lr! QUE ne „ 1 | Ws i Lade voulut charg or. les mi. Tenn ait res e 8 02 FM | 441 faire almansch; its: en Cx cuicrent d'abord, a r fur les faperſtitidas ex tr. wy; ant res fant 1] faut le rome ns, BY $3: 36 1 5 88 Ci ; „ ; e ki} Pur (330). Je crois heau. row 29775 GUC VOUS 02! ſuper; | li d 1 * = 72 80 : i . . ; | 53 i $7 Pens, | leur dis Tarbescur ” Fa. es J Nil ie1 UlLiiI 217 Ut Di i: 5 | — 4 11 7 calcnedrier , 62 141% mes fave 21 > mettre toutes urs „ 4 5 1 N 1 ; | i | 1 | we | of ©» ow» * 73 | 5 1 11660 I. inge nicux auceur de la al ite des endes, 5 f 11 | neon JUC de. , iS indie '9 qui voient, 0 it. . , dev mille a ; Rn 14 | toilcs tomber 7” la fois dans la mer.” 11 Eik tres vrai 1 Ke 130316274 „„ | 5 | Ee . Mn iemblable I” LCF] pereur Cam in 8 en me oguatt-tout Wi ANNE + autant que Fonteticclles Q 107912 maſfager doiteux de „„ ö . . 3 4 49% 8 4 — 4 „ 8 PR 3 = 5 a 5 Chino 81 Cath CSE &Y ap * remincat 1 1 ora CY ph, ; "Pas : 5 1 ' Ws Ya 047 58 + C723 \ We ELL / Rs. 2 1 : [4 74 2 - 1 — * V — | _—. — —_— 2 — „ * =_ = — way 4 — 1 hy 4 * þ - — = — — a = \- wv » = * 4 2 — — * Fg > As 5 © — 1 1 10 1 "I! 1 — — — — z . 145 d feux ſolets comme le peaple, & à ics pre dre pour des Ctoiles: Chaque pays a fes {oiiits. oute an- tiquitè a fait coucher ic ſoleil dane la wr; nous y avons env OYC les etoiles fort longtoms Nous avons cru que les nuccs touchuient au Aendern que le Firmament était ſort dur, & qu'il portait un réſer— Loir eau. u n'y a.pas bien J. e qu'on {uit dans les villes que le fil de la vier 88 a 0 crouve ſou- vent dans la campagne, et um li C2 toNe dar aignce. Ne nous moquons de per al :.. SONTENMNs que les Chi inois avaient des aſtrolcb es US Core avant que nous ſuſſions lire; & que Siis won 1 Pas pouſſe Fort loin. leur a aſtronomic = eſt par le mime: reſpect Pour les anciens que nous avons cu 5 bur Ar: ſtate. : 1 elt confolant de {avoir que 1 peuple Romain, ” pipulus late rex, fur en ce point fort au-deſſous de Matt liieu Lansberec K du Aleſſager baitcur, & des a- ſtrologues de la Chine. Jaſq.' au tens 0 Fules Ciſar Tf rma N nnce romaine que no Us tenons de lui, & due nous appellons encor de ſon nam Kalendrier Fun lien, quoique nous nay ons pas de Nalendes, & & quoi 5 qu 17} ait Eto oblige de le ci ormer luſ-n neme. LE. 7 . Les premiers Ro: nains avaicnt d Word une amèc de dix mois fail nt trois cents du atre jours; cel n'e- _ tait ni ſolaire, ni lunaire; cela ret que barbare. On fic tinte unde romaine de trois cents cinquan- te-cinq jours, . autre mecompte que Ton corrigea . comme on put, & qu'on | 1 1 mal, que du tems de Ceſar les fores des fe. cœlôbraient en hyver. Les gencraux Rom: 228 t: jomphai. lient toi urs; mais * ils de ſav aicht pas quel jour ils triomphalent. A L MAN A c n. 141 C#/ar rcforma tout, 1) fembla x gouverner le ciel & | Ja terre. 15 | FT las par quchie con eſcondance pour les cou- + j gl | 10 | ttumes roma ines il co mnens 1 Fannce au tems ou elle e jp it -- commoncy | Pets Pt joute. apros: le ſolſtiee hy- = 10 n Toures NATIONS in LCN! irc Romain ſe ou | | 4 1 mirent à cee eee es Tu ptiens Qt i Ctaient 11 en Pact en de donner ia foi en fat alm machs, la | kt recurent; inais tous ccs 0); rens Pcuples ne e change- e rent ricuà la: wflcibution de urs ſores, a ae 57: "eb me Ks s autre S, céœlebreient icurs nouvelles luncs „Kur | | : Phaſe ou Me 0 quetortdeme jour de Ja June c 0 f Mars, evon 9 75 e la ae 7 alle: & cette cpoque as< 5; = _ riwait ſouvent en Ari; cur bentecote einquante | „ jours ? PICS. i 1 %; ta 1 10 de 5 CUINCLS ou romp actes | | * . "FCnuer Jour TE : jail "Ly, celle de 8 aherhacles au < | = 7+ R TO PT n_ Tx. A FAC "X of 25 ” — w 928 2 — — 18 lt $7 es, Eid a f : e — — TTY * l — oe _ p 0 4 _ w PRES , — 4 £ — OJ 7 — — qui du mem © mois & cel: al grand Fubbarh ſy | jours apres. FEES Les premicis Chreticns lab etrent le e 5 = pire; II CC unte: ent Im "16 Aber e 3 „ mon os, & ices os avec leurs mait: 53 ils rec zurent Tannce biſlextile que | nous avons encore & qu'il a fallu corriger dans le ſei- zieme ec © de notre cre vulgaire, & qu i faudra corriger un jour, mais ils ſe conformerent aux Juiſs n - pour la celébr ation de leurs grandes A „ 148 Is deter minerent. @abo rd Jour Pique au quatorze % al 11 de la lune rouſſe, juſqu'au tems on le concile de NR: ⁵ Ce e la fiza au dimanche qui ſuivait. Cem ü ee oP lebraient le quatorze furent dcclarcs hérétiques, E | Jes deux partis ſe tromperci ent dans leur calcul. e Lis 0 tes de a Ste. Vier 20 ſurent ſubitiruces 2urapt EYES 258 5 pf | 142 „ NEC. 3 = . 33 , 5 qu 07 Je put aus nouvelles luncs Gu hèonSnics; Tau- teur cu Calendrier rovicin dit que Jo raiſt n en oft priſe du verſet des cantiques pridera ut tuna, belle comme la lune. Mais par cette raiſon ſecs fotes devaient ar- river le dimanclie; car il y a ds le mème verſet = elect a 1 fol, choiſi comme le ſolcil. (54) e chreiicns n auſſi la Pentecote. Elle 10 t fix6e comme celle des Juifs pricifiment cinquan- te jours apres Paques. I e meme autcur pretend que es fotes de 8 remplaceront clies des taberna- cles. n ajoute que la Ge. Je: en Wa ct 6 porte au 24 de Juin que parce que ies jours cot alors à di- minder, & que St. N avait dit en P rlant de Ix- SNs-Ciesr, il faut dil croiſſe & que je diminue. O- ortet ilſum creſcere me autem nini. 3 * 114 89 Fe | 2 N pv 31. 3 . PIE . 2 que 5 0 S 11 gu lier „ A CC: Cir. ete reMmargQue a: HICUTS ,, CLI cctt © ancicnne cercmon © Callumer un een rey feu 1c jour do la St. Jean, qui eſt le tems Ic . plus chaud de Tennce. On a pretendu que C'Etait une tres Vieilie ccutin ne pour faire ſouvenir de Tancien embraſement de a terre qui en attenJuit un ſecond. - meme auteur ds cate; 2dri er aſſure que a fore 4 | TAfomption oth placce au 15 du mois 0 TAuguſte nom- me par nous 4 louſt, parcc que le folcil eſt alors dans 85 le ſigne de la vierge. II certiſie auſſi que St. Matt a neſt fot6 au mois de Fevrier que pore. qu 11 fur intercale parmi les Ke 69 voher 0 alendrier romcin Page 101, & bum. — * : % A MANA CR 74 eauze apotres , comme on intercale un Jour en Fe- vrier das les anne S billextiles. II y 2 rait ort Bros + ans ces imagination s altrono- miqucs de quoi faire Tire FIndien dong nous venon de parler; ce pendant Tauteur Etait le maitre de ma- _ thomatiquis du dauphin fils d Louis XII & qdail. leuts un in, zenicur & un of eier TIS timable 2 Le pis Je nos calendrie ers lt do placer toujours les egumoxes & les ſollt! ces 00 ils r ſont point, de dire 1e ne +: CT: EPO: « dt "No 12 » belier | uand 11 ny entre point, | 55 LE livre! aNCi2H; io routine CrrONCGE. En almanach de Ta annce } Als 1048 trompe Tannce pre 8 C tous nos calendriers s jont des almanachs UG 5 Hecics Pal 11 s. Pourguol dire que Ie ſole eil et dans le been een 5 il e id dans le taureau? pourquoi ne pas faire au moins comme on fait dans les ſf res ecleſtes, ou Toa dis- tingue les ſignes verirables dcs ancien, fi- mes dev nus faux? 9. 8 11 ef ir 6r6 tres con nvenable non: ſculement de com- mencer Tannce au point precis du ſolſtice dhyver ou 2 de Fequinoxe du printems, mais encor de mettre tous les ſignes à leur veritable place. Car Ccrant demon- tré que le ſoleil repond a la conſtel ation du taureau 5 quand on le dit dans le bélier, & qu'il ſera enſuite dars les gemeaux & ſueceſũv cment dans toutes les conſtehlacions b uiv antes au tems de regt uinoxe du prin- tems, il ſaudrait faire des à-prſent ce quien ſera o- blize de faire un jour, 4. rade 2 Terreur dexenue plus An d n r. grande {ora plus ridicule. II en eſt ainfi de cent er- 'rcurs ſenſibles. Nos enfans les corrigerent, dit- on; mais ves peres CN diſalent autam de vous. Pourguo! donc ne vous corrigez- vous pas? Vo, FEE dans la Zran- de Ency clopedic Anne, Kalendrier, Préceſſion des Equinoxes , & & tous les articles Conceri: ant Ces Cal leuls. : 115 ſont & tha un UC Matty ; | SS Ex = SEES KERN) DEE Se ee e ee ( 1 E mot pcur &re de quelque ut ii dans la con. naiſſance des etymologies, & faire voir que les peu - ples les plus barbares peuv cnt four nir des 3 expr offions aux peuples Is plus polis , h ad cos Nations ſoar . = voi es. Mate; 1 anciemement alou, etait un terme gau⸗ lee, dont les Latins firent alaudla. Suẽtone & Pline cu conviennent. C?far compoſa une legion de Gau- Jois, (35) à laquelle il donna le nom J'alouette : vo- cabulo quogue g gallico alauda ahbe labatur. Elle le ſervit | tres bien duns les gucrres eiv ies; & Ceſar pour ré· componſe donne e droit d de chen Romain 4 chaque leg onairc. : On peut ole nent deman te cominent les Romains - ; appellaient un e alouette avant de lui avoir donne unn nom gaulois; ils Fappellaicnt galerita. Une legion dq : Ceſar fit bient6r oublier ce nom. 5 © 0 ves le dicribungire de Ir nage au wo! — * "of FETT 145 De tolles etyn mologies ainſi averces doivent etre ad- miſfes. Mats quand un pr ofefileur Arabe veut abſolu- ment qual»yau vienne de Tarabe, il eſt difficile de le _e=oire. C'eſt une maladie chez pluſieurs crymologis- s, de vouloir perſuader que la plupart des mots gaulois fant pris de Thcbreug il n'y a gueres d'appa- rence que les voiſins de la Loire & de la Seine voya- ⁊caſſent beaucoup dans les ancicns tems chez les ha- bitans de Sichem & de Galgala qui maimaicnt pas les errangers; ni que les Juifs te fuſſent habituès dans FAuverenc & dans. le. Limoutin, 1 moins qu'on ne vrétende que les dix tribus diſperſces & perducs ne Turn venues nous enſcigner leur 1 5 Quite enorme perte dc tems, & cue excès de ri· gicule de trouver Forigine de nos termes les plus communs & les plus neceffuires, dans te- phenicien & 2 cah deen! Un homme s imagine que notre mot do- me vicnt du ſamaritain doma, qui ſigniſie, dit - on, meilleur. Un autre rev CUT aſſure que le mot badin eſt pris Tun terme hebreu Gai ſigniſie aftrologue 5 & le dictionmire de Trevoux ne manque pas $ de faire bor aur de cette dc cou erte à ſon auteur. | Neft KR; pas Plat int de To onde | ow Ie mot hobi- kation vient du mot beth hebreu? que kir en bas-bre- _ ton ſignifiait autrefois ville? que le meme Kir en h& breu voulait dire un mur; & que par conſequent les Ueber eux ont donnè le nom de ville aux premiers ha- meaux des Bas- Bretons 2 Ce ſerait un plaiſir de voir les éty mologiſtes aller ſouiller dans les ruines de la + our de Babel, pour Y trouv er Pancien langage cel. . Premiere Pariit 3 . = U U | 1 } Fl 7 ; : } 1 4 : G "> F F k 7 * EF» 5 &F 14 : E. R "i m7. 13 . $. p FE : 8 , # : 4 * ; . : : I 0 7 ** 1 4 4 " on) 7 * T _—_ .. 4 l # * 14 ”- : d . | 5 EE * , : , . | 1 ” } . . . 5 F 3» * . 1 x 4 Wy... 9 * 4 : = , : : "F707, ' 4 \ þ | ge | * þ 'S. 1 . ' a 45 * 17 # Ws . 1 $ + = F : "7 * 45 — | = , 12 * „. 41 "70 l q | 4 = 4; _ — — — —— „ 6 — 22 f — —— — — 3 2 n $-= a. — * — = — w-—- 4 2 * 2 OR ; 5 , 4 7 2 b ; , . — I , - yy 1 © Ox : a vu fouv ent des dem mes vigor CUICS Chor gies combattre comme Jes homes; Vhiſlloirc cn 147 OA A EO KEDS * n tems conſu- me $ miférablement ninſpirait pas la pic. tique, ano & tolcan, ſi la Perce d SSS. See S SSS Se a RENE * PDR AS AMAZ ONES. mention; car far S COLNPLCT- une Sem 77 raus, une Te i- 5 ris, une Pantegilce „qui {0nt pcut- etre ſehn ute, il eſt certain ay 11 v avait beaucoup. de RIES dans | : les armees des premicis caliſcs. * * | Cicrait Cirtour dans la” tri Ju 08851 Homorir, e Ae Oh. pece de loi dictèœ par Fainvur & par le COUT, ge les epoules fecourutient & venge alſent Tours mals, & les merces leurs enians dans les bara. 8. e Lor ſque Je cclebre capirair ne Purer combattait en Syrie Cc tre les genèraus de Fempereur Heraclins du tems du calife Abubecre ſucceſſeur de Aral, met, Pier- re qui commandait dans Damas avait Pr. .$ dans ics. courſes pluſicurs muſulmanes avec quelque butia, il les conduiſait à Damas; parmi ces captives Etait la ſceur dc Derar lui eme. I hiitoire arabe dAlvaedi traduite par Oltey, dit qu'clle Etait parfaitem ent be! le, & que Pierre en devint Cpris; il Ja mcnageait dans Ja route, & CEpargnait de trop longuss traittes a ſes = pPriſonnicres. Elles campalent dans une vaſte plaine us des tentes! vurdces par des troupes un peu cloj uecs. Caulah, CEclait le nom Ce cette ſœur UE De: 5 Jo 275 i it , * 4 . F \ ) N 7 1 >. TA 7 ar, propoſe: une de les COMPU2TES nommee Of ra, de ſe foulirice a la cag,tiv ite; Che lui perſuade de mourt r 4 1 4.0. 612 actre les vrtbnes de la lubrie!- re des chr ens; le meme entouſiaſme 1 muſulman ſui- ft toutcr. ces ſemmes; elles garment des piquets fer- es de jours tente, de leurs couteaux, eſfpeccs de 5 = pe ignards quictkes portent à la ceinture; & forment un cercle com m2 les vaches fe ſerrent en rond les mes contre les at tres, & preſentent Ieurs cornes aux ioups qui les attaquent. Pierre ne fit dubord qu'en rire; il avance vers ces ſemmes; ; il eſt recu à grands co ps d de butons ſerrcs; il bat. NCC mens a uſer de Wa force; ; enfin il sy reſou „ K le, ſabres Ctaient deja tit res, lor ſque Derar arrive, met les Grees en Tulte's 5 : GC: [IC fa ſceur & toutes les captives. Rien . ref: INE ic plus 0 ces ems qu" on nomme Perorgu: , Cinntes par IIomere; ce font les memes Con hats fingulic ers à la t Ste des armces, les combat- dans ſe Parle. it Tout vent aſſez longtems avant que d'en venir aux mains; & cat co i jultiie Homere fans doute. Thomas gouverneur de Syrie, gendre Ha, attaque Ser gtabil dans une lortic de Damas; il fait d'a- bord une pricre à Just 3-Carrsr'; „Injuſte aggreſſeur, 2+. dit f, enſuite i Sergiabil, tu ne reſiſteras pas a » sv mon Dir, qui con abartra fn les vengeurs . * , de fa religion. 30 "Tu. proferes un e impic, lui repond Ser- | „„ glabil; Ius net pas plus grand devant Du qu A. Ze dan: Dig Va tire de la pouſſicre: il lui a donne 2 K 2 „ + = Soom. - SR er . -- . — 8 . — — PPP > * 2 — = — FIND > - — — 2 - a -. oe” oo. —— * — 4 - — * 8 1 — _— — — — — Git. — ——_—_— - — - * > % 44 * " — — > » — — . - p ' b : . * 5 * 4 Q „ Ve. ; __- 1 135 [ i I 4 95 4 1 p FE ' 4 a 2 2 W 3 —— . —— | Liens bazilidiens avait depuis iangtetus cours en Arabic. 88 Luiliclens dilaieut 906 Jus - Cubis ren avail ba > CIC UCC, | 143 A v AZONE * „ Ja vie comme # un: avtre ho! nme: & après ravoir „ laiſſè quelque toms fur la. terre il Ta cnleve au 9 Cicl. . * | : Abriss de tels diſcours 1 combat commenee; The þ 31 64 þ | apts . ma tire une fleche qui va bleſſer le jeune Aban fils de Saib à coté du vaillant Sergiabil; Aban tombe, . expire, la nouvelle ca vole a ſa jeune re qui ne- Tait unie a lui que depuis quel qucs: jours. . Elle ne ö pleure point, elle ne jette point de cris; mais clle court ſur le champ de bataille, le carquois ſur Je- 5 _ & deux flo ches dans les mains; de la premiere qu'elle tire elle jette par terro lo Porte - etendart des chrétiens; les Arabes Sen ſaiſiſſent en eriant allah ac- bar; de la ſeconde elle perce un ll dc Tio o "qui ſe -” rerire tout ſanglant dars la vile. 1. italics: arabe eſt pleine de ces cxemp! es; mais elle ne dit point que ces ſemmes guerricres fe bru- laſſent le teton droit pour mieux tirer de farc . moins qu elles vecuſſent ſans hommes; : au contraire „ee Sexpoſaic cnt dans les combats. pour leurs 1 „ pour leurs amans, & de cela meme on doit con- clure que loin de faire des reproches a Ariaſte & au Taſſe d'avoir introduit tant d amantes guerrieres dans leurs poëmes, on doit les louer Javoir Pee” des > mœeurs vraics & intérellantes. 5 , encor | 0 y eut en effet, du tems 5 la folie Jos croiſa- des 5 des femmes chretiennes qui partagerent av 8 leurs maris les fatigucs & les dangers: cet entouſiaſ (365 Ct ha croyance des m: as. : 1 dectrine des hs; Les * ö A u A i 0 Nr SJ. 149 me fut ports au point que les Cenoiſcs entreprirent ce ſe croiſer, & Taller former en Paleſtine des ba- | taillons de juppes & de correttes; elles en firent un Veu dont elles furent rel bar un N plus ſage qu elles. Ates d' Anjou, femme de Vinfortune Henri VI roi d' Angleterre, donna dans une guerre plus jute des marques d'une valeur hérorque; elle combattit elic-m me dans dix batailics pour Ulivrer fon mart. y "nitoire n'a point Ny exemple avere d'un courage Ir las 5 Sr and ni wo CON: tant Gans: une femme. . . - Eile avait Eté prooddee 1 par la celchre dente de 85 Montfort en Bretagne. 5 Cette princeſſe ( dit d' Argen- | ; „„ Ire J Gtait vert ucuſe outre tout naturel de ſon ſene; . aillante de fa perſonne autant que nul homme: 5 elle montait A cacyal, che le maniait mieux que 5 nul 6c Ayer z elle co -abatraic] a la main; elle courait, donnait parmi une troupe d' hommes d'armes com- 2» me le plus vaillant capitaine; elle combattait bar 9 2» mer & par terre cout de meme allurance, 6 e. : On la voyait parcourir : Topde ? a la main, ies crats envakis par ſon competiteur Charles de Blois. Non- ſ-21cmeat elle ſoutint deux at urs ſur la brecne d' lennebon arm%2 do P! cd en cap, mais elle fo ndit fir le c camp des ememis ſuivie de einq cents hom- Ny mes, 5 mit le feu & ic rede Cn ceadre. . Jes er ploits de geanne N tee 1 . conn! ſous e | nom wo i Fucelle 405 vl ung, ont me OL 8 Conn ny | 8 7 + 8 2 — 4 —2 * - - pcricure a celle qui f 18 ver ber ber = combattit tout auff! bien, 6 „ uin n re 5 duns le folle, & donna 1% tems aur trouges, du koi 150 1 MAAVONG 8 que ceux de Marguerite 4 Arjou & de in comtcile d- ver es deux Se , (74 (levées rude Ex LICICC . travaux de k campagne, il Ctait plus ſingulier & plus 5 beau de quicter i chr que fa f Chaumicro pour Jes com! ats. | I e e de ſen t Be auxafs tt peut etre fu. pucelle ni d etre in!pirce. oe Cur en rs cute 10 be 2 mec Bourgui: zn Na no Alfie alt Peauvals e Ha- cette a 3 ja tete de 115 ours 1 en mes lit tin 123 . . * un efjuur, arr. cla CronCart qt un ti cier des © nctnis * Allait arborer ſur f | Þrechs 3 Jetta le porte- terer darriver pour ſecourir | 15 \ Ne. Ses de; Ph SER ent cte cxempies de la rai! Ic: fahle & honteuſe recom· penſe. 1.cs femmes. & Its hes de Beauvais lont plus fartees davoir! e pas ſur ! es lommes a wa pr 2 © 14.4 . 5 ceſſion le jour de Tanni v erſalre. = 1'9ute m: marque u- bligue d'honneur encourage e mérite; & & lexemp- tion de la taille neil oy une preuve qui n doit etre uſſujc ti a ce tte ſervitude Par le mal eur de fa bais. ee, Line 5 e ta Charje c wo Ia mai! on de bs Nur du 1 e G e „ ſe mit n 1653 3 a la téte des communes 7 3 17 LF ir, & 2 HF Wot fa les 5 Br rbets qui failaent ine i 5m. 1. Roi. gui d onna une | penſion come | A Mu r. Section J. 171 icier. IL. ordre militair ode St. Louis Ii n'eſt Broſen 110 point de nation qui ne fe gloriſie davdir de pareines h crofnes; „ nombre Ten eit pas grand; 12 Nu e ſ:nblc avoir de 0206 aus ſcnnnes une autre deſtination. On à vu, mais rarement, des femmes $cinoicr parini les fe. | lacs. En un a 5 cue peuple a en des guerrięres: mais læ royaume des ends ſar les bords du Ther moon meſt qu'une fiction post! Guy, comme Pre: que tout ce que anti- e raconee, 5 „ See eee > M E SECT 10 Pp K * MI * RF . L Art! Ge Ane, & tous les articles qui tien ent 4 h metaphytiq: 3 doivent com: nene er par une ſou- 5 miſſion ſincere aux dogmes indubit ables de Veglile. La revthticn vout micux ſans doute que toute la philo- ſophic. Les ſyſtemes ecercent reſprit; mais la foi reclaire & le guide. Ne prononce- ton pas 5 ent de 's mots dont nous TP Ong qu'une 1: dee tres confule, Ou meme dont nous men avons aucune? Le mot d'ame n'c{t-il pas dans ce cas? Lorſq' 16 12 Janguette, ou la foupape d'un ſouflet 7 vita rangce, & que air qui oft entre dans 12 capaci- 0 du [Ouflet en fort. Par que! que ouvarture ſurve- une a cette for pape 5 9 Welk his conprimpe con- 4 nw — i. an” — - — pag ney” EA FA 2 1 2 oe La ie OS = _ — 1 it's $84 — — et rite doen Doh Rc — — I 2 N v . * . N ©. vi * pay * p . A — _ _ _—w——_—_ -( —ᷣB„- 9 1 9 0 ö * * * + . 7 - * - . 1 — 0 — * * E — 4 — 0 $ l 2 82 — — 1 : 5 _ 8 8 5 2 - — —_— IE = ——— <= S 0 ; is by ; . l . U | 0, ' i # * . 4 4 ' \ as 4 + * 7 F | z - U . ' ! , | : N j | *h — 1 = \ 1 Ko: * 5 * | x . _ —_—_—__— 222 — " CY 6 OI ”- w m_ — * # — — * 8 - poy 1 * 2 — 4 2 — — q —— — > — + * E „ 6 — 1572 ü 1 . E. Section 1 tre les deux palettes, & qu'il neſt pas pouſſé avec violence vers le foyer qu'il doit allumer, les ſervan— tes diſent: Pam? du ſorffler eſt crevie. Elles n'en ſavent pas davantage; & cette queſtion nc trouble point leu, tranquillitc. Le jardinier pronones le mot dame des plantes , & les cultive tres bien ſans ſavoir ce qu'il tend Par "ow. terme. . e . \ 15 luthi jer - pole, avance Ou re le Tame un vi- : lon ſous le chevaler , dans meren des deux tables de Finſtrument; un chètif morecau de bois de plus ca de moins lui donne on lui oe une ame harm nicuſe. 7 „„ e on 5 | Nous avons Pluie urs manufactures dans Jeſqhiclles a 755 les ouvriers donnent in qualification Wame u leurs ma- chines. Jamais on ne les entend diſputer ſur ce mot * NY nen eſt pas ainſi des philoſoph hes. ie 190t dame parmi nous ſe mific en g ral e cc qui anime. Nos devancicrs les Celtes ere à leur ame le nom de Sec, dont les Anglais ont fait lc mot | Jul, les Allemans ſeel; & probablement les anciens | Teutons & les anciens Bretons n'curent point de que. relles dars les univ crſir6s S POUT cette expreſſion. | Les Grees diſtinguaient trois ſortes Games; 5 BY 5 qui ſignifiait ame en / tive , Tame des Jens; & voila pourquoi l,, enfant d Aphrodite , cut tant de paſſion pour F ich, & que Pf che Vaima ſi tendre- ment : pneuma le ſaufle qui donnait la vie & le mou- Cemont. à toute 1 . „chipe, & que nous one era Av k. Section J. 3 quit par rita; eſprit; mot vague auquc! on a don- = mille ACCEPTS difterentes; 8. enfin Nous, L'in- 3 N Nous poſſedions done trois ames ſans as vir la p lus legere notion Waucuac. (37) St. Thomns Tt Aguin 7 IN | met ces trois ames en qualitè de peril hatétic en; & | OT : * E ” 1 > — - * ———— 9 — 4 aiingue chacune de ces trois ames en trois Par 12%. me 111 | Wok Fink | Phichs crait da us la pPoitr! Ne. Feen ſe ro! pant 1 we | da ns tout Ie corps; & Nous Ct tait dans I tote. 5 Wo | 1 WP ; ny 1 poin | Ca d autre philoſ, ophic dans nos CoOle 6 | 170 | | Juiqu'a Now. urs; & maltcur a tout bomme qui au. . [| 1 rait pris UNC de ces amcs pour Tautre. 5 „ 5 Bay | Dans. ce als ꝙidcos il y avait pourtant un For „ (| (. a ment. I.cs hommes ok taicnt Lien Hh revs que dans 1 | : leurs paſy ons di our, dc colkre, 2 Craint = il Sex- | „ e Cit ale des mauve emens dans ls cn ET a By | 8 ic cœur furent le ſiege des paſſi ons. der — N Fenſe Jang ement, on ſent une contention dans les = | 14 organes de la tote. Done Pam in: ellettueile eſt d ns 5 1 $1 ; be Cerveat. Sans reſpiration PL int de ve en, — f point de v bg. donc lame dt ve lt dans Ia ; oe F "14 „ trine qui reco it 1 baute de Fair. 0 ah. Lorſque les ho! nes virent en ſonge leurs pa rens K eee eu jeurs ainis morts, il peach bien che eher co qui 4 WAL : leur Grit A, ard. +. ny r pas le. CO! p qui av ait i 3 1 eic conſume ſur un buck: +00 caourt dz la mer. Ee I & mange des poiltuns, 0 e cho- ES | nn 1 ſe, a ce quils pictendaicnt 3 car i, va! ent vu; c n (55) Sone de $5: Tien Een de Lyon l 5. ly Y — — — — — — 2 —_- ” 2 * * 532 — — — 1 v1 4.1 | 37 10 C ˙ A K 28% EA reluceſcit. Cut ii lame navait pas un Sie — the A” Wa "GEE — - - 7 FI | A 1.1 E. Jeck lo: + mort aviitpark; le ſoigeur Vayait i: terroge. FEtali⸗ C pfecns? &tauit- ce prenma? était- ce nous avec qui on SY 15 COU HET * CN ſonge? On 1 im: ina un; 121 into Ne 11282 e ure 1E ere; c'tait Sia. Cort n = UNC OTC $018 manes, une petite ame d'air & def feu Cx- trechement del 200 Gui Czrait ie ne ſais 04, Hans la fuite des tms, Sand on Foul arpro- torr la choſe, I} demeura Pour | Oni aint qu FOOT IONS ne tnit corporelle 5 & toute lan tiquitc Hen eut 3 5 3 1 "© 4,550 4 Toint d'autre idée uf n Platon vine Qui furt tel. Tenia t Ette 32 qu 0 Guta | "7 C 1 2 AY-liwsts aUmc _ TILES ted 811 tk 44 4A + "4G 11.28 | „ — 5 33 ; ” „ _ enierement de. iQ ma LICTCS mm. ai eee Fit un zonen » "I 5 © fo 7 | EN a EPR A : 95 9855 | x Em 3 Citi C 4 [if 11) 1a1 b 1 or lu, JR we" 1 by th 15 Li 1 1 * 1111 #70208 later. 5 5 1 1 3 CONE) . . „rei, 7 74 wh 1 * 4m {CS an 1 ii r 89 10 l eigne N % ho: . N - 4 pv # ? » x: ® 3 oF 11. 1 2 vat \ S 5 v — 8 22 * — [1 ls 90 \ tet] Ld 6-31 82 iet 4 £3 . n 0 ; is Cue Pas 8 1 5 Et ant HEB Ot, cus ane nelle ke ue de. Y 9 \ ! [ I 1 77 4 * a 4 12 A 3 — — 5 . e it ine! Jt 3 Cum Perl i CO; 133 :22416H?) P TY i * = 1423 % —— 110 = . ? x 7 * 0 | 3 3 (if LY of bt cor mortel; & qu'elle e conſerve It 5 gurt cle ; them 125 1380 1 4 2 qu On la recc; 100510; : Px corny [are 4 nt A2 Re r. ef 3 3 ow. I bes 1 2 1 #4: 4 L A 4 i 4 Gruber — 14 \ k 50 80 4 1.4. 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En vain St, Ambroi 2, au fixicine fiecle, dit: News ne connaiſſuns rien 6¹ e of; are riet, . ba er CT 2257 rahec Ile 20 ; (42)- 5 Le corps de ro 1110 enticre a dec qt ue Lame oft rimatericlic Es 1 an © Etaient tombèes Gans Und cu. 9 1 reur alors univerielle 3 . hamm: 3 11218 % | 3 15 f — e trompctent pas Cor Fim Ortalize, pi 5 1 . 12 41; ww ww 3 45 . 43.4 No = + If PLD Alt CY videmment annonce ny S les Evan ies 1233 bs I_J 3 avons un beſoin ſi Cvident d. 1a dceiẽm we 1 gliſe infaillibie | ſur ces Y PO inks, 4 e Pr. 1 i 00 T1 . 1 64 5 C 26 18 nous n avons en eflot t par Nnovs-momos aucune noten ſuffiſante de ce qu'on arpulie PIDITE PUTS & Ge ce 4 qu'on nomme matirre. Leſprit pur elt 15 mot qui ae noh 8 dor 12 aucune ide; & Notts ne conniiffurs la nt atiere 5 que Par auelques | j HICNCINONCS.: ons 1a Cote. CT So ze i natſlons fi peu que nuts. Pappelion ns ſub? tance ; 05 Ls —_— a it. ulſtance VOL . dire « ce Qui ft Co f, 217 3 . ee _ Tous nous ſera ererneNome NE CaChc 7 S > def [rg Jo Jos | du Crbarcur; dee fer et du Orton of par- (400 Oraiſon contre Jos 61 res. | 1 115 A. i, Hut . Hi, 1, 677 = | E225 KP 4 AB 22, iv. 11. 112115 1 - — * —— tO, * 3 IF | Bf . od — —— — — N 1 177 © + 4 1 — . — — — vw — « * 8 — RY 2 - * — 2 4 — = EPP 7 — r On Ber hk %% oe oe Ire. 3 = _ . " _ - . me —— 7 — : — * _ =. + — > . — * © a 1 2 9 EE =” _— ts x — — . * * 1 * a - ” pa — 22 * 0 io ——— — — 2 6 4 IS. 52 | ow . Seclion / "A LOUM. Nous ne ſu vons ni comment nous Teeovors lu vie, ni comment nous la donnons, ni comment nous | Croiſſons, ni comment nous digerons, ni COMMEn nous dormops, ni comment nous penſons, ni com- ment nous ſentons. TX grande gigi te eft * comprendre co: amelit un etre, quel quit ſoit, a dis pe enſcc 5 ® . * 1 9 * Sis c oO N D E. Des doutes de Lobe ſur Tome. 1 e de Particle Ame dens FEncyclopddic a. Faivi ſcrupulcuſement Faguelot ; mais Faqueiot ne nous apprend rien. II S'cleve auff contre Loe; parce que K* modeſte Loke a dit: nous no ſcrors peut- Etre ; . „ Mais (EL 9 cap: ables. de connaftre ſi un ere mate-- „ ricl penſe ou non, Par lu raiſon qu'il nous eſt im- „ poſſibie de d6couvrir par la contemplation de nos 95 propres 5 JUCCS /A7S revelation, 1 Do ma point don- „ M6 à quelque amas de matic re diſpoſce comme i! = ke trinwe a propos, 1 puiſſance CAPPErcEvVAIr & 1 penſer; au Sil a joint & uni a la maticre ain „ diſpoſce unc ſubſtance mmatcricllc qui penſe. Cat par rapport a nos notion s, il ne nous eſt pas plus 55 mal alle de concevoir que Du ure $4] It; plait, i ajouter 2 notre idee de la in aticre la faculte de 9 Ps que de compr ctides qu vil V joigne unc au- 3, cre ſubſtance avec la facults de penſes r; puiſque „nous ignorons en quoi conſiſte la penſce, & à * » le eſpece de ſubitarce cet Etre tout. Pulſlant a (G3 Traduction de Cot FN 5 ergy” à propos ' acchrder cette puiſfance lui ne Amr, Sedien TI. N 2 „ aurait Etre crece ga en veriu du bon plattir & de „ la bonté du Crcatcur. Je ne vois pas quelle cm- „, tradiction il y a que Du, cet etre penſant, eur. 8 * nel & COUL - puiſſant , donne 15 s'il veut, quciqus 8 „ degrés de ſentiment, de perception & de penſce 2 ns certains amas de maticre Cree & inſenſible, 20 1 1 5 Fe Ci \ſemble comn IC il le trouve 4 propos.” Cotait parler « cn 1 homme proford, religious & mo- del Lois (40). ——_ fiir qucttes querelles a eut 4 euer fir cette | chimon, qui paru t hazardce, | mais qui en effet 1 Etgit 3 en ey qu' Une faite de la conviction Ou Hl Ctait de to. 9 pong de Dio * & de la ſulblelſe de "ray 11 ne difair pas que Ja maticre penfat: mais il det que nous nen ſavons pas aſſez pour demon- trer qu! 11 eſt impoſſible a Dru Majcutcr Je don de 1 penſbe à Petre inconnu , nommè matiere, apris hit avoir accord le don d e 1a gravitation & cui du — mouvement 9. ont C. galemcnt Incompre henfbles, - ? "Pais 3 n' etait pas e je ſeul « qui chit av vance cette opinion; Cctait celle de toute Vantiquice, qui cen 3 regardant lame comme une e tres delice; - I 10 Voyer le difcours preliminaire de Mr. Dal. . „ On pour dire qu'il crea la meth} yiigque à— -Peu- pres comme Newton avait eres la phy ſique. , pour, connaitre notre 13 aurnis, r 104] inttruit; i] fe contenta de de. 'CCNUTE Proiundctn „ en lui- meme; & apres s'ètre, our aii dire contewple Lonr- 50 3 „, i ne fit dans fon traité de Vintec ule, wy 1 „ liner aux hommes le miroir. dans lequel ils »Etalt vu. „ %, i reduniir la meraphylique a CC qu elle doit etre en eier 3 3 5 „due Expert nentale de Lame.“ | © — — S — 4 * * 2 : . 12 = > , l a — * — — Ho —— — —ÜL—ä—H oy. 2 ; - * 6 q "PL N = | — 2 = leS 2 „ ies & les atlections, 11 11 *Erudia Pong les livres 1 pare - vol _— _ . — —ů — ndin duc PICs: I: 1 45 13 8 8 : * —— 7 * - ty = - 2 < . — l * = — 8 2 _ — 2 > 3 ” # << fax © - - g # « 2 - * 9 mn —— . _—_ -- 0 p — p N * * y l Y K +. n 2 mi « < = 2 9 >, * e * PE 4 — "2 ” - _ De — Sow - a 3-7 — * = — 111 ys | ot "IL # S338 % 14} i _ | 2 IS 0218 ; 10h e 1 1 111 44898 $336 115 4: | -TY-1 1 | — -_ "MX + >: T '” — — — — — ” 2 — — — — . - — 2 — 1 2 — =: —= nn, wy — — — X T2 , - — o — — . . ſz No - - — * #09 -— ; N 2 = 2 = 2 2 2 — 4 . * . * & > wad — p ous 7 — 8 * — 5 5 — ' 7 ö 2 > ——_— py os p 2 . a - md _— 2 wo 8 8 3 * — — — - — — . —— 322 * b " - 4 _ -- -- an þ4 - gs «x ; 2 —— ne : 6 OD a , ” 0 — — 3 — 2 1 39 w <'7 * 1 : „ 7 ; « X * ö 1 g y 3 . . ** # % x — „ * by 3 — ab" My WW. aflurutt par conſequent que Ja matiere pops ai, 9 0 4 Clit \ . C'crait le [crit ment de Conus, comme ON 1& vo Q ans ſes object ions à Deſcartes.” „ II eſt vrai, dit "Is » aſſent, que VOUS COMMUTE, QUE v oa penſcz mais 53 vous ignor CE quclle eff "CCC de UDQan e ans orc ry - VOUS qui DOA: . Ani? quoique Voporation de la pen. „ fee vous fait connuc, le principal de v ore aer 95 VOUS Cit cuc he; 5 & VOL. 8 ne fav SL Pont uche ett | „ 10. N: © we de Cory S tub! JL ar N * at 4 Il 1 * des Opera- 8 „ Cors elt de penſer. Vous reltembleꝝ a un aveuclo „ a Fontan la chaleur du fare! 1 0 etant averti „ qu'elle elt caufce par Ic ſolol ;; crolruit avoir ir une =. KCC cla: ire & diſtincte oy Cet altre; parce GC 11 on | . Ke _ 1a dCinung lait ce. que .C: QUT que I'T 10 Me) Il, il Pourait A nen 1 LN To . / > . 3” reh Wo e elt on | cole i Ut e C ; * ey : G dt duns fa phil: ſophie bien, H my a auen. evidence mu- " Bn Ee . 8 1 1718 8 102. 4 Cr * 1948 9 . CCC 2 Mhematique d. lu Pure ſpiritualito de Tame. 5 Dejcartes, dans une > de ſes lettr es 1 u prin ceſſe Pa- lat ine Eliſubeih „ tut ee ic 39 offe que par Ia 55 ſcule raiſon nacb: ele node POU? ons f. re beau O0 > CC conject. res ur ane, C voir de lutte uſes of. 55 peœrances, 1a S 5 on. Ps Jüeune „urance. ? Et cn "cola T e cubat Guns T& lettres ce qu il avance dans ſes liv res : contradiction Trop ordiqaire. 5 Enn vous avons vu que tous les Peres des pre- miers ſiccles de Fogliſe, en e royani Fa ame = ons: . le, la erova gien en meme tems inaté Ils pen- LC - © I oy 74 . -.. rHCCLLOWN 471 * 21 oO 1. 1Cfit Qu 1 & a ale Ti Dire . cohſer, er Que 2 crcer, Ile diſeiem: Dit Ja tir t pe: tc. il n cor r ra pen 4 340 Aiallebranc 2 al vrouvC res len dae nos a. aucune ide Par. nous-memes, N 9 de ] KS Vets þ 171 1001 e de nous en 1 De 11 11 Coheed Gt. 1 none 1044.75 tout en Dr. Ceft au fond la moinme Choe que de e La Dies F autcur de toutes 1108 b. oe 7 Car avec quoi verrions- nous dans lui, fi nous navi: 12 7.5 des infirumens pour voir? Er ecs infiru>; a - Eft lui ſeul qui les tient & qui les Miri ge. Ce lte. me ei} un labvrinthe, dont une alle vous pr au 5 une autre eau ſtocilme, & une autre me chaos n and! on a U bicn diſpute far ref b prit AN fur! 1 m. It. „ | | 5 Of Grit toujours: P* . me 1 7; Ant enten Are. | „Mu LE cup philoſophe BU LIONS lever pat DYOTES ren ge N 5 * . : : A | Ole que la- 12 T1 a 3 Serre oy EE © $7 5 $0 8 8 þ . 62 5 5 - 32 7 1 4 5 8 1 = - x, ; 1 1 8 rt: „* 4 Ain Een | C1} e * 11 diſputent 2 1141 1. . 8. * K 110 N 1 * © 15 1 E N Fx De Laune tes bites, E de guelques ide eaten A ant Yerrs ange ſyſte me qui ſuppoſe lu animaux de pures machines ſans aucun? ſenſation, les homme: | nm'avaiem Rn imagine duns les betes une ame im- materielle; & perſonne muvait pouſſe la témeéritc E ae dire qu'une huftre roſſede une ame {pir itucl- lc. Tout le monde Saccor dait paiſiblement à Conve Mrs que le beres 7 av aient TCgu de Du. U UL i ſertimen . N 1 on — — — — 9 — . ; a ——— FA ; _—_— na = —— © os . — 5 — . 2 5 * 0 . _— 6—— TI" — -_w SS om * \ wy - = of by a — 2 2 * * 5 - * [Oe . 5 * — - 5 a _— k — 0 . 1 — = * — * 0 _ w 4 PT * * ogy — — * 22 — — — Pn —_ 2 A . 2. en. be ws rs; 8 trompait, que Dru avait jou oc: 165 79 A vv E. Seddion it. de la memnire, des idées, & non pes un eſprit pur. perſonne wavair x buſt 0 don de ruiſonner au point do dire, que Ja nature a a donne aux betes tous les or- genes du ſentiment pour Qui". lies meuſſent point de ſentiment. INT „nne mavail dir qu'elles crient quand Jes blefie „& qu es fuient quand on les. e | fans Cprouver ni dguly my ni crainte On: ne : niait; t point alors la toute- puiſfance de vz 1 avait pu communiquer a la maticre organifce des animaux le Plaiſir, la doulcur; le reſſouvenir, la com- binaiſon de quelques idecs il avait pu donner A plu- ſieurs d entre eux, comme au ſinge, 1 elephant, "T1 chien de chaſſe, le talent de ſe perfectionner dans les arts qu'on leur apprendz non-ſeulement il avait pu douer preſque tous les animaux carnaſſiers du ta- lent de mieut faire Ia guerre dans leur vieilleſſe ex- pe rimentce que da 18 levr jcuneſſe Lrap confiante; non- | Tc: alement . di: ; eng ers my ot UT emoin. EE Je, il avait Pu, mais il avait fair; Fein & Murter ſoutinrent 4 Tunis ers qu'il 10 CS. gobelets qu 1 avait donné tous Es inſtrum ens de la vie & de la | ſenſation a ux animaux, alin q ils n 'cuſle nt ni ſenſa- tion, ni vic propre: nent dice. Mais j Jo ne ſais quels ” protendus philofophcs, pour repondre à la chimere |} de P eſcaries , 5 ſe jetterent duns la chimere oppoſee; 13 5 ils donnerent liberalement un eſprit pur aux crapaux f 5 & aux inſect 'S3 in vitiun ducit culpe fuga. Entre ces Joe PV Tg pr . rune qui 6te Ie ſentiment 5 aux Grgancs « du ſentiment, autre qui loge un put eb: vo A N F Fenin If 161 pit dans une Minane; on imanina un milieu; cet Finſtiner; & quct-ee quo Titer 2 ON oh! ct une fore fiimanoelicy CH une forme plaſtique; c'eſt un je ne luis quoi; C'eſt de Finilinet. Je ſerai de votre av I, tant que vous appelliere la plupart des cho- ſes, je ne ſais quei; tant que votre philoſophie com- moencera & finira par je ne Jais; mais quand vous aftirmerez, je- vods dirai avec TEE. dans ton pocme tur les Vanitcs du monde: Obe alligner, pédans inſuportables 0 Une ca nl verde + des effet icmblavics ? Ave r- von⁰ wer. cette mince c bilon Oui l. B. „le purer Laltiner de la raiſun? aus TS aa Srirv ts & de Pun & Us ut tre. | I . 2 . ' 125 1 * — 11 * by” RE. - Ave * Si ene; 4 e audnsee Cit 16 votre 2 Lora tune min Conkürez: vous nos 195. 1 7D 4113 ces chetuſus Zliſiaus gie x vous ne ' VEYES pas? 2 Iutear de rarticle Ane dans Ene; clopbdie dex · phy 2 nl. 5 b repre lente 1 ame des b tes com- me. ung fub laut C in materielle & intelligente, mals 7 de Que! le elpece? Ce doi 12 ie, cc me ſemble, un principe actif qui des fer lat! ons, & qui na oe _ que cela Si nous rencchitions ſur la nature „de Tame des bẽtes, elle ne nous fournit rien de „ fon fonds qui nous porte a croire que ſa ſpiritua- i lire la ſauvera de Tuncan tiſſement. 5 I c n'entends pas comment _ ſe repreſente une rb 1 5 ſtance immatériclle. "0 repreſent er quelque choſe, 8 eſt s'en faire une image; & juſq: a preſent per ſonne wa pu peindre Jeſprit. 9 veuc que par le mot re- preſente, Tauteur entende, je concois; Pour moi Ja- Premiere Pertie, VO ones * 362 - A 14 k. Section III. voue que je re Ie congois pas. Je congois encor moins qu'une ame ſpirituelle ſoit ancuntic, parce que je ne _conguis ni la crcation, ni le ncant; e je mai jamais aſliſtè au conſcil de Dit; parce que ne ſais rien du tout du principe des choſes. & je veux prouver que Fame eſt un etre rel, m'arrete en me diſunt que ES unc faculté. Si! j 5 ſirme que c'eſt une faculte, & que Jal celle e de pen. 5 ſer „on me repond que je me trompe; que Dio le maitre Cterne! de toute Ja nature, faſt tout en moi, & dirige totes wes actions, & toutes mes penſces; que ſi je produiſe' S mes 1 85 je ſaurois celles que - x jaurai dans une minute; que je ne le ſais jamais; que je ne ſuis qu'un automate a ſenſations. & 2 idees, neéceſſairement dependant , & eatre les mains de PI- tre ſupreme, infiniment plus ſours | a lui de Tar- 5 ot ne Teſt au potier. Javoue done mon ignorance; favoue que quotro | mille tomes de metaphy [1q\iC ne nous cnſcigner ont pas : | ce que ceſt que notre ame. 8 philoſophe orthodox te iat ü a un Pn he- by tbrocoxe, comment avez-vous pu parvenir a imagi- ner que ame eſt mortelle de ſa nature, & qu- elle meſt éternelle que par la pure volonté de Div? Par mon experience, dit Tautre.— Comment! eſt · ce que „dus Ges. mort? — Oui; fort ſouvent. 4e tombais en epi! !epſic dars ma jeuneſte, & je vous aſſu- re que jctais parfaitement mort pendant pluſicurs 1 heures. Nulle ſenſation, nul ſouvenir meme du mo- ment ou Jetais tombe.. II m' arrive à preſent la meme _ choſe preſque toutes les nuits. Je ne ſens jamais \ rF_ — 272 | SiC T0018 11 In : 103 breciſeipent e 10 Ni end 15 g's mon iom- mei! elt a (enuent LY $8 Te CS-: le nc peux imagine que par conjelt ics chen de tems Jai dorini. Je oY ſuis mort régulicrement fix heures en vingt-quatre. 2 elt ſe quart de ma vie. Lforchod *g lors lui ſontint qu il poyſa toujours - pendant fon fommeil ſins qu'il en Cit rien. Lhèté- r:Jdoxe lui repondit; Je crois par la rey Elation que e penſe al 001 Ours. dans Tautre vie; mais je vous air que 0 penſe rarement dans cello-ci. Lorthodoxe ne e trompait 508 en Aae Pim- mort alitè de 75 55 put! que la foi & la raiſon ve- " montreut ce ilC verité | nals il pouvait ſe tromper en. ullurant QU UN homme en dormi penſe toujours. Lale avovait fi anchement qu il ne penſait pes tou- 00 rs quand it dormait. Un autre philoſop! de a dit: 7 hoh de Ilionme 4 de Penſer; nals ce 11 * ee re. LAidbs 3 S chaque homme 4 Ii horte & 12 conſola- | tion de fe chercher boi. meme, & de t | perdre dans ts ids. Cependant il eſt bon de * avoir que en 1759 un Plil- joſophe eſſuya une per ſocution aſſez forte pour avoir avoueé „avec Loke , que ſon entendement netait 518 exercè tous les momens du jour & de la nuit, de meme qu'il ne ſe ſervait pas à tout moment de ſes be as & ds ſes jambes. Non: ſeulement Vienoran ice de cour le perſecuta, mais rignorance maligne de quel- GuEs pretendus litteratcurs le dechaina contre le per- . L 2 75 -bff. — —— 3 - — ** _ p . 7 8 1 — A. < — * — . a by oe 4.4 4 l 4 * 4 ' . a 0 U 1 Þ 6 + F * + * j F | 4 4 : 1 14 0 ©. "I TT Re ' : 6 ! 5 ” * 1 , * 4 10 4 'F : | 4 1 * F ©} i. 5 4 7 N * $74 S 4 * * 2 ' A ; EEW * y * = 7 : | : . 7 4 6 Ty * i 1 * 0 i» 4 1 1 4 1 1 1 8 | 1 7 * * + vv 1 1 N 4 ; . "2.2 * 4 7. . 48 of o * 1 * | 7 a2 753 72 3 4 4 1 . 1 * 8 *. 1 : '2 4 * mn 7 ; 04 1 / E £ a 4 1 1 . 7 49x = - > . »* 5 . 2 « , 1 +4 — * . 21 1 : : 1 ; . . 4 5 a 9 9. * N 4. 5 : 4 * 1 ö + 8 "1 oF . 32 x. yi? * a * 'Þ 4 x * 7. : Z 1 dy q 6 1 11 © Wi 2 1 * * 3 N ey Mt 0 R892 £4. — — —— N gu © Ss. 2b — we N » — 3 8 2 —_ —— — — GASES Ws —2 2 — > - 2 23 — I ˙ ˙ ——— —_ . Aa. * —— „ A M . Stor III ſcouts. Ce qui mMavait produit en Angleterre che quelques diſputes philoſophiques, prodoiſit en France les plus liches atrocites; un Frangu's fut la vikime de Lok. II y a cu toujours dans la fange de notre littcratu- re plus d'un de ces miſerables qui ont v endu leur piu- me, & cabaic contre leurs bienfuicteurs memcs. Cer- te remarque eſt bien ètrangere a Varticle Ame; mais _ Faudrait-i perdre une oscuſion &chrayer ceux QuI IC rendent indignes du nun WO nme de ict! es; q: il h | proſtituent le peu d'eſprit & de conſei ICNCC qu'ils ont à un vil mitoret, à une politique Chimerique, qui | trahitlent jeurs amis pour flutter des ſots, qui broient | cn ſecret la cigüe dont Vienorant pui ſſant & mechant 81101 Au cut. abreuver ds cito yea utikks? Arr 155 bel jamais dans 1 veritable Rome non de. | nongit aus conſuls un Lucrece pour avoir mis en vers le ſyſteme 0 Epicure? un Cie ceron pour ayoir.” 7 Ecrit pluſicurs fois, qu après 1a mort on ne reſſent a aucune douleur? qui on ac cuſat un Pline, un Vurron, 1 d'avoir cu. des idecs par ticulieres ſur la Divinite ? La libertè de penſer füt itlimicce chez les Romains. | : Les cſprits durs, jaloux & retrecis, qui ſe ſont 1 Forces d'ecraſer parmi nous cette liberte nere de nos connaiffances, & premier rei ort de hentendement humain, ont pret texts des dangers chimerig ques. "I's; n' ont pas ſonge que Ic > Romains qui pouſtaicnt cet- te liberte beaucoup ples loin que nous, nen * pas moins Ce nos vainqueurs, nos Icdateurs, & — les ny pute 8 de Tecole mont we plus de rape Ti A ME. Seckion IP. | 165 port au gouvernement que Ic tonneau de Diogene men cut avec les victoires d Alexandre. Cette leon vaut bien une Jeon ſur fame; nous aurons Peur- etre plus dune dcin d- y Tevenir. Er afin, en adorant Diev de toute notre ame, con- 5 ſeſſons toujours notre profonde ignorance ſur cette ame, ſur cette faculte de ſentir & de penſer que dous tenons de fa bont6 jnſinie. Avouons que no f 3: 8 we . CN ES 4 4 d Prov 4 Ve * | talbics raiſongemen oF NC. RC. e 18 rien Oter in 3JOU= ter à Ja Teveration * 4 1a I Concluons enfin que Nous dev 0¹ s employ er cette intelligence, dont la na- | ture eſt inconnuec, a perfeftior mer les feienecs qui font robjet de Ency clopedic, comme les horlogers : emplojent des reſſorts dans leurs monttos, ſans ja 5 voir ce que e oft __ ue io reſſort. 1 | 8 EC 17 1 9 * Q UA © R IN M k. Sur ane & far nos gnorances. 1 elt die PII ia Gene e, Di = ; ſouſta an of, ag ge de 5 I' homme un ſoufle de vie, & a devint ame vivante; & Fame des animaux eſe dans le Jang; & ne kuez point m 3 ante Kc. Alaſi rame « tait t priſe en i Sadr ral pour forlene & "I. caufe de la vie, pour Ia vic meme. C'eſt pour- quoi certaines nations croyaient ſans raiſonner que "Gang la vie ic diſſpait Fame ſed di pet de Meme. $i Von peut dem ler. que W choſe 5 ans 10 "clans des hiſtoircs an ciennes © ſem ble qyau moins les . BY; ptiens ſurent les Tu ners que curont py is Cooacits de : — 1 5 8 4 v + ; * 8 . — * : 6 0 7 - = m x 7 — 5 * A q : . : Y Y - = 9 — _ > A _ : ; 5 - FE 5 4 5 bac; a 2 — — .j 4 A Wop: 4009-46. * nh | 83 — anima, & nous eniin nous avons cu aut notre am; & notre ente ndement. Ms CC qui eſt Je prince or 165 A x k. Section I. diſtinguer Tintehigence & Tame; & les Crees appri. rent Tons A Une nguer auſſi leur nohe, leur pncuma , leur a. Les Latins à leur cxemp le diftir Zucrent an, &. * — 1 notre vie, ce qui eſt le pr incine de nos penſecs, tont- ce deux choſes di ifferen: es? ? Cit-cc Ie meme ctre « ce Qt nous fait digèrer & ce qui nous donne des ſenſations G de la memoire, reſſemble- t- il à ce qui eſt dans les ani- maux la caulo v Jo Icurs ſentar; ons & Ce leur min: re 2 Cet la Tutor Hel KL et es Gſputcs dcs ho; nic, dis I'creme 1 ovjet;, car nayant point de notions pa 5 mit! s dont nous ions deſcendie dans cet ex ES nous ne pouvons que fager & nous 3 dans une mer de doutes. Faibles & malheurcaſes 1 machines à qui Du daigne communiquer le mouve- 5 ment pendant les deux momens de notre exiſſence, ww qui de nous 2 pu appercey air 1a main qui nous ſou- 5 tient ſur ces abimes * | Sur la foi do” nos connaiſſanccs acquiics nous ; 4. vons oſe mettre en que eſtion fi Ta; me cl Crece avant nous, fi elle arrive du nëant dans notre corps * 1 85 quel | age clic eſt venue ſc placer entre une veſſie & les inteſtins caecum & rectus 2 ſi ell le Y a regu ou ap- porte quelques idces & quell; ſont ces idces? fi apres nous avoir animes quelques momens ſon eſſence cit ds vivre apres nos dars 10. ernitè ſans intervention de * 93 . C4 WK Es . uu meme? Si uit e rice“ 5 Dirt Crant cfprit, 1s A * E. Seclion I. oP. iont Pan & autre d'une nature ſemblable (44)? ces ne paraiſſe nt ſudlimes; gue font- elles 2? des ques- ns d'àveugles nes ſur 1a: GINICTC, Quand nous voulons connaitre groffic crement un morccau de mzital, nous le mertons au fe dans un ereuſet; mais avons. nous un c. Quiet pour Y mettro 1 ame * ? Que © nous ont appris tous les pi loſophes anciens _ & modernes? un enfant eſt plus ſage e ne peaſe Ps. a CC qu vin ne 8 CONCe\ ney 1 ts . Quil elt rriſte, direz- vous, pour notre inf tha) ble curioſitè, pour notre ſoif intariſfable du bien are, de nous iznorer ainſi! Jen conviens , * il ya des choſes encor plus . mais 5 vous repog Arai, S8 2 myrealis , non . mortcle qu Wo bas. Is Colt 18 WI d'un hom! ne, * des veeux on bun Dieu. II parat encor une « foin d la nataro d. tout prin · 5 eipe des choſes eſt le ſecret du Create: Ir. Comment les airs portent- -ils des ſons? comment ſe fo-n ent 1293; -- animaux ? comment quelques-uns de nos membres Q- bo iſſent- ils conſtamment a nos volontés? 2 quelle nain place des idées dans notre mémoire, les y garde comme dans un reg iſtre, & les en tire tantot à notre 125 * Ce n rait bos ans doute Pay! nion de | * tugiſti 1. qui dans 7 | to nere huit de 4% Cite de Diku, eee nini: Oe cee la ſe et qu 110; jc mY ot d la virile, Aire gie vir "ll u COTS vg = LF 5 out < „ 206 HS 1 F: fore? Je. i518 BRN17e 670 | Ii, Ir ITY Drs EU fra "A de dExt7em2 mula? 111 e I lere ame n 2 Herteis WF? 2er n Daten; | N . Ces ant = = GUYS q. de in p11, uit dicere Hut! 1 UT wht us Ci es Vo memes on ln nature, cunts He et, nr ors roftios ene 3 3 det 4 TRY RAJ 2 5 NOVO stunt Airb. 148 We 1 ein | Ja Cle 'S. } ©2 © | — bh. 2 _ | ke — 5 K a P ” — — - 2 - = "Son co <= SIS.» _ Ss 83 ; FT "IC _—_ r r . —— — . - - „ „„ bY % 3 F : = 8 5 P . . ; * 8 — r 3 * Mara - 7 * * 2 6 wp . . : ka — — * 2 - amm 0 — - — » « 17 — >.<" ws 4 . i - ny k N. 2 4 : ; : * » — - — a F 1 * " i 2 Fo pe. > 83 * o * 4 * — 94 ” 1 as A 1 { 2: K 28 245 F f 4 — p . 7 F — ja 0 1 Are him: % qui a fatigue Prodi, eule nent „& 1 = * N ; _ - * ; bn 4 % TAY inju ©» ; Tong F * 08 [ones 3 308 5 * \ 618 (3.0? 35 larez pas un mot de la gue!t;on. 8 E r N 12 e i * M K. ro 3 | C — 8 5 a Ty SED 7 2 * enn . / a 3 " BP , FE PRA £2: Vara dare Ae Warburton fir einer is de laute. ti "ar hr ton cdi teur £ : commen ct. it r do Shatzſpear 5 N Evegu de Gloſter „uſant de la lbertè an riatts _ : & 550 {nt de la cout! ume de due 8 ns 4 es ad- i Lerlaires 5 . Ccoinps! e quatre vOlumce „ Pour p. COUT i Fimmortaute de lame nu jamais oc annonce . Ie Pentatenne K Our conglure dec derte preuve meme que la million de 177%, q il a7 woile Ecgate7, 1 1 85 1 2 3 . : : 2 18 * — ; q : . 5 3 cit divine. Voici le ED 's de ſon livre quit dune . — 5 ; , 1 3 enn Tees meme pages 5 & 3 dd pre mier 5 One. „ BY L bears une 056 d venir, des recom: 67; Has — 4 der Cen ARrer: 1 mort of nbceſuire « i ole 2 enk le genre Lumen ( & veſt en b gu0i 11 2 trom-. 45-183 3. &1Peci ialement les bus ſaves & les Plrs furan N gy ler nations ae tant: quit“ ſe 1 accordets dcr le - : 25, 0 enſe: ner cette docbrine. 15 . . 40 4 * C * ; — 1 OE Eule ns Bout. +. trod er en ar cun 2ndroit de la 1 * : » | 4 : 11 14 4 i 13 . i : * f 44 5 — — 2 * 0 [I - i . of | 4 * 5 . R : = ' l F 1 : i 1 "Py \ * 7 br i 4 * { * 5 h & U * 1 of wed L : { a 1 0 1 * 2 FE * * 5 13 ih. + "BE * N 1 * F ö . 94 Fo * is a 74 "KEE? - a! * 19 N 4 1 5 , t U . 1 ö \ 2 * 4 : 1 7 5 o 9 3 * =» : w 33 „ - . & : F = £ TT. 4 4 1 * . : : : : + « } | . [1 15 1 172 us . . ? 1 | age | =—_ 7: * | LE. > l ' | : i” ? " *4 * 7 1 | F "Th , | 4 +: ; 5. | 1 * a ; 1 r ; : , 4 TEN © s *4 7 gg” N * . ; F wy : 1 HER | * * x „ 5 7 . > | 1 19 — 0 1 * . By * 4 * 4 » 7 ; 1 4 N _ , 7 | 2 "Mk : . :4 . l 7 i ful Wh © * p l 1 4 7 35 4 . 14 — ' $64 ©* I} 1 * o - * * 9 7 | 4 + 427 ; a 1 14 D 1 5 0 . * 4 4 1 1 1 - : F) by 0 [ © en ! - l N. 6 * —_ + 11 „ | a : 4 1 1 0 N e. * N 4 ; * 4 : : ” 4 1 15 1 1 - * . N . þ 1 4. ” N . 1 iT _ : ; 14s 0 14 . 1 * F . 1 1 | $27 2 4 1 . 4 1 4 *Þ 1 11 , ' ' 5 I : U o 6 E411 L | „ 1 ; 17 * : ' 1 4 * 19 5 0 d it - + * 8 — "199 A N E. Section . Joi de No! fe; donc la 70 ge Mort 2 ft Fun origine al di- 35 „ tis; ce que je vais Prouver par les deuæ ft Logt/mes ſu | 55 V41iF, "8s | » PREMIER SILLOGISME. „„ Toute religion, toute fociete qui n, O has Lumorta- » lite de [ame four on fr incipe , 725 edel ire foutenue 25 que par une providence extr aordinair: ; 13 religion Jui- „ Ve n'avait pas I'immortalite de lame pour dee „ donc la religion jui ve call \Soutenus par Wie e pro eh 32 bal! "avi dinaire. SECOND siI 1013 MI 5 35 25 ancient lig gbr ont tous dit qu'une 75 digion. E BRL Gui n 'enſeignerait tas Vimmortalitè de l' ume ne pcuait : „ tre ſoutenue que par une providence | extraordinaire. . „ Noiſe a inſlitus une religion qui n'eſt pas fondee fur » i mmortalitè de Lame; donc Noiſe croyait fa religion. Mm maintenue Par une providence extr aordinaire. „ Ce qui eſt bien plus extraordins! ire, cet cette a6 le Ttion de Warburton , qu'il a miſc en gros caracte- 8 2 1a tote ve ion livre. | On lui 4 reprochæ . 100 5 vent Textre me temerice & la mauy aiſe foi av ec la- quelle il ore dire, que tous les anciens légiſlateurs f ont cru qu'u une religion qui neſt Pes Tondce ſur les deines &. K 8 recompenſes apices la mort, ne peut etre tÞ urcnue que par une prov idence extraordinaire; il w en a Pas un ſcul qui Tait jamais dit. Il nentre- prend pas meme d'en apporter aucun exemple duns : Ten Enorme li; re fare! d'une immente Quantice de ei- 3 | 85 qui toutes Lat ctran Zeres d ſon ſujet. II 8c AN E. Sec 1107 L. 171 cnterre ſous un amas d' autcurs Grees & Latins, a an- ; ciers & modernes, de pcur qu'on ne pënëtrat juſqu'a lui a travers une e horrible J'cnvelopes. Lors- qu'enſin la critique a fouidd juilqu'au fond, il eſt res- ſuſcitè d' entre tous ces mort pour char, ger doutrages oe ſes adveruirer, | I eſt vrai que vers ; In fn de jon quatris eme volu- e après avoir marchè par cent labyrinthes, & $'9- tre battu avee tous ceux quil a rencontrës ca che- 5 min, il vient enfin a ſa grande q! neſtion qu'il avait 1 iſſee Ja. nl &en prend au livre de Fob qu! paſſe chez, tes ſavans pour Touvrage un Arabe, & il veut | _ pros er que Fob ne croyait point lum mortalitè de Ta- me. Enſuite il explique a ſa fagon tous les textes de le riture por Jeſquels on a voulu combatrre fon : {ntimear. - Tour ee > qui on. en foi dies; ceſt er c il avait rai- 105, ce n'ctait pus a un creque d'avoir ainf raiſon. Il devait ſentir qu'on en pouveir tirer des conſoquen- ccs trop dangercuſcs (48); mais il n'y a quheur & maulheur dans ce monde. * homie, qui eſt deve- : nu delatcur & Per cute ur, by d oftc fait cy e que Par ge C43). On lein tire <5 en fit 0s angerent ſes 1 nces. On 5 m . Mt, ci mce. de ame mierten EIT ng Ou non! i e eg per qa frsus- lin Pa-t-il annonces bo © 6 „ Ct nes. ire, bPour gen . Fe eh 7 8 14s 1a zit 12 bc de Ia" Fenton? on: M7; Ct tt; Ge 1812.6" MU tne fete: pas. 8 1 15 rnit. Ctait into de dener des kin. SH la lavnir * eat 144.0] F Sr 0 t: G6 2 De que ti. 1 0 . ; : ; p 5 b „ 1. Te, tue Lohns YOSHI NHS on Te: 2 0 5 0 alume NE n Eve e * = ' ; ; 3 ; : * 7 0 * Tp ö 5 { 4 5 . ite 126 U * 14 7468 Ch.! ” +4 \ * & 4 * 32 . CL 4 * * 114 P f we D315 3 \'iry *% 1. 74 A YE * * . — * © * . 4 * 839 * «1; (5: : E? ? 4, T "Hp We * ys, : : Fair 20 IH HAPEEDCS: Ae Cr ks . „„ de Vista eee NOUS THUY £741 1 8.4 Fo; rte Geht Vas Chr. EEO 5 1 ER ar 3 1 5 Qi as : Ka: : 6 3? 0 , d » + #1 + I { . % Ig . I 8 * 9 A _ : Nw KA - i 17 2 377 , { s 3? 1 , 1 * 4 F * 1 141 i ? 11. 1 if i; 2Y-, v 4 4 : Ghats 6 31 C! P . 2 I Oh Lice 'i.dw.o 2 PR „„ 1 2 * 12 1d eilte ' * \ [ * * 1 7. ' pl | 4 * = j 1 * 1 ' * + - L = 1! * * [i | 4 _ [ % 4 1 1 ; i [1 * 109 4 122 A M E. Section l. 1 protec tion d'un miniſtre erat qu nmeuialeinent apres avoir fait ſon livre. A Salamanque, a Cormbre, a Rome, il aurait te Obligè de ſe retractor & de demander pardon, Eu An- gleterre il eſt aevenu pair du royaume avec cent mille livres de rente; c Etuit de q Gol ad OucIr ſes 1NzUrs, . 8 K C 11 0 * 8 1 x72 w E. Du beſoin de ln rer eelation, 44 plus grand bienfait dont 1 nous ſoyons rede ables au nouveau Teſtament , c'eſt de nous as cir revols . Timmortaliteé de Pame. C'eſt donc u FEI que ce Wurburton a voulu jetter des nuagcs ſur cette im- portante verite, en repreſentant cunt auęlement dans 14 legation de Morſe, qu, les anciens Fuse n jj xt aucune connaiſſauce de ce deere neceſtaire, © e les ji eke ae Padre ciaient PRE G tins de notre Ses 3 WP | Ir * 11 fut tous ſes olforts pour corrom pre & pour tor- dre les propres mots prononces par Ixsus- Cum 1ST meme. ( 9) Navez 01s pas lu ces pa roles qr! e DEU vous a dites: je. ſuis le Diru &Abralia m, le Div d'lſaac A le Drev de Jacob. Or Diru weſt pas Du des morts, mais des vivans. Il S emporte juſqu donner a la pa- 5 rabole du mauvais riche un ſens contraire à celui de toutes les &gliſes. Sherlok Evegue de I. ondics, & via; gt autres ſavans, ront refut6 & confondu. Les Philo- ſophes Anglais meme lui ont reprochs combien il ct ſcandalcux dans un 6v6gue de man! Leder une opin: on . 1 contr. Aire au bicn public. {4 Dy St. Mat tuieu chap. 22. Vs. 351. K 82. Amr. Section VI. 173 II ſant Cavitant plus bénir la revGlation de Fimmor- talire de Tame & des peines & des rècompenſes a 5 pres la mort, que 13 vaine philoſophie 6 en 0 toujours doutc. Le grand Ce/ar wen croyait rien; il den expiiqua clairement en plein ſenat lor ſque, pour ein cher qu'on fit mourir Catilina, il rep refun- ta que Ja mort ne Jaiſ.uc a homme aucun ſentiment; * quo tout mourate avec lui; & perſonme ne rcſuta cet- -_- e = | Ce cb yen qui doute e en tant C 'cndroits,. dex plique dars es lettres av clairement que Car. II fait bien = s in dit devant le pou 15 Romain, dans 10:1 orai— Ton pour Clueatius; ces Fropres paroles, Q:# mal lui 5 ry Ait 14 il: I: A mIGINS gue U ne foye M1S- ; afſer ombe-. cilles four: croire des fables ine: ers (by Jour in gin * 8 i ct C07 2.7 amd Mas wm ſupplice d 0 15 chens. | Aa. 2 fi ce ot Ja de pures Pod „ comme tout le monde en eft convaincu, 5 qui la mort La: r- i le privs , Sino (tg en- cement. Oe tt Me eur? „ Nam nunc quidem quid tandem il mali moers „ attuht? nid fortè incptiis ac fabulis ducimur, ut „ exiſti neinus illum: apud infercs 1 impiorum ſupplicia 7 ſeri Kc. 2 Que ſi falſa ſunt, id quod omnes „ intclligunt, quid ei tandem aljud mors 5 cripuir Pra. 2 ter ſenfum doloris ? 5 [empire Romain . purtugé entre deux grandes = ſcaes 1 1 ales; cle. TEp! cure q. di aitmait que la 8 Diviaito Gra) - NUttiE: au monde, | (XX que. Tame Perit | : * eo 0 cur] 85 & cellc des Stofciens qui regare alert Faw cms ne une Porcion de 4 Dis initd 1 laque! lle * wm . — * n 2 224 —˙² . wy As I») hy 47. F 174 A i . Section I. aprcs la mort fc reuniffait a fon or gine, au grand tout dont elle crait emance. Ainii , foir que Von crit Tame mortelle, ſoit qu'on la erut immortelle, toutes les ſectes ſe reunifſuient à ſe moquer des pct- | nes & des recompenſcs apres la mort. Cette opinion ctait ſi univerſelle N que dais le tems meme que le chriſtianiſme commengait à $'ctablir, on chantait à Rome {ur le theatre public, par Tau- torité des magiſtrats, dev ant vingt mille citoyens ul e 1117 Ti 5 i; 5 „Ge ars Al- . Rien wel ap 108 la mort, ia mort meme en rien. n nous reſte encor cc MY monume:s de cette cr. Fance des Romains. Cr en vertu de ce ſentiment”. profondem ent grave dans tous les cœurs, que tant de heros & tant de ſimples eitoyens Roma ins ſe don- norent Ja mort fans le moindre ſerupule; ils matten- daie ent point or "Un tyrun ics livrit a ds bourreaux. fo hommes les plus vertucux men ze & les plus Te rſuades de Vexifience d'un Dixu, neſperaient alors aucune recompenſe & ne craignaient aucune pei- ne. Nous verions a Particle Apocriphe, que Cle. ment qui fut Cecpuis pape E ſaint „ commenga par douter lui - meme e que les premicrs chre- _ tiers diſaient d'un Autre vie; & qu” 1 conf! ulta St. Pier- 1755 e a Céſarèc. oe OUS forames bien loin de croire que 1 Clement ait Ce Tit cette hiſtoir e qu on lui attribue; 1 mais elle fait voir quel beloin aveit Its genre-humain Cune revelation preci! e. Tout ce qui peut nous ſur- prendre, Ceſt qu' un dog; Me ſt TC rimant & ſi ſalutai- re ait Jaiſſe en proie a tant qhorribies crimcs des To A 1 . Sell len Nl. 27 4 * hommes qui ont fi peu de tems à viv re, & q. vOont Preiles entre deux Et cternités. SECTION SEPT E 27 K. Ame des ſots & des monſires. Un enfairt mal conforins naft abſolument imbecil- e, wa point didèes, vit fins idées; & on en a vu de ccrte eſpece. Comment dalinira st- on cet animal? qe cocteurs ont dit que Cit quelque choſe ent 1 Thomme & la bete; dautres ont dit qu'il avait une Arne ſenſitive, mais non pus une ame intellectuelle. 1 mange, il boit, il dort, il veille, il a des ſcafl- | ors , mats il ne bene Pas. . a-t- il pour hal une ai itre wie, n 1 en: t- fl point? le cas a eG propoſe & na Bon 4 Ets cucor r enticrement : reſolu. | Quetques-w uns ont dit que cette Creature | dev ait a- voir une 2 parce que fon pere & {> mere en 2: Laient une. Mais par ce raiſonnement on prouverait que ſi elle * venue au monde ſans nez, elle ſerait 5 reputce cn avoir un, rares que ſon pore & fa mero 5 en avatent. Une "RES accouche, fon enfant na point de men- ton, ſon front eſt ecraſe & un peu noir; ſon ne: eſt. Ee & pointu , ſes yeux fone” ronds, ſa mine ne res- ſemble pas mal a ceile d'une iron lelle; cependanr , i Ih a je reſte du 3 fait comme nous. Les parens je font batiſer a la pl uralité des voix. Il eft decide lomme & bededbur al une ame immorte e. Mais 3 Er BA lt oc: 4 AE co ti” - by - = _ . , — _d — _ — — _ £ _ - — = . 7 2 2 x. \ Y -" . = 7 I — = K = —— — - — — — —— — 2 + . —— g 2 - = * 2 - — * , — > — — : = # — N — oy ya _— ä * , PIR = N —_ — — na A N 1 — --, I — — " . by — r — yay _— . 4 —— — a 5 2 2 | — — 22 y ; 4 5 . < 5 — *, 2 . : N . — 5 _— P I Us . * — — j 241 * w e : — — * 8 4 U _ 4 _ 5 a "p< * 1 * -- - - LET , = — = | | fk * bas. * > 2 - N ; PI" = K : — 2 ho T 5 2 — y . * = * _ , 2 % = — - * — * * ** ** 3 . _ 9 — ; . ; —_— : * * 5 8 . br l , . 7 N — ** * . »— N , — ah. — * : p " „ * % 4 O ** 2 / „ £4 * "» / : * * , - A by * — — * „ 1 W —— 2 — © „ ” _ > * — 1 we a 8 3 1 Pf . _—_— —_— — — — K - _—_ a a” +: g 2. * * > —— — —„ > War . a” ACE 1 EeRE©TRc. to. coor * = - - - we = 3 9 * 0 - - — 7 — gp 4 od * "x * +— 5 — —— 3 9 ; — . bouche faite en bec, il eſt de "IE , - 8 „ «4s ” . * g 4 9 7 * . ee e | 7 cette petite fgurc fidieule 4 des nes poitus, 1s - *% - s as point Came, on Ne ie batiſe pas. | b n ſait cull 3 it 'Þ i ,ONGres Cn i720 ö une ſemme qui 2CCOUC: zait tous les huit jours d'un laprea u. On ne faiſdit pulle difnicutte de refuſer 1. bateme a cer enfant, malgre la fone epidemic 0 qu on Cut pend: ant : trois ſemanrs a Lon. nes GC eroire qu Cn cer cette pauvre friponns 181} AE de $ pins de garenne. Le chi- rurgien qui PaCco. chait, nommé St. André, jurait que rien n Ctait plus vral 5 r On le C Oyait. Mais BY quelle raiſon avaicnt les credules pour refuſer une ame aux enfen de: cette ſemme ? elle avait une ame, | ſes enſuns devuient en etre pourv us 1 ſoit qu'ills 2 ſſept des mains, , ſoit qu'iis euſſent des pattes, ſoit | 1 quits fulear nes avec un petit muſenu ou avec un pe- 17 Fi viſages | Etre ſupreme ne peut - il pas accorder læ en Ce ig Pa ce & de la ſenſation { un petit je ne juo!, 0 G e femme, figure en lapin, auſli | bien * 4, = Q. a un petit je n e ſais quoi fig zuré cn hoimn ne? Lame 5 qui etait prète a 1c. 1o Zer dans le fetus de cette fem- | - me, ven retoufncra -T - elle a vulde? N Tode 1 8 bien a 4 Toad des mo altres, qu i ne faut pas aten r unmortalité a RES d'un | __ que 10 115 ure N V. fait rien. Re immortali- , dit-1], Nei Pas plus attachce a Ja forme de ſon 5 7 No” ou de fa poitrine qua la maniere dont fa bar- 0 : be eſt faite, o dont ton habit eſt raills. Wit * nde cue ne > oft 1 1 juſte 3 de düifformi. 8 te à laquellle vous pouvez reconnaitre qu'un enfant « A . Fccklon FIL, 177 a une ame ou men a point? quel eſt le degrè precis auquel I doit etre declarè monſtre & prive d'ame 2 5 On demande cncor ce que ſerait une ame qui n'au- rait jamais que des idées chimériques? II y en a quel- ques. unes qui ne Sen el joignent pas. Meritent-elles? dC,arritent- elles 2 2 faire qe leur eſprit pur? Que Penſer ou af bs a deux tetes, « ailleurs tres bien conforme? les ut is diſent qu'il a deux ames puiſy; vil eſt muni de deus gl andes Pinca ales, de deux 5 cos Call ux, de deux ſenſorium commune. Les au- bes e 4.798 ne peut avoir deux amcs quand 5 wel na L qu une poitrine c&c Un non abril. 1 Ent in 5 on a Fair tant de que! to oi fur cette pauvre ame: humuine, GUT S'il fallt les 1 Juire toutes, cet examen de {a propre perſonne lui cauſl crait le plus in- 4 {portable ennui, II lui arriverait ce qui arriva au Cardinal de Poli. guac dans un conclave e. Son intendant laſſe de 5. avoir jamais PU lui faire arré ter {5 comptes, | fit le voyage de Rome, & vint a Ia petite ſenstre de fa cellule charge dune immenſe liaſſe de papiers. „ jut pres de deux heures. Enfin , voyant qu'on ne lui repondait rien, il avanga la tete. II y avait pres de deux heures que le cardinal était parti. Nos ames partiront avant que leurs intendans les alent miſes au fait. Mais ſovons juſles devant Div; quelqu i- gnorans que nous ſoyors, nous & nos incendans. Premiere Parti- 55 | Id - A ier. Ste e ee S S SN A M E R I Q UE. . Po on ne ſe lame. Pom do faire 808 ſrllemes ſur la maniere dont FAmerique a pu ſe peupler, ne nous laſſons point de dire que celui qui fit naitre des mouches dans ces climats, y fit naftre des hommes. Quelque envie qu'on ait de diſputer, on ne peut nier que FEtre ſupreme qui vit dans route la nature, nait fait naitre, vers le quarante huitieme degré, des ani- maux à deux pieds ſans plumcs, dont Ja peau eſt mè- de blanc & qincarnat avec de longucs barbes tirant ſur le Toux ; des negres ſens barbe vers 5 la ligne: en Afrique & dans les iſles autres negre $ avec bar! be ſous la meme latitude; les uns portant de la laine ſur la téte, les autres des erire: & au mi- | Leu deux des animaux tous blancs, nayant ni rin vi laine : mais portant de la ſole blanche. on ne voit pas trop ce > qui pourait avoir empẽchẽ a f Dio de placer dans un autre continent une eſpece d' animaux du meme genre, laquelle eſt couleur de 5 cuivre dans la meme latitude, on ces animaux ſont noirs en Afrique & en Aſie, K qui eſt abſolument im- berbe & ſans poil dans cette meme latitude on les e au- a rres ſont barbus. e 5 | Juſqy' ol nous © nporte Ia fi UTCUT des 5 f names 3 join- ; : te à la tyrannic du prejuge! On voir ces animaux; 5 on convient que Du: a pu les mettre Ou ils ſont ; & | £7 on ne vcut pas con cuir gu il les y ait mis. Les mes - ON $43 213-1 179 ; es PENS c ne font nulle Gificules d'avouer que les © aflors a oeh. nes du Canada, prétendent que les hommes je peuvent y tre venus que par bateau, & mu le Mexique na pas pu Ctre peuple que par quel- Jucs deſcendans de Magog. Autant vaudrait- il dire que vil y a des hommes dans la lune, ils ne peuvent y avoir été menes que par Aſtolphe qui les y porta fur ſon hipogripde, lorſqu'il alla chercher le bon ſens de Reland denn TIMC cans une boutcille. 8 = de ſon tems ramerique ect Eté decouverte, & que dans notre Europe il y ct eu des hommes aſſex iy ſtematiques pour avancer avec le jéſuite Laftteau que les Caraĩbes deſcendent des habitans de Caric, & que les Ilurons viennent des Juifs, il aurait bien fait de leur rapporter la boutcille de leur bon- ſens , 5 qui fins dout-: crait dans oy lune avco celle de Ta- | mant A elde. „ 1. 4 pr emicre c chot!: qu⸗ n fal 't cuand on docouvre . ile peuplec dans Poccan Indic n, ou dans la mer du Sud; Celt de dire: do ces vens-1) on ils venus? : mais pour les arbres & les tortucs du pays, on ne | | balance pas à les croire ori ginaires; co. ume J il etait plus difficile à la nature de faire des homines que des tortucs. Ce qui peut ſervir d'excuſe a ce ſyſtẽme, ceſt qu'il n'y a preſque point d'ile dans les mers d A- morique & d Aſie, ou Von ait trouve des jongleurs, des joueurs de gibeciere, de3 charlatans, des fripons, K des imbecilles. C'eſt probablement ce qui a fait penſer que ces animaux talent Fw la méme race © que”. 25 bons. \ a > 7 = . 3 ” Ow. 2 1 unge. — — „ — - an. * 1 5 A 4 + | T4 4 1 4 F 4 10 r SS SS S e ee re A M I 7” - E. on | part depuis jongroms du eure de Tami : LE vieux Ke © on volt "A la racade | | Les noms ſacrés & Oreſte & de Pilade , wy O . medgaiilon du bon Pirritois, Du ſage Acathe & du tendre Nifus , "-- Teus grands heros, tous ans veritables: Ces noms ſont beaux; mals ils foot dene les ſables; On ait que Tamitic ne ſe commande pa 8 plus e que Tamour & Veſtime. Aime ton prochain, ſiznitie, + © cure 70 prochain; mais non pas jours avec plaiſir de fa converſation Sil eſt ennuyeurx „ confie-lni res ſecrets wy eſt un baba llard, N li on argent 1 * un af ipas | Tour, "1 amitie eſt le mariage de Tame: & ce mariage Kt ſujet au div Orce. C'eſt un contract tacite entre deux 5 perſonncs ſenſibles & vertueuſes. Je dis ſenfibles , car un moine, un ſolitaire peut netre point mèchant, & vivre ſars connaitre Vamicic. Je dis vertueꝛiſes; car les mechans n'ont que des complices; les voluptucux ont des compagnons de debauche; les interefſes ont 1 des aſſocics, les politiques le des facticux ; Je commun des hommcs oIt! fs a des liaiſons; Jes Prin- 5 ces ont des courtiſans; 3 les homme OY vertucux ont | feuls des amis. Cethegus Etait le complice de Catilina, & Ifccene A I 0 v . 185 4 courtiſan 0 "Ofaze; 1 mais Cicero n Etait Tami d'Ar- ticus. Vo | Que porte ce contract entre d eur ames tendres & honnstes ? les obligations en ent plus fortes & plus faibles, ſclon los degres de ſenũbilité, & 1 nombre des ſerviccs Te aus Kc. 17 | -Penouſialins oe Pamitic a été plus fort chez les Lil } Grecs & chez les Afavcs, que chu? nous: (50) Les-- 1 ( contes que ces pcuples ont imavincs Tar Tamtic ſont © Wu 2dmirables; no us wen avons 5 Ji nt Ge Pare? 's. Nous | j ö ſomibes im Poul es en 000 5 ne vois nul grand | | | | trait Camitic dans nos roms, dans nos bi HOITCS , LE ſur notre theatre. 5 2 ts, | | 8 -Vamitis, 6rait un point de religion & de Iegiga· 5 1 tion chez les Grecs. Les Thebains avaicnt le rögi- HE | ment des a dans: beau régiment! quelques: uns t ER pris pour un regi ment de non-conforiniites, il ſe trom- 5 4 pent; ceſt prendre un acceſſoire honteu-t mw 1e principal honnete. LR chez les Grees crait 4.614 preſerite par la loi & la religion. La dae Stat malheureuſement tolérèc par les mæœurs, il ne fat pas imputer à la loi des abus indignes (Voyez Amour 5 — 0 10 oeratique * 7 i S ede Wilt A M o U R. „ F; y a tant de e d'amour qu? on ne Cait a Qui s adreſſer pour le dcfinir. On nomme hardiment ano (59) Voxez P arzicle rale. 1 SCC #2 UL a 32 — — 4 — — 5 . ML * : An { | | Ys | | T a4 » "I ki, Afr rr — m5 - 1 wy — - — Wa 4 5 N - —_—— — * LY * - ? $ 049 : U 4 # i $* +. E, . g br) 4 0 4 10 N f 133 : —_— 4 ON : x 4 . . Ly » = . 1 N N y 4 + ; > : , pd ; . * . [2 3 4 2 i 4s VB | | as * U * ” \ ; LC = # k 4 j ; \ 4 : ' ' "I : 13 * . 4 as I \ 4 1 N. ' + \ , \ : . Ly *; 59 { * ] . op N : ti! ; N q : fe i & * FS 1 1 . \ \ 5 . . g 4 . ' { * " * py A ” : 4 4 ; FT 9 E * i; 4 44 3 7 . x 4 * 4 | +1 , BS * * F i = - . = + - þ * zz „ . 7 RR” : a 8 N n * f x * : F : 1 ' ; ; . ; wh - | , ? F 13 1 145 i . ; SIO . * o L 5 N * 4 / X | 4 4 © 1 IS © WE 4 2 + * . : * 3 £ . 2 . \ N. . * : . $ 4 \ 1 N : a 40 1 0 L : "No : . n *7 5 4 1 4 47 x =. - T * 3 * 5 £ ty # — L b 5 - 4 Z 2 * M0 : * : F . » >. s ; 1 ö 4 4 : * : $ ! : ; ” * 3 — j — ;. : p 1 . 1 : * . 1 f —_ | « , ; I " ; =? 1 1. . : * 1 " > f p ; F * 4 „ , * x ; : . £ "7.1 KS q : ; f : N 1 = ' * 5 2 , 0 1 198 i f . 1 f $147 a. 1. | 8 ' 4 6 * 1 i - * ; i £3530 1 3 * , : : : 1 4 'B 5 5 1 4 5 4 ; *\ „ i 4 ._ f 5 . _ : ” 144 ; \ " 4 . * [ ' y 5 a "af I : 4 As 3 8 o 5 b * 9 71 - | 6 : 1 , J : f % X . 0 1 314 . 4 * * * . wi 1 4 * 1 * 4 1 . * by 6 : b 4 3 7 + (5 : +4 4 4 d. 4. "to a : . N - . 3 1 , 6 - v 4 7 : * 4 .. © * S% £4 , 1 N . , } . 1 * 4 3 4 : F " : ' 4 q 1 2 : IS: * 1 } 9 moincaux de ton jardin, voi res Pigeons, eontem le taurcau qu'on amene à la geniſle, regarde CC by 10 cheval que deux de {cs calers conduiſcnt a ja Cava . paiſible qui attend & qui detorrne fa queue pour 0 . es henniſſemens, contemple ces ſuuts, tes, ces orcilles dreſſecs, cette bouche . avec de petites convulſions, ces narincs qui Senfic; cht, ce ſoufffe enfſammè qui en ſort, ces crins qui ſe rele vent & qui flottent, ce mouvemcnt impctucux dent il clance ſur robjet que Ja nature lui a dettirè; mais ne ſois point jaloux, & ſonge aux avantages de Tef. pecc humaine; ils compenſent en amour tous ceux 0 que la natu re a 2 derncs aux animaux, ſorce, beauté, 22 1 u 6 1 K. un caprice de quelques jours, une liaifon fans aw chement, un ſentiment ſans citime, des fimagrees de Sigtsbes , une froide habitude, unc tantaifie romaneſ- que, un gout ſuivi d'un prompt degoùt: ON > donne ce. nom a mille chimercs. 87 e philoſorhce veul! one examiner by ſord cette maticre peu philoſophique, qu'ils mcditent le banquet de Platon, dans lequel Socrate amant hon- neète d' Alcibiade & d Agat lion converic av CC cux lar la EA 5 8 de Tamour. 1 en parte plus en phyſi ſi cien: F irgile Toit des pas dc Lucrece, amor omnibus den. Celt retoſte de Ia nature que ime! SiDation 2 2 bro. dee. Veux-tu avoir une idec de l;: mour? i vo [LY 5 5 BY recevoir; voi comme ſes yeux ctincellent, —_ .:CEs- courbet 5 qui Sourro | 85 rt 8 TC 0, Tapis Ls 0 183 Il y a mme des animaux qui ne connaiſſent point Ja jourfTance. Les poiſſons ccailies ſont prives de cette douecur; la femelle jette fur la vaſe des mil- lions d'ceufs; le male qui les rencontre, paſſe ſur ceux & les feconde par fa ſemence, ſans ſe mettre en pei- ne a quelle fomelle ils appartiennent. | 12 plupart des animaux qui vaccouplent ne gou- 5 tent de plaiſir que par un ſeul ſens, & dès que bee: 2ppCtir eſt ſatisfait, tout eſt Eteint. Aucun animal 3 nars toi, ne conn it les embraſſe mens; tout ton corps Cit ſenſible; tes levres ſurtout j joul Tear d'une volupte que rien ne laſſe, & ce plaiſir moppartient qua ton e ſpece; enfin, tu peux dans tous les tems te livrer a Tamour, & les animaux mont qu'un tems marque. Si tu r6flechis ſur ces preeminences, tu diras avec * comtè de Rocheſter, Lamour dans un | Pays Pathees : fercir adorer = Divinité. 5 5 Y. omme KS bommes ont regu bo don de per ſeftion- ner rout ce que Ia nacure leur accorde, ils ont per- feftionne Tamour. La propreté, le ſoin de ſoi- me- me, en rendant la pecau plus delicate, augmente 1 plaiſir du tact, & Vattention ſur ſa ſante rend les or- ganes de la volupte plus ſenſibles. Tous les autres ſentimens entrent enſuite dans celui de amour, com- me des mètaux qui s' amalgament avec Por: Tamitié, reſtime viennent au ſecours; les talens du corps 4 5 ue Peſpri font CNCOT de en, chains. 55 | "Haw fr eit 10% ſuis intention 6 in 2 f Atorige os zue modis & mundo corp2re Cu 201. | Le eie kn: . Jocum vir 40 ger⸗ vf. Do. | 8 e S e * * 0? r I. Ts AL. :— — — — — . ͤ——U— —— LCC — ̃ — _— — P — — - _ 7 — 3 I” - — — — nn * 2 y 3 . _ 8 4 8 5 — 22 r 228 Fe „ = — = - * - 1 : : > * p F : 4» % P 4 ; iP 2 : * - k x . 4 17 - 1 1 2 . . © = . . +* 4 v 47s N + 1% ö ? If : 0 EE : 4 . : - + 1 1 . . „ 8 5 1 : " F777 5; RE 1 5 * 5 - " * oh 4 2 25 . A ® r L242 * $ £ 4 : S * * y 8 * 7 5 * 4 * 1 6 4. c 12 & v3 : v p 2 1 ; n 4 * i * * 1 ? int 3 . ® * L 4 4 * : 4 . : j : s 9 y 7 , % 2K B- N . b 3 . 1 7 1 : l * ti / * 55 * \ A 1 vn 72 F 4 11 4 . £ * 4 Y i * : * . * 14 7 14 . +1 ' N * TP Lat i 8 4 vo * h +, = 1 * 1 * i 4 Y; : . 1. ft, 31 * 1 1 : 4 & 1 1. Y $+ 4 1 F * ; 1 23 f _ elle seſt Nw adus dans Panc ien monde. 184 : A n O U. On peut, ſans Etre belle, tte longtems aint ic. L'attention, le gout , les ſoips, ia proprute, Vn eſprit natmel, un air toujours allable, Donnent à la haideur les traits de la benure. Lamour- propre ſurtout retro tous ces lions. Or, MW Sapplaudit de ſon cho, & les ufons en fouls font. = ls Grneinens de c oavrage, dont la nature A pole ö les. fondemens. ' Voila c ce que tu as au ·- deſſus des animaux ; mats ſt. tu goutes tant de plaiſirs qu'ils ignorent, que de che grins auſſi, dont les betes mont Point didce! Ce qui: 1 d'affreux pour toi, c'clt que la nature a eps! | ö ſonne dans les trois quarts dc la terre les Pl iſtrs de Tamour, & les ſources de la vie, par une matic Epouvantable, * laquclle Thonne ſeul eſt ſujet, & qui ninfecte ue chez lui les ON guncs de lu goae- | ration. „ — 228 n wen eſt point de cette peſte comme de tant d au- tres maladics qui ſont la ſuite de nes cxcts. Ce | m eſt point la debauche qui Tai introduite dans le mon- 8 de. Les Plrinc, les Lois, les Flora, les Meſſulines wen furent point attaquècs; elle oft nes dans des ifls | o les hommes vivaient dans Tinnocenco; & de a i jamais on a pu accu? CT hs nature de me&pr'! 5 ſon ouy rage, de contredire on plan, dag "Ir contre 5 vues, ceſt dans e fleau deteſtable qui a ſouille 3a terre Corr eur & de turpirude. E ſt- C0 I Ie neil- | Jcur des mondes poflib! es? Eh quoi, fi Ciſar, Arto. 22, Oddade, Toat point eu cette maladie le 5 n ra; . . . 7 * * # as \ eli Ss 4 * LA)! \ © * ; | * a * K WW 8 . v 0; -» | - £23 Y- Lg pas poſſible que be Fit e Tt mourir F Fangors 12 Non, dit-on, cs ches Ctaient ainſi orçonntes Dent e mieux 5 je le veur e:nire; mais cela elt trilie Pur ccux a qui Relais: à JEWS ion livre. Les philofc; hes Croti qucs ont four 250 net ks e. tion ſi Helo put encor aimer velit Ahlurd Guand il fur mome & Crime? Lene de cs qQuuazics faiſuit tres: 2 rand tort a Talitre. „„ i 5 , - 3 1 Ta.” 2 . 5 4+; 71 Mos Conlclez- vous, Den wake, VO! 8 füt 8 Li: ini; * ; 11 * , } 3 , 1 1 F. A 3 4 8 F e CC Th . SY COH 5 © 141 * Y & Ser. UN re x8 e teve; Timnaginat on aide le cœur. 8 ic plait envor à table Regs 'on n'y mange plus. Elt-ce de amour 2 ef e un 1 favenir? eſt- ce i kae; . un je ne ſas 3 compose bd "Tour: | Ce v4». » dees die ics nuts coaf. TVaien; Gans 15 . % 5 * * 1 8 . Sula lc 4 2 C2 115 7 S 1 * 8 Re 108 nr Fe Want Icur wie ne oe hills a: 56 8 la co SAT e Us $-C ch ars con faifaien: : HE 3 four mort 41 8 chars imogintircs. Orale oviit chanter Heloſe vivuit ace vous cle rs Sede f. Þ | 7 bs At xt» = my” f 2 1 pied! 3 4 4 vs i 15 hs ] 4 105 PL 75 52 TY. "IE A 7 41. — VOI CG arc Tuic & avlon 2 1 „ F SA 1 e x * 7 ( + . 55 8 8 ; | CE :Y1Ai*; 1 49 FF. x7 37 1552411 0 "PK — — 4 ma © \ Ax. > 10 11 * * Ws Wi 2 U. 1 TACTIC Fg 3 . 2 1 | Gen THE: v OUS 7 Plus amer, ks care? s EN devenaient plus Previe uſes 8 comme plus coupablcs. Une femme pe peut ger 7 * — ſe prenare d& Pty. NF Ot? une wu; „ mes. 128 conſerver fa paſſion pour ſon am. ac: hs nd Cgnugus, pourvu quill ſoit eneor aim abe. 5 0 3 FE 0 34 1 BY — . — — — — _ _ | > 4 2 — * RT _ — — IS — — — * - — — * — 5 Io — - -- - = a — — ys W L rs r = 0 | "ERS <.- 2 * oh r — " an... —— = 9 - » PP = Py Re . Rx — 2 : — 8 ; 2 2 * „ . — mw - C — - - tw 4 — — — _ - 2 2 1 =O r SS = af . —— - — —— — — P * 4 __— 4 - - - . 3 * Fa p F " ©. . , % - * g — - a - * 2. > - : K 2 » —_—_ r N a 4 4 : —_—_— we 24S +7 *. - i E A 1 I—_ ORG . _ » = 1 2 x 5 5 k | — , 4 2 * * „ 2 5 © W WY ABLE" I IAC | p * — a « _ ——_— ——— —_ —_ I „ 1400 KG UR-T RKOTPE. u a 54% 1 dans le ena re: :tericur ne ſubſiſte Russ Ics rides effraient; les ſourcils blanchis rebu- ent; les dents pe ef les infirmites éloi- gnent. Tout ce qu'on peut faire, c'eſt d'avoir la ver- tu d' etre 13 Maude, & de ſupporter ce Do on 2 „ Une. Cet er evelir un mort. AMOUR-PROPRE. _ Newt, dans les Ffſais de morale, aits aprds ; doe ou trois mille volumes de morale, (dans ſon Traits : de lac hari ite, chap. 2) dit, que por e moven des gibets N & des roues qu on a tetablis en con: nun, on repritne les pauſe es & les Ccfeins tyranniques de amour. propre de 5 ae N | ; comme on a Ges pres K des 137 cn commun; . & 85 unc bourſe commune, & ſi on reprime des penſces avec des roues; mais il me ſemble fort Etrange que 7 5 Arccle: Ut pris. ic vol de grand chemin & Taifaſſinat pour de Pamou propre. II faut diſtinguer un peu misux les NUances. Celui qui dirait que Neron a fait a Tadner ſa mere par amour- propre , que Cartouc he 2 vail beaucoup Camour- propre, ne S'oxprimerait pas ” Fort correctement. Lumour- propre neſt point une Huber ateſſe, cet un ſentiment naturel a tous les hom- „ es; 11 Cit beaucoup plus voikir a de la van mite . da : 15 crime. | | | | | ; A Mo ien - ER Oben K. 9 818 Vn eneux des environs de Nladrid dema ait r noble- ment faumemne; un Paſtant lui dit, N'tcs-wous pas honteus de faire ce métier inſume quand vous pou- vez travailler? Me onſicur, repondit le * vous cemande de Vargent & non pu des s conſeils; us i lui tourna le dos en conſervant toute la dignite £2 | ſtillanne. _Cotait un ficr 9c: XK que e ſeirn of fa vanitè ètait blefſee Pour pcu de c: ole. Il dem andait paumòne par amour de ſoi- meme, & ne ſoul [Tait bes | I reprimande 9 un autre amour de on men ne. 0 n miſſionpa ire voy yageant t dans lade rencontra u fe ir charge de chaincs, nud comme un ſinge, Cons. chè ſur le ventre, & ſe faiſant fouette: pour les pe- ches de ſes compatriotes Ic s Indiens, qui 1 i COMUITAE quelques Harde du pays; qucl re: nonccracnt t A bim ; me! d fait un des ſpect are 2. $ TCCONCERIN: 2 i- 5 | mime ! reprit le faquir; apprenes due; _— 1 r folier cans ce monde que pour vous ic reno YO Ro 4 " | Ta autre, quand vous Tere: che, au & moi can aller. T- 1797 : 'Ceux qui ont dit que Famour do nous-mem's VCC N baſe de tous nos ſentimens & de toutes nes ace, 1 ont done cu grande raiſon duns Inde, en Ella ENS vg & dans toute i terre habitable: & comme on hectic. N W197 point pour PLOUVEL aux hommes qu'ils Out um vir, 1 | 4 | a eſt pus bald n de fur prouver qu'ils ont GO „„ e mur -propre. 0 ct amour propre eſt Vinſtrum „„ 1 Il 4 notre conſe: vation; 8 reſſemble a Pitt oh nent 5 D a oe Y perpetuits de Teſp Al oft necoſſaire, it nos elt | cher, il nous fiir pla „& i faut le cacler. ———— p — w — B — — —ͤ—üũ—ñ Ä —— — —AUAUEiPä . N — * — 3 uf w 4 = F F 2 i A _ * . : — ; 8323 — — — — | * ** 3 - * — ens ane Re OR — — 8 . . 3 - * — - L -- 1 * 2 8 —_—_—_ ming N — P 4 . r — ”—- - — = —— - , 2 — = 1 * — — . - 8 , ; g ne 2 . PRI 4 » ward a. o K — .. g 22 a a 0 8 «a FEY p * 2 n : a , TY -_ ö F = |: 0m" b q — ems , ad " 2 . - « * . 4 1 1 4 : 4 4 c 3 5 , . 2 * a 2 2 = & + TY” 2 N — * * - — — * p F a. — p 3 a 3 C4 * 5 he, « — "hc * . 7 of . * - i 0 = > 1 — — * 2 — K 5 1 e o — : — * I ks 4 Co gre - 4 _— 4 > 4 3 * n — 5 2 3 _ 5. 4 „ £ =” re. 1 6c e a . N = . ; ; * - & 3 * * 1 5 — 1 — — — | — n —— : p . _ . 1 3 » 4 "_ . 2 „ „ — N — 4 5 ", * 4 4 4 . . . ESERSS — by — * — — — _ © — — 2 * — — 2 * N — _ * * 4 —_ * —ff c ———_—— — TT _ £58 a —— —— — 42 * 3 74 FL — — a - : — — — — _ 1 4,» " — * ==, AA - Y — — — th = , 2 — & _ hy . * a. 8 — , _— - — — - * aq 7 * * wi PR * _ * - * * a ; ” 2 3 THe — = FFC ͤ 1... EE N Ie Ne — N SS. N ZE. AMOUR SOCRATIQUE: ; k amour qu on 2a. nommé Adi & platoni igue . n Etait quun ſcntiment honneétt, i y ſaut applauair, Si c'ètalt uns deb: uche jt ut ch ron Wy pour la” : W mo 0 7 Comment veſt-il. pa faire que on NE, delt -ncteur Gu genre- numain, 5 | Sil. était ener 0 Con - The tent: vt inne contre la nature, ſoit pourta n l naturel? * Fa malt etre le Cernicr degrè de la corruption rcilechic; a Pena Bl eſt le par tage ordinaire de ec. c qui 1 NT pes e epcor Te tems 4 Ste corrompus. n cit acre Cars. de ces tout no ufs, qui n'ont connu en- cor ni! ambition ni la fraude, ni la bo des ric! heſ- 3 c'cl ben ce aveugle, qui por un inſtinct mal GC ale f e precipite Cans ce deſordre au ſortir de Ten- 5 fe. de, ain que daus ronaniſme. (V. yer Onanifu;s ) Js Q per Pant de deux ſexes run pou ir rautre ſe de- «© are de bonne heure; mais quoiqu' on ait dit des A- fricaines & des femmes de VAfic n xcridionale, cepen- chu nt oft gonëralement be eaucoup plus fort dans rhom- ne que dans la fe: nme; C eſt une loi que la nature a . tt. lic 1 DOUT tous les: unim aux; C "TT toujours le male qui arraque la fe elle. . nd ens 1 cs jounes 1 3 de notre eſpece, "Uoves ennie i 2 ne tant. cette force que la nature c commenco a deplo- | 4+ 4 ver en car; & no trou ant Dol 1055 ing nature) de. Amworn Soeren eur inſtinct, ſe rejettent ſur ce qui lui reſſemble. 8ouvent un jeune garçon par la fraicheur de fon nts par Teclat de ſes couleurs, & par la double de {ur yeux, reſſembie pendant deux ou trois ans 0 lle Helle ſille; 11 on Tain ic, Celt parce que la Nature fe me N on rend hommage au ſexe Er Sattachunt 3 8 e qui en les beautes; 4 quand Lage a fait eve. noutr cette reenblance, la PINE. celle. Citibue j 12 ye Hd „ AL atis breye Ve "© 7 ab US CK 7 97. H. 6.9 4410 On n vignore pas 0 | que cecte que dans les glaces du Septentri GT) « ya 4 4 47 ICC gue ic feng | „ eſt plus: allumé, & roco aſion plas fre quen le: 35 qui ne parait gut une fail: 101 Te d 28 46 Jeurs diese, eſt une abomination Qt tanto dans lot Hollandais, oo dans un civandier NI olcovite. ſe ne peu . ali qui on | pretends que lan, Fe qu 1 a dit en eue mauvais vors: To Cl; 'riras un beau garcon « . | Tar + qu 1 th aura harbe au menton, Mai: en | nne fe 11 Solon 27 btait + 2. 121 1e il fit; ces deu vers ridicul.s (5 1)? 11 Etait Fea eurc ay — * lors, * quond Je dedauchc tar dev enu fag mit Fa une telle infamic e 27 rmi les pubii ique; ; accuſer ra- t-On Thiolure de Pere oO . ; | : 8 8 ; „ 4, e 8 SOPs i "B+; = £ G1) radiation F A1 zr anmenicr de. range. — 3 203 int priſe de la nature 5 * beaucoup plus commune a:ns les clima s dux : auf ure Alcibia- un mate- Jes Grees = ont autoriſ cette licence. On cite le Icginateur So- : Natcur q und 5 e cs loix ws TR «avoir -_ prechse a Peder aſtic dans ſon gli i, Parc que dans 5 . ——— x —— ù’tkʃ—— ——— 4 — * * - - _ 9 9 = — : . ( i ö - q q 5 | 4 hi 1 290 155 ; * | | ö 1 5 : 1 1 ER 10 AMOUR SG C AK dans ſon Jeunc ug ; rent [cr 141 1e F 212 NGO oy Lacy: * 0 16 amour mian 1A. | jcun elle i lit des vers Pour le cube Car: Aide ? C Qu dit Anu lunc & Kin; je luis pour lui, J- (us PORE eile. 9 faudra dire 8 ayant chants des amours hont ux. 11 Clit dans age muͤr Pambition d'etre ehef de rate? „de precher la reforme, de ſe Faire. un nom. Hic nir & ille Puer. On abuſe du texte de Plutargue q. i dans ſes ba- 10 vandcri jes, au dialogue de l'amour, fait dire A un „ terlocutcur que les femmes ne ſont pus dignes du de- rirable amour; (52) mais un autre intzrlocuteur ſou- 5 tient le parti des femmes comme il be doit. On a pris Pobjection pour la decifion. 1 wn elt certain, aut ant quo la | ſcience de eds wo ” ''crait point vn TO fs . Im (TY ao: r qui a ro: NPC: Ce q.'on aj pct les amans dun jeune homme, Eraiem preciſement nt CC que ſonc p. armi nous les menins de nos princes; ce qui talent les c: ng d honneur, des icunes gens attacnos 2 Te: 1C4510 tinguc, partage int les meme 8 s les memes | travaux militaires . | Initir: It} an - gucr riere & ſainte 1 : : dont on abuſu comme : des fete 8 nocturnes, , & des or; gics. | Ta troupe des amars. inſtitues bo . Laut, etait 0 une rroupe inv incl! le de j CUNCS Oo guerrio TS: Cng gages par | (52) Voy- * Far TC Tg Tun enfant 1 : AMGUR SOCRATI QUE. 191 ferment à donner leur vie les uns pour les autres, & c'eſt ce que la diſcipline antique a Fm. Seu d 1 f us beau. Sextu; Empiricus & cautres, ont beau dire que ce vice 6rait recommandè par les loix de la Perg. Quiils ci. tent le 1 wo la lol; qu 118 montrent Je S Ge Perſans; & ſi cette abomination 5 'y trouvait je ne 12 Cos croirais pas; je dirais que la choſe n'olt pas vraie, par b la raiſen quelle eſt impoſſible. Non, il we pag duns Ja nature humaine de faire unc loi qui contred it, & qui outrage la nature, une lot Qui © ans: in tirait le gen- "I -humain ſi elle E etait Obſcrvce à la lettre. Ne moi. je vous montrerai TFuanciceime loi des Perfuns c dans le Sadier.. II eſt dit à Fart] ele ou Porte 9, qu. m) à point de Plus grant pct. Cf ein ain quun e- erivain moder e (53) 4 voulu. julliſier Set Engi- Ticus & lu pederaſtie; les loix [UT Zora fie , qu'il no connaiſſait pas, ſont un temoignage irreor N ak : ce vice ne jut jamu 18 recomman. ds par 1 8 Perics. 0 Ceſt comme fi on diſtit qu il eſt reco: n. nands: par WS ". Tarcs. Is le commettent | hardiment; mais Jes loi 1 le puniſſent. Que de gens ont t pris des uſages ha & rollers EE dans un pays pour les loix du pays! Sextus Empiri- - cus = data de cout, Covair bien douter de Sete 720 cet e 3 elt um non ne J archer ng adn, fe; college. qui dans un libelle rempli dferrevrs en tout genre & de la critique la plus groſſiere, oſe eiter je ue ſais quel bouquin dans lequel on appelle Socrate Sanctus ede raſies, Soctates faint b.. 33. ma pas GE ſuivi dans ces horreurs par PAbbe Foucher; mais mos ahbe, non moins groſſier » Seſt trompé encor lourdement 3 | ronſtre on vr les àneicus Perſans. II en a été vivemem I «par an 10440 ba vatn dau es Langiucs wr males. | © . - * * * , * 33 ? © + - oy * : . PT * C # 4 — 1 9 N 1 : TE | 14 Bt * 44 "1 : * 1 . - av . + 4 . 4 i 4 ; 7 1 4 / [1 * = = . 5 : BE | 179 " { : 1 72 Y ' p : i L o iy | [ 4 2 117 - 1 . b X 1 * o - * 1 4 4 4 i 1 0 . ; R WW 4 +4 : [ 1 7 a 1 * ” 4 2 . 1 72 ; 4= 4 . » 0 * * 1 b * „ # If 4 1 p 1 IF 5 ' | F: © | nm ' tf , 9 19 i df . 2 „ * 1 - f p . i» ” 6 4 4 ” L M4 N N 1 1 1 \ oC £$ _ x N 'L 44 75 1 * 11. „ . . þ ; , l A | „ N 4 ; 7 1 x! 1 * N (3 5 * 14. y - 7 1 4 4 U { „ 22 9 I A 1 k —_— * a * 0 . . p — - - + _— * o at < .: > p , * * » "ay 1 * 2 4 . * Nm 4 . - : As 1 — — coop > * — * — 2 . . * ER EE, Fo 8 3 ; Songs 5 3 1g tier. 2 S711 V EN 08 coli ers 8 71 218 comme Pe de la premiere jeune, care; um hon ſolu crimine 5 turpitudin's Sec e ea fu; vic: 6. 192 ANGELS OCR är ese Jr jur. iſprudeno e. S'il eat vecu de nos jours, & quit. cut vu FOG ou trois jeunes jeſuites abuſer de quel- cues ccoliers , aurai, i ca dr dit de dirè que CL jeu . rermis par 12 8 COLL cutions dignace de Li: f*:mour ey garçons - Etait fi commun a Rome i qu'on ne Saviſiie pas de punir cette turpitude dans L quclie Preſſbe tout le me nde de: mait tète baiſſce. Ocdaxe- Augſte, ee meurtrier dehauehè & poltre ON i Ola ecilcr: Ovite, trouva tres bon que Virgil: . hace Ale xis; Horace fon autre faruri faiſeit de pe- tites odes Pour Ligurinus. Horace qui louait Auguſte d'avoir reform les mœurs, propoſe) pofait 6g alement dans ſes ſatyrcs n gargon & une fille (54) mais Fan- 3 107 del Nena 51 11 i defend la bete * ſabſiſts 2 0 init Cn vigueur 9 0 | e 8 argon GU i faiſajent le me- tpirituels & licentieuc trone, Rome cur des profcffcurs tels que ; Quintilien. Voycz qaellos precautions il apporte dans E le chapitre du Prècet teur 602 N conſcreer la pureté : 3 „ Pan: 5 je De CTO: 8 pus qu'il y ait jamais cu aucune netlon eras cw ait fait des lol contre e Its mœurs s ( 5 59. 60 Pr 6 puer ie Irs in gue; 5 nm Bobs. 5 On 45 toit cond? in ner Re BASE les 1 Center tans les S 4-12 police 2115 nev-conformiſtet : * Nen 2 AT 6 Jetuice Ges. 41. {{,CS 1GL lur le point K ur ſneon. er- acu. 1.41 en. us ce de ATE n e AMPLITICATION: 193 O N pretend que C'eſt une belle figure de rhẽtori- que: pcut - tre aurait -n plus raiſon fi on Tappellait wn defaiut. Quand on dit tout ce qu'on doit dire, on mampliſie pas: & quand on Ta dit, ſi on amplifie on dit trop. Preienier aux juges une bonne ou mauyai- © ſe action fous toutes ſes faces, ce n'eſt point ampli- : ſier; mais ajouter Cell cxagerer & ennuyer. Jai va autreſo's dans les colleges donner des prix - Tamplification. C'ctait recHlement enſeigner Vart de- tre diffas. Il efit mieux valu peut -Etre donner des = prix à ! par- aurait appris a parler avec plus d'cnergie & de force. Rias en &vitant Tamplification, craignez la ſechereſſe. Jai entendu des profeſſeurs enſcigner que certains ve, pour avoir abuſe de quelques petits Savoyards qui ramonnaienr fa cheminse; des protectents le ſauverent, II ſallait une vietimeg = on brüla &s Cheuſiurs A ta place. Cela eſt bien fort; eſt modus zn bse: on dow proportionner Jes peines aux delits! Qu'auraient dit Ceſar, Aciviace, le roi de Bythinie Nicomede, le roi de France Tienri Iii, & tant d'autres rois? Quand on brula des Chaujours , on fe fonda ſur les g1@Þiſemens dw St, Loris, mis en nouveau [ran- cCois au quinzieme liccle ; Si anon off ſoupronnt de bw doit Ore mene © Peviques, & joe il en vnit-pronve, Fen It doit art & tit lj mucbhle ſunt au Larum, &c. Sl. Louis ne dit pas ce qu'il faut faire au baron, ſi le baron eſt fuupconne,' & {el en eſt prouve. II faut obſerver que par le mot de .. . &. Louis entend les - Heretiques , qu'on n'appellvic point alors d'un autre nom, Une _ -__ Equivoque fir briiler à Paris «cs Cſaafiars gentihomme Lorrain. Iiſeſhrcaum cut bien raiſm de faire une fatyre contre Fequivogque - _- elle a cauſé bien plus de mal qu'on ne ctoit. - Premiers Partie. N 85 oi qui aurait reſterré ſes penſees, & qui v * „* 0 . - = — 5 P__ — —_ 1 = — — — : . — , * of ” -— m — — 2 — — — — þ — — — — — — en 32 — Jo —— — — — OSS — — , o N | * 4 . » 11 x q "4 '4 7 87 | "= 4 | " j CY. . + 3 : : T 1 F 1 1 IP! © 10 194 AMPLIFICA 1 0x : i: ers de Pirgile font | une © ampiitic ation, Far exemple ceux - ei: Nux cret, & placidum oO. u ſopor in . CorDora per lern, HDhregue & fave qricroat * ch ri-dio 50h Illes tft, m facet omais auger, peu! Sg. ee, 70er. — lacuis lad ligiil 08, gue; le afpcra aner urn react, [0 no poſits Jub notte ſilenti Lonibant cures, & co:da obliia luboruni. At non 8 animi DPhoniſie . Voicl une traduction libre de ces vers de 7 Pre i | 1 qui ont tous eté ſi difficiles a traduire par les Poet : "-Þ Tangais ; cceptè par Atr, de L iſt e. 5 Les aſtres de 10 nuit raulgient 4 ans 1 dience, 8 Eole a ſuſpendu les halcines des vents , * Tout fe rait ſur les eaux, dans les bois, dans les « champs; Tatigu? des travaux qui vont bientor renaitre, Le tranquile taureau s'endort avec ſon maftre. Les malheureus humains ont ou! Die leurs maux, as Tout dort, tour s abandonne aux chan mes du repos, | Dhenitle veille & pleure.“ | | 7 Si la ODER deſcription du regne a ſommeil date 5 toute la nature, ne faiſait Pas an contraſte admir: able avec la cruelle inquictude de Didon, c murceau ne ſoerait qu'une amplif ication pucrile; Cell * mot, . uon infelix animi Pheniſſa qui en fait le 0 charme Ls belle ade de Sapho, qui peint tous les Fringe mes de amour, & qui a été traduite heureuſement dans toutes les lungues cultivees, ne ſerait pas ſans doute fi touchante; fi Sophy avait parle Cone autre 1 „ — — — - * — - \ = = - — 3 . £ — . _ - * 4 \ - _—__ * * 8 — - by Þ . 1 8 - + - - — = 25 2 — — WM — - N h : 6 4 — 7 7 —_— — on = * *. — : 1 * © > 5 " — — — ” as — 227 — * * =_ —_ 4 — ; ” — — * wap = : D 1 *. * — 2 th *% 4 — w — . * we ” ho. — — = 222 © A . ” a * "ho * 40. F* ,- . - . 7 — pt 1 *., Sx 7 . - —* a . * 5 1 1 J 2 7 L wy e x 4 6 —— , —_— - . 3 : « — * . 4 ; -* * 15 * = 2 — 1 | - . * — . : Ry — 2-6 4 z * * — 1 D Pe | bs 4 2 & LY pe ' a As. . * 4 — — . — 2 2 Is. — 7 - N a a- 5 — =» 4 0 «4 - JT = G — " ; F "AP... 4 wang , — = — 2 — * — - . Wha. * . . a — : "_ . «4 TS: , K 8 . — — „ — . 2 1 c . . _ 5 p 2. — ©" ; _ of - a - mg "4 * 1 q *. 9 5 n * 5 — . * * * . : 2 ” 7 — — — — — 5 — = 8 20 5 R - b „ at hs — * ha y 4 | 1 | ofa — N — 5 * — O „ 7 , - e . i a g . n — —— — —— — 2 —— — 9 , a 8 — - : . F ; 2. 0 — * a - — . - l & a 8 3 F * ** _ mY ; ” , — ae 5 15 = : SER... ®.: : p ; . "= _— r * r ** a "is : 8 - * a 5 * E * — Bw a —= 4 \ - 7” * a 1 * > —— _ by — _— 4 * _— Wh p 1 bi 2 = —— - * . 75 _ "*. . 3 * N r , — 1 : 8 29. * ; : * 8 - > . . 1 = * N ö - *, 9 — —_— ' — - 5 — b — * a ; : . _— ; rr | 2 * n : : ; _—_ | _ — — "Oh — . 2 — 3 ow, po a . Y b . 1 2 . a p $2 E CZ ASICs mo Re RRCL— Cerner op germ on on an - * 8 Pp a Een a Ly = - — £ 2 — 1 — * * — . - * _ = 0 15 w ——ũ—— — ——— ͤ 0 2 9 * — _ * , — 2 * — 1 4 ”” = 4 » — —— ; 2 - = #4 — | que d'clie - meme ,, cette ode pourait Etre alors 7 re · 85 gardee comme une amplifcatian. 1 A F O& 197 Lu deſcription de ja tempere au premier livre de "Anfide , NC point une amplifict tion, C'cit une ima- ge vraie de tout ce qui arrive dans une tempete; il n'y a aucune idé repëtèe, & la rpetition en le vice e tout ce qui n'eſt qu amplification. 8 Le plv us beau 0 c qu on ait jamais mis ſur le théd- tre dans aucune lungue, eſt celui de Phedre. Preſque tout ce qu llc dit ſerait une amplification fatiguante, i cet ait une autre qui parlat do ja paſſion de TAE: | 8 me montra mon ſuporbe en gemi. | Je le vis, je ron:gis; Je pls à ſa vue. 5 | Un trouble 5 'cleva_ dans mon ame eperdue. 8 dies yeux ne Voyaient plus, je ne pouvais parler; 3 {cntis tout mon corps & tranſir & brbler. | je reconnus Venus & ſes wales redoutables, - Yun ſang ai elle pourſiit, tourmens incvitables. | 15 Oo oft bien clair que pi iſque. Ithenes lui montra fon | ſuperbe ennemi Hippolite, elle vit Hippolite. Si elle 8 rougit & palit a ſa vue. , elle fut ſans doute troublce. Ce ſerait un plconaſine „ une r6dondance oiſenſe dans une errangerc , qui racentoroit les amoars de. Pliedre;, Mails c'eſt Phedre amourcuſc & bonteuſe de ſa Pas. 5 fon; fon cœur eſt Plein tout lui 6chape. | Ut vil, ut Sat. ut me malus bellt error. 2 16 vu s je rougis, je _ A ſa vue. Po at -0n micux imiter r Pirgile? | 'Je ute tout mon. corps & traut &. by er.” | Nes yeux ne voy aient t plus „je ne -pouvals. parlel. Pen on mieux imiter Saba ꝰ ces vers quoiqu' imi— tes coulent de ſource: e mot trouble les ames . N 2 — — * * . —— — —-— tx ůũ'uPii „ - — 5 —_ -- 106 ANMTLIFICATION. ſenſibles & les penetre; ce n'eſt point une ampliſica- tion, C Ceit le chef- d vre de la nature & de Part. VLoici, 4 mon avis, un exemple d'une ampliiica- tion dans une tragedie moderne 3 1 Fallen a de grandes beautes. Tidee cit a la cour Argos; Jil eſt amoureux Tune _ feeur d'Ele@re; il regrette ſon ami Oreſte & & ſon perez i — 4 a 0 mn — * 3 wn 5. >-& 1 , * ps a - 9 eG wa - 2 rr Wo = K; 2 : » 8 n 2 7 8 EE 5: . =. by ** 2 4 ooo Kay + 4 * * 4 _ ; 7 2 Po "oy 7 — — 5 n 5 7 * 2 * py 5 | + . o 2 * L 4 a ay . 1 4 wo p > CA. as . 7 2 . 2 o_ » . \ — — — — 3 _ * wp. - ! eh af 8 5 * - m i _ ** * 2 * * * "> "—_ wy * — » = = 7 2 = 2 . * * my «4 on -__ — = - x A _— * —_ = . ” N — - = . — * A f * ——— — * — ” - — % == UW — * — 4 * Þ : . = * _ . = — . = - « . 2 7 + 5 K 4 b _- "0 g l — : a Hm — 22 A * " 5 2 — ys " N a —— & A 5 WS; . —_— $3 — — rr - a y . : rs HO ES " — — - ö * _ * _ —_— — < a 4 — + £ e — _ — "—_— ” 4 * _ _ - 5 - = k _ . = * — — _—_ 5 yo. _- &- 9 * 2 * SY : A 9 ——_ * * a —— — — — — — n . —— - od — 4 . — ; - : * x PR - a wa. e . 0 #1 . 0 . — ww 4 . — * a 5 1 » ——— * a 1 1 7 4 - bY . of .. - _— ” , q * 4 = 5 — — * - : . * < . 0 8 . * = F l a a F . I nr ; "* . "Ag — | N E — 1 5 - . , . - * K 4 % 5 _ * _ * _ — —— 13 Z _ _ — — 2 2 : o PY g * 3 1 * 4 P b _ - — 1 —_— - l 4 0 . "> * 4 K . : * . 4 - — [ * : - — — 1 7 ' 5 < - — : - "= 2 D 4 : —_ * a ö * — - ; 0 23 — o : . . — 5 — — — — CRIES — * p K. —_— SRO ©3086 : — . — we. 3 —̃ ᷣ — — — * ? . a 5 ; Fg Py „ x N ' ' 8 4 p * 4 — 8 — ” 5 2 - of 2 2 334 RD — p - _— 7 "= : Wy : 2 1 > - ty 8 8 So 2 . I — þ Fe Þ 7 7 ” 5 93 2 32.7 * : the bee - A : | * «+ * ; . — 5 2 — — —_—_——— . | e — —ͤ—ͤ—H' . — * N 2 Sa +; ; 4 ; ' . A = ; * 8 . 7 fy — — j q 2 — — * ** il eſt partagè entre ſa paſſion pour Electre & le des- lein de punir le tyran. Au milieu de tant de ſoins & cinquiẽtudes, il fait 4 ſon confident une longue des- er iption d'une tempete qu'il a eſſuyeetl y a longroms. "Tu ſeis ce qu' en ces lieux nous venions entreprendre; > : 'Tu lais que Palamede, avant que de 5˙ V rendre, EE 5 | Ne voulut point tenter ſou retour dans Argos Qu it n ent interroge roracle de Dclos, | A de ſi juites ſoins on ſoulcrivit ſans peine: "I 5 Nous partimes comblcs des bienlaits de Thyreene; ö Tout nous favoriſait; nous voguames longtems Au groe de nos delirs bien plus qu'au gre des vents 3 NE ais f ignalant bientôt toute ſon inc onſlance „ La mer en un moment le mutine & $ 'Elance; | 1. air mugit, te jour fuir , une Epaiſſe vapeur Couvre d'un voile aſſreux les vagues en fureurz La foudre Eclairant eule une nuit ſi proſonde, A ſillons redoublcs ouvre le ciel & onde; 1 5 Et comme un tourbillon, embraſſant nos vailſetux, Semble en ſources de feu bouillonner ſur les eaux. Les vagues quelquefois, nous portant ſur leurs cimes, Nous font rouler apres ſous de vaſtes abimes 3 | Oh les Eclairs prellcs S, penctrant e Dans des gouſſtes de feu ſemblaient nous plonger t tous. L pilote clfrayc, que la fllamme environue, Aux rochers qu'il ſuyait Jui- meme $ *abandonne. A travers Jes Ecuells , notte vailleau poultic | „ Se brila, & nage culin lur les caux diperls, 20 gue a! 0 Nidke. AMPLIFICATION. 197 On volt 8 dans cette deſeription le poëto qui veut furprondr: Ze: pn par le Tccit d'un manfro <6 non 2 e Perinat GUI veut venger fon Pere 6 {on an! cucr Jo 59 77 n d' Arges, & qui eſt par- 0 tage entre Fan Pour & la dengcancc. „„ Lorſquun perſonnage s' oublie, & qu il veut 2015 lument etre pobte, il doit alors embellir ce defuut par Jes vers les plus corrects & les plus Elégans. 5 N. yt pon! tenter fon retour inns 10s th | i n'elli tn! ferroge For cle 4 Delos. ce tour families ſemble 1 ne r entrer que ra- rement dans la pobſie noble. Fe ne voulu point aller is 6 Orleans que je neuſſe vu Paris. Cette phraſe. melt admiſe, ce me ſemble, que dans la liberté de la con- verlation. | Ad de ſi jufles ſeins on ſou Ari 15% fans eine. | On fouſerie' 4 des volontes, A des ordres, 4. des de- firs; : je ne crois bas qu on fouſcrive d des s ſoins. : As YOgUames 3 N N Ef « gre de nos fe rs bien lar 20 "au FEE 25 os vents. = " Oune Taffectation & une forts de jeu de mots du gre des defirs & au ore des vents, il y a ia une contra- diction &vidente. Tout Fequipage ſou¹⁰ s ivit ſans peine auæ juſtes ſoins d'interrager oracle de Delos. Les geſirs des navizateurs Etaient done d'aller a Delos ; — ils ne voguaicat done pas au gre de leurs deſirs * | puiſque le ore des vents les « Ecar tait de Delos, a cc : 22 — _ „ ” 2 2 - 2323 — — * - * " — - — — 2 4 198 A L ICATION. S1 rauteur a voulu dire au contrair: que Tidte c guait au gré de es deſirs auſſi bien, & encor plu qu'au gre des vents, 11 Set mal exprime. Bien oor Ju au gre des vents, ſignifie que les vents ne {ocon- daient pes ſes deſirs, & Vecartoient de fa route. 45 etc fader. ije dans cette affaire Pur ta mi tis du, CON FOI: bien plus que par Pauire, ſignific par tout P 41 - moitiè du conſeil a eté pour moi, & autre contre. | Mais ſi je dis, la moitié du conſeil a ind au gre de 2 deft irs, & Vautre encor davantage, Cola veur dite que j ui ee ſeconds par tout le conſcil, & qu'une par tie m'a encor plus Favorilo que Taurre. 2. 7e 2 7 i a bs du parker re ien plus ua 776 de; comnai/ſeurs , \ Cut dire, les cofmaiſſeurs m "ONE CON 5 *damnd. 1! faut que 11 diction {it pure & ſins & Gat bn ague 1 & confident de Tide Pouvair Iu! dire je ne vous en- tends pas: fi le vent vous a mMenc a Delos & à Epi- Mare out oft dans f Arcalide , 1 Ctait preciſement vo- 5 Tre ro ate, & vous nNaver pes du voguer longtems. On va de Sa: nos 4 E pidaure en moins de trois jours ad un ben vent Felt. Si vous auc effuys UNC LCMPCte vous Na ez pas vogue au gre de vos deſirs; _ Gail- | leurs, vous devicz inftruire plutot je public que vous venicz de Samos. Les ſpectateurs veulent ſavoir THO vous venez & cc zue vous voulez. La longue deſ- cription recherche « dune TEMPLE ine detourne = Ces iets. Cett u amplification qui Paal oiſcuſe, oiquelle DFC: CBLC. 7 oo or andes in lage 8. AMPLIFICATION. 199 Toute Tinconitance que la mer ſignale, ne ſemble pes une es preſſion convenable a un heros, qui doit peu Samuſcr. à ces recherches. Cette mer qui ſe mu- tin. & qui Selance en un N aprcs avoir ſignalé torte fon 70070 elner EHb-t-Clle aſſez à la ſituation SS * f vo, 7 A } ; * 972 * * N preſente BIG Te. 10 75 ccupé gs 11 guerre? 2 be 4 42 lui de Samuler a dire que la mer eſt incontcante, a debiter des lieux communs? ; We SE TEES, 7 , y \ * * 4 : ; + * 2 . 5 2 p * L air nugit, 16 four ſuit; Ane fs TA 4 Cope Gut Mole, a e es vage en ſureur. "Tow" Vents 1 ne les vapeurs & ne les epaiſüflent = | 18085 Nuts quand meme il ſerait vrai qu'une Epaiſte Lapeur cut couv ert les vag zucs en furcur d'un voile af- Gr; ce heros plein de ſes malheurs preſens, ne | doit pas Cappeſancir ſur ce prelude de tempste, ſur ces circon. tances qui TITER LICNNC 1 qu au Orr | Neon er: it his locus. _ am ire it Souls un: aut {i 3 8 M ſillius re 7 l a, re 2 25 . Po: I 2 cine: mY JS bil/on,. © 222 at 720 my yi eau, Bc le eit fox res de ſen borillonner ſur les cali N. elt ce pas 11 une verita ble amplification un n peu trop ampoulce ? ? Un: tonnerre qui ouvre Feau & le Cie] par des {illons; qui en meme tems eſt un tour billon de ſeu, lequel embraſſe un vaiſſcau, & qui + bouillonn 535 dit At. f pas quelque choſe de trop peu na- turel, de. ti 0p peu vrai, ſurtout dans la bouche Fur „ Homme qui doit S'exprim ier avec une ſimplie ite no- e | per * | | pal 2 5 — t. 0 uch. i! ate, ſurtout apres Þ dualen Irs - mo! S Aue 15 2 — — « —. — 55 r * — * * ö ends 3 3” 3: a — = wh on, Te > _ ol . ; \ — — - — » —— > > 200 AMPLIFICATION. Des cimes de vagues qui font rouler ſous des abt- mes, des 6clairs preſſes & des gouffres de feu, ſem- blent des expreſſions un peu bourſouflces qui ſeraient ſouffertes dans une ode; & qu Horace Teprouvait avec 5 ad de raiſon dans la tr agedie. | projicit aupuljas & ſeſquipedalia verba. Le pilote effrayd, gue la flamme environ, Aux rocſiers gu "a fuyait li- meme Sala dun. "On peut bee aux vents; : mais il me ſun 8 ble qu'on ne $ dabandonne Pas aux rochers. Nowre 3 Hes 22 PL 17. 71, nage 4 7 Jerſe Un waiſf] bau men age point dilperſe;/ Pirgile 4 dit „ von en parlant dun valle au, mais des 3 > ut ont fair naufrage , 1 id os | Apparcnt rari antes in Furgire : valto. vo la ol le mot nager e 1a place. Les debrig 4 un vaiſſcau flottent & ne nagent pas. Des Fontai- 228 a 1 traduit ail. £c be au vers d de Enelle: 25 7 7 : ö -” . 3 , * 3s . * : o — 527 * * os Y., _ 7 333 . | od 4 Peres wn petit nonSre Wor on m0rnions J: vat CRY 2 a ſe aff : l : - 3 F 4 288 a 1 7 41,7 3 £ : 5 . her à is 1 C''eſt traduire 7/7 irgils « * Ale de gavette. . On eſt ce vaſte goulfre que peint le pocte , urg gite vaſto? Ou ".eft Vapparent rari nantes? Ce net pas avec cette ſo- ebe. e qu'on doit traduire JEV ide. [1 faut rendre inage pour image, beauté pour heauts. Nous faiſons crxtte remaruue en faveur des commeng ans. On doit ics avertir que Dc: Fontaines n'a fair que Ic ſque!et- „ forme de Hergile, COMME il f ut Cur Gre que | AMNPLETFICA4 IN. 201 ia deſcription de la tempëte par Tidée eſt fautive & 32 deplacee. Tidée devait Sagan avec attendrifſemen:. tur la mort de fon ami, & non ſur la Vaine deſcrip- tion d'une teimpore. 777 - ft 3 2 | 7 1 4 eb 3 - % 4 * 17 „ 7 1 # * -- #5 * ” » 2 44. (. 7 772 er 4. 8 2 1 10 Ca 70 Fig 4. ; ( i Ct: 6. 176414. 2 1132 ; En faveur « de; VEN tes on 14 d. re 1 ETC 0 de faut On ne Pt lente ces rëſfctips aue pour x1 atcrot de art, & non pour artaquc r Fartifle. Pluftours hommes de gout, & entre autres Payteur 1 Terimague, 0 at rezardo comme une amplification 1 1 9 4 5 8 KS 4: ü FY WA... : . FRIES C-3% "Til 808 la mort 92 ite dans Nacinse. LS aftcur veurt 1 ſaire écaute r. On avait pour c 0 tte Co! mpliſancez elle a. ere fort bl imég. L'arche- vEque de Camoray pre 20d que Th eramene no dey2ic pas, apres la cataſtrophe Hiper wo. avoir la force if ons rec its Claient à la mode alors. La vanité d'un de parler ſi longtems; qui! ic plait trop à. deer; re 5 les cornes Menagantes du Montre, & ics tcailles fats 1 045 tes, & .d crot pe gui fe recgurhe; qi il devait dire d'une voix entrecon pee: 710 N00 40 nett: un monſtre 4 * 4 ne HE ase point de ende les Gcaflhos I: nig An. tes, & la croupe qui fe recourie; mate en ny ay - cette critique ſouvent ropetee me partir Rs Oz Wenn que 7 Teramene diſo ſe ale, nent 1 pole: et mr. — ab d du, cen N e Ch * e ce q co dic & en mains de mots chere. . Tiprotire n | ; Hur 4 pere SECTIS: 2 N Titre nene ne reprend ſes tons que pour dire: i NF 1 ; 4 7 j a n x 1 * 6 — — — — = — — EE ET ʒ ˖˖ EY * „% „% — e —— 7 Ly — — 7 * [ 3 # 14 ' 4 : 1 o 1 7 i = 47 » : "i * 4 1 # . g f N 1 j | a N. , " G 4 *. 4 1 ? 5 J 7.4 * 4 } . * : 4 ' + 3 4 - = * 7 « F ” v 1 | " 4 "vs " * . 4 : & ; ” ; . * 19 y 7 * L. 7 „ 4 054. ! . / * 1 * 5 : z* : ö f 4%; * 4 . * ) k 4 * * 15 4 11 i " _— , : 3 F : q . 1 , iP * g OY b — | La [ | : 'F $ * 29 9 % - * » \ | N . 3 , * i | * L135 4.4 7 1 1 N . . 0 : 1 : 0 „ * 18 % ff 4 14 1 * n 3. : * * « 0 : 4 > : 1 1 | "== 5 5 1 5 £ 4 1 N = \ 1 4 —_ A 0 '\ . : : a 1 * = . >» 3 * * 1 * 2 4 * 1 TY 1 0 N c * FS + oj O p * 1 1 = : 1 * I ST 1 * on 5. : 1 — 5 N 4 Fi + 1 ; : 75 1 ! * 1 . Fe * 7 4 ; i - . «4 1 / e 1 . YH * 1 5 . * " ; * x . £4 | 8 | 5 * f = — o G 4 * & . N 2 * - : ; v . * 4. 4 * b * : 4» * 4 4 "4 4 x - 4 +3 & Ka: l L 30S 6 o * þ 4 =. ** 1.4 1 * * 1 1 7 1 j 4 . 4A E 1 = 1 * N ST > > : pF j * * A 4 ol v #1 Mm» : 4 Js 4 | \ = 4 1 "2 6 D 1 d 0 1 $4 . ” 35 , J F- 2 , | N . t « * 4 1 17 0 3 1 5 ** N 1 14 5 1 — 1 . | ul Ly 23. . — 177 U 1 . 8 1 19 | / MF ial 4 i , 2 „ T ' , . , __ I l 5 4 14 j . x) [ * , : : T | a 0 C 4 = * 1 £ * N 7 Fits : 7 . þ , þ A * 5 x 1 , 1 : * 1 . i 1 E d & 17 1 0 * - ol * 4 at 1 E —_ 2 8 — TetTancht quutr. vers? Ce n vetille d unmairc! Pourg: 101 7 1 2 Pas diré, ce eros 282 AN rl IF IC AT ION. Jai en des mortels perir le plus alma ble; & il ajoute ce vers ſi neceſlure, £ e ii de- NT N see; Et ole dire encor, ſei, zucur, le moins cou, pable. La gradation ef: pleincment obſerys && 3 les nuances ic font ſentir Pune apres Pautre. | Le pere attendri demande: Qual Dien lui a ras! ens Lis, quelle 3 ſoudgine. ..? Et il n'a ba ts le con- rade aten; il reſte muet 1 ſa dou”, Cur 1] at- end ce eit! Farals I- Public Pattend de m 12. The- il ws : „ent t repondres, « ON - lui demande ac, b: de el "rails, il dit en donner. Etait- ce 5 celui qui Faic deo. vir Meni & tous ſs . . 1 1 «= 4% 05 1 Ire „ 81 l It 8 wt! 19.5 GC quotG UCLOS I! 11! gt etl la ſits - 1 9 5 1 7 ere ECHENNCT la ouch a Tntramenes? Qucl eſt le 4 . | 1,53 1 71 1112 dan CY 1 * «4% . 29 * : 1 a8 „el 4 VOL 1 Al "= A Pi by C1 e ne pas 0 Air. du Pity Goa ourcur 4 de couter ies cireonſtanecs 1 wort 3H; bite £ qui ve udratt . qu'on en of 4 wy 15 1 P * elt Pas da und van dei- 5 . | 1% * . | OE 8285 : v: 1 nA * 7% 1 a 72 8 C „ f 11 s, rip on ung tem pore inutile 4 I: pete; come pa; 9 SPE 21 * 5 Ops * 11 * wad bw | þ ng 1 1 | W TEES FIN 5 115 — 0 nl ral Ecrite; S bs CHEEKY laplas 4 . 5 5 TEC. & TY plus touchante; enſin c elt Keine { on. lui rep r -oche 10 hers . Que ne m'lerabi 322 + {03 Hts came on dit, il eft expire, ia a expirey Þ :: faut remercter Raci ne d'avoir enfnent Ia lan naue A a. duelle il a d ane. t cant de C121 MCs, en Ne HUNT: i: 9.4 — os is oic ct Q'4 1 doit, lor {que les autres Giſent t ** *. © 45.3 i, * o ce Js - 44 De > 9 7 I EO N. 283 Boileau fut le premier qui fit remarquer 1 ramplia. cation viciey 10 de ju premiere ſcene de Pompee. aan les Dieux cones {embla'ctic ic partager's, Pharſale a” decide ce mus wolitens jugere Ces fIeuves teims de lang, & reudus plus Topics : Par 12 ucebordemne uc. de taut de pariichs 15 3 | Vet horrible debris d'niales, d'armes, de liars; sur ces champs empclics conlutfement Ears; Ces montagnes de morts, prives Ciouncurs ſap tener, ue la nature force © ſe Venger cux-mémes; . Jet donc les tropcs pout:is cxhalent dans les vents De quei laire la guerce au fete des vivaus, &c. Ces vers be uirfouftss font ſonores: ils ſurprircn icngtems la multirude, qui ſortant à peine de la groſ- niereté, & qui plus cit de Vinſipidite ou Cl lle avait c plongee tant de ſiecles, Ctait étornce & - ravi ie gen- tendre des vers harmon' Sax ornes de g. andes in a SR On te er favait pas affe Pour {on tir Texas my ; cule d'un roi d Egypte, qui parle comme un Ecler de rhètorique, d'une batuilic Iivrec. au-dela de A mer Me iterranée, dans une provi: c quit” ne. connaiv . entre des Etrangers Quit. doit 4 Zalement hair. | Que veule nt dire des dicux qui n ont of juger entre A gendre &. 2 bcau- pere „& qui-ecpend: nt ont juge | par eve Gnermen. ICS ſeule ms niere dont ii Ekaient cen- toc dd mens de p. arric: des; 3 Un He eis deb perch es qu¹ portaicnt des figures. ; Caigles, des charette s caſſces , (car on ne con naiffair poin t alors les ch ars de guer- re) cnfin 0 es Krones vourr's ald i ſe vengent, & qui 5 juger ? Ptolcente e pale de fleus es Pres. un champ de bataille 03 il n'y avait point wa fleuves. II peine ces pretendus fieuy £5 rendus r apt.cs par des Cchorde- > . — — 4; — rn 2 —— Uo by 7 — 3 4 \ * 1 1 r D „ . 0 ” „ bi | - — — = — — — — — — 1 - =_ a - — — _ = — . — - — — —U—— 9 * = — . - b N . L an . 3 ARES... >. . . — — . * "Is > * e 0 < . P I. - 2 2 — 2 - D - I — - >: & 4 =, _ « Pm * Loot 3 - ry ey — ew Se — — —— — _ dy * * - — = * 4 = - - * — 5 * * — . 0 7 > - 4 — _ _ : 5 — — 2 — , C - * > = - - - - = y — * - * e , . — — 2 8 - SR. AM" — — - 4 a — 8 . Sp — — oh — "+. 4 _— — 5 N * ” 5 = 2 7 ->4 — 4 — ” ö " 2 : ; * 6 — —_— _ — 1 0 - , 8 — I — — * — 2 — = « — . ö — 1 — — f —— 5 l — : 4 s — — — Br... Lat *. A " 7 388 * — : : — w 1 — > < ET 8 1 - 0 . 0 E —** . — Y bs * 55 " W #4 a | 4 f WW. _ wt AER on To CRAM es — — Y , : r - 0 ma Z 5 * - 8 - ? od „ n - p , . he N 4 — ” © — = — — W : 8 « s > - , . : . i 5 6 — * — 63 * — 222 > is „ _ 1 . - - k A — FR . RI te EN 4 ARE - — mw; *. . a N 2 2 — 0 - . - 8 _ "a + _ » 1 _ 4 t * 2 4 > 5 * — ov * R 1 2 : — 0 — — — - n . 2 —_ * b * * * * * 1 * a a ; ah neal. 7 4 = > . * — — po O - _ — « —_— * 1 4 8 3 * —— Ig - * — iſ 4 "4 - . . . * *. * 4 F 9 1 . — : 7 — : — — —— — — — — 4 : — 5 — e a „ — l = . - — . - k 2 af : . - 2 2. 2 Sr 224 Ari tiene font la guerre aux vivans. Voila to galimat! las le pius complet qu'on put jamais ctaler ſur un thedtre. Il . 3 e 8 annces pour dec MG r 3555 194 retrancher CCS vers pour . une our rture & ſcene N 1 26 peng; la declamation, reragération fu. TON rent de tout tems les defauts des Grees, « CXC2; 6 le ; ee, & a | Le tems memea mis lo ſceau de Papprobarion preſ: 5 que univerſelle a des morceaux de pochi2 ablurdes , parce qu'ils etaient melcs a des traits eviouiftans qui 5 repandaient leur eclat ſur ceux; Parce que Jos POCtes 5 | 3 vinrent après ne fi rent pas micux; Parce gue les 8 | Conn ncemens informes de tout art ont toujours pus de reputation que Tart perfectionne; parce que ch) qui joua le premier du violon fut regards com mae un demi dicu, & que Rameau mu eu que des en- demis; parcc qu'en gcneral les hommes jugent rare- ment par cux-memes, qu'ils ſuivent le torrent, & 0 ne le gout Epure ell Page au rare que les ta- EY ichs. - para nous aujourdhui, 14 plupart des ſermons, 9 oraiſors funebres, des diſcours d appareil, os... ? nrangucs dans de certaines Co eremonics , ſont des am- phifications emuyeg ſes, des lieus communs Cent & cent ſos repeics. II faudrait que tous ces Co: buſſent tres rares pour etre un peu ſupp ortab! es. Poi ware Pa: ler Quan! ON RA rin 2 Git: de NOUVERS 2 15 Aa, „ ANECDOTES. e — Ei} tems de mettre un frein à cette extreme inten- rerance; & par 8 de finir cet article. ANA, ANECDOTES. 8. on pcuvait confronter Seltene avcc les valet: de chambre des douze Ce/ars, penſe- t- un qu'ils ſeraient totqours d'accord avec lui? & en cas de difpute quel eſt Thomme qui ne paricrait pas pour Jes \ valets de | chambre contre Thiſtorien? | Parmi nous s combien de livres ne font fondes « que ſur des bruits de ville, ainſi que la phyſique ne fut fonds que ſur des chimeres repetces de ſiecle en fie- - cle, juſques « a notre tc: ws! Ceux qui "A vlaifenc'} a tra: nſcri irc : Ie ſoir dans le ur Cabinet ce qu'ils ont entendu dans le jut, des 1 at, comme St. Auguſtin, faire un 1 livre de rctractations au bout Gt - Pann6e. Quelqu? un raconte au aaa audiencier Etoile : que : Heart IL, chaſſant vers Cretcil, entra ſeul dans un cabaret ou quelques gens de loi de Paris dinaicnt dans une chambre haute. Le roi qui ne ſe fait pas con- 15 naitre, & & qui cependant devait etre tres connu, leur Fait dem der par Thoteſſe s'ils veulent Tadmettre à leur table, ou lui ceder une partie de leur roti pour ſon argent. Les Pariſiens repondent, qu'ils ont des affaires particulieres à traiter enſemble, que leur ciner : elt court, & qu; ils F Tinconnu de les excufer. — 11 . | . 1 | | | . —— n * I ' | is 5 + 4 << au, = 3 6 . 8 ny 8 206 RN ARNECHN 3 E$ Henri IL Appelle ſes gardes, & fait fouëtter Ou. trageuſement les convives, pour lcur apprendre, dit tone, une autre ſuis d etre piu courtois 6 lendroi: ces gent i mee. Quelques auteurs $4 qui de nos jours ie Jour mole ccrire la vie de Henri FE copient TEtoile ſans men, rapportent cure” anecdote; & ce qu'il Yu UC 55 „ils ne manquent pas de la loner comme une n belle action de Henri * Cepe ds Int, It Fait n ft Ni ra i; tt: iraiſcmblable; & loin de meriter : des ciozes, Ceut été à la fois dans Henri 11” Faction la plus ridicule, lu plus lache, 1a plus tyrannique & & Ja plus imprudente. Es Prem: icremen 1 Net pos vr aifornbl: dle qu: en 1602 Hari dont 5 phy ſionomie était fi eee 8 qui ſe montrait à tout le monde | tant Maffa- Kune ſue. inconnu a; wo Crete il aupres 8 Paris. Secondement, Bt ole los conſtater ce conte impertinent, dit qi le tient d'un n : _ Nait de Mr. Y ury.. © e net done qu'un bruit de ville 9 5 e Troiſie jemement, 1 fir; ait bien Hehe & bien dic de punir d'une maniere infamante des citoy ens aſſem- 1 bles pour traiter d affaires, qui certainement navaient commis aucune ſaute en refuſant de partager leur diner avec un inco: mu tres. indiſeret, qui pouvait fort aiſement trouver a manger Gans ie meme cabaret. „ | Quatricmement , cette ati n fi ty rannique, f in | digne d'un roi, & meme de tout FOANeLe: homme, i "eo! 3 ? 99 1 3 777 Try Mn Dar 1-8 lolx dars thut par * oe 1 E — 71. . C.* 405 8 1 e 52. \ * aul imprudente que ridieuſe & craig, Tut rendu Henri I, enderabl- A toirs 1: beurge ie de Paris, qu erat tant d inmterét de anne 1 £ ” Ws 8 12 . 8 * 3 5 25 WA "1 31 NL Fat dn Pas 10 uillel Lil MECH HE eo * | * * 4 . 2 1 7 4 * 2 — 95 2 Plat, il ne falhait pas de sonore, Lili, bin Un "IND (> '$# 92 — * Fon p | J IDYDErSH: ente enecdte. Dans un lire intita © Anecdlut. 0 7. 1¹ raires, im- pri chez Durand en 1772 avec priwilege, voici „ cc qu'on troume tome 3 page 163. + 4 Non's de 50 Louis 223 A vant 6&6 Jo! acc en An eterte, ce „ Prince voul at Zi faire jouer CEE 4 | ol Gal Ta laume. Labbé Brueys fut charge par Mr. Ge Tarcy | oY de faire la piece. NM ais quoig iu applaudie, elle „ ne fut pas jouce, parce que celui qui en 6tait ob- „ jet mourut t for ces entrefaites.” 1 dans ce pcu de _ 2 10 mais on ric joa Jes amburs de Louis XIſur le theatre de Londres. Jamais Louie XIV. ne fut aſſo? petit pour ordonner qu'on 0 fit une comedic ſur les amours du roi Cuillaume. Jamais le rol Guillaume neut de maĩtreſſe; ce wé— tait Pas Pune telle faiblefle qu on I: 1ccuſuit. Jamais 6 marquis de Dorey ne parla a ahbe Prucys. Ja. mals il ne put faire ni à lui, ni a perſennc une bro poſition fi indiſcrc te & fi pucrile. Jamais Pabbe Br: Leys ne fir l come lie dont il eſt queſtion. Piez- wou apres e C cla au ancedotes. e pil elt dit dans ler meme th re; 5 me L ous xx. 2 — "III 2 — —— —— — — — — g U—— —— — 14 7 Big 115 1 !.L [{ 3 4.4 T oe ze. * 1 | * 2 — — - Es . , 5 — * - — a — — — * a 1 — * * - = pe * 5 * — 1 — * - - _ bs = \ —_ — = „ - b . b _ = * 8 * * — _ * 4 - V — . W — »- os * 5 — — a — 2 4 — - — 5 * fa ' — «ef — . a 5 8 * — ; M4 _ — > - « = : 2 — — . — — 0 — ? 2 . = N ' . * ö — 0 " —_— * — _ & _ = ; : » 5 w of 8 * 4 * * — * 2 ** A ff : E. 19 j þ * ö 90 F . [ I's : : 4 *I : ' , * A, ö 32 *. 4 wh . | 1. * . 4 L ** EF ? * 54 * A * * 08 ANA, ANECDOTES fr content de Topera d'Iſis, qu'il it rendre un arrit dia conti „ vc i eſt permis a un honm? de condi- 44 de hunter d Topera, & den retirer des gages ſans fr „er. ths Cet arr et a Ede enregiſtrè au par le. neut dle Haie. 5 i n'y Cut ne telle 8 enregiſtrèe au PLCC! de Paris. Cc qui eit vrai, ceſt que Lul- Li Oorint ſongtems avant Fopera d', des lettres 5 portant permiſſion d'Ctablir ſon .OPEr2 En 1672, & ſit e dans s Ietrtres que leg gent? ils 9: Eq . (2 le; | __ demnije Hes | Huraiene chanter ſur ce thedire ſans = | | Mais ii n'y cut point de déclarat ion emeg SIC Vo- 1 Opera. 8 De tos s Ios And 3 cui qui Microbe: Ic plus datre Br mis. ed! ran LGC: monk MA. es impr MCs, & {urcowut dea me enſong "CS des elt le Segraift ana. II fut compile FP r un copiſte de e ſon domeſtique, & ine ie longtems après la mort du maitre. N Le Mcnagiana revu pur La Monnoye, oft Ic fel dans Jequel on trouve des choſcs inſtructives. Rien n eſt plus comm un dans la plupart de nos pe- | tits livres nouve: ux, que de voir de vicux bons mots attribucs a nos contemporuins, des infer: ;ptions, des Epigrammes Fat. s pour Cortains princes, appliquẽes : a autres. DC i ol ot "Than un Kor qui 2 falt heauco! 15 de bruit, & oh 1 : ron trouve des roflex ions auf vraies que proſondes WE i eſt dit que le pere Aallebrariche eſt Tauteur de 1a r emotion phy 9 gue, Cette madvertence embarraſſe Plus 5 NAT AN CDOTREE 209 — plus d' 41 lecteur qui voudrait avoir la premotion phyſique du pere e & qui ne INT la trou— ver. | I eſt dit dans ce livre, que Galilte trouva la rai- fo pour laquelle les pompes ne pouvaient elever Jes eaux au defius de trente deux pieds. C'eſt preciſement ce que Calilee ne trouva pas. Il vit bien que la pe- Tanceur de Tair faitait clever Jeau; mais il ne put ſa- voir pourquoi cet air n 'agliTait plus au deſſus de tren- te- deux picds. Ce fut Toricelli qui devina qu'une cox tonne d'air equivalait a trente deux pieds d eau, & 4 - hs cingt - 1 POuces de mercure ou environ. Le eme autcur plus occupe de penſer que * Eiter j ite : pretend ue on | fit Pour. t cette ln erirphe. = Ci git le e d'un pouvoir ſegitüne, 0 Julqu's fon dernier jour ſavoriſé des cieux, | Dont les vertus mëritaient mieux "ue le ſceptre acquis par un crime. par quel Jeftin ſil il, par quelle crane loi, Tv a Qu” a tous ceux qui ſomt nes pour porter la couronne : Ce loit Pſi upaterr ou donne | Lexemple des vertus que. 4 avoir un roi? Ces vers ne furent jamais pour Cromwell , 5 mais pour le roi Guillaume. Ce neſt point une Epitaphe * ceœ ſont des vers pour mettre au bas du portrait de ce monarque. Il n'y a point, Ci git; il y a, Tel fut le deſtructeur d'un pouvoir legitime. Jamais perſonne en France ne fut aſſez ſot, pour dire que Cromwell avait donné vexemple de toutes les vertus. On pou- 5 vait lui accorder de la valeur & du genie; mals le nom de vertueux n'ctait pas fait pour lui. Premiere Farrie. FFF . ang 2 — — — : _ — — ea — — — — — 2 — — — — — — — — = - — __—_ Las R * . —— * — — — — a 4 — — ” - +40 — > - Up <->. „ 31 4 — —— >. ae en — — — - 210 AN A, ANECDOTES. Dans un mercure de France du mois de Sch: „- bre 1769, on attribue à Pope une épigramme fue. en inpromptu ſur la mort d'un ſameux uſurier. Cer te Epigramme cf reconnue depuis deux cents ars en An- gleterre pour étre de Shakeſpear. Elle fut faite en effet ſur le champ par ce cèlebre rote. Un agent de change nomme F:an Dacimibe . qu'on ar yellait vulgairemenr diæ powur cent „ lui demandait en plaiſ: My. tant quelle cpitaphe il lui ſerait sil venait a mourirz 5 e lui . * 1 2 — — OY ©S % - — x 2 = bo c . . - _—_ ID 5 My PMA, AW uy GR — — RE —— — ad — = FIT * # g*- * r ay — . 1 8 _— — ws * o . * 2 * - , 2 2 - L — 9 20 1 — Y * — — —— * — —_— — — = 7 0 8 - raw * — — fr = 1 5 * : * hw. N — — bo _ S F id - _ — hm. „ — * —_ — i [ : 4 4 'S 9 F , . ö — 0 : N $4 . 55 x *—T . N - ' ' . 4 = | my 4 4 * 3 1 * } 4 * * N | in - F +1 . 5 „ 3X5 1 # : 1 1 . 4 10 z = , 14 5 4 174 1 1 * 148 . T wo | 9 15 1 ” $1 | , To « : 7 1 ©) 1 4 . ? * 2 8 4 „ CRT | + - . . o 74 £ * ,- OS © 4 » x; . 7 19 ; 4 x : 4 7 : : 7 4 , ' 4 HE, * * - . 7 4 #4 * , HA » 4 , x 3 " it 7 8 N 7 * 1 — py g 1 . * - i 1 ” 9 3 'S " „ 1 * * * © 1 LL "3 , 4 "3+ 1 1 4 , +} 4. % 1 % 3 1 — 1 . b : | 1 , 1 2-4 : * i : d g T4 . 10 1 4 4 Ll © . i p | | _ . L 9 iy ; 25 4 *2 ; 1 * * 4 : 1 2 1 ; 4 135 vi 14 - N " iF a 14 „ 7 1 5#* #95 4 * 4 £ þ< $ }- . 4 3 1 * ++ #4705 1 1 $ p 17 b > 411 4355 x. © \ % 4 2 # 1 © * A . * . „ I = f , 12-4 U 1 1 } 1 760. FT ' 4 U p . = \ 1 4 ; . . 93 ; 7 . * - 1 11 " & © : 1 * 4 : 2 1 * 5 7-3 'S Ci git un _——y os _ — — — — 1 LY -_ bas = . —— N—Äů— — — * = 5 — ' i U | ; + © Ana, ANECDOTTs. ” froi. Louis rombe a ſes genoux. Elle veut get- 3 fuir , „il Parretc. Elle menace: il Tappaiſe. Elle » pleure: il eſſuie ſes larmes ” = One telle deſcription ne ſerait pas m2me regue ü = jourdhu dans le plus fade de ces romans, qui ſort 555 faits A peine pour les femmes de chambre. „„ Apres la TEvocation de rodit de Nantes on trouve f un chapitre intitulèe, Etat du cur. Niuis à ces ridi- cules ſuccedent les calomnics les plus groſſieres con- tre le roi, contre ſon fils, ſon petit- fils, le due d' Orleans ſon neveu, tous les princes du ſang, les miniſtres & les gencraux. C'eſt ainſi que la hardieſſe, animeèc par la faim, produit des monſtres. £ Voyez Hiſtoire.) | 5 On ne peut trop précautionner les Bend contre : cette foule de libelles atroces qui ont inonde 1 long. tems Europe. 55 Arrcborz DAZARDEE DE Do HatlLax. | . Du Haillan pretend, dans” un de {cs opuſeules , : que Charles VIII n'ctait pas fils de Louis „ peut Etre la raiſon fecrette pour laquelle Louis XI negligea ſon education, & le tine toujours eloigne : dc lui. Charles VIII ne reſſemblait? a Louis MI ni par Teſprit, ni par le corps. Enſin la tradition pouvait ſervir d'excuſe a Du Haillan; mais cette tradition | Etait fort incertaine, comme Preſque routes Ic ſont. — — — * * * as A — ls \ — 122 = — 2 - : SI 5 - - * 2 — — — — . - Y 4 = g — / ” a Z \ o — — — - 7 N : b, — * - * . — 0 4 q 75 . no * A — — 8 . * — — PP” gh TIT 3 : - #7 2 's Ve — - £ : l * — 2 2 — — , - : y 5 Ou» "ati - : _ S » * — p . a. 2 — 3 . — ” ” . = 3 9 = - . N . 1 n * 8 — — ie — d 4 » — ad, — ** * * n «7 W q 3 - - abs” - - Thy * — - - . . - 2 — - — , : . ' r F — — - 1 4 : * — . S £2 TTY . — , ; FR - - . N «x — . "—- 2 | + , * 1 . . | - D + dE. + 7 f — 2 . * . A : * k . G 2 9 5 R ; _— = 4 : N - : * EI : i . = 9 . - - & - . — S - - A +2 1 8 - , = — - , 8 2 6 4 8 - > » > a a | — - . — . — . . , £ "= As p a . # * - . _ *v = 9 * . - A p * 2 4 — — - wm 4% Þ _ = 1 . - — a -» 4 = * - 4 * . K - a . . 29 - 4 * 4 "- o . A a - 1 jp AT i . - ? A md : 8 * * E * a OS * n — 2 Y , r ” = e 5 . ig he — 0 - — 2 = - 4 - \ . r wu We - : - : —— l 22 — — ; ; pay I I ; f — n - — 0 1 —_— — 1 N = - a 0 - r . » E . - + * 4 = 7 * — =_ * — net = — — 1 5 I : " 4 ———_—_— a -*: 3 2 | . f . f | - b ” | g ——— 0 — A 4 _ : _ — — —— — ey , ; 2 3 1 * * 12 g 8 — — — — 4. " a i 32 — - $4 \ — _ — 7 23 23 * . 2 $- N won * 5 2 ; } — pats = - 9 — 2 . a * 3 PS. "a; Mc — + - þ , : . . 2 b . 0 4 o . p * * N 2 py a 8 4 ” * , » 3." = 1 a N 5 > Y 3 * Ou 4 f F ; 5 f : % . . . "00 2 — — R HR” | ; k — — 823 * oe — ; . Y - . 24 — ce — — — — ke , - — — * 1 1 " * . 7 oe ” _- ö r = D = * . . ; , — — — * 9 : - : — N - . . 1 wh. - * 8 "W 7 : 4 * . 2 1 s 4 7 - 8 . - — — + - _— — — AER, oo i A — TY ES = me RR — — — — — . 4 — * — — * * 2 1 K . * Mo - > : 4 2 l , 2 2 * * r * ; K — . y ; — 7 - —_— 1 diſſemblance entre les peres & les cnfans eſt | encor moins une preuve ae 5 que la res- | Ns A N A, A N E C DOT * 3. £13 [ff ſemblance weſt une preuve du contraire. Que Louis : [- XI ait hai Charles VIII, cela ne conclud rien. Un 7 1; mauvais fils pouvait | aiſement etre un mau vais 0 Perc. 5 | — EY — — EIT 1 — — — — — 2 — * Quand meme douze Du Haillan m auraient aſſurs que Charles VIII ctait n6 d'un autre que de Louis XI, je ne devrais pas les en Croire aveuglement. Un _ lecteur ſage doit, ce me ſemble, prononcer comme 5 les juges; pater if is quem f:2ptie demonſirant. «i — — — - — 227 - 4 — „ >a. + — — „ $I - — —— 5 * ANECDOTE SUR CHARLES: -Quaxr: „% — 1 — — ——̃ ———ů— ꝓ—. - Ke Quint avait -i! couch6 avec ſa ſieur Mar- guerite gouvernante des Pays-Bas ? en avait - il cu Don Fuan d Autriche frere intrepide du prudent Phi- lippe II? nous mavons pas plus de preuve que nous n'en avons des ſecrets du lit de Charlemagne qui cou- - 4) as . ——. —— — —— — Sy "—_ 23 — — 1 . — <-- — — ow * a PPP ˙˙˙ wpdlwwU . ²˙ AA — — K = cha, dit - on, avec toutes ſes filles. Pourquoi donc - Farmer? Si la ſaint Ecriture ne m'affurait pas que To 1 les files de Loth eurent des cnfins de leur propre T9142 pere, & Thamar de ſon beau - pere, j heſiterais beau- Eee, 14 coup) A les en accuſer. 1 laut etre : diſcrer. 8 VCL Aura ANECDOTE PLUS. HAZARDEE. LS on a &crit que la ducheſſe de Montpenſie er avait ac- cords ſes favcurs au moine Facgues Clement, pour Fencourager a aſſaſſiner ſon roi. Il cut été plus ha- e bile de les promettre que de 1 donner. Mais ce $04 8 n'elt pas ainſi qu'on excite un prètre fanatique au parricide; on lui montre le ciel & non une femme. Son pricur Bourgoin était bien plus capable de le dé- termin ner 1 la plus rag beauté de la terre. 11 — — mro_ ay . — 7 — — 7 — CY -— - — — > = E E — = — — — — rr — OY 4 7 o —.— 4 * £ — E d G — 23 — 2 ot. ** »- Sc. as A 1 2 * — * p 2 , * . R —_— — kV — CS _— _ _— - ” N * o — — wt — . S — + - . ' ts 5 [ 5 t 1 " x b . 1 5 5 LITE, 4 F | " 4 0 x a N « U {+ 4 _m T7 a * e 6 n 7 9 7. on ** bd : : | 4 ” » & ? b 5 . = 3 | . . 4 4 . 4 *. 4 1 * 4 1 +. $ A | þ : Fi 0 Ko : : 1 1. - J N | 4. 1 ** ' ; P . . » = R 5 . : 3: 7 4? . Y 7 4s ; 8 14 BY 5 Th 41 « * 1 > * 0 : oy * {s. * : 4p + 7 ac "OF o ** Tf * , * . 1 * ; ; & * : 2 | * bY f. . : "SS . 8 +. ig N 5 ? V x * # 7 x * 1 7 5 14. * 4 v 3 3 1 l * L 4 a... - " __ ' . oy . 0 1 i 4 & +. p * : x x * * 3 . 4 x 4 as v1 g. wy l * 93 14 k. 2 * - 5 " . * + t % 1 27 1 1 14 g 4. b þ . "4 y . 1 ( 4 * L. & + . F N . * . 1 1 j © HN 4 ol ! | +» , f a 'L 5 o 4 * C1 9 « : "42. FS - Ss 1. : 2 1 *% . * 4 * Wy 14 " ” 4 3 T3. 1 f a. * : 7 * a, ; 0 . . $ « - : l . [7 , 214 AN A, AN EC DOT E s. n'avait point de ſettres d amour dans fa poche quand il tua le roi, mais bien Jes Hifloircs de Judit / & dAod, toute de chirèes, toute pinfſes a force q RYE 5 ete Jucs. TY 541 AxrepGTT sun IIEN RI IN, Jean Chatel, ni Ravaillac n'curent uucuis comp | ces; leur crime avait cte celui du tems; le eri de 14 religion fur jeur ſeul complice On a ſouvent im- primè que Ravaillac avait fair le voyage de Nuples; & que le jcfuite Alagona avait predit dans Naples la mort du roi, comme le repete encor je nc ſais. quel Chiniac. Les je ſuites Mont jamais EE prophetcs ; Lils 8 5 Pavaient cte , ils auraient predit leur deftruct' on mais au contraire, ces pauvres gens ont touſours Tue qu'ils dureraient juſqu'a la fin des. fſiccles, 1! ne faut j jamais jurcr de rien „ A'S Dr Vapguratso pr vn! IV. fe jeſuire Daniel a beau me e dire, d ans fa trds 5 1 5 che & très fautive hiſtoire de F1 rance, que Henri 11”. : av ant d'abjurer 9 etait | depuis longtems catholique. Fen croirai plus Henri IV. lui- meme que le jeſuite Daniel. Sa lettre à la belle Gabrielle, c'eſt demauis. 9 5 que je fais te ſaut perilleux, prouve au moins qu'il | vait encor dans le cœur autre choſe que le catholic. me. Si ſon grand cæur av ait ëtè depuis longtems 85 8 penters de la grace effie ace, 11 aurait peut - Etre dic | * fa maitreſſe, ces 88 755 m. ediſten:; mais i] lu 1 cor gens - Ia m'enntyent. Ces paroles ſont - che 8. . n — 1 den cathecumcne . 5 ANA, AntEcDoOTES vrg Ce weſt pas un ſujet de pyrrhoniſme que les lettres gc ce grand homme a Corijande d' Andouin Comteſſe 2 Grammont; elles exiſtent encore en original. Lau- teur de I'&fJai ſur Vejprit & los m@urs, & ſur Hiſtoi. re generale, rapporte pluſicurs de ces le ttres interes- ſuntes. = VOICI des morceaux CUTICUX, Tous ces pt ane ue * tors tes: Tai decous vent un tueur pour moi. —Les precheurs Remains frechent 25 Haut gy it IN ya Plus qu une mort d vor; ils ading- __ it tout hon cat olique de Jrendre exemple (ſur em- paltbngemene C ou princ e de Cond 2) — 8 UNS Ces de cette: religion! — Si je 1 1 eats ſnuguenot 5 je Me e ferais ” ; Turc. 8 1 eſt difficile, Apres 0 ces b b de la main dc Henri IV, d'ëtre fermement perſuade qu il fur « Cas | tholique dans Ie cur. . Auras BEVUE SUR HE NVA ly. Un autre hiſtorien moderne de Henri 22 accuſe du meurtre de ce heros le duc de Ler:ne; ceſt, dit- it, [orinion lo mieux ctablie. leſt evident que c'eſt opinion la plus mal Etablie. jamais on n'en a parlè en Eſpagne; & il n'y eut en p rance que le continua- cur du prefident de Thou qui donna quelque cr edit 3 28 ſoupgons vagues & ridicules. Si le due de Ler- 7 me, premier miniltre, employa Ravaillac, il le paya 5 bien mal. Ce malheureux etait preſque ſans argent 4 Zuund il fur faifi. & 1: duc de Ter ine Vavair ſedvit, "Ou fait ſel: wire. ſous la 2 Te a une rë cot Rene ; : r e proß Irtios, ace $1 : ſoa atTeat, | alla reme N Navalllac 0: OS — U — — — | * — Y — — w "_ > » * 4 . = : — 2 - * 4 pa > . _ — — > - . _ by 4 p 8 hs N A - * 7 — 4 * 4 « . 2 a 1 5 A — — > - GW." — we - No - tn Qs . 1 N — 7 E . : 2 2 1 ——— 9 — — . a 4 k * 0 4 m F * I g 2 — a ah. — — 43 & — ; 2 — 4 — pn 4 —x „„ * * n — og — „ 1 7 > — ; — : 8 1 = > * . a ; : - = a — 0 2 2 n J g 9 cs "I N ” — . > ion ie <2 N 5 : 4 1 [0 1 * 4 * by — . < o a of das * * * 1 8 - . , lt > otic * " 5 - k C f — * A , — — * = - — — — CO . * 8 * 1 1 N — N * 1 . - — , , IE 4 9 : , . _ 8 ES : re - ” 5 * "OR . "Ip s i x n : N 4 — ae 0 3 q - . . K K o - - N s * 2 3 Rn = 5 — SS 2 2 . ” — * 0 * 20 2 8 7 - — ” * 7 4 * ” * . — * . * * — * 3s. 3 "© 7 K 1 8 0 — : — bs 8 9 " ä ” Wy * 8 - > 2 — . Eb” ai. * * - 0 - ; 9 4 N » Man! 0 p [LP B 2 4 - LY * * 8 <4 * e — O—_— — — 7 2 > . * — : g L E = = 2 W * . r 216 AN A, ANECDOTE 5. Taurait nomme lui & ſes émiſſaircs, quand ce ne. Et6 que pour ſe venger. II nomma bien le jcſuire d Aubign: „ auquel il navait fait que montrer un cou- teau. Pourquoi aurait - i} epargne le duc de Lerme ? Ceſt une obſtination bien ctrange que celle de nen pas croire Ravaillac dans ſon intercogatoire & dans les tortures ! Faut- il inſulter une grande maiſon Espa | _ fans la moindre — de prcuves? kt voiln julewent comme on Lerit Vi, nne. La nation Eſpagnole na gucres recours 4 ccs cri mes honteux; & les grands d Eſpagne ont cu dan tous les tems une ficrte e qui my eur a pas = N de Sa ilir 9 IA. e Si 22 nt mit 2 prix ta tete > du prioce dran ge, il cur du moins le pretexte de punir un ſet you; belle, comme le parlement de Paris mit à einquante mille ecus la tete de Tamiral Col: 9144; & depuis, celle | du cardinal Mazarin. Ces proſeriptions publiques be: = Naient de Thorreur des guerres civilcs. Mais comms © : ment le duc de Lerme fe ſerait-il adrciJ6 ſecrotic- ; ment a un miſerable tel que Ravailiac®, 2. Btvve SUR LE MARECHAL v ANeR R. Le meme auteur dit, que le martchal TAnere 4 fs femme furent écraſes, pour ainſi dire , par la foudre. un ne fut à la verite 6craſe quà coups de piſto- | 1 „& Tautre fut brülèe en qualité de ſorciere. Un --- e & un arrét de mort rendu contre une ma- rechale de France, dame d'atour de la reine reput6e Maviccnne , ne font honneur ni à la chevalerie, ni ANA, ANECDOTES. 217 | ba jzuriſprud ence de ce tems -A. Mais je ne fais nourguot Thiftorien $'2xprime en cos mots: Si ces deux miſerables neraient fas complices de ia mort dis roi, ths meritaent au moins les plus rigoureuæ chdtimens. Jl eft certain que du didant meme du rot, Concini & a femme avaient avec FF Upagre des linifons contraires aur deffens du rb: Ceſt CC qui weit point du tout certain; ccla n'eſt pas meme vrattemblabie. Ils étaicnt Florentins; le grand: duc de 1lorcnce avait reconnu le premier Hen- ri IV. 11 ne craignait rien tant que le puuroir de : FEſpagne en Italie. Concini & fa femme wav dient point de credit du tems de Henri I. Sils avoient ourdi quelque trame avec le conſdil de Madrid, ce ne pouvait Etre que pur la reine iy eſt done accuſer la reine davoir trahi ſon mari. Et cncor une fois il reſt POIAT permis dirventer de telles uccuſations | ſans préuve. Quoi! un Ecrivain dans ſon grenier pou- "7 Prononcer une diſfamation que les juges les plus N Celuirés du roy aume tremblera den qecouter fur leur Y . cribunal! ! Pourquoi appelier un marc chal de France & fa 5 femme, dame d'auto: ur de la reine, ces de LY miſera- bles ir. LT marcchal d Auere, qui avait jeve unc ar- me 4 ſes fraix contre les rebelles, me Srite- t il = * re pithete qui reſt convenable qua Navalllac, 4 Cxrtouch? * aux veleurs publics, aux ens | | publics * * 1 rol ane trop 1 vrai qu "I ſuftir d'un fanatique pour 5 ne une 11 Par ricide ſuns aucun . 0 = "lice. Damien - 5 l - — _ = = — — > * - * - — * k „ PS ; - _ = - — A o — p — = - 7 m - = . o wat = - * - - + = > 4 * 2 * $ * . =_ — » 2 ut k —_ ” > — pl - — — . — ** 3 way * — T a. 4 < * 7 g G * - £ | ** 9 1 . Lg 2 -, 8 K — 1 PR a> + _ _ ö * 3 * . W my * - — — ” — — —— . — - * " ; 8 - 1 bo . _ . —_ * * Gd # > — x. : 2 5 5 > wy — . 4 * N - , P | ee 1 \ : | 5 1 : * 5 4 . 1 k ! I * ” FX ? 2 [4 9 : . IX 3 + O IM | © : £ \ " * : , * 1 4 : * * & * N * * - : _— : I 1 0 ef . * 1 a *: : S | 1 1 : e f : $7 25 44% ” \ bl = . I 13 12 14 + Ti N. 4 * 17 * VV 4 4 t ' | 148 3 f l * | Ss * „ [ . : . T 1 1 : 7 1 | . Tn 2 14 19 o i y 'S _ \ * 2 . FT” * 9 4 4 i 4 [ — 9 : o 5 . * 1 4 EF 5 . : 1 4 ; 1 t £ . a ; 4 of k 1 l | x 4 * . : _—_ - : . * 19 : 1 4 , 4 | * x v * A 2 . 3 14 E & 2 * A 4 © : 'S * N p &F $ *. : : 17 CF _ ff © + „ 3 * 1 1 : ; * 1 . 1 4 * | 1s N 8 * Li 4 « , 2 7 þ . Wy 4 N : by r 7 g | F 1 : ; v - * 1 = ! + i ©, 1 4 + ! w þ + Bu F Oo . F : a 4 - 7 9 * ! 45; J „ | | | | ' \ ' SS \ I T. , [ ' T6 v1 | \ 47 g 2 433 * * . * „ % % ˙ % 0. — - - a 4 — ö * . — 8 2 "x 2 4 s - : N J - . - F ” * 3 2 * g 3 8 5 0 y 2 1 — _ - — . ID — s 4 ny . PIT _—— ——— - Mw, A 4 — * * Sa = — - + 2720 os . 7 * 25 0 mal Feſprit £13 n ener Nen uvait point. 12 a repctc quatre fols duns foo it; 5 terrogatoire 5 qu 1 n 2: C07 mmis {i} 377 crime que par 1. principe de religion. 32 puis dire qu a; ant été autre- fois a portée de contre les convullicn Aires; cu 1 vu plus de vin% capables d'une paroilie herteur, tant leur GCINCUCE: ELut ULTOCE. La re] gion mal en- rendue eſt une fievre que la moindre gCCa tio) fait tourner en rage. Le propre du fanatiſme eſt dé: eee les te Tots hu 8 feu To TT bouillir = Wo "Ne 8 dai 18 une a1 inſenſce & woo: v 41 and un no- | | rant furicux croit imiter ſaintemen: Phinze, od , Fai & Jour: Jemblaivles, cet i:rorant a- plus de A. mylices qu ii ne pente. Bien des gens Font excite N 1 ba arricide ſans le ſavoir. Quclduds perſonncs pro- = ſerent des paroles a indiſcretes GC vIoloatcs ; un dome ſtique les repete, il los amplifie, 1 les enfuneſte- en- cor, comme Gſent Ic; Itali liens; un Chatel, un Ra- _ woillee, un Damian les recuci] ies cen d qui les ont 1 9 pre 'NUNCCCS Nc ſe doutent pas du m | GU 18 ont Tait. Its font complices! involontaires; mis il n- * 2 cu ni c plot, N inſtigat ion En un mat, n connaft bien 11 ay m. in 9 1. U on jc more | qu Ic fanatiſinc pulace capab g de tour. 55 ANTCNOTE SUR LHOMME AU MASQUE. | FI ey | ks auteur d th Sv ele de Lai X., eſt lo premier TALL alt "Inc Ir te de homme au | maſque de 2 Fer dans | me a hittoire AVC! ree. Colt qui i] Ctait t S intrujt de cc tte andcdote, qui Crone Ss ſiecle profents qui ctormera 14 DOCH! 1 * & on + 464 t 8 1 cr. Pp ST: ay 6 8. (1 an Ani A N e b Or Es. 219 vait trompè fur la date de la mort qe cet inconnu fi tingulicrement infortunc. TI] fut enterrè A St. Paul Io 5 Mars 1702, & bon en [5245 [1 av alt Ct C q ont cniorinc a Pignerol avant de etre aux iſles de Ste. Marzucrito, & enſuite a la Ba- 2 KEW LEST. *£C 10 \ 171 r 9. 7 79 3 1 g 7 3 1110 5 tou FS. 1048 [1 UTC GU eine homme, de ” 4”; _ „ = ; / 1 WV: 8 9 Cw — Mar 3 0 u le VIA 125 „ ere Grifet je. {1ite a cor by ic journal. de la Pa tk 2 14 CL 4 Cn 1 Ci Frags YE © UL. UC IC-TOALNY Ge 1 Datrkil⸗ * + 185 qui Ic T 2 451 Ges 0 1370S; 14 Ul Cil 4 n ement CC Jour Dries TC. Ic ines Bait Ei le. Lhomme au maſy 2 de fer ct 1 une Cnizme dont 5 chacun veut deviner le mot. 1 ey uns ont dit que Cetait le due de Beaufort. Mais le duc de Beaufort * 4 | ut tue Par i les Tur cs A I dete aſe de Candice en 1669; & homme au maſque de fer ctait à Pignorol en - 108 2. Da illeurs comment aurait-on arrete le duc de Leanfort au milicu de ſon armée? Con cy pr n tran LEY qui le 2 per a tcre publiquemen: wy * | - Sera , 1 a: wil. as LEN FA | uns: Ls es en 1685 „ tit homme au maſque de PASS: Pul{Gt 1 4 At IL 12 'theat de comſeſi ar d — = 9. 2 — + —- — — 7 - " — . * 4 4 — 4 , * - - + be — - —_ E . — . 1 N = IF — — — — — 4 — 1 4 — — -—- 8 S - H R — — — * » 2 eco es os ne: - — » Col Hike a. <<» ga” - 1 _ 5 NE” 2 ö — 82 »V 4 * 4 2 — -* —— R [i t, * oY * [ : : f LY - PL 2. o 8 = , vw * dy | 3 * * Ll - _ s 4 : . * 5 i 5 4: ' 5 4 w . 4 4 = 1 1 : 12 7+ [3 E) l Ls [1 54 4 4 % * I _ 11 , » is * , 13 : 1 { # ; * N 1 230 13 F FF 4 + - d , * 4 1 1 2 j 5 4 [ ; l : » 1 N * . » c . 1 9 : : = 0 , x * = 15 . b Is >» qa WM. , of 160 $. 8 o 'F $201 : 14 | 14 + 4 1 * + 5 1 * 5 - C . - = ET : . Th 'F y * 4 . 1 1 . f 6 1* F . - iy & 1 N | . "IF 5 . " k l a ; . *% , N is 1 ZE 5 + of 0.3 4 þ 8 , . : 3 1 * : ' 2 1 3: I g * 15 5 EET: | * * - — > ; 1 6. , 3 7 - * 4 l 8 -; 4 * 19 * W * „ 70 + ME: a 3 . 1 7 4 . TIES. - MT. i 1 7 *. 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Enſuite Louis XI ayant fait ce petit plaiſir au roi Facques, maurait pas manque d'avoir les memes é- gards pour le roi Guillaume & pour la reine Anne, avec leſquels il fut en guerre; & il aurait ſoigneuſc - 5 ment conſerve auprès de ces deux monarques 44. Enit de 9 dont le roi Teer Lavalt banoré. Toutes ces muß etant dimpses, f reſte a fa- voir qui Ctait ce priſonnier toujours maſque, a quel ge il mourut, & ſous quel nom il fut enterre? II . ell clair que fi on ne le laiſſait paſſer dans la cour de 1a Baſtilic , ui pn ne lui permettait de parler à ſon mcde- CiN, que couvert d'un maique; | C 'Ctait de peur qu 0 ne reconnũt dans ſes traits quelque reiſemblance trop ET Pate. {] pouvait montrer ſa langue & jamais fon. | viſage. Pour ſon age, il dit lui-memc a Vapoticaire 1 5 de 4a Baſtille, peu de jours avant ſa mort, qu'il | __ croyait avoir env iron ſoixante ans ; & le Sr. Marſo- : : ban charges du marechal de Richelieu, & enſuit S ADDtT1ON Bet VEDITEVR 2217 du duc d' Orleans regent, gendre de cet apoticaire ; me [a redit plus d'une fois. Enfin, pourquoi Jul donner un nom italien? On je nommu tojours Marchiaii! Celui qui écrit cet ur— ticle, en ſait peut - etre plus que 1e pere Grifet; & wen dira Jus dav ant ag . „„ | ADDITION. DE : LEDITEU R. | 1 oſt fur rpr renant 4 voir tant 4 Sgavans & tant AEcrivairs pleins d eſprit & de ſagacitè ſe tourmenter 2 & deviner qui peut avoir etc le fameux Maſque de fer, ſans que ider la plus fiwp! e, la plus naturelle & la plus vraiſemblable ſe ſoit jamais pre ſeitèc à ceux. Le fait, tel que M. de Voltaire le rapporte, une fois admis, avec ſes ci rconſtances; Fexiſlence d'un Priſonnier dune eſpece {i ſingulicre, „miſe au rang des 5 veritcs hiſtoriques les micux conſtatces, il Paroit gue, non ſeulement rien n'eſt plus aiſe que de concever quel ætoit ce Priſonnier, ma's qu'il eſt meme difici- le qu'il puiſſe y avoir deux opinions ſur ce ſujet. L' Au teur de cet article auroit Sogn plut6t fon ſentiment, Sil n'cut cru que cette idee devoit dj etre venue I bien ꝙ autres, & s il ne 1e far perſuade. que ce n'ctoit pas la peine de donner comme une decouv erte, une choſe qui, ſclon lui, ſaute aux your | . tout cc qui liſent cette anecdote. -£ pendant, « comme depuis quelque f tems cet && 8. e { 4 | | | * Le — — . 1 » — — —4 * Sous £8 fl af — — 222 A D DA N br iE bir . nement partage les s olprits, 8 ue tut recemmeut 91 on . 2 vient encore de domer au Pubic une Lertre dans lu- quelle on pretend prouver que ce Priſonnici celchre 6toit un ſecrètaire du Due de Nlantoue (ce qu'il net pas poſſible UC co cili⸗ 2r avec les grandes marques de | reſp ect que NI. de St. Mars donnoit a ion prifon mier) Auteur a cru devoir enn dire ce qu'il en penſe de- | —_ piuficurs années. Peut -Ctre cette conjecture ncttra-r-cllc fin a route autre recherche, a moin Zo UC le ſecret. nc {Qit UCY ON . Dar CCu 57 qui pcuvent einn a CLIC les depo fitaircs, dune facon à lever tous les On ne S'amuſera point t a refuter cou: qui ont Ima- gie que ce I riſonnior F-GUYGIL cire le Comte de Ver- 5 le Duc de Bunifort ou Ie Due de Nlon- Melt Le 8 Sgavant &. tros judiei c Auteur de ectic der: 1e or. inion a EGS bien refute fs autres 7 ma's 11 $2 . 2 1 Ell ſentiellemen: 99 FEI {1 {111 EC; al Kur PimpuTt 115 hilitè de trowver en Europe quelque autre Prince, 1 dont il cùt été de la plus grande impo ortance quon ignorat la detention. NI. de Saint. fois a raiſon, Lil. ; mentend parler quc des Princes dont Fexiftence etoit connue; mais pourquol perſonne ne elt -f. encore 1 aviſc de furnoſc; UC E IIa ue d: fer Soil vit avoir _ete un Prince in nνμ, tleve en cacliette & dont oy im- e laifer g, zorer total: cut Ver, Hence? E el un Prince de {1 grande imror Lance, CC Yon. nc voit 1.0 Due de jionmouth. toi pos pour 14 France pas meme c * edt pu COT cette e Puiſſance , Ms: | 17 1 {; = ua fa „ 11 For” < 82 ry 1 hy Ow. are C4 1 rar * N 18 (; U . * OOO Io RE i ar CLE en ener IC taſque GC fer. II nei reren 13 „ N | LIES NY A eil ps, o VI. de e ( cuflent nv gueuu Duc de Rlonmbouch ce Pre fort ref, pect que M. de Voltaire furs GullS Fortolcut au NI 4 (gu. UP ier. Pavieur coretture, oc lo manicte doit RI. de Wol- tara rache le fait, que cet hiſtorien eclebre ett zul. Pert que Jul du ups K $þ 1 1 Vo a Git- 1 7 nia * I * J, eile RAT GUT XI. de Vo itaire, a tre UC rr ano! | 5 1 5 3 ; FO 15 WARS 1 70¹ 10 -t-] Hs 1 Din '1 Ee 12 2 3 "Lt 415 11 Git 0 [i oy pour que. 1 210 45 Tenge & H&-11C aut * JS Etre dificiie a deviner. Le voict, continue. t Ul toujours, Felon moi: „, Le Ma/ſque de for trcit jan r d. ale un - erty, &. 172 Fr ere ame de [ous X dont la. mere „ avoit ce gout pour le linge fin ſur lequel Nl. de „ Voltaire appuie. Ce fut en liſant les Nemoircs de „„ ce tems, qui rapportent cette anccdote au ſujet de „% 1a Reine; que me 3 poliant ce mame g0üt 1 VE Maſgee de 1 er, jc ne doutols plus gut "it ne fut on 55 fils, ce dont toutes les autres circonſtances 11 5 voicnt deja perſuade. On ſcait que Louis XII. „ N'habiroit plus depuis longtems avec la Reine, cue la naiſſunce de Lois XIV. ne fut due qu'a un heu- | „reux } hazard habilement amene, hazard qui ob11.c2 „ abſolument le Roi a coucher en meme lit avec la „ Reine. Voici donc comme je crois que la erer 5 ſera arrivce. . Keine 2 ura 1 u 8 iImaginer 9 55 * 25 82 Gel emp ce 0 L & Card: wa 4 qui THe aura Fit CoH detention, Sil ct —_——— te” er ie od Yh Koh 0 * 4. — — * — —— — — — — wy — — > 1 — wu * . — Þ | 10 11 Ken : BE 5 (tei Par ſa faute qu it NC naiſfoit point hott itier 22 4 Louis XIII. La na iſſance du waſque de for Pour, — —— — — — — — — — . — — * - LS 2 hy - 6 ———— — _. - r mo. . N bn & * ow i -"- — * . mop I. WH _ * = 1 _ — _y * a = — 3 . —_—— RY. — = . i . < og AW . "+ . — „ „„ 3 8 . Sx * . * — 4 —ů = . _—— _ F . 0 4 « © 4 X - — — 5 v= _ = % - —. * 1 = = _ \ \ = —_— 7 — 22 — 2 — — ” - * — = = __ To y _ _ 1 * 8 — 8 r+— 2 Garg i - — - . . _ a — - - == — = - 2 — — - > = * a * 9 — — 33 . " 7 0 —_ a — * Ll 4 2 2 * — 9 * : 5 * . © b 1 Ka — c - 2 Ws —— p — * 5 . £ * * "4 Wb. | * — - E o . 3 r „22% NUN dit Err. „„ dence du fuit, aura ſeu par plus d'une raiſon tirer „ parti de ce ſecret; il aura imaginò de tourner cet „ Gvenement a ſon profit & à celui de Etat, Per- „ ſuade par cet exemple que la Reine pouvoit don- „ ner des Enfans au Roi „la partie qui produiſit le „ hazard dun ſcul lit pour le Roi & pour la Reine, „ fut arrange en conſequence. Nals la Reine & le „ Cardinal &;alement penctres de la néceſſité de ca- „ Cher à Louis XIII. Texiſtence du Altus de fer, „ Tauront fait elever en ſecret. C e ſecret en aura „ 6:6 un pour Louis NIP. juſq a lu mort du Car- „ Anal Na in; mais ec monarque apprenant alors Bog qu'il 2 avoit un frere , & un frerc o ain que ſa mere „n ne pour ot deſavouer „qui d-aheurs portoit peut. "Ws etre des traits marqucs qui amongoient fon origi- „ ne, faiſant reflexion que cet E nfanit, ne durant 10 5 5 W ne pouvoit ſans de grands inconveniens & & 155 is un horrible ſcandulc , etre declare illegitime 3, apres la mort de Louis XIII, Louis XI aura juge „ Ne 5 uvoir uſer d'un moyen plus ſage & plus juſte „ que celui qu'il employa, pour aſſurer ſa propre. „ tranquillitè & le repos de IEtat, moyen qui le * Kiſpenſoir de commetrre une cruzutd que la Poli- „, tique auroit repreſentce comme neceſſaire à un = monarque moins $ conſcientieux & 1 moins magnanime | Es „que Lois XI. 0 ” II me 3 pourſuit toujou: 'S notre Auteur, | b » que plus on cit inſtruit de PHiftoire de ces tems- n, [| ” plus on doit Gre frapp6 de la reunion de toutes 1 oy les cir ccnſtances_ qui 1 rouvent cn fav cur de cette » {uppoſition. Arc AR a NY EECDOTSE SY ANECEDOIE SMR NICotas FouUg@UET sui. TEXNDAD DES FIGHNELS | n eſt vrai que ce miaiſtre cut beaucoup damis dans fa diſgrace, & qu'ils perſevererent -juſqu'a ſon juge- ment. Il eſt vrai que le chancelier qui prefidait a ce Jugement, traita cet illuſtre captif avec trop de dure- té. Mais ce n'ctait pas Michel le Tellier , comme on Ta imprimò dans quelques-unes des ditions du Siecle de Louis XIV, e'ctait Pierre Seguier. Cette inadver- - rence d'avoir pris Tun Pour N elt und Faure qu 11 | faut corri, ger. ce qui n tres remarqua ble, c eſt qu'o on ne : flit 0 mourut ce cclebre ſurintendant. Non qu'il importe de le ſavoir; car fa mort ayant pas cauſè le moin- dre éxéënement, elle eſt au rang de toutes les choſes indiffèrentes. Alais elle prouve a quel point il ctait oublis fur la fin de fa vie, combien la conſideration | qu on recherche avec tant de ſoins eſt peu de choſe; qu'hcurcux ſont ceux q 11 veulent vivre & mourir in- connus. Cette ſelcnee ſerait Plus utile : Que: celle des. 5 dates. b An αε . n importe fort peu 1 que le Pierre Brouſſel, . pour Te- ; 3 on ſit les barricades, ait EtE conſeiller - clerc. Le fait eſt qu il avait achetè une charge de conſeil- ler- elere, parce qu'il metalt pas riche, & que ces offices coùtaient moins que les autres. n avait des enfans, & n'ctait clerc en aucun ſens. le ne ſals rien de ſi inutile que de fayoir ces minutics. Premiers Partie. . 1 —— — | 2 — c —_ — — —8 — 2 WOO; p —ꝛů²l3ʃ K — — 1 l 4 2 — * err - p —— 2 — 1 — 725 ANA, AN Ke D Gr E ANECDOTE SUR LE TESTAMENT ATTRIBUE AU CARD. DE RICHELIEV. 1 c pere Cr ifet 1 veut à toute force. que le cardinal. de Nic ſielie eu ait fait un mauvais livre: à la bonne ure. Tant d'hommes U'ctat en ont fa it! mals C'eſt une belle paſſion de combattre ſi longtems pour ta- ; cher de prouver que, ſclon le cardinal de Richelieu, les Efpagnols nos allies, gouverncs fi houreuſomenc : par un Bourbon, ſont tributaires de l'enſer renden ler Indes tributaires de enfer jo Le teſtament du car- dinal de Richelieu in'ctait FE d'un 2 homme poli. Our la France a ait ur de - ourts fur la. 22 2 terrance que toute la monar chie E/pognole. _ ce reſta- ment Ctait cxagerateur. 5 5 Que pour TY e mille folds il en faut lerer cent mille par menage. —— ce teſtament. jette Vargent : 1585 les ee Te F "Os lorſqu” on trablit un nouvel f impot on aug ente i , Paie des ſoldats; — ce qui melt jamais arrive ni en France, ot aillcurs. Ou il faut faire payer 1 raille aux ' parlemens 2 aux autres cours ſuperieures, — Moyen infaillible pour ga- _ gner leurs cœurs, & rendre 14 mag iltrature reſpece | | rib . Ou il [au fer la nobleſſ de * & N FEY 5 tn cavalerie. — Four micux conferver | tous ſes privile- os | | | 5 | AN A, ANECDOTES. LES — Que de trente millions a ſuppr imer tl y en a pres de if ept dont le rembourcemert ne devant etre fait qu'au de- nier einq, la Juppreſſi on /e ſera en ſept anntes & demi. de Joullſance. — De fagon que, ſuivant ce calcul, cinq pour cent en ſept ans & demi, feraient cent francs, au lieu qu'ils ne font que trente- ſept & de- mi: & ſi on entend par le denier cinq la cinquiemoe partie du capital, les cent francs ſeront rembourſes en cinq annces juſte. Le compte n'y eſt pas; le tes- tatcur calculc aſlez _ Que Genes etait 1a Plus rich? ville Tralie. « — ce 5 : _ 1 lui ſouhaite. i O 1 faut etre bien elt — ©) e teſtaccur reſſem· plalt à certains predicateurs. Faites ce quiils diſent, &. non cc gu "ls font. Or il i art donner une 1 4 la Ste. Chapelle de Pa- vi. — Choſe importante dans la eriſe ou Europe etuit alors, „ oy dont Il ne parle Pas. Que le pape Lenoit x1 embarraſſa beaucoup les corde- Tiers , piques fur le ſujet de la pauwrete, ſavoir des reve- mug de St. FFrang0is, qui Santmerent d tel point qu'ils lui firent la guerre par livres, — Choſe plus importan- te encore, & plus ſavante, ſurtout quand on prend Jean XXII pour Benoit XI, & quand dans un teſta« ment politique on ne parle ni de lu maniere dont * faut conduire la guerre contre IE mpire & I Eſpagne, m des moyens de faire la paix, ni des dangers pré- Jens, ni des reſſources, ni des alliances, ni des gé- ndraux, pi des miniſtres qu'il faut employer, ni mes. p 2 of ? „ 1 * 3% +; S+ + - 1 — . _ 12 - - J — _ 2 — K — 1 — FIC] x" ; DP < N — — j G - . 2 2 > = 1 * — — 1 | "Td 2 a" > * < > - p Þ r 4 * 8 des ſont. 228 AN A; A N NECDOTES me is Cauph! n, dont räducation 1 importait tant a 7 re- tat; enfin d'aucun objet du miniſtere. Je conſens de tout mon cœur qu'on charge Ci: qu'on le veut) la memoire du cardinal de Richelieu de ce majhcureux ouvrage rempli anacroniſmes, d'igno- rances, de calculs ridicules, de fauſſetts reconnucs, dont tout commis un peu intelligent aurait 6t6 inca- pable; qu'on S efforce de perſuader que le plus grand miniſtre a ete le plus ignorant & le plus ennuycux, comme le plus extravagant de tous les Cerivains. e.. la peut faire quelque plaiſir a TOUS CCUX qui dcceltent | 5 25 cy rannic. n eſt bon meme, pour Thiſtoire de Teipeit pu- main, qu'on ſache que ce dcteſtable ouvrag ge fut louc pendant plus de treate ans > tandis qu'c on le croy ait ce un Ts miniſtre. : Mat $ 1 ne > faut pas trahi: la vèritè pour faire croi- re que le livre eſt du cardinal de Richelieu. Il ne fuut Pes dire qu'on d trouve une ſuite du premier cha- pitre du teſtament politique, corrigce en pluſieurs en- droits de la main du cardinal de Richelieu, parce que cela neſt pas vrai. On a trouve au bout de cent ans un manuſerit ntitule Narration ſuccinte: cette narra- tion ſuccinte n'a aucun | rapport au teſtament politi- . que. Cependant on a eu Tartifice de la faire impri— mer comme un premier 8 du teflament avec des notes. LE A I6gard des note, on ne Cie de daclls mains 8 AN A, ANECDOTtESs. 228 Ce qui eſt tris vrai, c'eſt que le teſtament pré— tendu ne fit du bruit dans le monde que trente-huit ans après la mort du cardinal, qu'il ne fut imprimò que quarante - deux ans après cette mort; qu'on nen a jamais vu Vorivina] ſigné de lui, que le livre eſt tres mauvais, & qu'il ne merite gueres quem cn a. = Fee WIT AUTRES ANECDOTES. e 1. cet inſortuns YO Th Angleterre , eſt- il e ; Tautcur du fat neun livre Zis N75 bali? ce rol aurait. A : il mis un TC BE 8 A len livre? Le comte ce Miet, fils G2 Henri II, bleſſc àù la petite eſcarmouche de Caſtelnaudari, vècut - il jus⸗- qu'en 1693 ſous 12 nom de Thermite frere Fean- Vatiſte ? quelle preuve a- t- on que cet : hermite etait z ls de Henri Ls Aucune. ag Prone 7 Albret fs Nears; mere de Henri I, „ 1614 __ Epouſa- t- elle apres la mort d'Antoine un gentilhom- 1 me nomme Goyon, tué à la a Barthelemi? en cut- | elle un fils predicant à Bordeaux 2 ce fait ſe trouve Wie tres detaille dans les remarques for les reponſes de Bays le aux queſtions d'un provinciel, in folio , page 689. —ͤ— — — -» 5 | Marnuerite de Palois epouſo de Henri Ir, accoucha- hg: - t-elle de deux enfans ſecretement pendant ſon marin- ; ge? on . des volumes de ces {ingularitcs. Ceſt bien la peine de faire tant de recherches = 5 pour decouvrir des choſes fi inutiles au genre- humain ! cherchons comment nous pourons Cucrir les 6eroueltes, Ja goute , in pierre, Ja gravelle & p 3 * 1 / 235 Axa, Ax TeD r 8, mille maladics croniques ou aigues. Cherchons den remedes contre les maladies de fame non moins fu- neſtes & non moins mortelles; travaillons à perfec- tionner les arts, a diminuer les malheurs de Fetpece. humaine; & laiffons Ia les Ana, les anecdotes, les Iiiſtotres curieuſes de notre tems, le nouvean choix de Der fi mal choiſis, eite a tout moment dans le dic- t ionnaire de Trèevoux „& les recueils des pretend us Hon mots &c., & les lettres d'un ami d un ani, & les lettres annonimes, & les Tiſexions Pink la tr agedie nous · 5 volle. &c. &c. &c. | © Je: lis dans un livre nouveau, que Los XI e- - Xempra de tailles, pendant cinq ans, tous les nou- veaux marics, je mai trouve ce fait dans aucun re - cueil dedits, dans a aucun mẽmoire c du „„ Je bs dans le meme e livre, que lo rol de Prof fait donner cinquante cus à toutes les filles groſſcs. On ne pourait à la verite micux placer fon argent & micux encourager la propagation 3 mais je ne crois WE que cette profuſion roy ale ſoit vraie; du moins ? ne Vai Pas mW | AxECDO3E 11 er zun Tutoponfe. Voici une ane edote Pius an cienne qui me tombe Tous la main, & qui me ſemble Fort etran nge. II ſt dit dans une hiſtoire chron9logigue dltalic, que le grand Theogoric aricn, cet homme qu on nous peint n fage, avait parmi ſes miniſires un catholique quit imat be ae E qui! trouvait digne de toute ſa con- farce, Cr miniftre ervit 5 affarcr le Plus en Plus {a a- * ey de ſur maltre en embraſſunt Pariauiſmez & Theo- doric bit fa It aft -tot couper la tete, en diſant, Si CEL homme mu pas Ee fidele à Diru, comment le era. 1.1 envere moi qui ne ne qu"un e e ne manque pas de dire, que ce rant 0 3 onneur a la maniere de penſer de Thea Ork e 1er 1a relig gion. : Jen me pique de 1 1 regard 4. Ja religion mieux Ale PO "OZOtN Tl: todoric aſſaſſin de Simmagque & de Vos ce, PL! aue je ſuis bon catholique 5 & que Tuco- . doric etait arien. NM ais. je de clarerais ce roi digne d'C- tre lie comme enrage, $1] avait eu la betile atrocc dont on le lone. Quoi! il aurait fait couper la tète ſur le champ à fon miniſtre favori, parce que ce miniſtre aurait G6 & la fin de ſon avis! comment un adorateur de Diro qui paſſe de opinion q Athanaſe 'Y Vopi nion d Ariu & dE Euſebe, eft-il inſidele a Dieu ? il Stait tout au plus infidele a Athana/e & à ceux de ln parti, dans un tems ou le monde était partage 8 les athanaſiens & les euſcebiens. Mais Theodoric ne devait pas le regarder comme un homme infidele * 7 Thee, pour avoir admis le terme de conſubſlantiel a- pres avoir rejetté. Faire couper la tète a fon favori ſur une pareille raiſon, c'eſt certainement Faction du plus mcchant fou * du 1 barbare ſot qui air Jas mais exiſte. - "ol Arien vous de Louis v Lil efit. 1 couper ſur le champ la tète au due de la Force, Parce que. le duc de la Force avair quittè le calviniſme ou 14 rell Zion GC 1 Nurs X Ts | 5 *. P 4 — 4 * 0 23: — NA, ANECDOTES AN ROD SUR LF MARECHAT DE Lux X EMBOU RC. Touvre dans cc moment une kiſtoire de Hollande, & je trouve que le marcchal de Liemlourg en 1672, fit _ Cette barangue! à ſes troupes; 3 Alles, mes enfuns , Fil- | tex, volex, tuez, Violez, & Fil y a quelque cle de f abominable ne Mangues pas de le fai re, afin gue je vote qe je ne me ſuis pas tr ompe en OQUS ö ant c COMING ts Plus bra abe des 98 voi certainement une jolie harangue: ene n'eſt pas plus vraie que celles de Tite- Live; mais elle neſt pes dans fon got. Pour achever de deshono- rer la typographie, cette belle piece ſe retrouve dans dcs dictionnaircs nouvcaux, q 11 a ont que des i im- pollurcs par ordre ol; abétique. AxFononr SUR Lovis Iv. Eſt une petite erreur dans rabr (a chronelavigie - de Thiſtoire de France, de ſuppoſer que Louis xi apres la paix d trecht dont il Ctair redevable a An. gleterre, apres ncuf annécs de malheurs, apres Es . ms victoires que les Anglais ay QUCRT rem por tees, ait dit a Pambaſſideur d' Ang gleterre, ; Ta toujours 2 2 maitre chez mot , qu crgueſu! vis Chez Fg autres, ne Men _ Faites pas ſouvenir. Jai dit aillcurs que ce diſcours aurait etc tres déplacé, tres faux a I'sgard des An- = „ & aurait expoſe le roi à une reponſe accablan- Lauteur | meme m'a o que le marquis de 3 toujours preſent à toutes les uudiences du 2 COLO d. Se ar ambaſſadeur q Angleterre „ avall tau- ANA ANECDOTES 25> fours dementi cette anecdote. Elle net aſfurcment ri vraie, ni vraiſemblable, & n'c!t reſtce dans les ornicrcs editions de ce livre que parce qu'elle avait Eté miſe dans Ja premiere. Cette erreur ne depare- point du tout un ouvrage d'ailleurs très utile, ou tous les grands événemers ranges dans Tordre le pins 5 commode, b font GC UNC verité reconnue. . Tous c ccs petits contes dont ON 2 a voulu orner rs. toire, la deshonorent; & malheureuſement, s toutes les anc iennes hiſtoires, pe ſont gueres que de contes. Maꝛlletranchte A. cet (guard avait raiſon de a. "Cy qu il ne faiſait pas plus de cas de Thiſtoire que &s nouy velles do ſon quarcier. * 15 E T 1 RT. DE] Mr. Dr. V. 5 . . $IEURS AN E O 0 1 * 7 Nous croyons devoir terminer ce t articl e des ones» 96452 . | dotes par une lettre de Mr. de 7 a Mr. Da N laville Philoſophe intrepide, . & qui ſeconda plus gue per ſon- ne ſon ami Mr. de P. dans la cataſ tropho memorable N des Calas & des Sir ven. Nous prenons CC tte occaſion de celebrer autant qu'il eſt en nous, la mémoire de 8 eitoyen, qui dars une vic obſcure 2 montre des vertus qu'on ne rencontre gueres dans Ic grand mon- de. Il faifait le bien pour le bien meme, fuyant les | a brillans, & ſers rant les malheureux avec 2 : Zele de l'entouſiaſme. Jamais homme neut plus . courage dans Padverfite & a Ia mort. II Ctait I. mi = Joie. = > Ar, a * & & : Mr. Ditera You ci h let- 2 AN A A ͤ thn chateau de Fernez 5 1 > Mai 17 52 * bs Par quel hazard geſt-il pu fire, mon cher am!, que vous aye; lu quelques fcuilles de I 4nnte lite traire de maitre Aliboron ? chez qui avez - vous. trouve ces rapſodies ? il me ſemble que vous ne 25 „ Voyez pas Cordintire mauvaiſe compagnice. Le „„ monde eſt inonde des Sans cs. do ces folliculaires „qui moi dent Parce qu ils ont ſaim, & qui gagnent ; leur pain a dire de Plarres i in JUres. Op pauvre Friren (5 5) . a ce que Jai our dire, vo elt comme les gucuſes des rues UC Paris, qu'on to- „ lere quelque tems pour le ſervice des jeunes gen: 99; = os; qu'on ent, erme bigs > trois ou 55 quatre £03 us Par an, & N Ul en rica pont. eprom „Are leur eres er métier. „ lu los Feail hes que vous aver envoy cos. | £4) Le giti, ere dont on vel, oft at 1 B meme gui ey2nL tie 1 ir Ges To tes, A Con TILTED des be 1258 pour vivre, Q Qu} 2 _tciapli. les Ithoiics: Vanecducs Piowndues | LICLCTUITCS, | Et voll dine fur ton Cu: wle. Des Letter 6115 Sr. 1 er nent an 05 2765 neut de Urcicgue, Lean - Hebe e 74e. 4 1 Eel . Aae: 4 ny all. tit 0 Naſo 1770. | DES | ; —_ Frer 92 1 Cpooſk ma ſicor il # a trois ans, (en Bretagne) man nere d and vingt mille livres de dots II ies dini; pa avec des tile les, & donna du ma! à ma teur. Apres quot il Ja lit bar! 11 2 8 „ Pour Par is, dans le pater du coche, & la ſit concher en che— 9 min fur 4% naille. | 4e CUNTUS demaude 1 raiſon à coe mallievreus. „ Ii Heighir de Ie repeniir. Mats coνπuv. I kaitnit le metier Welbigu, „ & aii ut qu en qualité d' avocat ſ'avais pris parti dans les 25 trau, HY de Bretrague, il u Ac uls all; tes dc Air. de., & obtint „ unc lettre de cacget pour me laire eniermer. I vint. lui- meme e avec ac arciers dans la rue des noyers un lundi 2 dix heures 2 du matia, me ii charger de chulnes, te. mit à cote de moi daus 1 were „& tenait jui- meine le bout de la chaine... &c. “. Nur ne jugehns point ici entre les deux beauxlrercs. Nous Tons 1 lettre grit. On dit que ce Lehn un pas lait de: Harler ie Vet CE de vertu dan {es icunlles. ot ucνν,lus 1 2 Was, nal s »+ 6G * ANA, ANCTCDOTES 2 2. Je ne ſuis pas ctonne que maſtre Aliboron cric un „ peu ſous les coups de Touct que je lui ai domes. Depuis que je me e ſuis amuſc a immoler ce polis- „ Jon. a la riſce- publique ſur tous les theitres de FA Europe, il eſt juſte qu'il ſe plaigne un peu. Je „ ne Hui jamais vu, Du merci. II mecriv it une „grande lettre il y a environ vingt ans. J'avais en- „„ tendu parler de ſes mœurs, & par conſoqu ent je „ ne lui fis point de rcponſe. Voila origine de tou- tes les calomnics qu'on dit qu'il debita contre moi „ dans ſes feuilles. II faut le laiſſer faire, les gens „ condamnes par leurs Juges ont permillion de leur 5” dire des injurcs. TT Je ne ſais ce que ect quo une CO! nedic > italienne „ quill mimpute, Nt: ulce, Quand me zuar iera. 4-0 12 „ voild Ja premiere fois que j'en ai entendu paler. „ Ceſt un menſonge abſurde, Diru © voulu que... », J aig fait des pieces de theatre pour mes pechcs; © +» mais je mai jamais fait de farce iralicanc. Raver "I 25 ccla de vos anccdores. > ” Je ne dais comment une lettre que j crivis 2. „„ Wy lord Littleton & ſa réponſo, ſont tombècs © „ tre les mains de ce Freron; mais je puis vous = , ſurer qu'elles ſont toutes deux enticrement falſi- 0 ficcs. Jae "0 je vous en envdie Ics oh „ 5 » , Ces W480 les falticulaires NING pleat ati „aux chiffonnicrs, Qui vont ramaffant des ordures 1 „ pour faire du PIP... ar 23 | Os voila — I ws | pas encore une belle ance ot KY | —— — — — In þ q__—_—_— 4 FE 4 _— "A _— 5 5 - r 3 29 9 23 32 35 95 3. 35 5 236 44 AN EOD & bien digne du 1 505 e, qu'une lettre de moi au rrofeſlear Haller, & une lettre du profeſſeur Hal- ler à moi! & de quoi Saviſa Mr. Hiller de faire courir mes lettres & les fiennes ? & de quoi s'a- viſe un ſolliculaire de les imprimer [O's de les falſi- fier pour gagner cing ſous? II me la fair ſigner du chateau de Tournex ) Ou je Wai Jama's 40. meurs " Ces impertinences amuſent un moment t des jeu , nes gens oififs, & tombent le moment q apres dans feternel oubli ou tous les r riens de CC tems. ci tom. ” bent en foulc. 7 "7 anecdote du cardinal de Fleuri fur le Qu "> Wl dum que Louis XIV mentendait pas, eſt tres v raie, Je ne Pai 88 rte dans i: SEC de Louis X que parce quo en Etais for, & je Nai point repports celle du Nittcer ax parce que je wen Et ais pas ſür. Ceſt un vicux conte qu on mc fai ſait dans mon en- fance an colleze des jèſuites, pour” me faire ſen- tir la ſupsriorite du pere de la Chase > fur le grand- 5 aumGnier de France. On pretendait que le grand- ALUINOUICT interroz6 fur la ſ] Iuification de Niticorax 3 dit que cctait un capitaine du roi David, & que o revercnd perc la Chai aſſura que cctait un hibouʒ; peu in'importe. Et tres peu m importe encor quon fredonne P xendant un quart cdheure dans un latin | ridicule un niticorax groſſicrement mis en muſique. 5 Jen 2 Nui point pretendu blamer Louis XIV d'igno- rer le latin; il ſavait gouverner, il ſavair faire ker tous ls arts, cela vaut mieux que Tenter ns AN à, AN E DO ES. 257 drt Ciceron. D'ailleurs cette ignorance du latin ne „ vcnait pas de ſa ſaute, puiſque dans ſa J2uncflc il „ 4pprit de Jul- -MEeme Vitalien & © Teſpagnol. 49 Je he {ai Js pas pourquoi homme que le follieu⸗ : . aire: fait Par ler me reproche de eiter le cardinal de bo Fluri K $6 je a dire que j aime d citer de graut . noms. Vous ſavez, mon cher ami, que mes grands e noms ſont ceux de Newton , de Loke, de Corneille, „ de Racine , de La Fontaine , de Boileau. Si je nom 55 de Fleuri Etait grand pour moi, ce ſerait le nom bo de Tabbc Fleuri autcur des diſcours patriotigques, on ſavans, qui ont ſauve de Foubli fon Triſtoire eccle- 2 alli; & non pas le cardinal de Fleuri que j'ai 5, fort connu avant qu'il füt miniſtre, & qui, quand „ i] le fut, fit exiler un des plus reſpectables hom ” mes de France, Pabbc Pucelle, & empecha benigne- „ ment pendant tout ſon m \imſterc qu'on ne ſoutint | „ les quatre famcuſcs propofitions Tur leſquelles eſt : " fondèc la liberté krangniſe ans les CLIUICS eccle- 5 IE en: » Je ne connais de erands-hommes que ceux qui — „ ont rendu de grands ſervices au u genre. human. 5 8 Quand famaſſai des matériaux pour cerire ic z Siecle de Louis XIV, il fallut bien conſulter des _ genéraux, des miniſtres, des aumonicrs , des da- „ mes & des valets de chambre. Le cardinal de Fleu- „ ri avait &t6 aumònier, & il m'apprit fort peu de e cane Mr. marechal de Fillars nt apprit beau N er pendant "_ ou 895 anne cs ce tems, com. 8 — — — 2 : = = \ = 4-4 — = — _ l — e > = = = _— ' = | - — * — = = = N 4 4 ” . ts : a —— * p * 77 _ = 2 * — - 4 x + 1. * ” 2 - — . ; | * hs Wi PEPIN TY 4+ AS — | 2 L _ . om - — — 5 —— a m— — — 1 < . — = — of . — 1 N , _ * + — * 2 0 [ * , . 2 - — — — — - Pe - = — - l ſs 1 - - * — - — — "I * - . — * 4 N - _ - mr 4 = * _ a W - Y FX I *,. , ; ' 9 * — I > 3 — * ” — 7 N I 2 3 I * . . 1 — 5 Ar » a 4 - - — — — * — — n - — , 4 — , > ak. ” — — 1 * 0 : — 4 . * ry Red « ö K : * —— « Sr 2% as N N — —*s ' a * S 2 — — 22 5 N > = ww r 1 > G . ' 6 "© > es MRS » tites anecdotes, dont je. fais tres peu de « : » Jes ne ſont qu'un vain. amuſement, * evenemens inſtruiſent. wo. „ me vous K ſavez; & IC nal pas dit tout cc qu'il 5 voulut bien in 'apprenare. 55 Mr. le due d Antin me fit part de pluſicurs ancce- „ dotes, que je Na donnc que pour: cc qu elles va- , laie Nt. * M . de To cy fut le promicr qui m apprit par „ une ſcule ligne en marge de mes queſtions, que ” Louis XIV n'cut jamais de part à ee ſamcux teſta - » ment du roi d'Eſpagne Char les W, qui. Changea la „ face de Euro PC. — » n n'cſt pas permis d ecrire une hiſtoire contem- » poraine autrement, qu'cn conſultant avec aſſidui· 5 te & en confrontant tous les temoignages. "IF y 1 a des faits que Jai vus par mes yeux, & & autres g 5 Par des veux meilleurs. Jai dit la plus cxas te » veritò fur les cholcs efſenti2 les. 5 55 ts c roi regnant m 'a rendu pabliquement cette ju- be- bs Cle | 1 F de Lorraine, m'a rendu le . » temoignage autentique, que Jayais parlè de toutes N les choſes importantes arrivees ſous le regne de ce. - » heros mrs , comme I jene av ais Ct le temoin | 55 oculairc. 5 35 A reg ges petites circoaſtances, 1 i les abate 4 : 25 A N A, AN N DOT ES. 09 — donne a qui vcudra; je ne m'en ſoucie pas plus que de Thuſtoire des quatre fils Ain. © T'cime bien autant cclui qui ne ſuit pas une anecdote inutile, que ce celui qui ua lait. „ pu; fs” vous wvoutey: etre inſtruit des bagatelles & des ridicules, af Vous dirai que Votre malheu- Feux ſollic ulaire ſe trompe, qaand il pretcad qu'il „a Cty joue ſur le theatre de Londres, avant d'avoir Cc borns ſar celui de Paris par Ferome Carre. La tra duction „ ou plutòt Pnaitation de ja comcdic de Wort iſaiſe & de Freron, faite par Mr. George Kol- | man, n n'a Cre JO! acc ſur le theatre de Londres qu'en 1766, & ma été imprimèe qu'en 1767 chez Beche & de Hondt. Elle a cu autant de ſucces a 8 Arcs qu'a Paris, parce que par tout pays on aime 55 vertu des Lindanes & des Friport, & qu'on de- eſte les folliculaires qui bar! Douitlont du papier, & mentent pour de argent. Ce fut Pill tre Garrick qui compoſa Fepilogue. Vir. G. vorge Koln na fuit 1 honneur de m' envoyer fa piece; elle eſt intitulee 5 The Eng ich Merchant, „%% aye OR, 5 , Celt 1 unc choſe aſſez plaiſante qu Londres, 2 „ Peecrobourg, a Vienne, à Genes, a Parme, & fuſs | qu'en Suiſſe, on fe ſoit cgalement moque de ce. Freron. Ce weſt pas à ſa perſonne qu'on en voulait : | il pretend. que I Ecoſſaiſe ne rcafſit a Paris, que | parce qu'il y eſt deteſté. Mais la piece a rèuſſi * Londres „ a Vienne, Ou il eſt inconnu. Perſonne men voulait à Pourceaugnae , quand. Puarceangnas 25 fit r re IE. urope. 2 10 fla, ANC Dor E „Ce ſont-la des ar ecdotes littèraires aſſez bien conſtatèes. Mais ce font, ſur ma parole, les ve- ritcs les plus inutiles qu'on ait jamais dites. Non ami, un cliapitre de Ciccron, de officiis, & de na- tura deorum, un chapitre de Loe, une lettre pro- vinciale, une bonne fable de La Fontaine, des vers „ de Boileau & de R ac ine, voila ce qui doit occuper un vrai littér atcur. CC 1 BE 1 voudrais bien £ woir. quelle urilte le public 5 ery - .” ; 5 9 ' retircra de V'examen que fair le folliculaire, fi jo , demecure dans un cliuteau ou dans une maiſon de campagne. Jai lu Cans une des quatre cents bro- chures faites contre moi par mes confreres de la | plume, que madame la ducheſſe de Richelieu ma- vait fait preſent un jour d un carroſie ſorr joli, & „ de deux chevaux gris ee e que cela deplut fort à Nir. le duc de Ric heliæu. Et la- deſſus on batit une longue hiſtoirc. Le bon de Taffaire, Ceſt que dans CC tcius- la Mr. ic due de Riclielie 4 n ay alt 5 Pein de ſemaic. is 2 4 8 imprimen: mon porte. Teile reti rode, » Cautres mes {ct tres d Als. B., & d madame D., à qui je nal jamais crit; & dans Ces lettres toujours des anccdotes. 05. „Nen vicnt- on 1 pa 8 ai imprimer les lettres pretendue: de la reine Chriſtine, de Ninon TEnclos? &c. &. | Des curicux mettent CC ſotiſes dans leurs biblio- „ theques, & un jour qu elquo crudit aux gages dun 8 ano hos ſera val Joir comme cs monumens RY * eien A 84.70 n 241 3 Cieux de Thiſtoire. Quel fatras! quelle pitic! que! 3 opprob: bre de la littérature! quelle perte de tems! PR lis actuellement des articles de PEncyclope- „ die, qui doivent ſervir d inſtruction au genre- u- - » main; mais tout n'eſt pes Eg gal, EC. — 1 ; DE CS : ANAT 0 M I . 1 ancienne eſt à la moderne ce qu'sraient I les cartes geographiques g groſſieres du ſeizieme ſiecle 5 qui ne repreſentaienr que les lieux principaux, & en- cor infidelement traces , en comparaiſon des cartes topographiques de nos jours, 0 Ton trouve © JT ay moindre buiſſon mis a fa place. 0 3 Depuis 2 jaſqu' Le Cat on a fut de . | les decouvertes dans le corps bumain; on peut ſe flat | oo eas ter d'avoir Penetr6 j uſqua la ligne qui ſepare a jamais 3 les tentatives des hommes & 8 les ſecrets impenetrables de la nature. 5 Interrogez Borelli fur h force ente par le coeur | aw ſa dilatation, dans ſa diaſtole; il vous aſſure qu'elle eſt 6gale à un poids de cent c quatre-vingt mille livres, dont il rabat enſuite quelques milliers. Adreſſe- Vous à Keil, il vous certifie que cette force n'eſt que 2 de cinq onces. Furen vient qui decide qu'ils ſe ſont trompeès; & il fait un nouveau calcul; mais un qua- 5 5 trieme ſurvenant pretend que Jurin Selt trompe auſi. 1 2000 l e . Q „ : TD > - — * _ R _— - © = - m * - ” — 2 * * — = ... < — — — - — ns : ' "E ” 2 — = y * - - Ln _— —— _l * 27565 2 . —_ * — — - _- — — — — — As 1 a - — — — . = — — ä i a - * N - K — ——_—__ < _ , - a 2 2 - — — 1 © om Oo 2 8 — y = — o A pe - Eo wn oo ˙ !.... a——_— ww ; _ 8 : n — — - — * — ; = 2 * , N 5 > * 2 þ * - * - —_ * 4 6 - of . 9 of : _— * __— - * — — — — _ — — —ä—G | —O_— — I = - » —— — WAY O00 - 2 — * > * * 2 * = — 4 * _ . . — ps —_ s 4 4 — 5 * >, * 2 _— 4 0 — - 1 % 42 2 - N * ** * — 1 * : " 3 2-4 x — — . — — , — * * : _ ” ” — ———— — * 2 — - 2 N — 1 » — 2 — — 7 E — — — — — — * 4 — 2 — * -—- —— . . 7 * — - > _— — N — 28 3 9 * — + ws * © x —— — — — — * 4 P —— „ a» * ww, _ .. ws. 40 2 24.48 8 Pt . —5 — — — — 1 — 4 4 F E * — * r w cc ADP + .. 5 8 — wu. - - HA * . = „ — — — © * * = "a — 1 92 2 oe . 7 ” As fe C h . — „ ow” 8 5 9 —U— — : : : { : „ A p ; „ U 4 . , ag? - . 4 4 : . , 2 5 " II 1 4 7 . N 4 70 F 1 } is. . ö F „ 4 1 + 4 ” Sz *B 4 "£ * I ' * 2 p N Y { : - Us 4 3 3] 5 4 * 1 1 & : * 4 1 : 1 | 1 1 l £1 & N 0 : ' : J 1 2 , 1 = #4 - . . (4 , 2 " ' 4 «> 4 | 0 * * ö 7 f p * 14 ; if 13%: : : > . 4 4 4 : K 14 . N . 1 ts | a q * q . ” : * 2 * 5 Ws 1 7 * 1 13 4 f . 14 4% P + « - . . . | *R: 8 oh 1 * A * . th » V * '. * 3 —_— 3 5 3 : "FH 0 - " 1 * > f F , * 17 4 9 % 1 = i =. N p 4 *4 1 4 | 4 A „ 4 4 1 ? * -- 4 =” — is 242 N KAT 024 93 1a nature ſe moque deux tous & pendant qu ils dif- 5 putent, elle a ſoin de notre vie; elle fait contracter | & dilater le cœur par des voices que . human ne peut decouvrir. ” On diſpute depuis Hipporrate f far la 17 aniere dont fo ä keit la digeſtion; les uns accordent a Vellomac des ſacs digeſtifs; d autres les lui reſuſont. Les chimites font de l'eſtomae un laboratoire. Tie equet en fair. un moulin. Heurcuſement la nat! ure nous fait digèrer ſans qu'il ſoit neceſſaire que nous ſachions ſon ſcerct. Elle nous donne dcs appetits, des goùts, & des aver- ſions pour certains alimens dont nous ne 1 PT = Py: favoir h cauſe. 1 On dit que notre chile £& th ouve de ja tout forme dans les alimens meme, dans une perdrix rotie. Mais | que tous les chi miſtes enſemble mettent des pordrix dans une cornue , ils n'en retircront rien qui res- ſemble ni à une perdrix ni au Chile. . faut avouer que nous digerons ainſi que nous recevons 14 vie, que nous la donnons, que nous dormons, que nous ſentons, que nous benſons; fans favoir com- went. „„ Nous a avons des bibliocheques entieres ſur la x gene- | : ration, mais perſonne ne ſait encor ſeulement quel . reſſort produit Tintumeſcence dans Ja Partie maſculine. on parle dun ſuc nerveux qui donne la ſenſibilite a nos nerfs, mais ce ſuc va Pu « etre dccouy ert Par 5 aucun ahatomiſte. a AN r 0 7 k. 243 Les efprits animaux qui ont une fi grande reputa- tion, font engor à decouvrir. Votre médecin vous fera prendre une médecine, & ne ſuit pas comment elle vous pur ge. La manicrc dont ſe r nos cheveux & nos ongles, nous eſt auſſi inconnue que la manierc dont nous avons des idées. Le plus vil excrement confond b tous les Philoſ ophes. - Findia & IL emeri entaſſent mémoire ſur memoire. 5 concernant la !g6neration des mulets; les ſavans ſe partagent: Vane fier & tranquille ſans ſe méler de la _ diſpute, ſubjugue cependant ſa cavale qui lui donne un beau mulet, ſans que Lemeri & Pinslou ſe dou- tent par quel art ce mulet nait avec des 07 reilles | Cine & un corps de chev al. - Bur eli dit que T il gauche oft beaucoup plus fort que Teil drqit. Duhabiles phyſiciens ont foutenu le | ; parti de Poeil aroit contre lui. 1 Vous attribuait Ja couleur des negres a une ma- ladic. Ruiſch a mieux rencontre en les diſſequant, & en enlevant avec une adreſſe ſinguliere le corps muqucux reticulaire qui eſt noir; & malgrè cela il ſe trouve encor des phyſiciens qui eroient les noirs driginairement blancs. Mais qu: eſt ce * un 1 . 2 la nature deſavoue? Ss | Boerhave aſſure que Ie ſang dans les villeules des poumons eſt preſſe, chaſe, Fouls , briſe, attenus. 1. Cat pretend que rien de rout cela reſt x vrake n BZ, = 1 1 s [4 : =: { 1 214 A 8.4 T 0 M1; attribue la coulcur rouge du lang 4 un fluicc cauſt. que, & on lui nie ſon cauſtique. Les uns font des nerfs un canal par . Jequel paſſe | un fluide inviible; les autres en font un violon dont les cordes ſont PiNCECS Par | un archet qu'o on re voit pas davantage. = | 1a plupart des medecins Attribuent les reglos des femmes a la plethore du ſang. Terenzoni & Vieuſſuns croient que la cauſe de ces &vacuations eſt dans un 5 eſprit vital, dans le froiſſement des . enfin a: mg I le beſoin daimer. on a recherchd juſqu's la cauſe de I ſentilies, E on a &t6 juſqu'a la trouver dans la tr epidation des mem- bres 4 demi animes. On a cru les membrancs du foe. tus irritables; * cette ider a etc forrement com- | baren 1 | Celui- ei dit que la palpitation oy un membre coups | eſt le ton que le membre conſerve encore. Cct autre dit que C'eſt Telaſticitè; un troiſieme Vappelle irrita- bilite. La cauſe; tous Fignorent; tous ſont a la por- te du dernier aſyle ou la nature ſe renferme; elle ne ſe montre jamais a ceux, & ils devinent dans for ” antichambre. | 1975 Heureuſement ces queſtions ſont ëtrangeres à la me- decine utile, qui n'eſt ſondèe que ſur Vexperi ience, ſur la connaiſſance du temperamment Mun mulade ; 3 fur des remedes tres ſimples donnes a pr opos; Ic rc tis : elt Pure curjoſirez & fouy ent charlatanerie. ANCIENS ET MODERNES 245 Si un homme a qui on ſert un plat d'ecreviſſes qui Etaicnt toutes griſcs avant la cuiſſon, & qui ſont devenues toutes rouges dans Ia chaudiere, croyait n'en devoir manger que lorſqu'il ſaurait bien prèciſé- ment comment elles ſont devenues rouges , il! ne man- gerait debe vill de ſa vie. 1 S S e S See eee ANCIENS ET MO DERNES. h L. grand proces des anciens & des modernes neſt pas encor vuidè; il oft 1 ir. le bureau depuis Page d'ar- gent qui ſucceda a age Cor. Les hommes ont tou- jours pretendu que Ic bon vieux tems valait beau- coup mieux que le tems preſent. Neſtor , dans I'lia- | de, en voulant Sinfinuer comme un ſage conciliateur dans reſprit d Achille & d Agamemnon , debute par leur dire. .... j'ai vicu autreſois avec des hommes qui da- laient mieux que vous ; non je nai jamais wu, & je ne verrai jamais de fi grands perſonnages que Drias, Co- 5 Exadius q 1 me al aux Ms Ke. 1 Is poſterite a . vengs Achille du mauvais com- ns plinent de Neſtor , vainement louc par ceux qui n louent que antique. Perſonne ne connait plus Driar; on n'a gueres entendu parler d' Exadius, ni de Cente z . 8 & pour Polipheme 6gal aux Dieux, il n'a pas une trop bonne reputation, à moins que ce ne ſoit tenir de la Divinitè que davoir un grand œil au front, 5 * de manger des hom mes tout cruds. „ — o — — — — n_ — — * o = —— = _—_— . 4 = — = 8 . — - . — — — — — —— —— — — — - A: = — — — — 3 ** * - ; — _— — - = - — 9 5 — L — FP 3 > — — py N x =] - be. 0 — rÜ7ñ᷑: —-— — — — x — 1 — — 2 5” — = — — 2 =”. _ a S "IF. — — — x 1 — 2 F + = i 1 4 l ; ö 0 i | 4 1 : x \ n 4 - » tz i | ' [i \ ; = , 14 R $ 4 qo . * ' „ L ' = 4 PF 14 5 4 4 " a by . . 1 . 4 a i , y : » x \ " = % o p : | n , ( I. 2 1 * 8 ti U } : . , *, _ . 4 4 * , 4 S| | N 4 = 1 1 _ 1 4 1 : * * 4 I j ; „ "= q [ 1 1 * X ; 4 g > 6 \ : N Fa j 2 LE. ? 4 | I o » " . 5 ! { . ! P : E . * A4 . . a \ * _ 4 : o - 0 + + U 5 : : n 11 7 : * % 5 } j : þ by k * * 4 f 3 8 14 p ” 2 . 7 we! * # * . 1 ; = * ' - : 1 g 1 0 * 4 4 b d 1 p : : T1*Y * j : ! * 4 . + F : 4 4 * © 14 0 * 1 7 : \ i N * . . 17 } Th \ , x 4 . 5 1 5 q ; U 51 7 ” : 0 q * * N 1 Fi 7 7 *. . 1 1 q . 9 . 2 8 x f 07 a b * wal $. l * , . 3 : & - 3 ©», => 'T . 5 . N * y 1 it N 25 - % l k 4 9 5 28 . : 7 1 * . *.F -4 * * : * # ; ; : h =” | N . . " — — uu = © £ — —— — ä 2 r 1 „ * — , 6" , 248 | ANCIENS ET MODERNTE S. Luerece ne balance Pas a dire que la. nature a de» | Ihe acdit 1 fetus E pal la te ta, _ Owe nunc vis 1 grandeſcunt audi labore; Conteri: nuſcue hopes, & vires egricolarum, &c. Ia nature languit; la terre eſt Cpuiſce ; TI'e'homme degenere dont la force eſt uſce, 5 Tg un fol ingrat par les bers a. 18 est pleine des Cloges dung autre anti- duite plus reculce. 5 I, es hommes, en tout tems, ont f + qu fareldis | Io, . De lor gs ruiſſeaux de lait ſerpentaient dans nos bois ; : Ta lune ctait plus grande, & la nuit moins obſcure ; L'byver ſe couronnait de fleurs & de verdures I. homme, „ce roi du monde, & roi tres faincant , 2 Se contemplait a Taiſe, admirait ſon ncant, 5 Er forms pour 7511 le plailait à rica faire, &c. 4 — 1 2 ITE) | Herace combat ce prejuge avec autant dc fineſſe que de force cans ſa belle epitre à Auguſte. _ Faut- „ il donc, dit- il, que nos poëmes ſoiĩent comme nos - 3» vie; { 56) dont les plus vieux ſont toujours pre- 33 ſer6s?” II dit enſuite: TY %%%ͤũ᷑è. ꝝBzꝝ . 52 - * | 1 * em reprehendi, 3 201; 71 60 0 571 Compoſitum Ulepideye Fietctur; ſed quis nupe; | Nec veniam antiquis fea toner: e S 8 m7 ia galt. — — CE .. C ON . 5 . . * 7 -. go Ingeniis » non 10 7 ſavet, Plouditgue chi le; 8 15 Wen ſed in: mpugna: : 1 2295 noſirague Avis Gait, &. — Fai vu ce paſſage imite alaſt en vers Familiers Es C4) Fri. 1 lib. $ wit lold. | oh s 3 | ANCIPN® rr MODERNDS, 247 -M- Ren dons toujours :uſtice au beau. J Est. il laid pour Grre nouveau? Pourquoi donner ja preference | Aus mschans vers du tems jadis ? 8 C'eſt en vain qu'ils font applaudis; Ils wont droit qu'à notre indulgence. Les vieux livres ſont des treſors, Dit la ſotte & maligne envie. Te n'eſt pas qu'elle aime les morts; | Elle lait ceux qui tout « en vie. Ln Ls ſav ant & ingenicux F benen 8 exprime alu ſar s ; ce ſujct. ä 1 Toute la queſtion de la prèëminence entre les ] 9 anciens & les modernes, étant une fois bien enten- ” due, fe reduit a ſavoir, ſi les arbres qui &taient 1 „ autrefois dans nos campagnes etoient plus grands 5 ” que ceux d' aujourd'hui? En cas qu'ils Taient éèté, »» Homere, Platon, Demoſthene, ne peuvent etre Fg 41-4 „ ts dans ces derniers ſiecles; mais fi nos arbres 1 , ſont auſſi grands que ceux d'autrefois, nous pou | 41 5 T0. Egaler Homere, Platon, & Demoſthene. = | 1 8 Echairciſſons ce paradoxe. Si les anciens awaient 1 1 „ plus deſprit que nous, c'eſt done que les cerveaux ras „ de ce tems Ia ctaient mieux diſpoſts , formes de li 1 | 2 fibres plus fermes ou plus dèlicates, remplis de . . it f 4 plus Ceſprits animaux ; mais en vertu de quoi les 55 . We „ cerveaux de ce tems. A auraicnt-ils 66 mieux dif © |: „ poſts? Les arbres auraient donc été auſſi plus „ grands & plus beaux; car fi Ja nature Stait les M0 „ Plus jeune & plus vigoureuſe, les arbres, . auſſi 4 5 „ bien que les cerveaux des hommes, auraient di 6. 1) 5 ſentir de cette vigueur & de cecce jounziTe, 25 * 5 7 1 — — —— D—4ikꝙ I Z 70—˖1—52 4 — 2 —— > — — — —— " ada 2 1 * ' i U j i ) k p : } = FI — — „/c —— — — 1 mn - — —— — — 4 —— O_o Ve ne ee 5 wa. dy. — 248 ANCIENS ET MODERNES. . greſſon ſur les Arciens & les Modernes. Tom. IV. &di. tion de 1742.) e Avec la permiſſio on 40 cet illuſtre academicien, ce Teſt point 12 du tout Ictat de la queſtion. Il ne s. a- git pas de ſavoir, ſi la nature a pu produire de nos jours d'auſſi grands genies, & d'auſſi bons ouvrages que ceux de Tantiquite grecque & lat ine; mais de ſa- voir fi nous en avons en effet. Il weft pas impoſtole fans doute qu'il y ait d auſſi grands chencs dans I. fo. ret de Chantilli que dans celle de Dodone: m. as, 1 ſuppoſe que les chenes de Dodone euſſent parle, il ſerait tres Clair qu'ils auraienc un grand avantage ur 0 notres, — probablement ne parleronr 2 "Ls Iotte, nine deſprit & de calens, qui a ms. : rite des applaudiſſemens dans plus d'un genre, a ſou- ttenu, dans une ode remplie de vers heurcux, le par- ti des modernes. Voici une de ſes ſtances. 15 "me 3 pourquoi veut - on que Fee Tes pretendus Dieux dont je ſors? En moi la meme intelligence Fait mouvoir les memes reſſorts. e Croit · on la nature bizare 5 Pour nous aujourd'hui plus avare, 1 5 7 5 Que pour les Grecs & les Romains 2 De nos ainés mere idolitre, _ Neſt- elle plus que la maràtre | Du reſte groſſier des bumains ? 0 pouvait lui repondre , Eſtimez vos afnds fun 5 les adorer. Vous avez une intelligence & des reſſorts comme Virgile & Horace en avaient; mais cc neſt Paus Peut tre abſolument la meme intelligence, Peut- 4 ANxcitns ET MODERNES. 249 Etre avaient - ils un talent ſupirieur au vöôtre, & ils rexergaient dars une langue plus riche & plus harmo- nicuſe que les langues modernes, qui ſont un melan- ge de Phorrible Jargon des Celtes & du un latin con- 16 rompu - . - i i . — — — +ꝙ— — — —— — — La nature ve? point bizarre; mais il ſe pourait 1 7 TR qu elle et donnè aux Arhuiniens un terrain & un ciel e plus propre que la Veſtphalic & que le Limoſin à for- : | 1 1 mer certains genics. Il ſe pouroit bien encor FE, le 1 11 . | gouvernement d'Athenes, en ſecondant le climat, _ "0041 ; | N | mis dans la tate de Demoſthene quelque choſe que! whe | "ng de Clamar & de la Grenouilliere , & le gouvernc- | | [| S ment du car dinal de Richelieu ne mirent point Gang la = TY | [| | | tete d Omer Talon & de e Bignon. t ol: Quelqu un repondir. alors a La Mitte par 10 pelt couple ſuivant : „% Ty 41 Cher La 1 & révere 5 VV 1 41 | Ces Dieux dont tu ne deſcends bas. Si tu crois qu "Horace is ton pere, | - D % —̃ 1 f II a fait des enfuns ingrots. „%% . ES. } La nature welt point bizare, 5 | BY 1 „ Pour Dancket elle eſt fort avare , F of Eo WE 14 | Mais Racine en fur bien traité. 15 . | : i | | Tbwulle Etait gute var elle; 5 | 5 : 3 5 1 18 [ Mais pour notre ami La Chape Ie, (55). | 6 es | | | | . Helas , qu elle a peu de bonds! N jj nr ol 1 Cette diſpute eſt done unc : queſtion de fait. this cquirs a-t-elle. eto plus ſe conde en n grands monumens de tout genre julg ju' a ten 25 de Pluta; que J que les fic- = ; $ = 8 — Ce ; Fa - . - 058) ce. FIT Chapelle Crair un Tecevonr g incral es fnances, qui . 75 | | tra 47! lit ts. piat, mont rivulle ; mais cus Qui atnaieat gacæ lui GE | M8 _ Uovoatent fes VET" ert bon. | 5 | | 5 1 "4 Q.5 — — — — _ — 1 _ — . * — * = * Fa Dal — — teſtent une grande paticnec dans ls. peuples, mais i aucun 2 gie Jupericur Ni les Chinois, ni les 1 : Tiens 1 roraiont 3 Yu Hire ſeulement une ſtaruc elle | QC nvs Tha teurs cn Form aur Dal. | 259 ANCIENS EV MODERNES. cles modernes ne Vont Et6 depuis le ſiecle des Medicis julqua Lowis XIV incluſivement? Les Chinois „plus de deux cents ans avant notre ere vulgaire, conſtruiſirent cette grande muraille qui n'a pu les ſauver de Finvaſion des Tarrares, Les E- gypticns , trois mille ans auparavant , avyaient ſur- _ charge la terre de leurs ctonnantes pyramides, qui avaient environ quatre- ving:· ix mille pics quarrss de 5 „Daze. Perſonne ne doute que ſi on vouloit entr epren- dre aujourd'hui ccs inutiles ouvragcs, on men vint ai- ſement a bout en prodiguant beaucoup d' argent. La grande muraille de Ja Chine cit un monument de 41 3 ainte; les pyramides ſont des tonumcns 5 de la va- nize & de la ſuperſtition. Les uncs & les autres at- * | D U CH 15 Va L 1 r Tru by L E. Fe ; hey aber Trans. qui a pris 2 riche Ge . - ſer tous les modernes, pi e quils mont rien ©. Fo. architecture de comparable aux temples de la Greece & de Rome: mais tout Anglais qu'il | ctait, 11 devair conv cnir que Pegliſe de St. Pierre eſt INCO! omparable Mer t plus belle gue a'etait le capiole, | Co | unc choſe curicuſe que raf Furance avec la- quite prpiens qu'il n'y a rien de neuf dans notre aſton nie, rien dans la connailſance du corps hu- n, { { ce nel Paus ny dit-it, jz circulation 4 ANCIENS TT MODERNESC 25! ſang. Lamour de ſon opinion, fonds ſur fon era. me amour-propre, lui fait oublier la decouver:.: he | _ ſatellites de Fupiier, des cinq lunes & de Panncau? Saturne, de la rotation du ſoleil ſur ſon axe, 15 ia poſition calculce de trois mille étoiles, des loix don- nes par Kepler & par Nearton aux orbes cœleſtes: des cauſes de la preceiſiion des èquino des, & de cent autres connaiſſances dont les anc lens ne foupgon: - naient pas meme la Poſlibilité. | Les decouvertes dans anatomie font en aue grand 0 nombre. Un nouvel univers en petit, decouvert avec * microſcope , était compte pour rien par Ie cheya- lier Temple; ; 11 fermait les yeux aux mcervcillcs de tes contemporiins , & ne les duvrait Fn Pour ad: wo - 5 | rer Farcicnne igaor ance. n va jaſqu': a nous plaindre de Navoir pls 1 aucun 5 reſte de la magie des Indiens, des Caldéens, des .- gyptiens; & par cette magic il entend une profon: © connaiſſance de la nature , par laquelle ils produi- ſaient des miracles fans qu'il en eite aucun, parcs | quien effet a ny en a jamais eu. „ Que ſont deve - 55 nus, dit -i, Es charmes de cette muſique qui en- , chantait f ſouvent les hommes & les bores, les 8 poiſſons, les oiſcaux, les fer Pons, & 6 & changeuir * leur nature? 1 Cet ennemi de ten ſiecle croit bonnement à la fits ble dOrphle, & 85 on avait apparemment entendu ni la — be Ne muſique q [talic, ni me me. celle de trance, qu! | a BY verite ne et arment pas les ſerpens, mais Gul Charment les v rele Ces connιαiſleurs 3 ———— — T——_ . * . . —_ a> _— = . 2 > - — — -- — * — — — — — > > l — — — — — —— 2 —— 4 * * — o = 2 - — " 0 * — - » — 4 2 a — „ZK 5 „ — - * "7 1 * R : 0 1 * 4 : - c . | | | v N 9 1 x p ; | F ( : b » o * 1 1 # 4 l A 4 k 0 , | . = j, 4 | 4 x \ U * bl l * ' ” 4.4 4 U A gd b A a | * ol | . & . "* N - : : 4 U 7 £ N N ' . , | 1 4 , l 5 ( \ = 21 þ „ 5 Al , | a 4 * 4 ”" 7 4 U N « n 1 q 4 . Pr 15 1 o 1 2 [ TA. a YT 7 [ i 1 0 1 Ll 7 -& p 4 d _— J J ö þ - i r : 17 | 7 by = % =" | A . «== i : p j XL, 4 s © 1 ' 1 1 } N FN 71 * [4 5 a * [ by - , N 4 „ x s 4 4 0 N 4 6 , r * # : * 4 | ˖ —_— 15 , y 7 i l , : 9 k » + * . o 13 . - * N i : j - BEE l ! 4 F = a 1 , * 0 ; 0 4 1 o © 3. 4 ' bo * 4 17 : ! : . . # 4 4 19 F 7 d » 1 "ih "3 | —_ p | 1 : 1 4 þ 12 1 i LF T 1 +4 « ; bt „ 10 ” ' , 4 £8 + 7 { 7 g 4 1 N * 4 ; L * „ 1 1 1 do * 91 N 1 ” * Fy l : N 3 - 5 184 A N ; G 1 4 * d F - » * * - * I g \ 7 : . r Fi [2 1 1 > 7 0 | +. 1 , o » * 7 j | 1 . * « {1 : 1 97 — 8 7 9 » . 5 y 75 q ' * ſ F 4 : = [ k : * * 14 4 bod 7 1 T : 4h ; 7 j 11 * 4 5 : * iy * 3 13 , 5 3 p * ; n © * 8 : i 2 . 4 #11 2 7 1 1 * 71 . Fe. 8 . * 5 8 * i 5 ? 4 4 Fi 1 1 4 oy " 1 4x 41 4 . f . 1 * 4 p : : 414% [ , - ' » J * 1 5 — d | 4 I Y Ss . * 1 * 4 N | 4 i \ . . * \ b N 4 {E - , : 4 * ” - 7 — — + ꝙ — — _ 4 0 — 272 AN CIENS ET Mo DFPRN S. Ce qui eſt encor plus ètrange, c'eſt qu'ayant tou te fa vie cultive les belles- lettres, il ne raiſonne pas mieux ſur nos bons auteurs que ſur nos philoſophes. 11 regarde Rahelais comme un grand-homme ; il eite les Amours des Gaules comme un de nos meilleurs ou- vrages. Cetait pourtant un homme ſavant, un hom- me de cour, un homme de beaucoup Jefprit, un am- baſſadeur, qui avait fait de profondes reflexions ſur tout ce qu'il avait vu. II poſſedait de grandes con- noiſſances: un prejuge ſuffit pour giter tout ce me- Arte, D* Doll ET DE Racine. Beiden & Racine, en 6criv ant en Fav cur des: an- clĩens contre Perrault, furent plus adroits que le che- Lalier 1 1 le. Its fe garderent bien de parler d aſtro- nomie & de phyſique. Boileau sen rient a juſtiſier Ho- mere cor. irc Per Fault , mais en g. ent adroitement ſur les defauts du In te Gree, & { fur I ſommeil qQuC : lui roepr ache Hor ace. II ne $'ctudic quiz tourner Perrault, 5 reunemi d Horne ere, en ridicule. Perra . lt entond-il mal | un paſſize, ou traduit- il mal un paſſage qu'il enten? Fon Boileau qui ſaiſit ce petit avantage, qui rombe ar lui en ennemi redoutable, qui le traite digno- rant, de plat Ccrivain: mais il ſe pouvait tres bier: "Hairg: que Perrault fe fir ſouvent trompe, & 5 0 pourtant il cot ſouvent raiſon ſur les contradictions ks repetitions, Puniformite des combats, les tow Þ gues harangaes dans la melee, les indecences, les i in- 5 one quences de la conduite des Dieux dans le pet. : ivy Ealin Tur toutes ks ſautes ot i} | pretcadait I ANCIZNS ET MODERNES. 252 ce grand poëte etult tombe. En un mot, Hoilcau fi: moqua de Perrault beaucoup plus qu'il ne zultifia Hl * | De Lt STICRE Fr DE LA MAUVAISE Fol DF Raw DANS LA DISFUTE CONTRE PE: ERRAULT AU uur een LT Ds INF IDELITES DE Buvzcor. "Pacino uſa du meme artifice car il tait rout aufſi | malin que Boileau pour le moins. Quoiqu” i cut pas fait comme lui ſon capital de la ſatyre; i] jourt du plaiſir de confondre ſes ennemis ſur une petite meprj- ſe tres pardonnable où ils Etaicnt tombes au ſujet | dEuripide, & en meme tems de ſe ſentir tres Tupe- 7 : rieur a Euripide meme. Uraille autant qu'il le peut ce meme Perrault & ſes partiſans ſur leur critique de T' Alceſte d Euripide; parce que ces meſſieurs malheu- reuſement avoĩent EtE trompès par une edition fau- tive d Euripide „& q ils avaicnt pris quelques repli- ques d'Admete pour celles d' Alceſte: mais cela nem pèche pas qu Euripide 1 cut grand tort en tout pays, | _ la maniere dont 31 fait parler Admete à ſon pere. 5 n Blu reproche violemmenc de netre Has: mort | por : 7 Ws | Quol donc, . mi r&pond le roi fon pere, 3 qui 5 8 adreſſez - - VOUS, Sil vous plait, un diſcours fi hau- ; : = 5 tain? Eſt-ce a quelque eſcluve de Lidie Ou 1 3 35 Phrygie? Ignorez- vous que je ſuis ne libre & 5 3 Tbeſſalien? ” (Beau diſcours pour un roi & pour un pere! ) „ Vous m'outragez comme le dernier des = . Ou eſt la 10¹ * dit * les Ry: doi. 5 1 « 2 — ——U— ——— E EE ee — —— — . — - d 4. 2.4. 2 NS —— — — — l CHO 254 AXCIENS ET MODERNES. | 9 vent mourir four leurs unfans? Chacun eſt ict. 3 bus $ pour ſoi. Tai rempli mes obligations enver2. „ vous. Quel tort vous fais - je? demandaĩ · je que „ VOUS mouriez pour moi ? La lumiere vous eſt pre- „ cicuſe; me heſt - elle moins 2... Vous m accuſeꝝ „ Ce lachere..... Lache vous - meme; vous n'avez . rougi dc preſſer votre femme de vous faire 5 Ss vivre en mourant pour vous. . . Ne vous ſied- il <> pes bien apres ccla de traiter ods laches, ceux qui "WP efuſent de faire pour vous, Ec que vous n'avez „ pas le courage de faire vous- meme. Croycz- „ moi, taiſez- vous. ... Vous aimez la vie; les 55 autres NC Taiment pas moins. 4+. Soyez fur que | „ ſi vous m'injuriez encor, vous ene de — TY des dure etes qui ne ſeront pas Ges m cnſonges Ts lr prend alors 1a parole. * Coeſt A & © 0033 trop des deux cõtès: ceſſeza, vioillard, ONCE BY oe & malraiter,: de e paroles votre fit 8. "Oe cœur aurait - dd lands 4 ce ſemble faire une for % : renrimande au fils d'avoir tres brutalement parle 2 : ſon propre pere, & de Jui avoir reproche fi e, 1 Seen de n etre pas mort. Oo out tle reſte de la ſcenc ef dans ce goüt. nE Es 4 n Hu. Tu partes centre ton rere ſans en av oir regu ous rage, 5 : 1 2 4 D Ar * FT; E. Oh! Jal bien v vu que vous aimez a4 vir re longtems, = r 3 - ANCIENS' ET MO DñE AN ES. 235 — Puk AES Et toi, ne portes - tu pas au tombeay celle qui eſt moi tc ace toi ? A DME T K. 1 le . us infame des hommes, c eſt Ja preave * 5 Pu Es. Tu rc pouras pas au moins dire qu elle eſt morte | pour moi. Apr . Plut zu ciel! que tu ulſes dans un | Grat. ou ta | e eutſes beſoin de moi. ; LE Pr. Fais micux, 6pouſe pluficurs fommes , aſin qu el | les m ꝛeurent Pour te faire vivre Plus long gdems. 5 5 Apres cette ſeene un domeltique 3 JIE 11 peut etre aſſez etrange qu'on prenne Hercule pour un fripon adroit; il ne Teſt pas moins qu Her- cue ami g Admete ſoit inconnu dans la maiſon. Þ ent 8 tout = ſeu] de Parrivee d Hercule. „ Ceſt un etranger, dit- » il, qui a ouvert la porte lui- meme, Seſt d'abord | „ Mis a table; il ſe fache de ce qu'on ne lui ſert be „ Pas aſſez vite 4 manger, il remplit de vin à tout 3» moment ſa coupe, boit a longs traits du rou- „ £2 & du paillet, & ne ceſſe de boire, & de chan- 5 ter de mauvaiſes chanſons qui reſſemblent à des e hurlemens, ſans ſe mettre en peine du roi & de ſa RY femme que nous pleurons. Ceſt fans doute quel- » que fripon adroit, un vagabond, un aſſaſſin. | 7 tae — — äN— —— — — x —— 2 — — — ' 1 > l 171 a L / 1 - 4; - : 1 19 I] * . 4 4 ! _ i ' j = tv 5 i F is wa. » : 1 9 * — 7 1111 . 7 6 * * St! U 4 * ö 4 z 4 : . ; |. * = [1 \ . ' 1 F 4 n * . if? i ö [ 4 * k * 1 127 2 y : »% 15 * "; F ay : | 14 - "| : 4 1 2 I * - =_ 4 k : : [ | 4 4 = 4 FP 4 U 4 * N F 511 , 14 ; » © | | [ 5 [1 | X ——— — 4141 —— — — Ä . * * > _ — — — — - _— = — \ TEE. _—— l \ \ oy — = hs * — - — 4 _ a * — — + "ul - N 4 — Xs» = . _ N - * — 3 — 7 - 1 - _ 2 2 — - 9 . . — . ___ * — I < N „ < 4 . A * 5 8 . © S 7 - N : * " * 8 - _ p — — * —— he PP . — 5 * + E 8 ba * . 4 . — 5 ow \ = 5 L - LY ED — _ C ct C _—_ cf — . 5 K S &# . 1 Go, l * — 1 2 "I * — = - n - - ” AA — — — — 3 . TE on 1 nn a om et re Mn . 5 — qui ma pas traduit Euripide leuſe, fait ce qu'il peut pour jultificr la ſcene d Ad- mete & de ſon pere; on ne Cevinerait pas Je tour | * i prend. kane. 255 ANCIENS ET MODERNE Pet encor plus qu Hercule ignore la mort d'Alceſte, Gans le tems meme qu'on la porte au tombeau. Il ne faut pas dilput er des goùts, mais il eſt ſir. que de telles ſcenes ne ſeraient Pas ſoufteries chez nous ah foire. | Brumoy + Gonns le Theatre des Grees, & avec unc ficelice ſcrupu- 1 dit cabord e que les Greer wont pas trount 6 red. * oo e ces m mes chuſes qui ſont d notre egard bes inde- cences , des horreurs ; qu aii it faut convenir qu elles ne ſont Pas tout -d - falt telles que Nous. bes Imagens; 3 c en un mot gue les idee ont _ on peut repondre, que hs id6os des nations poli- ; cëcs n'ont jamais change fur le reſpect, que les en- | 5 Fans doivent | a leurs Peres. . Qui peut comer, ajoute - -t- i; que les idees n'aient change en differens fre ecles fur des points de morale ous 5 important? ” On repond qu wil n' * en a guercs de plas impot- Dis Francais, continue - t. 1, 4 eft inſult; 4 preten- a bon Ae francais veut qu'il courre les riſques du _ duel, & qu'il tue ou meure Pour TECOUUTET Jon honneur. 8 on repond que ce : weſt pas le ſeul pretendu bone. 5 ſens » ARcIEns FT NODERNES. 257. fens frangais , mais celui de routes les nations de Europe ſans exception. | On ne ſent pas ale combien cette maxime paraſtra vi- dicule dans deux mille ans; & de quel air on Faurais | I fide du tems d Euripide. Cette maxime eſt cruelle & fatale, mais non pas oe ridicule; & on ne Tent fiflce d' aucun air du teme c Euripide. Il v avait beaucoup dex emples de duels chez les Grecs & chez les Aſiatiques. On voit, des le commencement du premier livre de IIliade, Achille tirant à moitié ſon 6pee; & il Etait pret | 3 ſe battre contre Agamemnon, fi Mineyve metait venue le prendre par les chevcux, & lui faire remet- - . tre ſon epèe dans le foureau. Puutarque rapporte quiEpheſtion. & Cratere ſe bat - tirent en duel; & qu Alexandre les ſepara. Il eſt dac- 5 cord avec Quinte- - Curce, qui dit que deux autres of- fliciers d. Alexandre ſe battirent en duel: 099 8 5 bus armis duels certant. Et puis, quel rapport y a-t- a. je vous N Ps tre un duel, & les reproches que ſe font Admete & fon pere Pherts tour -@ - tour daimer trop la die, & : d'6 tre des laches? be ne donnerai que cet exemple de p aveuglement N dcs traducteurs & des commentateurs; puiſque Bru- nioy, le plus impartial de tous, Feſt &garè à ce point que ne doit - on pas attendre des autres? Mais ſi les 1 Brumoys & les Daciers Etaicnt k : * leur r demande C800 Sainte Cs” Liv. Ix. Nig, Premiere Partls. — > ws — — - * p ——— _ A 1 c —— 1 * — 254 — . — — — 2 — - 2 = * _—_ — 2 - . — —__— — —ͤ4—e . n —— ů «*ð²ẽ ͤ —— 258 AR cf NS ET MODERGNES. rais volontiers , F 518 trouvent beaucoup de (el dat; le diſcours que Polipheme tient dans Euripide: Fe ne crains point le foudre de Jupiter. Fe ne ſais fi ce Jupiter eſt un Dieu plus fer, & plus fort que moi. Fe me ſou- cie très peu de lui. S il fait tomber de la pluie, je me renferme dans ma caverne; j'y mange un veau riti, os _ quelque bite ſauvage; apres quoi je m'etends tout de mon long; j avale un grand pot de lait; je defats mon Jaion, & je fais entendre un certain bruit gui vaut bien celui du tonnerre. 11 faut que les ſckoliaſtes 1 muient : pas le nez bien fin, s'ils ne ſont pas dégoùtes de ce bruit que fait : 5 e quand il a bien mang Its diſent que le parterre TAthenes Tiait 45 cette : : plaiſanterie, & que jamais les Atheniens ont ri d'une Jotiſe. Quoi! toute la populace ꝙ Athenes avoit plus Jeſprit que la cour de Louis XIV? Et la populace "vol es. 2 méme N F op ew 1 welt pas quEuripide wait es ; bean & Sopho- . cle encor davantage; mais ils ont de tres grands defauts,. On oſe dire que les belles ſcenes de Corneil- le, & les touchantes tragedies de Racine, Tempor- tent autant ſur les tragèdies de Sophocle & q Euripide, que ces deux Grecs Temportent ſur Theſpis. Racine | ſentait bien ſon. extreme ſuperiorits ſur Euripi- de; mais il louait cc Jn. Gree: pour bumilier Fer- rault. „ Aer 2 = ſes bonnes pieces 3 elt auft dps. AXc1eNs ET MODERNES 259 ricur au pur, mais froid Terence , & au farceur 4. Fiſtophane , qu'au baladin Dancourt. II y a done des genres dans amel les woddes - nes ſont de beaucoup ſuperieurs aux anciens, & dau- tres en tres petit nombre dans leſquels nous leur ſommes inſerieurs. | Ceſt g quoi ſe reduit la dis- pute. : DE Lvrrours COMPAR A18ONs. ENTRE. | DES OUVRAGES CELEBRES. , Li raiſon & le zofit veulent , ce me ſemble, * * diſtingue dans un ancien comme dans un moderne le | bon & le mauvais » qui ſont tres ſouvent a cote Vun ; de Fautre. 7 | on doit ſentir avec - tranſport. ce vers de Cormeille ; 3 vers tel qu'on nien trouve pas un ſeul ni dans Homere, ni dans n ni dans . WW. ned | 8 : Que voulez - vous au il f t contre trois? = - Qu" il mourat. : & Yon doit avec la meme ſagacits & la meme hatt. N ce rẽprouver les vers ſuivans. on En admirant le Fr ublime tableau 5 1 As ſce- a 3 ne de Rodogune, „les contraſtes frapans des perſonna- ges & la force du coloris, Thomme de got verra par combien de fautes cette ſituation terrible eſt a- oe mene, quelles invraiſemblances ont preparte , FR quel point il a fallu que Rodogune ait dEmenti ſon ca- ractere, & par quels chemins raboteux il a fallu pas- ſer pour arriy er a Cette grande & rages © catas· . 5 trophe. R 2 —

  • LOS — — », acl OT” oa... as , | . + tp > x - - . — — — — — . — * 2 23 % - * OO — 2, L 25 K mo - Y. . * — = - \ _ — \ Y === \ * — — == « = © l a * * — . - — 1 = \ Fi * — 2 n = - - _— "—_— 2 we - Z SITY l > - . 1 N — = = _ =_ \ TY po » * L x = — — * * 3 — — ——̃äͤ— 2 5 þ 4 — — 2 — - * — * * I \ . — * —— 4 N I p ar 7 — — . = — - * — 4 22 * bo 7 * — E . \ 3 . 5 * b * P U — 5 A - SY D * Fe 4 ; —- 7 . - . 5 5 IN 5 > G a 7 Kt - N _ ” == * - V _ * % 2? 4 r 2 o : 4 a « 2 ” i - 2 — — —_ - | "FM _ A ” 4 ” - - 1 —— — = 1 — 1 — * X _ — e - — —— N N —_— — — — - - . . - — <2 = —_— - 2 K — 2 - — : SIS == 2—_—_ . — . — ._ > — 2 , — 2 K A 3 — —— 2 —— — * 5 - 1 — 3 — — A 5 4 | _ 2 2 a—— 2 SL — — — — — - — — Yo — ; 4 ” - * - — — - _ , . ® = — * * 5. — — * — — 5 42 - GS apwm—_ try fo 4a — * CO +4 - l * 1 — 4222 — 2 — — — — — 7 — 7 5 0 N - 4 5 4 J 2 | l 5 id 7 } 0 i 45 4 + n 2 ar - . oy - — . « — — —— 1 2 — % 2 ——— £ ( — = d < — — WO — ih... 4. — - — K * — . 203 ANCIENS ET MODERNES. Ce meme juge 6quitable ne ſe laſſera point de rei dre juſtice a Partificieuſe & fine contexture des trage dies de Racine, les ſcules peut - etre qui aient été dien ourdics d'un bout a Fautre depuis AÆſchile jus- qu'au grand ſiecle de Louis XIV. 1 ſera touche de cette élègance continue, de cette puretè de langa- ge, de cette verits dans les caracteres qui ne ſe | trouvait que chez lui; de cette grandeur ſans enflure qui ſeule eſt grandeur; de ce naturel qui ne gögare jamais dans de vaines declamations, dans des diſpu- tes de ſophiſte, dans des penſces auſſi fauſſes que recherchces, ſouvent exprimées en ſolẽciſmes; dans des plaidoyers de rhctorique plus faits pour les cco- 5 } les de prov ince In pour la tragedie. | ” 15 * homme” verra 1 dans R de hk foibleſſe ; & de Puniformite dans quelques caracteres ; de la ga- lanterie, & quelquefois de la coquetterie meme; des dJeœclarations d'amour qui tiennent de TVidille & de Te- leègie plut6r que d'une grande paſſion theatrale. n ſc N plaindra de ne trouver dans plus d'un morceau tres bien écrit, qu'une Elegance qui lui plait, & non pas 3 un torrent d eloquence qui Tentraine; il ſera fache de n'eprouver qu'une faible emotion, & de ſe con- tenter d'approuver quand il voudrait que ſon eſprir — etonnè & ſon cœur dechirc. 9 15 Cc elt ain qu'il jugera les anciens, non pas ſur 5 1 nom, non pas ſur le tems ou ils vivaient, mais ſur leurs ouvrages meme; ce n'eſt pas trois mille ans qui doivent plaire, c'eſt la choſe m&mc. Si une dari- que a Ct6 mal frapce, que m'importe qu'elle repre- ANCIENS ET MODERNES. 201 ſente le fils d'Hyſtapes * ? la monnoie de Yarin 8 plus * cente, mais elle eſt infiniment plus belle. Si le peintre mant - venait aujourd'hui preſen- ter à côtè des tableaux du patais - -royal , ſon ta- blau da facrifice d phigenie, peint de quatre cou- 5 leurs; $1] nous diſait, des gens d'eſprit m'ont aſſure en Grece que Celt un artifice admirable d'avoir voile ; te viſage d Agamemnon dans la crainte que ſa douleur mégalät pa s celle de Clitemneſtre, & que les larmes du pere ne des 10noraſſent la majeſtè du monarque; il fe trouverait des connaiſſeurs qui repondraient „ ECett un trait Ceſprit & non pas un trait de peintre. Un voile ſur la t6te de votre principal perſonnage , — fait un effet affreux dans un tableau. Vous avex Tanque votre art; voyez le chef- d'œuvre de Rus = dens, qui a ſu exprimer ſur le viſage de Marie de Me. dicis la douleur de Tenfantement, Tabattement , 1 la Joie, je ſourire & la tendreſſe, non pas avec qua- tre couleurs, mais avec toutes les teintes de lea nature. Si vous vouliez qu 'Agamenmon cachit un 5 peu ſon viſage, il fallait qu'il en cachit une partic 8 avec ſes mains poſecs ſur ſon front & ſur ſes yeux; & non pas avec un voile que les hommes mont ja- wmiuais port6, & qui eſt auſſi defagreable à la vue , auſſi peu pittoreſque qu'il eſt oppoſè au coſtume; vous deviez alors laiſſer voir des pleurs qui oo. lent, & & que le heros veut cacher; vous deviez ex- primer dans ſes muſcles les convulſions d'une douleur _ qu ii veut ſurmonter. Vous deviez peindre dans cet- coc attitude la majeſte & le de ſeſpoir. Vous ©tes Gree, : & Rubens eſt Belge; mais le _ feuert. 8 „ —— —— — we Ace — 2 U—ä1 ́ —— ̃ĩ˙— — — —— — FT — : ̃ ——— LW. „ „„ r - - - — — < : - ' 1 4 . * — 3 r ot He 2875 2 ho i U + 9 (e 4 =_ 4 * Li 1 i [ 2 4 „ U 1 : fo l : = U 4 \ ! * Ll . \ 4 0 —_ * _ s 4 0 0 ' 9 T] 6 : 1 a 0 i » N N L [1 4 1 | G i ! o y N 4 ul — F 1e { * 3 * 1 1 4 v4 + Þ \ = = My | . 1. 1 f } x wþ 1 , : 1 « T7 +4 * * > 4 Li l 5 — * — * * | | ; 3 $24 R U N i 1 1 117 % f +4 : | "= +1 # * 0 + 4 4 = S - — _—_y & * . „ = —— — —— — . —-k-— — — | re 2 — — . — r ! — —— 2 — — * = 1 : — 1 — - _ _ _ a ww > 4 . * — 2c a _— 8 —ů — - 2 * _ C - 9 : e — r 2 g w *% > . wi" ; = — - —_ — Os NY RAE ng F - —— * — —— — ; me _ . ” - - ” pe , . 1 k * "_ . n . . „ 2 * * 2 4 1 Fo L - * 4 — — * — — 1 | Þ , > —— „ : 3 "2% . = 7 * *, _ ww» . - a on f a _— - i 3 7 Ty * RY —_ — - ö - - 3 : — * 0 * _—_ , =- * . < wu Ys — m_—_ — 2 — om. * . E s * = = 4 * 6 — . my as. -» : — 2 - — — - _—_ m — wry = hs — — 7 — 4 - 2 . 8 — ”» aw 2 * * 23 — — _ = rn ” a * - n — ” - —— - - . —_ — 2 = - * 2 22 my 2 — — N — —— yes — - . © . ; —— ———— ͥꝗͤ —ä1⸗U—— en — — —— — ala ANG EN ET MODERNES. Don PASSAGE DH oN ER E. Un Florentin homme de lettres, dun eſprit julte & Tun goũt cultive, ſe trouva un jour dans la bi- bliotheque de mylord Cheſterfield avec un profeſſeur d' Oxford, & un Ecoſſauis qui vantait le poëme de Fin- | gal, compoſè, diſait-il , dans la langue du pays de Galles, laquelle eſt encor en partie celle des Bus- Bre- tons. Que Tantiquits eſt belle, $'ccriait-i]; le poëme de Fingal a paſſe de bouche en bouche juſqu'a nous depuis pres de deux mille ans, fans avoir etc jamais _ altere; tant les beautẽs vèritables ont de force ſur | Yefprit des hommes! alors 1 lut a Taſſemblec cc commencement de * . 18 55 Curtulin Etait as J pres de 'h muraille as N 4 ſous Tarbre de la feuille agitée; ſa pique repoſait | 9 23 un rocher couvert de mouſſe, ſon bouclier - - oy Etait 4 ſes pieds ſur Pherbe. II occupait fa memoi- » re du ſouvenir du grand Carbar „ heros tu6 par lui : » al guerre. Moran ne de Titilh, Moran, ſenti- » nelle de wonnen ſe preſenta devant lui. . » „Lebe toi , lui dit- il, lere toi Ouhatin; je vos » les vaiſſeaux de Suaran, les ennemis ſont nom- ” breux, plus d'un heros s avance ſur les vagues noi- 5 = n res de la mer. » Cuchulin aux yeux bleus 5 Joi repliqua, 3 Moran ” „fils de Fitilh, tu trembles toujours; tes craintes ” , multiplient le nombre des ennemis. peut · tre eſt · n ce le roi des montagnes deſertes, qui vient a mon + 9 fecours dans les plaines Olin. | Now * dit Aran „ ANCIENS ET MODEANES 320.3 „ Ceſt Suaran Jui-m%me, il eſt auſſi haut qu'un ro- „ Cher de glace; Jai vu ſa lance, elle eſt comme un „ heut ſapin &branché pas les vents; ſon bouclier ek „ comme la lune qui ſe leve; il ètait aſſis au rivage „ſur un rocher, il reſſemblait à un nuage qui couvre | 25 une montagne, | E&c. 35 Ah! voila le veritable ſtile PHomere, dit alors le : profeſſeur d' Oxford; mais ce qui m'en plait davan- tuge, CA que j'y vois la ſublime Eloquence hebrai- que. Je crois lire les aſlages de ces s beaux Cant ues. 9 80 Tu gouverneras to ates les nations que tu nous ” ſoumettras, (Go) avec une verge de fer; wm ies bri- „ ſeras comme le potier fait un vaſe. 5 Tu briſcras les dents des pecheurs, (6 5 of La terre a tremble, (62) les fondemens des 1 mon. ; „ tagnes ſe ſont ebranlés, parce que le Seigneur s lt „ faché contre les montagnes; & il. a Jance la grele & | _ 5 des char dons. nf n a 1oge dans le ſoleil; (63) & 1 en x oſt forti — comme un mari ſort de ſon lit. | Dro briſcra leurs dente dans lour bande. (64) N il mettra en poudre leurs dents michelieres; ils „, deviendront & rien comme de Teau; car il a tendu „ ſon are pour les abattre; ils ſeront engloutis tout „ vivans dans ſa colere, avant d attendre que les epines | * ſoient ll. hautes qu” un Prunier. „ L es nations viendront vers le bor, . (6 5 aftamtes - (co pflaume 2 (er) Pſ. 3. (62) ve. 3 A _ (63) Vf, 28 (5 Pl. 57» (G39 1 VL. 36. ms 24 —— — —— — — 264 ANCIENS ET MODERNES E =5 comme des chiens : 5 & toi, Seigneur 5 tu te mo- | ” queras delles , & tu les r6duiras a a rien. „La montagne du Seigneur eſt une > montagne coa- 25 gulce; pourquol regardez-vous les monts coagu- „ les 2 (66) Le Seigneur a dit, je jetterai Baſanz je oy Ic jetterai dans la mer, afin que ton pied ſoit teint + at me, „ & que la langue de tes chiens leche leur i o ſang. 5 55 Ourvre la bouche bien grand? , (ene je 13 rem. N 75 1 8 55 Rends les nations comme une roue qui tourne = toujours, (68) comme la paille devant i face au zs vent, comme un feu qui brulc une foret, comme d, une flamme qui brite des montagnes; tu les pour- EY ſuis dans ta tempete, & ta colere les troublera. { 1 5 41 * - - a m — * - — — — — * - _ — . ACS F — = - 55 n jugera dans les nations; (59) il Jes remplira | „de ruines, 11 caſlera les teres * 'a terre de plu- — 00 eurs. | 55 'Bienheureax Pr qui prendra tes petits en. 5 LP ; How „ (70) * qui les Ccraſera contre la Pu! F 85 &c. &c. Cc. 1 | | . Le F lor entin ayant écouté avec une, grande arten- 5 tion les verſers des cantiques récités par le docteur, & les premiers vers de Finga! beuglés par IEcoſſais, aon quil metait pus fort touehè de toutes ces figu- : es afiatiques „& quill aimait de micuc x Ic ſtile 5 91 & noble de Virgile, = 7 Oo 54. 6. (0) Pr. 80. 5 | WO! <> or. 09, Pl. 114. £70) er. 136. ANCIENS FT MODERNES. 265 I. Ecoſſais palit de colere à ce diſcours, le dofteur & Oxford leva les 6paules de pitic; mais mylord Che- ſter field encouragea le F lorentin Par un ſourire dap. probation. e e le Florentin echauſſ6, & ſo ſentant appuyé, leur git; NMeſſieurs, rien n'eſt plus alſe que d'outrer la na- ture, rien de plus difficile que de Jimiter. Je ſuis un | peu de ceux qu'on appeil2 en Italie Improvijatori , & je vous parlcrais huit jours de ſuite en vers dans ce ſtile oriental, fans me donner la moindre peine, parce qu'il men faut aucune pour étre ampoule en vers negliges, charges d'epichetes, qui ſont preſque tous jaurs les memes ; pour entaſſer combats a ur combats, > - | « pour peindre des chimercs. Qui? 2 vous! 1 dit 10 pro elke 1. vous ſericz vn poëme pique ſur le champ? 2 — Non pas un Poor, "I _ Epique raiſonnable, & en vers corrects comme Hiręi— | le, , Tepliqua italien; mais un potme dans lequel je | m'abandonnerais à toutes mes idées, ſans me ö piq ee q Y mettre de 5 by. regularits. je vous en defe, dirent YReoſſuis & & FO«fordien. | = Eh bien, donnez-moi un ſujet, repliqua le IF loren- tin. Nylord Cheſlerfeld lui donna le ſujet du Prince noir, vainqueur a lu journce de Crecy , & & dont anant * paix N la victoire, 1 1 improviſuceur fe rccueilit, & commenga ainfi: . \ Muſe Albion, genie qui preſides aux heros 5 ” chantez avec moi, non la colere oifive d'un 1 hom- „ me © implac able envers ies amis & {ex cnnemis; non R * ä—ũ1u]—U ̃ —— — — — —— — MEI co. iii — ut ns CY TEE. - 1 — < — 6 * N — - . * * — - ORAL — —— „„ * — —_ = . — - - a — — — —— ——————_ Ä - — * 4 „ [i LJ 1 ia ; & { - 8D Y U : 4 : * 0 k * U * 'y 14 t i T ! . * d * * 7 J * * 4; 4; T . } 1 _/! ö 1J uz 6y— . ⁵˙ — Fu I 2 p4 —. vb ůͥu: —— — ˙ ore * 5 — 8 * — —_— 4%ͤͤ RTT 3033 - 5. | — D 89 by * * — - = * . 2 a. —— wn - I TIA Py D S202 — . . wor ISM er — — Þ wo g -, Mn — — — * „ — - = . * Seca . — * — Its — 39 £54 ANCIENS ET MODERNES los hcros que les Dieux favoriicat tour-a-tour fans avoir aucune raiſon de les favorifer; non le ſiege d'une ville qui n'eſt point Priſe; non les exploits extravag ans du fabuleux Fingel , mais les victoires veritable dun heros auſſi modeſte que brave, qui mit des rois dans ſes fers, & 9 ui reſpecta vs Cnne-. mis vaincus. | 03 Gerte; le Mari de rangleterie » Ctair. deſ- 5 ande du haut de Vempirce, monte ſur le cour- „„ lier immortel devant qui les plus fiers chevaux du \ Limouſin fuient, comme les brebis belantcs & les tendres agneaux ſe precipirent en ſoale les uns ſur les autres pour ſe cacher dans la bergerie a la vu, 3 88 dun loup terr ible, qui ſort du fond des forèts, +5 vevs étincelans, le poil heriſſé, la gueule ccu- w 5 menagant les troupeaux * * berger de lo | $3 Tr UF Uo Tos dents av. des de ee Wo 11 ö in, le celeſte pr otecteur des habitans de la fertile Touraine; Genevieve, douce divinite des Peuples qui boivent les eaux de la Seine & de la Marne; Denis qui porta ſa tete entre ſes bras ? I: afp ect . hommes & des immortels, tremblaien: en voyant le ſuperb? Coorg ge traverſer le vaſte ſein dcs airs, Sa toc oft couverte d'un caſque dor orrè des diamans qui pavaient autrcſi ois les places Publi- ques de la Jeruſalem cclefte, quand elle apparut aux mortels pendant quarante r6volutions journa- licres de Feftre de Ja lumiere, & de ſa ſear incon- ſtante, a prete unc UOTE Carts aux fe UTE NUTS, AnciENs ET MODERNES 2G; „ Sa main porte la lance cpouvantable & lacree, $5» dont le demi-Dicu Michael, exëcuteur des vengean- „ Ces du 'T'res-haut terraſia dans les e jours „ du monde, féternel ennemi du monde & du croa- 2 teur, Les plus belles plumes des anges qui ain „, ſtent autour du trone, détachées de leurs dos im- >» mortels, flottaient ſur ſon caſque, autour duquel »» volent la terreur, la guerre homicide, la ven- „ geance impitoy able, & 12 mort qui termine toutes „ les calamites des malheureux mortels. II reffem- 5 | „ blait à une comete qui dans ſa courſe rapide fran , Chit les orbites des aſtres étonnes, laiſſant loin , derricre elle des traits dune lumicre pile & terri- „ ble, qui annoncent aus faibles bumains la chute : * des rois & des nations. 35 I S arréte > ſur 1 riv es de y \ Chaz: ente, & le! IE 1 de ſes armes immortelles retentit juſqu'a FI "It re. . de Fupiter & de Saturne. Hp fic deux pas, & a; arri- . va juſqu' aux lieux ou le fils du magnanime Eton ard ON att endait le 915 de intrepid Philippe de Vallis. Ie F lorentin continua ſur | ce ton pendant plus dun quart heure. Les paroles ſortaient de {a bou che (com- me dit Homere) plus ſerrècs & plus abondantes que les neiges qui tombent pendant Thyver ; eependant los paroles N'ctaicnt pus froides; elles reſſembluĩent plu- tot aux rapides Ctincelles, quis echappent d' une ſorge enflammèe, quand les cyclopes frappent les Foudres de Jupiter ſur renelume retentiſſunte. Ses deux antagoniſts faint enfin oblia't; 3 FR Je 3 - lo. tire, en lui 00 ant qu ll Eralt pf 5 ale au "ts 9 La- a. £2. . _— _ . —_ — © > — — * — | — 2 4a «5 * — * - - 82 2 N -” pa = - — = _— - CS — — - — * — 2 — — — = * _ 2 — — — * —— > 1 wo 2 AS . - — - — — . ˙ %% ͤ ⁰¶q oa—— ec OY „ £ 22 — — = —wo_| i — a © RAY et 5 A tar ,.. . 5 * PI => + - . = N — - > - Pt \ — - =_ _ - — — = — - = EE od wy - © - — — = — * - — — P _ \ a - — - — * — — - — — . — 5 N . * > — - + ' al _ s = — — = — PR — — 2 — — s . — — — > — = — - 7 "LY" . X —_ — — = Bop, 4 - n - * ” = — * — * * 2. 2 . — _ — 7 n * 3 5 4 i - - * « - "wu . by 2 bl l \ \ — © * 4 = > = — o - — P — * — 20 — — — 1 oa 2 _ _- — Wu l A -— .& — — 12 = : : _ N _ = p1 — 1 — — = * * * —» ” — S* - AN 20s — E WI - *% I n 2 oy — = = — CY # 3 — — * — % _ — — — — each... - — —- -s = wy a * < 1 W #, a *. c * : : — — — 4 QC 0 {IRR kts. ond ents. Aon en oo hy — 3 . * ? \- _— I _ 4 4 0. 8 C 4 4 — r P |; _— 2 © 2 —_— > x A - q E ry N = — — - - . : * G * — N he, © P 2 Þ o - ” —_ 4 — — — * we + 2 — _—_ F . 1 * . * r — - s — | — : X - Þ ' __ a . : . == — — 268 AN cIENS ET MODERNES. vaient cru, de prodiguer les images giganteſqucs, & d'appeller le ciel, la terre & les enfers 4 ſon ſecours; mais ils ſoutinrent que C'etait Je comble de Part, de ar cler le tendre & le touchant au ſublime. Y a-t- il rien, par exemple, dit kene PP plus moral, & en meme tems dc plus voluptueux 5 que de voir Fupiter qui couche avec. ſa femme ſur f le mont Ida? . 1 „ Mylord Cheſterfield prit alors Ia cs: Memteurs, 5 diit-il, je vous demande pardon de me méler de la querelle, peut tre chez les Grecs c'ctait une choſe tres intéreſſunte, qu'un Dieu qui couche avec ſon cEpoufe ſur une montagne. | Mais je ne vols pas CC qu on peut trouver la de bien fin & de bien attu- chan t. Je conviendrai aves vous que le ficha, qu'il A Dy aux commentateurs & aux imitateurs Tappellcr | & cefnα, d & Inu, oft une image charmante; mais 3 ic nal jamais compris que ce tot un ſoporatif, ni comment Junon imaginait de rec oir les careſſes du maitre des Dieux pour le faire dormir. Voilà un pPlaiſant Dieu de s'endormir pour ſi pea de choſe! je vous jure que quand Jcta. s jeune je ne m "uoupiſais pas li aiſement. Jignore Si] eſt noble, agreable, in- tierceſſfant, ſpirituel & decent de ſaire dire par Aunon à Tapiter, 5 Si vous voulez: abſolument me careſſer, „„ ations: nous-en au ciel, dans votre appartement, 5 "Gal elt Vouvrage dc Vulcain, & dont la porte # fo. RO 1 bien qu aucun des Dicux 0 E peut entrer. 5 5 me uten. is pus non plas comment 1 Git. EE e Tn pri &epdoruur 3 F 4 » PRLL-eh 7 un Dau A N K. 257 i evcjlls. Il arrive en un moment dis iſles de Lem- nos & d' Imbros au mont Ida; il eſt beau de partir de deux illes à la fois; de-Ja il monte ſur un ſipin, i! = | 1: Ml court auſſi-tot aux vaiſſeaux des Grecs; il cherche Tf F : eptune; il je trouve, il le conjure de donner la vie- | ins ce jour-la à Varmee des Grecs; & i] retourne esa 1 Lemnos Cun vol rapide. Je nai rien vu de f fretil- : 5 lant que ce ſommeil. | 8 5 1 | 8 | wy _ | iT Enfin, Sil faut blen coucher : avec quelqu' 5 PE 664 dans un potme Epique, Javoue que j'aime cent fois | {| mieux les rendez-vous I Alcine ; avec : Roger, & d Ar- [1 mide avec Renaud. ET e e [ 1 . Vencz, mon cher i me lire ces deux chants. Es — | 4 8 acmirables de H. Irioſte & du Taſe. 3 el ps TELE EE Le Fiorentin ne ſe fit pas prier. V lord Clfter- Mo” 1 FD field fut enchunt6. LEcoſſais pendant. ce. eins "44-442 reliſait Fingal; le profeſſcur dd reliſait Ho-. „ | mere; & tout = monde 6rait con tent. 44 On conclut enfin, quheureue elt cclui qui degage LSD. de tous les prejuges, eſt ſenſible au mne der _ 5 ciens & des modernes, apprecie leurs beautẽs, con- dait leurs kanten. > & les pardonne. Men quelque choſe à Tarticle 1 concern rant ane de Tacies, qui devint d'or entre les mains of * . * . T = » a w — — * K » * — * U— —— —¾ 7 . 7 - - - 7 * 4 & 5 4 x - w_— . : Bhi — - EY lM - - — — — 2 * N co * % jo It pulde. Le plus plaiſnt de Tavanture eſt pourtane dans Lucien; & ce plaiſant eſt, qu'une dame devine amourcuſfe de ce monſieur, lorſqu'il ctait ane, & n'en voulut plus lorſqu'il ne fut qu homme. Ces mé- tamorphoſcs ctaicnt fort communes dans toute Fan- : tiquité. Line de Silene avait parlé, & les ſavans ont cru quiil Setait explique en arabe: c'crait probable- ment un homme change en fine par le pour Oir de Bac- tus. Car c on fait que. Bacc lis Ctait Arabe. - Piegile part le de la metamorploſe de Aeris E loup, comme oy une choſe tres ordinaire. biens derenu toup ſe eich dans les bois, : Cette doctrine des metamorphoſes Gtait - - alle 4 i- : ee des vicilles ſables dEgypte, qui debilerent que 5 les Dicux setaient changes en animaux GaN 8 1 Sucr- re contre 1s geants? 1 Grees, grands imitatcurs, R . grands eisig Fours ſur les fables oricntales 5 mẽtamorphoſerent | preſque tous les Dieux cn hommes, ou en betes, | por.” les faire micux reuſfir dans leurs deſſeins amou· ” Sl les Dieux ſe changeajent en taureaux , en | che: a vaux, en cygnes, „ colombes, pourquoi waurait- on pas trouve le ſecret Je faire ia meme op eration Eh fur les hommes? Ee Plufieurs commentareurs , en aubliane le reſpott | qui Us dev uient aux luce ceritures, „ oat Cite Texeme A n z. 27 1 4 o ple de N ubucodons /or change © bœuf; mais cEtraii un miracle, une venzeance divine, une Cuofe enticres ment hors de la ſphere de la nature, qu'on ue de- vait Pas examiner avec des yeux | rophianee, & gil ne 285 Etr e 1 Ol, jet de nos rechter clus. Dreutrzs Cavan: 3, non moins indiſcrets Deut- Etre, ſe ſont prevalus de ce qui cit rapperte dans Evans gile de Venfance. Une jeune fille en Le gypte, ctant en- tree dans la chambre de quelques femmes, y vit un mulet couvert d'une houſſe de ſoie, ayant a ſon cou un pendant d'chene. Ces femmes lui donnaicnt des baiſers, & lui préſentaient a manger, en rpandant des larmes. Ce mulet était le propre frere de ces femmes. Les magiciennes lui avaient Otc la figure humaine; & ic Maltre de la nature 2 lui rendit 5 bicncht. . | Quoique cet Evangile ſoit apocryphe, la vencra- tion pour le {cul noin qu'il porte, nous empéche de detailler cette avanture. Elle doit fer cir ſcalement a faire voir combien les mètamorphoſes Ctaicnt à la mode dans preſque toute la terre. Les chreticns qui compoſerent cet èvangile, Etaient ſans doute de bon- ne foi. Ils ne voulaient point compoſer un roman. Ils rapportaient avec ſimplicitè ce quils avaient en- tendu dire. Legliſe qui rcjetta dans la ſuite cet &van- gile avec quarante neuf autres, n'accuſa pas les au- teurs d impiëtè & de prevarication; ces auteurs obſ⸗ cCurs parlaient a la populace ſelon les prejuges de leur tems. La Chine etait peut - etre le ſcul . rent o ces ſuperſiitons. — — — — — - * OY ala i to w A — — —— 9 i | = If 1 |. 4 | : e 14 4 di 'þ $ 4 ++ 5 . 1 v. i. 4 7 4 — py ' * 7, a — Dt. tee A DS. Ab — —_ A — oat 4 | is - 1 \ ' + KM | Mm f [i * 1 t ' - o _— * * q 4 [ 0 # « » _ 1 * „ zo = \ ? \ « * » = Py N f EY | * > | 1 4 - * * . [4 h 7 * 1. © * 5 * x, f : : U * 1 2 * f [ \ [ 4 i = v; . c 2 = Vi BY F «Fi I; { [ * 0 i 41 { F . . Ft. - 1 "er, q ; _ 1 * — ney" \ = = — — = — - \ - l kde - — — = = - 2 — - == \ as, - -— — 3 A ETA . 2 —_ ——— > rr a acccrtro. ow — _ _ --.4 5 _ —— a 0 — — 6E 5 AGE GT oi _ 7 A n * 1. avanture des compagnons a'Uly/ſe , yeitd En betes par Circè, ctait beaucoup plus ancienne que le : dogme de la metempſ ycoſe annonce en Es & en 4 talie par Tyne. Sur quoi ſe fonderent jew gens, qui oretendent qu 11 n'y a point derrcur univ erſelle, qui ne ſvit Tabus de i quelque verice? ils diſent qu'on n'a vu des. charla- : tans, que parce qu 'on avait vu de vrais médecins 45 &. qu'on ma cru aux faux Prod: Ses, Qua cauſe Gy . veritables. | hommes ctaicnt devenus . "hats, « ou a choraur, . ou aes ? cette erreur uni verſelle navait donc pour | principe, que Tamour du merveilleux, & Tinclina- tion naturelle pour la ſuperſtition. | „ 2 ſufft cupe opinion erronce pour remplir Vuni- 5 vers de fables. Un docteur Indien voit que les betes ont du ſentiment, & de la m&moire. Il conclut qu'cl- Ics ont une ame. Les hommes en ont une auſſi. Que devicnt Tame de homme apres ſa mort? Que de- vient Tame de la bete? Il faut bien qu'elles logent quelque part. Elles Sen vont dans le pr emier corps venu, qui commence a ſe former. Lame d'un brac- mane loge dans le corps Jun Elephant, Tame d'an Ane ſe loge dans le corps d'un petit bracmane. Voi- un le dogme de la ee „ qui. S'ctablit ſur un ſimple raiſonnement. 5 Nlais il y a jon de Is an 4nd de la Wc 5 phoſe. ce veſt plas & une ame ſans logis, qui cher - che A „ 27g. che un gte. Cet un corps, qui eſt change en un autre corps, ſon ame demeurant toujours la meme. Or, certainement nous n'avons dans Ia nature aucun ——..— dun Pareil tour de gobelets. Cherchons donc quelle peut etre rorigine une 5 opinion ſi extravagante & fi generale. Sera: t. il arri- ve qu'un pere ayant dit a fon fils plonge dans de ſa- |; hes debauches, E dans ignorance, Ti es un cochon, un cheval , un dne, enſuite Vayant mis en penitence avec un bonnet d'ine ſur la tete, une ſervante du voiſinage aura dit que ce jeune homme a été changé = en ane en punition de ſes ſautes? ſes voiſines Pauront redit a d'autres voiſines, & de bouche en bouche ces : | hiftoires, accompagn6es de mille circonſtances, auront fait le tour du monde. ne é quivoque aura trompc | toute la ter ; = Av ouons donc encor ici avec e que requi- ” vogue : 2 Et la mere de la plupart de nos ſotiſes. Joignes 4 cela 1 pouvoir de Jar magie, reconnu in⸗ = conteſtable chez toutes les nations; & vous ne ſeres plus ctonne 2 1 rien. 0 a Magie * Encore un mot ſur les ancs. on dit qui ils font . gerriers en Meſopotamic; & que Mervan, le vinge : & unieme calife, fut ſurnommè Vane pour fa valeur. - Le patriarche Photius rapporte, dans l extrait ts 1a | vie d. If dore, qu' Ammonius avait un ane, qui ſe con- _ DaijTait tres bien en potiie, & qui abandonnait ſon Fa telier pour aller entendre des vers. Prer emiers i Fertie. „ ä —— ̃ͥmÿ⁴ö A ̃ ꝛ * — q Q V — — a 1 — — — . — — „ „„ OY a — hs \ — . 8 —— —— = — — 0 4 = ——————— —— > - E - . = he % +- — — DS ——— - — — * > = = N — bo lb y — — — — — — — — it — — > 1 oy | >> : 2 2 8 2 1 — — a. I n LN nd Lo. | Low & * 5 = a a - l + — — - - - 4 * 0 o * — 4 br I _ 7 F Shak wap ia. a2 — —„— > ara, — 8 (TL a <- * —— r OS er + #0 a Fats WIE F o T1 * ”; o . 1 1 , —_— _ . * [ : * 5% | i F N | 1 i 4 al H | T1538 a * * p G . x 4 1 * 7 * 3 * . $ "LL ; t 4 . N . a , "2 4 3 G l 4 . ' 1 : k * * * : * } - | x. by 4 LEY . 1 4 + > 4 : 7 , 7 : L n S W . | ' : » 3 _— p Wm | * 4 : 1 * $ F N £ t 4 + 9 # £ 4 i 4 ., ö ! a 1 : 4 2 L o © ; Ay : Z T 2. 1 W : * 0 F = 8 * 1 ; 7 . ; 1 1 * "<< —— - ˙» 129 or. 7 — — — - — — SS e D — — — = 274 0 1 N x. 4 La fable de Midas vaut mieux que le conte de Photius. SSIS : DE LANE D'OR DE MACHIAVEL. : On connait peu Aue de Marhiavel, fl 1 fr point acheve, & ct dommage; tous les dictionnai- res qui en parlent, diſent que C'eſt un ouvrage de ſa | jcuneſſe; z il parait pourtant qu'il etait dans Tage mür, puiſqu'il parle des malheurs qu'il a cſfuycs autrefois & tres longtems. Louvrage eſt une ſatyre de ſes i contemporains. L'auteur voit beaucoup de Floren- tins. dont Fun eſt change en chat, autre en dragon, 1 celuts ei en chien qui aboic à la lune, cet autre en renard gill ne s oſt pas laiſſè prendre. Chaque carac- tere eſt peint ſous le nom d'un animal. Les factios des Medicis & de leurs ennemis, y ſont figurecs ſans doute; & qui aurait Ia clef de cette apocalypſe co- mique, ſauroit Thiſtoire ſecrette du pape Leon X & des „ groubles-de- Florence. Ce poem ett plein de morale & de philoſophie. II finit par de tres bonnes reflexions d un gros cochon : qui pace & Pu- pres ainſi © a ſhomme. 55 : Animaux 1 tl” pieds , frus'1 vetemens ſans armes , i Point qongle, un mauvais cuir, ni plume, ni toiſon, | Vous pleurez en naiſſand, & vous avez r raiſon; Vous pre voyez vos maux; ils meèritent vos larmes. h J. es perroquets & vous ont le don de parler. La nature vous fit des mains induſtrieuſesz ais vous ſit - elle, helas „des ames vertweuſes ! 5 Et quel homme en er point nous pourzit cgaler? DE LANE DE VERONE. 275 15 L'homme eſt plus vil que nous, plus indchant , pins ſauvage: Poltrons ou furieux, dans le crime plonges , | Vous eprouvez toujours ou la crainte ou la 729% Vous tremblez de mourir, & vous vous &gorgcz. | Jamais de porc à porc on ne vit dinjultices. Notre bauge eſt pour nous Je remple de la pai. | ” Ami, que le bon 11 me preiezve à jamais | De redcvenir uomme & dl tous tes vices! Ceci of Foriginal de is as de homme que bt Boileau, & de la fable des compagnons d'Ulyſſe ccrite | , IRE" La Fontaine. Mais il eſt tres vraiſemblable que ni La Fontaine ni Bolleau wavaicnt entendu parler de | 'F ane de e J. DE 1-4 NE DE VERONE. * faut etre vrai, & ne po! nt tromper ſon Jo eur. Je ne ſuis pas bien poſitivement fi Fane de Ve- rone ſubſiſte encor dans toute ſa ſplendeur, parce que je ne Tai pas vu: mais les voyageurs qui ront vu, il-y-a quarante ou cinquante ans, Saccordent : is à dire que ſes reliques ctaient renfermees dans le ven- tre d'un anc artificiel fait expres; qu il était ſous la : garde de quarante moines du couvent de N otre Dame dcs Orgues a Verone, & qu on le portait en proces- ſion deux fois Van. Cerait une des plus anciennes re- : liques de la ville. La tradition diſait que cet ane, ayant ports notre Seigneur dans fon entree a Jeruſa- * n, 0 (63) avait . voulu vivre en cette ville; 0 * oe 1 Du Tow? 1. pages 101 0 TOY 52 ; Sede D re S ee * RN > - ”- ——— oy * * . K —— — . 3 ; CR a ! p | | — 0 4 1 41 1 4 . i t; 4 * 1 "> i of 4 hb 4 Y | + T4 i . T 4 =» j | N — + _ 8 7 _—_— - bd - - — - = - - * Cl nw oy — — = = * — J - — — 2 — — 3 25 * 5 — . 1 vg. = _ — * = - = * * — — 2 V * — * = 4— 4462 = __ —— — PRI — — — = * _ r x RS = - .-_ . | n y - E 2 . — 2 > — — — — - 2 2 = — 2 Fe _ b x 8 — — 2 2 - i. > * * * _—7 + of — 4. * 4 i 2 — — * * * - © - oo —— J KG — — — — > ” — : celle des fous; ils peuvent ſervir a 15 ſelle de reſprit humain. Wo, nat ious. : 276 Der L'ANE DE VErONE qu" 1: avait marche fur la mer auſſi endurcie que ſa corne; q vil avait pris ſon chemin par Chypre, Rho- de, Candie, Malthe & la Sicile; que de I il e- bit venu ſ6journer a Aquilèe; & qu enſin il $'Etablit a Verone, ou il vècut tres longtems. ce qui donna lieu à cette fable, ceſt que la plu- wy part des ànes ont une eſpece de croix noire ſur le dos. Il 9 cut. apparemment quelque viell ane aux envi- rons de Verone, chez qui la populace remarqua une plus belle croix qua ſes confrercs: une bonne fem- me ne manqua pas de dire que C'etair celui qui avait ſervi de monture a Fentrec dans Jeruſalem; on fit de magnifiques funcrailles a Tine. - $6tablit; elle paſſa de Verone dans les autres pays; elle fut ſurtout celebree en F rance; 5 on chanta h proſe « de Tine a la meſſe. 12 féte de Verone Orientis 3 Aduentavil aſinus Pulcher & ſoriiſi iur. Une fille ee la Ste. Views alant en E. gypte, „ montait ſur un àne, & tenant un enfant en- tre ſes bras, conduiſait une longue proceſſion. Le pretre à la fin de la meſſe au lieu de dire, (66) tte, - Miſa eſt, ſe mettait a braire trois fois de toute ſa : 5 e, & le peuple repondait en chæur. Nous avons des lvres ſur Jo fete * Pane & ſur : Phiſtoire uni: er- (66) Voyez Du Cage, & © eh fur Teſpris & tes ne i'd des | A N G . | Ty © ANG E Ls Auteur de Particle Ange dans E neyclopsdie, dit que toutes les religions ont admis exiſtence des anger, 2 ine la raiſon naturelle ne la demontre pas. Nous wavons point dautre K raiſon que la bien ce qui eſt ſurnaturel eſt au deſTus de la raiſon. II fal- lait dire (6 je ne me trompe) que plafieurs religions, & non Das toutes OU 10 connu des anges. Celle de Nu ma, celle du ſabis ne, celle Jes draides, celle de "mm Chine, celle des Sc ythes, celle des anciens Pheni- ciens * des anciens Egypriens, u 144 nirent Horne les : anges. Nous ente endons par ce mot, des mini? tres de Dies, , des depuatcs , „des Gros: mitoyens entre Dizv & les . hommes, env oycs poor: nous Th ,nifer ſes ordr es. 1 aujourd' bui quatre walls: nuit cents quatre- vin; zts ans que les bracmanes fe vantent d'avoir par crit. jeur premiere 10¹ ſacrce, incitul6e Le Shaſta 4 | 15 q inze cents ans avant leur ſeconde loi, nommèe Yei- dam. qui ſignifie la parole de Diru. Le Shaſta con- tient cinq chapitres. Le pre nier, de Dio & de ſes attributs: le ſecond, de la création des anges: le troi- ſie ne, de la chute des anges: le qu: tr oy; „ de leur dunition: le cinquicme, de leur 7 par don & de Ia rea-. £797 de Plume, N 4 — ͥ¶ͤ— x ů i o | . TIL * _ Fic, } Ji 4d 0 4 _ — * c Wr el SV 5 n og, 7 aa; hs - - | L 2 . a - 1 . n * — — v3 on canto wrt: — 2 . - I-44, 1 — — * LY * = N 278 8 ex. Il el ate de romarquer Tabord Ja manicre dout ce livre parle de Du. PREMIER CHAPITRE DU SHASTA. > Dru eſt un; bY a cr66 tout; c'eſt une ſphere „„ Parfaite ſans commencement ni 15 Dix conduit „ toute la creation par une providence générale re- „ ſultante d'un principe determine. Tu ne recher- „ Chcras point a decouvrir Veſſence & la nature de „ TEternel, ni par quellcs loix il gouverne: une „„ telle entrepriſe et vain2 & criminelic ; c'eſt hs „, que jour & nuit tu contemples dans fes ouving - 5 fa ſagelſe, fon poux or & ſa bonte “ Apres avoir pays a ce debut du Stofta ie tribut d'admiration que nous lui devons, 3 Yoyons | la Crea- ” tion 2 des Ages. srconp CHAPITRE b S HASTA. 45 LEternel 3 ab >forbe dens h centemplation de fa. „„ propre exiſ. ence, réſolut dars la plenitude ces = , tems de communiquer fa gloire & ſon offence 4 5 des Etres capables de ſentir & de portager ſa bea- He 5» titude, comme de ſervir a ſa gloire. LE ecrnel | 5 voulut, & ils furcnt. II les forma en partic do 55 ſon eſſence, capables de perfection & Ker loc. Fen tion ſcion leur volonte. 1 Kiernel crea Cor ord Bir: ma, - Pickin: & 8h, 65 . Mozazor, & toute la multitude des angee. 5 5 LE: cr gal donna la prècminence:? a Birma, a * Its- - Z ED nou & a Sid, Firma ſur Je Prince de armee an- 5 „ e I * 1 & So. Far rent es coachitcurs 1 Hr e 27 T1 rem diviſa Faris angslique en pluſieurs bandes, & leur donna 4 chacun un chef. Its adorerent PiErcrnel, ran:;es autour de fon rronc, chacun dans le e ONE: . fut dans les cicux. Mozavor chef de la premiere bande, „ entonna le cantique de louange & d en au „ Creatcur .,."& la ch; mon d'obéiſſunce à Birma ſa premiere creature; & IEternel ſe rcjouit dans ſa nouvelle creation „„ | 1 NE CHAPITRE | 111. Dr. LA CHUTE D UNE. 15 PARTIE DES ANGES. 39 Depuis la ere ati on de Var mee eeleſte, la Joie & „Iimrmonie en vironmerent le tren 2 de V'Lromel dans LP 3 'elpace-d2 mille ane, multiplics Pu mille ans; Fo - Oc | auraient dure juſoua "= wi que e tems ne ſat. 1 125 8 * 1 'envic Na ait pos ſa: 11 Aazor & d' au- 75 prinecs e des bande 5 Parmi cux 2 : 7 242 gr. 3 org S 4 bacheur 4. mY crca- „ tion & de leur devoir , ils rcjetcerent le pou- „ voir de perfection, & exereęrent ex pouvoir d imper- „ fection. Ils firent le mal a Taſpect de! Eternel; ils % Ji - d6ſob6ircnt & refuſerent de fe ſoumettre a 2 Heurenant de Du & à ſes aſſocics Vit 20 & Sib; » & ils dirent, Nous voulons gouy erner; & ſans. „ Craindr 2 la puiſſance & la colere de leur Createur, - ils repandirent leurs prizcipes ſediticux dans ar- 3 MEE ccieite. Tis 3 os ages, & entraĩ - nerent une grande multitus e la rebellion; & 25 Cl wy $ Coghn du trone de l i terne * th triſteſie — —— —4 — 22244 — — 4 * . — OI — 0 A —— — 1 —ͤ—ñö!-A.n —Byp x V ꝰ o. o — — GAs 2 4 ABA ied Stat even, AMES "AS . . — — Gs - 2 * „ — 4. — — — ; — * — — — — „ ' 'C p «t F | *k : : f \ * * = * 4 l . | : . _ * ! 5 * N * " 1 1 d \ * 1. 4 Ly * 4 o . 4 \ KF 4 5 « : - =_ > - = =y + 1 = - 9 * 0 » F by . N « «4 1 = 1 3 . - . l i F o F 1 LE - , _ 1 T: T * xr » * i ; - 6 * . 1 141 1 1 4 jy $ x ' A . . _ : . tail | 4 1 1 * . 4 % B 25 =F = 1 1 , l 4:3 8 7 LS | 4B ' Ai : 1 ö 5 . 4 | ' z bh 7 + EK , 1 ; : 4 ( \ * f e | 9 by « ? Ly Ll ” | FS . . 2 3 4 ! x s of : | © is g 40 . 1 9 x, * 0 ty ; - 5 a7 : of , * * , e 9 — — 2 _ _ - 3 F „ 55 ſaiſit Ies eſprits ang6liques # fideles, & 1a douleur 55 fut connue pour la premiere fois dans le ciel. Cnarir az IV. CHAT! MENT DES ANGES COVPABLES. ” Tied; dont la toute- ſcience, la prelcience 1 Tinfluence S'6:cnd ſur toutes choſes, excepiè „ fur Taction des &tres qu'il a erés libres, vit avec »» douleur & colere la defection de Mozazur , de Raabe * WW 8 des autres cheſs dcs ang ges. . Miſericordieur dars fon « couroux, il env -oya Bi- . „ 4, Vitſnou & Sib, pour leur reprocher leur c;i- „ me, & pour Jes porter a rentrer dans leur devoir; „ mais confirmcs dans leur eſprit dindependance, is „ perſiſterent dans la rèvolte. L'Eternel alors com- v5 manda à Sib de marcher contre cux arme de EY 5 25 toute-puiſſance, & de les prècipiter du lieu eminent 2 dars le lieu de ténebres, dans Vonder, pour eue "I. punis pendant mille ans multiplics par mille ans.” Pages v ein QUIEME CAHAPITRE. Au bout de mille ans, Birma, Vitſnot & Si, folli- a Y citerent la clèmence * Eternel en faveur des d6lin- quans. LEternel daigna les delivrer de la priſon 0 roOnderd, & les mettre dans un Gtat de probation 5 pendant un grand nombre de rev olutions Cu ſoleil. U vy eut encor des zebclliors « contre Dru dans ce te ems : _ de penitence. - ce fut dans un te ces pericces que Du crea. la terre; les onges penitens y ſubirent pluſicurs mètem- pliccſes; une des dcrnicręs fut leur changement en Anne t- 281 vaches. C'eſt de- là que les vaches devinrent facrees duns Hyde; & enfin ils furent metamorphoſes en hommes. De ſorte que le ſyſteme des Indiens ſur les anges, eſt preciſement celui du jcſuite Bougeant , qui pretend que les corps des betes ſort hahites par des anges pechenrs. Ce que les bracmanes avaient inventé 22875 Mr: ement, Bougeant Vimagina plus de qua- tre mille ans apres par plaiſanterie: ſi pourtant ce badinage metait pas cn lui un reſte de ſuperſtition melé av ce Fol; "Tit ſy ſtematique, „c qui elt arrive aſſoz ” ſouv ent. Tele of Phiſtoire des? anges chez les anciens 1 | manes, quits. enſeignent encor depuis environ ein- quanto fiecks. Nos marchands, qui ont trafiquè dars I'Inde, n'en ont jumais ètè inſtruits; nos miſfonnuires 1 ne font Tas eté davantage; & les brames qui n'ont jamais ets edifics ni de leur ſcience ni de leurs mœurs, ne leur ont point communique leurs ſecrets, Il a fallu gu "Un Anglais, „nommé Mr. Holwell, ait habite trent te ars a Bcnares tur le Garge, ancic nne Ecole. ? des bracmancs; qu'il ait appris Veancienne languc ſa- ere du Hanſerit, & qu'il ait lu les anciens livrcs de : la religion indienne, pour enrichir enfin notre Euro- pe de ces connaiſſunces ſingulicres; comme Mr. Sale avait demeurè longtems en Arabie pour nous donner une traduction fidelle de TAlcoran, & des lumieres : Fur: Tancien ſabiſme, auquel a ſaccade la religion mu- ſulmane: de meme encor que Air. Hide a Techerchs. pendant vingt annecs en Perſe tout ce qui concerne | ha religion des mages. 8 5 * - — — — A - — —— — _ 8 — 2 2 . 2 — » * > 2 - — - „ 3 —O — — 2 . \ 4 = _ 2 AR = 8 — — W — — - _ - * — — — | \ l l - - - — = - _ — agg Dag Ü —Äę——E—«õi, q. — * — = 7 — — s = * — . — — a .: = = _— l l * — I FP _ * — — N — —— 2 — — — — — — * _— . ” pr — - W of —_— -—_ _—_— 5 — — — — — — © - r "4 a 4 4; — - * - — ” - ” 4 - = — ' ERS nk . U — „ - n — 2 V by * n * = — 0 0 2 * - v__ _ N — — 25 P T 2 3 1 6 — - o 3 —— > — — — 4 — 5 =>» "IE — I _ * - * & -- * * Þ, 1 * 8 1 ps — — n — x 2 - . © * 8 = _ l _ \ . = - —_ — - - — — . - — = - * » — — 4 * — as. - — 9 3 3 — 2 0 a 8 bd : 2 1 _— —_ N _ =_— =_ —_ = if = a — 1 1 - "i DD * Fenn 8 — —— x $ . * * — - _—_ = = - = * 6 . N . _ * N —— . - — , L. * — d 3 33 * N - — — > *» . 1 *a n » 2 „ 0 — - - — 4 . — * 2 2 n - . — — * * t * o — 2 2 3 — * 0 — 4 - : . - a a — . 1 * . = - \ - 2 * LY 8 ; - © a —_ 83 * 4 — 4 : — 2 — - y = * * = ot. 4 - * w P or OY — - — — = Pe Er n 4 d l - 7 AT 22 *. = . of —— 2 — — — 2 3 y — — — Te - . 1 %* n * - : * 4 2 "_ - 2 2 : . . 5 b, — 1 2 TL — C — - —_— ... N — — -- . — — 2 2 * — — 'E — — — . — 1 ——ů— 6 - - L 4 —_ — . ——U— — — - - - = - . . — — — 2 3 — © - — y - _— — , = ” - : q 1 2 2 — 5 — — = 1 ** As ” : — 1 — — vw A : q 1 a 5 , = l -+ — — 582 | ANGC-E; DEs ANCEsS DES PERSE 5. Les Perſes avaient trente & un anges. Le pro- mier de tous, & qui eſt ſervi par quatre autres anzes Sappelle Bahaman; il a Jinſpection de tous les ani- maux exceptè de homme, ſur gui Du s eſt re ſerve. une Juriſdiction immecd ate. Diru preſide : au jour O!1 10 I al entre dans le be- hier, & ce jour eſt un jour de ſabat; ce qui pr ouve que ja fete du ſabat ctait obſervee oh Z les Perſes dans les tems les Plus ancicns. 1x ſecond ange : preſide au hattl ime jour, Cs! up7 OR = le De bad Le rroifieme eſt Fur Y dont on a fait t depuis pr oba- ; blement Crus; & C'eſt ange Gu folcil. 12 quarrieme Sppells Io , & i preſe nde 4 la lune. Ain chaque ange a fon diſtriet. C'elt chox le 5 Perſes que la doctrine de ange- gard: en & du mau- vais ange fut d'abord reconnue. On croit que Raphae! Etait Fange- Lane * ee re Perf ſan. Drs 4 ANGES CHEZ LT.S nrearex Les Hebreux ne connurent jamais la chute les anges juſqu'aux premiers tems de Fere chretienne. II faut qu'alors cette doctrine ſcor tte des ancicns hrac | Manes, fut parvenue juſqu eux. Car ce fut dans ce. tems quon fabriqua le livre, atiribus à Enoch, „tou- . 5 chant les anges pechcurs chaſſes qu ciel. Euch devait ere un dateur bort ancien, puiſquiil - vivait, ſalon les Juiſs, dans la ſeptieme gensration avant le celuge: mais puiſque _ plas ancien encor que lui, avait. laiſſé des livres aus Hevreux, ils pou- vaient ſe vanter den avoir auſſi & Enoch. Volci dope ce qu Enoch ecrivit , ſelon cus. ; 94: Le nom! bre des hommes de tant prodigieuſement 5 accru, ils curent de tres belles filles; les anges, „ les brillans, Egregori, en devinrent amourcux, & „„ furcnt cniraincs dans beaucoup d'erreurs. Lis s'a- „ nimerent entre eux, ils ſe dirent: Choiſiſſons- nous 15 Faiſons feine ent d xecuter notre deſſein, & 8 06. „ vouons-nous a Tanath#me fi nous y manquons. 118 „„ s'unirent done par ſerment, & firent des im Proca- » tions. Ils ètaient au nombre de deux cents. I's : 8 Pa rtirent enſembl e du tems de Jared, & allerent „„ fur la montagne appollce ILer monim à cauſe de leur 2 vrment; * 0 {Cl tc nom des principaux; Semia- 27, „ Atareulph, Araciel! ; Ch; 60abiel, Hoſampfich , Zaciel "RN Ce „Faru. zar, Tua a n, Samiel, Tiriel, St miel. * Fur & les autres prirent des ſemmes ran onze. „ cent ſoixante & dix de la creation du monde. De 0 Ce commerce niquiront trois gear es Chomincs, les gens + Neplitim, WE.” Lautcur de ce fragment eerit de ce Rite „qui ſein- ble app" Ttenir aux premiers tems; c'eſt la meme nai- velc. at ne e * ce nommer Es D erſon des fommes parmi les filles des hommes de la terre. os S2minxas leur pr "Ince, dit: Je crains que vous no- „ ſiez pas accomplir un tel deſſein, & que je ne de. „ meure ſel chargs * Gu er ime. Tous répondirent: SE {4 [ a 1 2 ) 15 : 1 ( BB i 1 4 ö 4 1 [ : | J 1 (1-4-1 S048 [ = 3. 4 | 1 * 1 3 » 14 1 4 14 1 1 * 1 14 oy | . l 284 AN G k. il n bublie pas les dates; point de reflexions, point do maximes; c eſt Ianctenne maniere orientale. on voit que cette hiſtoire eſt fondee fur le ſtrieme chapitre de la Geneſe: „ Or en ce tems il y avait 8 des geans ſur la terre; car les enfans de DU „ ayant eu commerce avec les filles des hommes, „ „ elles enfanterent les puiſſans du fiecle. 5 "bs ene Enoch & la Geneſe, ſont enticrement d'accord ſur raccouplement des anges avec les filles des hommes, & fur la race des geans qui en nãquit. Mais ni cet Enoch, ni aucun livre de ancien Teſta- ment ne parle de la guerre dcs anges contre Div, ni de leur defaite, ni de leur chute dans renter, ni 5 de leur haine contre le Re umain. 8 Preſque tous les commentateurs de Fancien Tefta- ment diſent unanimement, quiavant la captivite de Babilone les Juifs ne ſurent le nom d'aucun ange. Celui qui apparut a Manu, pere de n., ne vob : ox + lut point dire le gen. „ Lorſque les trois anges apparurent a Hobo; & qu il fit cuire un veau entier pour les regaler, ils ne lui apprirent point leurs noms. L'un deux lui dit: je viendrai vous voir, ft Diru me donne vie, Vannee 15 prochaine , = Sara votre ſenime aura un * ” Dom Calne trouve un tres erand rapport entre cet · te hiſtoire & la fable qu'Ovide raconte, dans ſes Fa- ; = ſtes, de Jupiter, de Neptune & de Mercure, qui ayant ſoups chez le vicillard Iris, & le voyant affii- ge de ne pouvoir faire des enfans, piſſerent ſur le ANG F. "+=. Ws cuir du veau qu' Irie leur avait ſervi, & ordonnerent à Irie de Venfouir ſous terre, &d'y laiſſer pendant neuf mois ce cuir arroſe de Purine celeſte. Au bout de neuf mois Irie decouvrit ſon cuir; il y trouva un enfant qu'on appella Orion, & qui eſt actuellement dans le ciel. Calmet dit m&me que les termes dont ſe ſervirent les anges avec Abraham, peuvent ſe tra- duire ainſi: II naitra un fils de votre veau. Quoiqu il en ſoit , les anges ne dirent point leur nom à Abraham; ils ne le dirent pas meme a Moiſes & nous ne voyons je nom de Raphael que dans Tobie, du tems de la Captivite. Tous les autres noms d'an- ges ſont pris evidemment des Caldeens & des Perſes. : | Raphatl, Gabriel, Uriel &c. ſont perſans & babilo- niens. II Ny a pas juſqu'au nom d' Iraꝭ qui ne ſoit caldeen. Le ſavant Juif Philon le dit expreſſement i cans le recit de fa depuration vers Caligula. Nous ne e repeterons point ici co qu on dir ailleurs | 1 des anges. = SA Is LES Gres ET LES Roxas ADMI RENT. DES AN crs? "ts avaient aſſez de Dieux e © de demi- Dian pour + paſſer d'autres Gtres ſubalternes. Mercure faiſait Is commiſſions de Jupiter, Iris celles de Junon; ce- pendant ils admirent encor des genics, des demons. La doctrine des anges-gardiens fut miſe en vers par Hefiode contemporain d'Homere. Voici comme ISex- 1 plique dans le poëme des travaux & des . Dans 1 tems CS x = Sneurne: & de ee, te mal fur ine conn, 12 Jari „ mute; | 2 thc ADD ; > — ' tee A 0 alt = q : : © xy. h * * „ d oy 3 — . A 4; - - . — G 2 — : . n 0 : — 8 7 p * — — 3 "3" -. =: _ — — 8 SD . — — 2 3 * - * * : * * — * — A %. — — 221 _ N - d ——— ——ʒ—— — — — 22 — — 8 2 2 — 1 — . —. ö 8 —— - — = 9 © ” _— = 2 4 , * ' wt - . ee * diy - r . — , — © art — 2 4 — * — 2 Nee ” a - n Þ 295. = A 6 E. Les Dieu prodiguaient tout. Les humains ſatisfaits Ne ſe diſputant rien, forcés de vivre en paix, N'avaient point cortrompu leurs mœurs inaltérg :bles, La mort, Paffreute mort ſi terrible aux covpables, N'ctait qu'un doux- paſſage en ce ſcjour mortel, Des plaiſirs de la terre aux delices du ciel. Les hommes de ces tems ſor nos heureux gémes; Nos dimons fortunts , les ſouticus de nos vis; Ils veillent pres de nous; ils vouuraient de nos cœurs Ecurier, Sil fe peut, le crime & les douleurs, Re Plus on fouille dans Tantiquité, plus on voit com- bien les nations modernes ont puiſe tour-3-tour dans ces mines aujourd hui preſquabandonnèes. I. es Grecs, qui ont fi longtems paſte pour inventeurs, avaient imité Egypte, qui avait copie les Cald6cns, qui _ eevaient preſque tout aux Indiens. La doctrine des _ anges-gardiens, qu'Hefiode avait fi bien chantëe, fut i enſuite ſophiſtiquee dans les écoles; C'eſt tout ce alles purent faire. Chaque homme cut fon bon & fon mauvais genie, comme chacun cut fon Etoile. ** 1 T's iy as notele. comes e temperat afran. | Socrate, comme on ſait, avait un bon ange: mais of fan” que ce ſoit Ie mauvais qui Tait conduit. > MF Pour etre qu'un tres mauvais ange qui engage un 4 D 6 4 — 2 a * S PP 2 N << ez — * n N 2 , 7 —— * \ | 1 * I ö HP T3 1 = \ ' b 4 0 4 4&4 14 * 1 1 4 o = 4 h „ y 4 _— : " - , : . 2 | [ ( 1 ' 90 4 1 » _ « : N 7 ' hy x : ? -4 R U * £ + , \ 12 N 1 * F ö 1 ſe Z 7 1 Y 1 , N . 4 l > 7 8 3 7 = - - FR * 5 » - 8 1 LY 17 4 n : — +* * w oP, 7 x * U p 4 * \ \ l \ * U s = \ 3. i t 1 8 , b | ; 0 o Le 25 } 6 95 11 k = a” © ö „ N p b * 7 ! * 1 + y N * * * * N 1 „ * * , i x * . 52 | \ : 1 * . - , l % = 5 : 4 7 d * * 1 49 pk 4 * 97 ws \ - ! J 5 [1 ' 4 5 4 , : + i * . i . o e l 4 5 „ 4 0 ' ' 1 1 1 f | | o x * $2 of ; : Fi) 4 _ 4 N c | N . 1 o * \ - , * = * . þ 2 ; 1. "1 4 s , d . 1 4 1 5 4 1 _ U * % : N # ; | - 1 LET 6 3 _ 1 my _ „ e 1 1 +; b .0 - 7 j 1 . N — 17 N 2 : p ; N I: : 4 } i : N 1 t | t : J . } : \ *. | v ; : 2 k ) : 1 0 q : * J „ 1 1 . - | , : 0 iT ho | 1 & 1 5 U = P . i 1 a N 1 . 1 1 "2; * l 85 I „ — i N * ! 6 » F 14 4 ' is 4 \ 5 x . 4 7 & 24 TR | „ + 4 7 * 1 E 43 B „ 43 U * , ro >. * N 0 FT . Y 7 7 j = 77 ? k i 1 "BY _— +? Til Ko! * 1 in | "= . J \ i [ J | : 5 7 | b , * 8 1 1 © 4 : by : pelo fot à courir de maiſon en maiſon, pour dire 5 aux gens, par demande & par reponſe, que le pere & a mere, Ie precepteur & le petit gargon ſont des 1gnvrans & des imbecilks. IL. unge- gardien a bien de 8 I: peine alor 'S a garantir ſon protege de la cigue. | | On: ne connait de Marcus e que fag” mauv ais ange, qui Jui apparut u ant i bataille de Philippe. ANGUILLES. 287 55 ANGUILLES. Baer VAXCUILLES, FORMERS DE FARINE ET DE Jus DE MOUTON. e grand prophete. Un jeſuite Irlandais, nomme Need- | ham, qui voyageait dans I'Europe, en habit ſcculier, - fir, il y a quelques annecs, des experiences à aide | de pluſieurs microſcopes. II crut appercevoir 40 de la farine de bled ergotè miſe au four, & laiſſce _ dans un vaſe purge d'air & bien bouchè; il crut apper- cevoir, dis-je, des anguilles qui accouchaient bientot d'autres anguilles. II s'imagina voir le meme phèno- | men dans du j jus de mouton bouilli. | Aufſ-t6r pluſicurs philoſophes de crier orice PR & de dire, il n- y 2 point de germe, tour ſe fait, tout ie regenere par une force vive de Ja nature. C'eſt Vuttraction, diſait run; Sen ha matiere organiſce "I diſuit e ce ſont des molecules organiques vivan- os qui ont trouve leurs moules. De bons phyſiciens - furent trompes par un j6ſuite. _ Cell ainſi (comme | nous Vavons dit ailleurs) qu'un commis des fermes en Baſſe- Bretagne, fit accroie 4 tous les beaux eſ- prits de Paris, qu'il 6tait une jolie femme, - quelle Taiſait tres bien des vers. H faut av roucr que c cc f It la boote crermele de ref. " -Elui qui q * ie premier. „ qu 11 n'y a point de ſotiſe dont reſprit humain ne ſoit capable, etait un p — — f ²˙ m — — — — þ - — — „ —— Dd — ; a AA. 4 E88 AH C UI ts. prit humain, que ce malheurcux empreſſement de pluſieurs philoſophes à batir un ſyſteme univerſcl ſur | un fait particulier, qui n'etait qu'une meprite ridicu- le, indigne d'etrc relevee. On ne douta pas que la farine de mauvais ble formant des anguilles , celle de bon froment ne produiſit des hommes. Lericur ac- ereditèe jette quelquefois de fi profondes racines, que bien des gens la ſoutiennent encor, lorſqu'cile eſt reconnue & tombèe dans le mepris, comme qucl- ques journaux hiſtoriques repetent des fauſſes nou- 5 velles inſerecs dans les ern, lors WEE qu'elles 5 ont et rẽtractèes. Vn nouvel auteur une traduction clega ante & exac- te de Lucrece, enrichie de notes ſavantcs, $ S force, 5 dans les notes du troĩſieme livre, de combattre Lu- crece mEnie à Ta appui des malheureuſes experiences de Needham , ſi bien convaincues de fauſſete par Mr. Spalanzani, & rczertecs de quiconque a un pea tu. di la nature. L'ancienne erreur, que la corruption 5 eſt mere de la generation, allait reſſuſciter; il n vait plus de germe: pluſieurs perſonnes mandaicnt 5 que, dans la menagerie du palais de Bruxelles; „ un Japin avait fait des lapreaux 4 une poule. Ce que | Lucrece, avec toute Tantiquite „ * impoſfible 5 15 t 8 accomplir. | | K unt. bus: PINS | | Onane | genus najci poſſet 7 ſemine egeret. 25 Ex undis Toiines, ex terrd poſſet oriri Syptecmmiſeriam er, . volucres; eruußere calo , ; oy A. menta & Pecudes. « 959 ferre omnes omnia Hoſe: . . Ie hazard incertain , de rout alors diſpoſe. 8 animal 1 ſas gerne: &. r Tell eſt {zns cauſe. 1 IE 5 , ; 5 8 EY - "I : ne N 0 a * - is 4 . 0 3 _—_ » — * x LS 4 Y TIRE) 4 "4 9 | — "IR . — . AR ILL ES. 289 On verra les humains ſortir du fond des mers, Les troupeaux vondiſſans tomber du haut des airs, Les poiſſons dans les bois naiſſant ſur la verdute; Ts out poura rout produire; ii n'eſt plus Cc nature. &@ Lucrece avait aſſurement raiſon en ce point de phy- $que, quelque ignorant qu'il füt d'ailleurs; & il eſt demontre aujourdhui aux yeux & a la raiſon, qu'il n'cſt ni de vegetal, ni d animal qui n'ait ſon germe. On le trouve dans Poeuf d'une poule comme dans le land d'un chene. Une puiſſance formatrice, prèſide à tous ces dexelopemeus, Can bout de Tunivers a autre. II faut bien reconnaftre des germes puiſqu'on les voit & qu'on les ſeme, & que le chene eſt en petit contenu dans le gland. On ſait bien que ce n'et pas un chene de ſoixante pieds de haut qui eſt dans ce fruit; mais c'eſt un embrion qui croitra par le ſe- cours de la terre & de eau, comme un enfant croit - par une autre nourriture. : Nier! exiſtence de cet © embrior parce Gu "On ne con- coit pas comment il en contient d'autres à Vinfini, cCieeſt ner Fexiſtence de la matiere parce qu'elle eſt di- vnible a Pinfini. Je ne le comprends pas, donc cela eſt pas? ce raiſonnement ne peut etre admis contre les choſcs que nous voyons & que nous touchons. H-: eſt excellent contre des Tuppalirions, 1 mais non pas . contre les faits. Queique ſltame. qu on | ſubſtitue „il ſera tout au 5 inconcev able, & il aura par- deſſus celui des germe le malheur d'tre fonde ſur un principe qu on ne cou Fremisrg Parties. T 2 - — 2 ů ——ä 9 SY _ - 66 — * — - 4 Go. * 3 — a” Sad we - 2 — —— I * - — —— 5 dcs chimeres avec Ic targum , le talmud, — I cabale , lh cſiromancie, les clemens de Deſcartes, & les contes nouveau. 299 Au M A K. E * nalt pas, a la place d'un principe palpable dont tout le monde eſt temoin. Tous les ſyſtèmes fur la cauſe e la generation, de la vegetation, de la nutrition, de la ſenſibilits, de la penlee, font cgalciment inex- plicables. Nlonades, qui Cticz ie miroir concentrè de 1 Iuni- vers, harmonie prectablie entre Phorloge de Tame & T horloge du corps, id6-s innc2s tantot condamnees , tantòt adoptces par une Sorbonne, ſenſorivm comm. ne, qui n'etcs nulle part, determination du moment ou Veſprit vient animer la matiere; TCtournez au pays la mis ma, - pee a jamais condamnds a nous ignorer? | . (V oye Gamen) Obe. de peuples « ont 1 ubſiſt e longtems, & ſubſiſtent cncor ſans. annalcs! 11 n'y en avait dans Amerique entiere 1 c'eſt-à- dire dans la moiti6 de notre bes gqu'au Mexique & au Pérou, encor n'ctaicnt- elles pas | fort anciennes. Et des cordelettes nouccs ne ſont pas des Iivres qui puilſent entrer dans de grands derails. 5 Les trois quarts de rAfrique meurent jamais gan- nals: & encor aujourdhui chez les nations les plus Favantes, chez con memes gu. ont le plus we 8 AN N A L E SS 291 abuſe de Tart d'ecrire, on peut compter toujours, du moins juſqu'a-preſent , quatre: vingt- dix- neuf par- ties du genre-humain ſur cent qui ne ſavent pes ce qui s'eſt paſſe chez elles au de- la de quatre genèra- tions, & qui a peine connaiſſent le nom d'un bi- ſuycul. Preſque tous les habitats des bourgs & des villages ſont dans ce cas; tris peu de familles ont des titres de leurs poſſolſions. Lorſqu'il seéle e des procès ſur les limites d'un champ ou d'un pre, le ju- ge dccide ſuivant le rapport des vieillards: le titre eſt la poſſeſſion. Quelques grands evenemens ſe trans- mettent des peres aux cnifans; & Salterent entière- ment en paſſant de bouche en bouche; Us mont point N da autres annales. Voper tous les villages de notre Europe ſi policce, &chiree, fi remplie de bibliotheques immenſes, & qui ſemble gemir aujourd'hui ſous Pamas enorme des : livres. Deux hommes tout au plus par village, run portant Tautre, ſave ent Keek & Ccrire. La ſociete n'y ; perd rien. Tous les Favaus $exccutent , on bitir, on plante , on forme; on recueille comme on faiſair dans les tems les plus reculés. Le laboureur ma pas ſeulement le loiſir de re gretter q ne lui ait pas appris a conſumer quelques heures de la journ%e dans 5 na lecture. Cela prouve que le genre-humain wavait pas beſoin de monumens hiſtoriques pour” cultiver Ky 1 | arts veritablement 1 veceſlaires a la vie. n no Face pas S6tonner que ta nt de peuplades man- | quent d- annales, mais que trois ou quatre nations en sicht conſer ves qui remontent a Cing mille ans, od F'2 — — a %- a 7 > Bs, * - — _ —p— — a — — ,- * : _ — —-—zẽ.ꝛ—U:—a — — * * — - — — — . 4 7 7 pe _ — „ R - 2 = = = —_ > - — = - - N — — : Z by = — — - o _ - —— o ——_ _ > — — ESI = 8 — — amo et —_——— — - == - — — = _= by 1 4 > — = b - . — 5 8 os _—_— =. < - 8 8 _— * — o — — = & : — - — r 4 —— — — = - N — yo _—_ — 4 - px — i - = — - : = - * 4 = l _ a. — — — * » - A — — 2 — p — * — * 2 > —_ i n 22 - # —— : —_ dt — - - 1 ” — a a , N _ — * 7 * — — 6 * — 292 n N AE * environ, apres tant de rèvolutions qui ont boulev er. ſèe la terre. Il ne reſte pas une ligne des ancienncs annzles egyptiennes , caldeennes , perſannes, ni de colles des Latins & des Etruſqucs. Les ſeules anni- les un peu antiques, ſont les indiennes, les chinoi- 85 les — e — Nous r poννð⁰n ; appeller annales 455 morecaux ede v Sy >: & decouſus, fans. aucune date, ins ſuite, ſans liaiſon, fans ordre; ce ſont des énig- mes pre poſces par „ Paptiquits | a la Poſterice qui n'y | cntcnd. ris m. Nou J Folens affurer que Sancloniaton qui vivait, LO | dit-on, avant le tems ou Ton place Nie, ( 73) ait comp ofc des annales. Il aura probableme nt borne ſes recherches a fa coſmogonic, comme fit depuis He- ade en Grece. Nous ne propoſons cette opinion a comme un doute, car nous n Ceriv ons que: pour nous inftruire, & non pare enſcie gner. | Mais ce qui merite a _ 8 att io c'eſt que Sanchoniaton cite les liv res de TEgyptien Thor, : qui V Tenſe, Ges Huir cents ans avant lui. „ Or, San. wk thy? a the que fG 43 aniaten- avoit vecu 1 tems * Mile, _ 21 pres lui, Fercque de Celarce Fuſe! qui cite plufieurs de ies | 5 lragmeus. aurait indubitablement citè ceux ON il cut Git fait men- tion de / & des brodiges Epouvantables qui avaient Crenne la nature. Sunchoninion Wanrat pas manqué d'en parler: Euſebe aur: ait faic valoir fon témaignage; il aurait prouve Pexittence de . fe par | aveu autentique d'un {avant contemporain, d'un homme qui Ccri— Lait dans un pays ou les Juils fe licnalaient tous les jours par des - miracles. Euſele ne cite jamais Sonchoniaton fur les actions de A - ſz. Done Senchunigton avait &crit aupatavant. On le prelume, mais avec la defiance que tout homme dit avoir de ſon opinion, exec ng und il oſe allarer __ deux & deux font e . A: NR AL * . 20.3 (Abaton Cerivait | zrahablement dans lc fdle oa ron place Tav anture * 7 lien Eęypte. Now mettons commune ment cpoquè de la pro- motion du Juif ον⏑ν‚ au premier miniſtere de BYE. te, A Van 2300 de la ercation. Si les livres 4 Thot furent 6crits ih lit 2 ents ans au- parav ant, ils furent donc Cercits Pan 1500 de la crca- 5 tes, Love date ctait done de cent einquante- ſix ans avant le deluge. Is auraient done etc graves ſur la Pierre, & ſe ſeraient conſervcs dans Vinond ation uns 8 erſelle. Une autre digiculté, eſt que Sanefo 0727 ator ne par- i point du deluge , & qu on n'a jamais Cite aucun autcur Egyptien qui en cut parle. Mais ces difficul- tes Ser anduiſtent devant la Geneſe! in! ne par woo prit ſaint. Nous ne preten dons point 1 nous enfoncer | ici dars! le 5 chaos, que quatre-vingts auteurs ont voulu aehrouile ler, en inventant des chronolovics diferentes s: haus nous en tenons toujours à ancien Teſtament. Nous demandons ſeulement, fi du tems de Tor on Cerivai- en i ou en Car acteres aiphaberiq aces 9. Si on avait deja quitt la pic Te & ic brigue pour = a »olin ou dene autre t W 81 Tor Ecrivit Us annales, ou | foulement une * 0 110gonic £ 8 ly ava it a%ja quelques prramides baties dv teme de Dt? 82 Fg © FM « . N . b aw 4 I. tas; 5 ” 4 - eASCS_ A” Code Se 294 4 * au A724. 81 la baſſe Egypte e Etait habit&* ? 81 on avait pratique des canaux pour recevoir les _ Eaux du Nil? 87 les Caldecns + av -aicat deja enſeigne Jes arts aux 5 Egypt, & ſi les Caldens 15 avaicut res, 5 des bracmancs? . 75 a des gers qui ont reſolu toutes ces ques- tions. Surquoi un homme deſprit & de bon ſeas di- 5 ſoit un jour d'un grave docteur, Il faut que cet von- ene - ld ſoit un grand 5707 ant, car A ripond a tout cz a qu 07: us demande. . 5 | W S SS: 5 X'S * SS; : A N N A 74 8. . A Cet ar cielo du dictionnaire 3 ſa- 8 vamment traité, comme le ont tous les objets de j ju- e rudence daus ce grand & important ouvinge, on peut ajourer que epo ac © Teal. ment des arma- des étant incercaine, Ceſt une preave que Lexaction es annatcs weſt qu'une uſurpation, une coutume tor- . ſionnaire. Tout ce qui reſt pas fonde ſur unc loi au- 5 tentique eſt un abus. Tout abus doit tre refor me, à moins que la r6forme ne ſoit plus dangercuſe que Tabus meine. L'uſurpation commence par ſe mettre pcu-à- peu en poſſeſſion: lequité „ Tinterct public jet» | tent des eris, & r6clament. La politique vient, qui Ajuſte comme elle peut ralurpation avec Pequirs, * 5 Tabus reſte. or A NN A TE . 295 — A Vexcmple des papes, dans pluſicurs dioceſes, les exéques, les chapitres, & les archidiacres Gtablireiit, des amnates fur les cures. Cette exaction ſe nom:ne © droit deport en Normandic. La politique Wayant au- cun intercr a maintenir ce pillage, il fut aboli en pu- ſieurs endroits; il ſubſiſte en d autres, tant is cules . Fargent eſt le premier c ulte. De 1409, au concile de Piſe, 15 pape Alexandre renonga preſſement aux annatcs ; Charles LI les condamna par un Edit du mois d Avril 1418; le con. We de Bäle les declara ſimoniaques; & la pragmati- 8 que ſanction les abolit de nouv cau. | Fran os J, ſuix ant un traité particulier qui avait fait avec Leon X, qui ne fut point infere dans le Concordat, permit au pape de lever c tribut, qui lui 1 produiſit chaque annce ſous le regne de ce prince 5 cent mille 6cus de ce tems la, ſuivant le calcul qu en 95 fir alors IO Capelle avocat-general au parlement; Les 8 [ep univ verſirts, le clerge, la na- DE tion entiere reclamaient contre cette exaction; &: Henri II, c6dant enfin aux cris de ſon peuple, re- bDouvella la Joi de Charles PII par un ee MS 3 Scp- 5 tembre 17711. La defenſe de payer rannate fut encor réiter & > par 5 Charles IX aux etats d' Orleans en 1 560. 55 Par avis v» de notre conſeil, „& ſuivant les decrets des ſaints con- . 2 ciles; anciennes ordonnances de nos predtceſſeurs rote „ EC urrtts de nos cours de farlement; ordonnon gue 5 e tranſport d'or & dargent hors de notre royaunte, = T 4 — 2 — U— — « r — — Ry 3 ” - —— —ͤ— — 296 A n N A T K . „ paiement de deniers, ſous couleur d'annates, vac- 4 quant & autrement, ceſſeront, d peine de quadruple 15 contre les contrevenans. 5 8 Joi 8 daus Vaſſemblce générale de la nation, ſemblait devoir etre irrẽvocable. Mais deux ans apres, le meme prince ſubjuguè par Ja cour de Rome alors puiſſante, retablit e ce que la nation n- tiere & lui- MEMC avaicnt abroge. Henri IP qui ne craignait aucun danger, mais qui : Eraignait Rome, confirma les annates par un cult ds 22 Janvier 1 596. Trois celebres ae e , bass; Lanny &-: Dawes, ont fortement ècrit contre les annates, qu'ils appellent une veritable ſimonie. Si à defaut de les 5 payer, le pape refuſe des bulles, Duaren conſeille à Tegliſe gallicanne, d'imiter celle d' Eſpagne, qui, Sas 5 5 le douzieme concile de Tolede, charg gea YVarcheve- que de cette ville, de donner, ſur le refus du pape, & do Provifions aux x prelats nommes par le roi. Ceſt une max ime des plus certaines du droit fran. dais, conſacrèe par Particle 14 de nos liberter (74), q _— Feveque de Rome n'a aucun droit ſur le temporel 5 benefices, & qu'il ne jouit des annates que par la per miſſion du roi: mais cette permiſſion ne doit- elle pas avoir un terme ꝰ à quoi nous ſervent nos lumieres 1 5 nous conſervons toujours nos 0 8 1 caleul des ſommes qui on a x paybes , & que 3 ; on 5 SY 8 8 Liberids, mot ds impropre pour £ gultier dos dro 7 kane & ene, 1 VVV 292 baie encor au pape, eſt eſſfrayant. Le pracurcur- gencral Fean de Saint Romain a remarquè que du tems de Pie 11, vingt- deux èvechès ayant vacque en Fran- ce pendant trois annees, il fallut porter a Rome cent vingt mille ecus; que ſoixante & une abbayes ayant auſſi vacque, on avait paye pareille ſfomme a Ja cour de Rome; que vers le meme tems on avait encor payé à cette cour, pour les proviſions des pricures, wo doyennes, & des autres dignités ſans croſſe 5 Cent mil- le Ecus; que pour chaque cure il y avait cu au moins = une grace — :pectative qui etait vendue vingt CG E- cus; © outre une infinite de diſpenſes dont le calcul montait à deux millions d'ecus. Le apnea = de Saint Romain vivuit du tems de Leuis XI. Juge à combien ces ſommes monteraicnt aujourd” Qui. Jo. gez combien les autres Ctats ont donné. Jugesz ſi la roepublique Romaine, au tems de Lucullus , a plus ti- re d'or & @argent des nations vaincues par fon epec, que les papes, les percs de ces memcs natiors, nen ont tire par leur plume. Suppoſans que Ie procurear- gener al Saint Romain 5 ſe ſoit trompe de moitic , ce qui eſt bien difcile, ne reſte- t· il pas encor une ſomme aſſez conſiderable pour qu'on ſoit en droit de compter avec la chambre apoſtolique, & de lui demander une reſtitution, ate 8 cendu que tant ar Urge ni rien 2 Gapoſtolique ? * 1 i 4 j 5 U , dl Wl | l 1 ' l { b. l 7 1 c 0 5 4 | V » : if 1 4 Ne | 1 ? | 5 . . 4 ? 4 HBLAdR: £4 . ee 1 e T.. 298 e DE SATURN. SDS S S ee S SNS — ANNEAU DE SATURNE E. 0. 3 mais pas plog cromant que les autres, ce corps ſolide & lumincux qui en- toure la planete de Saturne, qui Teclaire & qui en eſt claire, ſoit par la faible r6flexion des ravons ſo- laires, ſoit par quelque cauſe inconnue, Ctait autre fois une mer, a ce que pretend un rèvcur qui fe di- ſait philoſophe. Cette mer, ſelon jui, s' eſt endurcie; elle eſt devenue terre ou rocher; elle gravitait a vers deux centres, & ne gravite plus aujburd hui que. vers un ſeul. e Fe Comme vous y allez, mon roveur ! comme : Vo. metamorphoſez cu en rocher! Oxide netait rien aupreès de vous. Quel merycilicux pouvoir vous av or. jur la nature! ce tte imagination ne dement pas vos autres 1dces 0 demangcaiſon de dire des choſes nou- velles! H "70 cur des ſ yſtemes! 0 folies de reſprit hu- main! ſi on a parle dans le grand dictionnaire ency- clopedique de cette rèverie, c'eſt ſans doute pour 8 faire ſentir enorme ridicule; ſans quoi les autres na- _ tions ſeraient en droit de dire, Voila Puſage que font les Fra ngais des decouvertes des autres peuples. Sy” gene decouv rit Tanncau de Saturne, il en calcula 1c: apparenccs. Hook & Flamſtead les ont calculecs com- mme lui. Un Francais a decouvert que C2 corps oll de avait Er un ocean circulaire, & ce Francais net pas Ciran) de Pergerec, | N AR TICVU ITE. Sitio J. 299 „„ ANTIQUITE. . A quelquefois vu dans un village Pierre Acudri & fa femme Peronelle , vouloir preceder leurs __ voiſins à Ia proceſſion ? Nos grands-peres, diſcat-ils, ſonuaient les cloches avant que ceux qui nous coudoiens 5 cc li fuſſent Jeul ement propri eLgires 4 une table. La vanité a Fiare Aoudri, de fa femme & © ſes voiſins 4 Ten fait | pas davantage. Les oſprits Sechauf. Ws» wh La qucrclle eſt importante; il s'agit de Thon neur. II faut des preuves. Un ſavant qui chante au „ nutri in, de couvre un vieux pot e fer rouilic, mar- que dun A, premiere lettre du nom du chau Jronnicr qui fit ce pot. Pierre Aout ii fe perſuzde que c'tait un caſque de ſes anestres. Ainii Ceſar deſcendait un eros & de la decſſe Venus. Telle elt Thiſtofre des Nat ions ; telle eſt à peu de choſe pres la conmailſance. + 5 de la premiere antiquits. , Les Ga FArmenie demontrent , due le para- dis terreſtre ëtait chez cux. De profonds S1odois demontrent qu'il etait vers le lac Vener, qui en et vi- blement un reſte. Des Eſpagnols demontrent an. 1 qu'il Etait en Caſtile ; tandis que les Japonc/s, I's | _ Clinois, les Tartarcs, les Indiens, les Africains, les 3 I 5 1 | H T Amcricains, ſont aſſezꝝ malheurcux pour ne ſavoir pas ſeulement qu'il y cut jadis un paradis terreſtre à la ſource du Phiſon, du Guhon, du "Tigre & de Eu- phrate, cu bien à la fource du Guad alquivir, de la Guadiana, du Ducro & de FEbre;: car de Pliifon on ſait aiſement Phætis; & de Pliatis on fait le Bætis, qui eſt le Guadalquivir. Le Gehn eſt viſiblement la Guadiana, qui commenco par un G. L'Ebre, qui ct. en Catalogne, eſt inconteſtablement en dont | un E cſt la lettre initiale. 7 Mais un Boch ſurvient, qui Clmontre a ſon tour, que le jardin d Eden était a Edimbourg, qui en a . | tenu le nom; & il eſt! à croire que dans n Heraus fic- ; cles e cette — 0 fera for ortunc. Tout Ic globe a 2646 be als autreſois, dit un hom- me verſe dans Thiſtoire ancienne & moderne; car 5 Jai lu dans un journal, qu on a trouve en Allemagne des charbons tout poirs, a cent pieds de profondeur, entre des montagnes couvertes de bois. : Et on ſoup- 1 gonne meme qu! a Y av vait t des charbonnicrs en cet en. droit. Lavanture de Phation fa nit aſk = oi Que tour 3 | bouilli juſqu'au fond de la mer. Ie ſouphrs du mon. = Ve ſuve prouve eee ee que ICS DOIGS du Rhin, qu Danube, du Gange, du Nil & du grand fleuve laune, ne ſont que du ſouphre, 15 du nitre N de Thule de gaiac, qui wattendend que Ic moment de Torplo- Hon, pour require la terre en cendres, comme . 5 Fs oa e Le ſobla Tur eg: 1 nous ma recht 18 ct AxTIQUITE. Sion I. 301 une preuve e evidente que Punivers a été vitrifié, & que notre globe n'eſt rcellement qu'une boule de verre ainſi que nos idecs. Mais ſi le feu a change notre g globe, Peau a produit de plus belles revolutions. Car vous voyez. bien que Ja mer, dont les marces montent juſqua huit pieds dans nos climats, a produit les montagnes qui ont ſcize a dix · ſept mille pieds de hautcur. (75) Cela eſt fi vrai, que des favans qui n ont jamais Ct6 en Suiſſe, y ont trouve un gros vaitſeau avec tous ſes agrots | petriſics ſur le mont St. Go4art , (56) ou au fond d'un precipice, on ne fait pas bien ou; mais il eſt i certain qu'il etait la. Done originairement les hom- ; mes etaient poiſſons, quad erat . Pour defeendre 2 à un antiquice moins antique, par- : Jad des tems on la plupart des nations barbares quit- terent leurs Pays pour en aller chercher d'autres, ( 77) qui ne valaient gueres mieux. II eſt vrai, Sil cit duelque choſe de vrai dans Phiſtoire ancienne, qu'il y cut des brigands Gaulois qui allerent piller Rome _ du tems de Camille. Duautres brigands des Gaules | avaient paſſs, dit-on, par TIllirie, pour aller louer Jeurs ſervices de meurtriers à d'autres meurtriers veis = Thrace; ils echangerent leur ſang contre du pain, & Fetablirent enſuite en Galatic. Mais quels ccaient ces Gaulois 2 Ctait-ce des Berichons, & des Ange- e, Ce furent fans doure . Gaulois que les Ro- 6785 Verde ws ticles Mer & 37 nagne. . Voyez Teliained & tous les Iyltewes forges fur cette vel | de Ouverte. | | (7778 Ancicune Eaigration, | ꝗ—ꝛT—U—́ —— —— — 32 ArTIQUITE Seckion I. mains appellaient *Ci/a! Pins, & que nous nommons Tranſulpi: s, des montagnaris affames, voiſins des Alpcs & de PApennin. Les Gaulois de la Seine & de la Marne ne ſavaient pas alors fi ] tome exiitaitz & ne pouvaient aviſer de paſſer le mont Cenis, comme fit depuis Annibal, pour aller voler les garderobes des ſenateurs Romains , qui avaient alors pour rous | | mcubles une robe d'un mauvais d rap gris, Orne?2 d' ne N bande couleur de ſang de bœuf; deux petits pom- meaut d /voire, ou plutét dos de chien, aux bras d'une chaiſe de bois; & dans leur cuifine un morccau de lard rance. | b Les Gautcis, qui monraient de faim, nc trouvant pas dequoi a manger a Rome, Sen allerent done chers cher fortune plus loin, ainſi que les Romains en uſcrent depuis, quand ils ravag 'agerent tant de pays lun apres Fautre; ainſi que firent enſuite les pcuples du Nord, quand. Us Krane rent empire Romain. 5 Et par qui encore eſt- on tres faiblement indtruit de ces Emigrations ? Ceſt par quelques lignes que les Romains ont ècrites au hazard; car pour les Cel- tes, Velches, ou Gaulois, ces hommes qu'on veut faire paſſer pour eloquens, ne ſaveient alors e eux & ; Icurs bardes (78) ni lire, ni ecrire, | Mois infcrer de k que les Gaulois ou Celtes, con- . 1 quis de puis par quelques lezions de Cefur, & e par unc horde de Goths, & puis pur und horde de | Bourguig nons, & enfin par une horde de Sicanbres 1 = (750 Bardes, = ardi; recitantes ca: ina bar Ai; cCtaient les poëtes, les Philuoph wy aAcs > Velehes. | 8 — 8 ä ANT tr Sefton II. 303 ſous un Clodivic, avaicnt auparavant ſubjuguè la terre entiere, & donne leurs noms & leurs loix a TAfie, ccla me parait bien fort; Ja choſe n'eſt pas mathema- - riguemenr impoſſible; & fi elle eſt demortree, je me rend: il ſerait fort incivil de ref: uſer aux Velches ce qQu'on accorde aur Tartares. Sreriox SLC ON DE. De Pantiquitt des uſages, Qui ctaient les plus fous. & les pl. 18 anciennement fous, de nous ou des Egyptiens, ou des Syriens, ou des autres peuples? Que ſigniſiait notre gut de cha- nc? qui le premier a confacre un chat? ceſt appa- remment celui qui &tait le plus incommode des ſouris. | Quelle nation a danſe la premiere, ſous des rameaux carbres, à Phonneur des Dicux 2 Qui la premicre a 8 fait des proceſſions & mis des fous avec des grelots a la tore. de ces proceſſions ? Qui promena un Prinpe par les rues, & en placa aux portes en guiſe. de mar- tcaux 2 Quel Arabe imagina de pendre le calegon de = fa femme: a la fenerre „le lendemain de ſes noces 2 Toutes les nations ont ganſs zurrefois . 2 la nou- vette lune: $'Ctaignt- elles donné le mot? Non, pas plus que pour ſe rejoufr à la naiſſance de ſon fils, & Pleurer, ou faire ſemblant de pleurer a la mort de ſion pere. Chaque homme eſt fort aiſe de revoir Ja ume apres Vavoir perdue pendant quelques nuits. Il. _ eft cent uſages qui ſont ſi naturels 4 tous les hom- mes, qu'on ne peut dire que ce ſont les Baſques quĩ les ont enſeignes aux Phrygicns, ui les Funes aux Euſqucs. | 254 Arier Ste: TIL On eſt ſervi de eau & du feu dans Ics temples; cette coutume s'introduit d'elle- méme. Vn pretre ne veut pas toujours avoir les mains ſales. Il faut du feu pour cuire les viandes immolecs, & pour brüler _ epiclques brins de bois reſineux, quelques aromates qui combattent Todeur de la boucherie ſacerdotale. Mais les ceremonies myſtericuſes dont il et 6 diff eile d'avoir Tintelligence, les uſages que la nature nenſeigne point, en quel lieu, quand, ot, pourquoi Ics a-t-on inventes? qui les a communiques aux au- tres peuptes ? II neſt pas vraiſembluble qu'il ſoit tom- be en meme tems dans la t&te d'un Arabe & Mun E gypticn, de couper # {on fils un bout de prepuce ; ni qu'un Chinois & un Perſan, aient imagine a 1a fois de chatrer des petits Aron.” Donn peres wauront pas eu en meme tems, dans differentes contrècs, Tidee a 'egorger leur fils pour pPlaire a Diu. II faut certainement que des nations aient communiquè a qrautre 08 leurs folics ſeric ceuſcs on ridicul es, „ ou barbares. . = Ceſt dans cette antiquire que on aime a fouiller, | pour decouvrir, fi on peut, le premier inſenſé & re: 1 ne ſeclerat un ont pervert, le gcnre- -bumain. Mais comment fave oir ſi Fehud en Phenicie, ſar | Tiny enteur des ſacrifices de ſang humain en ) imimolant fon fils? e „„ Comment Faſſurer | que Lycaim mangea le premier de la chair humaine, quind on ne ſait pas qui Savifa ic pr emier de manger des poules? " 0 ANTIQUET £E Seckion II. 305 On recherche rorigine les anciennes feres. La 1 antique & la plus belle eſt celle d:s empereurs de la Chine, qui labourent & qui ſement avec les premiers mandarins. (voyer, Agriculture.) La feconde eit celle des Theſmophorics &Atiencs. Celcbrer à la fois Paoriculture & in juſtice; montrer aus hom- 8 mes combien une & Fautre ſont neceſfaircs; join marc Ic frein des loi; à Part qui eſt la ſource de toutes les richetits, rien weſt plus ſage, hs pieux & plus Utlle. II y a de vicilles ſetes allegoriques qu'on retrouve par tout, comme celles du renouvellement des ſui ſons. net pa neccſlalre qu une nation ſuit venue de loin enſcigner a une nutre, qu'on peut donner des marques de joie & Camitie a es volſins le jour de run. Cette Coutume trait celle de tus es PL UPILS. F.og ſarnma- bes 8 8 Row? 4115 % ont plus [G0 ies que e 8 des: / A lo- | broge S & FR Peres, tea nous eſt reste! beau— [4 a 2 "coun d' Cerits Kade Onumens rom: ang; 0 que nous 4 p men avons aucun des autres peuplcs de Europe oc- | 0 ide mtale. : La fire « 2 Saturne Ctait celle du tem 3.11 avait quatre ailes: "ls tems va vire. Ses deux viſkges figu- Taicnt evidemment Vannce finie & Tame: commen- ce. Les Grecs difaient, qu'il avait devore ſon pere, & qu'il 06 orait ſes enfans; il n- y a point Jallegori ie Plus ſenſible; le tems devore * paſſe « le Preſent , > 106 dv orcra Lavenir. Pourquoi: cl orc!; er de vames & triſtes explications Premiers Parte. | WY —— 53:6 ANTIQUITE. Scdion III. d'une fete ſi univerſelle, fi gaic, & fi connue! A bien examiner Pautiquite, je ne vois pas une fete annuelle triſte; ou du moins, fi elles commencent par des la- mentations, elles finiſſent par danſer, rire & boire. Si on pleure Adoni, ou Adonai, que nous nommons = Adonis, il retJuſcite biontot, & on ſe rejouit. Il en eſt de meme aux fetes d s, C'Ofiris & d' Horus. Les Grecs en font autant pour Cris & pour Proſerpine. On celchrait avcc gaiete la mort du ſerpent Python, jour de ſ6te & jour de joie ctait la meme choſe. Cette eee eee aux keres de Bacchus. 5 je ne vois pas une ſeule commemoration generale «un 6venement malheurcux. Les inſtituteurs des fetes n auraient pas eu le ſens commun, Sils avaient Etabli = dans Athenes la cElcbration de la bataille perdue à : Cheronee; 8 a Rome, celle de la bataille de Cannes. | | On perp6tuait le en de cc qui pouy ait encou- 5 rager les hommes, & non de ce qui pouvait leur inſ- pier la lacheté du dé ſeſpoir. Cela eſt ſi vrai, qu'on imaginait des fables, pour avoir le plaiſir d' inſtituer des fetes. - Caſtor & Pollux r'avaient pas combattu pour les Romains aupres du lac Regile; mais des Pre- ; tres le diſaient au bout de trois ou quatre cents ans, 3 tout le peuple danſait. Hercule n'avait point deli- vreé la Grece d'une hydre a ſept teres, mais on chan. eit Hereale & fon | yore... 5 serben TROISIEME. Fe eres inſtitutes fur des chime eg. GO de das in 5 eut t dans toute Pantiquics une laue : AnTiQuiTt Section IJ. 37 fete fondee ſur un fait aver. On a remarqus ail leurs à quel point ſont ridicules les ſcoliaſtes qui vous diſent magiſtralement, Voila une ane ienne hymne a Phonneur d' Apollon qui viſita Claros ; donc Apollon eſt venu à Claros. On a biti une chapelle a Perſe, donc il a delivrè Andromede. pauvres gens! dites plutot, done nya Point eu d And. omede. Eh! que deviendra done la ſavante ant iquitè qui a = = precede les olimpiades ? Elle deviendra ce qu elle . eſt, un tems inconnu, un tems perdu, un tems d'al- legorics & de menſonges, un tems mepriſc par les ſages, & profoadement difcut6 par les ſots qui ſe plaiſent à nay zer dans le vuide comme les e atomes da E- 8 Picure. II y avait partout ies jours de penitence, « dos jours : d expiation dans les temples. Mais ces jours ne Sap- pellerent jamais dun mor qui répondit a celui de fe- tes. Toute fete Ctait conſacrce au divertiſſement; & cela eſt ſi vrai, que les pretres Egyptiens jeu- naient la veille pour manger mieux Je lendemain. Coutume que nos moines ont conſervee.. Il y euc fans doute des ceremonies. lugubres; 3 on ne danſait Pas. Ie branle des Grecs en enterrant, ou en portant au bucher ſon fils & fa fille; e'6tair une cerèmonie 1 5 x ee „ mais certainement ce n'erait Pas une ſete. $£eTION. Gs Eur. 8 De Pamiquits des feres qu'on pretend avoir toutes bre 5 lugubres.. 5 Des gens invenicux & profonds , 4 des ereuſcurc f enrtig wités , qui ſaur aient comment Ia terre craic; V2 —_— TY _— : de leurs malheurs par des common. "0644 Dres. Tue Fel 55 © ilent 7 5 Peres QUT 22 72777 _ QELS. er les mes Teak Nt ors. On ne Sei ; perte Pune bataille & lt 39 A N Q UI 1 I. Sektion IF. Wii, 2072 faite i J a cent mile ans, fi le genie pouvait le Fi vor,; ont pretendu Alle les hommes reduits a un tres petit nombre dars notre. continent & dans autre, encor eftrayes des revolutions. innombrables que er tritte globe avait ellu nt, perpotucrent le ſouvenir tions Funcitcs 8 fat un jour d'. bur. ate fe faire four, les . leurs leg Fenix cl. vs des 0. cant, par d des rocherr Totes des Th ont, r, 15 Pirrups 10 es 775 7 25 ts den 2 8 tes ges 7 9 5 veles ſau- Tae, par ld auth 10 la lte & G gaerreg. Nous ne ſo1 umes done pas Iuts cot nme les: hom- 551 in! ) tant To 5 Jour a. ondres Gu pre 8 12 peſt — . Pincen, lie de lo ville entiete Jous Charles 11. Nous imes ſons lorſqus les maikucres de Ia St. Barthciemi du- w . 1 10 | >... Ve a : 5 N 8 . 85 Unt & df 5 4.2 con a rec des paſc uinades faites E hep lemul vl de Ta laſunat de Col! gui; on im prima dans Paris, Paſſio gute ia n Caf ard col oui Jecun- aa. 7 Bartholomew. og, | W eſt arrive mille © fois, „ que Je f. iten e 41 reg gne : Conſtantine pic, a fait dit {cr ſes chatrès & ſes 1 ques dans des ſullot 11S teints du lung de ſes freres & de {cs VILES. = Que Lair on dans Par 5 46 jour Qui on appren 4 Is mold de Ct ent braves 05 wm 1 70 82 On cour a Fj pera 8. 2-14 con 1e. Que faiſa ſi] on quand la marcchale d",1;cre Ctait = mel dans la Grove: a 14 Wa Harde e ſes 1 ä Ces chan- * N . — 4 7.7 2 i A * 1 2 17 ] } — — 521207 Fe 389 ſccntenrz, quad le rech de NMarillae était tra * s * — 40 * 1 , 1 , SOT . . = 13 o re au fepßliee dans une entrotts en vertu can Fi \ hou 1 1 1 b 9720 7 (| * 1 » * 8 } 1e Ear 710 yr? A * } irs 5 i 3 I 1 3 1 * i & ws A 1 . a 5 14 1 5 3s ” 5 * N 1 rer ea 14 wa 4. Dre au CIO de 12 cnelibu; OMA: un Treutenant- * : * * - * * Eg ry iv. 1 147 5 n Vo tf] fy = hoy yt * f 3-4 ED . eri " "Sal > 1 1 4 44 00 7 A £ Sw 1 Gn 1881 AX! 4 CT SES * V 2 — 9 ; 5 g N 3 1 % 215 - Mir hn T4 .< ennemis achernes, aldi lar Techaffaut dans un ron. Ia 91 ouchs; Qt 124 £5 - x . : eren F re (I. es In Bullen . 2+ 1 1 3 FE vr W . mn. >. A FN CY \ wo (vt 1: Aga. * 3 7 4 }- (27 4 $223 144141489 die . GJj.) 4. Pein da 8 candeur, 1 - "FERRET WEL | — ! „ [3 7 0 ; -— . © _— 2 <-—-v0 FRY - ; Like: Caliii 11 20 Ez 2 mode 11e : Ines f 2 1 m 71 rüden ; © 9 I's 16 4 + aux Jl: IS {47 by 3 2 des 75 {i113 Fg C3 : 7 . 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De plus, il ſc trouvait que le cote 5 fourniſſuit un quarrè qui Etait juſte le double des quarres produits par les cotes 4 & 3; mcthode importante pour tous les ouvrages ré—- gulicrs. (79) C'eſt ce fameux theoreme qu'il avait . Tapporte de Tine, & que nous avons dit aillcurs a- voir te connu longtems auparavant a la Chine, ſui- ; vant le rapport de Fempereur Cam- hi. II y avait longtems qu'avant Platon les Grecs avaient ſu dou- > bler le * par cette ſeule figure geometrique, Quarre — — —— 1 675 Taree p itruve Liv. x. ; £50) J ane > fntrale de 4 * * dc. Murs 4 nation;. Talat! * Uh ——_ IR * „ e — NTIQUITE Section P. 311 Archytas & Eratoſt/:enes inventerent une méëthode pour doubler un cube, ce qui était impraticable à la geometric ordinaire & CC qui aurait honorè Ar. | emed. | 5 Cet Archimede trouva 11 manicre de ſupputer au jaſte combien on avait mëléè d'Alliage 4 de Tor; & on travaillait en or depuis des ſiccles avant qu'on put decouvrir la fraude des ouvricrs. La friponnerie ecxiſta longtems avant les mathematiques. Les py- 8 ramides conſtruites d equerre, & correſpondant juſte aux quatre points cardinaux, font voir aſſez que la geometrie était connue en Egypte de tems immé- morial; & cependant i] eſt prouvs * TEgypte 2 . rait un pays tout nouvcau. c Sans la philoſophie, * nous nc ſeriors guercs au deſlus des animaux qui ſe crcuſent des habitations, ; qui en élevent, qui s *. preparent leur nourriture, qui prennci at ſoin de 1: urs petits dans leurs demeu- res, 2 qui ont c par dell LS nous le bonheur de naitre verus. „ Vitruve qui avait voyage en 1 Gaule & en Eſpagne, dit qu'encor de ſon tems les maiſons Etaicnt bäties dmeune eſpece de torchis, couvertes de chaume ou de buardau de chene; & que les peuples ravaient pas I'u- | ſage des tuiles. Quel &tait le tems de Vitruve? Ce- jui d Auguſte. Les arts avaient penctrè a peine chez les Eſpagaols qui avaicnt des mines d'or & Eargent, . & chez les Gaulois qui avaicuc commbattu dix. ans 55 contre Ciſar, 15 - 55 18 meme Pit tr: e nous avpr ben! que. cans Topulen- 34 POT 2 —— — — — . it 31 2 ANTI ur T F. Scclion * te & inge nieuſe Marſcille, qui commergait avec tant de nations, ks toits n'etajent que de tore 85 aſſo Pal trie avec de lu Ks Wil nous inſtruit quc les Ph wygiens ſo erculgiont dcs habitations gans la terre. Ils tjehnient des 125 ches autour 5 la. ſoſſe, & les aſſe, ablaicat < ea pon tes; pu's its Ecvaient de la terre tout autour. gs Hurors & les Alzonquins fort mieux 1 Cela nc donne pas une grande idce de cette Troye bitic Pa = les Dieux, & du. magnifique e de Priam. 5 bare uu 71708 , a ' C2710 Toms 2 pal. CW! 21. | ee / 8 & 3 Ter 16704 1 bie tro! 4 We e i. Mais auſſi le ee e pos loge comme TY 4 rois: : ON voit des huts - 3 pres du Vatican & de Ver. 1 plus, rind juſtric bombe &. & ſe love chez ls Pcuples par mille rey olutione | & compu; Uh: Fol e 2 Nous av ons nes arts; 15 antiquits cut les ſiens. . Nous ne ſaurions faire arjourdhui ute tr ireme; agi nous conſtruiſons des vaillea aux de cent pie ces de canon. Noi 8 nc cpo clever des abetif fquos de cent dice. dc haut d'une ſeule Picce; nals us meridiennes ſont plus ju lbs. | val ent bien! le bi Jus. Le biſſus nous ell inconnuz 8 Ctef Nes «c + Tien ANTREOFOPDACES: :: 313 Je capitole Ctait admirable; Fegiiſe de St. Pierre eſt beaucoup plus grande & plus belle. Le louvre oft un chef- U'wuvre en comparaĩſon qu palais de Perſépolis, dont la fituation & les ruin''s MAC Quan vate monument th UNC riche bar: Harte... - La mug de Ramel var pt JAG Jem! nt oe. de Timethce 5 6 & il weck point de tableau p: ſents di 8 Paris au ſallon dA pollen, qui ne! Femparte. far ls peintures qu'on a déterrècs dans [1zrculancum. ( Vous Jer Anciens & e ) IN LSD SSD SS VERDE Seel — — . — n S. 3 PL PN D Ar ANTROPOPHAGES. Os lit F Tone 22 generale PW, mœur S de Pe : prit des nations , CL © paſſage ſingulier. 6 Herrera nous aſſure, que les Me: zicains mon- 35 geaiont Jes viclimes mannes 6 inn Olécs. J. a piu- 85 part des premiers voyageurs & des miſſionnaires b diſent tous, que les Braſiliens, les Caratbes , los * Iroquois, les Hurons & quelques autres peupla- * 8 mangeaient les captiſs faits a: la guerre; 8 „ Us ne regardent pes ce fait comme un uſage de 55 quelques particuliers, n „ tion. Tant d'auteurs anciens & modernes ont Pur - 5 31 le dantropophages „quil oft dificile de les nicr. is : ; * Vis en 1725. quatre ſauvages amones d Michl hn x ; nais comme un uſ⸗ go A tk _— —— — — _ - - : — — — 7 * 3 - * * - A 7» 1 — 4 - — , — — — — — — - — * * 3 - . — - — I —ͤ—ͤ—— A I AN IR OSYOY HAG E S. „ à Fontainebleau; il y avait parmi eux une femme „de couleur cendree comme ſes compagnons; je lui „ demandai par Tinterprete qui les conduiſait, fi el- „, le avait mange quelquefois de la chair hymaine ? „Elle me répondit, qu'oui tres froidement & com- e une queſtion ordinaire. Cette atrocite ſi re- „ Voltante pour notre nature, eſt pourtant bien b moins cruelle que le meurtre. La veritable har- „„ baric eſt de donner la mort, & non de giſputer „ un mort aux corbcaus ou aux vers. Des peuples „ Chaſſcurs, tels qu taient les Braſiliens & les Ca- „ nadiens, des inſulaires comme les Caraibes , - TY n'ayant pas toujours une ſubſiſtance aFurde , One , pu devenir quelquefois antropophagcs. La famiae 5 > CB VENgCance les ont aceoutumès a cette nour- | „ Titure: & quand nous voyons dans les ſiecles les ©. „ plus civiliſes, le peuple de Paris de vorer les reſtes „„ ſanglans du marécha! d' Ancre, & le peupie de la „ Haye manger le cœur du grand - penſionnaire de | 5 itt, nous ne devons pas etre ſurpris qu'une hor- „ reur chez nous ' pallagure s a ait dure chez ks ſaue f 55 Vages. FEE De Les plus anciens livres que nous ayons, ne nous per: mettent pas de douter que la faim n'ait pouſſe les hommes a cet cxces. Le prophëte Ezéchiel, (81) ſui- _ vant quelques commentateurs, promet aux Hebreux, & la 2 de Div, ( 29 we ils fe detendent bien * (6070 E:#:hiel c. XXXIX. 35 5 (32) Voici les raions de coun qui ont foutena G' att! el, en Wo. endroit, s'adreſſe aux Hebreus de fon tems „auſſi bien gulaus Autres animaux curnailiers (car a Umément les ui ſs d' aujourd' hui ve . * out Pits, * C Le: Plutot Taue filnion aui 2 ag carnaliere cuveis AnTROPOPHAGES, 315 contre e Je roi de perſe, ils auront A manger de le chair Oe cheval © ae ia chair de cavalier. Mares Paolo ou Mere Poul, dit que de ſon tems dans une partie de la Tartarie, les magiciers ou he pretres (c'ctait la meme choſe) avaient le droit de manger la chair des crimincls condamnès & mort. Tout cela ſouleve le cœur; mais le tableau du gen- re-humain doit ſouvent ane cet ellet. Comment des peuplcs toujours ſepares les uns des 95 autres, , Ont- -ils pu ſe r6unir dans une fi borrible coutu- ene): n. . 4 qu 'une. : partic de cette "apoſtrophe regarde bs be- tes ſauvages, & que Pautre eſt 3 les Juils. Ly! e parle elt ainſi conguc- 3 Di à on ce gui court, O tous ler niſcoux , 4 e, {og 1 24 0 18 55 champs , Aſſentblet - yous , 7 tte - vOuS, cure @ ld vi 0 cuz e 2 D, immole , afin que vous mangies lu char & que 1e bey | o de ſang. Vous mangerez la chair des forts , vors PaIres le Jong . 25 des princes de lu terte & des beers, & des agneauæx, & des Gore. 05 „„ & des taurcauæx, & des volailles, & de tous ls gras. Ceci ne peut regarder que les viſeaux de proie, & les bores fe.” 5 roces. Mais la ſeconde partie a paru adreiſce aux Hebreux mèmes. I Pous vous rajjefierez ſur ma table du cheveal du fort cuvalier, & o de tous les guerriers, dit le Seigneur „& je mettræai ma. gloire dals „ ler nations," WC - Il eſt très certain , Que les rois de Babilone avaient des Seythes dans leurs armées. Ces Scythes buvaient du ſang dans les crines de leurs enuemis vaincus, & mangeaient leurs chevaux, & queiquc fois 5 de la chair humainc. II ſe peut tres bien que le prophcte git fait al- zuſion à cette coutume barbare, & qu'il ait menacc les 8 Scythes >: | e*cire traités come iis traitaient leurs ennemise Te qui rend cette conjecture vra ſemblable Ct le mot de Ta- le. Vous ang ere g a ma table le cheyal & le cavalier, Ii n T7 a pas ok apparence qu'on ait adrefſs ce diſcours aux animaux; & qu'on leur ait parié de te mettre à table. Ce ſerait le ſcul endroit de PEcritu- re, ou Pon aurait employé une figure ſi &tonnante. Le ſens commun nous apprend qu'on ne doit point donner à un _ zune acception _ J inc lui a jamais été donnée dans aucun livze, C'eſt une raiſon. tis puilante pour juſtiſier les Cerivains qui ont cru ay animaux de- -. "Gents * r les verſets 19 & 20. Ve plus, ces mots , Je, elt rai me. al, ire dans IS Pet 29 ne peuvent s adrefier qu'aux Juifs, & non pas aux oOiſenux ; cela parait déciſil. Nous ne portous point notte | zugement ſur cette diſpute; mais nous remarquons avec douleur, qu'il n'y a jamais eu de plus horribles atrocités ſur la terre, que """”_ bay Sele > N douae Cents nes prone: ee. | - —— y — — — Oh, CS) * | A N E R OD O n 4 VT 8. . me? ſaut- il eroire qu's ne nh pas aui oppoſce 2 la nature ban wine qu'elle le parait? Il eſt für qu'elle Cit rare, ma's il eſt ſor qu'elle a exiite. On ne voit pus que ni les Tartares ni les juifs none mage ſou- vent leurs {emblables. La faim & le defeſpnir con- tr aignirent aus ſicges de Sancerre & de Par! is, pen- Ort nos guerres de religion, dee mers a ſe nourrir de la chair de leurs en ans.” Ie charitable Las Caſar Cv que de Chiapa, dit, que cette Horreur na Gre commiſe: en Amerigue que par quciqucs peuples chez. Icfquels il Wa pas VOYage.. Dangle aſfurc qu'il wa ja- mais renbontrèe Cantrupophages „ & & il NN A pout- fit IS : Pas a:nourd hui dei ax Pet uplades. Ou cette horrible chu para loi en my ge. 10 vr pa dit, Ae 1 une e ce Co iettres, q'e les Brafi! jens furent Tor . Conne s quand 11 I2ur fit en. tende 9 les E. uropcans ne mang Cal CNL point leuts Pri on. 5 CC 8 800 TC depuis lo a 5 Is Cafer: Ss & be s ſoo: znols awaient comm's . tra is cette barbar 18 que rap: porte Fudenal dare 1 quiazicn C ee 15 mẽme fut emo in en Harpte d'une pareille abomination. ſous 8 le conſult de Fu nius; D une quereile ſurv int entre les habitaus de Pin- tire & ceux d' Ombo; ; on {ec battit; & un Ombien - Grant tomb entre les mains des Tintiriens „ ils le fie rent cure, & le mangerent juſquiaux os; mais il ne Lit pas que ce füt un uſage 1 regu. 858 contraire . 5 n pale comme une Fureur ou comm le je ſuite e Charlevoix, que Jai fort connu, & qui 5 etui un 1 homme tres veridique , 8 fait aſſez en ULndre 2 A SE wk & a 4 1 - = 7 N, 125 JF . ; 7 | =". Gans 052 IIiſtoire (7; Cana. 25 pan dy 8 Gi! j! 8 VO trente AA. Fa \ du: . 1 5 I "82 997 Ui 151 8 217 * A mcr9 "rv ſor 3 1 th | j” — 5 Fa gz: " 8 % Kat I: tw! nate. 22 ten- 7 * ® — . k d 17 ON! 4% ad! TTY HEFTY LLP . 1 14 1 Oy. ON — trionale Ctüent Ger 1801 1 4085 P. aqa! marque, Ae” | 0 Ne UNC Choſe tc wr CEranradl 20% | 8 : E Imi IN | Nile ( Err e Wh e tos Ca» dienen - man” ov. nent 5 . 45 0 110 314 e C12 17 1 1. [ © j1:Caito Pr: af 1 Fac: 4188 lroquo.s qui fat. cot Wer. Ctant mallieareuſement v. vre d enu-de- vie, Far is par las Nurons enemis alors des lrogitcis. Tc Priennicr -batiſe pur le pere = en o 5 1 mn oe: Jeſe/ tr, Fur condamre a la mort. On I: R foiffrir mille tour mens, qu'il ſou- tin L to hu! 75 oy Cl Hunt. t 5 fe! On Iz cou TUIMe du pays. On fave par lui C Dale er un 5 ied, 1 me main & la r6- | 4 Ms 7 ap TICS G! Gi I! 8 lun 6 ns. mirent tous fes Tembr og 2 guns 3 chaugicr . 7 112 Cc Un en manta M's & On en offrit | um morccat u au pe TS Brebe: of (5; $7, Charleroi parle, cane un autre cndroit, de ving: dcux 11 urors manges par les Tri e de peut donc douter que la zaturc humaire ne ſoit nar ect 2 1 — * dans plus d "un ” \ 8 1 1 PRIOR TH rel 1 il faut bien 8 885 Ak Ger abe tune ſoir 885 $ | plus haute antiquite, eite new Fons dans la % ff Ps IM iii 5 - : 5 ſainte F eritu re, que ics Juin = menge de man- 4 * Fe > PEE leurs en Fans 3˙118 n Oeltient TRE * curs %. 1 : ct dit N ſuits (. 5. $79 — 5 e Gon- -{ct '? ſement 118 auront 1. : 1 elke P 8 urs flames 15 5 and. N a Maw FI \ oe Ja latte de Dri tf, & Fit, de Crt yg; r Pa. Ser. & ſhivaute . | | | " (>4) Heute nome, „e. NNlkt. S. 8. e Gen 1649, Te premier — — \ . U : , * R 9 [ | N . $ x : 8 \ o . . = Ly : 1 . oy 3 1 { , 4 . 5 . . on ? 4 f ' 9 A [ 1 ll L 5 jd 14 1 . 4 : of 3 { <4 4 j i # 25 8 - \ | | * 3 [7 G l = 5 . f 8 4177 5 5 a 1 1 3 4 5 k i \ 11 g 4 ) \ . 5 18 4 : : 7 = l Ly q : 5 * 15 8 U s i * q N 4 3 : , ' =} [ 5 L 1 n 4 l * . 7 | Ll i \ 4 x » . , 4 - y * 4 1 o » . . 4 1 1 : + _ 1 : 88 18 q * * 1 19 0 - bo il F 2 . , : N 4 l : n 8 8 a, U s 2 * b v5 \ n . N * * ö F * - l * , Y _ N oO | by J . Lo ſs 1 þ . 1 . CY \ U 1 =. Z 9 x \ | | N : 4qE 1 4 . 2 5 1 ; 4+ » ö | ; I 0 h _ i 1 5 8 199 ; | 6 " 1 ö * LO 7 LO. i\ I I N p os 4 b 7 > | ” : * . "Os —_—— [ ; — 8 * * lf U U + 7 1 if 255 " 4 - 4 * 1 ' 4 " \ | - g z 1 = { 5 1 * 4 ' d N » lui G18 AN TROY Or HAGE 5. „„ dans Vangoiſſe & la devaſtation; qu'i!s ſe diſpute. „ ront leurs enfans pour sen nourrir; que le mari „ ne voudra pas donner a ſa femme un morceau de 35 fon fils, paroe uu pl dira « qu 11 n'en a pas trop pour 3 11 oft vial que 45 tres hardis critiques pretendent , 8 que le Deuteronome ne fut compoſe qu 'apres le ſiege mis devant Samarie par Benadad; ſiege pendant jeque! l eft dit au quatrieme livre des Rois, que les meres mangerent leurs enfans. Mais ces critiques, en ne regardant le Deuteronome que comme un livre Ceri- après ce ſiege « de Samarie, ne font que confirmer cet- 0 epouvantable avanture. D'autres pretendent, qu'el- le ne peut Etre arrive comme elle eſt rapportèe dans le quatrieme livre des Rois (85). „Il y eſt dit, que i 8 le Toi d'Ifrabl, en paſſant par le mur ou fur la „ mur de Samarie, une femme lui dit: Sauvez mat, „ ſeigneur roi; il lui repondit: Ton Dixu ne te Jauve- . 5. ra par; comment pourais-je te ſauver ? ſerait-ce de 5s I aire ou du preſſoir? Et le roi ajouta: que veux- a © & elle repondit : O roi; voici une femme qui m'a 7 „ dit, donnez-moi votre fle, nous le mangerons aujour- > d. hui, & demain Nous mangerons le mien. Nous | 3» avons donc fait cuire mon fils, & nous Vavons mange: v je lui ai dit aujourd'ſui, donnez moi votre fils afin gue . i 5 nous le mangion.s ,& elle a cache Jon fils.” e Ces cenſe durs pretendent (86) qu il n elt Pas vraiſem- , (85 ) Oh, Vi. vs. al. & ſuivans, RT (30) La prozention de ces Cenſeurs eſt chime. puis. ue le . teste ne dit pas que ce fut B-zadad qui paſla tur le mur, inais le Rad Inas! aui beuvolt baus doute : bien * ſur le mur de Ja Ca- IA bra. | ” | — — — —— öò—ͤ]. ANTROPOPFHACES | 319 | blable, que le roi Benadad, en aficzcant Samarie, ait puaſſe tranquillement par le mur ou ſur le mur, pour y juger des cauſes entre des Samaritains. Il eſt encor moins vraiſemblable que deux femmes ne ſe ſoient pas contenttes un cnfant pour deux jours. Il y avait 1 dequoi les nourrir quatre jours au moins: mais de quelque manicre qu'ils raiſonnent, on doit croire que les peres & les meres mangerent leurs enfuns au ſie- ge de Samarie, comme oy eſt predit erpreſſement 1 0 dans le Deuteronome. | Y 1a meme choſe arriva an gel ege de „usb par 1 155 Nabucodonoſor (87); elle eſt encore predite par Ext- „„ chliel. (88) EE | Firtmie 8crie a. es lamentations; (xs) g, dune, les femmes mang geront- elles leurs petite enſans quz ne ſont pas plus grands que la main? Et dans un autre endroit: (90) les meres compati/ſartes ont cuit leurs en- Fans de leurs mains & les ont manges. On peut encor tirer ces paroles de Baruch; F homme 2 mange la c chair 5 de on fil & de fa fille. . Cette horreur eſt repecce f ſour ent, qu i £ 1 bien qu'elle ſoit vraie; () enfin on cornait Thiſtoire rapportce dans Foſep!: de cette fem; me, qui ſe nourrit | de la chair de ſon fils Jorſque Titus allegeair Jeru- ; dale. e | e livre 4408 a "Puck. eite par Sr. Jule, . i que les g6 ans nes du commerce des an; ges, & des fil- ; les des hommes, furent les premiers autropophages. 5 (85) Liv. IV. des Rois ch. xxv. vr. & „%%% cs ON : | | (88) Ezech. c. V. vs. 10. 33) | = 5 (89) Lament. ch. II. vs. 28. | 490) Ch. IV. vs. 10. . 4 91 1 Liv. VII. ch. VIII. I > = - — — — — — a _ — Weep > = — — —— w_ — —._ 4 a WEE: | Jes. d' Ovide. 0 apiès ceux. ANTROVOPHAGE Dans la huitieme homelic attribute à St. Client , Ft. Pierre, qu'on ſuit parler, dit, que ics enfans de ces mèmes géans Sgabreuverchnt de ſar 2 humain, K mangerent Ja chair de leurs ſemblables. Il en roſulta, AjOute Paurcur, des maladies juſqualors inconnues; des monſtres de toute eſpece naquirent ſur la terre; & cs fut alors que Diru ſe réſolut a nov er le genre- humain. Tout cela fait voir combien Popinic on re- gnante de rexittence des antropophages Etat Univ er- 5 [ct IC: | | 5 Ce qu 0h \ fair Se a St. Fire dar NS 17 homclie de We Clement, a un rapport ſenſible à la fable de L9 can, qui eſt une des plus anciennes de la Grece 4 q n retrouve dans le Pre emier livre « 0 SY Metamorp! 14 Relation des luder 65 de la Cl ine, faite au hoitic- me ſiecle, par den * Arabes, & traduite par Fabb6 Ne naudot, neſt pas un livre qu on doive croire ſans --Exame by il Sen faut be eaucoup; mais il ne faut Pas 528 = rojetter tout ce que ces deux voy ageurs di ſent, ſur- Ke Dat lor [que leur rapport eſt confirms par d'nutrés * 175 3 reurs, qui ont mérité quelque creance. lis lfu rent, que dans la mer des Indes, il y a des ; iſles peu- ; plces "de negres qui mang caicnt des hommes. ls ap- pelle nt ces iſſes, Rami. 'Le geographe de Nubie les nomme Ramimi, Y ainſi que la Bibliothzg gue orien entale 0 Herbelot. Aare Paul qui wWavait point lu la relation. de ces 5 deux Arabes, dit la meme _ choſe quatre cents ans LE archey eq 1C Navarette, qui 4 voyage | 5 110- ANIROPORNAGTS. 321 dep: is Jans ces mers, conſirme ce tèẽmoignage: Je 3 gue cagen , e conſe e qui? 11s fe | coin. | Texcira bac que les ſavans ſe notrriffaen de chat hunaine, & qu ls navaient quittsE e tte bo- mina coutume que deux cents ans avant lui II | Dl ajoute, qu ils n awo TY ſent CO RU des 21 urs Þ tus ao ces qu*en embraſſant le mahométigne. On a dit la ene choſe de la nation Ja Peru, des Cafres, & de pluſ Icurs peup'es de: I Afrique. Marc Paul, que nous venuns dei de citer, dit ue chez quelques hordes Tat 8 quind un eine! . *- ayait-CtE condamn6 à mort, on en faifait ur r „ N 20 caſtoro un beſtiae e orr'; ; be ceſt. ks alcuno e a morte bh tol, 3020 e cn 90 1, 7 | & 1272 cl 0. 7 | Bw. Ce qui et plus extraordina ire & r plus 3 ine roya able, e que les deux Ar abes arriba ant aut Chaols l ce gue Al re Paul avance de quelques Tar- bars: gu 2 72 gener al tes Ci, 20: S Kaen {0125 ces X qur | bad £16 t465. Cette horreur eſt fi Hloignde des inœurs ee „qu'on ne peut la croire. Ie pere Paren- : 1 n a refutce « en dilant, qui elle ne ' Mcrite pas de 8 ant, il faut bien | PEE, _ le huitieme f Og Ledie, tems auquel ces Arabes ccrivirent leur vo- 5 7 Fage, eat un des f ſiecles les pl ny funeſtes pour les Dn Cuinois. Dew: cents 0 Tartares paſſerent la grande murailie, dillerent | Petcm, * repandirent Partout la def asian 4 pius horrible. II elt tres rait ab bie ell y cut lo» une grande faigile. : % # Altun Lartie. | — 177 09 % 19 Yan iS Ga 4 IAD-: SURG OC MAN 22 AT RN G r U nN La Chine était auſit peuplce qu'aujourd haf. II peut que dans le petit peuple, quelques miferable: aient mange des corps morts. Quel interct auraient eu ces Arabcs a inventer une fable fi degoitante? Ils auront pris peut -ctre, comme preſque tous le- voyageurs, | un exemple par ticulier pour une cou | Tune du pays. Sans aller chercher des cxemples fi loin, en voici un dans notre patric, dans la 1 mème on Peeris. II eſt atteſtéè pur notre va! nqueur, par notre maltre Jule Ceſar. (92) 11 aſſicgcait Alexie dans Luv; los aſſicges, reſolus de ſe de fendre jus- we Qua. Ja derniere extremite, & manquant de vivres, atlemblerent un grand ohni, ou bun des dts; nommé Clog nat, propoſa de manger tous les en fans kun apres autre, po ur ſoutenir les f c des combattuns. Son avis paſſa à la phi; 5 vo Ce neſt pas tout; Cr: tognat , dans ſa WN dit, que leurs ancetres avaicnt de cu recours à une telle nourriture, dans la guerre contre les = eu- tons & les Cimbres. . Fini Tons par le wemoignage de Mn . ene. 1 parle 5 de ce que lui ont dit les compagnons de Villeg ignon, cui rev cnaiĩent du Breſil, & de ce qu'il a vu en Þ rance. 1 certivie que les Braſiliens mangcaient leurs Cnncmis tuès a la guerre; mais liſez ce qu it: 1 4joute, (93) On eft Plus de harharie d manger un - homme. rt 4¹ 4 1 Jaire rolir Var le mer u, & le faire ” n eurtrir QUX chens ſourceauur, con ne US GVONS 4% de fre: cle ine EN0ITE , non entre eunc is 5 LS {97 > Pell. Ce 2 Liv. \ Vile. 25 ©: 2. Liv. 'Y ch. XXX. EE YN >- FFT 323 *2ais entre voiſins & ares as & qu pis oft, fors 4 / vretexte de picte & de religꝭon. (QQueltes cœré. mies pour un pivlolophe tel que Ifontagice! 51 Andere & Tibzlle Ctaient nes Iroquois, ils auraicnt bone: mange des hommes? 12 Wer las ! A; * 0 ” a 1. x F 8 R. A; Yoatons a rarticle Anoca! wes aue e deut g grands hommcs, mais d'une grandeur ſort differente, ont comments l apocaljpſe dans le dix - { 1 ſiecle. Jun cit Newton, à qui une parcille ct etude ne con- ventit gucres; 3 eſt B. huet, a e entre- priſe convenait davantage. | 1'un & Tautre donne- rote beau: coup. de prife a Tours ennemis par leurs . comm entaires; &, comme on Ta deja dit, le pre- mier conſola la re ace hu Naine de e orite 0 * avait ſur elle, & l'autre cont f s ennemis. Les catholiques & Jes Nt 1 ont tous err. 1 2 16 Pape xcalypſe. en leur ſaveur; & chacun y a troure tout juſte ce qui Conve enait a ſes incerets. Ils ont ſurtout fait es merv eilleux commenta! ires fur la grande bote? a ro tetes & a dix cornes, ayant 7 le poil d'un leopard, les pieds d'un ours, la guev! 0 du lion, la force du dragon; & il fal Ilait, Pour ven- ee & ach: 2ter, avoir le cara dere og le nombre de 5 0 Ja bote; & ce nombre Ctait 666. Boſſuet trouve que cette bete, e etait cvidemment 8 Pe empereur Dioctedies, en. faiſant un acroſtiche de ; lon nom; Grotjus age que c'ètait Trajan. Un MEER p To oo — 524 Arr oC aL T7 9.2K cur de St. Sulpice, nomme La Chetardie, conna par Cetringes avantures, prouve que Ja bète, ctait Iitien. Fe prouve que la bete, eſt le pape. Un previcant a demontre que c'eſt Lou XIV. Un bon catholique a demontre que c nd e roi d' Angle Hh terre Guillaume; il neſt pas af de les accorder _ kous. Il y a eu tas vives diſpures, cone: nant les 6toi- les qui tomberent du ciel ſur la terre, & touchant le ſoleil & la lune qui furent frappes a la ſois ve” hy nebres dans leurs troiſiemes partics II y 2 eu pluſicurs ſentimens fla le livre. „quo range fit manger a Paurcur de! Apocalypſe, | 1 liere fur daux à a bor he & amor dans le ventre. Fur eu pete NCa 5 que les liv res de {cs acdy; er! alres 5 Eta ent def ones bar a: K on retoradait n argu 8 Inc contre lu. On S'cit cuerel & fur valle, © Pence endes une 85 3s vo dans le c. el, com. la e des grandes eaux, 8 39 ces 4 „ Mu a tonnerre; 5 2.1 coffe. ON = 9:40 j eat?7 lait Coin; ae der laren 1. IF; 725 {u 3 dt, , leurs, parſer A eſt air qu'il valuit mieux ref- 5 - pedter PApocal: 7 . | A commen der. Le Cams Neg. an Belle, At imprimer ou ſiecle Prèece aer us groen livre eh re les mn nes, qu'un moine def. v7 abréren: 11 fut intitule Apocalypſe, HPatce qu if y rev cla't les defauts & les dang es de la vie n onacale; AvUON, „ Parce que Melton cque | de Sarocs au 44:2; mad tie cle av ait paſſe pour prophate. : 5 | 3 W 3 * ” 3 1 f*. — # Y J/'ouivrage e Cet Cue: ma rien des 0: Carites de 42 — * 5 2 3 . * : * . 4 Wh as Bid T6 bt *. | oy , Y .Y 188 rocaly pie de LES EY 1 e ee E 8 : Ds”: 9 — 1 Ar . 14141410 Hai L1G Pal 18 ies ; A t b i N . 325 clairement. Leveque reſſemble a ce m agiſtrat qui diſait a un Procureur 5 V 91% etcs. un Faulſſaire, un fripon. Fe ne ſais fa je mexplique. Leeveque du Belley ſuppute dans fon apocalypſe Gu revelation, qu'il y avait de ſon tems quatre-vingt- dix huit ordres de moines rentès ou mendians, qui vivaient aux depends des peuples ſans rendre le moindre ſervice, fans $'occuper du plus I6ger tra- " vail, Il comptait fix cents mide 23 dans Eu- | rope. Le calcul eſt un pcu enfls. Mais il eſt cer- tuin que le nombre des moines etait un peu trop . grand. II aſſure. que les moines Ca les ennemis des « ere _ ques, des cures & des magiltrats. Que parmi les privileges accordes aux cordelier: - be ſixieme privilege eſt la ſarete d Exe ſa aye, quel. 8 que crime horrible qu'on ait commis, pourvu qu'on ; aime Vordre St. Trangoig. 63 2 Que les moines reſſemblent ao finzes, (95); I Nut 55 Us montent haut, plus on voir leur cu. . Que le nom de 9 mol ne cit dev enu ſi! lame e 0 execrable, qu LET regarde par 10 5 I, e A El ne comme une {le injure & comme le plus violent ou- trage quon leur puiſſe faire. 15 + lon cher jecteur, qui que vous for ez, un mini- = | ſtre — u magiſtra "Ms conſiderez ay Le attention * retit . morccau du livre de notre 8 wy 5 Repreſentes - vous un convent: ce rf u- 5 * rial, ou du mont . lt les cc: :obiltes ont Or. Page. 160 CI 161. e e 5 Le ; 5 5 V | : , 4 by ad hatin Sat hd 320 A 1 0 A I. X E . „ toutes ſortcs de commodites s neceſſiires, utiles, 23 dèlectables, ſuperflues, ſurbondantes, puiſqu'ils „5 ont les cents cinquante 1 mille, les quatre cents 55 mille, les cinq cents mille Gcus de rente; & ju- 33 gez ſi monſicur Pabbe a dc quoi 8 dormir 4 "hs meridicne à ceux qui voudront. . ">" un autre cote repreſentez - vous un n artif: m,; 5 un laboureur, qui n'a pour tout vaillant que ft 8 » bras , charge d'une groſſo famille , _ travaillanc „„ tous les Jours en toute ſaiſon, comme un eſclave » pour la nourrir du pain de doulcur, & de Veau „ larmes; & puis, f faites comparaiſon de * „, précminence de une ou de autre condition « en „fait de pauvreté.“ ES ES „ Voi un paſſage de PF Apoca! we Epiſe oval; qui n'a pas beſoin de commentaires; il n'y manque qu! un D 3 ange qui vienne remplir ſa coupe du vin des moins pour deſalterer les agriculteurs, „qui lubourent, 5 ment & recueillent pour les monaſteres. — 5 * A - Cas 1 ——-- — - K R — — — —— n — — — n N = 4 ws 5 + { 1 h „ k 2 \ '1 2% Mais ce prelat ne fit qu'une fatyre au- licu de fu Fe un livre. utile. Sa dignitè lui ord Onnait de Circ * bien comme le mal. II fallait avouer que les benedi- | Ctins ont donne beaucoup de bons ouv rages, que les : jcſuites ont rendu de grands ſervices aux belles l.: tres. II fallait benir les freres de la charitè & & ceux de la redemption des captifs. Le premier devoir = d' ètre juſte. Le Camus ſe livrait trop a ſon imagi- nation. St. Frangois de Sales lui conſeilla de fe lire. des romans de morale; mais il abuta de cc conſt! bil, Fin DE LA PREM IEKT Paix, CATALOGUE DE LIVRES. 5 Eve an Jour , 8vo. VIII. vol. A. 3 25 le -olume. Tome 1. Colimac ons 01 es) du | Reverend Pere Pt ſcarbotier „per la grace de Dieu, Capucin indiene, predicateur as &% cuiſinier du grand Couvent de la Ville de Clermont en Auvergne, au Rev rend Pere Elie Sans chauſſè, Docteur en Theologie. ; _ Confeſſion (La) de Foi des Théiſtes. | Conleils raiſonables A . Bergier, pour ja Déſenſe du Chriſtianis- me, Par une Sovicte de 5 Bachehers en Theologic. Viſcours aux Conlcderes Catholiques de Kaminiek” en Pologne pat e Major Kaiſerling. Lot IVroits (Les). des hommes & les Uſurpations des autres, Epitre (I.) aux Romains, par le Comte Paſſcran traduite de l. d: 115 nu. I miclie du Paſ cur Bourn , prechöe a Londres io Jour de 10 Pen- ke Otte 5 176 3. ; Frag;nenc d'une Lettre du Lord Bolingbroke. Romontrances du Corps des, Paſteurs | du Gevaudan 2 Ant. Jem . Rakint e Suille a Londres. "'T vine . Jenxamen de la Nouvelle: Uiftoire de Henri Iv. de . dde Bary par M. le Marquis de * lu dans une . d Acadcuue , avec des Notes. | -_ 1, , C en eie Entretiens , | ou Dinlogues curicux traduits ue PAngiois de NM. Huct, , T” Le | Marſeitlots. & Ie 1 Lion: [.es trois Empereurs en 3 I. cttre du Marquis d' Argens. | -— Letire de Voltaire au Marquis d' Argens. pom de Voltaire à PAbbe d'Ulivet. ; Lettre de Voltaire à Elie de Beaumont. _ Declaration Juridique de la Servante de Nad. case. „ I.ettrèe aun Membre du Con!cil de Turich. Avicdoce Tar Beliſaire. LETS © 5 deen unde Anecdoce ſur Beéliſaire. b %%%Fͤͤͤ i - bore de PArcheveque de Cantorberi a \ Arche ev que de Paris. "La ure Paſtorale 4 PArchoveque Auch. e La brophétie de la Sorbonne. „ Juſt ruckion Paſtorale de Exe que d Alccopolis. < Warburton. 5 Eft Ulittorique & critique ſur les Diſſe mions des oh lifes de Vo- 5 lgus. 9 ' Letire d'un Avocat a PEx-Jeſuite Nonitnare. © Leiure fur les Pancgiriques par Irénée Alc this. | Lettre à Son Alteſſe Monſeigneur le Prince De“ fur Rabelais {ur Vanini, ſur les Autcurs Anglais, fur Swift , ſer les Alle- mands, fur les ee, lur fene, ur les Juiſs, & = lur en | 7. Up me 7 Ir. +220 $00 0 = Pirronifane! de PHiſtoire par rabbe big 5 en XXX VIII. : . ap tres. Les date, de la Nauure cu XXVII. Chapines, | '» LY > * — n — — — *- t f = A £2 *- n » s N : 1 4 : * a pu © 8 : : . 8. 1 v a Y * » 5 j -, e } 4 6 £ l 2 J | * o N N „ * % 1 . CATALOGUE DE LIVRES. Tome . Diſcours de PEmpercur julien contre les Chucticns. La Canoniſation 4955 Sd. Cucuſin. Lettres de PEG 1 | Annecy a Voltai re, avec les Reponſes. Conſc h. i de! 101 de Voltaire. Cinonents liomélic prononc- * a Londres. | Le cri Te Nations 1769. Pom? I T7. Jes 5 tres Awabed 5 Kc. traduites par rabbé Tawponet, Hinton de la Felicitc par Abbes Voilenou. Suünplement aux Cauſcs CHebres. | At 14 in & Exe; pocine 1 7 Les, trois Ebpiucs. . 4 IT. | De is Patz perpetuclle par le Docteur Goodheart. | | Lyſtri ti 1 du G adi des Capucins Gy Raguſe s > Frere Pëdiculc- , parant pour la terre ſainte, "Pour en Dieu, ee {ur Malebranche , par Abbe de 1 11 lade to 1 | n D.. & les Hommes, cure wee 5 mais raiſounal C er: AulVe n . ll, = 1 : Tome PL. a Philoſaphiques ſur la Mgrcne + nos Id! es. I.ettre d'un Avocat à Mr. d' Wembert. > Lo e - 1 Syinbole d'un Laique ,. oy la profe. don de tai d'un homn* de ſintèreſſc. Diverſes Epures Ccrites de 1 ape 1 [.es Adorat-urs ou Jes Louanges & lieu. Requste à tous les Maglttus du Royaur Ss Delenſe de Louis. XIV. a. bpenſcées détachées de Abbe e 1 81. e ve Dieu. Réporſe au Sylieme de la Nat Nequcte au Roi en ton conteil pour wy tifors du Roi qui F508; ment- la liberic de la france, conta r nee Br ucdictu EE devenus chano! nes de St. Claude Cu Viaache: (COMLC | Ar: 2490S ſur Freron. 1 ColleRions 4 Evaneiles 5; ou Monumens du premier fie- cite du Claiſtianifine, extraits de Pabliclus, Grab: & wes. lava ins. * PAbbs BEES do. I vol. Londres, pe EY Livres. _— | des Lettres fur les Micacles, 4 8v0. 1 vol. 1767. 3 ; 8 17s. Laeid, ou PItoire de PHommo ſclon le Cœur de Dieu 1 ders. 1 34 traduit de PAnglois, ,v on. hit la Tragoulc vie dau | 8 David, vo. 1 vol. | bug 63. 2 3 Jie. ö . 8 5 . | N-! Ene Pu: Ar mon 0 TOR % vo. | 158. a 1 Wh 4 I Os ; ; FO 2 80 i ? Diet, i ti: o Te Pues n JC! 1-14 MV C4 Sh er 1 11930 Aut Hie ee 3 ute Ein ; 41. . 431 04 Ay LLC: (3 N A * . | * tbo ; * a 9 7 8 5 1. 1 V+ C „ 3 14 Us) 12 , IN DU: ny e < \ Js : 28 ia a £58352: 1 794. ; |