1 a no ae lu. la reconinaillange Pempecha" de eouer le joug qui commencait a lui pe fer. c'6tait une aneedots rrevconnue a 112 1 cour, qu'il avait dit après da mort du cardinal: . je ne fai pas cc gur 1 - s fait, sil avait vecu plus longteèms. II s'occupa à lire des livres da ibr6s ment dans ce loiſir; & ſurtout il en lia avec la connẽtable, qui avait de l' eſprit ainſi que toutes ſes fceurs. il ſe plaiſait aux vers & aux romans, qui, en pei- gnant la galanterie & L heroiſme; flat- taient en ſecret ſon caratere. il liſait les tragedies de corneille, & ſe formait le goſit, qui n'eſt que la ſuite d'un ſens droit & le ſentiment prompt d'un eſprit bienfait. la converſation de ſa mere &x des dames de fa cour ne contributrent pas peu à lui faire gouter cette fleur d' eſ- prit, & a le former a cette politeſſe ſin- gulière, qui commengait deslors A ca- ractériſer la cour. anne d'autriche y a- vait apportẽ une certaine galanterie no- ble & fiẽre, qui tenait du genie eſpagnol | de ces tems-la; & y avait joint Jes gra- ces, la douceur 8 une liberte-decente, qui d*etaient qu'en france. le roi ſit plus de progres dans cette école d'agrémens depuis dix-huit ans juſqu'à vingt, qu'il n'en avait fait dans tes ſciences „ ſous A. 2 -—— —_ > Lair I. | — - * 3 „ Pabbe de beaumont & le preſident de perigni. - on ne lui avait preſque rien appris. il et été a de- | firer, -qu'au moins on Petit inſtruit de Phiſtoire, - & ſurtout de Fhiftoife moder- mais ce qu on en avait alors Etait trop mal ecrit. il etait triſte, qu'on n eũt encor teuſſi que dans des romans inutiles; & que ce qui Etait neceſlaire füt rebutant. on fit imprimer ſous ſon nom une traduc- tion des commentaires de cẽſar, & une . def florus ſous le nom de ſon frere. mais ces 5 princes n'y eurent dautre part, que celle d'avoir en inutilement pour leurs P thẽmes quelques endroits de ces auteurs. Les deux hommes, qui préſidaient a Peducation du roi ſous le marechal de villeroi ſon gouverneur, Etaient tels qu'il les fallait, ſavans & aimables. pẽ - Aigni était un des plus beaux eſprits de France. c'eſt de lui que ſont ces vers, mis depuis e en muſique par Juli. Dans vos concerts nouveaux, mu ſes , a TFiaites entendre Aempire francats ce quil doit eſp- rer, Au monde entier ce qu'il doit admi- rer, Aux rois ce qu ils doivent appren- re. Cepen- : P N—D2D— ——— — . rent la cauſe ; & ke cardinal mazarin ſouf- de lumiiẽres. lorſqu'il S attacha à marie avec ſes precepteurs au ſortir de Fen- fance, une timiditẽ qui venait de trance où le tenait le cardinal mazarin, ö \ 1 | | 4 1 | firent penſer 2 toute la cour, qu'il ſerait toujours gouverne comme louis XIII ſon pere. Il n'y eut qu'une occaſion, oli ceux "> ſavent juger de Joirf, previrent ce u'tl devait etre; ce fut jorſqu en 1655 apres P extinction des guerres civilesz . apres ſa premiere campagne & ſon ſacre, le parlement voulut encor s 'aflembler au ſujet de quelques edits; le rot, qui n'avait pas dix-ſept ans, parti de vin- cennes en habit de chaſſe, ſuivi de toute fa cour; entra au parlement en groſſes bottes & le fouet a la main; & pronon- ca ces propres mots: on ſait les mal- „ heurs qu'ont produit vos afſemblees ; „ J ordonne qu'on ceſſe celles qui ſont „ Commencees ſur mes edits. monſieur | AS * — * Ctcpendant leur diſciple rappritpreſque Fl rien ſous ;eux. les guerres civiles en fu- frait volontiers, qu'on donnãt au roi peu mancini, il apprit aiſement italien pour elle ;. & dans le tems de ſon mariage il 'appliqua à Veſpagnol moins heureuſe- | ment. Fetude qu'il avait trop negligse crainte de ſe compromettre, & Ligns: 2 . — K th. % 6 8 Louis N. „ le premier preſident, je vous defens „ de ſouffrir des afſemblees, & a pas un 7 de vous de les demander. Sa taille deja majeftueuſe , la nobleſſe de ſes traits, le ton & l'air de maĩtre dont il parla, impoſerent plus que Fautorite de fon rang, qu'on avait jufques-Ia peu re- ſpectẽe. mais ces premices de fa gran- deur ſemblerent fe perdre le moment d' après; & les fruits n'en parurent qu' a- près la mort du cardinal. La cour, depuis le retour triomphant ge mazarin, 8'oceupait de jeu, de bal- lets, de la comédie qui A peine nee en france n'etait pas encor un art, & de Ja tragedie qui était devenue un art ſublime entre les mains de pierre cor- neille. un cure de faint-germain-Vauxer- rois, qui panchait vers les idées rigou- reuſes des janſeniftes, avait ẽcrit ſouvent à la reine contre ces ſpectacles, des les premieres annèes de la rẽgence. il pre- tendit que Fan &tait dannẽ pour y aſſiſter; il fit meme figner cet anatheme par ſept docteurs de ſorbonne: mais Pabbe de beaumont, prẽcepteur du roi, ſe munit de plus d approbations de docteurs, que Te rigoureux cure n' avait apporte de condannations. il calma ainſi les ſcrupu- ges de la reine; & quand il fut arche- Fveque de paris, il autoriſa le ſenti- ment Achte. 7 ment qu'il wait defendu etant ab- be. It faut obſerver, que depuis que le cardinal de richelieu avait mtroduit à la cour les ſpectacles rẽguliers, qui ont en- fin rendu paris la rivale d'athenes ; non ſeulement il y eut toũjours un banc pour académie, qui poſſedait pluſieurs eccle- ſiaſtiques dans br s corps, mais qu'il y en eut un particulier pour les eyeques: Le cardinal mazarin, en 1646 & en 17657 fit reprẽſenter ſur le thẽatre du pa- lais roial & du petit bourbon pres du louvre, des opera italiens, executes par des voix qu'il fit venir d'italie. ce ſpec- tacle nouveau Etait ne depuis peu a flo- rence, contree alors favoriſce de la for- tune comme de la nature, & à laquelle on doit la reproduction de pluſieurs arts anè⸗qantis pendant des fiecles, & la crea- tion de quelques uns. c'etait en france un reſte de Pancienne barbarie, de s op- poſer a l'ẽtabliſſement de ces arts. Les janſéniſtes, que les cardinaux de richelieu & de mazarin voulurent repri- mer, s'en vangerent contre les plaiſirs que ces deux miniſtres procuraient à la nation. les lutheriens & les calviniſtes en avaient uſe ainſi du tems du pape leon x. il ſuffit d ailleurs d'etre novateur, pour Etre e auſtere, les memes eſprits, qui bou- 3 lever- _ 2 „ E Je . * — ————=— —— I ttt —ů — red Louis N leyerſeraient, 1 un &tat pour mais le frein qu'elle-meme avait mis A ſon propre penchant, de peur qu'il ne de- e Jokils x1v eſt afſez gelenk dans ces deux vers de la birtmice | de racine ;:. | Wn u. ebſenrith, que lecie 1. Fiaũit nattre, © Le mandy n þ vie cit nf. | naitre. Ces ae firent place à la Wy fon plus ſerieuſe & plus * Giivie,. qu'il eut pour mademoiſelle de la altere, 4 file d'honneur de madame. il goũta a- vec elle le bonheur rare d' etre aimẽ uni- quement pour lui-meme. elle fut deux ans Vobjet cache de tous les amuſemens galans, & de toutes les fetes que le roi donnait. un jeune valet de chambre du roi, nomme belloc, compoſa pluſieurs | rẽcits qu'on- melajt à des danſes q tantot - chezla reine, tantõt chez madame; & ces rẽcits exprimaient avec miſtere le ſecret de leurs cœurs, qui ceſſa bientõt d' tre un ſecret. Tous les divertiſſemens enklics, que le N roi donnait, ẽtaienit autant d' hommages à ſa maĩtreſſe. on fit en 1662 un carrou- fel, non pas dans la place roiale (com- me le dit Fhiſtoire de ha hode ou la mot- te ſous le nom de la martiniẽre: cette place n 7 eſt Pas propre 3 mais vis-à-vis Tome II. —— % . — . — — — — ——_ - — — ne om , = 3 r 2 Þ C Ax. x 5 4 A — 1 — 3 * * — cou eta 8 F 2 ooo os uy Pace: ox 1 — 2245-7 ; 2 26 Lai T. les; tuilsries, ane 9 enceinte, | retenu le nom place qu WY, Pa N a MEN 1e 3 etait à la tete des romains; ſon krete, dess Perſahs; 1 prince de conde, des turcs; le duc. d'enguien fon fils, des in- uc de des Ameri ins. PH 1980 guiſe 2016 petit-fils N Pale. fre. il s lait eie Sebre dans le mon- de, par Paudace malheureuſe avec laquel- le, al avait entrepris de fe rendre maitre de naples. fa priſon,” ſes dues, ſes amours romanesques, ſes profuſions, ſes aventy- res, le tendaient ſingulier en tout. il ſem- blait etre d'un autre ſiecle. on diſait de lui, en le voiant courir avec le grand conde: voila les heros 44“ hiſtoire & de la Falle. = La reine mere, la reigne régnante, Ia | reine d'angleterre veuve de charles 11, : oubliant alors ſes malheurs, e Etaient ſous un dais à ce ſpeQacle. le comte de fault, fils du duc de, les diguieres, rempor- ta le prix, & le regut des mains de la reine mere. ces fetes ranimerent plus que jamais le goũt des deviſes & des emble- mes, que le les tour nois avaient mis autre- fois à la mode, & qui avaient ſubſiſts apres eux. . Un antiquaire, nommẽ d ouvrier, ima- | gina. alors pour louis x1v,l embleme d'un ſoleil * Anecdnes.* + | 27 oleil- dardant ſes rayons ſur un globe tait un peu /imitee f une deviſe eſpa- gnole, faite pour philippe Tecond, & plus onvenable à ce roi. qui poſſedalt Ja plus delle partie du nouveau monde & tant d'ẽtats dans l' ancien, qua un jeune rd de france qui ne donnait encof que des -ſperances. cette deviſe eut un ſucces ' prodigieux. les armoires\ du rol, les eubles de la couronne, les tapiſſeries, es ſculptures, en furent ornees. le roi ne a porta jamais dans ſes carrouſels. on a eprochẽ injuſtement à louis xiv le faſte le cette deviſe, comme s' il avait choi- ie lui-mẽme; & elle a ẽtẽ peut- etre plus juſtement critiquee pour le fond. e corps ne reprẽſente pas ce que Ia egende ſignifie; & cette lẽgende n'a pas n ſens aſſez clair & aſſez determine. ce qu'on peut expliquer de pluſieurs manie- es, ne merite d etre expliquẽ d' aucune. deviſes, ce reſte de l' ancienne che- alerie, peuvent convenir a des fetes,-. & ont de Pagrement, quand les alluſions ont juſtes, nouvelles & piquantes. il aut mieux n' en point avoir, que d'en ouffrir de mauvaiſes & des baſſes, com- celle de louis douze; C ẽtait un porc- pic avec ces paroles: qui vy frotte, y :que, les deviſes font par rapport aux in- B32 ſcriptions — — os hey kr F&rEmonies augaeſtes, - - - hy 2 Why * 1 * rs l . e — Mate =: _ 5 1 5. oy ww 1 \ _ 0 3 * F wy - 195 —— r L +. A. M 0 e — —„— — — os <4 * — 4 £ \ _— — — * 76 1 — 2 > — — r — — : — * _=e PIR * e 5 8 4 - + + at v8 — Wh 1" x PIT. 2 * < * 9 N — — — . — — — 5 5 AY A fl 8 = * —_ « 4 * \ * 5 L. * A — 4 . ; 3 es Abd eds... * er S "Hu HÞ 2g — 2. 4 * * < , ties — 2 LY IR —— — 28 Louis XIV. ſcriptions, ce que ſont des maſcarades en La, fete de-yerfailles en 1664 celle du carrouſel, pax ſa ſingularis t par ſa magnificence, &. Pa 3 Leſprit, qui ſe mn ant à da ſplendeur de des diveftiſſemens, I ajoũtaient unigoũt &. des graces: daot aucune fete hit encor; Etẽ embellie. >; yerſailles, c en- gait A, etre un ſq̃our delicieux, ſans ap- her de la gfandeur dont ih fut depuis. Le cing mai, le roi y vint avec me cout compoſee deo ſix- cent perſonnes, qui furent defraices avec leur ſuite, auſſi bien que tous ceux qui ſervirent aux apprets de ces enchantemens. il ne man- qua jamais a ces; fetes, que des monu- mens conſttuits expres pour les donner, tels qu en eleverentiles; grecs & les ro- mains. mais la promptitude, avec laquel- le on conſtruiſit des theatres, des amphi- theatres, des portiques, ornẽs avec autant de magnificence que de goũt, ẽtait une merveille qui ajoũtait à E illuſion & qui diverſifice cope en mille-manigxes, aug- mentait encor le charme de ees r- | Cle} 221 25 263 ists D N , | Il y eut d' * une eſpice de carrou- ſel..ceux qui devaient courir, parurent le | premier. Jour, comme dans une revue; ils ẽtaient precedes de herauts-d'armes, | de nn 55 ende,, 2 10 45 de Warne + potter deviſes & deute — & ſur ces bouchers taidnt Cerits eff lettres d'or des vers compoſis pat perigmi & par ben- ſerade. ee dernier fortout n at lier pour ces picces galantes ; dans leſquelles il faifait* todidurs des allufions delicates ' &/piquant a entactres des | aux es de P'antiqui- ts ou de la fable qu'on repreſentait, & aum paſſions qui ammaiem Ia cour. le „ roi repreſentait roger: tous les diamans de la. couronne brillaient ſur ſon habit & ſur le cheval qu'il montait. les reines & trois- cent dames, ſbus des ares de wiom- phe, votaient eette enttc eee. Le roi, parmi tous les Tegan attaches ſur lui de diſtinguait que cenx de made- moiſelle de la valiẽre. la fete était pour elle ſeule; e en ere *confoaduc dans la ſoulemee. La — ctait ſuivie Gun chine dore ul de dix-huit pieds de haut, de quinze de large, de vingt- quatre de long; reprẽſen- - WF tant le char du ſoleil. les quatre äges | — d' argent, d' airain & de fer, les ſignes —Celeſtes; les ſaiſons, les heures, ſuivaient e 2 pied ce char. tout &tait caractẽriſẽ. des bergers portaient les pieces de la » bdarriére, qu'on ajuſtait au ſon des trom- e pettes, auſquelles ſuccedaient par inter- B 3 val- n FTE RB 5 ND no. . Louis, AI. valles- les muſettes & les Violons. quel- ques perſonnages qui ſuivaient le char dlapollon, vinreat d abord rẽcitèr aux | reines, des vers convenables au lieu, au J+ vo ms, & r perſonnes. les courſes finies, & la nuit venuẽ, quatre- mille gros flam- beaux Eclairerent: d' eſpace, où, ſe don- naient les fetes. des tables y furent ſer- vies par deux: cent perſonnages, qui re- preſentaient. les ſaiſons, les fauness les ſylvains, les dryades, avec des paſteurs, des vendangeurs, des moiſſonneurs. pan & diane avangaient ſur une montagne mouvante, & en deſcendirent pour faire poſer ſur les tables ce que les campagnes & les forts produiſent de plus delicieux, derriere les tables en demi cercle, s' Eleva tout d' un coup un ;theatre charge de concertans. les arcades, qui entou- raient la table & le théatre, etatent or- ntes de cinq-cent girandoles vertes & ar- gent, qui portaient des bougies; & une baluſtrade doree fermait cette vaſte en- ceinte. a e. Ces fetes, i apa ene a celies qu'on invente dans les romans, durerent, ſept jours. le roi rempoxta quatre fois le prix des jeux, & Jazfla diſputer enſuite aux autres chevaliers, les prix qu'il avait ga- gnes, & qu'il leave abandonnait. 1 La comedie de la prencefſe d'elide, quoi- Anecdotes. | 31 quoiqu elle ne ſoit” pas wie des inieflleu- res des moliere, fut un des plils agtEables ornemens de ces jeut, ar un infinité dallegories fines fir les inceurs d tems, & par des à- prôpos qui font Pagrement | de ces fetes\, mais'qui' font 'petdits Pour la poſtẽritè᷑. on Etait encor tres entẽtẽ a la cour de Vaftrologie judiciaire.” plu- feurs princes penfaient” par une ſuper- ſtition orgueilleuſe, que la nature les diſtinguait juſqu a bEerire leut deſtinẽe dans les aſtres. le due de ſavoie victor amedee, pere de la ducheſſe de bour- gogne, eut un aſtrologue auprès de lui, meme apres ſon abdication.” moliere ofa attaquer cette illuſion dans ſon ouvrage. On y avoit 'auffi un fou de cou. ces miſcrables Anecdi Mes. * _ = daph bn# ni d e Zui trop ambilieus, ell we trap wt 1 5% point Ia de pilge, Tee, danmnar; 3 te monde a &e mien de. f jeaginer 31.) IE: * enen, fully fies. vu vun minen Ia bene gloire de ces Abd, ui perfectiommaient en frande le goüt, la politeſſe & les talens; verditde'4 qu ie ne derobaient rien aux travaux affidub du monarque, fans ces travaux, il n aurait fa que tenir une*cour? il naurait pas ſũ r- gner; & ſi les plaiſirs magnifiques de cette cour avaient inſulté à Ta Fairs du peuple, ils n'euſſent ẽtẽ qu'odieux. mais le me- me homme qui avait donné ces fetes, avait donne du pain au peuple dans la diſette de 1662; il fait avait venir des grains, que les riches achetẽrent a vil prix, & dont if fit des dons aux pauvres familles à la porte du louvre: il avait remis au peupſe trois- millions de tailles : nulle partie de Padminiftration interieu- re n' Stat nẽgli igee; - fon. gouverne- ment était reſpecte” ad dehors. le roi d'eſpagne'oblige de lui cSder la ie” wing le pape force de lui faire talsfacton 5 dunkerque ajoũtẽ à la france par un mar- che glorieux a Pacquereur. & honteux ä pour — .*. = + e 4 i. pM r I Rr may —— 080 * — — * _ p ” hs is, TT. be > 7 * * = mw. 4a” * , % ———— ——— — — et” —— u — e — * —— — - 3 r : * 1 * r * 4 'ITo "Ip 4 — — * 2 __ | this #36 9 of * : * d. —. ' * « = 24 Louis XIV. | pour le vendeur ; ; enfin toutes ſes d- marches depuis qu'il tenait les renes, avaient été ou nobles ou utiles: il Stait beau apres cela de donner des fetes. Loe legat 2 latere, chigi, neveu du pa- pe alexandre vii, venant au milieu de toutes les rẽéjouiſſances de verſailles fai- re ſatisfaction au roi de l'attentat des gardes du pape; Etala a la cour un ſpec- tacle nouveau. ces grandes ceremonies ſont des fetes pour le public, les hon- neurs qu'on lui fit, IS la ſatisfac- tion plus eclatante. il regut ſous un dais les reſpects des cours ſuperieures, du corps de ville, du clerge. il entra dans paris au bruit du canon, aiant le grand conde a fa droite & le fils de ce prince à fa gauche, & vint dans cet appareil s 'humihier, lui, rome & le pape, devant un roi qui n'avait pas encor tire Vepee. il dina avec le roi apres l' audience; & on ne fut occupe que de le traiter avec magnificence, & de lui procurer des plaiſirs. on traita depuis le doge de genes avec moins d' honneurs, mais avec ce meme empreſſe- ment de plaire, que le roi concilia toũ- jours avec ſes demarches altières. Tout cela donnait à la cour de louis XIV, un air de grandeur qui éclipſait tou- tes les autres cours de l' europe. i} vou- lait que cet éclat, attaché a ſa perſonne, ; re- ueber _— rejaillit far; tout ee qui Fenvironnait ; que tous les grands fuſſent honorẽs, & aucun ne fat puiſſant, à commeneer par ſon -frere:&'ipar monſieur le prince. c'eſt dans cette Vue, qu'il jugea en fa- veur des pairs leur ancienne querelle avec les prẽſidens du parlement. cehx- ci prẽtendaient devoir opinèr avant les pairs, & s'ẽtaient mis en poſſeſſion de ce droit. ih régla dans un conſeil extraor- dinaire, que les pairs opineratent aux lits de juſtice, en prẽſence du roi, avant les préſidens, comme s'ils ne devaient cette prẽrogative qu'à ſa preſence z' & il laiſſa ſubſiſter-Pancien uſage dans les aſſem - blees qui ne ſont pas des lits de juſtice. Pour diſtinguer ſes principaux courti- ſans, il avait-invente des caſaques blues, brodees d'or. & d' argent. la permiſſion de les porter ẽtait une grande grace pour des hommes que la vanitè mene. on les demandait preſque comme le co- lier de Pordre. on peut remarquer, puis- qu'il eſt ici queſtion de petits: details, qu'on portait alors des caſaques par deſ- ſus un pourpoint ornẽ de rubans; & ſur cette eaſaque paſſait un baudrier au- quel pendait Pepe. on avait une eſpece de rabat a dentelles, & un chapeau orne de deux fangs de plumes. cette mode, qui dura juſqu'à Vannee 1684. devint B. celle — Ars * LA. \ — 8 »* . * id . * " 3 > 4 EX . + wa 15 — — 20 ng png — — — WIL -; * 4 fy mz , d = * i ARS L . 8 1 * 2 — 2 — — . IS * —— —— RG rote, , 2 —_— rn het _—_ — — 4 * qr — 7 oY # < ">; 1 x 1 * =. T3 „ af | 22 x 14 . 4 8 1 1 1 + * oe in 87 Sy * 1 19 Wo, ; 17 . 3 =_ - „ 20 4 198 F% 7 1 þ & + LY + FE 43 N 1 F. 1 dl = $S „ 3 17 72 * "7 7 as | 4 if i 14 „ *.. . $4 1. ! . $1 ra = $; % q . 1 1 . * - "+ FEES 0 v.44 3% Loo JF - celle de toute-Fewiope z.excepte de Peſ- pagne & de la pologne. on ſe piquait deja d'immiter preſque pattout la coir de louis u 1 5iiis15di n 151 35 „ II 6tablit. dans ſa maiſun un ordre qui dure encere; régla les rangs &t les ſono- tions ; erẽs des charges nouvelles aupres de ſa perſonnes; comme oelle de maltre de ſa garderobe. ib rẽtablit les ta- bles inſtituẽes par frangois premier, & les augmenta, ib y en eut:douze pour les officers commengaun, ſervies avec au- tant de ptopretẽ & de profuſion que: cel- les de beaueoup de ſouverains: il voulait que les ẽtrangers y fuſſent tous invitẽs: cette attention dura pendant tout ſon r6- gne. il en eut une autre plus recherche & plus polie encore. lorſqu il eut fait bã- tir les pavillons de marli en 1679, tou- tes les dames trouvaient dans leur appar- tement une toilette complette ;; rien de ce qui appartinent à un luxe commode n'etait oublis : quioonque ẽtait du voia- ge, pouyait donner des repas dans fon apartement: on y ᷑tait ſervi avec la meme delicateſſe que le maĩtre. ces peti- tes choſes n acquiẽrent du prix, que quand elle ſont ſoũtenuẽs par les grandes. dans tout ce qu'il faiſait, on voinit de la ſplendeur & de la generofite. il fai- fait preſent de deux - cent-mille francs . aux Anecdotes. 37 aux filles de ſes miniſtres 2 leur ma- ranged ot no .ongo/onq xl ob * on, al . lui donna dans;Peurope le plus Feclat, ce fut une liberalite qui n avait point d cemple. l'idee lui en vint d'un diſedurs du due de ſaint- aignan, qui lui conta” que le rardinal de mchelleu avait emwois des-preſens 3quelques' ſayans E- trangers; qui avaient fait fon éloge. le roi n' attendit Led — qu'il füt lous; — ſar de meriter de etre, il recommanda à ſes miniſtres, lionne & colbert, de choiſir un nombre de fringais & d' Etrangers diſtinguẽs dans la littérature, auſquels il donnerait des marques de ſa gẽnëroſi- tẽ . lionne aĩant écrit dans les pais Etran- gers, & stant fait inſtruire autant qu'on le peut dans cette matiẽre ſi delicate, ont il s'agit de donner des preferences aux contemporains, on fit d abord une lifte de ſoixante perſonnes: les uns eurent des prẽſens, les autres des penſions, ſelon leur rang, leurs beſoins, & leur mérite. le bibliotheEcaire du vatican, allati, le com- te graziani ſecretaire d' tat du duc de modène, le celebre viviani mathẽmaticien du grand-duc de florenee, voſſius Phiſto- riographe des provinces-unies, P'illuſtre mathẽmaticien huygens, un refident hol- landais en ſuẽde; enfin jusqu'à des pro- feſſeurs d altorf & de helmſtadt, villes F i pres= N 38 . Louis 22 presque inconnues des frangais, ſurent etonnès de recevoir des lettres de mon- ſieur colbert, par lesquelles il leur man- dait, que ſi le roi n'ẽtait pas leur ſouve- rain, il les priait d'agreer qu'il fat leur bienfaiteur. les expreſſions de ces lettres ẽtaient meſurees ſur la dignite des per- ſonnes; & toutes ẽtaient accompagnces, ou de gratifications conſidèrables, ou de penſions. Parmi les frangais, on sut diſtinguer racine, quinaut, flechier depuis Eveque de nimes, encor fort jeunes; ils eurent des preſens. il eſt vrai que chapelain & cotin eurent des penſions; mais C' etait principalement chapelain que le miniſtre colbert avait conſulte. ces deux hom- mes, d'ailleurs ſi decries pour la poeſie, n'Etaient pas ſans mérite. chapelain avait une littérature immenſe; & ce qui peut ſurprendre, c'eſt qu'il avait du goiit, & qu'il Etait un des critiques des plus Eclaires. il y a une diſtance immenſe de tout cela au genie. la ſcience & Veſprit conduiſent un artiſte, mais ne le for- ment en aucun genre. perſonne en francę n'eut plus de reputation de ſon tems, que ronfard & chapelain. c' eſt qu'on Etait barbare dans le tems de ronſard, & qu'a peine on ſortait de la -barbarieigans. celui de chapelain. coſtar, le compagnon d' e- tude Anecdotes. . 30 8 tude de balſac & de voiture, appelle cChapelain le Premier: des ET -herot- | ques. Boileau n 'eut point de part a ces Fs. ralités; il n'avait encor fait que des ſati- res; & Pon fait que ces ſatires attaquaient les memes ſavans que le miniſtre a- vait conſultẽs. le roi le diſtingua quel- ques annees apres, ſans. conſulter per- ſonne. Les prẽſens, faits dans les pais Etran- gers, furent fi conſiderables, que viviani fit batir a florence une maiſon, des libe- ralites de louis xIv. il mit en lettres d'or ſur le frontispice, ædes a deo date ; alluſion au ſurnom de dieu-donne , dont la. voix publique avait nommé ce prince a fa naiflance. : 1; © On ſe figure aiſcment Feffet qu'eut dans Veurope cette magnificence extra- ordinaire; & 11 on confidere tout ce que le roi fit bientst apres de memorable, les - eſprits les plus ſeyeres & les plus diffict- les doivent ſouffrir les Eloges immode- res, qu'on lui prodigua. les francais ne furent pas le ſeuls qui le Jouerent, on prononga douze panẽgyriques de louis xiv en diverſes villes d'italie; & le mar- quis Zampieri les lui envoia 9 5 avee des filigrames d'or. II continua toujours a repandre ſes bien- 40 Louis XIF: bienfaits fur les lettres & fur les arts. des gratifications panticulicze> d environ qua tre · mille louis dor à meine, la fortune de deſprẽaux , celle de quinaut, fur=tout + celle da juli & de tous les aftiſtes qui lui confacrerent leurs travaux, en ſonmt des preuves. il donna meme mille louis à benſerade, pour faire graver les tailles douces de 4210 mẽtamorphoſes d ovide en rondeaux* liberalits mal appliquse, qui prouve ſculement la gnẽroſitẽ du ſouve- rain. il recompenſait dans benſerade; le feat merite. os avait eũ dans ſes' road [ es 31/01 I. On ne voit pas — pig iFfar quel- | fondement quelques ecrivains ont repro- ch Pavarice a ce monarque. un prince, qui a des domaines abſolument ſẽparẽs des revenus de Vetat, peut etre avare comme un particulier; mais un rot de france, qui n'eſt reellement que le diſ- penſateur de F'argent de ces ſujets, ne peut guates etre atteint de ce vice. Pat - tention & la volontẽ de zecompenſer peuvent lui manquer; mais c'eſt ce qu on ne peut reprocher 2 a louis x 1 v. Dans le tems mẽme qu'il commencait à encourager les talens par tant de bienfaits, Puſage que le comite de huſſi fit des ſiens, fut rigoureuſement᷑ puni. on le mit à la baſtille en 1765. les amours des gaules | fu- - 4 *ẽꝓ — - > — - — _ + x . 7 a - 2. 2 ——— - Ao ** — * — * * n 7 me x, wo ao * — 2 * * . » . 7 44 -—y — 2 4 q . was > * o mn 2444 4 3 qv > x wo 1 — 4 p . 1 4 5 * v . = 32 " 8 * + * — 7 3 , 223 rr — jd r Lo ** 1 tb — —— — aw 24 — — % * 6 2 my * pa \ —_ < * p = - = ET 4a ———— 2 wm 1 * vw 7 a þ . * 2 % —— o—_— n — VIEW _ * * r * <_ 1 _— — 2 p 2 F "— — — 2 OY fo * 4 p A — "ae w — ö 5 — a * N S ee nt wr of * — — p - — 4 A. y be 1 + ” "_— A 2 þ n * * 5 1 2 9 * K 9 _ . your _— 4 "OS I — — - Bac, _— —— p — — — 2 — Er l a We — 1 0 > _— 4 * * — — "x. — — ſs — Pee wv 4 we wy ner 0 erage * 4 * * * = 2 ——2 att rene 1 — nn — * whe ge - r we I ad 1 * 7 Gy OT : - - r * oy — — — —— , v - — ** — * — 8 * A „„ - — 2 — ä — 1 uud, 41 19 — &-oprifer/" Mori table cauſe ẽtait cette chunſon; od fe roi . en v Touvenir perde | a qui Reon ran r Beben | e e nat free; 20 © 13 I418. baiſer,, 6% Fa amoureux., 5 ET » Ys uns oreille d Pare va, Sen beisd 0 niẽtaient pas aſſen bons, pour compenſer le mal qu ils lui firent. il parlait purement ſa langue; il avait du mérite, mais plus d'amour- propre en- core; & il ne ſe ſervit guères de ce mẽ᷑- rite, que pour ſe faire des ennemis. louis xlv aurait agi genéreuſement, il lui avait pardonne : il vengea ſon injure per- ſonelle, en paraiſſant cder au eri public. cependant le comte de buſſi fut relache au bout de dix-huit mois; mais il fut dans la diſgrace tout le reſte de ſa vie, proteſtant en vain & louis xi une ten- dreſſe, que ni te png ni en ne croiaĩt IS „ upnem 10 l n 7 7 L l 4 4 7 #' Q 146 . 4 38*#4 LET : 4+ FOR 0 * & % >» r F* þ 3 1 1 9 S CP 1 „ 91 1 * vY '4> kB - $8: 11 * +] * 7 . : = * N i 3 4 IN . ? [ F. 5 a = 27 EF: x: TOE © $4 . 11 F 15% "$5.82 „ 111 oY | : +* 2.85 ' 1 + 1 2 ; ry 4 4 . 1 $ t = Ls WT 1 8 1 * 5 I [1 - + pn 2 94 . + 3 : r * bs 3 | * 33 ThE). 0 : - 1B a 27 1 n A oF > 3 * T 2 ; i WWE * / T7: 44S: : 18 . N. *. 4 is. k] x 1% : 14 1 "IF OS 2 : 1 wi o 4 by * 75 43: 9 4 5 - N 2s 23, $3: : $:4E. 1 a3 : Tit * = = j . P 174 i 4 "4 \ 11 iÞ , . 1 : f : | { : [i 1 1 17 t 4 8 1 5 Fi 1 BT + ; C1 * e 1 1 "yi 11 * 45 ? . 91 7 1 * 1 1 1 "+: | * ; Fes + . 11 TE TIS 3 115 ; THT Ss x7 $743 7 ' } : = | +: 4 . 74 9 "3% i : ; P - 1 * 1 4 2 . 7 kT 1 i . | Wh (BE # SY-! 581 $6027 $8 42 4 o _ * 3; b] * 1 4+ 1 1 1 the 1 "> 2 & * 48: 7 K 5 — — "it. — ws * 2 3 * a "_* WE * — - = . w - « — * ” ——ä—— — — — r bat TRINY 8 . N 5 — 22 2 — e vernement, louis x Iv 42 Louir XIV. . 81 189 11 D. 71 Sils gf Gi © 618981 1 To 14 2 Art: : #9 Talk 0 10e it CnarirTRR VINGT=-CINQUIE'ME» 7 317199 74 : | 183% 85 uite tes e ths & anee- | ee * - *1 . £ "* „ 4 1 | F ka 4 Fe la = ug Aux Dailies, 3 A la 2 Fl grandeur, ala galanterie, qui occupaient les premiẽ- res années de ce gou-, voulut joindre les douceurs de l'amitiẽ; mais il eſt difficile à un roi, de faire des choix heureux. de deux hommes aus- quels il marqua le plus de confiance, l'un le trahit indignement, l'autre abuſa de ſa faveur. le premier. Etait le marquis de vardes, confident du gout du roi pour madame de la valiere. on fait que des intrigues de cour le firent chercher a per- Ta cw F k 3 Anerdotet. | = 3 perdre et de la valiere, qui par f pla- ce devait avoir des jalouſes, & qui par ſon cCaractere ne dexait p oint avoir hennemis. on fait qu il ofa, e 1 ge com- ions , te de ARE. 'eorfte berire A l Feline fPgnaffte une lettre con- trefaite, au nom du roi d eſpagne ſon pe- re. cette lettre apprenait à la reine ce qu'elle devait ignorer, & ce qui ne pou- vait que troublet la paix de la maiſon roiale. il ajoũta à cette perfidie la mẽ- chancete de faire tomber les ſoupgons ſur les plus honnetes gens de la cour, le duc & la ducheffe de navailles. ces deux perſonnes innocentes furent ſacrifices au reſſentiment du monarque trompe. l' a- trocite de Ja conduite de vardes fut trop tard connuëꝭ; & vardes, tout criminel qu'il ẽtait, ne fut guères plus puni que les innocens qu'il avait, accuſes ,. & qui furent obliges de ſe de faire de leurs char- ges, & de quitter la cour, 5 L'autre favort était le comte depuis duc de lauſun; tantòt rival du rot dans ſes amours paſſagers , tant6t ſon confi- dent, & fi connu depuis par ce mariage qu'il voulut faire trop publiquement a- vec mademoiſelle, & qu'il fit enſuite ſe- crettement magie ſa {nba donnee 2 à ſon matltre, Le roi, trompe dans ſes choix, dit qu'il hommes. dings, e 10 > | als cent geen, _ ur-ingrat. des 1 7755 roiales & de paris ni les ſoins de la police du roiaume, ne diſcon- finyfgent p5hlant . 6 90 1666. Le rei danſa dans les ballets juſqu en 1670 O. AI. avait alors trente · deux ans, on joua de yant lui 2 faint-germais y: Ia rar gedie de ene e Noſe ee de ces vers; 1482 208121 It 9b © 9. 3 | Par mbar, þ four — ti) 2 „ 150 15 4 1 Gut des Prix. ie, * fo. . Jour —— — en dat a aur FONG: H2J?) l A ; ne hat — en erbt: le poete rẽforma le monarque. -- ſon u- nion avec madame de la valiere ſubſiſtait tolijours, malgrẽ les infidelites: trequen- tes qu'il lui faiſait. ces infidelites lui cou- taient peu de ſoins. il ne trovait gueres de Hnecaetes. | 4s de femmes qui ha reliftaſſent ; & * vennit tofljours A cle, qu pa if Jou- oeur & par In bnts de fort cara un amdur vrai & mere par ke «nth de >Phabitude, Favait Ac u mais dès Fan 1669, elles pr Fin madame de monteſpan 85 E Fas- cendant 5 elle combattit avec fa dohceur ordinaire; elle ſupporta le chagrin d' etre tẽmoin long. tems Un trionphe” de fa'ri- vale; & ſans prefquee'plaindfe'; elle fe erut encor heutetiſt ally fa douletr” de- tre conſiderẽe du roi qu elle ulmait toũ- jours, & de le voir fans en Etre Aimée. Enſin, en 1675 elle embraſſa la refſour- ce des ames tendres, auſquelles faut des ſentiments profonds qui les ſubjuguent. elle crut que dieu ſeul pouvalt ſuccẽder dans ſon coeur à ſon amant. ſa conver- ſion fut auſſi cẽlẽbre que ſa tendreſſe. elle ſe fit carmẽlite a paris, & perſeyera. ſe couvrir d'un cilice ; marcher pieds nuds, jeuner kigoureuſement, chanter la nuit au choeur dans une langue inconnuẽ; tout cela ne rebuta point la delicateſſe d'une femme accoũtumèe a tant de gloi- re, de molleſſe & de plaiſirs. elle vẽcut dans ces auſtérités depuis 1675 jusqu'en 1710, ſous le nom de ſcur louiſe de la miſericarde. un roi, qui punirait ainſi la perſonne la plus coupable, ſerait un ty- » ran; * 7 ran; & c eſt ainſi que tagt ge femmes ie, ſont a d'avoir amg. .N'y. 2 pres! - que point FTexemples, de Polit ques qui rh pris ce parti Tigoureux, les crimes; | e Ia Exiger plus FPexpiations que. les faibles- ſes de Jathdur; mais ceux qui gouver- nent les ames, nent Zueres Fir que ſur les falbles. | ; O08 fait que quand on annonca A ur louiſe de la mĩſericorde la mort qu due de vermendois qu'elle avait eũ du roi, el- le dit 3 je doit pleurer ſa naifſance encor plus gue ſa mort. il lui reſta une fille, qui fut de tous les enfans du roi la plus reſſemblante a ſon pere, & qui ẽpouſa le prince armand de conti petit-neveu du grand conde. Cependant la marquiſe de monteſpan jouiſſait de fa faveur, avec autant d'eclat & d empire que madame de la valiere avait et de modeſtie. Tandis que madame de la valiere & madame de monteſpan ſe diſputaient en- cor la premiere place dans le cœur du roi, toute la cour Etait occupee d' intri- gues d'amour. louvois mEme Etait ſen- ſible. parmi pluſieurs maĩtreſſes qu'eut ce miniſtre, dont le charactere dur ſem- blait ſi peu fait pour l'amour, il y eut une madame du-frenoi , femme d'un de ſes commis, pour laquelle il eut depuis 46. Louis XI: 4 $yY RD — | hed politique ſembleraient. cependant, 85 le crẽdit de faire Er la reine; on Ja, f ke lit: elle cut les grandes enties. — — favoriſant ainſi juſqu” aux goßts de ſes mimiſtres, voulait juſtifier les liens, 1 Ann Hog 1 C'eſt un grand, exemple du pouyois des prejuges & de: la coutume, qu il füt permis àᷣ toutes les femmes matrices dia- voir des amans, & qu'il ne le fut pas ala petiter fille de henri quatre, d'avoir. #4 mari. - mademoiſelle 5 après avoir refuſs tant de ſouverains, . apres avoir ell Feſps⸗ rance d' ẽpouſer louis xiv, voulut faire a quarante trois ans la fortune d'un gen- tilhomme. elle obtint la permiſſion d'ẽ- pouſer peguilin du nom de caumont, comte de lauſun, capitaine d'une. des deux compagnies des cent gentilshom- mes au bec- de · corbin qui ne ſub- ſiſtent plus, & pour qui le roi avait cre la charge de colonel- general des dra- gons. il y avait cent exemples de prin- ceſſes, qui avaient Epouſe des gentilhom- mes: les empereurs romains donnaient leurs filles à des ſẽnateurs: les filles des ſouverains de y aſie, plus puiſſans & plus deſpotiques qu'un roi de france, n'epou- ſent jamais que des eſclaves de leurs PE Mademoiſelle donnait, tous ſes biens, eſtimẽs vingt-millions, au comte de lau- ſun; — — — — —_ oe —— — ä — Ä Ga 8 IA » „ * oO —„-—̃ U— Q ë UY— —— ˙— — —— — rr — — 3 — — — — ſun ; quatre duchesz, le ne ſe rEſervait rien, abandonnee tou- CI Ag bet tac ces D VP ** C noncer le mariage z il ecrivit la rupture. blic. il fut enferme dix annees entieres. E gant” an... * a * — — = . 0 a — ig. = hs - "0 ** » — — Re 4 — 5 = : IE — 4 & _ OS — = — * - odd _ _ _—_— 2 —— — * - — - * : 8 y » 2 * — — — * * 4 3 * 4 * " - - * — w I J. - — — — = = = — ho = — q — — — um P a W * jo @ wid <4 = - 6. - * — A 8 bs 2 - e * 8 —— em os 9 — — — n s wes " << * — — — May, dw; l 2 — — — 6 * - — 8 332 Py * p = — — — ——— —— ̃ — N ——— — n . —— r — nn = = LIFT -” | : 2 — — of 22 — — — — 8 — — — IR — „ —— = 3 * 2 — TY = bs — , i 7 _—_— 27 — — — 9 — — _ . 4 - . : ” 8 * * a . > 7 T - p i a —_— ” . — jth 4 * — 2 : . 5 5 4 bw —5 ad << +? ad * FI P Ty 5 on ww 22 "II — * & — — 2 = - 4 * » Sg. 4 „ r _ * N - — . — 1 . — 88 1 » 4 — 2 - 9 2 — = 3 — — - — 1 5 n — i . 5 into — : \ It ; "= : * * 3 Xx — — 2 — — - — * = — — — J — — — — — ma — — 2 2 — — * * — —_ 8 4 Re « . \ * 7 F : — — — - "a -: _— > * — = — — — « "_— — 2 * 3 — — — ates ptr —. * w 8 — — — . 3 22 CERES — RRR — b- ... EO IT. — C ͤ ˙ A et TE PL es ” _ — On — ie * — 5 F on — . 35 * at . — — ds * — +4 6 n — ö Si. th, . 2 . — * * 5 " Fi . _ ad > 3 — * t l * 5 4 . 2 ” q > 2 © "3x 2 ” R * " 26. why —— 4 i = * — r ˙¹ mm ˙¹m‚A P 7‚— ? rv lnat 8 * * ? — — . - 0 — * = — g " — ? * FR 2 Ig, . — - CS: a : — _ _ * v) dy — — 2 WIE 0 A g be ©, wa * _ a ; : ; 2 l y a ey — - - a 5 C 1 — — * L r ” 7 9 9 * $ TV" * — — woes F >, ” 1 * — 6 ; * oY = * 4 = . * "2 - a PPP r 8 2 — oh er s [any — N & wm > Font, ſont plus cheris quand ils n'en font pas d' uſage. le citoien, qui n'offenſe point S Y 48 | Louis Ny. u la fouverninets de dombes, le comts d eu, le palais d or- kans qu'on nomme le luxembourg. el- te enticre a Pidee ſlatteuſe de faire à ce qu'elle aimait une plus grande fortune , qu'aucun rei nen a fait à aucun ſujet. le contrat Etait drefle. lauſun fut un jour duc de montpenſier. il ne manquait plus que la ſignature. tout Etait pret, lorſ- que le roi, affaili par les repreſentations des princes, des miniſtres, des enne- mis d'un homme trop heureux, retira ſa parole & defendit cette alliance. il a- vait Ecrit aux cours Etrangeres pour an- on le blama de Pavoir permis ; on le blama de Pavoir defendu. il pleura de rendre mademoiſelle malheureuſe. mais ce meme prince, qui s'ẽtait attendri en lui manquant de parole, fit enfermer lau- ſun, en novembre 1670, au chateau de pignerol, pour avoir epouſe en ſecret la princeſſe, qu'il lui avait permis quel- ques mois auparavant d'epouſer en pu- it y a plus d'un roiaume, où un mo- narque n'a pas cette puiſſance : ceux qui les loix de Petat, doit-il ètre puni ſi il ſeve- ſeverement par celui qui repreſente l ẽ- tat? n'y-a-t-il pas une tres grande diffẽ- rence entre deplaire-a ſon ſouverain, & trahir ſon ſouverain? un roi doit-1] trai- ter un b h la loi ne le traiterait? :?: "Conn qui ont -Ecrit *.que madame de monteſpan, après avoir empeche le ma- riage, irritẽe contre le comte de lauſun qui Eclatait- en reproches violens, Exi- gea de louis x1 V cette vangeance; ont fait bien plus de tort à ce monarque. il y aurait eũ a la fois de la tyrannie & de la puſillanimite, a facrifier a la colere d'une femme, un brave homme, un favori, qui prive par lui de la plus grande fortune. n' aurait fait d'autre faute que de s etre trop plaint de madame de montespan. qu'on pardonne ces reflections: les droits de Thumanite les arrachent. mais en mè- me tems Pequite veut que louis x I v. n'aiant fait dans tout ſon regne aucune action * L'origine de cette imputation, qu'on trouve dans tant d'hiſtoriens, vient du ſegraiſiana. c'eſt un recueil poſthume de quelques converſations de ſegrats, preſque toutes falſifies, il eſt plein de contradictions; & l'on fait qu' aucun de ces ana ne merite de Creance. Time II. C = W—— 4 SS. 2 — —* — 8 * "+ — — * — Ma Xt — 3 | ” "> By 8 > 1 - * 6 — *——_— , . Ws PENS 2 Hs « . 3 — 5 K — dt Bag f 4 — — — 28 — w 22 4 — „„ 2 1 — 9 TP * Ac Ate 7 ů —— — Be a. — * 888 —ͤ—ü—6J— — — 1 r — — — * r A 2 5 a : WM — 2 4 * your * — —— 1 24 3 — 2 * 4 yon — We — de 1 _ — 83 3 ON NOTES? * SI » 8 CLE — RN — — = * — _ — * 4 + ni. - ag . £ 5 —— 0. w — — — * - os 4 8 7 — nes — 8 — 2 — 2232 — — — — — * — — AK 1 8 * > — 8 — - — 1 — Ft © 2 1 p = y ——— * 1 4-42 eve PL AAR * 2 — — 5 4 — — - Me 7 — — — SE — — — 2 2 —— — ———————ů —— is - N - r es eng OBI ao oe 1 wy d — — - —— 5 W — * — —— * IG - — — — . . 3 — 5 2 r 6 — * * * _— - 0 Malt - — . Y y - F bat - 3, g * > . 4 — 833 6 F ES 5 — . — * 5 Rn 2 = - — — it — 25 8 —_ ST - * f hy = 1 £ 8 4 2 1 , SCA 1 _ tte bo 2 =_ — 8 fd " - 1 4 * * a Dok = ” Re Ps > Rr N it py : # - l * he. 1 Zan — y — —— ms vs : — . Ver nan dow IO - > of 2 A — 4 bo IS Y wg — * — — —— — Ow — 2 5 x I — — * — — aw — $7 a e SST, F * s we EW . 1 * 7 —— n —— 4 2 "as; 2 1 —— — W — N . — 9 : Y 5 Wink — {FEE waar. * 4 Cr REES ee wn 4 2 5 » : Ga ga a. 2 —— . oo.” 2 a * G n — s we f e ne uk ty I ” ju * as * qu'il ait puni avec tant de feverhte/oun<: retirer ſa faveur Etait tres juſte. laiptiſon S0 Lauis . | action de cette nature; on ne Faccuſepas- d'une injuſtice ſterutlle oft bien Me mariage clandeſtin une Jain" Hos" cente qu il eũt mieux fait d'igt ẽtait bien cruell eee 4224741400 þ Ceux qui ont doutẽ de ce matiage ſo. cret, nꝰ ont qua lire attentivement les mẽ moires de mademoiſelle. ces mëmoires apprennent ce qu'elle ne dit pas. on voit que cette meme princeſſe, qui s tait plaint ſi amẽrement au roi de la ruptu- re de ſon mariage, n'oſa ſe plaindre de la priſon de ſon mari. elle avouẽ qu on a croiait marièe; elle ne dit point qu'elle ne Petait pas: & quand il n'y aurait que ces paroles: je ne peux ni ne dois W | Pour lui elles ſeraient dẽciſives. 5 Lauſun & fouquet furent ẽtonnẽs de ſe rencontrer dans la meme priſon; mais fouquet ſurtout, qui dans ſa gloire & dans ſa puiſſance avait vu de loin pẽgui- lin dans la foule comme un gentil-hom- me de province ſans fortune, le crut fou, quand celui- ci lui conta qu'il avait ẽtẽ le favori du rot, & qu'il avait ett la per- miſſion d epoufer la petite - fille de henri IV, avec tous les biens & les titres de la maiſon de montpenſier. e e eee Apreès avoir langui dix ans en priſon, il Sr Jen ib enßin / mais ce ne ſut ap = madame de monteſpan eut engage 12 1GEIN: ole 2A donner-la ſouverainete de 110 mbes e le comts d'eu, au due du mai- encor enfant, qui , les poſiedaapres: mort de cette anti elle ne ht cet- 1 „ que dans I' eſpërance que ** en, ſerait reeonnu pour ; elle ſe trompa? le roi lui nen de donner à ce mari ret & infortunẽ les terres de ſaint · far au & de thiers, avec d'autres revenus pnfiderables que lauſun ne trouva pas ffiſans. elle fut reduite à etre ſecrette- ent ſa femme, & a n' en ètre pas bien aitẽe en public. malheureuſe a la cour, alheureuſe chez elle, ordinaire effet des aſſions; elle mourut en 1693. Pour le comte de lauſun; il paſſa en- ite en angleterre en 1688. totyours -ſtine aux aventures extraordinaires, conduiſit en france la reine en. de ea Ln 3 my a 5 2 ev . eine eee Ona I A h an FR fn memoires, 4 une hiſtoire des amours de mademoi- - WH {elle & de monſieur de-Jauſun. c' eſt i | ouvrage de quelque valet de cham- a bre. on y a joint des vers, dignes de Phiſtoire & de toutes les. inepties qu'on etait en poſſeſſion d'umprimer en hol 5 lande, 8 * o | ] . 3 * 53 Fee eques ,ſecond., & fon, fils t fait duc, 210 commanda: N 78 e utation. attachee 3 we | * 9 ſide { Vayons v vu mourir. | It Age, & es 1 Wc: 155 . A e . bs 1018 75 251 Mee 74 2 etait toute. puiſla ment des ifi ae 9 Vent ce par ler. Th 4 ha! £ 29787 ö - Athenais, de mortemar "fem 155 marquis de monteſpan, A joy la marquiſe de thian ge, 5 oth | pour qui elle obtint abba FI 1 vraud, etaient les plus belles femm̃ leur tems; & toutes trois RIA cet avantage, des agrẽmens Goguli hers dans] 'eſprit.. le due de . BY W r Ar * : ware e d e france, & Stait LY F | nies de a gouf, Ee 1 & de lecture, 8 eit 1 F un, Jour; Nigg 6 711 * t bp 11 devis wry, h 55 — 1 ä rs AY, perd rj Jones. C lt qu'il ava | 5 ni 1 115 e 5. qu 25 80 nes Pla W e a r III 1 „ ds. wo... at | 555 81 fait 5 53 a e i 2 el | 9 0 7 Bl les mor teil i elles Ser 79 55 1 85 e Festes & ue krice arge Te VV N-| | ain prey RY nu 08 ei Ag, 5 F) er, qi Wage "de monteſpan. Etat 605 e ft eke e 0 c pat 11 | nadame ſcarron ; & ue Ce tlaceq wen 217 hy Aur Hite, K {a Fivaleh heute ute 4% = fs E „depuis Rin Ze de maintenon, avalt 4 fe ite” plus de lu- | mieres acquiſes par la lecture; 5 conver- pf lation Etait plus douce , Plus infinuante. 1 Ilya des lettres Pelle, "Eittes dt une Ele- te 92918 qui tonne.” a8 madame de mon- 0 Ware beſoin Temprunter es- prit de perſonne - & elle fut Jo tems fade avant ue madame de maitite- nol hit for Pretec e e. "Le trlomphe de dane be pete pan Eclata e, le roi fit en 1 A en 1670 ka füine des hollandais are A 8 voiage, au milieu 40 aiſirs. ce fut une fete Ns Want 5 dans Yap pareil le plus p. omnpeuX. 85 i — 00 70 qui qui: fit tous es VOlages def gver- rea Tbeval, fit celui-ex ea la premiere cos dans un caffe 4 Ela Ates. ies chaiſes poſte netazent point encör inventges. 1 eile; 'madame | bale-feeltir;, la mar- C 3 qui- nn ——— F 1 5 — . | * 1 8 Lad 7 2 e dauphin'artiva'ehſuite avec fa our; ma- — toutes les villes conquiſes. les princi quiſe de montespan, Etajtint” dans ee allait eule, elle avait qustte galdes dif partageait en paix tous ces triomphes, 86 Louis X nipage ſüperbe, ſuivi de beaitcoup Tau- | tres, & quand madame de 'niontespan| corps aux portikres de ſon Croſſe. lel demoiſelle avec la fienne: 'cEtait avant b la fatale aventure de ſon mariage*: elle & vòͤiait avec complaiſance fon” amant favori du roi, à la tete de ſa compagnieſ des gardes. on fai ſait porter dabs les vil-· les ont Pon couchalt, les plus beaux meubles de la couronne. on trouvaith dans chaque ville un bal maſque ou pa- re,” ou des feux d' artifice. toute la mai- fon: deguerre accompagnaitle roi, & toute la maiſon de fervice precEdait ou ſulvait. [ les tables ẽtaient tenues comme 3 ſaint · germain. la cour viſita dans cette pompe 4 dames de bruxelles, de gand, venaieat voir i cette magnificence. le roi” les invitait 3 fa table; il leur faifait des preſens'plcins de galanterie. tous les officiers des trbu · Pes en garniſon recevaient des gratil — tions. il en coũta pluſieurs fois quitize- | cent louis d'or par jour en libgralités-— 182 Tous les honneurs, tous les homma- ges, etaient pour madame de montespan, 0p ce dae * devoir donnait & la * 5 reine. Autcdotes. 558 reine. cependant cette, dame n ẽtait pas du ſecret. le roi, ſayait diſtinguer les af- faires d tat, des plaiſis. x Madame, ſeule. chargee de: "al pants "i ö deux rois & de la deſtruction de la hol- lande, s embarqua a dunkerque ſur la flo- te du roi AN charles ſecond ſon frere, avec une partie de la cour de fran- ce. elle menait avec elle mademoiſelle de kerowal, depuis ducheſſe de ports- mouth, dont la beauté egalait celle de madame de montespan. elle fut depuis en angleterre, ce que madame de mon- tespan ẽtait en france, mais avec plus de crẽdit. le roi charles fut gouverne par elle, jusqu'au dernier moment de ſa vie; & quoique ſouvent infidele, il fut toũ- Jours maitriſe. jamais femme n'a conſer- ye plus long- tems ſa beautẽ; nous lui avons vu a Page de pres de ſoixante & dix ans, une figure encor noble & agrea- ble, que les anntes n avaient point fletrie. | Madame alla voir ſon frere a canter- beri, & revint avec la gloire du ſucces. elle en jouiſſait, lorsqu une mort ſubite & douloureuſe PFenleva à lage de vingt- ix ans, le 39 juin 1672, la cour fut dans une douleur & dans une conſternation que | gravy de mort augmentaiĩt. cette princ eſſe s ẽtait cru empoiſonnee. P baſladeur d'angleterre, montaigu, en craic C 4 "”— 55 Louis XIK + perſuadẽ da cν nen dautait pas; & toute Penrape d difaitt gun des Im domeſtiques ola maiſpn de: ſono mai, le m'a n ui, quin(ſelonp lui) donna B-* le poiſon. e get homme, mediſaitril qui Wc} »» 10\6tit pas rirhe, ſe xctira ĩbamdiate- 5 ” wh apres EN: ier ou il achgia: „une terre eee vecut longs: g 55 „ tems avec opulen ce. ce poiſan (ajou ti „ il) Etait de la poudre de diamant miſe, „A lieu de ſuere dans des fraiſas. „ la c. & laseville penſerent que madame avait ẽtẽ empoiſonnèe dans un verre d eau de chicoree, apres lequel elle E ,Eprouva d hot ribles douleurs, & bientôt les conxul- ſions de la mort. mais la malignitẽ hu maine & amour de Pextraordinaire fu- rent les ſeules raiſons de cette perſualion; genërale. le verre d eau ne pouvait tre? empoiſonnee, puisque madame de ſa faiets; | te & une autre perſonne burent le reſte ſans reſſentir la plus legere ĩncommodi- tẽ. la poudre: de: diamant n'eſt, pas plus, un venin, que la poudre de corail., iM avait long- tems que madame 6tait;malan, | de dun abſceès qui ſe formait dans l foi. ll elle ctait, tres mal-ſaine, & meme ayait; Wl aceouchs dun enfant abſolument pourrh: ſon mari, trop ſoupgonnẽ dans I'europes; ne fut ni avant ni après cet & vẽnement, — d' aucune en qui rut de la noir- «a o-. os . dbl. Ly a nöirceub: La Ven pn ne. erm alent ſat qu un grand crime. ie genre humain ſerat pure 8211 Etait. auſſi commun de chooſes attoces: que de ſes Croire; Dn — On pretendit;-que Je chevulir rde ler- raine favori de moiſieur; pot ſe van ger d'un ẽxil & Putic priſon que ſa con- cble auprè S8 de madame ful ig: 1 Lat Lattite ; $8'&ait' porté à vette horri - ble vangeance;” on ne falt pas attention, q le chevalier de lorraine Etait alors à rome, & qu il eſt bien difficile à un che- valler de malthe de vingt ans, qui eſt à rome, Kocbetet a 2 ha. menen une grande princeſſe. 2265 Il n'eſt que: trop ran une faiblelſe & une indiſerẽtien du vicomte de tu- renne avaient EtE la premiere cauſe de tou- tes- ces rumeurs odieuſes, qu'en fe plait encor à réveiller. il Etait 2 ſoixarite ans Vamant de madame de coatquen & ſa dupe , comme il Favait ẽtè de mada- me de longueville. iIrévela à cette da- me le ſecret de tat; qu on cachait au frẽre du roi. Madame de edatquen, quĩ ai- mait le chevalier de lortaine, Ae dix à ſon amant: celui ei en avortit mbnſieur- Fin terier' de la maiſon de te prince fut en proie à tout ce qu' ont: qe plus amèr les Ne Wr e bles 58 | Louis X11 V. bles ẽclatẽrent auant le voiage de dame e amertume redoubla a 205 Riel nportemens de monſieur > Jes que- es de ſes favoris avec les a amis de | Madame, „ remplirent la maiſon Kon- he n & de douleur. madame; quel- que tems avant ſa mort , reprochai A vec des plaintes douces & attendriſſan- tes, à la marquiſe de coatquen,. les mal- 8 heurs. dont elle Etait cauſe. cette dame, A genoux aupres de fon lit & arroſant | ſes mains de larmes, ne lui repondit que par ces vers de . ; 979 ; 1112 Fallais Pad FP eto 1 aner 4 ſur moi tant empire 3 5. — Je m'tgare, madame, & ne puis gue. Vous dire le thovalick de torres? auteur de ces diſſenſions, fut d'abord envoie par le roi à pierre-enciſe; le comte de mar- ſan de la moiſpn de lorraine, & le mar- quis depuis marechal de villeroi, furent Exiles. enfin on regarda comme la ſuite coupable de ces demeles, la mort natu- relle de cette maheureuſe princeſſe. Ce qui confirma le public dans le ſoupgon de poiſon, c'eſt que vers ce tems on commenga à connaĩtre ce cri- me en france. on n avait point emploiẽ cette k He | "59 dette vangeant nice de Th Hebes "Can te 2 Feurs de I 1 005 Givile, 25 crime Par "Line. fatalits e ine ecla. hf rance Nats "fo Wars de 1s | gloire ? & des . f ouciffaient les mice urs, An | fe gliſſa "dans Yancienne e us 5 beaux jours de la republique, ' | Ha. Deux italiens, dont Yun ſe nommait Erl, travaillèrent longterps ; avec un a- 0 poticaire allemand . nomme glaſcr, A chercher ce qu'on appelle la pierre phi- "Lofiphale. les, deux italiens y perdirent le peu qu'ils Avaient, & voulurent par le crime reparer le tort de leur folie. ils vendirent ſecrettement des poiſons. la confeſſion, le plus grand frein de la mẽ- chancetẽ humaine, mais dont on abuſe en croiant pouvoir faire des crimes qu'on croit pouvoir expier : la conſeſſion, diſ- je, fit connaitre au grand - penitencier de paris, que quelques perſonnes ẽtaient mortes empoiſonnees. il en donna avis au gouvernement. les deux italiens 1 furent mis à la baſtille: Pun des deux y mourut. Exili y reſta fans etre convaincu; & du fond de fa priſon, il repandit Jans paris ces funeſtes ſecrets; qui coliterent la vie au licutenant-civil dmdaMubrai & à fa famille & qui firent en- = fine eriger la chambre des poiſons, qu'on = nomma /a chambre ardente. q C 6 L'a- Loui KN. 101 fut la premiere ſourge de ces 131 ibles TE UIES. 53 can _ git " trop delle f Fl 15 J e lui en ſie op les co {equences. 15 mari .5\obſtina. A fair, re e ce jeune homme avec f femme, jeune, belle & ſenſible. ce qui devait 2 arriyer 2 Ariya.;, ils s' aimérent. le lieutenant-civil,, here de la marquiſe, ſat; aſſez ſevere & aſſez imprudent, pour ſol- liciter une lettre 89 Fx 1 25 & pour fais: re envoier A la ba le capitaine: quꝭil ne fallait pe pr 2. ſon... regiment. ſainte-eroix fut mis malheureuſement dans 1a chambre oi Etait Exili. det ita- lien lui apprit aſe vanger. on en fait les ſuites qui font fremir. 1a marquiſe nate tenta point A la vie de ſon mali, qui a- vait e de indulgence. pour un amour dont lui-meme etait-la, cauſe; mais lafur' ir: 8 reur de 1a vangeancę Ja porta à em ſonner ſon pére, ſes deux frẽres & flir. ay milieu, © tant de cnc allen | 274 TW 213 241; Il ayait Mb 1 \ 75110 s 251 151 * Lene Je louis 4 275. ous. 1: nom dae la martiniete bo. le nomme 1 abbẽ de lacroix. cett - Hiſtoire , fautive en tout, confond. les noms, les dates * les EvEheniens, a TO. N 61 1 ir de la religion? Elle alfalt Touve A MT 6 N, 187 0 on 15 4 dans lige rr troun n 12 = AM | Che . nerale erte de fa An, Ul 5 7 pas de preuve contie'effe ot PF pts il eſt faux, e ect fs poiſons Gans les Höß! 5 ;*mme Fat 1e peuple, E cattiffie ke et ecric ans. les cauſes calebves;" ouvrape e 40 un, AVOC . ſans cauſe,” & fait pour: le” l . Mais il. eft vrai qu'elle ; afnift que in tercrolx, des liaifons ſecrettes avec "des Þ perſonnes: ; accuſtes' depuis des menies er 4 crimes, Elle fut brälee en 1679, apres avoir culatite tranchẽe. mais depuis 1670, qu'exili, a- valt commence 4 faite des poiſons juſ- quren 1680, ce crime infecta paris. 0 ne peut diſſimuler, que pennautier, le — ceveur- genëral du clerge, ami de. 955 femme, fut accuſe” quelque tems apre d'avoir mis Re erte en ulage ; 5, & q qu il lui en cofita la moitié de ſon bien pou, 1 les preuves. RD 8 La voiſin, la 'vigoureux, | Fr pretre, dme le Page, & d' autres, trafiquẽrent des ſecrets d*Exili, ſous prẽtexte d' amu- ſer les ames curieuſes & faibles par des predictions & par des a apparitions , d 15 prits. on crut le crime plus rẽpandu qu n'etait en effet. la chambre ardente oe etablle à * arſenal” pres de la baſtile en 8 7777ͤùͤ , 62 eits: entre c 2 dimtal 7 la duchefſe 4s ed 1⁴ cemtelle de ſoiflons / mere du pri 4 elles he furent point dEcretees Elie de priſe de Corps, comme le dit Vhift6i- gu'elle Wavait rien à craindre, © quan 1680. les ro my ey y fate: t re de reboulet. il ne ſc trompe pas 'moitis if en diſant, que la ducheſſe de bouillom 1 parut devant les juges avec tant Wa 1 5 * a — . oy ms as Wwe. meme elle eũt ẽtẽ coupable. quels amis 3 dans ce tems-la eufent pu ſouſtraire quelqu'un à la juſtice? la ducheſſe de bouillon ne fut Acolſte” que d'avoir eũ des curioſités ridicules. on imputait des choſes plus ſerieuſes à la comteſſe de foif- | ſons, qui ſe retira à bruxelles, le mare- chal de luxembourg fut mis a la baſtille, & ſubit un long i interrogatoire, apres Ie- ; quel i] reſta encor quatorze mois en pri- Fon: on peut juger quelles rumeurs af- A freuſes toutes ces accufations excitaient dans paris. le ſupplice du feu, dont la voiſin & ſes complices furent punis, mi- 1 rent fin aux recherches & aux crimes. cette abomination ne fut que le partage de quelques particuliers, & ne corrom- pit point les mœurs douces de la nation; mais elle laiſſa dans les eſprits un pen- chant funeſte à ſoupgonner des morts na- turelles, d'avoir ete violentes. | Ce $6 — 1 . 7 Je 7 : — 22 — — _— EEE — moönfeigneur, ajouta-daris ermens, de l'eclat & de la vivacité a cct- i te cour la marquiſe de mogteſpafi atti- 2 — * — 2 2 3 _ D — 2 1 2 A , " p EY b . 4 rn 3 of jo R % p NY e Ee A CC TE CE IT — n — " — * — _ Ow 8 * 9 ä 9 * l Wan , : _ wh — 9332235 — - A} Þ 2 * * ha — W. 322 3 : — 4 2 b 2 93 2 aye. ec g — . P P04 \ OE ER II re rar — 9 C5 — 1 — — ah 4 o —— — 2 - 2 — 8 A — * 2 8 = IL-4 1 . | A — > l * * — "= 4 = * * by * % r L — * eee — . ˙ . 7—«˖½ AT «A 4-2 6/1 hover Ape. — - TS "- 'S— K * EW he. ne. Dt oth 9 * - 66 - Louis MF: xant les maris & les Paxens de ces. da- mes, ce qui augmentait la lociete & re- 1 * vi | panidait plus d'opulence. La princeſſe de i U. Epouſe” de 'S commen- i rait toũ jours Pactention principale: mais | enfin elle ceſſait de plaire; & les empor- temens altiers de fa douleur ne rame- naient pas un cœur qui S'Eloignait. ce- pendant elle tenait toujours A à la cour par une grande charge, etant ſurintendante 1 de la maiſon de la reine; & au roi, par ſes enfans, par FThabitude & par fon a. cendant. i On lui conforvait- tout „ee £ x la conſideration & de l'amitiẽ, qui ne la conſolait pas; & le roi, afflige de lui cau- | ſer des chagrins violens & entraine il par d'autres goüts, trouvait deja dans la | 2 converſation de madame de maintenon, © une douceur qu'il ne goùtait plus aupres il de fon ancienne maitreſle., il ſe ſentait I la fois partage, entre madame de mon- teſpan qu'il ne pouvait quitter, made- moiſelle de fontagne qu'il aimait, & ma- dame de maintenon de qui Ventretien de- venait nẽceſſaire à ſon ame tourmentẽe. ces trois rivales de faveur tenaient tou- te Ja cour en ſuſpens. il parait aſſez ho- > | 67 "TY EH "ot 41 norable pour louis Kix, qu aucune de ces intrigues n'influat fur les affaires ge- k nErales,, & que amour, qui croublair la , cour, mait jamais mis le — ble dans le gouvernement. ve mieux, ee me ſemble, que 2 a- vait une ame auſſi grande que ſenſible Je croirais meme que ces intrigues de cour, Etrangeres à l'ẽtat, ne devraient point entrer dans Vhiſtoire, fi le nom de louis X1V. ne, rendait tout intẽreſfant; & ſi le voile de ces miſteres n' avait ẽtẽ levé par tant d'hiſtoriens, qui pour la Papen! les ont Ae das 3 . * - _— A 1. " [7="> . 9 . Suu hb 55500 SI Sh mot S nortüil bas? eoricfts zb zbioq of ndl von SI lion oi fotnop 87199 419} ip avf93 mgm Ab. 9mgben INOvEt * Bisses {| | I ART” oY »Ey + Pr wr 7 4 nchen 1 SY * 8 . x 2 I £ 8 24 — » we a 4 1 ? _ 9 LY 1 1 51 1 3 1 ' > 2 K* 1 5.4% #2 5 77 2 C2 22474 7 t * py 485 On 1 3? 8 21 2 s 244 ; 1411 2 An " =. 14148 ; Cnxvtonmy rio rtelcirate. 2 . 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Dt Elle ecrivait un jour à madame de frontenac ſa couſine, en qui elle avait une entiẽre confiance: „ je le renvoie -» toũjours affligs & jamais deſelpers. ,, dans ce tems, ou fa faveur croiſſait & od madame de monteſpan touchait à ſa chite, ces deux rivales ſe voiatent tous les jours, tant6t" avec une ajgreur ſeeret- te, tantot avec une confiance paſſagẽ que la neceflite de fa parler & la laf. ſitude de la contrainte mettaient quel- quefois dans leurs entretiens, elles con- | vinrent de faire, chacune de leur cote,des memoires de tout ce qui ſe. paſi} Ait à la cur. Taue ne fut pas pouſſe fort loin, Farms: 0s monteſpan ſe Plaiſait 3. lie quelque choſe de ces »meEmgires A les amis, dans les dernieres ; annees de ſa vie, Ja, devation, qui ſe. melait A toutes Re intrigues, ſecrettes, Tn een 015 zweur de madame, me menge ar Eloignait madame de mongeſpan. le le & reprochai ſan attachement en in em- [i "= (6 > aw —— * _ — * oy — — r — [ts __—_ " be > © w — ** — ——— — 2 ̃ ꝗ — Av act — * 8 » . Joy a OD > 9X95 ee CU Ae OAT 0 — — K R . ” 70 s AT: 5 marice, & bent bannt v6 ſer. pule, depuis qu il ne ſentait Plus d amqur. cette ſituation embarafſante ſubGſta ju. queen 168 5, année mémorable par la r- vocation de Pedit de nantes. gneVaiait.,. alors des ſcenes; bien differe entes; dun Cote, le deleſpoir, & la fuite une partie de la nation; de Vautre, de nouvelles e. tes a verſailles,” trianon & marli ee nature forcee, dans tous ces lieux de de- lices, & des jardins ou Vart etait epuiſée . le mariage du petit · fils du grand conde,.... & de mademoiſelle de nantes fille du roi de madame de monteſpan, fut le der- nier triomphe de cette maitrefle, qui 2 commengait a ſe retirer de la court. Le roi maria depuis deux enfans qu'il 5 avait es d'elle, mademoiſelle de blois avec le duc de chartres que nous avons vu regent. du roiaume, & le duc du mai-; || ne 2 louiſe benedicte de bourbon peti- te-fille du grand conde & ſœur de mon- — ſieur le duc, princeſſe celebre par ſon... eſprit & par le goũt des arts. ceux qui ont ſeulement approché du palais rol & de ſceaux, ſavent combien ſont faux tous les bruits populaires, recueillis dans tant d'hiſtoires concernant ces mariages. il y a plus ge vingt volumes, dans leſ- quels vous verrez que la maiſon orleans & la maiſon « de conde $ indig gnerent de ces Aalen, 5 7 1 es ; propoſitions, vous lirez que la p rin- eſſe were du duc de chartres l on fils; vous lirez meme qu'elle le fra Wa. les Abs de la conſtitution. Tap-. | jortent ſẽrieuſement, que le roi s Stant eri de Fabbé du bois ſous-precepture iu duc de chartres, pour faire reuffir M of x6gociation, cet abbE'n'en vint à bout u avec peine, & qu'il demanda pour ecompenſe le chapeau de cardinal. tout te qui regarde la cour eſt Ecrit- ainſi dans deaucoup d*hiſtoires. 17 Avant la celebration - du ange Ye 5 monſieur le duc avec mademoiſeſſe de Wnantes, le marquis de ſeignelar, à cette cccaſion, donna au rol une fete digne de ce monarque, dans les jardins de ſceaux plants par le notre avec autant de gout que ceux de verſailles. 'on y Executa I'idylle de la paix, compoſec de par racine. il y cut dans verſailles un nouveau car- Wrouſcl; & apres le mariage, le roi ẽtala une magnificenceſingulicre, dont le cardi- nal mazarin avait donné la premiere idee en 1656. on ẽtablit dans le ſalon de marli quatre boutiques, remplies de ce que bin- duſtrie des ouvriers de paris avait produit de plus riche & de plus recherche. ces quatre boutiques ẽtaient autant de de- corations ſuperbes, qui repreſentaient les quatre ſalſons de Vannee. madame de mon- Q * — o 0 = *. - W * — * « ö = 2 . = - * Wo. 4 bo 2 — * — — - | N s pm ny — > b — - * — 8 by „ i = > waa — — a of - 8 — - emf - A — 1 ws r — — —— ——— — 3a ws Pg” I" IP 9— you — — ” * duc du maine. les deux nouveaux marie ducheſſe, a qui la bienſance ne permeri 1 8 lui, la lotterie du cardinal mazarin fut 4 par tant de galanterie. gnits. elle avait un grande revenu, mais l ETSY” 1E 4 n ** * * 9 R n 1 S /f ·˙·mꝛ1iwJ,.. r La ann ang 9 R — i 8 : Lauis XIV: Cs en tenait une avec monſe; - {a rivale en tenait une autre avec li avaient chacun la leur; — avec madame de thiange; & madame 3 a pas em tenir une Avec, un bommuli | à cauſe de ſa Etait avec 1 la ducheſſe de chevreuſe. les dames & les hommes nommẽs du voiage tiraient au ſort les bijoux dont ces boutiques é- taient garnies. ainſi le roi fit des preſens A à toute la cour, d'une maniere digne de moins ingenieuſe & moins brillante. ces lotteries avaient ẽtẽ miſes en uſage aus trefois par les empereurs romains; mais aucun deux nen releva la magnificency $ — Après le mariage de fa fille, madame de monteſpan ne reparut plus a la cour, elle vEcut à paris avec beaucoup de di- I —— K WA" e OLE CO 8 g 9 3 Pays Et — 1 . n — e g a - z © Fa * 1 e as OY _ ew A. ov vga? 3 & le roi lui ht paier toũjours u- penſion de mille louis d'or par mois. * allait prendre tous les ans les eaux à bourbon, & y mariait des filles du voilinage qu'elle dotait. elle nerait plus dans I'age ou Ji imagination frapee par de vives impreffions, envoic aux carmelites, elle mourut a bourbon en . . Lav = 1 r . J = + 3 - 6.4. as wot 755 STS: 7 CPE ere: 4 . r 5 * e ** whit A r q n SIP Fo te CoA 14 : i . wo 54 7 _—_ * LB ED KF OE” Lg "re te bd RSA Ta, i hoes de} nantes avec monlieur le I 2 e e e cal ite-fix" ade, Tun ne maladie g 1 RE qu'y Ihk d aller wiring: 1 in ces Es 125 la petite ye 3 Nh 17 "peut Ju _Juge 7 ent gur lat © cours 75 3 avait ell 45 ignaßee au e 7 fon Sri: _ 15 avec kette fille qu 581K de mada 3 b imonteſpan, 'comme. ont Ferit. t g gazetiers de menſonges, dont la hol- ic unde Etait alors infectee. on trouye en- or dans une hiftoire du prince de ;conde, | << tie de ces memes bureaux. dis ignoran- „E d'impoſture, que le rot ſe plaiſait toute occaſion 3 Röder ce prince; gqu'au mariage de la princeſſe de gag Wille de madame de la valicre, le ſe- Wretaire d' ẽtat lui refuſa le titre de haut E puiſſant feig] eur, comme fi, Ce titre. ii celui qu on donne aux princes du Y ng. Pecrivain, qui 'A compoſe hiſtoire WE louis xiv dans avignon en partie ſur E. malheureux mẽmoires, pouvait : il es ignorer le monde & les uſages de Wotre cour, pour e des taulletss Warcilles? Cependant, aps, le. mariage de mada- e la ducheſſe, apres 1'ccliple totale de la ere, madame de maintenon victorieuſe Tom. Il, D prit rin C 74 | Louis XIV. prit un tel aſcendant, & inſpira A louis xiv tant de tendreſſe & de ſcrupules, que le roi, par le conſeil du pere de la chai- ſe, . Pepouſa ſecrettement en 1686, dans une petite chapelle qui Etait au bout de Vapartement occupẽ depuis par le duc de bourgogne. il n'y eut aucun contrat, aucune ſtipulation. I'archeveque de pa- ris, harlai de chamvalon, leur donna la benediCtion ; le confeſſeur y aſſiſta; mont- chevreuil & bontems premier valet de chambre y furent comme temoins, il n'eſt plus permis de ſupprimer ce fait, rap- porte dans tous les auteurs, qui d'ailleus Wi je ſont trompes ſur les noms, ſur le lieu & ſur les dates. louis X1v etait alors dans ſa quarante-huitieme annee, & la perſon- ne qu'il épouſait, dans fa cinquante- deuxiẽme. ce prince, comble de gloire, voulaic meler aux fatigues du gouverne· ment les douceurs innocentes d'une vie privee. ce mariage ne Fengageait a rien d'indigne de ſon rang. il fut tonijour Ml problematique a la cour, fi madame de maintenon Etait marice. on reſpectait en elle le choix du roi, ſans la traiter en reine. | La deſtinee de cette dame parait par- mi nous fort étrange, quoique Phiſtoire fourniſſe beaucoup d'exemples de fortu - nes plus grandes & plus marquees, qui ont t X AT A od” n Ws E '* Anecdotes, ; „ ont eũ des commencemens plus petits. la marquiſe de ſaint · ſebaſtien, que le roĩ de ſardaigne victor-amedee ẽpouſa, n' etait pas au deſſus de madame de maintenon; & Vimperatrice catherine ẽtait fort au deſſous. + od A Elle etait d'une tres ancienne maiſon, petite - fille de theodore - agrippa d'aubi- gnẽ, gentil-homme ordinaire de la cham- bre de henri quatre. ſon pere, conſtant d'aubignẽ, aiant voulu faire un etablifſe- ment a la caroline & $'etant adrefle aux anglais, fut mis en priſon au chateau trompette, & en fut delivre par la fille du gouverneur nomme de cardillac, gentil- homme bourdelois. conſtant d' aubignẽ ẽpouſa {a bienfaictrice en 1627, & la me- na à la caroline. de retour en france avec elle au bout de quelques années, tous deux furent enfermes a niort en poi- tou par ordre de la cour. ce fut dans cet- te priſon de niort, que naquit en 1635 ni francoiſe d'aubigné, deſtinèe à ẽprouver toutes les rigueurs & toutes les faveurs de la fortune, mene A Page de trois ans en amerique, laiſſee par la negligence (d'un domeſtique ſur le rivage, prete à y etre devoree d'un ſerpent, ramenee or- pheline a Page de douze ans, Elevee avec la plus grande durete chez madame de neuillant, mere de la ducheſſe de navyail- D 2 Ws 76 Louis II. les ſa parente, elle fut trop heureuſe d'ẽpouſer en 1651 paul ſcarron, qui lo- geait auprès delle dans la rue. d'enfèr. ſcatron ᷑tait d'une ancienne famille du parlement; illuſtrẽe par de grandes allian- ces; mais le burleſque, dont il faiſait pro- feſſion, Paviliſſait en le faiſant aimer. ce fut pourtant une fortune pour mademoi- ſelle d'aubigne d'epouſer cet homme dif- graciẽ de la nature, impotent, & qui n'a- vait qu'un bien tres mediocre. elle fit avant ce mariage abjuration de la reli- gion calviniſte, « qui ẽtait la ſienne com- me celle de ſes ancetres. ſa beautẽ & ſon eſprit la firent bientot diſtinguer. elle fut recherche avec empreſſement de la meil- leure compaigne de paris; & ce tems de ſa jeuneſſe fut ſans doute le plus heureux de ſa vie. après la mort de ſon ari arrivee en 1660, elle fit long- tems ſollicitèr aupres du roi une petite penſion de quinze· cent livres, dont ſcarton avait Wl Joui. enfin au bout de quelques annees, | le roi lui en donna une de deux-mille, , en lui difant: „F madame, je vous al fait „ attendre long - tems; 3 mals vous avez o tant d'amis, que J'ai voulu avoir ſeul „ ce mérite auprès de vous. | Ce fait m'a ẽtẽ contẽ par le cardinal de fleury, qui ſe plaiſait à le rapporter ſouvent, parce qu il diſait que louis xx lui Anecdotes. 77 lui avait fait le meme compliment, en lui donnant-Peveche de fréjus. En 1671 la naiſſance du duc du maine ce tait encor un ſecret. ce prince, àgẽ d'un an, avait un pied difforme. le premier W medecin d'aquin, qui Etait dans la con- | fdence, jugea qu'il fallait envoier Pen- fant aux eaux de barege. on chercha une perſonne de conhance, qui pit ſe charger de ce depot. le roi ſe ſouvint de madame ſcarron. monſieur de louvois alla ſecrettement a paris Jui propoſer ce voiage. elle eut ſoin depuis ce tems-1a de Feducation du duc du maine, nom- mee a cet emploi par Je roi, & non point par madame de monteſpan, comme on Pa dit. elle ecrivait au roi directement; ſes lettres plurent beaucoup. voila Pori- = cine de fa fortune: ſon mérite fit tout le reſte. le roi lui acheta la terre de main- tenon en 1679. ce ſut le ſeul bien · ſonda qu'elle eut jamais. Son Elevation ne fut pour elle qu une retraite. renfermée dans ſon apartement gui était de plein · pied à celui du roi, elle ſe bornait à une ſociẽtẽ de deux ou trois dames retirees comme elle; encor les voiait- elle rarement. le roi venait tous les jours chez elle apres ſon diner, avant & apres le ſouper. & y demeu- rait juſqu'à minuit. il y travaillait avec D 3 . By Louis I ſes miniſtres, pendant que madame de maintenon s' occupait a la lecture, ou a quelque ouvrage des mains; ne S em- preſſant jamais de parler d'affaires d' ẽtat, paraiſſant ſouvent les ignorer, rejettant bien loin tout ce qui avait la plus legere apparence d' intrigue & de cabale, beau- coup plus occupee de complaire à celui qui gouvernait que de gouverneur, & mẽnageant ſon credit en ne l'emploiant i qu' avec une circonſpection extreme. el- le ne profita point de fa place, pour fai- Wl re tomber toutes les dignites & tous les grands emplois dans fa famille. ſon frere, al le comte d'aubigne ancien lieutenant- general, ne fut pas méme maréchal de france. un cordon bleu & quelques parts ſecrettes dans les fermes générales fu- rent fa ſeule fortune; auſſi diſait- il au Mmarechal de vivonne, frere de madame de monteſpan, qu'il avait ei ſon baton de martchal en argent comptant. ce fut une fortune pour la fille de ce comte, d' ẽpou- ſer le duc de noailles, pluſtõt que pour le duc. deux autres niẽces de madame de maintenon, l'une marie au marquis de caylus, Pautre au marquis de villette, n eu- rent preſque point de bien. une penſion modique, donnee par louis x1v, fut preſque la ſeule dot de madame de cay- lus. madame de villete n'eut gueres que des 'Y . * e 2 n 3 r 8 - S. * # » — 43) 25 > = * . 4 r You... 2 8 BEET 7 BY 2 "Sf ſy 8 a 2 Megs : n S Ws Het» - Anecdotes, 9 des eſpẽrances. c'eſt elle qui ẽpouſa en ſecondes noces le vicomte de bulling- brock, célebre par ſon miniſtere, ſa diſ- race & fon Eloquence. elle m'a conte ouvent, qu'elle avait reproche a fa tante le peu qu'elle faiſait pour ſa famille, & qu- elle lui avait dit en colere : “ vous voulez „ jouir de votre moderation, & que vo- „ tre famille en ſoit la victime.“ mada- me de maintenon oubliait tout quand el- le craignait de choquer les ſentimens de louis x I v. elle n'ofa pas meme ſoũtenir le cardinal de noailles contre le pere le tellier. elle avait beaucoup d' amitiẽ pour racine; mais cette amitié ne fut pas aſ- ſen courageuſe, pour le proteger contre un leger reſſentiment du roi. un jour touchèe de Peloquence avec laquelle il ui avait parle de la miſẽre du peuple en 1698, miſcre toũjours Exageree, mais qui ut portẽe reellement depuis juſqu'a une extrémité deplorable, elle engagea fon ami a faire un memoire, qui montrat le mal & le remede. le roi le lut; & en aiant temoigne du chagrin, elle eut la faibleſſe d'en nommer Vauteur & celle de ne le pas defendre. racine, plus faible encor, fut penetre d'une douleur qui le mit au tombeau. Du meme fond de caractere, dons elle Etait incapable de rendre ſervice, el- D 4 le 1 2 - * AA = ” 1 — 7 = ov < „ 5 1 NWS * LAS - a ods „ — - » by 2 4 "ao * — 750 7 2. 23 — „5 2222 oe bo 5 — < RIES vw ts we 2 A et . of r ey * - 0 RS Looks A- le f "or auſſi de nuire. Vabbe de chai a que & miniſtre Jouyois 155 3 * 64a + g de choiſi ſavait ce fait, * de 1 maintenon en Etait inſtruite; & non ſeu- lement elle pardonna A a ce miniſtre, mais elle appaiſa le roi dans les mouvemens iſ de colere, que Phumeur bruſque du mar- quis de louvois inſpirait quelquefois à ſon maitre. Louis x1y, en épouſant madame de maintenon, ne ſe donna doncqu'une com- pagne agreable & ſoiimiſe. la ſeule di- ſtinction publique qui faiſait ſentir ſon 6 Jevation ſecrette, c* ; 4.4 * * "= 7% bw” * * . 1 ; h - 4 0 by * . 2 by _ 0 i Auecdotes. 81 1686. elle ms alors à cet Etabliſſe- | ment toute ſa forme, en fit les rẽgle- 1 mens avec godet deſmarets Eveque de | chartres, & fut elle-meme ſuperieure de ce couvent. elle y allait ſouvent paſſer quelques heures; & quand je dis que | Pennui la determinait a ces occupations, Je ne parle que d'apres elle. qu'on life ce qu'elle Ecrivait à madame de la mai- ſonfort, dont il eſt parle dans le Spire du quiẽtiſme: D Que ne puis-je vous donner mon 35 experience que ne puis-je vous fai- 2, re voir Vennui qui devore les grands, „„ & la peine qu'ils ont a remplir leurs : journes! ne voiĩez- vous pas que je „ meurs de triſteſſe, dans une fortune , qu'on aurait e peine 2 imaginer? 2, jai été jeune & jolie; j'ai goüté 2, des plaiſirs; Jai etE aimee par- , tout. dans un age plus avance, j'ai , paſſe des annees dans le commerce de , Feſprit; je ſuis venue à la faveur; & je 2, vous proteſte, ma. chere fille, que 2, tous les Etats laiſſent un vuide af- „ feu 5. Si quelque choſe pouvait dẽtromper de l' ambition, ce ſerait aſſurement cette lettre. madame de maintenon, qui pour- tant n'avait d' autre chagrin que Punifor- Mite de fa vie aupres d'un grand roi, D 5 difait , . diſait un jour au comte d' aubigne;, ſon frere: “ Je n y peux plus tenĩr; Je vou- 9 dais etre morte. ,, on ſait quelle rẽpon- ſe il Jui fit: vous avez donc parole a mul | Dieu le pere. Ala mort du roi, elle fe retira entis- rement faint-cyr. ce qui peut ſurpren- dre, C eſt que louis xiv ne lui avait rien affire. il la recommanda ſeulement au duc d'orleans. elle ne voulut qu'une pen. ſion de quatre - -vingt- mille livres, qui lui fut ExaCtement paice juſqu*a fa mort, arrivee en 1719 le 15 d avril. on a trop affect d' oublier dans fon Epitaphe le nom de ſcarron: ce nom n'eſt point aviliſſant, & Fomiſſion ne ſert qu'a faire penſer qu'il peut Fans. ” 3 La cour fut moins vive & plus ſerien- ſe, depuis que le roi commenga à me- ner avec madame de maintenon une vie plus retiree; & la maladie conſidẽrablè, i qu'il eut en 1686, contribua encor à lui öter le goũt de ces fetes galantes, qui a- vaient juſques- la ſignalẽ preſque toutes ſes Wl annees. il fut attaque d'une fiſtule dans le dernier des inteftins. Part de la chi- rurgie, qui fit ſous ce regne plus de pro- gtès que dans tout le reſte de Peurope, n'etait pas encor familiariſe avec cette maladie. le cardinal de richelieu en ẽtait mort, faute d'avoir été bien — e an- 3 Wes D ho: ** F 6 p 's a Ss n 2 — TEX. 5 — r . r 3 8 OE 8 Fas: VIE 8 VO F n 1 n 7 I, . r ons” 2 2 n fr FE 5 PFF. rr x OE IP 2a, 2 SE, - ran. ion: JJ ES WIR 7 bn THE, PI 1 * — r . % b . * * 7 hag. 20S 3 n 4 r * 1 eee 9 F wan * 3 danger du roi Emut toute la france. les | Egliſes furent remplies d'un peuple in- nombrable, qui demandait la guerifon de ſon roi, les larmes aux yeux, ce mou- vement d'un attendriſſement general fut preſque ſemblable a ce qui S' eſt paſſe de nos jours, lorſque ſon ſucceſſeur fut en danger de mort à metz en 1744. ces deux Epoques apprendront a jamais aux rois, ce qu'ils doivent à une nation qui ſait aimer ainſi. x Des que louis xi reffentit. les pre- mieres atteintes de ce mal, fon premier chirurgien felix alla dans les hopitaux chercher des malades, qui fuſſent dans le meme peril; il conſulta les meilleurs chirurgiens; il inventa avec eux des in- ſtrumens, qui abregeaient Poperation, & qui la rendaient moins douloureuſe. le roi la fouffrit fans ſe plaindre. il fit tra- vailler ſes miniſtres aupres de ſon lit le 2 jour meme z- & afin que la nouvelle de ſon danger ne fit aucun changement dans les cours de l' europe, il donna audiance le lendemain aux ambaſſadeurs. à ce courage d' eſprit ſe joignait la magnani- mite avec laquelle i] recompenſfa felix: il lui donna une terre, qui valait alors plus de cinquante-mille ecus. e Depuis ce tems, le roi n'alla plus aux ſpectacles, la dauphine de bayiere, de- D 6 venue 8, Lows &. IT ' venue melancolique & ataquee, d'une maladie de langueur qui la fit enfin mou- rir en 1690, ſe refuſa à tous les plaiſirs, & reſta obſtinẽment dans ſon apartement. elle aimait les lettres; elle avait meme fait des vers; mais dans ſa mb, 1 elle n'aimait plus que la ſolitude. + 11 Ce fut le couvent de fſaint-cyr, qui _ ranima le goũt des choſes d'eſprit. * dame de maintenon pria racine, qui a- vait renonce au theatre pour le janſeniſ- me & pour la cour, de faire une trage- die qui pit etre reprẽſentẽe par ces ele- ves. elle voulait un ſujet tire de la bible. racine compoſa eſther. cette piece, aiant d'abord ete joute dans la maiſon de ſaint cyr, le fut enſuite pluſieurs fois a verſail- les devant le roi dans Phiver de 1689. des prelats, des jeſuites, s 'emprefiaient d'obtenir la permiſſion de voir ce ſingu- lier ſpectacle, il me parait remarquable, que cette piece eut alors un ſucces uni- verſel; & que deux ans apres, athalie = jouẽe par les memes perſonnes, n'en eut aucun. ce fut tout le contraire, 2 on joua ces piẽces à paris, long ms apres la mort de Pauteur & apres Je tems — partialites. athalie reprẽſen- tee en 1717, ſut recus comme elle de- vait Petre, avec tranſport; & eſther en 1g21 n 'inſpira que de la froideur & ne reparut / Anecdotes. 85 Neparut plus. mais alors il n'y avait plus de courtiſans, qui reconnuſſent avec flat- terie eſther dans madame de maintenon, avec malignité vaſthi dans madame de 3 onteſpan, aman dans monſieur de ouvois, & ſurtout les huguenots perſé- rutẽs par ce miniſtre, dans la proſcription des hebreux. le public impartial ne vit qu'une ayenture ſans interet & fans vrai- ſemblanee; un toi inſenſẽ, qui a paſſe fix ois avec ſa femme ſans ſavoir qui elle ſt, & qui aiant fans le moindre pre- texte donné ordre de faire ẽgorger tou- ee une nation, fait enſuite pendre fon fa- ori tout auſſi legẽrement. mais malgre e vice du ſujet, trente vers d eſther va- ent mieux que beaucoup de tragedies, aui ont eũ de grands ſucces. 5 Ces amuſemens ingenieux recommen- Wcerent, pour education d' adelaide de fa- ooie ducheſſe de bourgogne, amenee en france a Vage de onze ans. | — Cc une des contradiftions de nos Wnceurs, que d'un cõtẽ on ait laiſſ un reſte cd infamie attache aux ſpectacles publics, & que de Pautre on ait regards ces repre- ſentations comme Vexercice le plus no- ble & le plus digne des perſonnes roia- les. on éleva un petit theatre dans Va- partement de madame de maintenon. la ducheſſe de bourgogne, le duc d'orleans, ä y . U 2 A —_ n 2 > * F r n r 5 4 * S = as Db IT PE dre 315, gh. 2 EIA „ Eo ng PLETE Es ne : VI ET Hh 9 5 5 „ n 3 n ö x3 > Pa. MN N of * r 5 3s \ ** 4 — " i i — cad — . — — - 0 — * ho - ——_—_— _— 4 2 — PR . 5 me AE 3 . Ws J rr — - — MF wr K — 0 ON nd tone 7 8 — S 8 : — 4 —— SS * 2 - — = 3 — _ — >" 5, r fe — — 2 — ee * = — 1% 8 X 1 V. y jouaient avec les perſonnes de la cour qui avaient le plus de talens. le fameux Wl acteur baron leur donnait des lecons, & jouait avec eux. la pluſpart des trage- dies de duche, valet de chambre du roi, furent com apoſces pour Ce theatre ; & Pabbe genet, aumonier de la ducheſl: d'orléans, en faiſait pour la ducheſſe du YZ [ maine, que cette princeſſe & fa cour re- preſentaient. . Ces occupations formaient FEſprit & B animaient la ſociẽtẽ. comment le mar- quis de la fare peut- il dire dans ſes BW memoires, que depuis la mort de mada- Wl me, ce ne fut que jeu, confuſion & impoli- ll teſſẽ? on jouait beaucoup dans les voia- ne ges de marli & de fontainbleau, mas jamais chez madame de maintenon; & la cour fut en tout tems le modele de la plus parfaite politeſſe. la ducheſſe d'or- leans alors ducheſſe de chartres, la du- 1 cheſſe du main, la princeſſe de conti, madame la ducheſſe, dementaient bien ce que le marquis de la fare avance. cet homme, qui dans le commerce ẽtait de la plus grande indulgence, n'a preſque e- Crit qu'une ſatire. il etait mecontent du uvernement: il paſſait ſa vie dans une ſociẽtẽ qui fe faiſait un merite de con damner la cour; & cette ſociẽtẽ fit d'un homme tres aimable, un hiſtorien quel- quefois injuſte. Ni 8 Anecdotes. 87 Ni lui, ni aucun de ceux qui ont tro enſuré louis xi V, ne peuvent diſconve- «i Wir, qu'il ne füt juſqu'a la journee d hoch- * Met, ie ſeul puiſſant, le ſeul magnifique, s e ſeul grand preſque en tout genre. car ooiqu'il y eüt des heros comme jean obiefki & des rois de ſuede, qui affagaſ- ent en lui le guerrier, perſonne reita- ea le monarque. il faut avouer encor, 7 qu'il ſoũtint ſes malheurs & qu'il les rẽ- para. il a eũ des défauts; il a fait des fautes: mais ceux qui le condannent, l'au- ” BT raient ils égalé, S'ils avaient été a fa 4 place; La ducheſſe de bourgogne croiſſait en races & en mérite. les eloges, qu'on donnait à fa ſceur en eſpagne, lui inſpirẽ- rent une Emulation qui redoubla en elle le talent de plaire. ce n'éëtait pas une beautẽ parfaite; mais elle avait le regard rel que ſon fils, un grand air, une tail- le noble. ces avantages étaient embellis par ſon eſprit, & plus encor par l'envie extreme de meriter les ſuffrages de tout le monde. elle était, comme henriette d'angleterre, Vidole & le modele de la cour, avec un plus haut rang: elle tou- chait au trone : la france attendait du duc de bourgogne un gouvernement, tel que les ſages de Pantiquite en imaginerent, mais dont Pauſterite ſerait temperee par les „ Lou Air. les graces de cette princeſſe, FL dates encor pour Cre ſenties que la philoſo- phie de ſon ẽpoux. le monde ſait, com- me toutes ces eſperances furent trom- Pp&es. ce fut le ſort de louis xi v, de voir | PErir en france toute ſa famille par des morts prematurees ; fa femme à quaran- te-cinq ans, ſon fils unique à cinquante; & un an apres que nous eũmes perdu ſon fils, nous vimes ſon petit-fils le dauphin duc de bourgog! e, la dauphine ſa fem- me, leur fils alné le duc de bretagne, portes 2 ſaint-denis dans le meme. char, au mois d avril 1712 ; tandis que le dernier de leurs enfans, monte depuis ſur le trone, Etait dans ſon berceau aux portes de la mort, le duc de berri, frere du duc de bourgogne, les ſuivit deux ans après; & fa fille, dans le mEme tems, paſſa du ber- ceau au circueil. Ce tems de dẽſolation laiſſa dans ts cceurs une impreſſion 11 profonde, que dans la minorité de louis xv j'ai vu pluſieurs perſonnes, qui ne parlaient de ces pertes qu'en verſant des larmes, le plus à plaindre de tous les hommes, au milieu de tant de morts precipitees, Etait celui qui ſemblait deyoir heriter bientot du roiaume. Ces memes foupgons, qu” on avait es | Ua mort de madame & à celle de ma- Ile — * rie- louiſe reine d' eſpagne, ſe reyeillerent avec une fureur qui na point d ẽxemple. Fexces de la douleur publique aurait prefque excuſe la calomnie, ſi elle avait Etẽ excuſable. il y avait du delire a pen- ſer, qu'on eũt pu faire perir par un crime tant de perſonnes roiales, en laiſſant vi- vre le ſeul qui pouvait les, vanger. la ma- ladie, qui emporta le dauphin de bour- -gogne, ſa femme & ſon fils, ẽtait une rougeole pourpree ẽpidẽmique. ce mal fit perir à paris en moins d'un mois plus de cinq- cent perſonnes, monſieur le duc de bourbon petit- fils du prince de con- .de, le duc de la trimouille, madame de la vrillière, madame de liftenai, en fu- rent attaques à la cour. le marquis de gondrin, fils de duc d' antin, en mourut en deux jours. ſa femme, depuis com- teſſe de toulouſe, fut a Vagaonie. cette maladie parcourut toute la france. elle fit perir en lorraine les aines de ce duc de lorraine frangois, deftine à ętre un jour empereur & à relever la maiſon d'aũtriche. | 1114 Cependant, ce fut aflez qu un mẽdecin nomme boudin, homme de plaiſir, har- di & ignorant, eùt profere ces paroles: „ nous n'entendons rien à de pareilles „ maladies. c'en fut aſſez, dis- je, pour que la calomnie n' et point de on | Jn 90 Louis . | Vn prince avait un laboratoire, & ẽtu- diait la chimie ainſi que beaucoup d' au- tres arts: c'Etait une preuve ſans repli- que. le cri public ẽtait affreux. il faut en avoir été temoin pour le croire, plu- ſieurs ecrits & quelques malheureuſes hiſtoires de louis x1v eterniſeratent les ſoupcons, ſi des hommes inſtruits ne prenaient ſoin de les detruire. Joſe dire, que frape de tout tems de Pinjuſtice des hommes, j'ai fait bien des recherches pour ſavoir la verite. voici ce que m'a repete pluſieurs fois le marquis de canil- lac, Pune des plus honnetes hommes du roiaume, intimement attache a ce prin- ce ſoupgonne, dont il eut depuis beau- coup à ſe plaindre. le marquis de canil- lac, au milieu de cette clameur publique, va le voir dans ſon palais. il le trouve etendu à terre, verſant des larmes, alie- ne par le deſeſpoir. ſon chimiſte homberg court ſe rendre a la baſtille, pour ſe con- ſtituer priſonnier: mais on n'avait point ¶ t d'ordre de le recevoir; on le refuſe. le prince (qui le croirait !) demande lui me» ¶ c me, dans l'excès de fa douleur, à etre Wl q mis en priſon ; il veut que des formes ju- I. d d . _ EY ”IY as kann „ 2 8 „ „ „„ awd ridiques cclaircifſlent ſon innocence; fa mere demande avec lui cette juſtifica- tion cruelle. la lettre de cachet $'expe- ll t. die; mais elle n'eſt point ſignẽe: & le n | mar- 1 SW 3 > T7 5 Wa 8 »S WW * 2 Anecdotes, „ marquis de canillac, dans cette Emotion d'eſprit conſerva ſeul aſſez de ſang- froid, pour ſentir les conſequences d'une de- marche {i deſeſperee. il fit que la mere du prince s' oppoſa à cette lettre de ca- chet ignominieuſe. le monarque qui Vac- cordait, & ſon neveu qui la demandait, etaient Egalement malheureux. Louis x1v devorait fa douleur en pu- blic : il ſe laiſſa voir a Vordinaire. mais en ſecret les reſſentimens de tant de malheurs le pẽnẽtraient & lui donnaient des, conyulfions. il eprouvait toutes ces pertes domeſtiques a la ſuite d'une guer- re malheureuſe, avant qu'il fut aſſürẽ de la paix, & dans un tems ou la miſere deſolait le roiaume. on ne le vit pas ſuc- comber un moment a ſes afflictions. Le reſte de ſa vie fut triſte. le deran- gement des finances, auquel il ne put re- medier, aliena les cœurs. ſa confiance en- ticre pour le pere le tellier, homme trop violent, acheva de les revolter. c'eſt une choſe tres remarquable, que le public, qui lui pardonna toutes ſes maitreſles, ne lui pardonna pas ſon confeſſeur. il per- dit les trois dernieres annees de fa vie, dans Peſprit de la pluſpart de ſes ſujets, tout ce qu'il avait fait de grand & de memorable, | | Prive de preſque tous ſes enfans, fa ten- 3» 92 Tais XI tendreſſe, qui redoublait pour le duc di maine & pour le comte de toulouſe fe fils lEgitim&s, le porta à leur donner en 1715, les droits, les honneurs, le rang le nom de princes du ſang, par un Edit qui fut enregiſtre ſans aucune remon- trance. il aſfürait, par cet Edit, la cou. ronne à leur maiſon, au dẽfaut de tous le; princes du ſang de france; & temperait ainſi par la Joi naturelle, la ſeverite des loix poſitives, qui privent les enfans nes hors du mariage, de tous droits à la ſucceſſion paternelle. les rois difpen- ſent de cette loi. il crut pouvoir fai- re pour ſon = ce qu'il avait fait en faveur de pluſieurs de ſes ſyjets, il crut ſurtout Pouvoir ẽtablir pour deux de ſes enfans, ce qu'il avait fait paſſer au parlement fans oppoſition, pour les - princes de la maiſon de lorraine. cepen- dant on murmura. le proces, que les princes du ſang intenterent depuis aux ; ' "princes legitimes, eſt connu, ceux-ci. 1 ont conſerve pour leurs perſonnes & pour leurs enfans les honneurs donne par louis xiv. ce qui regarde leur poſtẽri- "te dependra du tems, du merite & de. la fortune. Louis x1v fut attaqus vers le milieu du mois d'aout 1715, au retour de marli, de la maladie qui termina ſes jours. ſes jam- — — — a — —— — — % ” 7 \ | bes s'enflerent; la gangrene commen- 0 Auecdates. | | 93 10 u à ſe manifeſter. le comte de ſtairs * baſſadeur d' angleterre paria, ſelon le 1 nie de ſa nation, que le roi ne paſſe - 5 M pas Ie mois de ſeptembre. le duc ique, dans les derniers jours de la ma- adie du roi, lui donna un elixir qui Fanima ſes forces. il mangea, & Vem- e moment. ,, ſi le roi mange une ſecon- :tait mortelle. les meſures ẽtaient priſes, res limitee par ſon teſtament depoſe au darlement; oupluſtst, il ne l'avait ẽtabli ſerve tous les droits que vous donne votre nes a Pheritier preſomptif du roiaume, par- orleans, qui au voiage- de marli avait ts abſolument ſeul, eut alors toute la our aupres de ſa perſonne. un empi- irique, aſſüra qu'il guerirait. Ia foule, qui ntourait le duc d'orléans, diminua dans „de fois, dit le duc d'orleans, nous n' au- , rons plus perſonne.““ mais la maladie dour donne la regence abſoluè au duc - ; orleans. le roĩ ne la lui avait laiflee que que chef d'un conſeil de regence, dans equel il n' aurait que la voix prẽpondẽ- rante, cependant il lui dit: je vans ai con- aifſance. & eſt qu'il ne croiait pas, qu'il y elit de loi fondamentale qui donnãt dans une minoritE un pouvoir ſans bor- cette autorite ſupreme, dont on peut abuſcr, eſt dangereuſe; mais Pautorite 94 Love FA partagee Feſt. encor davantage. il crut qu'aiant Etc fi bien obei pendant a vie, il le ſerait apres ſa mort, & ne ſe ſouve- nait pas qu'on avait caſſe le teſtament de fon pere. D 'ailleurs perſonne n ignore avec quel- le grandeur d'ame il vit approcher la mort, diſant à madame de maintenon: J avais cru qu il ttait plus difficile de mourir; diſant a ſes domeſtiques: Pour qui pleurez-vous m aueꝝ vous cru immor- tel? donnant tranquilement ſes or- dres fur beaucoup de choſes & meme ſur ſa pompe funebre. quiconque a beau- © Coup de tẽmoins de ſa mort, meurt toũ- Jours avec courage. louis x111, dans fa derniẽre maladie, avait mis en muſique le de prefundis, qu'on devait chanter pour lui. le courage d'eſprit avec lequel louis xl v vit ſa fin, fut depouille de cette oſten- tation rẽpanduè ſur toute ſa vie. ce courage alla juſqu'a avouer ſes fau- tes. fon ſucceſſeur a toũjours conſerve Ecrites au chevet de ſon lit, les paroles remarquables que ce monarque lui dit,en le tenant ſur ſon lit entre ſes bras: ces paroles ne ſont point telles, qu'elles ſont rapportees dans toutes les hiſtoi- res. les voici fidelement copiees : . vous „ allez Etre bientot roi d'un grand roiau- 2» me. Ce que Je vous recommande plus — 93 for⸗ „ ſortement, eſt de n'oublier jamais les „ obligations que vous avez a Dieu. ſou- , venez- vous que vous lui devez tout ce „, que vous Etes. tichez de conſerver la „ paix avec vos voiſins. j'ai trop alme „ la guerre: m'imitez pas en cela, non „ plus que dans les trop grandes depen- „ ſes que j'ai faites. prenez conſeil en „toutes choſes, & cherchez a connaitre „ le meilleur pour le ſuivre toujours. „ ſoulagez vos peuples le pluſtot que vous „ le pourrez, & faites ce que jal eũ „ le malheur de ne pouvoir faire moi- „ meme. | Il eſt a. croire que ces paroles n*6ht pas peu contribue, trente ans apres, a cette paix que louis xv a donnee a ſes. ' ennemis; dans laquelle on a vu un roi victorieux rendre toutes ſes conquetes pour tenir ſa parole, retablir, tous ſes al- lies, & devenir Parbitre de Veurope par ſon deſintereflement plus encor que par ſes victoires, 15 = Quoiquela vie & la mort de louis x1v euſſent ẽtẽ glorieuſes, il ne fut pas auſh regrettẽ qu'il le meritait. l'amour de la nouveaute, Papproche d'un tems de mi- norite ou chacun ſe figurait une fortu- ne, Paffaire de la canſtitutian qui aigriſ- ſait les eſprits; tout fit recevoir la nou- velle de ſa mort avec un ſentiment qui allait * K a 2 4 — . p * . * * p * p 4 EE o ; 3 Oy . PLE "0"; F N 4* 283 e 2 5 1 * A; i —— — q "2 18 9 * 8 i r . . 1 "oO L nts Pn, oO EOS nn I ts rm i 2 DP a. Rl we — n — — — — a. ow * CO A — r — FRO , n _ R ( Oe £3} Ly IF” Ut nen N * gs el = 2 2 * 9 rn . "IJ -. Sy ab R 4 ö * 1 N p K * — 7 5 n 8 F J. ² LI IRE BEAT Pts, pt 1h SR. 8 P LG A RE nas i R ** * N 8 r N 4 * r * 3 Fr l or JN +” IR * n e n 9 F . ˙ ORE 2 * ” 8 4 7 7 d 5 a 1 98 | ; | Load XZK. jerie de verſailles; Pincromblt paſſage du him la, mer voi lleuſeprife dewnlentiennes Nc le roi ſentit que la priſe de valencien nes, le paſſage du hin, difaient davanta - ge, charpentier avait e raiſon d' orner d'inſcriptions en notre langue les monu- nien de notre patrie; la . a- vait nui à Pexecution. * bk On a recueilli quelqurs rEponſes n, ques mots de ce prince; qui fe rẽduiſent à tres peu de choſe. on pretend, que quand il rẽſolut d'abolir en france le cal- viniſme, il dit: „ mon grand pere aĩmait 2 les huguenots & ne les craignait pas; >» mon pere ne les aimait point & les „ Craignait : moi e ne * aime ni ne les 55 crainds. ; 9 II s'exprimait tos A thement & avec preciſion. s*etudiant en public à par- ler comme à agir en ſouverain. lorſque le duc d'anjou partit pour aller rẽgnèr en eſpagne, il lui dit, pour marque Punion qui allait deſormais joindre les deux na- tions: 1l u' a plus de pirentes, | Louis xtry avait dans Peſprit plus de juſteſſe & de dignité, que de ſaillies; & d'ailleurs on n*exige pas qu'on roi diſe des choſes memorables, mais qu'il en faſſe. Ce qui eſt nẽceſſaire a tout homme en place, c'eſt de ne laiſſer ſortir perſonne mecontent-de ſa preſence, & de ſe ren- dre x28 1 T a 95 * : re ag! A tous ceux quiY approchetit. on ne peut faire du biet à töut moment, Wnais' on peut toujours dite des“ 1 Nui + plaibeng il Fen Etait fait une heutreu- e habitude. eEtait entre lui & ſu cour ö In commerce continuel, de tout ce que Þ a majeſtẽ peut avoir de graces ſans 5 jamais ſe degrader, & de tout ce que empreſſement de ſervir & de plaite peut voir de fineſſe, fans l'air de la baffeſſe. il Etait, ſurtout avec les femmes, d'une at- ention & d'une politeſſe qui augmentaſt encor celle de ſes courtiſans; & il ne berdit jamais Poccaſion de dire aux hom- mes de ces choſes, qui flattent l'amour propre en excitant emulation, & qui laiſſent un long ſouvenir. Un jour madame la ducheſſe de bourgogne encor fort Jeune, voiant a ſon ſouper un officier qui etait tres ad, plaiſanta beaucoup & très haut ſur la laideur: „ je le trouve, madame, (dit , le roi encor plus haut) un des plus „ beaux hommes de mon roiaume; car ,» Ceſt un des plus braves. Le comtè de marivaux lieutenant-ge- _ncral, homme un peu brutal & qui n' avait pas adouei ſon caractere dans la Wcour meme de louis xiv, avait perdu un bras dans une action, & ſe plaignait au roi qui Pavait pourtant rscompenſe, 2 au- — Fs 100 5 Louis Au. autant qu'on le peut faire pour un bras caſſẽ: „ je voudrais avoir perdu auſſi „' autre, dit-il, & ne. plus ſervir votre „ majelte. ,, j'en ſerais bien fachs: pour. vous & pour moi, lui repondit louis xi: & ce diſcours fut ſuivi d'une grace qu'il lui accorda. il etait fi Eloigne de dire des choſes deſagreables, qui ſont des traits mortels dans la bouche d'un prince, qu'il ne ſe permettait pas meme les, plus innocentes & les plus douces railleries; tandis que des particuliers en font tous les jours de 11 cruelles & de fi funeſtes. Il ſe plaiſait & ſe connaiſſait à ces cho- ſes ingenieuſes, aux impromptus, aux _ chanſons agreables; & quelquefois me- me il faiſait ſur le champ de petites pa- rodies ſur les airs qui etaient en vogue, comme celle- ci: Chez mon cadet de frere, Le chancelier ſerrant N'ęſt pas trop neceſſaire 3 Et le ſage boifrand Eſt celui qui ſait Plaire. & cette autre, qu 'il fit en congediant un jour le conſeil: Le conſeil a ſes yeux a beau + pri- enter ; Si "0008 oof ii voit ſe chieme, il gutt "= rout pour elle Rien 15 peut 1 arriur, Quand la chaſſe Pappelle. Ces bagatelles fervent au moins à faire voir, que les agrẽmens de Feſprit faiſaient un des plaiſirs de fa cour, qu 'il entrait dans ces plaiſirs; & qu i ſavait dans le particulier vivre en homme, auffi bien que repreſenter en monarque fur le thea- tre du monde. Sa lettre à Parcheveque de rheims au ſujet du marquis de barbẽſieux, quoiqu ẽ- crite d'un ſtile extrẽmement neglige, fait plus d'honneur à ſon caractere, que les penſces les plus ingenieufes n'en auraient fait a ſon eſprit. il avait donne 2 ce jeu- ne homme la place de ſecretaire d'etat de la guerre, qu'avait eũ le marquis de louvois ſon pere. bientdt mecontent de la conduite de ſon nouveau ſecretaire d'etat, il veut le corriger ſans le trop mortifier. dans cette vue il s'adreſſe à ſon oncle Parcheveque de rheims ; il le prie d'avertir ſon neveu. C'eſt un maitre inſtruit de tout, C eſt un pere qui parle. „Je ſai, dit- il, ce que je dois a la „ mémoire de monſieur de louvois; „ mais ſi votre neveu ne change de con- 2» duite, Je ſerai force de prendre un E 3 29 Par- — 9 ag o , ; 1 YI a 4 S. ce = T7 * : \ 5 88 4 mecdates | 101 od | : 4892 N * * by N * 40 "gfe fait pas. un Bk ines il donne * trop ſouvent à fouper aux princes, au 3, lieu de travailler; il néglige les affai- : * res pour ſes WN 3 1] fait attendre Wl s trop long tems les officiers dans ſon 25 antichambre ; il; leur parle-avet 1 * teur, & quelquefois avec durets, Voila ce que ma memoire me fournit de cette lettre, que ja vue autrefois en original. elle fait bien voir, que louis xx n' ẽtait pas gouvernẽ par ſes miniſtres comme on a cru, & qu 1 ſavait gouyer- ner ſes miniſtres. 2 II aimait les louanges; & il. eſt d Gghaieer qu'un Toi les aime, parde qu'alors il 8'&fforce de les meriter. mais louis x1v ne les recevait pas toũjouts. quand elles etaient trop fortes. lorſ- que notre académie, qui lui rendait toujours comte des ſujets qu'elle pro- poſait pour ſes prix, lui fit voir celui-ci: u elle oft de toutes les vertus du roi celle qui f lf la preference ? le roi rougit, & ne voulut pas qu'un tel ſujet füt traits. il ſouffrit les prologues de quinaut; mais c'tait dans les plus beaux jours de ſa gloite, dans le tems on Vivrefſe de la nation excuſait la ſienne. virgile & ho- race par reconnaiſſance, & ovide par une dee, 03 une ,indigns faibleſſe, prodiguérent à auguſte des Eloges: plus forts, & (ſi on long aux prgſesiptlone) Ber maine mẽ- ite se 5s Le duc Santi. 75 noun dans. ce "Becks. par un art ſingulier, non pas de dire des choſes flatteuſes, mais d'un faire. le roi va coucher, a petit- bourg: il y cri- tique une grande alle d'arbres, qui ca- chait la vue de la riviere., le duc d'antin la fait abattre pendant la nuit. le roi, à . ſon reveil, eſt ẽtonnẽ de ne plus voir ces arbres, qu'il avait condannẽs. c 915 parce que votre majeſte les a condannts, gu elle ne les voit plus, repond le duc. ; Nous avons auth rapporte ailleurs, que le mEme homme aiant remarquẽ qu'un bois aflez grand au bout du canal de fontainebleau deplaiſait au roi, il prit le moment d'une promenade, & tout Etant . Prepare, il le fit donner un ordre de cou- per ce bois, & on le vit dans Vinſtant a- battu tout entier. ces traits ſont d'un cour- tiſan ingenieux, & non pas d'un flatteur. On, a accuſẽ louis xi V d'un orgueil in- | ſupportable, parce que les baſes, de ſes ſtatuès, à la place des victoires & à cel- le de vendome, ſont entourees d'eſclaves _enchaines. mais ce n'eſt point lui qui fit Eriger ces ſtatues, celle de la place des vitoires eſt le monument da la grandeur E 4 d'ame 104 Tou AV: d'ame & de la cooonndſance du pre- jours etE revolte, contre Pinjuſtice qui Imputait a louis xiv le faſte de cette - ſtatus, & contre Pindifference qui ne tions le temoignent aſſez. elles cElebrent ptures, de mettre des eſelaves aux pieds des ſtatues des rois. il vaudrait mieux y reprẽſenter des citoiens libres & heu- mier marechal de la feuillade pour ſon maitre. il y depenſa cinq-cent-mille li- vres, qui font pres. d'un million au- jourd'hui; & la ville en ajoũta autant pour rendre la place reguliere. j'ai tou- rend pas aſſez de juſtice a la magen te du marechal. On ne parlait que de ces, quatre eſcla- ves; mais ils figurent des vices domtes, encor plus que des nations vaincues. le duel aboli, There detruite. les inſcrip- auſſi la jonction des mers, la paix de nime- gue, & ne parlent que de bienfaits; & aucun de ces eſclaves n'a rien qui caractẽ- riſe les peuples vaincus par louis xiv. d'ailleurs c'eſt un ancien uſage des ſcul- reux. mais enfin on voit des eſclaves aux pieds du clement henri quatre, & de louis X111 a paris; on en voit a li- vourne ſous la ſtatue de ferdinand de medicis, qui n'enchaina affiirement au- cune nation; on en voit a berlin ſous la ſtatue d'un — qui repouſſa les necllotes. 105 les lusdone l qui ne ft point de con- quete I S!L1 1119! FL. Wy U | interieur.” 11 auſſi belles glaces qu à veniſe, qui en yait toũjour fourni toute l' europe; & jentöôt on en fit, dont la grandeur & beautẽ n' ont pu jamais etre imitees illeurs. les tapis de turquie & de perſe urent ſurpaſſés à la ſavonnerie. les ta- iſſeries de flandre cederent a celles des tobelins. ce vaſte enclos des gobelins tait rempli alors de plus de huit-cent uvriers; il y-en avait trois-cent qu'on logeait. les millieurs peintres diri- eaient Vouvrage, ou ſur leurs propres Weſſeins, ou ſur ceux des anciens maitres 7Pitalie. outre les tapiſſeries, on y fabri- qua des ouvrages de rapport, eſpece de moſaique admirable; & l'art de la mar- queterie put pouſle a ſa perfection. Qutre cette belle manufaQture des ta- piſſeries aux gobelins, on en etablit une autre a beauvais. le premier manufactu- rier eut ſix- cent ouvriers dans cette vil- le; & le roi lui fit prẽſent de ſoixante- mille livres. | Seiz-cent filles furent occupices aux ouvrages de dentelles: on fit venir tren- te principales ouvrieres de veniſe & deux-cent de flandre; & on leur donna trente ſix mille livres pour les encourager. Les fabriques des draps de ſedan, celles des tapiſſeries d'aubuſſon, dege- nerces & tombees, furent retablies. 6-20 S ES > & . = 3 0 5 ISAS 5 TY : 4 . 2 n On dans fon roiaume; & il en Y n 5 - a — 4 - — n 2 — AS. r . MoS EI Ka Hs v. . * S " . a - * fb - * — TT . ES a 4 a * 82, us — On fait que le miniſtere acheta ener gleterre le ſecret de cette machine ing 5 nieuſe, AVEC la quelle on fait les ere f plus promtement qua Laiguille. Je fer- blanc,“ aciers la belle falence, les cuirs ma roquines qu'on avait toujours fait venir de loin, furent travaillés en france. - mais Wi 1 des calyviniſtes, qui avaient le ſecret du fer · blanc & de Paciex, emporterent en 1686. ce ſecret avec eux; & firent + pars: tager cet avantage à des enn, Sten [= | - , aj Le roi ; achetait tous es; 1 — pour en viron quatre oent- mille livres de tou les ouvrages de goùt, qu'on fabriquait failait des preſens. TI 41.571: bak Il gen fallait 3 que = ville de paris füt ce qu'elle eſt aujourd'hui. il ny avait ni clarte, ni ſurete, ni propretẽ. il falut pourvoir a ce nẽtoiement continuel des rues, a cette illumination que cinq- mille fanaux forment toutes les nuits; paver la ville toute entiére; y conſtrui- re deux nouveaux ports; rëtablir les anciens; faire veiller une garde conti- nuelle à pied & à cheval, pour la ſüre- te des citoiens. le roi ſe chargea de tout, en affectant des fonds à ces dẽpenſes nẽ- ceſſaires. il crẽa en 1667 un magiſtrat, uniquement pour veiller : a la police. la plüus- K | inte 1 1 5* pl. dart des grandes les de Peirs 2 5 2 peine imite ces exemples* 10 a ape F 5 &. dome ments welk pas claire l la perfection; que le ſecond lieutehatit c police,” qu*eut paris, „acquit dans cet- place une reputation; qui le mit au ang de ceux qui ont fait honneur à ce e tout. il fut depuis dans le miniſtéère; il eüt été bon général Parmee. la lace de lieutenant de police ẽtait au des- dus de ſa naiſſance & de ſon mérite; & ependant cette place lui fit un bien plus allager', ye 'il obtint fur 14 fin de ſa Hes On doit obſerver ici, que incnſicds? Vargenſon ne fut pas le ſeul, a beaucoup près, de l'ancienne chevslerie; qui eũt xercẽ la magiſtrature. Ta france eſt pres- / que unique pais de l' europe, ou Vancien- | De nobleſſe ait pris ſouvent le parti de la robe. presque tous les autres Etats, ' par un reſte de barbarie gothique, igno- rent encor qu'il y ait de la Standeur dans cette profeſſion. Le roi ne ceſſa de batir au louvre, 4 ſaint-germain, a verſailles, depuis 166 1. les mais aucune ne les 2 ol | Fn ya point de ville pave comme pa- Tout commentait à tendre tellement cle; auſſi Etait-ce 'un homme capable rand nom, que le miniſtere gene & 220. Gouvernement wo les particuliers, à ſon Exemple, Eleve rent dans paris mille edifices ſuperbe & commodes. le nombre s' en eſt acemi tellement, que depuis les environs du pa- lais roiale & ceux de ſaint-ſulpice; il lM forma dans paris deux villes nouvelles, fort ſuperieures a 3 Fancienne, ce fut en ce tems- la, qu'on inventa la commodite ufique de ces caroſſes ornes de gla- ces & ſuſpendus par des reſorts; de forte qu'un citoien de paris ſe promenait dam Cette grande ville avec plus de luxe, que 4 les premiers triomphateurs romains n'al- laient autrefois au capitole. cet uſage, qui a commence. dans paris, fut bientot recu dans toute Peurope; & devenu commun, il n'eſt plus un luxe. Louis x1v avait du goũt pour Parchi- tecture, pour les jardins, pour la ſculp- ture; & ce gout était en tout dans le grand & dans le noble. des que le con- trouleur-general colbert eũt 5 — 1664, la direction des bitimens, qui eſt propre- ment le miniſtre des arts, il s "appliqua 3 ſeconder les projets de ſon maitre. il falut d'abord travailler a achever le lou- vre. frangois manſard, Pun des plus grands architectes qu ait eu la france, fut choiſ ur conſtruire les vaſtes edifices qu'on projettait. il ne voulut pas s' en charger, fans avoir la liverte de refaire ce qui lui parai- JJ 121 paraltrait dẽfectueux dans Vexecution. W cette defiance de lui- meme, qui eũt en- trains trop de depenſes, le fit exclure. on appela de rome le cavalier bernini, W dont le nom était celebre par la colon- nade qui entoure le parvis de ſaint · pier- re, par la ftatue ẽqueſtre de conſtantin, par la fontaine navonne. des Equipages lui furent fournis pour ſon voiage. il fut | conduit à paris, en homme qui venait honorer la france. il recut, outre cing louis par jour pendant huit mois qu'il y reſta, un preſent de cinquante-mille ẽcus, avec une penſion de deux-mille Ecus, & une de cinq-cent pour ſon fils. cette ge- | nerofits de louis x1v envers le bernin, fut encor plus grande que la magnificence de frangois premier pour raphael. le ber- nin par reconnaiſſance fit depuis à rome la ſtatue. ẽqueſtre du roi, qu'on voit a ver- ſailles. mais quand il arriva à paris avec tant d' appareil, comme le ſeul hom- me digne de travailler pour louis xiv, il fut bien ſurpris de voir le deſſein de la fagade du louvre, du cote de ſaint · ger- main l'auxerrois, qui devint bient6t après dans Pexecution un des plus auguſtes monumens d' architecture, qui ſoient au monde. claude perrault avait donne ce deſſein, Execute par louis le vau & d*or- bay. il inventa les machines, avec leſ- Tome 11, TE quel- ! — — py — ERR = = — — — — — LI — 4 — — — > - A » wt — a —— — Fr — —— a 8 ——— ment le frontiſpice de ce majeſtueux Pachevement eſt tant deſire, en faiſant lr tant d'autres edifices, fit clever Pobſer- vatoire, commencẽ en 1666, des le tems | Joind. les deux mers, & qui tombe dans ' ſes eaux. tout ce travail fut commence 122 Gouvernement quelles on tranſporta des pierres de cinquante- deux pieds de long, qui” for- . * * i 4 5 * . 7 0 : 17 1 3 5 1 7 a «3 +. 33 . N "Hf __ > v WA. . : oO 7 by. 44 "*S 4 4 N 1 i 2 - — — ag v 1 1 2 * 3 | g ” 1 ———— — le 8 . tage > 2.” * . | 5 : rr by FE 5 2 <— ooo EL AT mr * . * bd 4 bp 4 „ — my 4 4 — — — - \ wt — „ ͤ <2 NE covinFs, = 2 N 3 - UR N IL EO = PF — . Y des haras en 1667. ils ẽtaient abſolument abandonnés auparavant ; & ils furentd'u- ne grande reſſorce, pour remonter la cavalerie. FFF Vuſage de la baionette au bout du fuſil, eſt de ſon inſtitution, avant lui on Len ſervait quelquefois; mais il n'y avait que quelques compagnies, qui com- battiſſent avec cette arme. point uſage uniforme, point d' ẽxercice: tout Etait abandonnè a la volonte du general. les piques paſſaient pour Parme la plus re- doutable. le premier regiment, qui eut des baionnettes & qu'on forma à cet Exercice, fut celui des fuſiliers, ẽtabli en 1671. e e e La maniere dont Vartillerie eſt ſervie aujourd'hui, lui eſt due toute entiere. il en fonda des écoles a douai, puis a metz & à ſtraſbourg: & le rẽgiment d'artille- rie s'eſt vu enfin rempli d' officiers, preſ- que tous capables de bien conduire un ſiẽge. tous les magazins du roiaume E- taient pourvus, & on y diſtribuait tous les ans huit-cent milliers de poudre. il forma un regiment de bombardiers & un de houſards: avant lui on ne connaiſ- = fait les houſards que chez les ennemis. Il erablit en 1688 trente regimens de milice, fournis & Equipes par les com- munautes, ces milices $'Exercaient a la F 4 guers intiriaur. tay 128 Gonvirnthient guerre, ſans abandonner hk culture as Campagnes. | Des compagries 60 cadets weng en- tretenuẽs dans la pluſpart des places frontiẽres: ils y apprenaient les mathe. matiques, le defſcin & tous les Exerci- ces, & faiſaient les fonctions de ſoldats, cette inſtitution dura dix anntes. on ſe laſſa enfin de cette jeuneſſe, trop difficile a diſcipliner. mais le corps des ingeni» eurs, que le roi forma & auquel il don- na les reglemens qu'il ſuit encore, eff un Etabliflement à jamais durable. ſous lui Part de fortifier les places fut portE à la perfection, par le marẽchal de vauban & ſes ẽlẽves, qui ſurpaſſèrent le comte de pagan. il conſtruiſit ou rẽpara cents cinquante places de guerre. Pour ſoũtenir la diſcipline militaire, il crea des inſpecteurs-generaux, enfui- te des directeurs, qui rendirent compte de P'ẽtat des troupes ; & on voiait par leur rapport, ſi les commiſſairesdes guer- res avaient fait leur devoir. Il inſtitua Fordre de faint-louis, re- eompenſe hcnorable, plus briguee ſou- vent que la fortune. Thotel des invalides mit le comble aux ſoins qu'il prit, pour meriter d' etre bien ſervi. C'eſt par de tels ſoins, que des Pan 1672 il eut cent · quatre - vingt - mille hom» g | mes. mes de troupes 9 & qu' augmen- tant ſes forces à meſure que le nombre 8 la puiſſance de ſes ennemis augmen- taient, il eut enfin juſqu'a quatre-cent- cinquante-mille hommes en armes, en comptant les troupes de la marine. Avant lui on n'avait point vũ de fi fſortes armees. ſes ennemis lui en oppo- ſerent à peine d' auſſi conſidẽrables; mais ni falait qu' ils fuſſent rẽunis. il montra ce que la france ſeule pouvait; & il eut toũjours, ou de grands ſucces, ou de gran- des reſſources. ; Cette meme attention qu 'il eut à for- mer des armees de terre nombreuſes & bien diſciplinees, meme avant d'etre en guerre, il Feut a ſe donner l' empire de la mer. d' abord le peu de vaiſſeaux que le cardinal mazarin avait laifle pourrir dans les ports, ſont repares. on en fait acheter en hollande, en ſuede z. & des la troiſieme. annẽe de ſon, gouvernement, 1] envoie ſes forces. maritimes s'eſſaièr 2 gigeri ſur la cote d'afrique. le duc de beaufort purge les mers de pirates des Fan 1665; & deux ans apres, la france a dans ſes ports ſoixante vaiſſeaux de guerre. ce n'eſt là qu*un commencement. mais tandis qu'on fait de nouveaux rẽ- glemens & de nouveaux efforts, il ſent deja toute fa force. il ne veut pas con- 8 F 5 ſen- = 130 Gouvernement | ſentir que ſes vaiſſeaux baiſſent leur pa- villon devant celui d'angleterre. envain le conſeil du roi charles ſeconde inſiſte ſur ce droit, que la force, Vinduſtrie & le tems avaient donné aux anglais. louis xl Ecrit au comte d' eſtrade fon ambaſ- ſadeur: le roi d'angleterre & ſon chan- „ celier peuvent voir quelles ſont mes 55 forces; mais ils ne voĩent pas mon 57 coeur, tout ne m' eſt rien à A Vegard de I Fhonneur. Il ne difait que ce qu'il ẽtait reſolu de ſoũtenir; & en effet l'uſurpation des an- glais ceda au droit naturel & a la ferme- te de louis xiv. tout fut égal entre les deux nations ſur la mer. mais tandis qu'il veut Pegalite avec Pangleterre, il ſoũ- tient ſa ſuperiorite avec Peſpagne. il fait baiſſer le pavillon aux amiraux eſpagnols devant le ſien en vertu de cette preſe- ance ſolennelle accordee en 1662. Cependant on trayaille de tous cotes a Perablifiement d'une marine, capable de juſtifier ces ſentimens de hauteur. on ba- tit la ville & le port de rochefort a l' em- bouchure de la charente. en enrole, on enclaſſe des matelots, qui doivent ſervir, tantot ſur les vaiſſeaux marchands, tan- tot ſur les flotes roiales. il $*en trouve bientot ſoixante-mille d' enclaſſẽs. Des conſeils de conſtruction ſont eta- blis W blis dans les ports, pour donner aux vaiſ- ſeaux la forme la plus avantageuſe. cinq arſenaux de marine ſont batis a breſt, a a | rochefort, à toulon, à dunkerque, au ha- vre de grace. dans Pannee 1672, on a ſoi- xante vaiſſeaux de ligne & quarante fre- gates. dans l'année 1681, il ſe trouve cent- quatre- vingt- dix-huit vaiſſeaux de guerre, en comptant les alleges ; & tren- te galeres ſont dans le port de toulon, ou armees, ou pretes a Vetre, onze- mille hommes de troupes reglees ſervent ſur les vaifſeaux : les galeres en ont trois- mille, il y a cent-ſoixante & fix-mille hommes d*enclaſſes, pour tous les ſervi- ces divers de la marine. on compta les annees ſuivantes dans ce ſervice, mil- le gentils- hommes, ou enfans de famille, faiſant la fonction de ſoldats ſur les vaiſ- ſeaux & apprenent dans les ports tout ce qui prepare a Fart -de la navigation & a la manceuvre: ce ſont les gardes mari- nes: ils ẽtaient ſur mer ce que les cadets ẽtaient ſur terre, on les avait inſtitues en 1672, mais en petit nombre. ce corps a Ete l'ecole, dou ſont ſortis les meilleurs officiers de vaiſſeaux. I n'y avait point eũ encor de mare- chaux de france dans le corps de la ma- rine: & c'eſt un preuve, combien cette partie eſſentielle des forces de la france F 6 avait Pu 12 2 2 — 2 2 — i — 3 — — —— — wenng,.A k N CO CL I OE — — — =— _ 2 r To —_— " FF% nth og —— — — > 2 9 — > — - Tee — Fades — n 8 — 4 1 b _ — 4 3 — — CT 22 of 4 | 8 nh 1 a *"T r. Cos. L 0 | gt hs —_— A == tr = 7 8 2 —_ = _— ————— —— „5 * 3 : 1 r TEE Fs; — — e 2 * * x 9 * e. 1 => —_ 33 b ov — — 2 . Mr EE 0) — * * e en er OS £ 1 TH . 518 11; We 1 n 8 þ 3 . 7 ol * * I we 7 =y * a . = a7 rv $31 * T7 _— l * _— — * OY ah _ — act — Py l 5 * I * 2 7 0 * yu — 1 F 7 2 — <> = Ss 8 —_—_— DC — — . — . — PT” Xx So n Coy „ . 132 avait ẽtẽ nẽgligẽe. jean d ẽtrẽe fut le pre- 0 - DE . © V * 2 9 7 Y g N * * * 4 1 — * * = ” A, * — — 2 - "s CE VsL ee eo as ate ae Da aA n 7 Fe”. * 4 Gouvernement mier marechal en 1681. il parait, qu une des grandes attentions de louis x 1v Etait d'animer dans tous les genres cette Emu- lation ſans laquelle tout languit + Dans toutes les batailles navales, que les flotes frangaiſes livrerent n Vavantage leur demeura toujours, jusqu'a la journee de la hogue en 1692; lorsque le comte de tourville, ſuivant les ordres de la cour, attaqua, avec quarante- quatre voiles, une flote de quatre-vingt- dix vaiſſeaux an- glais & hollandais: il falut ceder au nom- bre: on perdit quatorze vaiſſeaux du premier rang, qui ẽchouẽrent & qu'on brüla pour ne les pas laiſſer au pouvoir des ennemis. malgre cet échec, les for- ces maritimes ſe ſoutinrent ; mais elles declinerent toujours dans la guerre de la ſucceſhon. elles n'ont commence a fe bien retablir qu'en 1751, dans Je tems d'une heureuſe paix, ſeul tems propre 3 Etablir une bonne marine, qu'on na ni le loiſir ni le pouvoir d'etablir pendant la guerre. Ces forces navales ſervaient a proth- ger le commerce. les colonies de la mar- tinique, de ſaint domingue, du canada, auparavant languiſſantes, fleurirent; non pas au point ou on les voit prosperer au- jourd'hui, mais avec un avantage qu'on n' a- enterienr. Ei; = t point eſpere q jusqu' alors; car de- Wpuis 1635 jusqu” a 1665, ces crabliſle- vens avaient été à charge. | En 1664 le roi envoie une colbath 2 | caienne; bientot apres une autre a ma- car. il tente toutes les voĩes de rẽ- parer le tort & le malheur, qu'avait eũ fi long-tems la france, de negliger la mer, andis que ſes voilins s' etaient forme des empires aux extrẽmitẽs du monde. On voit par ce ſeul coup d' il, changemens louis x1v fit dans Fear 3 changemens utiles, puisqu' ils ſubſiſtent. ſes miniſtres le feconderent a Penvi. on | leur doit fans doute tout le detail , toute Pexecution ; mais on lui doit Parrange- ment general. il eſt certain, que les ma- giſtrats n' euſſent pas reforme les Ioix ; que l'ordre n' et pas ẽtẽ remis dans les finances, la diſcipline introduite dans les armees, la police generale dans le roiau- me; qu'on n'eut point eũ de flotes; que les arts n' euſſent point ẽtẽ encourages, & tout cela de concert, & en meme tems, & avec perfeverance, & ſous diffe- rens miniſtres, $'il ne ſe füt trouve un maitre, qui eũt en general toutes ces gran- des vues, avec une volontẽ ferme de les remplir. Il ne ſepara point fa propre gloire de Vavantage de la france, & ill regar- F 7 da 7 = A Z \ — GA * > d Res 2 A * <4 * > the — E — "+ © — — —r. —— * — — RRR * =I0 RR 5 . 2 — — — ny SE - — _C 2 EN — —_ h =— 1 „„ . RS” TTY - CLINE 1 * r - A 8 "== 2 * 8 — = of C l \ — SEE . . 4 % > - =, * 1 434 Couvernement 0 da pas le roiaume du meme il dont un ſeigneur regarde fa terre, de laquelle il tire tout ce qu'il peut, pour ne vivre que dans les plaifirs. tout roi qui aime la gloire, aime le bien public. il n' avait plus ni colbert ni louvois, lorsque vers, Fan 1698 il ordonna, pour l'inſtruction du duc de bourgogne, que chaque intendant fit une deſcription detaillee de ſa provin- ce. par Ia on pouvait avoir une notice ẽxacte du roiaume, & un denombre- ment juſte des peuples. Pouvrage fut utile, quoique tous les intendans n'euf- ſent pas la capacite & Pattention de mon- ſieur de lamoignon de baville. fi on a- vait rempli les vues du roi ſur chaque province, comme elles le furent par ce magiſtrat dans le dẽnombrement du languedoc, ce recueil de memoires elit ẽtẽ un des plus beaux monumens du f16- cle. il y en a quelques- uns de bien faits; mais on manqua le plan en n'aſſujettiſſant pas tous les intendans au meme ordre. il eut ẽtẽ a dẽſirer, que chacun eũt don- nẽ par colonnes un ẽtat du nombre des habitans de chaque élection, des nobles, des citoiens, des laboureurs, des arti- ſans, des mancuvres, des beſtiaux de toute eſpẽce, des bonnes, des mẽdio- cres & des mauvaiſes terres, de tout le clerge regulier & ſeculier, de leurs re- ve- venus; de ceux des vltes , de ceux 420 communautes. la pluspart des mEmoires qu'on a don- nes: les matieres y ſont peu approfon- dies & peu Exactes : il faut y chercher ſouvent avec peine les connaiſſances dont on a beſoin, & qu'un miniſtre doit trou- ver ſous ſa main & embraſſer d un coup d'ceil, pour dẽcouvrir aiſement les for- ces, les beſoins, & les reſſources. le pro- jet ẽtait excellent; & une execution uni- forme ſerait de la plus grande utilite. Voilaà en general ce que louis x I V fit & eſſaia, pour rendre ſa nation plus flo- riſſante. il me ſemble, qu on ne peut gue- res voir tous ces travaux & tous ces ef- forts, ſans _quelque reconnaiflance & ſans Etre anime de l'amour du bien public, qui les inſpira. qu'on ſe reprẽſente ce qu'etait le roiaume du tems de la fron- de, & ce qu'il eſt de nos jours. louis xl v fit plus de bien i fa nation, que vin de ſes predeceſſeurs enſemble ; & il s'en faut beaucoup, qu'il fit ce qu'il aurait pa la guerre, qui finit par la paix de riswick, 9 777 Og HY ON commenca la ruine de ce grand com merce, que fon miniſtre colbert avait E- tabli; & la guerre de la enen Ta- cheva. S'il avait emploie 2 a embellir paris, 2 Tous ces objets ſont eines dns finir ; ® } 3 r 1 Fo WC WY 5 ED : 136 E finir le louvre, les fommes immenſes que coũtẽrent les aquẽducs & les travaux de maintenon, pour conduire des eaux à verſailles; travaux interrompus & de- venus inutiles: $i] avait depenſe a paris la cinquiẽme partie de ce qu'il en a coũtẽ, pour forcer la nature à verſailles; paris ſerait dans toute ſon Etendue auſſi beau qu'il Feſt. du cote des tuileries & du pont-roial , & ſerait devenu la plus ma- gnifique ville de Punivers. C'eſt beaucoup Fe d'avoir rẽformé les loix : mais la chicane n'a pù Etre eEcraſee par la juſtice. on penſa a rendre la juris- prudence uniforme ; elle Feſt dans les affaires criminelles , dans celles du com- merce, dans la procédure elle pourrait Vetre dans les loix qui reglent les fortu- nes des citoiens, c'eſt un tres grand 1 in. convẽnient, qu'un meme tribunal ait à prononcer ſur plus de cent coiitumes diffe- rentes. des droits de terres, ou ẽquivo- ques ou onẽreux ou qui genent la ſo- cicte, ſubſiſtent encore, comme des reſtes du gouvernement feodal , qui ne ſubſis- te plus. ce ſont des decombres d'un ba- timent gotique ruinẽ. Puniformite en tout nre d'adminiſtration eſt une vertu; mais les difficultes de ce grand ouvrage ont effraie. Louis x1v aurait pu ſe paſſer plus . 2 *. OOO CP ESP IP IVES es” 3 = r. = 9 finances. Fil n'edit pas cru, qu'il ullluit? de f volontẽ pour faire changer de religion un million d'hommes, la france n'etit perdu tant de citotens. * ce pais,ce- pas pendant, malgre ſes ſecouſſes & ſes per- tes, eſt aujourd'hui le pais le plus flo- riffant de la . parce que tout Je bien qu'a fait louis xiv ſubſiſte, & que le mal qu'il Etait difficile de ne pas faire dans des tems or a EtE rẽparẽ. enfin Ia poſtẽritẽ, qui juge les rois & dont ils doivent avoir totijours le jugement de- vant les yeux, avouera en peſant les vertus & les faibleſſes de ce monarque, que quoiqu*i] eũt ẽtẽ trop louẽ pendant fa vie, il merita de Fetre A jamais; &c qu'il fut digne de la ſtatue qu'on lui a _Erigee A montpellier, avec une inſcription latine , dont le ſens eſt : d louis le grand apres ſa mort. Tous les changemens, qu'on vient de voir dans Ie gouvernement & dans tous les ordres de Petat, en produiſirent ne- ceſſairement un tres grand dans les - mceurs, * Voiez le chapitre du calviniſme. 137 = {ment de la reſſburee datipereiſe des traitans, on le reduiſit Fanticipation qu*- il fit preſque tofijours ſur ſes revenus, comme on le verra 2 le chapitre des | d 1 * 9 wy 7 A 138 Gouvernement meœurs. Feſprit de faction, de farous K _ de. rebellion, qui poſſedait les citoiens depuis le tems de frangois ſecond, de- vint une Emulation de ſervir le Prince, les ſeigneurs des grandes terres n ẽ̃tant plus cantonnẽs chez eux; les gouver- neurs des provinces n aiant plus de po- ſtes importans 2 à donner; chacun ſon- gea à ne meriter de graces, que celles du ſouverain; & Vetat devint un tout ro- gulier, dont chaque ligne aboutit au centre. F C'eſt 1a ce qui delivra la cour * fac tions & des conſpirations, qui avaient totijours trouble l' tat pendant tant d' an- nees. il n'y eũt ſous . Padminiſtration de louis xi v qu une ſeule conjuration en 1674, imagine par la truaumont, gen- til- homme normand perdu de debauches & de dettes, & embraſſẽe par un hom- me de la maiſon de rohan, reduit par la meme. conduite a la meme indigence. il n'entra dans ce complot qu'un chevalier de preaux, neveu de la truaumont , qui ſeduit par ſon oncle, ſẽduiſit fa maitreſ- ſe madame de villiers. leur but & leur eſperance n'etaient pas & ne pouvaient e- tre de ſe faire un parti dans le roiaume. ils pretendaient ſeulement vendre & Iivrer quillebuf aux hollandais, & introduire les ennemis en normandie. CE — A n „ y —_— — > interieur. 1 39 1 K em e fut plustöt une lache trahiſon mal de- urdie, qu'une conſpiration. le ſupplice ce, ie tous les coupables fut le ſeul evene- ent, que produiſit ce crime inſenfs & nutile, dont à peine on ſe ſouvient au- 0. WH ourd hui. n- Sil y eut quelques ſeditions dans les du provinces, ce ne furent que de faibles 6 emeutes populaires aiſcment reprim&es. au les huguenots meme furent todjours tranquiles, juſqu'au tems où Yon demolit | leurs temples. enfin le roi parvint à faire, d'une nation jufques-1a turbulente, un peuple paiſible, qui ne fut dangereux qu'- aux ennemis, apres P avoir ẽtẽ à lui-me- me pendant plus de cent annees. les mceurs s' adoucirent J fans faire tort au courage. Les maiſons, que tous les ſcjgneurs ba- tirent ou acheterent dans paris, & leurs femmes qui y vẽcurent avec dignite, for- merent des écoles de politeſſe, qui reti- Terent peu-à-peu les j jeunes gens de cet- te vie de cabaret, qui fut encor long- tems à la mode, & qui n'inſpirait qu*'u- ne debauche hardie” les mceurs tiennent a ſi peu de choſe, que la coiltume d'aller a cheval dans paris entretenait une dif- poſition aux querelles frẽquentes, qui cellcrent quand cet uſage fut aboli. la 0 | dE- 140 | Gnvernement 8 0 decence , dont on fut redevable Princi palement aux femmes qui raſſemblerey la fociete chez elles, rendit les eſpritif lus agreables ; & la lecture les rendit E. "it plus ſolides. les trahiſons vi 5 les grands crimes, qui ne dẽshonoren point les hommes dans les tems de fac tion & de trouble, ne furent preſqui plus connus. les horreurs des brinvillienl & des voiſins ne furent que des oragg paſſagers , ſous un ciel d'ailleurs ſerein; & il ſerait auſſi deraiſonnable de con- dannèr une nation ſur les crimes & clatans de quelques particuliers, que de la canonifer fur la reforme Gy k trappe. Tous les differens Etats de la vie & taient auparavant reconnaiſſables, par des defaults qui les caractẽriſaient. les militai- res & les jeunes gens qui ſe deſtinaient a la profeſſion des armes, avaient une vivacite emportee ; les gens de juſtice une gravitẽ rebutante, A quoi ne contri- buait pas peu Puſage d'aller toũjours en robe, meme a la cour. il en était de meme des univerſites & des médecins, les marchands portaient encor de peti- tes robes, lorſqu' ils s aſſemblaient & qu'- ils allaient chez les miniſtres; & les plus grands commeręans Etaient alors des hom - ! Ws o © intirier. 141 ommes groſſiers. mais les maiſons, les pectacles, les promenades 2 od on commengait à ſe raſſembler pour oäter une vie plus douce, rendirent WH u-i-peu exterieur de tous les citoiens dreſque ſemblable. on s' apperęoit au- ourd' hui juſques dans le fond d'une bou- ique, que la politeſſe a gagne toutes les onditions. les provinces fe ſont reſſen- ies avec le tems de tous ces change- mens. | | On eſt parvenu enfin à ne plus mettre le luxe, que dans le gout & dans la com- modite, la foule de pages & de dome- ſtiques de livrẽe a diſparu, pour mettre plus d' aiſance dans intérieur des mai- ſons. on a laifle la vaine pompe & le fa- ſte exterieur aux nations, chez leſquel- les on ne ſait encor que ſe montrer en public, & ou Pon ignore Part de vivre. Lextreme facilitẽ introduite dans le commerce du monde, Paffabilite, la ſim- plicite, la culture de Peſfprit, ont fait de paris une ville, qui pour la douceur de la vie Femporte probablement de beau- coup ſur rome & ſur atheEnes , dans le tems de leur ſplendeur. On s'eſt plaint de ne plus voir à la cour autant de hauteur dans les eſprits, | qu'au- . R V L et ot et bet RE I WY © 552, 2 EIS 9 ks + W rn, r & 8 142 Gaumen 1 qu' autrefois. il n y a plus en effet de pe. tits tyrans, comme du tems de la frond & ſous louis x111 & dans les ſiécles pre cedens mais la veritable grandeur S e retrouvee dans Cette foule de nobleſſe, fi longtems avilie a ſervir auparavant des ſujets trop puiſſans. on voit des gen- tils- hommes, des citoiens, qui ſe ſeraient cru honores autrefois d' etre domeſti- ques de ces ſeigneurs, devenus leur Egaux & tres ſouvent leurs ſuperieun dans le ſervice militaire; & plus le ſer- vice en tout genre prevaut ſur les titres, plus un état eſt floriflant. On a compare le ſiẽcle de louis x 15 a celui d' auguſte. ce neſt pas que la puiſſance & les evenemens perſonnels ſoient comparables. rome & auguſte Etaient dix fois plus conſiderables dans le monde, que louis x1Iv & paris. mais il faut ſe ſouvenir, qu'athenes a été egale a Fempire romain, dans toutes les Sooke qui ne tirent pas leur prix de la force & de la puiſſance. il faut encor ſonger, que Sil n'y a rien aujourd'hui dans le monde tel que l' ancienne rome & qu'auguſte, cependant toute l' europe enſemble eſt tres ſuperieure a tout Pempire romain. il n'y avait du tems d'auguſte qu'une ſeule nation, & il y en a aujourd'hui plu- | | fieurs, „ om OA + has | intfrieur. 143 ſieurs, policees, guerrieres , Eclair&es , \ qui poſſedent des -arts que les grecs & les romains ignorerent ; & de ces nations il n'y en a aucune, qui ait eũ plus de- clat en tout genre depuis environ un ſiẽ- cle, que la nation formee « en n quelque for- te par louis xIV. © — FI TIL ET er FORCES oh Ry 7 RS OSIRIS ES = o = _ — rs ' js 9 = = k 7 : I 0 £ 4 "S i y 3. 4 » 2 I i U 1 1 N n o . Is = x 12 oP = po - - by 1 4 1 1 1 [| 18 3 CH As — — 1 — — = = — = — CO - — — "> — ä —— —— 2 8 — . mw! ];ÜWR 3 62 TJ” OP 6 K i . — — — et bg Ia. > — — > <> eats - ee on Boe moon — — ſa a — > C A awd od Yen ant 2 OO. * 9 „ ae 6-4 : ® 8 N n , N R * 8 2 * * * Ty ay, HO F _ = Fre n FFC 2 4 1 n id Eff 4 l > TY N Vx l n+ ACRE 7 * ſn : 2 8 VE Act * 4 : LI k 9 7 2 * Y 8 — = = * * * * a * , * 4 p 5 21 | 1 ö * * bp ce Ba © ” — * a a . Wo 5 q - , 4 N — n = „ F 2 4 3 , 5 N * wn PR * 5M 3 OE aa — a_ II vJ Cn * E eme renor its, Es : 2 * + 4-4 2 2 * 4 , 4 2 3 3 5 * as 425 2 - 33 7-0 . * Sr 2 S& | 2 ou I ED. Sin „ 2 * * wars 24 {of * 7 NA N CE S. wi 2M "ty EE $6 4 33 8 OW, 8 * 5 or on al Is P: maids tion de colbert à toutes le adminiſtrations precedentes, H poſterite cherira cet hom- me, > tent le peuple inſenk voulut dechirer le corps, apfes f mort. les francais lui doivent cer- tainement leur induſtrie & leur com: merce, & par conſequent cette opulen ce, dont les ſources diminuent quelque- fois dans la guerre, mais qui ſe Touyrent toujours avec abondance dans la paix. cependant en 17 25 on avait encor Þin- gratitude de 1 ſur calberts la lan- . gueur ane 2& 2 ob no d AA ws os oo oe ee on — oy gueur, qui commencait {A ſe faire fentir , wang Fg de I'etat. un financier de | normandie fit imprimer dans ce tems-la le detail de la'france en deux petits: vo- lumes, & pretendit que tout avait ẽtẽ en decadence depuis 1660. C ẽtait preciſe- ment le contraire. la france n'avait ja- mais ẽtẽ ſi floriſſante, que depuis la mort du cardinal mazarin juſqu à la guerre de 16893 & meme dans cette guerre le corps de l' ẽtat, commenęant à etre mala - de, ſe ſoũtint par la vigueur que colbert avait rẽépanduẽ dans tous ſes membres. Fauteur du detail. prẽtendit, que depuis 1660 les biens fonds du roĩaume avaient ẽtẽ diminuẽs de quinze - cent - millions. rien n'Etait, ni plus faux, ni moins vrai- ſemblable. cependant ſes argumens cap- tieux perſuaderent ce paradoxe ridicule, © a ceux qui youlurentetre perſuades. c'eſt ainſi qu'en angleterre, dans les tems les plus floriſſans, on voit cent papiers pu- blics, qui dẽmontrent que l' ẽtat eſt ruine, Il Etait plus aiſẽ en france qu ailleurs, de decrier le miniſtẽre des finances dans eſprit des peuples. ce miniſtere eſt le plus odieux, parce que les impöts le ſont toujours: il regnait d'ailleurs en gẽ- _ dans la finance, autant de prejuges d'ignorance, que dans la philoſophie. Ons ꝰeſt inſtruit ſi tard, que de nos jours Tieome 11, = Cc; mẽ· * 9 = _ . 2 N Were et at a. ek 1 * * " n * _ — . a — * * r 9 SIR fp A an e R a a 2 R * _ 9 n Ply WP, R 1 * 4 TAIT 83888 8 7 RY PIO IT RES, e nnn r ” OY 8 2 * gd = P * 9 * - : * . * WC F TN > * OF SA E \ © SY ; -—_ 8 wry Er ens ire au f | 1 e LEES nme il 1 Ki eclaire qu lil Etait, ne le fu ED PEP relever cette. mepriſe du 225 gent. De . vrai, . OE, ne e. e les . 4 0 . province. à pro- vince qui rendent une partie de la frap- ce EtrangEre à autre & meme enge- mie, Vinégalité des meſures d'une Ville 2 Pautre, vingt autres maladies du corps _ politiqu e ne purent etre gueries, 6s f 10 11 Colbert, pour fournir a+ 1a fois _ depentes. des guerres, des bat des plaiſirs, fut oblige- de retablir ge Fan 1672, ce qu'il ayait voulh d hn _ abolir pour jamais; 3. impots en parti, tes, charges nouvelles, -augmen de Min, enfin ce quiſoſitientl' 1 5 5 t ouum Loe miniſtre chamillard commengs es 170 à paler en billets de monoie ; en billets de ſubſiſtance, d uſtencile a & comme cette monoie de papier ntait pas recue dans les coffres du roi, elle fut decriee: preſqu auſſitõt qu elle parut. on fut reduit a continuer de faire:des em- prunts onẽreux, à conſommer d:avance C — . 152 - Finances. - quite annẽes des Tevenus de 1 "cow zoe fe act - Jngntons 22 neee gas che) Tie- 8 veu YerFilluſttes Seibert) aht e! 88 Ant Gs r fendatt meütsble. oo ink ; «boa nature eonſpiru avec Ia E, pouriyecabler” Fetät. le eruel hiver 270pforc# le toi de remettre aux peu ples> neuf millions de tailles, dans Te tems qu'il avait pas dequof paler fel ſoldats. da diſette des denrees füt fi e deſſiye, qu'il en cofitzquarante-cing k lions pour les vivres de Parmee. penſe de cette annẽe 1709 CRY deux-cent-vingt & un millions; & le fe- venu ordinaire du roi n' en produifit” pa quarante-neuf. il falut donc ruiner TE: tat, pour que les ennemis ne gen rendiſ- ſent pas les maltres, le dẽſordre s accrüt tellement & fut fi peu rẽparẽ, que long: tems après la paix, au commencement de'Fannee 1715, le roi fut oblige de faire: nẽgocier trente - deck müllons de billets, pour en avoir huit en eſpẽces. enfin il laiſſa à ſa mort deux-milliarsa ſix- cent- millions de dettes, à vingt=bult" livres le marc, à quoi les eſpẽces ſe tron verentalors reduites, ce qui fait environ, quatre - milliars- cinq : cent millions ; ue” notre ae e en nt} „ s 211 E LE — 7 4 F Ws 1 } * 7 * r tions numeraires. des monoies. N Rs ND * , From ing. fla 5433 = i & nnd; mln ll «ſt Maus cette, immenſe; Jejteonaurditopoiotrete | un. fardeau.im , a-ſodtenirs ib ait e alors en ffangerum commerce FT forilſant,: un pa ier de ertdit. S tabli, 8e das compagnies ſo ides quioeüſſent eepobdu ' de ce papier comme en ſu6degoangletery re, 2 veniſe & en, hollande. car lonſqu un etat puiſſant ne doit qua u- meme, la confiance & la circulation ſuſfſont poun paler, mais il Sen falait beaucoup, que ia france eilt alors aſſea de reſſorts, pour faire mouvoir une macbine ſi vaſte beds compliquee dont le poids IE raſaĩt. Louis xv, dans ſon rẽgne, depenſa dix-huit-milliars 3. ce qui revient, -annee commune, à trois - cent-trente-millions- aujourdhui, en compenſant, Fune par Lautre, les augmentations & les diminus" 3 WS 1, Sous adminiſtration du a — „les revenus ordinaires de la cou- ronne: n 'allaient qu à cent-dix- ſept- mil - lions, A. vingt-ſept livres le mare d ar- gent. ainſi tout le ſurplus fut tod jours fourni en affaires extraordinaires. col bert fut oblige, par 6xempley d'en faire pour quatre · cent- millions en ſixx/ un de tems, dans la guerre de 167. Ceux qui ont voulu comparer anions venus de louis xiv avec ceux de louis G 5 X V7 — — — ET > 4; bo - * — I 2 We. — . r K * ko - — ga — * - — — — —— * _ py « 1.8 1 1 [ | '2 1 —— + CE — ar Er PPP 00 ES — : > - - q — — venu Bre | = ar; cent-Uin-fept-mMions mums” 3 — — —— — — — — — r = — / a aw roo — ” — . * , 5 — 1 — - hn — ———— ̃ .ãAn!ʃ ä ̃ ¶—¹ði Tre 4. * — , " — ——— - nds monafchique, on pouvait introduire cs „ Finthees.” xv, on erer en ne v arſetant qua b. e & cphrant, que ſouis x TV ain: 3 Ft, avec cent ſept=mil-4 gk En ſuceeſlpur ne 64 ie! es — — 14 8 — eech; s, au mate de vingt⸗ſept Uvges, ſont - Jorge plus forte _— deux cent milla ae livres 1 A quot {er Ee le revenu du toi en 1730: de plus, I Hut comter les charges aug, mente es par les emprunts' de la oom ne. mais Bull Jes Tevenus du roi, Oeſt- àrdite de Netat, font acerũs depuis 3 & Fintelligencę des finances s eſt perfeRion= nee du. point, que dans la guerre ruimeu- ſe de 1741 il A pas eũ un moment d diſcredit. on a pris le parti de faite tes fonds. d' amortiſſement, comme chez les auglais: il a falu adoptèr une partie de leur ſyſteme de finance, ainfi que Tear philpſophie : & fi," dans iin tat puremant paplers.circulans, qui doublent au moins la richeſſe de Fangleterre. Ia puiſſanee de la france $Cquerralt ſon dernier dé gre de perfection I * avait environ aud euren. nu- - | ; 2 x. A | | L p Y D D 7 4 . — j ERS 4 | num6caires d Argent . rate du tems de colbert... 11 & de plus grandes encor que ſous Jouis Finances... roisume 2 & i pte aujourd? ny weis 6 um Wen 97 tre tems ft preſque le du N. que la france n'eſt 8 quit" 81 xiẽme PIE FANS en efpeces circu : depuis Ia mort de ge min 5 Ve beaucoup dopant en maticres gent & d'or, trav miles. en, ceux pour le ſervice; N 40 uxe. il n en a vait pas pour quatre - cent · millions de no- tre monoied au ujourPhui en 1690 &aApre- ſent on en poſſede autant qu il a 9 75 ces circulantes. rien ne fait voix plus evi- demment, combien le commerce, dont calbert ouvrit les ſources, S eſt acct, lorſque ſes canaux fermẽs Far les bar res ont ẽtẽ debecbes. 5 ndaftcie veſt perfectionnẽe, malgre., Vemij ration de tant d' artiſtes, que diſperſa Ia revoca- tion de Pedit de nantes; 1 cette induſ- trie augmente encor tous les jours, la nation eſt capable d*auffi grandes choſes, x1V, parce que le genie & le commer- ce fortifient toljoum „ quand on les encourage. A voir Paiſance des particuliers, ce nombre prodigieux de maiſons agréables G 6 baties- F * ; 4 14 N E. | U ; | | | 1 NM it * 4 : dl I56 Finances: ces qu'il nen faut pour la circulation. dans le meme Etait oli FE a toujours E- ' ts. il ſemble, que »1 JUDY) cette quanti Peg [pre ditds;0 Ses = — on evdirait” due Pi agreablement, ur Lette mal, ge e Yo cg de 05. manuſacteurs orne nos mai Ons A bien. ö moins de frais, qu'on, ne failait. venir les petites glaces de veniſe. nos belles & par, rantes etoffes font” moins cheres, a celles quꝰ on tirait de Petranger r & qui. les valaient pas. ce n'eſt point en e et, argent & Lor qui rocurent une vie. commode, eſt le genie. un peuple. ul .- n' aurait que ces mEtaux, ſerait tres mi 7 rable.” un peuple, qui fans. ces, metaux mettrait heureuſement en œuvre toutes, les productions de la terre, ſerait ve- ritablement le peuple riche. la france a cet avantage, avec beaucoup plus d'eſpe- La campagne eſt reſtte à - peu - pres we; wa & d nombre des hommes ſoit deltine X a Etre rẽduit au nẽceſſaire pour travailler. la taille pro- portionelle, ſubſtitute 3 à Parbitraire dans preſ- won ad Nie 9. 1 en 8b ovin 21150 ansb 285 5 loo „ ˙ RR . I ON FIN, oe $4 bens Ee e we gel d'induftrie. les miniſtres. ont ẽtẽ moins opulens, 3 Parce que l' ar- — 1 of 2 5 8 . n ( IE ay REL IST prix des denrees eſt monte à plus du double. par-là il $'eſt trouve moins; do- pulence qu autreſois chez les grands, & beaucoup plus chez les petits; & cela meme a mis moins de diſtance. entre les hommes. enfin, de quelque maniere que les finances ſoient adminiſtrees, la fran- ce poſſede, dans l'induſtrie de. plus de vingt· millions e un aer ins- ſtimable. | c les anne. gent aient augments. numeriquement de 50 près de moitié, les appointemens & es penſions ſont reſtes' les memes, , & le 91 38v8 m0d;ob omonsd ny i} ani 299) JURY traflit nie, M o * + 1 A SD16308-) Am supi! D ok po n en 61 h le F19Y 170m ai ener ideen 2b HKD; A .C ee AA HIN GT eee BS 11G beds KiB >: 830] h 9251 SHELF Is 49 12580 113 ligt SOLENT $2 r ARTS, * n 2%: 35A h * 9000 fr 3s ©9310! n 14 C2137 OY 3 1189 NIN . be eee plata tre une revolution dans Fer. prit humain, n'y ſemblait pas deſtinẽ; car, à m- mencer par la philoſophie, 1 ny avait pas d'apparence du tem de louis x 111, qu elle ſe tirit du ca- hos où elle était plongee, Vinquiſi- tion d'italie, d' eſpagne, de portugal, avait lie les erreurs philoſophiques aux dogmes de la religion les guerres civi- les en france , & les querelles du cal- viniſme n'etaient pas — propres à culr tiver la raiſon humaine , que le fut le fanatisme du tems de cromwel en angle- I terre. * 5 2 2 "Hl > 2 x2 $ ſi un aches de thorn avait re- ouvels P us: ſiſtẽme e FAY &. de he-tems , mM bett 3 Verte Etat e rome*t WA: congrs ni ht inte bathe eulement | heretique mais abfurde-' la nouvement de la terre fans lequel it Wy a point de veritable aſtronomie, le grand galilee aiat demande pardon à rage de ſoixante & dix ans d'avoir eũ raiſon, il n'y avait pas d' apparence que la verité pitt ètre recué ſur Ia terre. le chancelior bacon avait montre de loin la route qu'on pouvait tenir : galilee avait fait quelques decouvertes ſur la chite des corps torricelli coma WT Tags of naitrs la peſanteur de Pair qu Bus vironne: on avait fait quelques pern ces à magdebourg. avec ces faibles el⸗ ſais,” toutes les Ecoles reftaient dans Pub. furdits ,' & le monde dans Tignorance. ' descartes parut alors; il fit le contraire de es qu'on devait faire. au lieu dtudier la nature, . la deviner. il était je plus grand peometre de ſor fiddle 3 mais Ia Senate laiſſe Fefprit comme elle le trouve. celui de descartes etait trop port à l'invention. le premier des mathematiciens ne fit guères que des ro- mans de philoſophie. un homme * al- x I . 7 {5 : of — . Fe tes 7 Orr, IT, er qu'en PExaminant piece a pisce. © cette” des.le ——— torricelli, rendit de Srands | A amn eee, 1 itz l tériaux ne pouvait lever un ce imagihairec ICON ; 120 * c Co Jui nuit de rom l. ſit; & leſpen de werités meſe a ces chi meres: nouvelles, fut-d'abord' combatti,/ mais enfin ce peu de veritesperga, à Vai- de de da — qu il avait inttoduite © car avant lui, on n'avait” point de fil dans ce labyrinthe; & du moins il en donna un, dont on ſe ſervit apres qu il ſe fut ẽégarẽ. c atait beaucoup, de detruire les chimeres du peripatetisme-, © quoi: que par d' autres chimeres. ' ces deux fantõmes ſe : combattirent. - ils toiw- berent Tun apres- autre; & la x s*cleva-enfin ſur leurs ruines. il y avait 3 florence une acadẽmie d' experiences ſous le nom a eimento, ẽtablie par le cardinal lẽopold de mẽdicis vers Van 1655s" on ſentait d&ja dans cette patrie deg” arts, qu on ne pouvait comprendre quel. que choſe du grand édifce de la nature,” e e. — — , ad nd académie, après les jours de galilke '&" 4107 FE 4 «44 „* ehe en ane | ſous la fombre adminiſtration de crom- wel, s'aſſemblerent pour ebercher en. paix ie | 902 1 gouyerne A roiale , ou plusts nt eee i foods: la ſocigts libre de len- dres travailla py Lenser de; travail ler. ccR de on ſein. que ſottirentde nos jours Jes 1 far la lumiẽ re, fut le principe de la gravitation „ ſur aba erration; des Etoiles fixes, ſur la geo- metrie transcendante, & cent autres in- VERN: qui pourraient à cet Egard. fai- re appeller ce fiecle, le ſiẽcle des anglais, ul bi dien que celui de louis x 1. En 1666, monſieur colbert, jalous de cette nouvelle gloire , voulut que les frangais la partageaſſent; & à la prięre de quelques ſavans, il fit agreàr 4 louis x1y. Petabliflement d'une Academie de ſciences. elle fut libre juſqu en 16993 comme celle d angleterre & comme la. cademie frangaiſe. colbert attira d'italie dominique caſſini & huygens de hoklan- de par de fortes penſions, ils ' dEcouvris rent les ſatellites & Panneau de faturne; on eſt redeyable à huygens des horloges a pendule. on acquit peu · a- peu des cone naiſſances de toutes les parties de Is vraie w» -— — — « = n , ⏑ er. 2 2 — re g * * 7 *z C —— a i es. ee ee x — ES . 16 ew * C5 2 . > * — — Mw we r 3 (= On — = "” — ns Foes EATY hk : * — mY K 7 4 Fo - — — . 2 5 a * h 4 — * 5 5 = * 8 » | 0 ä — — — ů —— — 2ʒ2———— ũ« é nnn ˙ — „ 362 | ai, vraie phyſique , en "Yejetant tout Re. | dependante des haſes de la lune. la chr ruption ne fut plas la mere des animam ons a 1 9955 bp . fut ee ge voiage a été la premiere origins de me. een ir ane cli. e -Jaquelle on ne « chait grand-ceuvre, ni Fart de prole to 15 ay-de-1a des bornes de Ia nature; une aſtranomie, qui ne prediſait pus i Ev6nemens du monde; une mẽdecine in; & des plantes. il n'y eut plus de-prodi- tir 2 Lobter wens, 921 fait nol en 1669 une meridienne mo gue caffini & par eſt conti nuce vers le — ag par la hie; & enfin cailini Ia * Gra en 1700, f qu'3 Vextremits du rouffilon. C eff k lus beau monument de Paſtronomiit ; i] ſuffit pour Eterniſer ce ſiẽcle. On envoie en 1672 des phyſiciens d la caienne, faire des obſervations utiles la connaiſſance d'une nouvelle loi de la nature „que le grand neuton a demon- rees & il a prepare a ces voiages plus fameux, qui * ont illuſtrẽ le mm louis X V. ; TA STEER te | 9 75 | 21111 1101 3 161905 ; JUDIING On fait partir «1 300 ourmſortpou i ee levant. dy va recueillir des plantes, er qui enrichiſſent le Jardin royal, auttefois ab alors en honneur; & aujourd hui devenu digne de la eurioſitẽ de 1'europe, la bibliotheque toy ale, deja nombreuſe, s enrichit ſous louis x I V de plus de trente- mille volumes; & cet kvemple eſt ſi bien ſuiyi de nos jours, qu'elle, en contient doja plus de cent- quatre- vingt-mille. il fait rouvrir Peco- le de droit, fetmẽe depuis cent ans. il Etablit dans toutes les univerſitẽs de fran- ce un. proſeſſeur de droit is, il ſem- ble, qu'il ne devrait pas y en avoir d'au- tres, & que les bonnes leix romaines ; incorportes à celles- du pais, devraie nt former-un-ſcul corps des-loix de 1 thay. , GA SAN for A i Gs | Sous lui, les journaux eembidest. on 5 n ignore pas pas que le journal a mitts quĩ commenga en 1665, eſt le pere de tous les ouvrages de ce rr dont Feurope eſt aujourd'hui remp 65 & dans lesquels trop d abus ſe ſont rh com- me dans les choſes les plus utiles. L'academie des belles - lettres, formee d'abord en 1663 de quelques membres de Pacademie frangaiſe. pour transmet- tre a la poſtẽritè par des mædailles les actions de louis x3v , devint utile au public — 291 po Sciences, 10 3. pl dy des quelle : DE kate muse nid Sede Apeurprés Frog Phi: 1 E dire e el acadeniic des ſciences u Kae dans Ia, pbyfigus fl elle diſlipa! dei A 085 Ul 2115 eee gsm e eee ſageſle & — ” MW N — P = | Ritions.;.. o'eſt A. cette raiſon naillau Ir quion.du 2 16. qui. e aux tribunaum dad met les ſimples accuſations de ſorcellbrin on ne lieũt pas oſẽ ſous henri quatre ſous louis XxIII; & ſi depuis 1672 ily aut encor des accuſations de malëfices i le juges mont condannte les accuſes, . qe Sanne e profanateurs, qui :d*ailleur giaient le poiſons; 1903200; © DUET N 1 (2-54 tres commun aupararant; de- proyver. les, ſorciers en les plongennt dans Peau, lies. de. cordes-- Stils tſurna geaient, ils ẽtaient convaincus. pluſicum Juges de proyince, avaient ondonnt om Epreuves 1 & elles continutrent Encor long- ter de peup tout berger ẽtait { Ny gg — 8 ctaient en uſage dans les vil- .de n et de la baguette de coudrier, aver Sciences. 16 5 rec laquelle on cre *$&ouvrir les ſgur- , les trẽſors & les voleurs; ; — r certains, & ont encor 'beaucou peilt dams plus d'une proves ugne. il n'y avait preſque|perſoniie; wr ſe fit tirer ſon — on 180085 | Git er que de ſeerets in qtUes” Oo tout \6tait illuſion. des A, g magiſtrats, avaient Ecrit ſeriouſerehe | F ur ces matitres on diſtinguait parm auteurs, une claſſe de demonographes,” | y wait des regles pour diſcernet les frais magiciens, les vrais poſſẽdẽs, d*avec ' es faux ; enfin, juſques vers ces tems-la on: n'avait gueres adoptẽ de 3 ue des erreurs en tout genre. Les idẽes ſuperſtitieuſes Etaient' telle- ent enracinees ches les hommes, que les comẽtes les effrarent encor en 1680. on oſait à peine combattre cette tainte populaire. jacques bernoulli, l'un des grands mathẽmaticiens de Teurope, en rẽpondant à propos de cette comete ſaun partiſans du prejuge,' dit que la che- velure de la comete ne peut etre un — gne de la colëre divine, . ined ri chevelureeſteternelle 5: mai Shue pourrait bien en'etre'un;”- adit ni la tẽte, ni la queu, ne ſont Eternelles. it falut que bayle Ecrivit-contre: le prejuge vulgaire, un livre alors fameux, que ſes It Po} ; i 4X C 1 _ f * «Y Y - 2 2 12 — -» * 2 _ - 1 4 1 1 _ 8 _ * "1 -4 4 ©. 3 1 „ | 1 0 i ) ? : 4 ol «., T4 = . * = „ wy <4 . +; 48 —_ "7 NN 5 1 3 4 l . - 7 T l = 1 7 5 p 7 ö _ * 4 18 4% Ks © 0 1 9 U W * 1 ; ti \ jo ih 1 i 5) A 73 6 = n 1 N +4 "120 4: LY 7 7 U -B3 . BE 4 „ F . 1 . * 0 1 = K 3 14 i 7% . © 4 1 Wil * 1 + 17 4 — — 8 9 e 1 — a Ps: — * ag gs ERIE q ES 4 J 5 - 5 «> We ht —_— „ 2 Z — ” > 5 - e N — > — * 1 7 — y — 4 — pr ner > q "hs 1 dup droits des auraient produit autrefois des excomitil nications des interdits, des ſhin, ble, qui commence à prefider à IC pecher les fureurs des fanatiques peuple de paris autour d'un tombeau 1 faint⸗medard; ni calmer des avant ce hecle, ces diſputes eu 28 Ne d u md Se penn geg / 5 es 3 raiſon 0s e unge 2 am On. ne croirait hw: ue les 1 0 i | n Aux 1 ſouverains- des que n' en ont point cauſc. ſi on a dit, que he peuples ſeraient heureux quand ils au- raient des philoſophes Pos rob; II ef tres vrai de dire ; que les rois en ſont plus heureux, quand il y a beaut couß de leurs ſujets, hiloſopties. Ane Il faut avouer, que cet effrit raiſorii- tion dans les grandes villes, n'a 70 * 06+ vennes, ni prẽvenir la demence du Petit difpute auſſi acharnẽes que frivoles, entre dis mis it cad hommes arent c Etre ſ⸗ ſe des troubles; dans ro - les! rr de ſaint-medard: euſſent 8s accredites par les plus-confideErables* citoiens; & le fanatisme, renfetmẽ dans les bnd | ones 4468 ccvennes andu dat : j N villes. IJ! 210 * J 1101? 2 . de 5 | e, tg 5 lit rerature ent Ets Epuiſes, 8 hecle 3 | 0 n out Etendu les lumie l en d ee tems aurajent, pals x pour de prodig es ont &tE e a + ple, leur de x 25 de 157 ee la r $ ſecle en eſt plus grande. | 1 La ſaine philoſophie ne ft pas en a Had ce d'auſſi grands progres qu en angleter- re & a florence; x Pacademie des ſcien- | ces rendit des ſervices à l'eſprit humain, elle ne mit pas la france au- deſſus des au- tres nations. toutes les grandes inventions & les grandes verites vinrent 1 ones 555 | "Mais dans Peloquence, dans dans 1a littérature, dans les h wt ney me | rale & d'agrẽment, les frangais. furent is, pg 7 de N 1 n'y avait | 8 goũt en italie. Is veritable Elo- quence Etait par-tout ienorce; la religion, enſeignee ridiculement en chaire; & les = cauſes, plaidecs de meme dans le barreau. | les predicateurs citaient vir ile & ovi- de ;. les avocatꝭ, ſaint· auguffi jerame. l ne s ẽtait point encor deus“ de genie, qui eũt donn à la langue fran- gaiſe ITY 4 3 _ 3 22 A N — — _ = err b —— — — - & — 8 7 * * - " Z - a=; 4 br — 5 p —_— > IE [2.5 Ty * 3 R EY >= © r . ; x 4 __ " — — mn Q , Y Og, 2 _— DON 6 $7. CE 8 = — I 8 i * n = r 2 3 — AA = * — — 3 PAL, SE FOR addon, WR N 1 9 F — * 9 P88 7% ˙» ꝛ—mœ YT A EETOE — 4 7 4 * c RES C. - * — i + 2 5 « \ _ — = K A's , — — . . . * 5 . "_" N 2 * 2 * ” nl De ye _— 3 g — - K 8 A n _ _ a * — r 168 Arts. caiſe le tour, le nombre, la proprici du ſtile & la dignite. quelques vers de malherbe faiſaient ſentir ſeulement, gu el le ẽtait capable de grandeur & ge force; mais c' 3 * L . =. . * b 7 . ix *M0 4 3. 4 N 1 4 1 LF ” . * 10 IA * 5 1 aq Y = - f * 52 1 . * * 5 1 = . . 1 4 _ q n 1 , * F _ ; 1 5 = ++ ib N q 1 . = © . F My _—_- q 1 A N 1 11 4 '» $i 1 9 _S tk r er þ 3 * * «4 3 n 7 1 * 1 Z W 4 _ * X "20 * -— #2 455 1 Hb 1 ? 91 * T9 1 ws 1 $ 2, a 1 2 . J 4. 3 = q & 13 . — * - L + Me . * 4 : 1 1 . 11415 : . 1.2 . 3 ? g 22 l bY + % . 4 1 1 * + x8 £ a9 =_ be = Zo f > "a 4 * 11 _ 4am «# 4 — 2 — - IS © - - * 5 +>] * of ? 7 1 _ ' = + , . { 5 1 . 07 * $ 1 r r 4 os _ T7” + RR 911 5 5 o * Fm 45 = 5 *Þ 7 x} 1 — [1 i 42 + * 4 WA =. 5 o / Hs EF < : 'F* =__ 7 1 ' : Ls: K. * 1 3 n 5 * "8 5 1 : | +, Js 0 IM * a _ 1 9 BY \ * 51 7 r . $ * + 1 14 „ 4 ” _— "2 5 n. 1 r 9 EY — — — — 1 — __ yer PR oy Arti. 171 proſe, fut le recueil des tettres pr rovin- ciales en 1654. toutes les ſortes 4905 quence y font renferm&es; il n'y a pas un ſeul mot, qui depuis cent ans fe ſoĩt reſſenti du changement qui altere ſou- vent les langues vivantes. il faut rap- porter à cet ouvrage Te ẽpoque de la fixa- tion du langage. Peveque de lugon fils du celebre buſſi m'a dit, qu'aiant de- mande a monſieur de meaux, quel ou- vrage il eũt mieux aime avoir fait, 5 il n'avait pas fait les ſiens, boſſuet lui re- pondit, les lettres provinciales. Le bon gout qui regne d'un bout 4 | Yautre dans ce livre & la vigueur des dernieres lettres ne corrigerent pas d' a- bord le ſtile lache, diffus, incorrect & decouſu, qui depuis longtems Etait ce lui de preſque tous les ecrivains, des prag & des avocats. | Vn des premiers, qui ẽtala dans la chaire une raiſon toujours Eloquente, fut le pere bourdaloue vers Pan 1668. ce fut une tumicre nouvelle. il y a eũ apres lui d'autres orateurs de la chaire, comme le pere maſſillon eveque de clermont, qui ont repandu: dans leurs diſcours plus de graces , des peintures plus fines & plus pënẽtrantes des mœurs du fied 3 mais aucun ne Va fait oublier. dans ſon ho plus nerveux que fleuri, fans aucune & 24 ima- as imagination. dans Pexpreſſiog +20 pak rouloir pluſtõt convaincre, que RY & jamais il ne ſonge à plaire. i Peut- etre ſerait il a ſouhaiter, qu en banniſſant de la chaire le mauvais qui Taviliſſait, il en eũt banni auſſi cet- te coũùtume de precher ſur un texte. en effet, parler long tems ſur une citation d'une ligne ou deux, ſe fatiguèr à com- paſſer tout ſon diſcours ſur cette ligne; un tel travail parait un jeu peu digne de la gravite de ce miniſtere. le texte de- vient une eſpece de deviſe, ou pluſtot d'enigme, que le diſcours develope. ja- mais les grecs & les romains ne connu- rent cet uſage, c'eſt dans la decadence des lettres, qu'il commenda z & le tems Pa confacre. Lhabitude de deviſer tolljours en deux ou trois points des choſes qui comme la morale n'exigent aucune diviſion, ou qui en demanderaient davantage com- me la controverſe, eſt encot une coùtu- me genante, que le père bourdaloue trou- va introduite, & a laquelle il ſe confor- ma. II avait &t6 prcẽdẽ par boſſuet a EyEque de meaux. celui. ci, qui devint un fi grand homme, s 'ẽtait d' abord deſtin au parti de la robe; & il s' ẽtait engage dans ſa grande Jeuneſſe, a Epouſer ma- demoi- not 5 V 6 f x 2 s 3 173 demoiſelle deſvieux, fille d'un rare me- rite. ſes talens pour la theologie & pour cette eſpece d' ẽ loquence qui le caracteri- ſe, ſe montrerent de ft bonne heure, que ſes parens & ſes amis le determinerent i Vegliſe, mademoiſelle deſvieux I'y engagea elle meme, preferant la gloire qu'il devait acquerir, au bonheur de vi- vre avec lui. voila la ſource d'un bruit qui s'eſt rẽpandu dans le monde, qu'il Etait marie, ce conte, long tems accre- dite chez ce petit nombre d' hommes qui tire vanite de ſavoir les ſecrets des famil- les, n'avait ni verite ni vraiſemblance, il avait preche aſſezʒ jeune devant le roi & la reine mere en 1662,” long-tems avant que le pere bourdalous fut connu. ſes diſcours ſoũtenus d' une action noble & touchante, les premiers qu'on eũt en- cor entendus à la cour qui approchaſſent du ſublime, evurent un ſi grand ſucces, que le roi fit ecrire en ſon nom à fon pere intendant de ſoiſſons, pour le fẽlici- ter d'avoir un tel fils. þ 5 Cependant, quand le pere bourdalouẽ parut, monſieur boſſuet ne paſſa plus pour le premier predicateur. il getait deja donne aux oraiſons funẽbres; genre d'cloquence, ou il faut de I'imagination & une grandeur majeſtueuſe qui tient un peu a la poëſie, dont i faut toùjours H 3 em- = EN — P c Ot. 2 Tt XS P, » * 8 p J% = g 5 r _ 7 * 2 An 7 pg = — — — * ——— A. —_ 1. 2 by mm 7 7 — 2 * . — — —— gene uͥ+hαk — — 5 2 rere — U EE ——— „ 7 - . 2 — — 274 Aris. emprunter quelque choſe, quoiqu- aver diſcretion, quand on tend au ſublime, Foraiſon funebre de la reine mere, qu'il pronanga en 1667, lui valut Feveche de condom: mais ce diſcours n'etait encor r digne de lui; & il ne fut pas im- ime, non plus que ſes ſermons. L' loge 2 de la reine d' angleterre veuve de charles 1, qu'il fit en 1669, parut preſqu en tout un chef-d'ceuvre. les ſujets de ces pieces d'ẽloquence ſont. heureux, à proportion des malheurs que les morts ont Eprouves. c'eſt en quelque facon, comme dans les tragedies, ou les | grandes. infortunes des ptincipaux per- ſonnages ſont. ce qui intèreſſe davanta- . Peloge funebre de madame, enſeyee a la fleur de ſon age & morte entre fey bras, eut le plus grand & le plus rare des. ſucces. celui de faire verſer des larmes à la cour : il fut oblige de &arreter après ces paroles: ,& nuit diſa fireuſe nuit ef: froiable | on retentit tout @ coup comme un eclat de tonnerre, cette ttonnante nouvelle, madame ſe meurt, madame eft morte, &c. Pauditoire eclata en ſanglots; & la voix de Forateur fut interrompue 18 ſes ſou- pirs & par ſes pleurs. Les francais furent les ſeuls, qui at ſirent dans ce genre d'ẽloquence. la me: me homme quelque-tems après en in- venta SRP ² A ĩᷣ c ĩ cc ith. ms venta un nouveau, qui ne pouvait gueres- avoir de ſucces qu ente ſes mains. il | appliqua Vart oratoire A Phiſtoire meme, qui ſemble Vexclure.. ſon diſcours ſur Phiſtoire univerſelle, compoſe pour Pe ducation du dauphin, n'a eũ ni modele. ni imitateurs. ſi le ſiſtẽme qu'il adop pour concilier la chronologie des jui avec Celle des autres nations,. a trouve des contradicteurs chez les ſavans, fon. ſtile n'a trouvẽ que des admirateurs. on fut ẽtonnẽ de cette force majeſteueuſe, dont il décrit les mœurs, le gouverne- ment, Vaccroiſſement & la chiite des grands empires; & de ces traits rapides d'une verite Energique, dont il peint & dont il jugs les nations. ; * Preſque tous les ouvra es qui hono- rerent ce ſiecle, Etaient dans un genre inconnu à Vantiquite. le t/#magque eſt de ce nombre. fenelon, le diſciple, Pami de boſſuet, & depuis devenu malgre lui ſon rival & ſon ennemi, compoſa ce li- vre ſingulier, qui tient à la fois du roman & du poëme, & qui ſubſtitue une proſe cadencee à la verification. il. ſemble qu'il ait voulu traiter le roman, comme monfieur de meaux avait traitẽ Thiſtoiz re, en lui donnant une dignite & des charmes inconnus, & ſur tout en tirant de ces fictions une morale utile au genre H 4 | hu- bed oO... nag th 2. 2% 176 "a bumain; morale enticrement n6gligh dans toutes les inventions fabuleuſes. on a cru, qu'il avait compoſe ce livre pout ſervir te themes & d' inſtruction au duc de bourgogne & aux deux autres enfans de france, dont il fut le precepteur ; ain- f que boſſuet avait fait ſon hiſtoire uni- verielle, pour 'education de monſeigneur. mais fon neveu le marquis de fenelon, heritier de la vertu de cet homme cele- dre, & qui a EtE tuẽ A la bataille de ro- cou, m'a affiire le contraire. en effet, i! n'eũt pas EtE convenable, que les amours de calypſo & d'eucharis euſſent ẽt les premieres legons, qu un pretre eũt don- nEcs aux enfans de france. Il ne fit cet ouvrage, que lorſqu'il fut relegue dans fon archeveche de cambrai. plein de la lecture des anciens, & n& avec une imagination vive & tendre, il $'e- tait fait un ſtile, qui n'etait qu'à lui & qui coulait de ſource avec abondance. by vu ſon manuſcrit original: il n'y a pas dix ratures. on pretend, qu'un domeſti- que lui en derobaune copie, qu'il fit im- rimer. ſi cela eſt, Parcheveque de cam- the dut à cette infidẽlitẽ toute la rẽputa- tion qu il eut en europe. mais il lui dut auſſi d'Ctre perdu pour jamais a la cour. on crut voir dans le telimegue, une cri- tique indirecte du gouvernement de louis xiv. | Arts. ' 199 x1v. ſcioftris qui triomphait avec trop de faſte, idomenẽe qui Etabliſſait le luxe dans ſalente & qui oubliait le neceſſaire, parurent des portraits du roi. ſon mini- ſtre louvois ſemblait, aux yeux des mẽ contens, reprẽſentẽ ſous le nom de pro- téſilas, vain, dur, hautain, ennemi des grands capitaines qui ſervaient Fetat & non le miniſtre. Les allies, qui dane de 1688 $*unirent contre louis xiv,; & qui depuis ebranlẽrent ſon trone dans la guerre de 1701, ſe firent un joie de le reconnaitre dans ce meme idomenee, dont la hau- teur rEvolte tous ſes voiſins. ces alluſions firent des impreſſions. profondes, a la faveur de ce ſtile harmonieux, qui inſi- nue d'une manière ſi tendre la modera- tion & la concorde. les Etrangers: & les frangais meme, laſſẽs de tant de guer- res, virent avec une conſolation mali- gne, une ſatire dans un livre fait pour enſeigner la vertu. les editions en furent innombrables. j; en ai vit quatorze en lan- gue anglaiſe. il eſt vrai, qu aptès la mort de ce monarque, fi craint, ſi envie, fi reſpectè de tous & {i bai de quelques- uns, quand la malignite- humaine a ceſſẽ de s'aſſouvir des alluſions. prẽtenduẽs qui cenſuraient ſa conduite, les juges d'un gout ſevere ont traité le telemaque avec H 5 quel- 5 J * 3 x _ _ 9 1 5 Fall 3 ' | Ez 4% Y 1 | "== 1 1 _ i 1 | =. | 9 = x * * 3 * 3 . ** * 133 2. a) + 1 V it vx * x IN 4 re T7 d 1 1 : : * Fans "uh _ . ' i453 fi _ 1 * . * N. 1 [0 * 1 1 74 1 av vil . MY WT. ſa dans Fefprit des hommes, quand une courtes relates des choſes qui nous 178 Ars Ne ils ont blame-les joan gueurs, les details , les aventures trop FELL peu lices,: les defhiigtions trop repetees & trop uniformes de la vie champètre mais le livre a toũjours ete: regardẽ com- me un des beaux monumens: un: heck floriſſant. zi 5 Ons peut compter parmi ales pedo tions d un genre unique, les caractiret de la bruiẽre. il ny avait pas chez les an- ciens plus d'exemples d'un tel ouvi que du telimaque. un ſtile rapide, con- cis, nerveux, des expreſſions pittoreſ- ques, un uſage tout nouveau de la lan- gue mais qui n'en bleſſe pas les re gles, fraperent le public; & les alluſions, 'qu'- on y trouvait en foule, ' acheverent”le ſucces. : quand la bruiere montra ſon ou- vrage manuſcrit a malẽſieux, celui-ci lu dit: voila deguoi vous attirer beaucoup de lecteurs & beaucoup dennemis. ce livre baiſ- generation entiere, attaquẽe dans Fou- vrage, fut paſſee, ' cependant, comme il ya des choſes de tous les tems & de tous les lieux. il eſt a croire qu il * ra jamais oubie. Le telimague ma point fait Amit teurs; les caructires de la bruiere en ont produit. il eſt plus aiſe de faire de frap- frapent, que d' ẽcrire un long ouvrage d' imagination, qui plaiſe & qui inſtrui- ſe à la fois. "Part delicat de rẽpandre des graces juſques ſur la philoſophie, fut encor une Choſe nouvelle, dont le livre des mondes fut le premier Exemple, mais &- xemple dangereux, parce que la veri- table parure de la philoſophie eſt l'ordre, la clarte & ſurtout la verite. ce qui pour-- rait empecher cet ouvrage ingenieux, . d'etre mis par la poſterite au rang de nos livres claſſiques, c'eſt qu'il eft fon- de en partie ſur la chimere des tourbil- lons de descartes. It faut ajotiter a ces nouveautes, celle que produifit bayle, en donnant une eſ- pece, de dictionnaire de raiſonnement. _ C'eſt le premier ouvrage de ce genre, _ ou Von puiſſe apprendre à penſer. il faut abandonner a la deſtinee des livres ordi- naires, les articles de ce recueil, qui ne contiennent que de petits faits, indignes a la fois de bayle, d'un lecteur grave & de la poſterite. au reſte, en placant ici bayle parmi les auteurs qui ont honore le fiecle de louis x1v, queiqu'il füt rẽ- fugie en holland, je ne fais en cela que me conformer a Parret du parlement de toulouſe, qui, en declarant ſon teſta- ment valide en france malgre la rigueur des loix, dit expreflement , qu'un tel IS 6 ': q * 1 ene ne peut etre ae comme un _ -tranger. _. „ .ne-# -appeſantira point ici * la - foule des bons livres que ce fiecle a fait naitre ; on ne s arrẽte qu aux productions de genie fingulieres & neuves, qui le ca- racteriſent & qui Je diſtinguent des au- tres ſiecles. Peloquence de boſſuet & de bourdalouẽ, par exemple, n'etait & ne pouvait Etre celle de ciceron. ſi quelque choſe approche de-Forateur romain, ce ſont les trois mẽmoires que peliſſon com- poſa pour fouquet. ils ſont dans le me- me genre que pluſieurs oraiſons de cice- ron un mélange d'affaires judiciaires & d'affaires d'etat, traits ſolidement avec un art qui parait peu, & orne d'un Go. quence touchante. | Nous avons ei des 1 3 mais point de tite- Jive, le ſtile de la conſpiration de veniſe eſt comparable a celui de ſaluſte. on voit que Pabbe de fſaint-real l'avait pris pour modele; & peut- Etre Pa-t-il , ſurpaſle. tous les autres ᷑crits dont on vient de parler, ſemblent ętre d' une crea- tion nouvelle. c'eſt là ſurtout, ce qui di- ſtingue cet age illuſtre: car pour des ſa- vans & des commentateurs, le ſeizieme & le dix · ſeptiẽme ſiecle en avaient beau- coup produit; mais le vrai genie en au- cun genre n ẽtait encor develope. . q 2D A Pp * a _ Qui croirait, que tous ces bons ouvra- ges en proſe n auraient probablement jamais éxiſté, 8'ils n'avaient été prece- des par la poeſie ! c'eſt pourtant la deſti- nee de l' eſprit humain dans toutes les na- tions: les vers furent partout les pre- miers enfans du genie & les premiers maitres d'eloquence. 8 Les peuples ſont ce queſt chaque homme en particulier. platon & cice- ' ron commencerent par faire des vers. on ne pouvait encor citer un paſſage no- ble & ſublime de proſe francaiſe, quand on ſavait par cœur le peu de belles ſtan- ces que laiſſa malherbe; & il y a grande ap- parance, que ſans pierre corneille, le genie des proſateurs ne ſe ſerait pas develope. Cet homme eſt d'autant plus admira- ble, qu'il n'etait environne- que de tres mauvais modeles. quand il commenca a donner des tragedies. ce qui devait en- cor lui fermer le bon chemin, c'eft que ces mauvais modeles etaient eſtimes ; & pour comble de decouragement, ils E- .taient favoriſes par le cardinal de riche- lieu, le protecteur des gens de lettres & non pas du bon goũt, il rẽcompenſait de mepriſables Ecrivains, qui d'ordinai- re ſont rempans, & par une hauteur d'eſprit ſi bien placee ailleurs, il vou- lait abaiſſer ceux en qui il ſentait avec H 7 quelque 182 Aris. ment ſe plie à la dẽpendance. il il el bie rare qu un homme puiſſant, quand il eit lui- meme artiſte, protege MOI les bons- artiſtes, Corneille eut a oontbatice fo deck, ſes rivaux & le cardinal de richelieu. je ne repeterai point ici ce qui a ẽtẽ crit ſur le cid. je remarquerai ſeulement, que Pacademie, dans ſes judicieuſes de- ciſions entre corneille & ſcuderi, eut trop de complaiſance pour le cardinal de richelieu, en condannant l'amour de chimene. aimer le meurtrier de ſon pere & pourſuivre la vangeance de ce meur- tre, etait une choſe admirable. vaincre ſon amour eũt ẽtẽ un defaut capital dans Part tragique, qui conſiſte principale- ment dans les combats du coeur. mais Part etait inconnu alors a tout le mon- de, hors a Pauteur. Le cid ne fut pas le ſeul 3 corneille, que le cardinal de richelieu voulut rabaiſſer. Pabbe d' aubignac nous apprend, que ce miniſtre deſapprouva Polſeucte. Le cid, apres tout, était une imita- tion tres embellie de guillain de caſtro, & en pluſieurs endroits, une traduction. cinna, qui le ſuivit, ẽtait unique. j ai con- nu un ancien domeſtique de la maiſon de conde, quelque depit un vrai genie, qui rare. = conde, qui diſait, que 1 grand condẽ à Page de vingt ans, étant a la premie- re repreſentation de cinna, verſa des * mes à ces paroles d auguſte: N 7 ſuis maitre de moi, comme ae Puni- = OE” Je le ſuis, je veux Plire. 6 ; da} 4 0 mimoire ! | Cmſeroez 4 "pF ma nouvelle vic- Je triomphe aujourd hui du plus jufte = courroux, De qu: le ſouvenir puiſſe alter juſqu 2 . 15 Vous. Soians amis, cima; Ceft moi qui 5 convie. o ktaient 1a des larmes de heros. le grand corneille faiſant pleurer le grand conde d*admiration, eſt une Epoque bien cele- bre dans l' hiſtoire de Feſprit humain. La quantite de pieces indignes de lui, qu'il fit pluſieurs annees après, n'empe- cha pas la nation de le regarder comme un 2 homme; ainſi que les fautes con- iderables d'homére n' ont jamais empẽ- chẽ qu'il ne fũt ſublime. c'eſt le privi- lege du vrai genie & ſurtout du genie qui ouvre une carriẽre, de faire impunẽ ment de grandes fautes. | 9 bs | ] % . | F.Y \ = Mt FX _— I ge = - ant, — 3 —— * . — —— ” — he” —pa_ 8 . * . * He k. oh m—_. 2 < * — — x yg n WY 1 = Pn I Or by 0 I I = 4 DED = "hn x — r * 2 9 — * 5 <> ed Rn = 0 2 2 I N W 7 © 3 1H n = bY — by a — FT. * r — — * „ * — me 4 — i Sw — 898 —— — — TEEN — 6 — ee rs. . cena. 2 : 134 Aris. Corneille 8'etait forme tout ſeul; mais t lacs X1V, colbert, ſophocle & euripi- de contribuerent tous à former racine. une ode, qu'il compoſa 3 a Vage de dix · huit ans pour le mariage du roi, lui attira un preſent qu'il n'attendait pas, & le d6- termina à la poëſie. ſa reputation c'eſt accfue de jour en jour; & celle des ou- vrages de corneille a un peu diminue, la raiſon en eſt, que racine dans tous ſes ouvrages depuis ſon alé andre, eſt toũ- jours Elegant, -toijours correct, toũ- jours vrai; qu'il parle au ccœur; ; & que Fautre manque trop ſouvent a tous ces devoirs. racine paſſa de bien loin & les grecs & corneille dans intelligence des paſſions, & porta la douce harmonie de la poëſie, ainſi que les graces de la pa- role, au plus haut point où elles puiſ- ſent parvenir. ces hommes enſeignerent Ala nation, a penſer, a ſentir & à &ex- rimer. leurs auditeurs, inſtruits par eux ſeuls, devinrent enfin des juges ſẽ- veres pour ceux meme qui les avaient Eclaires. It y avait tres peu 1 perſonnes en Ans du tems du cardinal de riche- lieu, capables de diſcerner les dẽfauts du cid; & en 1702, quand athalie le chef- d' uvre de la ſcene fut reprẽſentẽe chez madame la ducheſſe de e IR l. A S838 lb a 4 3 þ 1 * = il!!! les courtiſans ſe crurent aſſez habiles pour la condanner.. le tems a vange Fauteur ; mais ce grand homme eſt mort, fans Jouir du ſucces de ſon plus admirable ou- vrage. un nombreux parti ſe piqua toũ- jours de ne pas rendre juſtice à racine. madame de ſevigne, la premiere per- ſonne de ſon fiecle pour le ſtile epiſtolai- re & ſurtout pour conter des bagatelles avec grace; croit toiijours que racine ira pas lin. elle en jugeait comme du caffẽ, dont elle dit gu'on fe deſabuſera zientöt. il faut du tems, pour que les re- putations meuriſſent. La ſinguliere deſtinee de ce ſiẽcle ren- dit moliere contemporain de corneille & de racine. il n'eſt pas vrai que moliere, quand il parut, eũt trouve le theatre ab- ſolument dẽnuẽ de bonnes comedies, corneille lui - mẽme avait donnẽ le menteur, piece de caractẽre & d'intfigue, priſe du theatre eſpagnol; & moliẽre n' avait en- cor fait paraitre que deux de ſes chefs- d'ceuvre, lorſque le public avait la mire coquette de quinaut; piece ala fois de ca- ractere & d'intrigue. & meme modeèle d'intrigue, elle eſt de 1664 ; c'eſt la pre- miere comedie, ou l'on ait peint ceux que Pon a appelles depuis les marquis. la plũ- part des grands ſeigneurs de la cour de louis xly youlaient imiter cet air de gran- "2 *$ '*, <> 4 - 57 "I. +; o v% al P x \ . s MT 4, 1 } ' 1 3 AP : > 4 ” Wo = 2 ; b : 5 * © i 12 [4 5 . 1 : 5 4 * — 3 1 . * 3 . "== 1 : # 5 1 Y : 7 R c 1 4 | k © | fy * 2 : * 2 7 * . ö - | 1 ve -* : x $ : 1 1 N 7 84 —_— $ 4 q F * y 1 * - „ 1 fb . 4 : 775 : p F LY . LT * . . "+. . i 7 6 A. : [i . 5 : 4 2 . 55 l gp? : I £ * . a I ; 3 22) : 1 : 4 af | x N 9353 . * Al 7 : * N f : r i - : v4 | - g? = j 1. i FF. * . . | - 1 p, Bs 2 4 0 da) 4 * * ty n * 7 ENCES 4 * 9 7 * * * > EF ops * wg 9 Y 2 * 3 * 22 * * l » Pcclat & de dignite.. qu's avait Ea maitre. ceux d'un ordre N copiaient la hauteur des premiers y en avait enfin, & meme en e 1 bre, qui pouſfaient cet air avantageux & cette envie dominante de ſe faire Yarns | Jorge au plus grand ridicule. e defautduralong-tems. moliẽre Fat: taqua ſouvent; & il contribua a defaire le public de ces importans ſubalternes, ainſi que de FaffeQation' des precieuſes, du pedantiſme des femmes ſavantes, de la robe & du latin des médecins. molie: re fut, ſi on oſe le dire, un legillateur des bienſcances, du monde. je ne parle ici que de ce ſervice rendu d ſon fiecle; Ant # « 4 on fait aſſez ſes autres merites, | C'etait un tems digne de ratten tog des tems A venir, que celui où les he- ros de corneille & de racine, les perſon- nages de moligre, les ſymphonies de Julli toutes nouvelles pour la nation, & (puif- qu'il ne s'agit ici que des arts) les voix. des boſſuet & des bourdalouè, ſe faiſaien entendre à louis XIV, a madame fi cẽle· bre par ſon goũt, a un conde, à un tu- renne, à un colbert, & a cette foule d' hommes ſuperieurs qui parurent en tout enre, ce tems ne ſe retrouyera plus, oy, un duc de la rochefoucault Vauteur des maximes „ au ſortir de la converſation d'un — * Leun paſcal & d'un arnauld; allait au thẽa- tre de corneille. ene een e Deſprtaux s ẽlevaĩit au niveau de tant — de grands hommes, non point par ſes premieres: ſatires, car les regards de la poſterite ne s arrẽteront pas ſur les em- barras de paris & ſur les noms des caſſai- gne & des cotin; mais il inſtruiſait cet te polterite, par ſes belles ẽpitres & ſure tout par ſon art poëtique, od corneille eat trouvẽ beaucoup a apprend tre. La fontaine, bien moins chatie dans ſon ſtile, bien moins correct dans fon langage, mais unique dans fa naivete & dans les graces qui lui ſont propres, ſe mit, par les choſes les plus ſimples, preſ- qu'à cotẽ de ces hommes ſublimes. Quinaut, dans un genre tout nouveau & d' autant plus difficile qu'il paraĩt plus aiſẽ, fut digne d' etre place avec tous ces illuſtres contemporains. on fait, a vee quelle injuſtice boileau voulut le decrier. il manquait a boileau d'avoir ſacrifiẽ aux Fgraces. il chercha en vain toute ſa vie a humilier un homme, qui n' etait connu que par elles. le veritable ẽloge d'un poe- te, c'eſt qu'on retienne ſes vers. on ſait par coeur des ſcenes entieres de qui- naut; Ceſt un avantage qu' aucun opera. d'italie ne pourrait obtenir, la muſique frangaiſe eſt demeurẽe dans une ſimpli- cite 7 e. 4 cite qui n'eſt plus du goũt d' aucune na. tion. mais la {imple & belle nature, qui ſe montre ſouvent dans quinaut avec tant de charmes, plait encor dans toute Heu- = rope, à ceux qui poſſẽdent notre lan- _ gue & qui ont le goũt cultivẽ. ft on trou- 5 vait dans Vantiquite un poeme comme 5 _ ermide, avec quelle idolatrie il ſeroit re- 5 gu! mais quinaut Etait moderne. x Tous ces grands hommes furent con- f nus & proteges de louis x1Vv, excepte la fontaine. ſon extreme ſimplicitẽ, pouſ- ſee juſqu'a Poubli de ſoi-meme, Vecar- fait d'une cour, qu'il ne cherchait pas. mais le duc de bourgogne Paccueiliit; & il regut dans ſa vieilleſſe quelques bienfaits de ce prince. il ẽtait, malgre ſon genie, preſque auſſi ſimple que les heros de ſes fables. le pere pujet ſe fit un grand merite, d'avoir traite cet homme de me'euurs fi innocentes, commes il exit par- le a la brinvilliers & A la voiſin. ſes con- tes ne ſont que ceux du pogge, de la- rioſte & de la reine de nayarre. fi la vo- lupte eſt dangereuſe, ce ne ſont pas des plaiſanteries qui inſpirent cette volupte. on pourrait appliquer a la fontaine ſon ad- mirable fable des. animaux malades de la pelle, qui s'accuſent de leurs fautes-: on y pardonne tout aux lions, aux loups & aux ours; & un animal innocent eſt de- ER —_ ® 4&4 Arts, 189 dẽvouẽ pour avoir me un peu d'herbe. Dans cole de c ces 3 genies, qui ſeront les delices & Vinſtrution' des ſiccles à venir, il ſe forma une foule d'eſprits agreables, dont on a une infinite de tits ouvrages delicats,' qui font Pamuſe- | ment des honnetes gens, ainſi que nous avons eũ beaucoup de peintres gracieux, qu'on ne met pas a cote des poullin, des ſueur & des le brun., + Cependant, vers la fin du regne de louis x1Iv, deux hommes percerent la foule des genies mẽdiocres, & evtirent beau- coup de reputation. Pun Etait la motte- houdart, homme d'un eſprit plus ſage & plus ẽtendu que ſublime, Ecrivain deli- cat & methodique en proſe, mais man- quant ſouvent de feu & d' elegance dans fa potlic, & meme de cette exaCtitude qu'il n'eſt permis de negliger qu'en fa- veur du ſublime, il donna d'abord ' de belles ſtances pluſtõt que de belles odes. ſon talent declina bientot apres: mais beaucoup de beaux morceaux, qui nous reſtent de lui en plus d'un genre, empẽ- cheront toujours qu'on ne le mette au rang des auteurs meprifables. il prou- va, que dans Part d'ecrire, on peut ętre encor quelque choſe au ſecond rang. L'autre etait — * avec . 299 d' eſprit, moins as fineſte x 4e eln qu la motte, eut beaucoup plus de talen d Pour art des vers. il ne fit des ode 4 qu après la motte: mais il les fit pull} belles, plus varices, plus remplies di. 1 mages. il égala dans ſes pſeaumes Ion: : Rion & harmonie qu'on remarque dans les cantiques de racine. ſes Epigrammaſſi ſont mieux travaillees que celles de mi- rot. il reuſlit- bien moins dans les open qui demandent de la ſenſibilitẽ, & dam les comedies qui veulent de Ia gaiete ces deux caracteres lui manquaient. ainſ il echoua dans ces deux genres, qui li etaient Etranger oor 7 71:1 Il aurait corrompu la langue 4 ſe, ſi le file marotique, qu'il emploi dans des ouvrages ſerieux, avait ẽtẽ imi. te. mais heureuſement ce melange de l puretẽ de notre langue avec la difformi- tẽ de celle qu'on parlait il y a deux-cent ans, n'a ẽtẽ qu'une mode paſlagere. quelques - unes de ſes epitres. ſont des imitations un peu forces de deſpreaux, & ne ſont pas fondees ſur des idees auff claires, & ſur des verites reconnuès: 4 vrai feul eſt aimable. whe II degenera beaucoup ns. ks ul etrangers J ſoit que Vage: & les .malheurs euſſent affaibli ſon genie, - ſoit que ſon n mérite conſiſtant dans le * 5 es Arn. 191 des mots & dans les tours heureux, me- rite. plus nẽceſſaire & plus rare qu on ne penſe, il ne fut plus 2 à portẽe des mEmes ſecours. il pouvait, loin de fa patrie, com- pter parmi ſes malheurs, celui de n a voir plus de critiques ſẽvẽres. Ses longues infortunes eurent leur ſource dans un amour propre trop in- domptable, & trop mele de jalouſie & d'animoſite. fon exemple doit Etre une legon frapante pour tout homme à ta- lens; mais on ne le conſidère ici, que comme un Ecrivain qui n'a pas peu con- tribue a Phonneur des lettres. II ne s'eleva gueres de grands genies depuis les beaux jours de ces artiſtes il- luſtres; & à peu-pres vers le tems de la mort de louis X TV, la nature ſembla ſe repoſer. La route Etait difficile au commence- ment du fiecle, parce que perſonne n'y avait marche : elle Veſt aujourd'hui, -parce qu'elle a ẽtè battue. les grands hommes du fiecle paſſe ont enſeignẽ a penſer & à parler; ils ont dit ce qu'on ne ſavait pas. ceux qui leur ſuccedent, ne peuvent gueres dire que ce qu'on fait. enfin, une eſpẽce de degoilt eſt ve- nu de la multitude des chefs-d'*ceuvre: & le fhecle paſle aiant ẽtẽ le prẽcepteur du ſiccle preſent, il eſt devenu fi = e . ay ooo WP I OR III - ITT ons mono on — — — — — ————̃ ͤ ͤ—ů OR * 9 8 % * % 6— ” 8 * 2 A n ” = a N N M * 9 % — ">> C- * = 1 4: 345, f * rn ” „ : 1 7 * F y * 5 ** IF. LIM = "oy . . : 7 2 PET Co Es AK 1 * en \ Ne * 1 5 3 * * 7 fa 5 — } iS bin 92 4. ; le d'ecrire, des choſes mẽdiocres, qu'un de livres frivoles, & que |; © "XL x4 te = > a x a * : N 2 Y * *- * -— * * _ * . „ : WE 7 — 5 5 ? y ” © -% * » - 83 * * * 4 4 » o * > © $47 7 o * 4 7 . * = 47 % mY „ } A as. 4 5 * % * * F 4 5 1 £ . * # I p ” *% 1 ; ; : 8 - N ad I " y + | $ 7 1 * C CY £ i 4 « 4 * £ - 4, LI : N P — & 1 * ® . U a», I -Þ a> F ? CHAPITRE TRENTIEME; * Suite des Arts, Pegard des arts qui ne depen- dent pars uniquement de Peſprit, comme la muſi- Bs que, la peinture, la ſculp- — ture, -Parchiteteur 3 ils navaient fait que de faibles progres en france, avant le tems qu'on nomme /e | fiicle. de louis xiv. la muſique etait au berceau: quelques chanſons languiflan- tes, quelques airs de violon, de gui- tarre & de tourbe, la pluſpart meme compoſẽs en eſpagne, Etazent tout ce qu'on connaiflait. lulli -Etonna par ſon cout & par ſa ſcience. il fut le premier en france, qui fit des baſſes, des milieux Tome II. 1 - & des fugues. on avait d'abord bea e ſes compatitions., "qui Wl 5 e 9225. - Fo | 1 = 3 tems wan 8 1 Part va 2 f perfe&ronne e 11 © gretli on. fi n'y a point de grande G Ji n Vai! des by concerts publics; & paris meme alon * n'en avait pas. vieige-guatre-'vielahs du | : roi ẽtaient toute Ja muſique de la france, Wil | Les connaiſſances, qui appartiennent 0. la muſique & aux arts qui en dependent on fait tant de progies, qde, ſur 1276 4 . du regne de louis xiv, on a invente. | de noter la danſe ; deſorte qu au jourd'- | hui il elt vrai de dirty, quoi 4 17 Þ vre ouvert. ek * Nous avions-ets de tres al 5 tectes, du tems de la regence 4 1 me dicis. elle fit. Eltver le c f 3 xembourg dans le goùt toſcan, pour he- . norer ſa patrie, & pour embellir la ns tre. le meme desbroſſes, dont nous ayons E le portail de laitit-gervais, batit le p f de cette reine, qui n' eu jouit jamais. i | Len falut beaucoup, que le cardinal de FT richeliey et avec autant de grande dans Feſprit,, autant de goht qu'elle. le palais cardinal, qui eſt aujourd Hui le palais roial, en eſt la preuve. nous con- gu- bee aves. douleur. fiques ; mais plus recherche: Eg. = rieur, que recommandal Jes par. des de- hors dans le grand gobt; & qui fatisfont le lune des particuliers, encor en n'embelliſſent la ville. Wis WE” Colbert, le mecene de thus les area, forma une académie Aach ee et en 1651. C'eſt peu d'avoir des en, it faut que les auguſtes les emploient. II faut aufſi e les magi rats munici- paus fojent animes par le zle, & Eclai- res par le godt. 8 y avait eũ deu ou trois prẽvoòts des marchands coe e prefident turgot, on ne-raprocherait pas 4 la ville de paris cet hotel de ville mal con- ſtruit & mal ſi tus; cette place ſi petite & ſi irreguliere,, qui n'eſt celebre que par, des ibets & de petits feux de joie; — mas Etreites dans les quartiers les plus . frequentes 3 & enfin un reſte de bark rie, au milieu de la grandeur. & * W ſcin de tous les arts, 5 Ta; peintute commenga ſous laws A111, avec le, Pouſſin. il ne faut point compter les peintres mediocres, qui Pont precede. nous avons eu tofijours depuis lui de | 2 grands ee FAT ed! *1y5 fat 7 gui; 13T 51; . ima, ins nous argeter ; 4 deut . autre maitre que 1 9 1 5 ont Ji recherche. les Strangers commencett , nous les enlever: . J vu chez un grand roi des galeries & des |apatte- mens, qui ne ſont ornẽs que de nos ta- bleaux, dont peut: etre nous ne voulions pas connaitre aſſez le mérite. d. Al Vu n france refuſer douze mille livres dan tableau de ſanterre, RJ n 7 a. point dans europe de plus vaſte ouvrage de pein- ture, que le plafond de 7: mine, I Vet- {ailles ; & je ne ſai sil en 2 e beaux. . Nous. avons aujourdhui ü un n pelt, 9 chez les etrangers meme paſſe 0 5 e premier de Feurope. non ſeulem: Colbert donna à Vacademie de peinthr la forme qu'elle a aujourdhui; malt #0 1667, il engagea louis XIV a_en Etablir une à rome. on acheta dans cette me- tropole un Fei ou loge le, directeur. on y envoie. es Eleves, qui ont rempor- te des prix à Pacademie de paris. ik y ſont conduits & entretenus aux frais du 96.9 | | run. qui la les ee dans AA & dans. | 115 conipolition z nous | avong gd plus de trente peintres, uf te des morceaux tres dignes de FY arr. | 197 Toi. ils 7 deſfinent les antiques. ils dient raphael & ebe ange Ped Gel Geſt ee 1b 80 ue fendit à ie ancienne & nouvelle le defit de Pithitet ; & on n pas meme Seis de” tertdre cet hommage depuis que TR immeßſes collections de tableaux d'italie amaſſces par le roi & par le duc Sl * & les Nets ee de ſculptur que" france a produits, nous ont Werl E- tat de ne nous: chercher ailletirs des maitres. x . | f | wo J SOL n Ceſt Lageplan dans 14 ſeit re que nous avons excellé, & dans Fart de jetter;en fonte d'un feul jet des res Equeſtres coloſſalees. 11 Si Tort trouvait un jour, ſous- des'ras- nes, des morceaux tels que les baine d'apollon expoſes aux injures” de Pair | dans les boſquets de verſailles, le tom- beau du cardinal de richelieu trop peu montrẽ au public dans la chapelle dd for- bonne, la ſtatue ẽqueſtre de Touls xv faite A paris pour decorer bordeaux, le mercure dont louis xy a fait prẽſent du roi de pruf- ſe, & tant autres ouvrages Egaux'a ceux que je cite; il eſt à croite, que ces '0- ductions de nos jours ſeraient- miſes a cote de la plus belle antiquitE grecque. Nous avons Egale les anciens dans les | I 3 e . : Tn n . +; _ * x Y » #9 2 i: '- = - : 2 : 5 _ : 7 _ N T 4: 3 7 1 1 Li . / LY ' . : 5 ++ 11 i * * 1 þ : os. 117 : 2 I } = I 1 . F v * : ö 1 5 j : O01 II In . 0 ˙ LU ̃ ⁵ ß is nt en — — 9 A 2 5 > FEE. d — — ̃¶ . —— — x ̃¶ ͤff Wl Ae ati 44.14 — he +6 wp dmg —_— 9 1 louvre ogcupe, p tiltes. pour. fume rug e pan dont des chef: Eν,ẽ !. wo 5 On a pas moins re art de ver Jes pierres precieuſea... celui d tiplier les tableaux, de les terviſer par ö 75 cuivre * 11 tranſmettre ſacilement a Exits) tom tes les repreſentations. de la nature &. de Part, était encar tres inſorma en france avant ce ſieclę. C eſt un; des arts des plus agr6ables & des plus utiles. on le doit aux florentins, qui E vers le milieu yp quinziemeficde ; & il a iti plus Join france, que dans le lieu mepede f Bal „ parce_qu:ony.a fait un plus aud nombre 2 les recueils des eſtampes du roi ont St Joyvent un des plus magnifiques: prifens qu'il ait fait aux ambaſſadews, la cize- lire en or & en. argent, qui depend du deſſein & du goũt, a ẽtẽ porte a la plus grande perfection, dont la main de I bom- me ſoit capable. Apres 4 .. 199 pres 7 ainſi vary; tous ces Mis 1 qui contribu yent AUX delices des par Reed & A la gbi & de. Petit; ne 2 les Arts, datis legiſel tes francais furpaſ- ſent” toutes les Hr hog du Gs: 1 Je" VEUX parler de la chirurgie, dont les progres furent ſi rapides & I clebres dans ce ſiecle, qu'on venait à paris des bouts de europe, pour toutes les cures & toutes les "operations © qui demandaient une dexterite non commune. non ſeule- ment il n y avait gueres d'excellens chi- rurgiens qu'en france; mais c'Etait dans ce feul pais qu'on fabriquait parfaitement les inſtrumens neceſRires': il en fourniſ- fait tous ſes voiſins; & je tiens du cele- bre chezelden, le plus grand chirurgien de londres, yue ce fut lui qui commenca 2 faire fabriquer à londres; en 1715, tes inſtrumens de ſon art. I mẽdeeine, qui ſervait a perfectionmer chirurgie, ne s' ẽlera pas en ſtanct au deſſus de ce qu' elle alt en angleterre, & ſous le fa- meux berhbave en hollande; mais il arri- va à la mẽdecine comme à la philoſo- phie, d'atteindre à la perfection dont el- le eſt capable, en profitant des Jumicres de nos voilins. Voila en general un tableau fidéle des I 4 pro- 3 ſons pas Tous filence 1 Efes ile de tous Ll 2 1 ; * Suite des arts. Sn 04s aA progres de Peſprit bumain dans ce fi6- e LY d de 10 6 7 E 41s by $ r 25 2 F ' „I * » * + 7 3 4 A * 0 5 >. + 2 9 AH. 3 u 24 > 22; 1 $* 6] f — — . — ——» — - —— : — - | 7 . : 201 Fs * 7 * * "Ivy Wine 3 4 77 3 13 271193 UE 209 0 mg3 Ju p 7513 CHAPITRE TRENTE-UNIEME. ' Affeires feel rafiques : g 4 2 memorables. | e ov 10 23 12 © 1 -N 1 licate & la plus! mEnagee. conſerver à la fois Punion avec le fiege de rome, & ſoutenir les libertés de Vegliſe gallicane qui ſont les droits de Pancienne egliſe ; favoir faire obgir les eveques comme ſujets, ſans toucher aux droits de Vepiſcopat; I 5 ls | 202 | Maire 1 les ſoũmettre en e la juriſdiction ſẽculiẽre , & les laiſſer ju- ges en d'autres; les faire contribuèt 1 | beſouns ; Ke dcs, 3 3 peu dane un oed & dans une decen- ce, dont les guerres ciyiles & la licence des tems L'avaient écarté. le roi ne fouf- jcrit plus enſin, ni que les ſeruliers paſſe. daſſent des benefices ſous le nom de con- f dentiaires, ni que ceux qui n'etaient pas pretres euſſent des ẽvẽchez comme le car- dinal mazarin qui avait pofſede Ich de met nꝰẽtant pas meme ſous- diacre, & le duc de verneuil qui en avait auſſi jou \ F 1 F f J 1 l | a 1 2 C > 4 0 ; * 4 + 4 4 ; iz \Þ bo. . £ ( bu 0 8 i $ * & 3 ts 1 8 g 1 : * "1 = ! F N : | | 1 1 4 [ - | q | | | 4 5 = + 1 207 . e moins, aider le voi e, & & batir dans parip up. pa- Wees un nouvel gras oh cette e Les — 945 gu claro de france 1 6 taient pas encor entierement Epur dans la miporité dg lows x1, fp 2 75 | lange que la ligue 7 Walt appc avait vu, dans 1a jeuneſſe de louis CER . js: 4245 dernier Etats te nus en 16145 partie de la nat 1 op le tiers tat && qui 75 de stat, demander en N le parlement, qu on paſat pour loi fonqa- mentale; „„ qu aucune puillange ſpiri- „ tuelle 0 peut priver Jes. rois de leurs v droits i. 164 1 Vils ne tiennent que de » que S'eſt un crime de 39. 7—— i chef, d enſei- „ ner qu on 251 d& & tuer les 23 Jois. 3 Set la fubſt Fry's propres paroles de la demande de la nation. elle fut faite dans un tems, on f de - henrile grand fumait encore. 6 t un evegpe de france v6 en fange, ſe cardi- nal du pęrron, 8 oppoſa violemment 3 2 cette propoſition, ' ſous pretexte v'etait pas au tiers etat à propo * loix, ſur ge qui peut concetner r Tegliſe. 1 faiſait- il donc avec le 3 due le tiers ẽtat voulaig faire? mais Len 3 Etait pape ẽtait pleine, cons, directe aw:fpirituek; nds | * au temporel & qu il avait charge vd dlergẽ da lire, qu an excommu-· gm: Ker nn rn TS „ pe ne es roig. Ads 11.9. SIe di Le roi une aſlbeibi&s 20 Ia clergs, compoſce de t 5 ques, & d autant de Tecc {c jr les —— Nene vur la | premeére fois le parti Hefe en g K pape, 1 tes fvorifait a Wl * les aimer. it fe fir” w0ajours un höngelf | de reſiſtèr à ce monarque, dans tbüres les occaſions; & depuis meme, Nath ; is unit avec les alles contre le parce que louis xrv protege prince: deſorte qu'alors on dit, at 5 = [2 mettre fin aux ttoubſes de Tee & de Légliſe, I falair que le roi jacques % füt buguenot, & le pape catholique. Cependant l'aſſemblee du clerge de 168 1 d'une voix unanime ſe déclate pour le roi. it s agiſſait encor dune au-. tre petite querelle devenuè importante 7 election d'un prieure dans un fau- bourg de paris, commettait enſemble le roi ecelefiaſthques. | 3 > "M0 doh, pe. le pontiſe romain avait. Za 0 e de FarcheyEque de Annu, a.omination, & ge priou-. b en Wait s eee avait ordongß Par une a4 e füt britler Parret, 00 par 3 le paflement avait or- donne Ia ſuppreflion de la bulle, ces com- bats, ont, Epuis long tems, F ditiaires N inevitables de PE ] de. lah rte naturelle aer TA Rake dans enge, & 155 ſonmitzon a a une puiffance strangere. Lalfembléee du clergẽ prit un past, qui montre que des hommes ſages peu- t ceder avec dignits, a leur ſouverain, ſans I'm tetvention d'un autre pouvoir. elle conlentit 2 a. extenſion du droit de regale 2 tout le tolaume; mais ce fut au- tant une conceſſion de la part du clerge, qui fe relachait de ſes pretentions. par N naiſſance pour fon protecteur a ox ormel. du droit ein de! | * 3 _ Valfemblee ſe juſtifia aupres FR pape par un. lettre dans laquelle- on trouve un paſfäge, qui ſeul deyrait ſervir de rẽ- gle Eterneſle dans toutes les diſputes: Ceſt gu il vaut mieux ſacr iſter quelque cho- 7 ſes droits, que de troubler la paix. ie roi, Pegtife gallicaney les e urent 3 16. - =, : furent contens. les ag Ecrivirent | "= belles. le pape füt inflexible: i par un bref toutes les reſolutions de Vaſſemblee, & manda aux ẽvèques de ſe rẽtracter. il y avait-la dequoi fepattt jamais regliſe de france de celle 9: rome. on avait parle, Tous le cardinal de richelieu & ſous mazarin, de faire un pg. triarche, le voeu de tous les magiſtiat Etait, qu'on ne paiat plus 2 a rome le tribut des annates; que rome ne nommät plus, pendant fix mois de Vannee,. aux beneh. ces de beg . que 1 Eveques de 9 ppelaſſent plus eveques pur 83 pref ton du ſaint-fit ie, file ſi le rois ba. vait voulu, il avait qu'à dire un mot; il Etait maitre-de Paſſemblee du clergs, & il avait pour lui la nation, rome elt tout perdu par Pinflexibilite d'un ponti- fe vertueux, qui ſeul de tous les papes de ſe fiecle ne ſavait pas &accommoder au tems. mais il y a danciennes bornes, qu'on ne remue pas ſans de violentes ſecouſſes. il falait de plus grands interets, } de plus grandes paſſions & plus d'effer- veſcence dans les eſprits, pour rompre tout d'un coup avec rome; & il. Etait bien difficile de faire cette La tan- dis qu'on voulait extirper le calviniſme. on crut mEme faire un coup hardi, lorſ- qu'on pili les quatre fameuſes W | alter... x. i 17 de la meme aſſemblẽe du clerge en 1682, dont voici la ſubſtance. | 1. Dieu n'a donné a pierre & A 4 uo aucune puiſſance ni directe ni indirecte ſur les choſes temporelles. 2. Vegliſe gallicane approuve le con- ctle de cenſlunce, qui déclare les conci- les generaux ä au pape dans le ſpirituel. 5 | 3. les regles, les uſages, les prati- | ques recues dans le roiaume & dans IE giliſe gallicane, doivent comer”! in- 2 bran lables. | I les deciſions du pape, en matiẽ- res de foi, ne ſont ſures, qu TO que e- | gliſe les a acceptees. Tous les tribunaux & toutes les fa- cultes de theologie enregiſtrerent ces quatre propoſitions dans toute leur é- tenduè: & il fut defendu par un. E- dit, de rien * em de con- traire. Cette fermete fuk: garde à rome comme un attentat de rebelles; & par tous les proteſtans le europe, comme un faible effort d'une ẽgliſe nee libre, qui - rompait quo n chainons de ſes ers. Les quatres maximes furent d'abord- ſoutenues avec enthouſiaſme dans la na- tion, | enſuite avec moins de vivacité. Tome 11, 1 ſur 21 8 % | | Aire fur la ſin du regne- de louis x1v;: de commencerent a devinir problematiques;, & le cardinal de fleuri les fit depuis del. avouèr en partie par une aſlemblee du clerge, ſans que ce dẽſaveu caulat le moindre bruit, parce que les elprits n's. taient pas alors Echauftes, & que. dans le miniſtere du cardinal de fleuri rien n'eut de Peclat. Cependant innocent onze sat grit tho que jamais: il refuſa des bulles.A tous les eveques & à tous les abbes comman- dataires que le roi nomme; deſorte qui la mort de ce pape en 1689, il. y avait vingt- neuf dioceſes en france depourvus d'eveques. ces prelats n' en touchaient pas moins leurs revenus; mais ils n'o- ſa ient ſe faire ſacrer, ni faire les fon- ctions Epiſcopales. Videe de creer un pa- triarche ſe renouvela. la querelle des franchiſes des ambaſſadeurs à rome, qui ache va d' envenimer les plaies, fit penſer qu' enfin le tems était venu, d' ẽtablir en france une Egliſe catholique-apotolique, qui ne ſerait point romaine. le procureur-ge- neral de harlai & Pavocat-general talon le firent aſſez entendre, quand ils appe- lerent comme d' abus en 1687 de la bul- le contre les franchiſes, & quiils eclate- rent contre Popiniatrete du pape, qui laiſſait tant d'egliſes ſans paſteurs. mais * 1 a Ts eccleſh aftiques. 219. Vow jamais le roi ne voulut conſentir à cette demarche, qui ẽtait * ailce . fla ne paraiſſait hardie. La cauſe d innocent onze devint ce- x: pendant la cauſe du ſaint· ſiẽge. les quatre propoſitions du clergẽ de france atta- quaient le fantõme de Finfaillibilite, (qu on ne croit pas à rome, mais qu on y ſoũ- tient.) & le pouvoir reel attache a ce fan- tome. alexandre huit & innocent. dou- ze ſuivirent les traces du fier odeſcalchi, quoique d'une manitre moins dure: ils confirmerent la condannation portee contre Paſſemblee du clerge ; ils refuſe- rent les bulles aux eveques; enfin ils en firent trop, parce que louis xiv n'en avait pas fait aſſez. les Eveques, laſſes de n' etre que nommes, par le roi & de fe. voir ſans fonctions, demanderent a la cour de france la permiſſion d' appaiſer la cour de rome. Le roi, dont la fermetẽ Etait fatiguce, | le permit. chacun d'eux Ecrivit ſepare- ment, qu'il etait dowloureuſement affiige des procedes de Paſſemblie; chacun | declare dans fa lettre, qu il ne regoit point com- me decide ce qu'on y a decide, ni com- me ordonne ce qu'on y a ordonne. Pignatelli(innocent douze)plus conciliant qu'odeſcalchi, fe contenta de cette de- 1 les quatre propoſitions n'en fu- K 2 rent — — 4 — — —_— . n — — e = ads TIF CEL TED 4 © Pe arc 2 et in 8 — LY * : - 2 - 1 i n =# -- N a 2 - — IS P * I * 9 5 * 5 * 2 2 2 - Sod So Te 4. 2 Og AW 2 93 a = b 5 # * — 41 CI * 1 * S = EY oe *_ E — "4 = * n A _ ., i gb + © —— 2; — _ % oe”: „ by i 498 * 4 6 Affeires rent pas moins enſeignẽes en france 4 tems en tems. mais ces armes ſe rouil- lerent, quand on ne combattit plus; & la diſpiiterefta couverte d'un voile, fans etre decidee, comme il arrive preſque toũjours, dans un état qui n'a pas ſur ces matieres des principes invariables & ' recontius; ainſi tantöt on 8'Eleve contre rome, tantot-on lui cede, ſuivant les con- | jonctures, & ſuivant les caractères de ceux qui gouvernent, & les interets par- ticuliers de ceux par qui ils ſont gouver- nes. | Louis xiv Pailleurs n'eut point d*au- tre demele ecclẽſiaſtique avec rome, & n'eſſuia aucune oppoſition du clerge dans les affaires temporelles. Sous lui, ce clerge devint reſpectable, par une decence i ignorèe dans la barba- rie des deux premieres races, dans le tems encor plus barbare du gouverne- ment feodal; abſolument inconnue pen- dant Jes guerres civiles & dans les agita- tions du regne de louis x111, & ſurtout pendant la ironde, à quelques exceptions pres qu'il faut toũdjours faire dans les vi- ces comme dans les vertus qui domi- nent. Ce fut alors ſculement, que Von com- menca a deciller les yeux du peuple ſur les ſuperſtitions qu'il mele toujours à ſa $i 52 . [nia il fut permis, 9 le parle- ment d'aix malgre les carmes, de ſa- voir que le lazare & madelain n'etaient point venus en provence. les bẽnẽdictius ne peurent faire croire, que denys Farẽo- pagite edt gouverne Vegliſe de paris. les ſaints ſuppoſes , les faux miracles „ les fauſſes reliques, commencerent a Etre dẽ- .cries. la ſaine raiſon, qui eclairait les philoſophes, penetrait partout, mais len- tement & avec difficulte. Leveque de chalons, gaſton- louis de noailles frere du cardinal, eut une plete aſſez Eclair&e, pour enlever en 1702 & faire jetter une relique, conſervee pre- cieuſement depuis pluſieurs ſiẽcles dans Fegliſe de notre-dame, & adoree ſous le nom du nombril de Jeſus-Chriſt. tout chalons murmura contre I'eveque. pre- {idens, conſeillers, gens du roi, treſoriers de france, marchands, notables, cha- noines, cures, protefterent unanimement par un acte juridique contre Ventrepriſe de Peveque, reclamant le faint nombril, & alleguant la robe de Jeſus-Chriſt con- ſervẽe a argenteuil, ſon mouchoir a tu- rin & à laon, un des clous de la croix à ſaint-denis, & fon prepuce a rome; mais la ſage fermete de l' que Pemporta a la fin ſur la credulite du peuple. Queſques autres ſuperſtitions, atta- K 3 chees * Wal A T pn Þ l a * 4 8 . = ft = 1 „ * * U R's 7 222 Aaires eccleſi f igen chees à des uſages reſpectables, ont ſub⸗ ö fiſts. les proteſtans en ont triomphe, mais ils ſont obliges de convenir, qu'il n'y a point d'ẽgliſe catholique, ou ces a. bus ſoiĩent moins communs & plus ms. priſes qu en france. L'eſprit vraiment Keen qui n'a pris racine que vers le milieu de ce fiecle, n'ẽteignit point les anciennes & nouvelles querelles theologiques, quin'e- taient pas de ſon reſſort. on va parler de ces diſſentions, qui font la honte de la raifon humaine, Cum 223 — m —— — — — S $OCDSSCOOSEDSSEDEIESOFP CnApPITRE TRENTE-DEUXIEME. Du calvini ſine. — . eſt affreux fans doute, que Rem CN) Pegliſe chretienne ait tou- 6 = jours ete dechiree par ſes Ws querelles, & que le ſang it coul. pendant tant de e ſiccles par des mains qui portaient le dieu de la paix. cette fureur fut inconnuè au paganiſme. il couvrit la terre de tenebres, mais il ne Parroſa gueres que du ſang des animaux; & fi quelquefois chez les juifs & chez les paiens on devoua des victimes humaines, ces devoumens, tout horribles qu'ils etaient, ne cauſcrent point de guerres K 4 Cle — — 224 Du calviniſme. civiles; la religion des paiens ne conſiſ- tait que dans la morale & dans des fetes. la morale qui eſt commune aux hommes de tous les tems & de tous les lieux, & les fetes qui n*etaient que des rẽjouiſſan- cẽs, ne pouvaient troubler le genre hu- main. z L'eſprit dogmatique apporta chez a hommes la fureur des guerres de reli- gion. j'ai recherche long- tems, com- ment & pourquoi cet eſprit dogmatique, qui diviſa les Ecoles de Pantiquite paien- ne fans cauſer le moindre trouble, en a produit parmi nous de ſi horribles. ce n'eſt pas le ſeul fanatiſme qui en eſt cau- ſe; car les gymnoſophiſtes & les bramins, les plus fanatiques des hommes, ne fi- rent jamais de mal qu'a eux-memes. ne pourrait- on pas trouver peut Etre Vori- gine de cette nouvelle peſte qui a rava- ge la terre, dans Veſprit rẽpublicain qui anima les premieres Epliſes ? les aſſem- blees ſecrettes qui bravaient d' abord dans des caves & dans des grottes l'au- torite des empereurs romains, formerent peu-a-peu un Etat dans Vetat. c'etait une republique cachee au milieu de empire, conſtantin la tire de deſſous terre, pour la mettre a cote du trone. bientòôt l'au- torite attachẽe aux grands ſiẽges fe trou- va en oppolition avec Feſprit populaire, qul 1 Du caluinime. 225 qui avait inſpirẽ jusquꝰ alors toutes les aſ- ſemblees des chretiens. ſouvent, desque Peveque d'une metropole faiſait valoir un ſentiment, un eveque ſuffragant, un pretre, un diacre, en avaient un contrai- re. les anciennes opinions, renouvelees depuis par luther, par zwingle, par cal- vin, tendaient pour la pluspart a detrui- re Vautorite Epiſcopale & meme la puiſ- ſance monarchique. c'eſt une des princi- pales cauſes ſecrettes, qui firent recevoir ces dogmes dans le nord de Vallemagne, on Ton etait las de la grandeur des pa- pes, & ou l'on craignait d' etre aſſervi par les empereurs. ces opinions triomphe- rent en ſuẽde & en danemarck, pais oli les peuples Etaient libres ſous des rois. Les anglais, dans qui la nature a mis Veſprit d'independance, les adopterent, les mitigerent,,&en compoſerent une re- ligion pour eux ſeuls. elles penetrerent en pologne, & y firent beaucoup de progres dans les ſeules villes ou le peu- ple n'eſt point eſclave. la ſuiſſe n'eut pas de peine à les recevoir, parce qu'el- le était republique. elles furent ſur le point d' etre etablies à veniſe par la me» me raiſon; & elles y euſſent pris racine, ſi veryſe n'elit pas ẽtẽ voiſine de rome, & peut-Etre ſi le gouvernement n'etit pas craint la democratie, qui ẽtait le grand but K 5 des T\ . > b 33 4 7 g | _ of _— 5 jþ N 2 18 14 2 ty” TY q ml 12 3 1 1 WY _ _ 2 th 2 5 = * q - = 15 t 4 EY Lind + 19 : 1 „ 0 7 * 1 . & bY 8 q] ö 1 p * R$ 7 « 7 . 1 4H 1 F 3.8 * ; i ; 4 r * 7 4 i, 8 - Ex HH XY NB * 3 1 ; * . 4 = * HLTT WH! {6 { j . „ ia Ts +7" . 2 5 * 1 |. . g $1 1 3 9 $$. 3 © ih F {*: * | 226 Du cali mame. des prẽdicans. les hollandais ne prirent cette religion, que quand ils ſecouerent; le joug de Feſpagne. genéve devint un Etat populaire, en devenant 'calviniſte, toute la maiſon d*autriche ecarta' ce ſees de ſes Etats, autant qu'il hui fut poſſible. elles n*'approcherent presque point de Peſpagne. on ne les vit point, ſous le regne de frangois premier & de henti 11 princes abſolus, cauſer de grands trou · bles en france. mais, des que le gouver- nement fut faible & partage, les querel- les de religion furent violentes. les con- de & les coligni, devenus calviniſtes par- ce que les guiſes Etaient catholiques, bou- leverſerent Fetat a Fenvi. la legerete & Pimpetuoſite de la nation, la fureur de la nouveaute & | Penthouſiaſme, firent pendant quarante'ans, du peuple le plus poli, un peuple de barbares. Henri Iv, ne dans cette ſecte qu'il at- mait ſans ètre entete d' aucune, ne put malgrẽ ſes victoires & ſes vertus, regner fans abandonner le calviniſre : deyenu catholique, il ne fut pas aſſez ingrat pout vouloir dẽtruire un parti naturellement ennemi des rois, mais auquel il devait fa couronne; & s'il avait voulu diffiper cette faction, il ne Vaurait pas pu. il l cherit, la protẽgea & la reprima. ' Les huguenots en france faiſaient tout au 3 $ ( Du catvinisme. 7 | au plus alors la douzieme partie de la na- tion., mais il y avait parmi eux des ſei- gneurs puiſſans: des villes entieres E- taient proteſtantes. ils avaient fait la guerre aux rois: on avait ete contraint de leur donner des places de ſüreté: henri 111 leur en avait accordẽ quatorze, dans le ſeul dauphiné; montauban, ni- mes, dans le languedoc; ſaumur, & ſur- tout la rochelle, qui faiſait une republi- que à part, & que le commerce & la fa- veur de Vangleterre pouvaient rendre puiſſante. enfin, henri Iv ſembla ſatis- faire ſon goũt, fa politique & meme ſon devoir, en accordant au parti le celebre Edit de nantes en 1598. cet edit n'etait au fond que la confirmation des privileges que les proteſtans de france avaient obte- nus des rois precedens les armes a la main, & que henri le grand affermi ſur le tro- ne leur laiſſa par bonne volonte, _ Par cet Edit de nantes, que le nom de henri quatre rendit plus celebre que tous les autres, tout ſeigneur de fiẽf haut-ju- ſticier pouvait avoir dans ſon chateau plein éxercice de la religion prẽtenduẽ reformee : tout ſeigneur ſans haute: juſti- ce pouvait admettre trente perſonnes a fon preche. Pentier exercice de cette reli- gion Etait autoriſe dans tous les lieux qui reſſortiſſaient immediatement à un parle- ment. = 0 0 Les 1 Du 3 . * Les calviniſtes pouvaient faire i impri mer, ſans s'adreſſèr aux ſuperieurs , toys leurs livres, dans toutes les villes ol leur religion Etait permiſe. Ils etaient declares capables de toutes les charges & dignités de l'ẽtat; ; & il y parut bien en effet, puiſque le roi fit ducs & pairs les ſeigneurs de la krimi & de ronli. On crẽa une chambre expres au par- lement de paris, compoſce d'un prefi- dent & de ſeize conſeillers, laquelle ju- rea tous les proces des huguenots, non ſeulement dans le diſtrict "immenſe du reſſort de paris, mais dans celui de nor- mandie & de bretagne. elle fut nommee la chambre de Pedit. il n'y eut jamais a la verite qu'un ſeul calviniſte admis par- mi les conſeillers de cette jurisdiction. cependant, comme elle Etait deſtin&e a empecher les vexations dont le parti ſe plaignait, & que les hommes ſe piquent toujours de remplir un devoir qui les diſtingue; cette chambre compoſce de catholiques rendit toũjours aux hugue- nots, de leur aveu meme, la juſtice la plus impartiale. I's avaient une eſpẽce de petit parle- ment à caſtres, independant de celui de toulouſe. il y eut a grenoble & a bor- deaux des chambres mi- parties, catholi- 3 ques LY 3 Dua calviniame. 229 ques & calviniſtes. leurs ẽgliſes s' aſſem- blaient en ſynodes, comme PFegliſe galli- cane. ces privileges & beaucoup dau- tres incorporerent ainſi les calviniſtes au reſte de la nation. c'etait_ a la verite at- tacher des ennemis enſemble; mais Pau- torite, la bonte & l'adreſſe de ce grand roi, les continrent pendant ſa vie. | Apres.la mort a jamais effraiante & deplorable de henri quatre, dans la fai- bleſſe d'une minorite & ſous une cour diviſce, il Etait bien difficile que Feſprit ,rEpublicain des reformgs, n abuſat de ſes privileges, & que laycour , taute faible qu'elle Etait , ne vouliit les reſtraindre. les huguenots avaient deja ẽtabli en fran- ce des cercles, à Vimitation de l'allema- one, les deputes de ces cercles Etaient ſouvent ſeditieux ; & il y avait dans le parti, des ſeigneurs pleins d'ambirion, le duc de bouillon, & ſurtout le duc de rohan le chef le plus accredite des hu- guenots, precipiterent bientot dans la revolte l'eſprit remuant des prẽdicans, & le zele aveugle des peuples. l' aſſem- blee generale du parti ofa des 1615, préẽ- ſenter 2 la cour un caier, par lequel, en- tre autres articles injurieux, elle deman- dait qu'on reformat le conſeil du roi. ils prirent les armes en quelques endroits des Van 1616; & Paudace des hugue- | E 7 nots 2 8 h i —_ a EE» I _ —_— mee” — 2 EST A n —— 7 N _ p _ "YT wed 2 1 _ * bs * l df 6 ar Hs 3 K 0 955 * . . 5 25 * bY 7 7 "”__ TY FI) EI 7 — „ * " —"_ * . * 25 PM N 5 C A - - * * rr + 6#+4- - e - py EIS - 2 * — A . r - — ON = ae Da bn nent * 8 N * = 1 = — EE — — SH, 3 _ . EET. * - 2 * * — cour, à la haine contre les favoris, a Vin. "ſerent enſuite au marechal duc de bouil- il ſoumit plus de cinquante villes, pres- 1 2 5 — 5 * e ee azo TDw calvinisme. ö nots ſe joignant aux diviſions de Mil yan quietude de la nation, tout fut long tems dans le trouble. c'etait des ſei. tions, des intrigues, des menaces , des priſes d' armes, des paix faites a la hatt & rompues de meme ; c'eſt ce qui fai. fait dire au celebre cardinal bentivogl alors nonce en france, qu'il n'y avait U que des orages. Dans l'année 162 , les Egliſes calvini. ſtes de france offrirent a lesdiguieres, cet homme de fortune devenu depuis con- nstable, le generalat de leurs armees & ent- mille e Ecus par mois. mais lesdigus- res, plus Eclaire dans fon ambition qu'eux dans leurs factions, & qui les connaiſ- fait pour les avoir commandes, - aima mieux alors les combattre que d' etre: leur tète; & pour reponſe a leurs offres, il ſe fit catholique. les huguenots s'adreſ- lon, qui dit qu'il etait trop vieux; & enfin ils donnerent cette malheureuſe place au duc de rohan, qui conjointe- ment avec ſon frere ſoubiſe , ofa faire la guerre au roi de france. La meme annee, le connẽ table de luines mena louis xX111 de province en province. que ſans reſiſtance: mais il echoua de- yank Du calviniang, 237 Jes ſecours de Pangleterre; & le duc de rohan, coupable du crime de leze-maje- ſte, traita de la paix avec ſon roi, preſ- que de couronne à couronne. Apres cette paix & après la mort du connEtable du luines, il falut encor re- commencer la guerre & aſſiẽger de nou- veau la rochelle, toũjours liguee contre ſon ſouverain avec Panglais & avec les calviniſtes du roiaume. une femme (c'E- tait la mere du duc de rohan) defendit cette ville pendant un an, contre Parmee roiale, contre l' activitè du cardinal de XIII, qui affronta plus d'une fois la mort à ce ſiege. la ville ſouffrit toutes les ex- tremites de la faim; & on ne dut la red- dition de la place, qu'a cette digue de cinq. cent pieds de long, que le cardinal de richelieu fit conſtruire, a Pexemple devant tyr. elle fut commencẽe par un francais nomme tiriot, & achevee par pompee targon. elle domta la mer & les rochelois. le maire guiton, qui vou- lait s'enſevelir ſous les ruines de la ro- chelle, eut PFaudace, après s tre rendu A diſcretion, de paraitre avec ſes gardes de- 9 F CE | 43 | | ' vant montauban; le roi eut Paffront de decamper. on affiegea en vain la rochel- je: elle rẽſiſtait & par elle-meme & par richelieu, & contre Pintrepidite de louis de celle quꝰalẽxandre fit autrefois lever 232 Du calvinisme. devant le cardinal de richelieu. les: me, _.. | res des principales villes des huguenot 45 * en avaient, on ota les ſiens a guiton, & Jes privileges à la ville. le duc de rohan, chef des heretiques rebelles , continuai totjours la guerre contre ſon roi; & abandonne des anglais quoique prote- ſtans, il ſe liguait avec les eſpagnob quoique catholiques. mais la conduite ferme du cardinal de richlieu forga les =_ huguenots, battus de tous ny a 1 * =_ ſoumettre. 5 4 1 I Tousles Edits, qu'on leur avait accor- ot —_ des jusqu'alors, avaient ete des traites le 35. avec les rois. richelieu voulut que ce- g wW lui qu'il fit rendre, füt appelé Pedit dt 4 grace. le roi y parla en ſouverain qui 1 pardonne. on ôta l'éxercice de la nou- —_ velle religion , a la rochelle, a Vile de 1 re, a oleron, A privas, A pamiers; du reſte on laiſſa ſubſiſter Pedit de nantes, que les calviniſtes regarderent YOu comme leur loi fondamentale. Il parait Etrange que le cardinal de ri- chelieu, ft abſolu & ſi audacieux, n *abo- lit pas ce fameux Edit; il eut alors une autre yue, plus difficile peut-ctre A rem- plir, mais non moins conforme à I'Eten- due de ſon ambition & a la hauteur de ſes penſces. il rechercha la gloire de ſub- juguer les eſprits ; il Sen croiait capable pas — — So —————_—— —— n . PEEP oo. CCI ICE rnd ( | W 3 = — = ä —— SE — -. A PS 1 - 1 —— - 25 r 7 * e * ar a 8 aw... 3.4 uo — a _— — = — Cannes _ * — 1 eo — — - — — — 2 n 80 32 — N 7 — | par ſes Jumieres, par fa puiſſanee & _r * fa politique. ſon projet etait de | youer que le culte catholique n' ẽtait pas un crime devant Dieu, de les menèr en- ſuite par degrez, de leur accorder quel- ques points peu importans, & de parai- tre aux yeux de la cour de rome ne leur avoir rien accordé. il comptait Eblouir une partie des rẽformẽs, ſeduire l'autre par les prẽſens & par les graces, & avoir enfin toutes les apparences de les avoir reunis a l'ẽgliſe, laiſſant au tems a faire le reſte, & n'enviſageant que la gloire n = rr ouvrage, & de paſſer pour Vavyoir fait. le fameux pere joſeph d'un cote, & deux miniſtres gagnes de autre, entamerent cette nẽgociation. mais il parut que le cardinal de richelieu avait trop preſume, & qu'il eſt plus difficile d' accorder des . theologiens, que de faire des digugs ſur Pocean, © Richelieu rebutẽ ſe propoſa d ẽcraſer les calviniſtes. d'autres ſoins Pen empe- . ** cherent. il avait a combattre a la fois les grands du roiaume, la maiſon roiale, toute la maiſon d'atitriche, & ſouvent louis xIII lui-meme. il mourut enfin au milieu de tous ces orages, d'une mort premature. il laiſſa tous ſes deſſeins en- cor Du caloinieme. | 1233 © des miniſtres, de leur faire d' abord a- d'avoir ou fait ou prepare ce grand — * i an - * 2 : 5 . = 1 * 3 52 — 4 4 g . * * — wa} q N A = * FF . Sb Rage em by F * ” =. — £4 3 0 "0 to, oh Ft 5 a 2 ad — — — — 3 = 5 . 2 a . —— 5 - — — 4 IT = — 2 — fats. oo aa „ arne ——— 18 — 2 S eo Sad Omar Du calvinisme. 235 Iiigion pendant la vie de ce miniftre. il ne fit nulle difficultẽ de donner la place de controleur-general des finances à un huguenot de race anglaiſe, nomme her- vard. toys les huguenots' entrerent dans les fermes , dans les ſous-fermes, dans toutes les places qui en dependent. _ Colbert, qui ranima Vinduſtrie de la nation & qu'on peut regarder comme le fondateur du commerce,” emploia beau- coup de huguenots dans les arts, dans les manufactures, dans la marine. tous ces objets utiles, qui les occupaient, adoucirent peu-a-peu dans eux la fureur epidemique de la controverſe; & la glot- re qui environna cinquante ans louis XIV, ſa puiſſance, ſon gouvernement ferme & vigoureux, Oterent au parti calvini- te, comme à tous les ordres de Pe- tat, toute idee de rẽſiſtance. les fetes magnifiques d'une cour galante jettaient meme du ridicule ſur le pedantiſme des huguenots. a meſure que le bon goũt ſe perfectionnait, les pſeaumes de marot & de bẽze ne pouvaient plus inſenſiblement inſpirer que du dẽgoũt. ces pſeaumes, qui avaient charme la cour de frangois ſecond, n'etaient plus faits que pour la populace ſous louis x1v. la faine philo- ſophie, qui commenca vers le milieu de ce {iccle à percer un peu dans le monde, de- — —ä— E — — — — — Pr * TS „„ > * * N a => IR os LES Tr » — q 0 wh uy I oY — ba 0 a " — —— — — — wh — 8 4 => a * — — S ras 1-05, 4 _ | — 2 — \ R 8 4 I = 7 17 8 * - N . m1. n AIC 5s 7 { * | 236 | D ralviniime. meme de diſpute pouvait ſervir à ente choſes & que le gouvernement -etait tout- ligionaires, par les remontrances cont- nuelles de ſon clerge, par les inſinuation des jEſuites, par la cour de rome, & en- fin par le chancelier le tellier & Jouvois ſon- fils, tous deux ennemis de colbert, & qui voulaient perdre les reforms comme rebelles, parce que colbert les „ devait encor degeuter à la longue honnẽtes · gens des dif] putes - . cen . | Mais, en attendant que fa r &\ ,peu-a-peu ecouter des hommes, Lesen tenir la tranquilitẽ de I'etat. car les inn Feniſtes commencgant alors a paraĩtre ave quelque reputation, ils partageaient lg ſuffrages de ceux qui ſe nourxiſſent & ces ſubtilites: ils ecrivaient à la fois con tre les Jeſuites & contre les huguenats: ceux · ci repondaient aux janſẽniſtes & aux Jeſuites : : les luthẽriens de laproving Calſace ẽcrivaient contre eux- tous, une guerre de plume entre tant de parti, pendant que I'Etat Etaitoccupe de grande puiſſant, ne pouvait devenir en peu d' anntes qu'une occupation de: gens oi ſifs, qui degenere tot ou tard en indiffe rence. | Louis x1v était anime contre les 16 protegeait comme des ſujets utiles. loup | 5 XIV - Du calvinime. 2375 y, nullement inſtruit d'ailleurs du fond e leur doctrine, les regardait, non ſans uelque raiſon, comme d' anciens revol-" 5s ſoumis avec peine. il s'appliqua da- ord à miner par degrez de tous cotes Edifice de leur religion: on leur otait * n temple ſur le moindre pretexte: on ur detendit - d'epoſer des filles catholi- . ues; & en cela on ne fut pas peut- tre ſez politique: c'ẽtait ignorer le pou- oir d'un ſexe, que la cour pourtant con- aiſſait fi bien. les intendans & les eve- / ues tichaient, par les moiens les plus lauſibles, d'enlevèr aux huguenots leurs nfans. colbert eut ordre en 1681, de ne lus recevoir aueun homme de cette re- igion dans les fermes on les exclut, utant qu'on le put, des communautes ' les arts & des metiers. le roi en les te- ant ainſi ſous le joug, ne l'appeſantiſ- ait pas toũjours. on defendit par des arrets toute violence contre eux. on 2ela les infinutations aux ſeverites ; & il y eut alors de rigueur, quavec les for- es de la juſtice. 6 . On emploia ſurtout un moien aſſez efficace de converſion: ce fut l'argent. mais on ne fit pas aſſez d' uſage de ce reſſort. peliflon fut charge de ce miniſte- re ſecret. c'eſt ce mEme pelifion long- tems calviniſte, {i connu par ſes ouvra- Ses, 238 Da. calvinims . ges, par une Eloquence pleine d' abo dance, par ſon attachement au ſurinten dant fouquet,, dont il avait ẽtẽ le premia commis, le favori & la victime. il euth bonheur d'etre claire, & de changer & religion, dans un tems ou ce hang: ment pouvait le mener aux dignites &1 la fortune. il prit Vhabit eccleſiaſtique, obtint des benefices, & une place d maitres des requètes. le roi lui confa h +4 revenu. des. abbaies de ſaint- german —_ des prez & de cluni vers Vannee 167; 5 avec les revenus du tiers des ceconomats 28 * pour Etre diſtribuẽs à ceux qui voudraien Wil 2 1 ſe convertir. le cardinal le camus, . 1 que de grenoble, $'etait deja. ſerv " bb +: W cette mẽthode. pelition , charge. de c 5 HA departement , envoiait l'argent dans. le + provinces. -on tachait d'operer beaucoyp de converſions pour peu d'argent. dt petites ſommes, diſtributes à des ind. gens, enflaient la liſte que pẽliſſon pre- ſentait au roi tous les trois mois, en hi perſuadant que tout cedait dans le mon- de à ſa puiſſance ou à ſes bienfaits. hu Gi e =" 5 R 9 x > 3 N —ů 5 — S IMS 2 muß co m * — * . as — . | 3 Le conſeil, encourage par ces, petit : 3 ſucces que le tems eut rendus plus con. K . ſiderables, s'enhardit en 1681 a donner 9 une declaration , par laquelle les enfans p ; Etaient recus A renoncer a leur religion a a_Fage de ſept ans; & a l'appui de cet 4 7 te i : þ a I 3 8 8 . rm * . — : 5 not... Or Phe, * a err 4 un = whe 7 a 55 ” - Du calvinime. 2239 te declaration, on prit dans les provin- . = ces beaucoup d'enfans pour les faire ab-: 1 jurer, & on logea des gens. de —_ chez les parens. Ce fut cette precipitation. * nc lier le tellier & de louvois ſon fils, qui fit d'abord defſerter en 168 1 beaucoup! de familles du poitou, de Ia ſaintonge & des provinces voiſines. les ẽtrangers ſe haterent d' en profiter. Les rois d' angleterre & de dane- marck, & ſurtout la ville d'amſterdam, inviterent les calviniſtes de france a fe rẽfugier dans leurs Etats, & leur afſure- rent une ſubſiſtance. amſterdam s' enga- gea meEme A batir mille maiſons pour les fugitifs. Le conſeil vit les ſuites dangereuſes de Puſage trop prompt de Pautorite, & crut y remedier par Pautorite meme. on ſentait combien neceſlaires Etatent les artiſans dans un pais ou le commerce fleuriſſait, & les gens de mer dans un tems oũ Pon 6tabliflait une puiſſante ma- rine. on ordonna la peine des galeres con- tre ceux de ces profeſhions , qui tente- raient de $'echaper. : On remarqua, que pluſieurs familles | calviniſtes vendaient leurs immeubles. = auſſitõt parut une declaration, qui confis- 9 tous ces 2 en cas que les ven- 1 240 Du calvinisms.. | y | N vendeuts ſurtiſſent dans un an ü Toizu- 3 me. alors la ſeverits redoubla conttę Je —_ miniſtres. on interdiſait leurs temple Ii ſur. Ja plus legere contravention. tots —_ les.. rentes ,.. laiflees'. par teſtament AUX =_ conſiſtoires, furent. Lg id aux they =_ du:roiaume. > 6 | On défendit aux maitres l Rt 5 8 recevoir des penſionnaires, —_ on mit les miniſtres a la taille. on-dta/la —_ nobleſſe aux maires proteſtans. les off: ciers de la maiſon du roi, les ſecretaings du roi; qui ẽtaient proteſtans, eurent or- | dre de ſe dẽfaire de leurs charges. on n' admit plus ceux de cette religion, ni parmi les notaires, ni parmi les proce | reurs & les avocats. | II Il etait enjoint à tout le clerge de fa. re des proſélites; & il etait detendu aux miniſtres d'en faire, ſous peine de han- niſſement perpẽtuel. tous ces arrets ctaient publiquement ſollicites par le cler- gẽ de france. c' ẽtait après tout les en- fans de la maiſon, qui ne voulaient point de partage avec des etrangers introdult force. Peliflon continuait d acheter des con- vertis; mais madame hervard veuve du controleur-general des finances, animee de ce zEle de religion qu'on a remarque de tout tems dans les femmes, envorait | au- - — G4 3 . —— 2 8 4 2 — 7 1 6 x 2 pl LY 2"; - n . — r 2 "Lab. E _ 2 5 r — — — — — — * LET Ee ie — * 2 4 I CLANS be PRI — . mw * wi pe LES e autant Sargent pour empscher les con- = verſions, que pelliſſon pour en faire. = Enfin les huguenots oferent desobEir —_ Jen quelques endroits. ils s aſſembltrent dans le vivares & dans le dauphiné, | pres des lieux oft Pon avait dẽmoli leurs temples. on les attaqua; ils ſe defendi-- rent. ce ni'Etait qu une tres legere ẽtin- Fo celle du feu des anciennes guerres civiles. ; deux ou trois-cent malheureux, ſans chef, fans places & meme fans deſſeins, furent diſperſẽs en un quart d heure. les ſupplices ſuivirent leur defaite. l' intendant du dau- phine fit rouer le petit- fils du miniſtre chamier qui avait drefſe edit de nantes. | i eft au rang des plus fameux mar . | de la ſecte; & ce nom de chamier a ets 1 longtems en veneration chez les protes- li aus. N , L'intendant baville, en languedoc fit | rouer vif le miniſtre chomel. on con- I danna trois autres au meme ſupplice, & dix à etre pendus : la fuite qu' ils avaient priſe les ſauva; & ils ne furent executes | qu en effigie. Tout cela inſpirait la terreur, & en me- me tems augmentait l' opiniãtretẽ. on ſait trop, que les hommes &gattachent à leur reli gion à meſt ure . ſouffrent pour Ce fut alors qu'on perſuada au roi Time Ii. my * qu a- A 8 - EY 1 8 1 * 2 * N * q a: „ 5 — 2 1 — DO, be = 2 _ 3 1 75 0 1 — W 1 W — . 9 3 . 8 I: 1 3 1 . „ $5 i t | 6, 8) Fs 4 4 3 I ; 4 1 7 1 . 4 _ = — FY 9 = dw N 2 = « ay (| We WE _ 4 L yY _ _ =O "Cx. 2 P » a. # j#z - 8 N C 8 7 x * N * * EY * Fg L alk | p Pe: 23 K 9 4 f Ln * 2 q [1 rr ARSE ee rs 2 ee, 50- nee, - qu apres avoir envoiẽ des miſſionmim 242 Du, ine. dans toutes les provinces, il falait g. qui voier des dragons. ces violences ;Paru- ech: rent faites A contretems; elles Etatent les qu' ſuites de Peſprit qui rẽgnait alors a ; tor cour, que tout devait flechir au nom & un lous xiv. on ne e pas, que la pre buguenots n'ẽtaient plus ceux de ju. qu. nac, de moncontour & de coutras; que l joi rage des guerres civiles Etait Eteinte; que ſer Cette longue maladie ctait degenerge en cal langueur ; que tout n'a qu un tems chez Wl tic les hommes; que ſi les peres avaicnt &: o rebelles ſous louis x111. les enfans Etaient a0 ſoiimis ſous louis xiv. on voiait en an- x 2 en hollande, en allemagne, plu- 's eurs ſectes, qui s'ẽtaient mutuellement c Egorgees le ſiẽcle paſſe, viyre mainte. n nant en paix dans les memes villes. tout C prouvait, qu'un roi abſolu pouvait etre c- galement bien ſervi par des catholiques ſ & par des proteſtans. les lutheriens 4 al- f ſace en Etaient un n autenti- ue. N Louis xv, qui en ſe ſaiſiſſant de ftras bourg en 1681 y protẽgeait le luthera- nisme, pouvait tolẽrer dans ſes ętats le calviniſme que le tems aurait aboli, com- me il diminue chaque jour le nombre des lutheriens en alſace. pouvait-on imagi- ner, qu'en forgant u un grand nombre de ſijets — ; Du calvinism,. 243- ſajets on nen perdrait pas davantage, . aui malgré les Edits & malgré les gardes, cchaperaient par la fuite à une violence qu'ils appellaient une horrible perſecu- , tion? pourquoi enfin vouloir faire hair 4 un million d' hommes un nom cher & prẽcieux, auquel & proteſtans & catholi- ques & frangais & Etrangers avaient alors joint celui de grand? la politique mme ſemblait pouvoir engager a conſerver les calviniſtes, pour les oppoſer aux ptẽten- tions continuelles de la cour de rome. Cetait en ce tems-la meme, que le roĩ avait ouvertement rompu avec innocent x1, ennemi de la france. mais louis xiv, conciliant les ' interets. de fa religion & ceux de ſa grandeur, voulut à la fois hu- milier le pape d'une main, & 1 E Pl 1 2 * 2 128 n , — ; — — ³ ͤ ö 2” 2 \ $ Fs A. I IO COngT in — region 4 a 874 dẽleguẽ; ou un cure; ou qaelqtꝰ un = | cruellement "maltraitees, qu'elles en mot · cette perſecution de leurs peres.' ils la frit Vepliſe dans les premiers tems. adcun 8. "cam e 7 eiwolces dans toutes les villes 6 605 ch tõöus les Chateaux; od it y avait le plu dr de protsſtars; & comme les dragon q. ſez Mal diſtiplines dans de tems-Hz filvent I. csu wil" comhmirent le plus d enceeg e e N cette Execution" la dragonaders th 1 dee Etaient auffi ſe 8 nient gardees qu on le 'poivait, © pour j prevent la fuite de ceux qu on volt C roar 'a'Veptiſe. | c'Etait une" eſpece te p his: qu'on faifait dans une Sande er . | 2. 8 , Un eve que, un intendant, ou un ſub s toriſe- marthait'2'1a tete des foldats. f aſſemblait les principales familles . niſtes, ſurtout celles qu'on croiait les plus faciles. elles renongaient à leur w- ligion au nom des autres: & les' obfti- nẽs ᷑taient livres aux ſoldats, qui eurent toute licence exrepte. celle de tuer. I Y eut pourtant pluſieurs onnes rurent. les enfans des refugies" dans le pais ẽtrangers jettent encor des cris fur comparent aux plus violentes, que ſout- | Cttait un Etrange contraſte, hae” du (ein d'une cour voluptueuſe on r6gnajent, _ BY douceur des mœurz les, Faces, les charmes de la ſociẽte, il partit des r- | dres ſi durs & fi impitoiables. le mar- quis: de, louvois porta dang cętte affaire Finflexibilitẽ: de lon caractere zd ons y reconnut le meme genie, qui avait vou- lu enſevelir la hollande ſous, les eaux, il y a encor des lettres de- u main de „les dernigres Tigueurs A WF, qui ne 2 voudront pas ſe faire de ſa ae „ & ccuN e, la ſotte gloire de e * — les gerniers, do- E extremitss.. RUE Ty Wy 517 Paris ne fut are d expoſs A A ces, ven tions: les oris le A ien . egen de 0p près au tröne. Ls 71. Tandis, qu on iſa ink tombgr tout, les temples, & qu on dans les provinces des abjurations à main armee, I edit de nantes fut enfin calls au mois d' octobre 16853 & on acheva de ruiner Pedifice, i Etait 4. mine . toutes parts. La — 4 Feit. nit. d5ja Ete ſupprimee.. il fut ordonne aux conſeillers calviniſtes du parlement, de ſe defaire de wy 7 leurs << 109 1 © y 4 7 2 4 . A * =- Wong * as ba] _ = . [1 # =£ F 1 g | , 1 = Þ p | & qui depuis mit le palatinat en oendres. cette année 1685, conguẽs en Ces termes.: » 1a majeſtẽ veut, qu on faſſe ep,“ Du calvin , 245 % „ vent: Etre pouſſes ne * Keren a * —_ E CE At. PI = © nA LC” n 2 = 5 = * n * 7 7 will”? A L - - 6 * 1 £7 4 — =. = 8 . 8. a A... * 2 9 of " * the — A — jy y * 2 — r *. A COS. 8 4 $2 es ate 12 3 - & — 9 _— * 4 A 1 4 4 om Py." L 10 ß - · ů·˙OÜꝙ⅛«j — — — — — "> 2 — , — a> 6 N = , 8 5 n 246 Du ealvinimme. | leurs charges. une foule d'arrets dit col. ſeil parut coup fur coup,” pour extirpy les reftes de la religion proſerite. 0d qui paraiffait le plus fatal, fut “ ordre dat er les enfans aue pretendus refor. mes, pour les remettre entre les maim des plus proches parens catholigue; orure, contre lequel la nature reclammit! b haute voix, qu'il ne fut pas Executs;" Mais dans de celébre edit qui revoqu celui de nantes, il parait qu'on prẽpata mn evénement tout contraire au but qu'on s ẽtait propoſe. on voulait la reunion de calviniſtes a Tegliſe, dans le roĩaume. gour- ville homme tres judicieux, conſultè par louvois, lui avait propoſẽ, comme on ſait de faire enfermer tous les miniſtres & de ne relicher que ceux qui gagnẽs pat des penſions ſecrettes, abjureraient en public, & ſerviraient à la reunion plus que des miſſionnaires & des ſoldats, au neu de ſuivre cet avis politique, il füt | ordontiẽ par Pedit'a tous les miniſtres qu? ne voulatent pas ſe eonvertir, de ſor tir du roiaume dans quinze jours. "cat S*aveugter, que de penſer qu'en chaſſant les paſteurs une grande partie du trol. peau ne ſuivrait pas. | C'etait bien preſi mer de ſa puiſſance & mal connaitre les hommes, de croire que tant de cœun eres & tant d' imaginations echauffes x LEE" — 5 71 „ * + CY ; FF 0 8 n N . 2 oa > - E . i — . par l'idèe du martyre, ſurtout dans les pais meridionaux de la france, ne Sex- poſeraient pas a tout, pour aller chez les etrangers publier leur conſtance & la gloire de leur éxil, par mi tant de nations envieuſes de louis xiv, qui tendaient les bras a ces troupes fugitiv e. Le vieux chancelier le tellier, en ſignant Fedit, s' cria plein de joie: nunc dimittis ſervum tuum, domine, -quia viderunt 'oculs mei ſalutare tuum. il ne ſavait pas qu'il ſignait un des grands malheurs de la fran... 5 e eee e s Louvois fon fils ſe -trompait encore, en croiant qu'il fuffirait d'un ordre de ſa 4 * =_ FO ESC n I FO 1 Rt = r 2 e 2 1 main pour garder toutes les frontieres & toutes les cõtes, contre ceux qui fe fai- f ſaient un devoir de la fuite. P induſtrie = occupce à tromper la loi, eſt toũjours plus forte que l'autorité. il ſuffiſait de quelques gardes gagnes, pour favoriſer la foule des refugies. pres de cinquante- mille familles en trois ans de tems ſor- tirent du roiaume, & furent après ſui- vies par d' autres. elles allerent. porter chez les Etrangers. les arts, les manufa- Etures, la richeſſe. presque tout le nord de Pallemagne, pais encor agreſte & denue d'induſtrie, recut une nouvelle face de ces multitudes transplantees. el- les peuplerent des villes entiéres. les E- L 4 = tof- toffes les galons, Jes chapeaux, les tw | qu'on achetait auparavant de la f furent fabriquẽs par eux. un faubog Wl entier de londres fut peuple d'ouvtim WM francais en ſoie; d autres y porteam MW Part de donner la perfection aux-criſtan, qui fut alors perdu en france. ' on trou encor tres communëment dans Pallem. We gne Por que les refugies y tepandirent, Wl _ ainſi la france perdit environ cinq -en. mille habitans, une quantité prodipicuk d*cfpeces, . & ſurtout des arts dont ft ennemis $*enrichirent. la hollande y g pa. d'excellens officiers & des foldat. prince d' orange eut des rẽgimens en. tiers de refugies. il y en eut qui s ẽtabi. W rent jusques vers le cap de bonne | rance, le neveu du celebre--du:quene, WE lieutenant-general de la marine, - fond W une colonie à cette extremite de la terre, Ce fut en vain qu'on remplit les p · ſons & les galeres de ceux qu on arſłta duans leur fuite. que faire de tant de mil heureux, affermis dans leur crẽance pat les tourmens ? comment laiſſèr aux ga- lères des gens, de loi, des vieillards infir- mes? on en fit embarquer quelques cen taines pour Famẽrique. enfin le conſeil imagina, que quand la ſortie du roiaume ne ſerait plus defendue, les eſprits n'e- tant plus animes par le plaiſir ſecret 13 WIS . cal der. A | - bus $9 34 — — 8 1 de beit, il, y aurait moins at on ſe trompa — — AVAIT.,< vert les paſſages, on les referma til, 8 ment une, ſeconde fol 18. 12% re Tous les temples detruits,. tous les "ini banniss il Lagiſlait de , retenir dans la communion, romaine, tous ceux qui avaient changë par perſuaſion, ou. par crainte. il en reſtait près de > quatre-cent- mille dans le;x0igume...,ils Etaient obliges d'aller 2 a la meſſe & de communier. "Y -- ques-uns, qui rejetterent Thoſtie Apres | Pavoir regua, furent condannes, a A. etre brulés vifs. les corps de ceux qui ne vou- laient pas recevoir les facremens 2 la mort, Etaient trainẽs ſur la chkie & jet-- tes 2 2 la voixie. f . quand elle frape pendant la chalęur de Fenthouſiasme. les calyiniſtes s' aſſemblẽ- rent partout pour chanter leurs p malgre la peine de mort. 8 con- tre ceux qui tiendraient les allemblees. il y avait auſſi pęine de mort 2 les oiap- ms qui rentreraient dans me, & cinꝗ : mille · cing cent livres de r- compenſe. pour qui les denoneerait. , il en revint pluſteurs, qu on fit Peri ou la corde ou par la-roue.. La ſecte ſubſiſta en paraiſſant Ecraſ elle eſpera en yain dans Ia guerre. 7 L. 5 | 1689, de deſertions. 38 n 250 Du calvinieme. io . 7 1689, que Ie roi guillaume, qui avait d ts, fon beau- pere catholique, ſoiltien drait en france le calvinisme. mais di i la guerre de 1701 la rebellion: & le fans. tisme eclaterent. En languedoc. : II y avait deja long-tems,. que 48 ks morttagnes des cevennes & du vivarts i $#Elevait des inſpires & des rophetes. un vieil huguenot, nomme de 7 885 avait te. nu ẽcole de prophetie. il montrait aux en- fans les paroles de Pecriture, qui difent: „„ quand trois ou quatre ſont afſemblesen „ Mon nom, mon eſprit eſt parmi eux ; & „ avec un grain de foi on transportera 40 » montagnes (. enſuite il recevait Feſ- prit: il ẽtait hors de lui-meme : il avait des convulſions : il changeait de voix il reſtait immobile, Egare, les cheveux he riſes, ſelon Pancien, uſage de toutes les nations, & ſelon ces rẽgles de demetice - tranſmiſes de ſiẽcle en ſiècle. les enfans re- cevaient ainſi le don de prophẽtie; & ils ne transportaient pas des montagnes, C eſt qu'ils ayaient aſſez de foi pour recevoir Feſprit, & pas aſſez pour faire des mira- cles: ainſi ils redoublaient de ferveur Pour obtenir ce dernier don. Tandis que les cẽvennes etaient iſt Lecole de LJenthouſiasme, des miniſtres qu'on appelait apitres, revenaient en ſe⸗ cret * les peuples. Elau- Du cakuinisme. 251 Claude brouſſon d'une famille de nimes confideree, homme Eloquent & plein de zele, tres eftimeE chez les etrangers,. re- tourne precher dans fa patrie en 1698 : il y eſt convaincu, non ſeulement d'avoir rempli fon miniſtere malgre les Edits, mais d'avoir e dix ans auparavant des intelligences avec les ennemis de l'ẽtat. P'intendant baville le condanne a la roue. il meurt comme mouraient les premiers martyrs.” toute la ſecte, tous les Etran- gers, oublient qu'il a ẽtẽ criminel d' ẽtat, & ne voient en lui qu'un ſaint, qui a ſcele ſa foi de ſon ſaggg. Alors les prophetes ſe multiplient, & Feſprit de fureur redouble. il arrive mal- heureuſement, .qu'en 1703 un abbẽ de Ia maiſon du chailat, inſpecteur des miſ- ſions, obtient un ordre de la cour, de fai- re enfermer dans un couvent deux fil- les d'un gentil- homme, nouveau conver- ti. au lieu de les conduire au couvent, il les mẽne d*abord dans fon chateau. les cCalviniſtes s' attroupent: on enfonce les portes: on delivre les deux filles & quel- ques autres priſonniers. les ſeditieux ſai- iſſent l'abbẽ du chailat ; ils lui offrent la vie, $i] veut Etre de leur religion. il la refuſe. un prophete lui crie: neurs donc, Peſprit te condannc, ton pichs eſt contre toi: & il eſt tue à coups de fuſil. auflitot L 6 après | 252 _ Du calbini mme. | -apres ils ſaiſiſſent les receveurs: de lacy Fitation, &: les | au cou. de · IA ils ſe jettent ſur les pre. tres quiils rencontrent & les maffaciemt. on les pourſuit: ils ſe retirent. au milie des bois & des rochers. leur nombre & 20. croĩt. leurs prophẽtes & leurs propheteſ. ſes leur annoncent de la part de Dieu |; rẽtabliſſement de jẽruſalem & la chi de babylone. un abbe de Ia bourlie pa- rait tout à coup au milieu deux dans leu retraites ſauvages, & leur apporte de Var | gent & des armes. Jt C*etait le fils du marquis de guiscard ſouz-gouverneur du roi, ; un des plus fa- ges hommes du roiaume. le fils Etait bien indigne d'un tel pere. refugic en hollan· de pour un crime, il va exciter les cł- vennes a la revolte. on le vit quelque tems après paſſer à londres, on il 7 a ar. rẽtẽ pour avoir trahi Ie miniſtere anglais, après avoir trahi fon pais. amene devant le conſeil, il prit ſur la table un de ces longs canifs, avec lesquels on peut com- mettre un meurtre; il en frapa le grand trẽſorier harlay, & on le conduiſit en priſon charge de fers. il prẽvint ſon ſup- plice en ſe donnant la mort lui- meme. ce fut donc cet homme, qui au nom des anglais, des thollandais & du due de ſavoie, vint encourager les fanati- ques 4 N 1 Du tine, 3 ques, & leur, \promettre..de JE fe-- cours. 5 * Une grand partie: du pais vox fait ſecrettement. leur eri de guerre 6 tait: point” Fa impůts li bertẽ de comſcience. ce eri ſẽduit partgut: la populacei ces fu- reurs juſtifiaient. le deſſein, qu? avait eũ louis xrv, d' extirper le calvinisme. mais ſans la rẽvocation de. Pedit de nantes; on raurait pas eũ à combattre ces ſureurs. Le roi: envoie d: abord le marẽchal de mont- revel avec: quelques troupes. il fit. la guerre A ces miſẽrables comme ils-me-- ritalent qu'on la leur fit. anroue;.on brit- _ le les prifonniers.. mais--auſh les ſoldats, qui tombent entre les mains des-revol- - tes, perifſent par des. morts-cruelles, le roi, oblige_de ſoutenir-la guerre partout, ne pouvaĩit envoier contre e que peu de troupes. il Etait difficile de les ſur- prendre, dans des rochers presque inac- ceſſibles alors, dans des, cavernes, dans des bois ou. ils ſe rendaient par des che- mins non fraies, &. dont ils deſcendaient tout à coup comme des bates feroces. ils défirent meme dans un combat réglé le rẽgiment de la marine. on emploia contre eux ſucceſſivement trois marẽ- cheaux de france. au marẽchal de mont- = ſucceda en 1704 Fo marc cha! de villars. L7 — | 251 - thr calvinisme. Comme il lui ẽtait plus difficile enen de les trouver que de les battre, k mareéchal de villars,.apres s etre fait crain. dre, leur fit propoſer une amniſtie. quel * ques- uns d entre eux y conſentirent, d re trompẽs des promeſſes d etre ſecourus b. BY N la ſavoie. 15 fal Le plus accredits de leurs chefs & K 1 ſeul. qui mẽrite d' etre nomme, ne propheteſſe qui le fit reconnaitre fu 4 un ordre expres du ſaint-eſprit. on. | } trouva à la tete. de :huit-cent homme 0 qu'il. enregimentait, quand on lui pro ö poſa Famniſtie. il demanda des 0 on lui en donna. il vint ſuivi d'un tb chefs a nimes, ou il traita avec le mate: chal de villars.. . Il promit de former quatre- regimens des revoltes, qui ſerviraient le roi ſous quatre colonels, dont il ſerait le premier & dont il nomma les trois autres. ces re- gimens devaient avoir Fexercice. libre de leur religion, comme les troupes Etrangeres a la ſolde de france. mais cet EXer- a a> v@SD©o oo #**cas — Du caloinisme. 255; exercice-ne devait point etre permis ail-- leurs. e ee On acceptait ces conditions, quand des E- miffaires de hollande vinrent en'empecher Feffet avec de Pargent: & des promeſſes. ils deracherent'de' cavalier les principaux fanatiques. mais aiant donne fa parole au maréchal de villars, il la voulut tenir. il accepta le brevet de colonel.” & com- menca a former fon regiment avec cents. trente hommes qui lui - Etatent affec- tionnẽs. | REL = Pai entendu- ſouvent de la bouche du | marechal de villars, qu'il avait demandẽ a ce jeune homme, comment il pouvaĩt à ſon age avoir etl tant d'autoritè ſur. des hommes fi feroces- & fi. indiſciplina-- bles. il repondit, que quand on lui des-- obeiffait, fi prophẽteſſe, qu'on appelait la grande- marie, était fur le champ inſpi- ree, & condannait à mort les refraCtai-- res qu'on tuait ſans: raiſonner. * aiant fait depuis la meme queſtion à cavalier, Jen- eus la- meme reponſe.. | | ns Cette „ AGES = es 4 3 3 4 — #2 AE Y Fn 6 \ of Ty * * r LED 8 XX . * Ar Pas It 39 R * Ce trait doit ſe trouver dans les veri-. tables mémoires du marechal de vil- lars. le premier tome eſt certainement de lui: i] eft conforme au manuſcrit que j ai vu: les deux autres ſont d'une main Etrangere & bien differente, 256 — IIe Sstte neg N if apres la bataille de Hochſtet. 12 8 qui avait proſerit le -calvinisme-avec;tan de hauteur, fit la, Ln Surly dom d'amniſtie, avec un ga e & le marechal de Allis dub brevet de colonel” & ale Wee de douze-cent liyre. eee Blend Je Waren este al a v & recut les ordres du miniſtre de Ja guer- re. le roi l vit, & hauſſa les Epaules. ea. valier, obferve par le miniſtẽre, craig & ſe retira en pic mont. de. la il paſſi er er & en angleterre. il fit la gu. & commanda un rei. —— 7 mort: ollicier général & gou- verneur de l'ile de garneaay, avec une grande reputation de valeur, N aiant de ſes premieres: fureurs:' conſerve que le eourage, &-atant- peu- a- peu ſubſtitus l prifdence à un fatatiſme ut ba bak plu fv par Fexemple. Le martchal''de villars, mt an languedoc, fut remplace par le marechal de barvick. les malheurs des armes du rol enhardiſſaĩent alors les fanatiques du languedoc, qui eſperaient les ſecours du eiel & en recevaient des allies; on leur faiſaĩt toucher de l' argent par la voie de geneve. ils attendaient des officiers, _ devaient leur etre envoiẽs de a ö ry d'angleterre. Fe awaient des intelligen- ces dans toutes les villes de la province. On peut mettre au rang des plus grandes. conſpirations,. celle qu' ils formerent,. de ſaiſir dans mimes le duc de barvick & Pintendant baville, de faire revolter le. languedoc: & le, dauphine,, & d'y intro» duire les ennemis. le ſecret fut garde par plus de mille conjurẽs. 'indiſcretion. d un. ſeul fit tout dscouvxir. plus de deux cent perſonnes perirent dans les ſupplices. le —— de barvick fit exterminer par le fer & par le feu tout ce qu'on rencon- tra de ces malheureux, les uns mouru- rent les armes a la main; les autres ſur les rouẽs ou dans les flammes. quelques- uns, plus adonnes- à la prophẽtie qu aux armes, trouverent- moien Caller en hol- lande. Jes refugies francais les y r 4 comme des envoiẽs ce eſtes, ils | au devant Y'eux, chantant des ——— & jonchant - ge chemin de branches d'arbres. ces. prophetes allerent enſuite en angleterre. mais treuvant Fegliſe- epiſcopale tenaĩt trop de Ve Sable ro omaine, ils voulurent faire EE la leur. leur perſuaſion etait ſi pleine. que ne doutant pas qu/avec: beaucoup de foi on ne fit beaucoup de miracles. ils offrirent de reſſuscitèr un mort, & meme tel mort que Fon voudrait choitir,. partout le peuple eſt 258 Du calvinisme. eft peuple; & les presbytẽriens vaient fe joindre à ces fanatiques c te clerge anglican. le miniſtere an glas prit le parti qu'on aurait dũ wie prendre avec les hommes a miracles.” c leur permit de deterrer un mort dans % cimetiere de l'ẽgliſe cathẽdrale. la plic fut entourEe- de gardes. tout ſe paſſe ji ridiquement. la ſeene finit ue e au pilori łs prophetes. N Cependant en france, le temps, Ia p. dence du gouvernement, & les progres de la raiſon. ont rendu les calviniſte tranquiles : leur nombre eſt homers ye Fenthoubasme, 2 aa cdl * 1 < | 4 * © 44.3 | * 5188 # r bf RS. * 2 123 117808 1 0 ; _ [5+ F . i J 488889898 9 8 4 * # bY Cf 1 22 1 ; © e's +34 . we 6. i he 3 : * 5 | 9 ” . : » 4 wr 7 . F5 So 020 8 , © 83 S wh Fu : TRIS IST 6 | CHAPITRE, TRENTE-TROISIE'MEs. DU FANSENISME. r cabrinisme devait neceſſaire- e ment enfanter des guerres. * £79 demens des* Rn — - ———_— : I Ae o crores OO OY OT A 92 — ä 8 4 * ö J " ala _ 3 * 5 r 4 r ” * — 2 * _ + A 8 . 22 + Senn 5 — - 223 a 2 * guſtin; on fit agir tant de femmes, qu - _ apres la bulle acceptee i] y eut plus de | 268 De janſiniome. 55 a certains commandemens im „ non ſeulement aux — aux '@ | ” veugles, aux endurcis; mais aux fi- & aux juſtes, malgrẽ leurs vo- 239 lontẽs & * 99G ſelon les forees As ont; & que la grace, qui peut : = .ces — cc on peut auſſi, à la pa- e, 25 J cſus-Chriſt n'> r=" aaa mort pour gs tous les hommes. x Le cardinal mazarin fit recevoir una nimement la bulle du pape par Vaflem- 'blee du clerg E. il Etait bien alors avec le Rain avec raiſon les ONS. tant de lettres; on cita tant, ſaint-av- Janſẽniſtes que jamais. anſẽ ſa maiſon Po heretiques. = fut un nou- veau ſcandale, un nouveau ſujet d nennen er ro TY a *** F 9 * ” \ \ 4 N * - "£ ' Sz * * * K ö a > > Q. = 3 ws me ys ex jan anſeniſtes, & l 1 La paix ſemblait rendue a regte „% france: mais les janſẽniſtes Ecrivirent | Dun pretre de faint - ſulpice 1 0 | de Tefuſer Pabſolution A monſieur de | crits. le docteur arnauld fe ſignala; & . * JCSFFTRfꝙ́TͤkTF„ . . Du janſe&nsme, 269- pair ou reel ou, imaginaire, il ſoũtint que les propoſitions de janſẽnius condannees - metaient pas dans janſenius, mais qu'el- les ſe trouvaient dans ſaint-auguſtin & dans pluſieurs pères. il ajotita, e pierre ttait um juſte, a qui la grace, quelle on ne peut rien, avait manque, Il eſt vrai, queſaint-auguſtin & ſaint- jean chryſoſtöme avaient dit la meme. choſe; mais une parole de plus ou de moins, & les conjonctures qui changent tout, ren- dirent arnauld coupable. on diſait, qu'il falait mettre de l'eau dans le vin des ſaints-përes; car ce qui eft un objet ft ſcricux pour les uns, eſt toujours pour les autres un ſujet de plaiſanterie. la fa- cults s' aſſembla; le chancelier ſeguier y_ vint meme de la part du roi. arnauld fut condanns & exelus de la ſorbonne en 1654. la preſence du chancelier parmi des theologiens eut un air de deſpotisme qui deplut au public; & le ſoin qu'on ent de garnir la ſale d'une foule de do- Qteurs moines mendians, qui n'ẽtaient pas accolitumes de's'y trouver en ſi grand nombre, fit dire a paſcal dans ſes provin- ciales, qu'il btait plus aiſe de trouver des moi nes que des raiſons. | La pluſpart de ces moines radmet- taient point le congruiſme, la ſcience motenne, la grace verſatile de molina : 7 M 3 mais ans la- * . te 1 = — — Fe R — o Sou „32 * 9 * q a ä * Ad . ; 2 * 15 * A * bh ” * by | 0 = % r 85 1 U rr — = * PG bw iR Mie gthitps Abe CHD oo ape AE £7 WOES Oe ene * " \/ \ . 270. Nu janſenisme.. mais ils ſoùtenaient une grace ſuffifante,, a laquelle la volonte peut conſentir & ne conſent. jamais, une grace efficace a laquelle on peut reſiſter & a laquelle on ne rẽſiſte pas; & ils expliquaient cela clairement, en diſant qu'on pouvait r. ſiſter à cette grace dans le ſens diviſe & non pas dans le ſens compoſẽ. | Si ſes choſes ſublimes ne ſont pas trop d'accord avec la raiſon Vp ons le ſen- timent d'arnaud & des janſẽniſtes ſem- blait trop d'accord avec le pur calvinis- me. c'etait preciſement le fond de la querelle des gomariſtes & des arminiens. elle diviſa la hollande, comme le janſe- niſme diviſa la france; mais elle devint en hollande une faction politique, plus. qu'une diſpute de gens oiſifs; elle fit couler ſur un echafaud le ſang du ſionnaire barnewelt. elle ne produiſit er en: france que des mandemens, des bulles, des letters des cachet & des brochures. parce qu'il y avait alors des querelles pl: importantes. | Arnauld fut donc ſeulement exclus 4 la facultẽ. cette petite perſecution lui at- tira une foule d'amis: mais lui & les j Jan ſeriſtes eurent toujours contre eux fe- gliſe & le pape. une des premieres de- marches d'al&xandre v11, ſucceſſeur d'in- nocent *. fut de renouveler les cen- ſures fires contre les cinq propoſitions. les 6- veques de france, qui avaient deja''dref- nouveau, dont la fin ẽtait conguꝭ en ces F tions contenuès dans le Wo de cor. „ nélius janfẽnius, Jaquelle doctrine n'eſt „ point celle de ſaint- auguſtin, que jan- | veques la preſenterent dans leurs dioce-* ſes à tous ceux qui ẽtaĩent ſuſpects.” on port-roial de paris & de port-rotal” des ſanctuaire du janſenisme. faint-cyran '& arnauld les gouvernatent. Ils avaient ẽtabli auprès du monaſtere de port· roial des champs, une maiſon ou se- taient retirees pluſieurs ſavans vertueux, mais entẽtẽs, lies enſemble par la confor- mite des ſentimens. ils y inſtruiſaient de jeunes gens choiſis. c'eſt de cette Ecole, qu'eſt forti racine, le plus pur & le plus ëlo- riques, car despreaux ne fut que le ſecond, etait intimement lie avec ces illuſtres: & dangereux ſolitaires. on preſenta le for- 4 re- Du janſenisme.” 277 ſc un formulaire, en firent encor un termes: „ je condanne de coeur” & de „bouche la doctrine des cinq Pope. 34} „ ſenius a mal expliquee. ( it falut de- puis ſouscrire cette formule; & les & h voulut faire ſignèr aux religieuſes de champs. ces deux maiſons Etatent le quent des poëtes. paſcal le premier des ſati- mulaire à ſigner aux filles de port-rOial de paris & de port-roial des champs ; elles . «a tt 9 enn 7 A W r 4 N N „ FF CEN ** We N 15 r 1 *Y 4 . . - o 5 \ : * s * « 7 4 * 3 Du janſani mem. rẽpondirent, qu'elles ne pouvaient en conſcience avouer apres le pape & Ix _ EvEques, que les cing propoſitions ful. ſent dans le livre de janſenius, qu'elles a Vaient pas li ; qu aſſürẽment on na pas pris fa penſẽe; qu'il ſe pouvait fair que ces cinq propoſitions fuſſent erto- nes, mais que janfenius n'avoit pas tot. VDn tel entẽtement irrita la cour. le lieu- tenant- civil d*aubrai (il n'y avait point encor de lieutenant de police) alla a port- } roial des champs faire fortir tous les ſo- litaires qui 8'y ge retires,” & tous les unes gens qu'ils ẽlevaient. on menaca wr de ee les deux.monaſteres ;. un mi- 4 | - racle les. ſauva. TS | * Mademoiſelle perrier penſionnaire de port- royal de paris, niece du celebre paſeal, avait mal à un œuil. on fit à port-roial lee. rẽmonie de baiſer une ẽpine de la couron | | ne qu'on mit autrefois ſur la tete de Jelus- ! * Chrift. cette eping etait depuis long-tems. à port-roial. il n'eſt pas trop aiſe de prov-, | ver comment elle avait ets conſerves ! - & tranſportee de jeruſalem au fauboutg ſaint- jacques. Ia malade la baiſa; elle ſut guerie quelque tems après. on ne man- qua pas d' affirmèr & d' atteſter, qu elle a- vait été guerie en un clin d' cuil dune fiſtule lacrimale deſeſperee, cette fi- le n'eſt morte qu' en 1728. des perſon · ; 1 55 nes, SF CE Rape TH i St © == <7 . DS 1 1 * a * NN 7 MENS Rn * - RE Wo * * * . * A 9 a7 * * 8 1 5 * * Du janſenieme. 2 „qui ont long-tems vécu avec elle, mem alürs Po ſa guerifon avait Ete fort longue; & c'eſt ce qui eſt bien vrai- ſemblable. mais ce qui ne Feſt gueres, c'eſt que Dieu, qui ne fait point de mi- | racles pour amener à notre religion les trois quarts de la terre à qui cette reli- gion eſt ou inconnuẽ ou en horreur, eũt en effet interrompu l'ordre de la nature en faveur d une petite fille, pour juſtifier un douzaine de religieuſes, qui prẽten- daient que cornẽlius janſenius n avait point Ecrit une douzaine de lignes qu on lui attribuẽ, ou qu'il les avait ecrites dans une autre intention que celle qui lui eſt imputet. „ 5 Le miracle fit un fi grand eclat, que ks jẽſuites n*oſcrent le nier. ils prirent le parti de faire auſſi des miracles de leur cote ; mais ils n' eurent point la vogue: ceux des janſẽniſtes Etaient les ſeuls à la made alors. ils firent encor quelques an- nees apres un autre miracle. il y eut à port- roial une ſceur gertrude guerie d u- nie enflüre à la jambe. ce prodige- la neut point de ſuecẽs: le tems Etait paſſẽ; & ſceur gertrude n' avait point un paſcal pour f oncle. : | 2 =. Les jcſuites, qui avaient pour eux les $ papes & les rois, Etaient entiEremnent þ decties dans Peſprit des peuples. on re- : M5 nou- = 274 Du janſenisme. nouvelait contre eux. les anciennes hi- ſtoires de l'aſſaſſinat de henry le grand, medite par barriere, execute par chatel leur ẽcolier; le ſupplice du pere guignatd; leur e ec de france & de veniſe. on tentait toutes les voies de les rendre odieux. paſcal fit plus: il les rendit ri- dicules. ſes lettres provinciales, qui parail- ſaient alors, ẽtaient un modele delo- quence: & de plaiſanterie. les meilleures comedies de moliere n'ont pas plus de | ſel que les premieres lettres provinciales, boſſuet n'a rien de Plus ſublime que les derniẽres. II eſt vrai que tout le livre portait kr un fondement faux, on attribuait adroi- tement à toute la ſociete, des opinions extravagantes de quelques jeſuites | eſps- gnols & flamans. on les aurait deterrees auſſi bien chez des caſuiſtes dominicains & franciſcains; mais c*etait aux ſeuls jeſuites qu'on en voulait. on tachait dans ces lettres de prouver, qu' ils avaient un de- ſein forme de corrompre les hommes; deſſein qu' aucune ſecte, aucune fociete, n'a jamais e & ne peut avoir. mais il ne s'agiſſait pas d'avoir raiſon; il s ag fait de divertir le public. Les jeſuites, qui n'avaient alors aucun bon Ecrivain, ne purent effacer le ridicu- le, dont les couvrit le livre le mieux E- crit Q- * ce Du janſenimme. 275 crit qui ett encor paru en france. mais il leur arriva dans leurs querelles le mπά me choſe a-peu-pres qu*au-cardinal muzar:: rin. les blots, les marigni & les barhan- con avaient fait rire toute la france ſes depens ; & il fut le maitre de la fran | 481; :3153be& On enleva les principales religieuſes de Pabbaie de port-roial de paris avec deux- cent-gardes, & on les diſperſa dans d'autres couvens: on ne laiſſa que cel - les qui voulurent ſigner le formulairet la diſperſion de ces religieuſes intẽreſſa tout paris. ſcœur perdreau & ſœur pa- fart, qui ſignẽrent & en firent ſigner d au- tres, furent le ſujet des plaifanteries & des chanfons, dont la ville fut inondẽée par cette efpece d hommes oiſifs, qui ne voit jamais dans les choſes que le Ste plaiſant, & qui ſe divertit toujours, tan- dis que les perſuades gemiſſent, que les frondeurs dẽclament & que le gouverne- ment agit. 3 e Les janſẽniſtes s affermirent par la per- ſecution. quatre prẽlats, arnauld ẽvẽque d'angers frere du docteur, buzenval de beauvais, pavillon d'alet, & caulet de pa- miers le mème qui depuis rẽſiſta à louis x1V ſur la regale, ſe declarerent contre le formulaire. c*Etait un nouveau formulaire compoſẽ par le pape alexandre y11 lur-me-" | M 6 me, =. Ay ſemmblible en bout r le ſond 2ux N _— 222 regu en france par les &eques le — alẽxandre vun — 1 nomma neuf eveques fran- / pour faire le proces aux quatre pts- 6 | —— alors les eſpirits ag. rent lus que jamais. | | E rue Gal gn fe 23 * 6 * On n 8 -— 2 wm @, . ae ienne calma 1 'vivacits | i ge un mot ſubſtitue à a 95 autre 0- pera cette paix, qu'on appela Ja paix d climent neuf & Sw la paix de 740% quoiqu' il ne 8 agit que d une diſpute -- norte ou inẽpri Le dans le reſte du mon- de. il parait que depuis Is tems (A pes. eurent toihours ut, dE to F lesquelles on ne $'entend point, & de reduire les deux partis à enſei er la meme morale que tout le nn | lus . : . 2 a . 2 Du janſeniamte. 25. plus raiſonnable. mais on avait affaire a — hommes. . | Le gouvernement mit en liberts, "2 | janſeniſtes qui ẽtaient end à la ba- tile, & entre autres /aci auteur de la verſion du teſtament. on fit revenir ſes rcligieuſes ExilEes 3 elles ſignerent ines rement, & crurent triompher par ce mot.. arnauld ſortit de la retraite od il Stat cachẽ, & fut racy au roi, accucillidu: nonce, re par le public comme un pere de l ele & 1 8 5 engages. der- Jo à ne combattre que les calviniſtes, car il falait qu il fit la gue re. ce tems de trans, 5 quilits p roduifit fon livre de Ia perpituits- 'n 47 la foi, dans Jequel il fut aids par nico-- 9 le; & ce fut le ſujet de la grande contro verſe entre eux & claude le miniſtre, con- troverſe dans laquelle chaque * ſe crut. victorieux, felon Puſage.. La paix de clement: neuf, aiant eis ne à des eſprits peu pacifi ues qui = r A * 9 —_ 4 x, <8 ow - — oo ' gf 2 [ , "= "A e 9 — < mn * 7 * i 2 — — N — — - — _ - 2 A — K — — CWO Um — — 2 2 ”% » — —— — — 1 2 & — _ * — — — » — — — _ jours le ſeul pretexte de cette pitite pe ecard du Pegliſe, de faire ſigner des bulles à des —— — e IO PII Peas ye ace | 280. _ Anna ngen re inteſtine. la diſtinction du ys droit-occupait | les eſprits. on propoſa en ver. in en 1701 un probleme theologique, von appela le cas de conſcience par exe. ence. „ pouvait-on donner les ſacremem Wil falt 2» à un homme qui aurait ſignẽ le formu· »» laire, en croiant dans le fond de ſon Wil * „ ur, que le pape & meme. Yeglife „ peut ſe tromper ſur les faits ? quafan· te docteurs ſign I os ren e. | ner l'abſolution à un tel homme. Auflitor la. guerre recommence. le pa- yo & les ẽ 6 voulaient qu on les crit les faits. F archeveque. de paris, noail- les, ordonna qu'on crilt le droit d'une foi | divine & le fait d'une foi humaine. le autres, & meme Parcheveque de cambrai fenelon qui n ẽtait pas content de monſieur de noailles, Exigerent la foi divine pour le fait. il eũt mieux valu peut - etre ſe don- ner la peine de eiter les paſſages du liute; Zeſt ce qu'on ne fit jamais. 2 pape clement x1 donna une balle 1705» la bulle vineam. domini, par las ordonna de croire le fait, ſans ex» — c'etait d'une foi divine ou du foi humaine. C'etait une nouveautẽ 10 00 4 on fit encor cet honneur aux re- 8 i 5 1 0 teu- Du janſinisme.. 282 - lgieuſea de port-roial des champs. le Cardinal de noailles fut oblige de leur faire porter cette bulle, pour les ẽprou- ver. elles ſignẽrent, ſans deroger à la paix de clẽment neuf, & ſe retranchant dans le ſilence reſpectueux a Vegard du. fait. DIRE 2. On ne fait ce qui eſt plus ſingulier, ou Vaveu qu'on demandait à des filles que cinq propoſitions etaient dans un li- vre latin, ou le refus obſtine de ces re- Igienſes .... 8 Le roi demanda une bulle au pape, pour la ſuppreſſion de leur monaſtere.. le cardinal de noailles les priva des ſacre- mens. leur avocat fut mis à la baſtille. toutes les religieuſes furent enlevees & miſes chacune dans un. couvent moins. desobẽiſſant. le lieutenant de police fit demolir en 1709 leur maiſon de fond en comble; & enfin en 1711 on deterra les corps qui Etaient dans Vegliſe & dans la eimetière, pour les transperter ailleurs. ies troubles, n*etaient- pas. detruits avec ce monaſtere. les janſeniſtes voulaient rotjours cabaler, & les jEſuites ſe rendro yeceliuirle.. 5c oe ts) 1 Le pere quenel pretre de Poratoire,, ami du celebre arnauld & qui fut com- pagnon de fa retraite juſqu' au derniet moment, avait des Pan 1671 compole, 5 = 7 > - uk 38 Du janſtnicme. | un livre de reffexions pieuſes ſur 1e text du nouveau teſtament. Ce livre contient quelques maximes,tui pourraient paraitre favorables au janſeniz.: me; mais elles ſont coniondues dans une ſi grande foule de maximes ſaintes & pleines de cette onction qui gagne le cœur, qe Fouvrage fut regu avec un applaudiſſe. ment univerſel. le biens'y montre de tou cõtẽs; ; & le mal il faut le chercher. plu. ſieurs ẽvẽques lui donnerent les plus grand Eloges dans ſa naiſſance, & les confirmé. rent quand le livre eut regu encor par Pauteur fa dernire perfection. je ſii meme que Fabbẽ renaudot, Pun des plus favans hommes de france, étant a rome la premiere anne du pontificat de cle. ment onze, allant un jour chez ce p qui aimait les ſavans & qui l' ẽtait lui- me. me, le trouva lifant le livre du pere que-- nel. voild, lui dit le pape, un livre anti. bent. nous n avons perſonne d rome, gut fort" capable @trrire ainſi. je voudrats at. tirer Pautzur auprès de moi. Celt le me- me pape, qui depuis condanna le livre. II ne faut pourtant pas regarder ces elo- ges de clement: onze & les cenſures qu ſuivirent les eloges, comme une contta. diction. on peut Etre tres touch dans une lecture des beautes frapantes d'un ouvrage, & en condanner enſuite” les | defauts = — * Du jan ſenisme. 28's eſauts caches.” un de prelats, qui avait onne en france Papprobation la plus utentique & la plus fincere' au livre de. duenel, était le cardinal de noailles ar- heveque de paris. il s'en était déclaré protecteur, lorsqu'il ẽtait ẽvẽque de halons ; & le livre lui etait dedie, ce Fardinal plein de vertus & de ſcience, le plus doux des hommes, le plus ami de la paix, protegeait quelques janſeniſtes ſans. Petre, & aimait peu les jeſuites fans leur nuire & ſans les craindre, Ces peres commencatent à jouir d'un grand credit, depuis que le pere de la chaiſe, gouvernant la conſcience de louis x1y, était en effet a la tete de Pegliſe gallicane. le pere quenel; qui les crai- gnait, ẽtait retire. à bruxelles avec le fa- vant bẽnẽdictin gerberon, un pretre nom me brigode & pluſieurs autres du meme. parti. il en etait devenu le chef apres la: mort du fameux: arnauld, & jouiſſait comme lui de cette gloire flatteuſe, de s & tablir un empire ſecret independant: des ſouverains, de regner ſur des conſcien- ces, & d etre. lame d'une faction compo- ſee d'eſprits eolaires. les jeſuites, plus rẽpandus que ſa faction & plus puiſſans, | Geterrerent bientõt quènel dans fa ſoli- tude. ils le perſecuterent auprès de phi- lippe v, qui Etait encor maitre des pars bas, T Q . A ]⁰ AU NE SR. =; = = G by = LIES ws LES = == mo q : >" N bas, comme ils avaient LURE TED rnau] ſon maitre aupres de louis xx v. il d tinrent un ordre du roi d eſpagne, d& faire arrẽter ces ſolitaires quènel fy mis dans les priſons de Farcheveche 4 me, un gentil-homme,. qui'crut/que parti janſẽniſte ferait ſa fortune vil de. Walk le chef, perga les murs, & fit 6: vader quenel qui ſe, retira à amſteniam, ou il elt mort en 17 19. dans une-extreme vöeilleſſe, apres avoir contribue à form en hollande quelques Egliſes de ag ſtes, O_o faible qui depen: tous Je | Na 2200 "nn Parreta,, on ſailit tous ſe piers; 3 & trouva tout ce qui riſe un ont ormẽ. il: y avalt une copie d'un ancien contrat fait par 1 avec antoinette hourignon, viſe onnaire, femme riche & Wen ſous le nom de ſon . Pile nordſtrand pres du holſtein, pour — ſembler ceux qu'elle pretendait a une ſecte de ee qu elle ani * Etablir, | . Fo . tte bo on avait impri fraix . volumes de pieuſes - reveries, & de penſe la moitié de ſon bien, a faire des e elle mauait u'à ſe rendre ridicule, & meme ae ſuié les perſecutions. W a. Du fant. te innovation. enfin 1 "ir dans ſon He, elle Pavait revendue ” janſeniſtes, qui ne 8 tablirent pas plus qu'elle. Nw > On trouva encor dans les mnanufcrits niit ẽtẽ inſenſẽ. louis xiv aiant en- wie en hollande en 1684 le comte d'a- 2 avec” plein d'admettre 3 une treve de annecs les puiffances qui voudraient y entrer, les j fin, avaient imagine de ſe faire dre dans cette treve, comme yaient EtE en effet un F demie, tel que celui des calviniſtes le fut fi long- tems. cette id6e chimẽrique Etait demeu- ſitions de paix des j avec le roi & france, avaient £tE redigees par Ecrit. ily avait et certainement dans ce projet x c'en Etait afſez pour Etre criminels. on fit aiſement eroĩre A louis XIV WB etatent | — SLND ET SH a PS 5 =. S. SE 2 que de opinions de ſpeculation tomberaient d'elles-mbmes, fi on les aban- ner un poids elles navaicnt point, que d'en fa dex mers Tat To | x . s ies, quenel - un projet plus coupable, 6 U fous le nom des diſciples de ſaint*augus- * ree ſans Exẽcution; mais enfin Jes propo- une envie de ſe rendre trop conſidrables; donnait à leur inutilite. c'Etait leur don- __ * ow ome cata . — — e 3 —— — — Rs , n p 1 en ; / 2 \ ; G ; . - . * — 2 - 7 a — CI — v be — — gen — _ = ts 1 7 KS mY y 8 3 . * * 24 ** — — 1 * - 7 C I — 2 — — — . 8 E F K ba 9 dl 3 o Ba Ge en o - 3 - _—_ > TY = . — ———— "CARISE EE "$4 + od XT ESR ITED RT ELITE ts YE an : \ l 8 * _— i =o A 0 - 3 CO ESD STR = —_— PE ESE” = — 1 1 Y Foam; \ 1 — = = Ls > A345; Hs 1 Ln "I a CS a p . by . IE" Is. ks = * 5 By * — n My E = 3 4 = 5 of = — . * 4k... IV — 23 * — 1 = GON gy 1 3 N Fa ni 3 = wh 8 — . — — 2 by = * pd. 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Helle. envain le cardinal de naa 1; lui demanda j ice de ces miſteres Finiquit; leconfeſſeur perſuada qi il s ẽtait ſervide voiles . pour faire reuffirles cho- ſes divines; & comme en effet il Fautorite du pape, celle de Punite de be. -* tout le fond de Paffaire lui &tait vorable. le cardinal s addreſſa au da. phin duc de bourgogne 3 mais il Je troy- va prevenu par les lettres & par les amis de Parcheveque de cambrai, la faibleſſ humaine entre dans tous les cceurs, fe. nelon n ẽtait pas encor aflez. philoſophe, pour oublier que le cardinal de noaille avait -contribus 3 le faire condanner ; 25 2 paiait alors pour madame Tu cardinal n'obtint pas davantage du crẽdit de madame de maintenon. cette ſeule affaire pourrait faire connaltre le ca- ractere de cette dame, qui n'avait gut- res de ſentimens a elle, & qui n'etait oc- cupee que de ſe conformer à ceux du roi. trois lignes de fa main au cardinil de noailles developent tout ce qu il faut & d'elle & de Pintrigue du tellier, & des idẽes du roi & de k conjoncture. „ vous me connaillez aller, „ Pour ſavoir ce que je penſe ſur la d&- 2» Couverte nouvelle mais bien des rai- «3 85 K , ſons doivent me retenir de parler. 4 ner; je n ai qu à me taire & A I v Fegliſe, pour le roi & pour vous. j ai „ donne votre lettre au roi: elle a ẽtẽ H " Jus: c'eſt tout ce que Je puis vous en „ dire, ẽtant abattue de triſteſſe. * un jcſuite, Ota les pouvoirs de precher & de confefſer a tous les Jt uites, exceptẽ 2 quelques-uns des plus ſages & des plus moderes. fa place lui donnait le droit dangeceux d'empecher le tellier de con- feſſer le roi. mais il n' oſa pas irriter a ce int ſon ſouverain; & il le laiſſa avec reſpect entre les mains de ſon ennemi. „ je crains, Ecrivit-il a madame de main- „ tenon, de marquer au roi trop de ſou- v miſſion en donnant les pouvoirs a celui „ qui les merite le moins. je prie Dieu „ de lui faire connaitre le peril qu'il court, „en conhant ſon ame a un homme de „de caractere. On voit dans pluſieurs memoires, que le pere le tellier dit, qu'il fallait qu'il perdit ſa place ou le cardinal la ſienne. il eſt tres vraiſemblable qu'il le penſa, & peu qu'il Pait dit. quand les eſprits font aigris, les deux partis ne font plus que des demarches funeſtes. Des partiſans du pere le tellier, des Tem: 1s, EvE- Da janſiniome; * : , n'eſt point a moi a juger & à condan- "Le cardinal archeveque, opprime % : — — by 0 i th. - — — 2 4 5 7 — 9 7 1 * mh = 4 = bo he by bd 838 e 2 — — — > © BN > Saz IS - 7 2 4, 4. bd SL. Re * py Ee rr py a I. - - _ „ 5 Py g - of i * * « = 8 * * 4 - 4 OE 5 * _ a 8 | N. We J : X 0 * TW . * ng 29 Dy eee, 3 Eveques qui ar le chapeau, em- _ platexent op; ages roiale pour enflammer _ ces..Etincelles, qu'on pouvait Eteindte. au lieu d'imiter, rome, qui avait plu- ſieurs fois impoſe ſilenee aux deux par- tis; au lieu de reprimer do oe wlll, & de conduire le cardinal ; an lieu de de. fendre ces combats comme Jes duc, & de rẽduire tous les pretres. comme tous les ſeigneurs à stre utiles ſans Etre dan- reux ; au lieu d' accablèr enfin les deux partis ſous le poids de la puiſſance ſupre- me, ſoũtenuẽ par la raiſon & par tous les magiſtrats; louis x1v crut bien faire de ſolliciter lui-meme à rome une declz- ration de guerre, & de faire venir la fi- meuſe conſtitution, qui remplit le an de fa vie d amertume. Lie pere le tellier & ſon parti envoiẽ- rent à rome cent trois propoſitions à con- danner. le ſaint- office en proſcrivit cent & une. la bulle fut donnee au mois de ſeptembre 1713. elle vint, & ſoũleva contre elle preſque toute la france. le roi Vavait demande, pour prẽvenir un ſchisme; & elle fut prẽte d en cauſer un. la clameur fut generale, parce que par- mi ces cent & une propoſitions il 7 en avait, qui paraiſſaient a tout le mo contenir le ſens le plus innocent. une nombreuſe afſemblee CE fut con- voquee WR 3 2 pe "ny Du' janſenime. 291 bulle pour le bien de la paix; mais ils en donnerent en mEme tems des ex- plications, pour calmer les ſerupules du public. l' acceptation pure & ſimple fut envoice au pape; & les modifications fu- rent pour les peuples. ils pretendaient par-la ſatisfaire à la fois le pontife, le roi & la multitude. mais le cardinal de noailles & ſept autres Eveques de Paſ- ſemblẽe qui ſe joignirent à lui, ne vou- lurent ni de la bulle ni de ſes correctifs. ils ecrivirent au pape, pour demander ces correctifs meme a a ſaintetẽ . & ẽtait un affront qu'ils lui faiſaient reſpectueu- ſement. le roi ne le ſouffrit pas: il em- pecha que la lettre ne pariit, renvoia les eveques dans leurs dioceſes," déſendit au cardinal de paraitre à la cour. la perſẽ- cution donna a cet archẽ vẽque une nouvel- le conſideration dans le public. ſept autres eveques ſe joignirent encor à lui. Cetait une veritable diviſion dans Vepiſcopat, dans tout le clergs, dans les ordres reli- gieux. tout le monde avouait, qu'il ne _ Sagiſlait pas des points fondamentaux de la religion; cependant il y avait une guerre civile dans les eſprits, comme $11 eũt ẽtẽ queſtion du renverſement du chriſtianiſme; & on fit agir des deux c6- tes tous les reſſorts de la politique, | N 2 com- quarante accepterent la \ * 4.4 eg % 4 wad » (T1, _ I. 6 oo ww L 2 2 RN - - menen v A GA are os cc 8 292 Du janſiniomb. | comme dans Vaffaire 14 Plus Profs. -Cexraliorts gement e pour I accepter la conſtitution par la ſorbonne. la pluralite des ſuffrages ne fut pas pour elle; & cependant elle y fut enregiſtree, le miniſtere avait peine à ſuffire aux let- tres de cachet, qui envoiaient en Fee ou en éxil les oppoſans. Cette bulle avait ẽtẽ enregiſtrẽe au par- lement, avec la rẽſerve des droits ordi- naires de la couronne, des libertẽs de Ve- gliſe gallicane, du pouvoir & de la juris- diction des t ẽvẽques; mais le cri public Percait toũjours à travers Pobeiflance. le cardinal de biſſi, l'un des plus ardens defenſeurs de la bulle, avoua dans une de ſes lettres, qu'elle n' aurait pas 6 regue avec plus d' indignitẽ 2 genẽ ve ow | 2 Les eſprits etaient ſurtout rEvoltes con- tre le Jeſuite le tellier, rien ne nous irri- te plus, qu'un religieux devenu puiſſant. ſon pouvoir nous parait une violation de ſes vœux; mais s'il abuſe de ce pouvoir, 1] eſt en horreur. le tellier ofa prẽſumer de fon credit, juſqu'à propoſer de faire depoſer le cardinal de noailles, dans un concile national. ainſi un religieux fai- fait ſervir a fa vangeance ſon roi, ſon pe- nitent & ſa ien, 3 & avec tout cela, ji Du janſnime. 293 i'ai de tres fortes raiſons de: croire, qu il e Ole 30 - rtr M W W W W „ & Et 2 eo evererenenenerienens W ® | 75 4 Þ * AAA See CHAPITRE TRENTE-QUATRIE'ME, 3 Du Qui OW. SIT, U 8 des factions du calvi- =—— We niſme & des querelles du jan- | N ge ſcniſme, il y cut encor une diviſion en france fur le quie- | tiſme. C ẽtaĩt un ſuite malheu- reuſe des progres de Peſprit | humain dans le hecle de louis X1v,, que l'on $'efforgat de paſſer preſque en tout les bornes preſcrites a nos connaiſſances; 5 o plustot, c'etait une preuve qu'on n'avait pas fait encor aſſeʒ de progres. _ La diſpute du quictiſme eſt une 4 5 intemperances d'eſprit & de ces fubtili N 7 "= 2 . "oF — — Av DT oY — 30 BT 8 = * 1 — * 3 — 4 mY — * * 1 oro — * i = 2 a whe 9 — ae WT A l - = a= \ — 3 = N 8 = „ = « a be — a QI 7 OE ON © 2 ä x. ll 4 4 4 bk I — ——E— —— Ec Pm 302 Du guittizme. tes theologiques, qui n auraient laiſſe zu cune trace dans la méinaire des hon, mes, fans les noms des deux illuſtres z. vaux qui combattirent, une femme, ſan; nom, ſans crẽdit, fans veritable elpcit xe qui wavait qu'une imagination echayf. fee, mit aux mains les deux plus grand; hommes qui. fuſfent alors dans Vepliſe, ſon nom était bouvieres de la motte. (ah. mille etait originaire de montargis, ele avait Epouſe le fils de entrepreneur du canal de briare. devenuë veuve dam une aſſer grande jeuneſſe, avec du bien, de la beautẽ & un eſprit fait pour le mon · de, elle &enteta de ce qu'on appelle a ſpiritualits, un barnabite du pais de ge- neve,. nommèẽ la- combe, fut fon directeui. cet homme, connu par un mélange aſe ordinaire de paſſions & de religion & qui eſt mort foit, plongea Veſprit de f pẽnitente dans les reveries myſtiques, dont elle Etait deja atteinte. Fenvie di- tre une fainte-therefe en france, ne lui permit pas de voir com̃bien le genic francais eſt oppoſe au genie eſſ „& la fit aller beaucoup plus loin que ſainte- thereſe. Pambition d'avoir des diſciples, la plus forte peut-Etre de toutes les am- bitions, s empara toute entire de fon CCEUr. | | Elle alla avec fon directeur dans le pe | Nt \ Du quittrsme. 2 tt pais od Peveque titulaire de genẽve vit fa reſidence. elle 8'y donna _de\Pau-. Itorité par fa profuſion en aumònes. elle tint des conferences, elle prẽchait le re- noncement entier à ſoi- meme, le ſilence ge Fame, Vaneantiſſement de toutes ſes. puiſſances, le culte interieur, l'amour pur & dẽsintẽreſſẽ, qui n'eſt ni avilt par la crainte ni anime de Feſpoir des rècom- nſes. f | ode, Les imaginations tendres & flexibles,. ſurtout celles des femmes & de quelques jeunes religieux qur aimaient plus qu'ils. ne croiaient la parole de Dieu- dans la bouche d'une belle femme, furent aifc— ment touchees de cette eloquence de pa-- roles, la ſeule propre à perſuader tout a: des efprits prẽparẽs. elle fit des. proſẽli- tes, & fut chafſee par Peveque elle & ſon directeur. ils s' en allerent à grenoble. elle y rẽpandit un petit livre intitule le noien court, & un autre ſous le nom des. torrens, Ecrits du ſtile dont elle parlait ;, & fut encor obligee de ſortir de gre- noble. | | Se flattant deja d*etre au rang des con- feſſeurs, elle eut une viſion, & elle pro- phẽtiſa. elle envoia fa prophetie au pere la-combe. tout Penfer ſe bandera, dit-elle, pour emptcher le progres de Pinterieur & la formation de Feſus-Chrift dans les ames. la | tem: LE * 7 Ar 3 a by WS AT. 18 e : * -Y a: Pa 4 ae — Ll - I 9 — - 2 p v as = 4 TAS) ATE *%s * a = _ _— \ 0 ö 7 i 2 N — * hag pn t- 92 A 3 21 — : l 1 4 n * 8 3 1 A * — — — - * 33 e — ——— hl 2 bo - K F ba wy pate ir a = or dC 5 REA XN Ae 2 2 n — = . 1 by 88 Rr 92 „ Py nt 1 : G . N — ton Yo + ia ” 8 = 2 , ” * AY * — nn * = f . & — ho werent * 7 2 p - — 5 . N hes th i et id ns oe he Wet et Od bt — —— —ͤ—V— 4 oe N * « 4 2 6 — — — * » q _ 7 — — - . — ER A; * a. = "7 « r — — — wn — be —_— — 3 2 BY a> i * I FLY N - ———— 9 is : : —_— " 4 PR SIX 1 4 8 Soo . A — — — RET.» i A or = BR d — — — IRE r 2 8 4 FR 3 _— , 204 _ Du quittim, © empite ſera telle, qu'il ne reftera Pas pin Jew fur pier res S 11 me ſemble, que dans toute ok la terre il y aura trouble, guerre & rey. ſement. la femme ſera enceinte de Pefyry interieur, & lle dragon ſe tiendra diu de % EIS. l La prophetie ſe trouva tres vraie; or des Etant revenue à paris conduite par ſo Wl 1; directeur, & Pun & Vautre aiant dogma. Wl cc tiſe en 1687, Parcheveque de harlai de & chanvallon obtint un ordre du roi, pour ge faire enfermer la- combe comme un ſe. de ducteur & pour mettre dans un colivent to madame guion comme un eſprit alicne Wl c: qu'il falait guerir. mais madame guion, te avant ce coup, s ẽtait fait des prote- Wl n ctions qui la ſervirent, elle avait dans Ja r maiſon de faint-cyr encor naiſſante, une d couſine nommèe madame de la mai ſon. fort favorite de madame de maintenon,. elle s' ẽtaĩit inſinuẽe dans Veſprit des ducheſſeʒ de chevreuſe & de beauvilliers. . toutes ſes. amies ſe plaignirent hautement, que Farcheveque, de harlai, connu pour ai- mer trop les femmes, perſecutat une femme, qui ne parlait que de l'amour de Dieu. | | - La protection toute puiſſante de madame de maintenon impoſa ſilence a Parcheve- que de paris, & rendit la liberte a madame - guion, elle alla a verſailles, e | ans 1 Du quittisme. 205 dans ſaint-cyr, aſſiſta a des conferences pres avoir dine en tiers avec madame de maintenon. la princeſſe d*harcourt, les de charòt Etaient de ces myſtères. L'abbè de fenelon, alors precepteur cceur tendre & une imagination douce & brillante, ſon eſprit ẽtait nourri de la fleur des belles - lettres. plein de goũt & de graces, il preferait dans la theologie ce qu'elle a de ſombre & d ẽpineux. avec manesque, qui lui inſpira, non pas les reveries de madame guion, mais un goũt de ſpiritualitè, qui ne s ẽloignait pas des idees de cette dame. Son imagination s'echauffait par la can- deur & par la vertu, comme les autres s'enflament par leurs paſſions. fa paſſion ctait d'aimer Dieu -pour lul-meme. il ne vit dans madame guion, qu'une aime pure Epriſe du meme goũt que lui, & ſo lia ſans ſcrupule avec elle. Il etait Etrange, qu il fut ſeduit par une femme à revelations, a propheties & a galimatias, qui ſuffoquait de la gra- ce intẽrieure, qu'on Etait oblige de dela- cer, devotes que faiſait Pabbe de fẽnelon, a- ducheſſes de chevreuſe, de beauvilliers & des enfans de*france, ẽtait Fhomme de la cour le plus ſeduiſant. ne. avec un tout ce qui a Pair touchant & ſublime, *a a tout cela, il avait je ne ſai quoi de ro- Ry 1 = A = __ - 7 - bo oo PR - —_— wh - * — = —— - . = don >” af” Ce ea ndibotmes . CaO \ 8 — 3 EG 22 ry » * 8 a TT ES q 3 F . ̃ dou en . e . r 8 7 — : 5 pr —— — — 2 . a 2 — — 8 — —— — — * — 1 ä . 8 I ' K 9 A Sans wn * 9 - 4 DRE 4a ONE &; 8 9 e R * Wy. * 3 R * e V * 10 $ 7 A * - * * 4 \ * I . cer, qui- ſe nat 88 ce ee dige 4 1 ſurabondance de grace, 4 Pour ans faire enfler le corps de Felu qui était Meru fis aupres. d'elle. mais. fenelon, dans e. mitiẽ & dans ſes idees' myſtiques, Etait off qu'on eſt en amour: i} excuſait les d fauts, & nes *attachait qu'à la conforni. te du fond: des ſentimens kn: I avaen ure Charmè. PI que Madame guion, affirce & fene du e! tel diſciple qu'elle appelait fon fils, & comptant meme ſur madame de maints non, rẽpandit dans ſaint-cyr toutes { idees.. Feveque de chartres godet, dans le diocefe duquel eſt faint cyr, 8en ala ma & s'en = rites Parcheveque de pu Tis menaga encor de recommencer ſa premiẽres pourſuites. | Madame de maintenon, qui ne pen- fait qu'à faire de faint-cyr un ſejour de paix, qui ſavait combien le roi etait en- nemi de toute nouveautẽ, qui n avait pa beſoin pour fe donner de la conſiden. tion de ſe mettre à la tete d'une eſpe de ſecte, & qui enfin n' avait en vue qu ſon credit & ſon repos, rompit tout com- merce avec madame guion & lui defendit Te {ejour de faint-cyr. L'abbẽ de fenelon voiait un orage f former, & craignit de manquer les grands * ou il aſpirait. il conſeilla à ſon amie ande de ſe mettre elle · meme dans les eg tag | eaux, regarde comme un pere de l'ë- Lc. elle ſe ſoumit aux deciſions de ce de ent, communia de fa main & lui don— d tous ſes ecrits 2 && amine. W. Lcveque de meaux, avec Fagnkment cnt WW: roi, s' aſſocia pour cet examen Peve- ie de chalons qui fut depuis le cardinal. " 7 noailles, & Pabbé tronſon ſuperieur FB: Gint-ſulpice.. ils Saſſemb erent. ſecret- nent au village d'iffi,, . pres de paris. Parch&veque de paris chanvallon, jaloux ue d'autres que Ini ſe portaſſent enſure publique des livres qu'on Exami-- de meaux meme ;. elle ſouserivit à > ce que Peveque boſſuet voulut, & Cependant fenelon fut eleve. a Far- chev ny de cambrai en 1695, & ſacre par ve que de meaux. il ſemblait qu u- ne affaire afſoupie, dans laquelle il n'y wait ell juſques-la que du ridicule, ne derait jamais ſe reveiller. mais mada- me guion, accuſee de dogmatiſer tou jours apres avoir promis le ſilence, fut enlevee par ordre du roi dans la meme annee 1695 & miſe en priſon a vineen- nes, comme ſi elle eũt ete une * an- * „ Du quiltionss. RE 307 2ins du celébre boſſuet Eveque' de ges dans ſon dioceſe, fit afficher une it. madame guion fe retira dans la vil- promit 1 ne plus dogmatiſer. EY ED | Gt — - WD LI 9 DE A EY Ts 0 . P 38 D gultti me. dangereuſe- dans Vtat. elle ne pour: Petre: & ſes pieuſes rẽveries ne mer taient pas Vattention' du ſouverain. el compoſa à vineennes un gros volume vers myſtiques, plus mauvais encor ſa proſe, elle parodiait les vers des ops ra. elle chantait ſouvent: | Wo 5 amour pur 2 par fait va ed bin e $odle - +. Pg] 40 On ne fait pas, Jorsquiil communi, Tout ce gui il doit collter un jour, . Mon cœur n aurait connu vincenne: ſeuffran ce, Bi neut connu le pur amour. Les opinions des hommes depend: des tems, des lieux & des. circonſtan- ces. tandis qu'on tenait en priſon mad me guion, qui avait Epouſe- Jeſus- Chiu dans une de ſes extaſes, & qui depuis c tems-là ne priait plus les ſaints, difant que la maitreſle de la maiſon ne dei pas s adreſſer aux domeſtiques; dans c tems-là, dis- je, on pourſuivait à rome la canoniſation de marie d*agreda, qui avait eũ plus de viſions; & de revelations que tous les myſtiques enſemble :--& pour mettre Je comble aux contradic- tions dont ce monde eſt plein, on 1 * | | ait en ſorbonne eette meme d'agré- 4 ts > A | Boſſuet qui s' ẽtaĩit longtems regarde evenu jaloux de la rẽputation & du crẽ - t de ſon diſciple, & voulant toũjours onſerver cet aſcendant qu'il avait pris „ Ir tous ſes confreres, Exigea que le nou- Del archeveque de cambrai condannat - Widame guion avec lui & ſouscrivit à , es inſtructions paſtorales. fenelon ne olut lui ſacrifier ni ſes ſentimens ni fon mie. on propoſa des temperamens. on Jonna des promeſſes. on fe plaignit de art & d' autre, qu'on avait manquẽ de bi. Parcheveque de cambrai, en partant jour ſon dioceſe, fit imprimer a paris ſon irre des maxi mes des ſaints ; ouvrage dans 2) an. ; | 1. Wequel il crut rectifier tout ce qu'on re- n rochait a ſon amie, & developer les dees ortodoxes des pieux contempla- tis, qui $'elevent au deſſus des ſens & qui tendent à un Cd — 1 2 1 - J S s = "ey > IO arte —a>, 208 l n _ \ , = _ 2 —— bs — — _— 1 g 2 ul * 9 C ph 1 1 * prince; lui demand, 1 gen de ne Favoir: pas averti plust6t ; Ja fatale herefie de monfieur de cam audlitot le xoi & madame de maintend .conſultent le pere de la chaiſe; le c feſſeur repond, que le livre de Pa veque eſt fort bon, que tous lea jk en ſont-edifies, & qu'il n avait que Janſeniftes qui le . Van | de meaux n' - * - . 2 w 4510 — — S as — — 8 _ _ N 8 1 wa w_— 742. ” a = = Z bo * * of, —__—_ % © Te oy < Alhg=< wm 4 - 4 bY 1 9 e hd a 4 2 te — — — = 3 — 1 * Cy A. 1 4 : 1 7 + i * — — —— = bx = * „ — 3 3 * — ws g U gf 3 it Yo 4 K *. ni 1 3/18 % 27 83 bY: Ne 1 9 VA * TY 1 i is i 8 5 ob NPC N 5 of LOS Op 9 11 rk at 11 BY F * 1 1 Sx | 11% 6 1 7 p * 1 Y Ah IS: 2 2 1 , „„ 1 V3 CEE 2 42 5 7 a — 6 —_ = — — - n Þ — oy = C * 2 OC ih ton TA r d TR LF) wh. A . 15 $ = 2 9 . * hw. at r * * — . y wy lis r=. ot — —_ & - LS; 8 1 E r r 5 y . um Lats r * 3 7 Fn 5 * — = 8 A n i . — — __— * CITIES 2&4 e n . Jai EIA RB 2 4 4 _ > * 8 Wenn MESS. OPER OR SIT LO bo 0 r r Ky * * 9 4 Loy. 8 * of * T 3 . e S * - q bs Le r W N a i. (gp d m— tt is en , 0 0 q 8 9 4 * 2 R Wh > 5 NOW £ % N N nd n $223 * * o - r 16 D. quiltiome,” qui cherchait A;vinfmuire ; & Parcheys. que repondit en e br en theal- gien. N adde 2 or des diſpu- . Ap pres ayoir | ets, vaincu 2 5 e df < 171 8 55 2 +, ſes defirs., cepen. mA Etaient Ig eres. comme. ſes &crits; & meme ſur la fin de ſa vie il mepriſ enfin toutes les disputes; ſemblable en cela ſeul a Veveque d' avranches huet, Pun des plus ſavans hommes de J europe, qu ſur Fa fin de ſes j Journ reconnut la vanits de la pluspart des ſeiences, & celle de Feſprit humaige Farchevsque de cambrai (qui le cole} 5 ola: ainſi un air ce Feune, j "ctats tr faxes Et voulais trop ſavoir ; Fe ne veux en partage Wo , 1 1 FR ws ws — ut Da gu +. 327 Et touche % Deer dye = = 4 Sans FI reunr.. 22 Abt LG 3 11 ven 1 2 ens dee 11 ſexat | ne pourvait zu f ; 0 6 vent avec des regards eee q | triſte tranquilſté de 1 vieilleffe noes' 2 part fi? grand & Keren lage, od P'eſprit plus ctif eſt le Jouer ſes TeluF es de fes iltuſtons.” af * 5 . 45 1 f 297 300 8 1 18418 14 a a: 4 71 * * 1 * . 1 8 / * * . - 3 2 _ w_ . N 2 by * renn ande. pe 1 " „ * is — — . 1714 z x 4 4* AW ws ol. + © & 3 4 p f : . — V - f DV 8 ——— — —— ww ; : : n N * * Io 4 GE - « - ff — 9 — — = 7 1 n n A 2 bw : - =_ p : ; 4 = * ” . 2 Pa a \ 1 L mY bas | af, —Uü > — — — 2 1 5 a FE. od — — 1 7 + becys bs — 8 = * — r 3 — = wr nn a ADS 2 _ B — * 2 * . — — — us 2 S — > . erer ca ——— ny 4 — 2 A \ _ 2 0 9 OY Cn "a — — 8 8 . 26 3 A _ * — — * 32 . — & e 2 r „ — IS 8 nd FE hy = a Ine g — U ...n eee * T n wy = d >: < TN 1 CY io, * We 446 "7 #7 T1, 9) JA 41 Te} 2 41 35 las 6| 20 Fg 8s, 92199 N En cnarrras raturen E M. HD Gy! SISHH 3. 05 ee ral 98 49; * 532 0 - 4 * * ö 11 — * ö 5 : i IJ 1 . 2 80 Tt 1218 15 1 A, lu I + 4a of © 47 : 7 uf 2 131501 5210111 29! wh Diſputes for les thrimonies"thi 19 d Ift 1810 #! noiſes.” . r 7 EGS . 1. D 295 a 5 5 AS 24 N 3 22 Ale = | n'Ctait pas | aſſo. pour lin- quietude wy nutre eſpritʒ que dix · ſept - cem ans ſur des points de notre religion g i falut encor que celle des chinois-entrit dans nos querelles. cette diſpute: ne pro- duiſit pas de grands mouvemens; mais elle caracteriſa plus qu' aucune autre, cet eſprit actif, contentieux & querelleur qui rezne dans nos climats. Le nous diſputaſſions au bout de Le jEſuite maine rice * T i Mo Hart 6X ir des Pre- miers miſſionnaires de n Es nois — — — 5 1oTo phie & en térxxere pe oF Ft — en . es- ct pour leurs aneiens .maitres. ur pr 25 des-bornes” evils Hofer Pp 255 progres dans les ſciences eſt PO Vage hy a hardieſſe de l'eſprit & du tems. =_ la morale & la police ẽtant plus Alf | i comprendre que les ſciences,” & Stan perfeRtionnees chez eux quand les autres arts ne l'ẽtaient pas encore; il eft arrive que les chinois, demeurés depuis plus de deux - mille ans à tous les termes o ils ẽtaient parvenus, ſont reſt&s medio- eres dans les ſciences & le premier peu- ple de la terre dans la morale & dans la police, comme le plus ancien. Apres ricei, beaucoup, d autres Jeſui- tes penetrErent' dans ee vaſte empite; & a la faveur des ſeiences de Feufope, Us parvinrent à jetter ſecrettement quelques ſemences de la religion chrẽtienne, par- mi les enfans de peuple, qu ils inſtruiſi- rent comme ils purent. des dominicains, qui partageaient la 'miffion, actuſerent les jeſuites de permettre Pidolatrie'en pre- chant le chriſtianisme. la queſtion Etait | delicate, ainſi que la conduite qu'il falait tenir à la chine. O 4 Les. 3 Fl; 4 1. [ " 1 1 0 0 il 6 * e AR bn ww F 4 "9 y 8 I % 6 N * 1 ul 1 * F Cl 4 755 i i 1 2 es 3 F IS C * 4 — 4 1 e 6 279 3 * 4 14 91 5 a % 1 $1316 e N * IT; I bs us | 1 \ , * 3 9 "IP MLA * ” 5 4 "> V1 P 4 az Ss if N $0. t fl 12 iT if 0 is h of * il — - . , — o — _— — — —— r wg. z=z==. OI, ooze 320 mm | Les 75 & la tranquilité de ce grand pi x fondiees. 8 ſut le droit le plus . ſacre, le re- ED - Joignent qui vent à leurs | premiers maitres de morale & fs. tout A cen-fu.- let nommé par nous cnfu- C114, ain to diane, lx chriſtianiſme, leur en- A Ia vertu. 8 93369 Sn | e3; familles| vafſembl blent en (particu lier.a, certains urs, pour honorer leurs ancẽtres;; les lettres ed public, pour bo- norer conrfu-tze; on; ſe : proſterne, ſui · vant leur maniere:; de ſaluer les |ſups- rieurs, c qui dans toute Vake! s appelait autrefqis adorer ©; on btüle des bougies & des palfilles. des calao, que les eſpa- gnols ont nommé mandarins, 6g ent deux fois Van, autour de la falle qu on venere con ſu- tat, des animaux dont on fair; enſuite des repas. ces cëremonies ſont-elles idolatriques? ſont-elles purc- ment civiles? reconnait-oꝶ ſes pęres & con. fu- t pour des dieux ? ſont-ils mẽ- me 1nvoques ſeulement comme nos ſaints} eſt⸗ ce enfin un; uſage politique, dont quel wes, chinois ſuperſtitieux abuſent? c'elt ce que des etrangers ne pouvalent que difficilement demeler a la chine, & ce qu'on ne pouvait decider en europe. Les 7 cen 2 4 os 6. 32 Les dominiealat d&fbrerent' fer" iges de 1a chine Tink ae "en 1645. te faint; office;/fur deut exp DE 21 fendit ces "Ceremonies \chitioifes;* ce que le pape en dedidat. e Les jeſuites ſdutinrent la Kane des chinois ide leurs! Rank eg yin blait-qu*on-ne'pouva mer toute entree 2 Ia. religion r pk | ne, dans un empire fl; jale de ſes uſa- ges. ils ropreſenarett" leurs raſſons. Finquiſition en 1656 de rẽveret con- fu· tzẽ & aux enfans chi- nois d hondrer leurs peres; en proteſtant contre 1a ſuperſtition, sil y en avait. Liaffaire ẽtant indecife & les miffion- naires'toll licite à rome de tems en tems; & ce pendant les je ſe: rendirent ft camhi en qualite de mathẽmaticiens, que ce prince, celẽbre par vertus, leur it enfin d'etre miſſion- naires & d' enſeigner publiquement le chriſtianisme. il weſt pas inutile d' ob- ſerver, que cet empereur ſi deſpotique & petit- fils du conquerant de la chine, ẽtait cependant ſoumis par l' uſage aux loix de l' empire; qu'il ne put de fa — le autoritẽ ettre le chriſtianiſme, 18 O5 &. dermit aux lettrẽs diviſẽs, le proces fut ſol- ſuites qui ẽtaient à pẽkin, agreables à 'Pempereur Ta bonte & par ſes = : =» 4 { n D WY 2 — n 6 — — FX: — ——— wi AD or — en. FEY — 1 = 2 . . — — „ — bs —— r 8 Hangits —— IF EET =P 4 LES v F = Py ery ana." Y ay ——— P = * n — > yy OE £ * 4. p = 22 5 * -_ 11 EL * 7 2 —— * E . A TIDES EEE r 4 — aye) ===" 90 * 3 a — yo FA = =, > 4 —_— 2» -* = __— - 2 —— — * n 2 X — ISI ITED i Ska 2 2 2 — vary” 2: oem; ar aCr— + ww >. Le I e PAP 0bTTbTbTTbTbCTbTCTbTTTTT _ : 42 — gp gn. C I — SE frank... 1.9 1 _ — N — = « "I = — 7 — a7 A a> — = — . — — 4 — — — 9 on. t 2 « * — — _ Iz — - — . AAA ooo OE INES ho AR LP. AM tn A * 7 > == 7 Xt. 5 S G A = a * — — 2 - — — — * — * — E = —— — = = — ͤ III Cue —— — — — 5 Y —_ — N — — 2 5 « At « ay 8 be . SL) * = - r 1 "2 IS = 17 1 — 8 » I —.— — 3 — = 4 =_ = * * 3 = _ — = ** * = ST — n fp b - 2 == CT 4-25 > _ SG —2 «> NT — . 5 2 z macs MES oC, SANS ona. CIA EEE TEINS — = 1 8 ˙ OT WT r — = Pine ——— — © vers; que la, chine a — — bh,” 5 ol ; 4 3/48 1 3 1 * 1 } Tg * "y - 89 # * 41 i) 1 - Ig I. 1 1 = ———— xz Dice» —o- a — r 6. $2 K * n 4 "E732 4 = ws * i \ CC — —— = f po —— e N r IDS bog = * hs _ 3 —— 3 bs * e 8 — ED | AS: wy — > Mr. Po mas * 5 — N +. — or > ant _ —_ . — — * = 5 = 4 4 8 4 % 8 — — Ox n ⁵ 1 1 ̃— gn i r F = ESE = = £m = >= I PII 7 £1 — — i ES * * 2 E l "I ou Tm _ CY 3 8 * 3 r = OD _ 2 2 - —— = - LC 0 — 2 2 = '#- = = = * ITY JI _— N «= gt _ * Poa . » „ Ln * I C Z 1 — 23 x tn.) PEW nt tn de RBI wc. HC n _ — 3 r 3 * oy k 9 Ln —— 1 pA 5 . „% 2 Po — 3 — .— S LO | n 8 A N e 2 — Rn . — 4 IR __ _ _ X = — 5926 i +4 4 324 Ciremenies idee qui ch ve, un peu les. idces. re on * 1 en ſorbonne, 1 "bb by leau frre de A non moins ei- tique que ſon Frere; & Nas ennemi des jeſuites, denon Sp 1780 cet | Elgge dez chinois comme un blas ob 56 Re dg EY 0 prit vit N in off Ecrivait' Winit des Thats 08 ed ſes & Fardies⸗ Ale re ute ur du xe, flagellans & de e ! te eſpece. il diſait qu 11 les ceriyait. en 25 tin, de peur que les Eveques 1 ne le cenſu- raſſent; & defpreaux' ſon frere. diſait de lui, 'i # avart Zea Feur de /r bonne, il euruit if Nor as Id compare ze italien declamia violemment 00 ntre Jes, j ſuits & 0, 2 7. N tommen DEA. 1 475 1 | Sioftrairs 3 a "Fond te "1 W fut violente; mais enfin da ome 15 clara les louanges des ching, f ſcandaleuſes, tEmeraires, Impiles & 84 tiques. A 2120 3608 Cette querelle, qui ſut v vir e, enveni- ma celle des ceremonies; & enfin le Pa- pe _ onze envola Tannce d apres Fa un * a & + 4. + faden, TE 8 u'en 1705. of Ia cout r de pel 1 fene Je en wm qu*c oh a juge⸗ ait à rome & velnpeteir camhi rexut d abord Ul Fri arche de tournon. avec beaucoup ge bonte. mals on peut. Juger quelhe fut a ſutptiſe, - quand les ne de ce legat lui ap Pe que les chretiens, qui rechaient leur religion dans ſon empi- re, ne S accordaient point entre eux, & que ce lEgat venait pour terminèr une querelle dont la cour de pẽkin n'avait ja- mais entendu parler. le legat lui fit en- tendre que tous les miffionnaires, ex- cepte les jeſuites, condannazent les an- ciens uſages de empire; & qu'on ſoup- connait meme ſa. ma jeſte chinoiſe & les C lcttres d' etre des at bes, qui n'admet- y avait un ſavant evẽque de conon, qui Jui expliquerait tout cela, fi, ſa majefte dagnait Pentendre. la ſurpriſe qu mo- narque redoubla, en apprenant quit y a- vait des EvEques dans fon empire. mais celle du lecteur ne doit pas etre moindre, en voiant que ce prince 725 75 pouſſa la bonte jufqu'a permettre à Peveque de conon de venir lui parler contre la reli- ion, contre les uſages de ſon pais, & C 8 erg 6 3 ; Fs 1 Novi ie put arriver | * = — EI 1 N . — * * _— ASC eb Tr _—— . — . et Pak EARS: 5 5s 7 'A 2 = 1 nient que le ciel materiel, il ajouta qu'il O 7 contre 7220p. "x ED bs = _; — 2 A 9 = — e | „ p An = a == Vat ov r D . £4 3 Oe om — 3 = St Tl —— - es _— — — =” 2 r — i . — L 2 ROD t 122 5 DES - — IT. ESR Se op G WW ̃ n - «> — 5 we CLASS a. n+" ec” — > 3 — A. 3 „ 8 - * — —_— = - — —— — «é — eee” — — PITS — A — — IS ah. I * n 1 — . — * Hy? = ry % by 2 CUM, = A LS a= = th 2 f * — — S ERR Oe ee ates i a i Kee a EI — — —— N evo at EE —_— wg} en re." 2 r * —— — 8 0 I * r . — oO ITT * 1 . A 22•252: „4 „ 2 — r IT — ... SD ESTI RY. 8 o La Core” A ö 2 = A i 2 8 823 — — 22 21 Pur em Vs 888 E — .326 Certmanies contre lui-meme, | Fevequede * admis à ſon audiance. il ſavaix tres pt de chinois. l' empereur lui demaiida da bord Pexplication, de quatre caractem peints en or. au. deſſus de ſon tin maigrot n' en put lire que deux; maisi ſoũtint que les mots 4ing-tien, que len. pereur avait ẽcrits lui- mme ſur des ty blettes, ne ſignifiaient pas adares I fi. gneur du ciel. Pempereur eut la patience de lui expliquer, que c*etait preciſement le ſens de ces mots. il daigna entrer dam un long E examen. il juſtifia les /honneur ve qu'on rendait aux morts. l' Ev eque fut in. In flexible. on peut croire, que les jeſuites I i avaient plus de credit a la cour que lui. Wa Pempereur, qui par les loix pouvait le Wt faire punir de mort, ſe contenta de le bannir. il ordonna, que tous les europẽ- ll 1 ans, qui voudraient reſter dans le ſein de : l | -Fempire, viendraient dẽſormais prendre de lui des lettres- Patentes, & n un Examen. | Pour le legat de tournon, a eut inde de ſortir de la capitale. des qu'il fut 14 nankin, il y donna un mandement, qui condannait abſolument les rits de la i ne a Vegard des morts, & qui defendait qu'on fe ſervit du mot dont s ẽtait — Fempereur, pour ſignifier 1e ai d. ciel. 4 Alon * N 3 chinoſes.. 327 Alors le gat fut rel6gu6'3 macao, Lint les chinois ſont toũjours les maitres,. uoiqu'ils permettent aux portugais d'y noir un gouverneur. tandis que le lé- at etait conſinè à macao, le pape lui wit qu'à le faire mouric eardinal. il Enit fa vie en 17 10 les ennemis deg. ſuites leur imputérent ſa mort. ils ſon Exil. Ces diviſions, parmi Jew * a | j 1 4 «ET, >» * ( * 5 f oy f Ld F - o Pl *} 1 Y * [ 4 - > o2 ” 2 3 * W - 2 S Isa _- * — * Pw 8 15 >, = * way te 4 7 F ! „ * > 4% . „ 4& LOUIS XI. L 8 marie thẽrẽſe d'aũtriche, nee [ en 1638. fille unique de philippe Iv, de ſon premier. manage avec ẽliſabeth de france, & ſcœur de hates deux & de mar- querite-thereſe,, quae philippe 1v eut de lon ſecond mariage avec marie-anne d' au- triche. les nöces de louis xiv furent ce- lebrees le ꝙ juin 1660. & marie- thereſe mourut en 1683. ä II eut delle, ü Louis dauphin, nonſeigneur, mort a. meu- don le 14 avril 1711. qui eut de ma- rie- anne- chriſtine- victoire de bavicre, morte le 20 avril 1690, 1) Louis. ry 1 * * % 2 <5 » "a x — —_ 101, i = — MAvka= . — „ | 4 = — — mn * — oy > — 2 _ — % . — I ONS 2 ED DR —— —— 2 r n Ps I" * G _ — hn * wn 1 p - _ 8 8 8 *. _———_ * ad ll = 8 — 5 — E - a 3 = gd e En ee Ion e ana 5 — * 63 =: = 2 OI A» * T — 8 — - + — — by — 1 4 2 — = - _ = Z —_ T2 by IE _ yin: is a, 8 — — & x — —_—_ OI — 2 ST L = T — 2 — wat, FLEE B 1) Los, duc de 3 mort 13 18 février 474 12% lequel eut - de 1 rie- adelaide de favoie, morte le 1 $7 12. 170 de bretagy * \ 2180 3) CHARLES, duc de berri, mort le, mai 1714.55 \ Louis XIV eut encor "deux. ale & rte jeunes. Yo ob My 7 * 1213 | Enfans naturet & Alter 1 M.A FF JEX FER | Louis XIV. — la ducheſt a0 la valliere, laquelle s: ẽtant rendue re- ligieuſe carmelite le 8 167, fit pro- feſſion le 4 juin 1675, & mourut le 6 juin 1710, agee'de 65 ans, | Louis de bourbon, comte de ver- mandois, mort en 1683 MARIE-ANNE, dite mademoiſelle de blots, mariee à Jouis-armand prince de conti, morte en 1739 5 o Au- de Louis XIV + © 331 Autres enfans naturels 8 | ir anger te bourbon, due du maine, mort en e obis-CESAR „ Cochtz de vein. abbe de xk denis & de ſaint- Lou1s-ALEXANDRE de bourbon, comte de towfouſe, mort en 1737 LoUIsSE-FRANCOISE dite mademoi- elle dentntes, mariẽe Alouis 111 duc de bourbon condẽ, morte en 1743 LouIsE-MARTE de bourbon, dite: mademaiſclle de tours, morts en 281 FRANGOISE-MARIE de 1 dite mademoiſelle de blois, ina · rice à philippe 11. duc e Deux autres fils, morts jeunes. N FO I IDS 6; Sous germain des pres, mort en K regent de france, morte en 1749 2 — : * r “?!. . ITS — — —— — — 4. — — — —— wow. A. . 4 2 12 wo 2 i — Ot ae I nn a 2 ˙ ö EAT : 2 2 : — a —— — - i 2 v 5 . ˙ od 7 We A AE Co: PF nn: nn TOE d HY ns mn > ra IS G = CES " — * A o * 1 We) . 1 24 WY % ms 4,69 6 "2 . & 4 bl \ Fry 4 EP b * | ' | | SIT? S 4 r > ox or a 3 — 1 n — W Os # Yi + ea. * g7 2 1 ISS 12 . — — — — — . po. E Ka AE... r - e E — Teton . AS= IE rr r r — £4. == ** — az. 1 W — . * —— r wed — — _ 2 0 Ts GETS r . 2 = = TE ͤ K ITPIEIS RI 3 g 8 — K = — . 332 Sonderdfhr 5 K i ** * ) LY ec 1 en AG * GERT erc FA ES. 1 Uibein VIII. det 12: 42 I. cu 'k ce fut lui qui donna aux cardinaux | 2 le titre d'emin 2 O5 | Innocent X. 00 Alexatidre VII." Wn 1057 n Clement X. 5 : neee 0 Ph Innocent XI. 17080 C Alexandre VIII. 0 Ph Innocent XII. 170 5. 111 | 4 : * "IT Maiſon Ottomane. Jt Ibrahim, mort en. 1065 a Mahomet IV. - . * - 1p Soliman III. 1691 ] Achmet II. . 16905 Muſtapha II. 1703 Achmet III. depoſc, 1730 Empe- i contemperais. 333 erdinand' IHN DPD. ct 58 1657 eopold I % ay a -: 1705 l EE bv Charles VI. = ee 11: N. 4 * 2 S A 111 4 o * * 1 4 "wat o L 4 £35 ® þ TY : P 12 |S Ad 441414499 «we 4 #4 A W * — 8 — « <4 1 _ ans fy 84 5 11.2 - 49114444 •—4l! 2. 4 1 > 4 : 44 * * — bo s 0,4 — 4 HD 4 2 922 500 Rois # Eſpagne. br pillppe IV, mort « en 165665 Chatles II. _ Io Ls, Philippe V. „„ _ Rois de Portugal. Jean IV, duc de . mort en 1656 Aphonſe-henfi; ».detrone en 5 mort en 1 | 5 | bene II. £90 1706 % EN 1750, — 4 4 z b 3 4 | | 4 =” Souveratis ; . . W: Roi: dengleterre, dice Tir lande. 3 24 n bet este, Charles . mort e i 2 | : = eal Jacques II. detröné en x Me a 0 mort en 178 I > 4 Guillaume III. _ Anne Stuart. I714 2. Pa de Danemarck P. Chriſtian IV. morten © 684M Frederic III. 6: 1670 Chriſtian V. . 1699 Frederic IV. . — - Rois de Suede. Chriſtine, morte en 1689. abdiqua en 155 harles-Guſtave. mort en 1600 harles XI. 1697 Charles XII. 171 9 7 Nois a, Is + . W * £ 33 * * * w 1 * Cy you * 5. * * 4 . * 7 am - „ 3 » hb 14 "Is \ } 4 ö MM . Us Sigismond. mort en 1648 ean-Caſimir. abd. 1667 che] Wiesnowiski. mort en 1673 ys n MIL SU 1 5 75 Nois de Proſſ Frederic I, mort en a 17 13 Frederic-Guillaume 1740 * | 0 n 7 f . ; g. Michel-Fœderowitz, mort en Alexis-Michælowitz. 9 | Feedor-Alexiowitz. Iwan-Alexiowits, ' t Pierre-Alexiowitz , * # «> * SZ 38% L244 42.4 — : . | i 9 N : _ ö . 1 bl i EEE !:!!! et eat - - be 6 gow . — — nn mn ng = — - O01 II A ſ— TYPO CEOS AU II TN ITT TI To UL OE A IO OY OT I WO OO _ — = \ ' : N L 2 ®, 2 — — YE. oo - £ b a — be — Þ . 2 7. 2 — r Wa 2 —7 — — — P ———— — AA ——— — * — > - — _ 2 —. — = — 3 — — T — — * _ 8 = — * 8 ERC ES.” — — 7 we. Ag N of , yy . £ 8 TER" ry DB «aA * > Wy * * 2 x TAY OO © 9 2 - >" n Y 3 W = ba. bore D 2 oc ER — — — * 8 4 Wy — $1 Lo G (> — 0 * we — 4 — _ — (a - 5 oa X7 — SS — E — — — YE r 22 * 5 - Ca o 2 N = 482 3 - £ . = athes the e 97 — EE PER. E ; : on G _ | — 4 wl 2 =_ _ = 1 LID 8 ho P : | 1 N N 1 ab . . | | Aol. 9 S119 . 50 Nee WG WO os "IO> 80 9 XC 23232 A France. | 3 4 «of Nieelas de Vhdpital due de vitr. ll 7 F ; / 1 Hon. d' albert de chaulnes 1040 Gaſp. de coligni dit le marechal de chatillon, petit- fils de Pamiral, 1646 Jacques nompar de caumont de la force 1652 Frangors de haſſompierre. 1646 PFrancois-annibal d'etrees. 1670 Ty. d'epinai de ſaint-luc. - .- 1644 Urbain de maillẽ de breze.. 1550 Charles de ſchomberg d'halluin. 1656 Charles de la porte 3 la meilleraie. 1664 Antoine de grammont. 1678 Jean bapt. budes de guebriant. 1643 Ph. de la motte houdancourt. 1657 Fr. de Vhopital de ronay. . 15660 Henri de la tour d'auvergne, vi- comte de turenne. 167 5 ean de gaſſion. 1647 * de choiſeul du nete prdin. 167 5 de rantzau— ' 1650 2 neuville de villeroi, gouverneur de louis XIV 1685 Anti- ue Franc. 337 m. en Intoine d'aumont. an . Jacques d'eſtampes. 185668 Charles de manchi Fhoquincourt. 1658 Henri de ſenstetre de Ia ferte. 1657 Facques rouxel de grancei. 1680 Arm. nompgr de caumont dela force. 67 5 Louis foucault. 259 Cifar phœ bus d'albret. 41 157 — de clẽrambauſt. 1665 de e 163 2 de ſchulemberg * mont dej A 1050 1 Arab. de faber. 1 Fr. de erẽq uiii: 1697 Bernardin de 8 de bellefons. . Louis de crevant d humieres. [bag Godefro: d'eſtrades. Ph. de montault benac de mira 1684 Fridiric de ſchomberg. 15690 Jacg. henri de durfort de duras. 1704 Louis victor de rochechouart nommm le duc de vivonne. © 1688 Frangois d'aubuilon de la feuillade, 1691 N cois henri de montmorenci- eee 1 . 16953 w 3» - H. louis d alongni de rochefort. 1675 Cui aldonce de durfort de lorges. 1702 Jean d'ẽtrẽ'es. 1707 Claude de choiſeul. 1711 Ti. de neuville de villeroi, gouver- neur de louis xv. | | Tom, 1 P E — od I — Sx Ten; * SS — _ —— — — _ — — by <.+ — A — «A _ — — . —— ITO. 22 ͤ oc; 2 — EE = «3 —= — a CS __ ET IS a _— ————— —_— — — — — — - = 3 i We er <= — „„ — A DT 4 4 = _ 1 . 23 4 a — n IC = * Mc — OI IO a = n ö 33 dd be EY FEET » 3 Y 4 7-7 * * * n * a 1 1 RS * e n g ns. * + * 5 "> * "NL 3 5 8 * * ; : Y LA's y * * * ; 10 * | Marichiwe a 9 N. en 2. 8 de joyeuſe. and © 2.7 . de bouflers. 1 r 1 U ir An > Maden de conſtantin de tour- ne. enn Anne Jules de noailles. N 1706 Mitolat de catinae. 1712 Touis heftor de — LOO Nou bouton de chamilli, © T715 Fittor marie d'etrees: © 1737 Fr. *louis rouſſelet de chateau · re- | e n Feb. le pretre en 170) Conrad de roſen. TI Nic. du ble Fuxelles. 1735 Rent froullai de teſſe. 1725 Nic. aug. de la baume de mont-re- - vel; ee Camille d hoſtun de taBard. | 1728 Henri d'harcourt. 1718 Ferd. de martin. | 1706 Fach. de fitzjames de barwick. 1934 a = des © oyon de matignon. 1729 in de bezons. 1733 55 de montesquiou. N 12 #2025 etete: Grands 3 france ou Pp regne de LOUTS XIV. Armand de maille 3 is de brezs, grand-maitre, chef & urintendant-ge= neral de la navigation & du commer- oe de france en 1643, t tuẽ ſur mer Gun coup de canon le 14 juin 1646. Ame d' aũtriche reine regente, ſurinten- dante des mers de france en 1646. elle s en demit en 1650. Cifar duc de yendome & de beaufort, grand - maitre '& ſurintendant- gẽneral de la navigation & du commerce de france en 1650. Tranpois de — duc de beaufort, fils de &ſar, tuẽ au combat de candie le 25 juin 1679. Luis de bourbon comte de vermandois, legitime de france, amiral au mois _ 1669 age de deux ans, mort en 3 Lovis alixandre de bourbon, legitime france, comte de. toulouſe, amiral _ 108 & mort en 1737. 3 P 2 * Cat. . 260 a S 6 Generauæ des galeres de france ſau le regne de LOUIS XIF. Armand jean du pleſſis duc de richelie pair de france, en 1643 du vivant * - * Frangois ſon pere, & ſe demit de cette Charge en 1661. Frangois marquis de crẽqui lui fucetdak ſe demit en 1669, un an apres. ayoir ẽtẽ nomme .marechal de france. Louis victor de rochechouart comte pu duc de vivonne prince de tonnai-chs rente, en 1669, Louis de rochechouart duc de mortemar en ſurvivance de ſon pere, mort le; ', © avril 1688. Louis auguſte de bourbon, legitime de france, prince de dombes duc du maine 1 en 1688 & Sen ay en I Lois) 0 duc de vend6me, en 165 mort en 1712. Rent fire de froullai comte de teſſe m- rẽchal de france, en 45 12, & b en &- mit en 1 716. Le chevalier d' orleans, en 1716. mon en 1748; apres lui cette dignitẽ a 6 reve nie 2a Vamiraute. | | Car- 341 b Chanceli ers. da & Chavles de Paubepine dechitcauneuf gar- wor de des ſceaux, mort en 1833 Pierre ſẽguier. +. OA pul Mathieu mole, g. d. . 1656 ch. Etienne d'aligrrmee. 1677 Michel le tellier. | 1685 Louis boncherat, 1699 Lonis phelipeaux de pontchart ran meurt en 1727. èxerce juſqu en 1714 ng, votes: | 1717 ey Miniſtres. Jules mazarin cardinal, premier miniſtre mort en 166 — — i pr — IS — P ITY ©: ae How - wu EH" 78-6 ones Z 2 r . a gs 6 , a EY VR IN. 2 9 | N 2 — NNE TIN Surintendans des finances. d. bouthillier,, mort en 1651 | 1 Abel 342 Surintendans des finances, © Abel ſervien mort en 1659 Ct. de meſmes, comte nun. 10650 icolas bailleul. ' + 1652 Charles de la vieuville. 1653 Emeri (fon nom etait miche] perti- f celli. Ren de longuell de maiſons, - Nicolas fouquet, * þ bs W * „ Secretaires d etat. Henri auguſte de lomenis de brenne, mort en 7 1666 . bouthillier, ſurintendant. 1651 Louis phelipeaux de la vrilliere. 1681 Abel ſervien, ſurintenaant. 1659 Leon bouthillier de chavigni. 1652 Fr. ſublet des noyets, ſurintendant pp id. tin fe — 2 : * batimens. 1 Us de guenegaud de planci, _ 15676 Michel le tele, 2 | 1605 : Louis phelipeaux 5 la vrillicre, le demet en 1669 — de lionne. 1671 VVV * La 8 de furintendant des finan- des fut ſupprimee, lorſque 7. — fut afrete, \ Secretarres d cat, 247 m. en Eri louis de lomeEnie de brienne. 1683 Jean-bapt. colbert, controleur-ge- nẽral. 1683 Jean-bapt. colbert de ſeignelai. 1690 Fr. michel le tellier de louvois. 1691 Ch, colbert de croiſſi 14698 din. arnauld de pompone. 1699 Balt. 1. de chateauneuf. _ 1700 neu. 2” ve Louis 9 de e chancelier. N 1727 Dan. fr. voiſin, chancelier. I717 Louis phẽlipeaux de la vrilliere. 1725 Michel chamillard, controleur-ge- - neral des finantes. 01524 na Jerome phelipeaux de pontchar- 30 train, ſe dẽmet en 1715. m. en 1747 X bapt. en de bocci. 1᷑746 ECRE — — 2 — — 2 IL 2 ——— — hy pt 22 e — 3 As - =_ , 1 — 3 3 — — — — a — 5 ws * "I EEE —_—_ 2 ————— — 18 Js — — . 2 — . r . aa — ws 2 2 — _—— — 2 — * 3 * — ——— 2 : 5 ih — 2 22 3 =" EE — 9 — —— = [ — . — — TT £4 — = _ = = x CT . — COR —— — 3 — , = = — o 8 — 7 S - — — — — — — og Ho —— = * F — 2 — — — — WTO ve 3 +. 1 * — 8 n > 3 . — ̃ — — —— — Ü.. ˙ ü 4 » pond, A —_— — —— — — i hs ws — — 4 344 RO Io IRS re - SOS ERS SEES W : EEE LEI PLL ec * 9 - ECRIVAINS, dont plufieurs ont illuſtre l. „ 1 badie (jacques) ne en bearmen 1658. celebre-par ſon traite de la religion chretienne; mais qui fit tort enſuite 2 cet ou: vrage par celui de Pouver- ture des ſept ſceaux.. mort en irlande en 1727. . 3 Abadie ou F Abadie (jean) ne en guien- ne en 1610. jeſuite, puis — puis. proteſtant, voulut enfin faire une ſecte, & s'unir avec la bourignon, qui lui re- pondit que chacun avait ſon ſaint eſprit, & que le ſien était fort ſuperieur a celui d'abadic. on a de lui trente & un volu- | me Ecrivains. 345 me de fanatisme. on n'en parle ici que pour montrer Paveuglement de Veſprit humain. il ne laiffa pas d'avoir des diſ- ciples. m. à altena en 1674. Ablancourt (nicolas perrot d') d'une an- K WM cienne famille du parlement de paris, ne à vitri en 1606. traduCteur elegant, & dont on appela chaque traduction 1a belle infidelle. mort pauvre en 1664. Acheri (luc. d') bẽnẽdictin, grand com pilateur, NE en 1609. m. en 168 5. Alexandre (noel) ne a rouen en 1639, dominicain. il a fait. beaucoup d'ouvra-. ges de theologie, &. a diſpute beaucoup ſur les uſages de la chine contre les jẽſui- tes qui en renvenalent.. m. en 1724. Amelot de la houſſaie (nicolas) ne A or- [cans en 1634. ſes traductions avec des no- tes politiques & ſes hiſtoires ſont fort. recherchees 3 mais ſes memoires par or- dre alphabetique ſont tres fautifs, m. en 1706. Amelotte (denis) ne en ſaintonge en 1606. de Poratoire, il eſt principalement connu par une très bonne verſion du nouveau teſtament. m. en 1678. Fs Amoen- 315 | Pirivatns. Amontons (guillaume) ne A Puk en 1663. excellent mecanicien.. m. en 1699. Ancillon (cevid) ne à metz en 1617). 8 ſon fils charles mort à ber- en 1715, ont eu quelque reputation dans la littérature. Anſelme, moine auguſtin, le premier qui ait fait une hiſtoire genealogique des grands officiers de la couronne, con- tinuee & augmentée par du fourni audi- teur des comptes. on a une notion tres vague de ce qui conſtitus les grands ol. fiers. on s imagine que ce font ceux a qui leur charge donne je titre de grand, comme grand Eculer, grand Kaen mais le connétable, les marechaux, le chancelier, ſont grands officiers & n ont point ce titre de grand, & d*autres qui Font ne ſont point réputés grands ciers. les capitaines des gardes, les pre- miers gentilshommes de la chambre, font devenus reellement de grands officiers & ne font pas comptẽs par le pere anſel- me. rien n'eſt decide ſur cette mattere, & il y a autant de confuſion & d'incer- titude fur tous les droits & fur tous les titres en france, qu'il y a d'otdre dans Ladminiſtration. m. en 1694. 3 oO OOO GEES — - Ss IS 8. £trivains. 347 Arnauld (antoine) vingtieme fils de ce- lui qui plaida contre les jeſuites, docteur de ſorbonne, ne en 1612. rien n'eſt plus connu que ſon eloquence, ſon ęrudition & ſes diſputes qui le rendirent ſi celebre & en meme tems ſi malheureux, ſelon les idees ordinaires qui mettent le mal- heur dans Fexil & dans la pauvrete, ſans - conſiderer la gloire, les amis & une vie- homme fameux. m. en 1694. Arnauld-d*andilly (robert) frere aine du precedent, ne.en 1588. Pun des grands Ecrivains de port · roial. il preſenta a louis xIv, a l'àge de 85 ans, fa traduction de joſephe, qui de tous ſes ouvrages eſt le plus recherche. il fut pere de ſimon ar- nauld, marquis de pompone, miniſtre d' tat; & ce miniſtre ne put empecher,., , ni les diſputes, ni les disgraces de ſon oncle le docteur de ſorbonne, m. en 1674. ; | Aubignac (Francois d') ne en 1604. il neut jamais de maitre que lui- mme. at- tachẽ au cardinal de richelieu, il ẽtait len- nemi de corneille. ſa pratique des theatres eſt encor luc; mais il prouva par fa, tragẽ die de zénobie, que les connaiſſances ne donnent pas les talens. m. en 1676. Pas * 7 1.5 — — * — — . — — — —— «cj = _ >. ſp — mas — 2 — — a . = ER ne 7 — . 8 SE 2, 4 Ta, 14, 5 Iu eo * An 2 2 2 £ — 2 J — > * n " X n ” + * . . 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Baluze tiene) d'auvergne, né en 1631. c'eſt lui qui a forme le reeueil des manuſcrits de la bibliotheque de colbert, il a travaillè juſqu'a Fage de quatre-vingt- huit ans. on lui doit ſept volumes d'an- ciens monumens. éxilè pour avoir ſoil tenu les pretentions du cardinal de bouil- lon, qui fe croiait * du roi m. en 1718. Balzac (jean louis) ne en 1 594. bom- me eloquent, & le premier qui fonda un prix d' ẽloquence. il eut le brevet d'his- toriographe de france & de conſeiller d tat, qu'il appelait de magnifiques 25 katelles. m. en 1654. | Barbeirac (jean) ne a beziers en 7674 calvi- Ecrivaim. g calviniſte, profeſſeur en droit & en his toire à lauſane, traduteur & commen- tateur de puffendorf & de grotius, 1 ſemble que ces traites du droit des gens, de la guerre & de la paix, qui n' ont ja- mais ſervi ni 2 aucun traité de paix, ni à aucune declaration de guerre, ni à aſſürer le droit d' aucun homme, ſoiĩent une conſolation pour les peuples, des maux qu'ont fait la politique & la force, ils donnent Pidee de la juſtice, comme on a. les portraits des perſonnes celebres qu'on ne peut voir. m. en 1729. Barbier daucourt (jean) connu chez: les jeluites ſous le nem de Pavecat ſacrus & dans le monde par ſa critique des entre liens du pere bou hours, & par Pexcellent. plaidoier pour un hamme innocent ap- plique a la queſtion. il fut longtems pro- tege par colbert, qui le fat controleur des batimens du roi; mais alant perdu fon. protecteur, il. mourut dans. la miſere en 1694 | 85 8 Barbier (mademoiſelle) a fait. quelques tragedies. | | | Basnage (Jacques) ne à rouen en 1653. calviniſte. paſteur à la haie, plus propre 2 etre miniſtre d' ẽtat que d'une paroiſſe. : * de — — — — — — N - ” — — — —2 — — - — -_ _—_— — = 2 gay, = —— — — — — — 2 2 ns — r „ Sg = > EE To . . — — E -— - r hg 3 2 3 0 . r 2 — = 2 moe 5 3 — — i : — CL ran oof; — ot 1E w— ² trQx—— —— — _— — X f — —_ — 2 - —— . — — — 2 — Js - — — —=c — : — - — ——— _ e = Cine - T > CE - 7 — 3 — N I. . 1 7 *, 1H $40 bo $10 92 4 * + q Wl es C "HIS: 1 1 * — 9 | «. —— — * — - r — 6 — n. 9 — if — oh. SS a a W — = =” - — DO — „KKK Ä ͤ—ꝛk—:ö. 3p - DEI EET, oo IE IE Ew ce \ * 1 I y 27 10) F108 j . li ” VA 49 ia 1.4 N. 108 L. * 7 1 k h my”, 1 m * 1 oy 6 14 $ T 4 "= 1 3 LY; 2 * 1 FA 1 q ; . 7 1: 7 8 n nt & N 1 4 if io 0 { "ol 14 A 9 / "| 1." 1 117 1 4 11 5 171 Wo 1 10 i 1 . 1 * I ' : * 1 1 $f þ 1 n th 1 Wits | T s 35 7 Ae M4 1. U 1 e 138 1697 o +5] 4 165 vg I \ w = * 3 — on ee nem 4 * A — — — — A — — { — Bee $50; de tous fes livres, ſon hiſtoire des juik, des provinces unies & de Vegliſe ſont le plus eftimes. les livres ſur les affaires du tems meurent avec les affaires; les: ou. vrages d'une Ae generale fublil Ys en 1723. deen de We (henrt) de rue inne en hollande, mais miniſtre loſophe, qui a Ecrit de la tolirance des ri. tigions, il etait laborieux ; & nous ayons 5 lui le dictionnaire de n a mente. m. en 1710. "Ut Baudran (michel) nẽ à paris en 1633. Fee mais moins eſtimẽ Lars cor m. en 1700. Bayle ( pierre) ne au carlat dans k comte de foix en 1647. retire en-hol- lande plustst comme philoſophe que comme calviniſte, perſecute. pendant { vic par jurieux, & apres ſa mort par le ennemis de la philoſophie. s' il avait pre · vu combien ſon dictionnaire ſerait recher- che, il l'aurait rendu encor plus utile, en retrenchant les noms obſcurs, & en y ajoutant plus de noms illuſtres. il a vecu & il eſt mort en fag; : des- mai- ſeaux a Ecrit ſa vie en un gros volume. elle ne devait pas contenir ſix you” + Etcribains. 35r vie d'un Ecrivain ſedentaire eſt dans ſes "WH Beaumont de perefixe (ardouin) prt- eepteur de louis x1v, archeveque de pa- is. ſon Hifoire de Henri quatre, qui n eſt qu un abrege, fait aimer ce grand prin- ce, & eſt propre a former un bon roi. i k compoſa pour fon Eleve. on crut que mezerai y avait eu part: en effet il & trouve beaucoup de ſes manitres. de par- ler; mais mezerai n'avait pas: ce ſtile touchant & digne en pluſieurs endroits du prince dont perehxe Ecrivait la vie, & de celui à qui il Padreſſait. les excellens conſeils qui s trouvent pour gouver- ner par ſoi- meme, ne furent inſẽrẽs que dans la ſeconde édition après la mort du cardinal mazarin. on apprend d' ailleurs a connaitre henri quatre beaucoup plus dans cette hiftoire que dans celle de da- niel, ecrite un peu ſechement, & on il eſt trop parle du pere coton, & trop peu des grandes qualites de henri quatre, & des particularites de la vie de ce bon roi. perefixe Emeut tout coeur ne ſenſible, & fait adorer la mEmoire de ce prince, dont les faibleſſes n*etaient que celles d'un homme aimable, & dont les vertus &- tient celles d'un grand homme, m. en 1070. | Ben: — ——— — — 82 . N — =o — — — — = = — — eo SES I IE —— onntnt nn — — = A 4 _ — —— 2 — — —— ni > —_— ” | = - : — — — — j ; q — = 5 — ic <4 EY 8 — — — — —— — r — 1 r — mg eu. os. . — I AG ACA - £ y — 7 — — — —— — = : | | i | | | _ — | Z T = - — 2 * - > = ———— — Sy 238 —_ = — — WY ; — CIS OY a — — - om . _— . "- — — — 2 — — 8 — 22 . 2 2 — — — *. * — — — - he — Y _ ——_— 3 — — — = 2 i Is os 5 a LA a — 888 * 2 g = ao == Me — 8 — 2 2. — = 2 - _ * k = — 2 1 * 1 — — — — — — A — — — - —— — - — 2 — Dre — * al — yn. bg — — —— — — 0 es —— —_— re - — — — => - l = 7 8 3 2 2 — = — 1 5 nn ——— —— — — = en — — — ning r — - — — — | — —.— 2 = | a — i — = = 2 — Har R =—Y Ee Sp ES no. > SIS. = —_— F< — SO = won : £ — Sn — — — —— 1 2 —— —— EET __ — _— 2 £ — was a, 7 * * — Y — = = -- —— = h 1 - - — . — _ 2 — _ p - — _—_— | 4 - — 3 J R - 2 8 _— ——— — w = = - _ . 2 — _ — of 22 Ecrivains. . Benſerade (:/aac de) ne. en normandie en 1612. ſa petite maiſon de gentilli, ol H ſe retira ſur la fin de ſa vie, etait rem- plie d' inſcriptions en vers, qui valaient bien ſes autres ouvrages. c'eſt domma- ge qu'on. ne les ait pas recueillies, m. en 1691, ps 5 Bergier 922 a eu le titre d hiſto- riographe france, mais il eſt plus connu par ſa curieuſe hi/toire des grand; chemins dg Pempire romain, ſurpaſſes au- jourd'hui par les notres: en. beauté, & non pas en ſolidite, fon. fils mit. l derniẽre main a cet ouvrage utile. & le fit imprimer ſous louis xIV. m. en. L623. | | Bernard (nademoiſelle) a fait quelques. pieces de theatre, conjointement avec. le celebre bernard de fontenelle. Bernard. (jaques) de dauphiné, n6/ en 1658. ſavant litterateur ;. ſes journaux ont ẽtẽ eſtimes. m. en- hollande en 1718. Bernier (vn gois) ſurnomme le mage), nẽ à angers vers l'an 1625. il fut huit ans médecin de l' empereur des indes. ſes voiages ſont curieux. m. en 1688. Bearivuins; Bignon (Jerome) neen 1590. fl a hifle un plus grand nom que de grands ouvra- ges. il n'ẽtait pas encor du bon tems de avocat - general, cherit avec raiſon a mEmoire, m. en 1656. Bochard. ſamuel) ne 2 reuen en 1 599. calviniſte, un des plus ſavans hommes de Peurope dans les langues & dans I' his- toire, il fut un de ceux qui allerent en ſuede inſtruire & admirer la reine chris- tine. m. en 1667. | Boileau despreaux (nicalas) ne à paris en 1636. le plus correct de nos poẽtes. en à tant commente ſes ouvrages, qu un loge eſt ict ſuperflu. m. en 1711. Boileau (gilles) né à paris en 1631. frere algẽ du fameux. boileau, il a fait quelqugs traduCtions qui valent mieux que ſes vers, m. en 1669. ä Boivin (jean) ne en normandie en 1633. frere de louis boivin, & utile comme lui pour l'intelligence des beautes des auteurs grecs. m. en 1726. | 1 ' Pabbe du Bos. ſon hi/toire de la ligue FI cambrai eſt profonde,, politique, 3 WW 5 h littẽrature. le parlement, dont il fut — — —— 3 ———— — = 4 _ om * Gb = J — 2 — — % 2 " _ . 5 8 A 13 g * . a 4 . 4 - "9 . R IT) 4 2 4 * — —— 9,00! r — r — —— — — o — ͤ— — — — — — 2 — * T - _ 1 - = — — — —— y Rs = 2 = — * A ' =_ bs - * th — ee — 8 — diet Wk. OS * * — 3 - 2 4 Y = - R ne At A c 8 5 : 1 rs . — — — Tz: — a — org — - . - 9 — — — N > = A 2 ad x RE — a. Sa E ps — 2 "= a 67 7 e — — — — — —— — — — — == x — * = . 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C N ene T7 * — — — n —_ «S — — = = = XV -, 25 Bertvainss. reſſante; elle fait-connaitre les uſages x les meeurs du tems, & eſt; un modele en ce genre. tous les artiſtes liſent avec fruit ſes reflextons ſur la pot ſie, la peinturt & la. muſigus. il ne ſavait pourtant pas h muſique, il n' avait jamais pu faire de vers, & n'avait pas un tableau. mais i avait A _ vu, wa pepe R } « ”_ 9 ' 4 ak TP E Bolt rent) ns 2 paris en * ine regulier de ſainte geneviere, il voulut concilier. ariſtote avec descar. tes; il ne ſavait pas qu'il falait les aban- donner l'un & l'autre. ſon traits ſur l Pamæ tpique à beaucoup» de reputation, mais il ne fera I" 1680. Boſſuet 6 8 Hain de Sjon ne en 1627; Eveque de condom &:enfuit de meaux, on a de lui 51 ouvrages; mi ce ſont ſes oraiſeus fantbres & ſo ben fur I hiſtoire uni ver ſelle; qui Vont conduit A Timmortalite; m. en 1704. | . Bouchenu de vill 0 jean pier) ne à grenoble en 1651. il volagea dans ſa jeuneſſe, & fe trouva ſur la flote dan- gleterre à la bataille de ſolbaye. il fut = premier preſident de la chambre des. Ceribains + ies comptes du dauphine:. ſd memoire. eſt chere a grenoble pour le bien qu'il 7 bt, & aux gens de lettres par ſes gran- des recherches. ſes memorres ſur le dau- phine, furent compoſes dans le tems quiil. etait aveugle, . & fur les lectures 4 on lui faifait, m. en SIS «Wh, 14 rr 'Boudiar's \ Aden de naturels. i fit en mourant A 86 e tpitaphe : itait gude Bari; 3 Et maintenant # as fair ria, Boubier, prendest du djon. ſon erudition Fa rendu celebre. it a traduit en vers francais priſe difficile. K+ 2 lui ont beaucoup d' obligations. il a fait bonnes critiques : ex privatis odiis respu- blica creſcit. m. en 1702. Bouillaud (imac de loudon, ans en % - * 1 Ir A 3 0 N 0 2 — £ E — — = PET — — — — — r — — . ——— —— __ — — == 5 ES = : = — —̃̃ == 2 ERC 2, — — 2 8 2 — — — 2 = 2 r — — 2 8 ü pen ne — =y — _ — wy y pe. — — = — — — — — —- = — CSS . ̃ —— —— — 2 — — — —— - — — — — 1 — — 1 5 r _ — = 2 SN > . — y p 3 1 — —— — 2 — * — 2 — — — — + 7 — — = — 1 packement: de- quelques mor- ceaux d' anciens poëtes latins. il penſait qu on ne doit pas les traduire autrement 3 mais il prouva Sunben een une nee Bouhours ( 5 3 ne 4 paris en 1628. la langue & le bon gout. — 9. n —— — - — — . pany — de bons ouvrages, dont on a fait de 5 1607 ä . IRAN ̃—r—FOü gt ons ‚— —— — 57„œ(* CE —— 8 — NYSE ——— — 2 356 FEorivains" en 1605, favant dans Vhiſtoire & dam les mathẽmatiques. m. en 1694. k comte de Boulainvilliers de la mai. ſon de crouy. le plus ſavant gentilhom- me du roiaume dans Fhiſtoire, & le plus capable d' ẽcrire celle de france, 8 il Ma- vait pas Ete trop ſiſtẽmatique. il appelle le gouvernement feodal /e chef d uure d: Faſprit humain. il regrette les tems, ob les peuples eſclaves de petits tyram ignorans & barbares, n'avaient ni indu- rie, ni commerce, ni propriẽtẽ ; & il eroit qu'une centaine de ſeigneurs, op- preſſeurs de la terre & ennemis d'un roi, compoſaient le plus parfait des gouver- nemens. malgrẽ ce ſiſtème, il ẽtait ex- cellent citoien z comme malgrẽ ſon faible pour. Laſtrologie judieiaise, il ẽtait phi- laſophe, de cette philoſophie qui compte Ia vie pour peu de choſe, & qui-mepri-- ſe la mort. ſes Ecrits, qu'il faut lire avec precaution, ſont profonds & utiles. on a. imprime a la fin de fes ouvrages un gros meEmoire pour rendre le roi de france plus richs que tous les autres. manarques en- ſemble, il eſt evident que cette ouvrage meſt pas du comte de boulainvilliers. m. vers l'an 1720. Bourdaloue, ne à bourges en 1632 jelut- * 7 * * f Eeriuains. 337 jeluüte. Je premier modẽle des bons pre- dicateurs en europe. m. en 1704. | Bourſeis ( amable) nt en auvergne 1606. auteur de pluſieurs ouvrages de politique & de controverſe. ſilhon & lui ſont ſoupconnes d avoir compoſẽ le tes- tament politique attribuẽ au cardinal de richelieu. m. en 1672. en ee Bourſaut (edmond) nẽ en bourgogne en 1638. ſes lettres q balet eftirnees de ſon tems ſont devenues, comme toutes les lettres dans ce gout, Pamuſement des jeunes provinciaux. on jouè encor ſa co- medie d' pe. m. en 1701. Brebeuf (guillaume) nẽ en normandie en 1638. teſt connu par ſa traduction de la man mais on ignore communẽment qu'il a fait le lucain traveſti. m. en. 1661. Breteuil, marquiſe du chaſtelet (ga- briele milie) nee en 1706. elle a ẽclairci leibnitz, traduit & commentẽ newton, mérite fort inutile a la cour, mais reve- e chez toutes les nations qui ſe piquent de ſavoir, & qui ont admire la profon- deur de ſon genie & ſon Eloquence. de toutes les femmes qui ont illuſtre la fran- ce, C'eſt _ qui a cu le plus de a | E * [of FR Ble eſprit, & qui nen M elprit. m. en 1749 · 55 confiderables. ſon livre a fait beaucauy de mauvais imitateurs. m. en 169. Sg WO OT ET BED EX ö 4 . WT IR — F * 110 . N 1 y v x N 1 1 e Wy 1 00 ps q Fecretaire d Etat. il a .mimoire alt A ſerait utile que les 4 — en 6crivis my NN ue ceux qui ſont rc. . ous depuis peu OUR 'n n aw 2666. | B la Bruicre (Jean) ne à doundan en P 1644. il eſt certain, qu'il peignit dm 5: ſes caratires des —— connues & 0 Brumoi, jEluite. ſon theatre des gre paſſe pour le meilleur ouyrage qu on alt en ce genre. il a prouvẽ qu'il eſt bien 1 plus aiſe de traduire & de louer les an . Ciens, que d'egaler- par ſes propres po- 1 duckions les grands modernes. 1 Baut (pierre le) nẽ à aix en 166l de Voratoire. ſon livre critique des pre BY 2 " Tiques ſi uper flitieuſes a ẽtẽ recherche 5 mus , c'eſt un medecin qui pq parte que. ds a q peu de maladies, m. en 2729. | 'Bufier (claude). jcluite, /Fa-rndmoire e bad beam yr 9 7 ux, qui veulent avoir les principaux fits de Phiſtoire toujours préſens à [eſprit. il a fait ſervir les vers | (je ne dis le poëſie) à leur premiòr ulage, qui {tait d' imprimer dans la mémoire des hommes les Evenemens--dont on voulait 1 garder le ſouvenir. 0 Buſſy rabutin (reger comte de) nẽ dam je nivernois en 1618. il ecrivit avec dete. on connait ſes malheurs & ſes ou- ges. m. à autun en 1693. ett | Calprenede ( gautier de la) nE 3 cahors vers an 1612. gentilhomme ordinaire du roi, ce fut lui, qui mit les longs romans à la mode. m. en 1663. EA Campiſtron (jean) nẽà toulouſe en 1656. deve & imitateur de racine. le duc de vendome dont il fut ſecretaire fit ſa for- tune, & le-comedien. baron une partie de {a reputation, il y a des choſes tou- chantes dans ſes pieces: elles ſont fai blement ecrites ; mais au moins le langa- ge eſt aſſez pur, & apres lui on a" telle- ment nẽglige la langue dans les pieces de tlieatre, qu on a ſini par scrire d'un ſtile entiẽrement barbare. C eſt ce que boileau deplorait en er m. en 1723. 0 0. 4 + uw J 1 * þ pa ad El d 16 = OE Do on wy _y = p 2 3 * - by 5 Le i Ih. "CO 7 = 5 = = _ 1 . 1 I £ 9 ä — — — S& A —9— . A ⁵⁰¹iwà ĩÜöůw en ee Re re nn ny COON * — > kites en 1610....on"ſait.combien ſes det i u "gheſſaires, ſont Uelles pour Fintelligence & Ju tous les uſages du r6compents. "nm. E en LAS. de Dug = bert en 1666. il a menęa comme les autres par Uh e „ e e > Gn avec le pere rouillé vingt tomes de Vhis 8 u Cange ( charles, qu fresne), bas empire & des ligck bel Titivans. II fut un r que. e lo US Xx 2 4. die Caf (Jen Aeg n 2 j ') e 3 en #62 2 el Par col. = te- le premier de; Atr6noimes de ſon tems, mais Il. com. 3 2 7 c *£ 5 r* 97s Catrou, "ne en mY 9s jelllte. 5 toire romaine. ils ont cherchẽ Veloguen- ce, & n ont 12 trouvẽ la K. N Ba ( 1737. he: 75 * a puce du 1 jelute, a fait * a natutelles dans le genre mediocre. ll j,. bs s'y trouve des vers Heureux, . Wal | 2730 | * Chambre (maryin' cureau u de) 7 „bn mans en 1504. Fun des premier dt. au miciens. m. en 1669. lui & ſon * ont A ;..; er de la reputation. 3 5 oy Chantereau (unis le ne) a of en! ag w die, donnẽe ou plustot extorquee A ti- tre de fief hEreditaire;en, 912, cela ſuſſ rait pour detruire Popinion de chante- 19 O98 ue pluſteurs | tee. il ft d'ailleurs certain, 2 ve cu magne inftitua. en france des ficfs rethemient Etait connus avant, lui _ l lombardie & dans la —_ m. en 1058. | Chapelain (jean) W . pucelle 11 aurait eu de la reputation par- mi les gens de lettres. ce mauvais poe- me lui valut beaucoup ptus que Viliade a homere.. chapelain fut pourtant utile par ſa literature. m. en Ne la Chapelle 5 receveur - général Ss finances, auteur de quelques 2 qui. eurent du ſucces en leur r ctait un de ceux qui tachaient neine, car raging. orma ſans le vouloir: un ecole | ft un 0 a qui PET t point de jules a Ton 11. ro- d:umiters ds, peintres, cc «+ = — — — — - Z — = — — —_—_— — — — — 2 — «f £ 2 — — — — — = 1 . — 2 — 2 7 = wa —— — — — > —_ & 2 — — - — —— — a - =_ — 5 = _ = — = > - IT - . = _ —_—— — = I — —»—-— F CO EG = ad 4 — KK —V— — = Ft — K—„V 2 .. — — = 4 — — 3 nr IT — 2 ——— - — — gm * — — — — — — — — £ 2 — 5 — — 2 w — * * — — EI — — — => = — — — —— ——— . — — — 205. 2 — — — — — — — — — I, — —x — — — — 2 — i 82 7. 1 1 8 = —— 2 4 — — — 4 — _ - — — 2 — — —— — 2 —— — my — * * 1 — op i Sm AN ES —— — 2 ——— — — — — = Ts — T "A — . ̃ — ——-—-—̃ — L — — 8 — — —k_ — — — __—— — — = — — ; = — — — —— us . — — 2 — —— — —— — — hb < — Ns "= 2 — — — a — —— — —— 8 — = : — — my — — hn I — — —— == — W — — — — — * —— — — * — I — — 4 — ro — y t | 3 wy | N 7 ver eiu, apres 0 dir by NF oy D 8288 [+1091 8 25 2215 24/91 | Chapelle (clouds bullies fils 1 ure J de. 10010 90 HR ATION tes, I. el "pt it far de prettii, 1 : elde ee ; 0's 4 55 h : 5774p avant lui & meme e ſute S. S Oil e 85 120 vec. | 85 > I 2 pd 211. D 2. The ne done, a [ts 42 an 0 Sund ls charits vous impy 3 L 125 3 La lo. & gimer votre prochain, Acton Pouvez-vous me hair ſans caiſd, Moi qui ne vous fis Jamair ria Si) 5 pour mon honnetr je vo hen 4 . vous DL e 440% a 5 dee d . | Ong uit mieux que 1 Attes 2 ans ce genre qui a de Tae & te grace, mais dans lequel i} 4 prete ho 822 755 | e 4 1 2 wr. Fe 1 Rae ba on on ſa J gan de 0 > | ac Ir tems. chapelle et; leurs Eleves de g ler 14 eval ern N | 75 {ed 22 N ceux qui 2040 br] Gelicateſſe LA e Jans ſe. In trop. au pub 3 ee cal t du marechal d hocquincourt & canaye, imprimee dans les pl: faint-E vremont. eſt, de. : a gti qu'a Ia petite d ertation ſur me & fur le mölinisme que ſa . mont y a ajoiltee, Ie ſtile de cette fin eſt tres "i iffẽrent de celui du commence- ment. feu monſieur de caumartin le con- ſeiller d' ẽtat avait Tenn de charleval de la main de Pauteur. trouve 1s le moreri, que le Prelden de ris, neveu de charleval ne voulut pas faire impri- mer les al) 71 ſon, 19 55 d 12 | * 1 a Berivains | & Feat ete £ dans un homme de Bo un | _orpuell dig ie dex kein 4Hllitair irs & bar- 1 N ol be e, Fra pu. 1 7 fa. 11 ll | off 2 5 tre en francais, en er cet deg quoi parle Gags ta 192 N An! Ger Sen LA Set Mer: contre ſon but, ks = 2 dont te” ublic dans une lan 5 trois quarts au moins de c. S576 1 . tendent pas. m. en en "a Chatre Ciahe farqels N as s/mEmGires," n m. en 160%. Nie e e eigne ” * ga 8 * SS . (Wie. 1106 ty b 'Chiulicn (guiillaume) Ate nommadle en 1630. connu 4 posſies e & par les beantes bänlies & 00. i m. den 174. iy 4 & ST 3# 7 þ i 2 FS: iy. * N 13 2 85 198 4 8 * : pt * e ba * 232 ; 3 + . E * 7 * " i er —_ = = F n y 6 1 = = L _ oy * g = * y Fa 7 1 5 if | * * A 8 . On 8 q x þ '# 5 = =P 8 n 3 22 + hr ee ng i A PR 2 8 tha "5 RS VP RT ry 4 F * 8 28 <& n 2 3 -v * . . L "3 {an ; 133 7 N 74 2 * Ps - * += n — 4 — 1412 — = * e. N 5 * N #*: _ — 3 i 8 = ©, pong, bon — . Ft 1 r . i — 3 | e ink « BO git | $3... "Bo Chemie jel on N; ie I d. eine des gelle, & -boutdalous. le corneille. | 15 b 1109 . 90 Cherron (Aſabeth) nee à paris en 1648. fille cslebre par la mufiqne, Ia inture & les ivers, M. en 17g % GE Chévreau (ban ns d Touduis/ en 1613 ſavant- & bel Eſprit qui eut Tre op. de reputation. it. en — Se Re Chifflet ean Jacques) e A 1588. on 14 de lui e Kut m. en 1650. i 1 oy N eren de de * Teng nom. F files + Choiſi Knee l ned . envoie. a n relation. ił a eom- pluſieurs , eee 1 Tee d Jeſus: Ghrift, Agde madame de maintenon avec cette * > | phe: concupiſcet - rex decorem tuum.z & des mimoires de la comteſſe det barres a «te lui-mEmie cette. Fomteſſe. AS * K Claude jean] nẽ en agenois.e en 161 9. miniſtre calviniſte en hollande. il fut Po- racle de ſon parti. & eut l' honneur ge, combattre les arnauld, les gold Fcles boſſuet. Mm. en 1687. ‚ U. Fw "> LN le Cointe (charles) ne 2 trajes en 621. de Poratoire, ſes annales eccleſi 228 imprimées au louvre par ordre du roi, ſont un monument utile. m. en 1681. 23 * — E 2 82 * 2 — = ny we — = AA = == = — — 122 SLES —— —— — : — = = 2 — — 4 ny — — ⁰— — ARE — — 2 IDO Re — — — * SS * my - DO Co a _— . p pg 4 —_ - — — — Go —— — — —— bs — — —— — — — .. ͤ ——. ———. SR INT IG) — - 30e. Juris con Erle 1 nia Jombes- 8 164g. te & homme libre. excommu: de lion pour: ung . * Dollet (5 met par © I'z leide passts, onion J ib combattit Ja cdtufe des religieuſes, Ser dans ſon ritt d I. ſure il ſofitint vivement Tufage autoriſ em breſſe de ſtipuler les intereats [avec le capital; uſage approuvs dans plus dad moitie de europe; & fegu dans rFautre par toug les n er gleix qu on lud. 'ilopretendit auſſu que les dis qu un pale aun iques ine P. pas de droit divin. — f{R fi: Colomiez (pail 1 le teins de f Half er eſt Renken pluspatt de ſes d- vrages commencent 2 Fete mitis ils ſont utiles à ceux qur r aiment les rechen ches littẽraires. m. a — en 1692, {a e jeluite, i reuffit parmi. ceux y CPA on peut 1 85 de bong, op * penſent que des etran Weiden A e ſiécle d augu Nang une langue qu; ils ne peuvent 75 meme prononcer. oy. Rt + Jobis Oordemoi (geraud) ne A paris. on lui doit le debrouillement dus os des deux premieres. races des rois de france; & on doit cette utile entrepriſe au duc de CILLA 5 * chargea * de | aire -1-Ecrivit odntre Rent Erbe, 3 367 . faire: 1 Phifloin&adb char! | ducation de anoh/cogmemr;! ib — cusres'dans les aricieng)autturs | que; des zbſurdices & des ToftrachGtions bla dif-, cults Fencourageazo269! it e eee deux premieres! races m nh = 255 9098s SS mnomoviv 16060) It vw Corgeille O iorre)l ne arenen x06. cuoigu on nei repreſenteqplus q 'einq piẽces de- trente. rale ua. | conipoſees; "il rſera toujours ld pte du . il eſt le premizr;qui ait Ale le genie de la en on:dit:queifa traduc· tion de Imitation de Jeſus-Chtiſt a tᷣtẽ imprimee,, 35 e le 1 Tat ſeule. ib rer t une grati Eh bo . roi dans Ig, der- e 4 2 196) ede ol 0 2118152 28. Corneille (i — nẽ Arouen en I Ki qui, aurait ell” une grande rep tation, sil n avait point en ee rl a de ut 34 pieces de EST i: en 1 709. Coufir ( louis) n à paris ris en 1627. preſident a la 3 des tmotioies. on lui doit beaucoup de traductions d hiſto- riens grecs, yet lui 1 78 Swen, | m. en 1707. 889 2% n 7 n 5 7 1 — Dacier (andre) ns a 2 i aber: Q4 calvi- = = — — 2 = = — % — = wr OO — MO = — — — — = — — 2 — reno — — — 12s — 2 by C 2 2 — — 2 — — ͥ — — * — : [DL to ————__—__— x — —̃ä V— — «1 * de > — — * —— —— — . — — . — = a — — = Py 1 — — = — . us 2 Sage =} — — 5 — £ =, FI - _ - * — DES 2 CE EDI Rn PT EEE RE ent — — EC”) Ic» — R .. by — = A 22 = = _ — — — Some "omar — by — — — = ——— — _— = — — — — == =, 4 N — = —— = — * — ——— — 2 4 ” —= — — —— — — ng — =_ —— — — Cf —— 1 — — — * —̃ä — — — 2 — — — 4 00000306; me uy i Wen 1 (1 1 1 4þ ann Fully i 1 „ 1 ny © H F it ' * al * 1 [| ir 1 , 4 9 ' 1 1 . 18 1 1 1 $113k F $ 14 th 4 1 Wh l i fig "1 \ 1 e if 14 i bs ' 71 I - — — — — — As — — cw 4 ge „ 368 E civaings. 6. calviniſte comme. e So & dere J ſava it. es 645 Utile par tan, lui on b. prẽ {to! cel g0 en & par K es Mt en. 172%; Did 2b 9116 Mick b 100 wal i y 2 4 nei * Hine) a reulh 3 rae ; muſicien 1 Wel ues: ira qui ont | "2 Aue Vais que | . . 2081876 11960; 'Danet (pierre) 18 ” ces hommes qui ort Eté 55 qu ils ment gde ata, ira de la L gue latinè & des 0 furent au nombre de ces livres men Etnorables fait“ pour Ve-. ducation du daupl e & gui ils ne firent pas un Heat homme, . ucrent 9 Leda 4 * im. LE eel SUM b 299; 1 hos abe de) ne en 1648. Ae pp peer ag m. t e Daniel (gabriel). ;Cſuite. kiſtoriographe de ce, a 7 23 les fautes e mezerai ſur e J sconde Ae hu areproche, que ſa diction n'eft pas toi) he que ſon ſtile eſt trop faible, qui eſſe pas, qu'il n N pas Peintrende of > — A, o—_ = 1 82 38 BIT 7 a 5 5 mann 0 iti 10 585 a8 ſſer 35 profit Les Toi Tov & levees "rm PP 1 exact; Ta; "W 0 lui d pellet: Fi Nabe: 5 ha 8 . K 1 point d'hiſtoire de france 25547 6 4 hn ſienne. c '>ſt en vain que le pete daniel pretend, que" les premilers teins” . In- ſtoire de france ſont! ceux de romes gobert avaient plus de terrai a que ro- mulus & tarquiti, it i Veſt p 5 que les faibles ebmitichcetnens de t 12 ce qui eſt 7 of téreſſent toujours Jes. hommres; oll Affe Fer E petite ES 1 ne dun peuple ple dor end 7 Welt an ne province, d Jul Stendit ſon empite julqu'd' Pelbs,” Peiphrate 17 le nig 1 er K. faut avouẽr; "que": notre Hiſtölre ce E. M1 autres peuples, depuis le Unquieme” iecle de rere vulgaire wau.quir me, neſt qu un ee e c 5 bares, ſous des noms barbares, Dargonnse' ( 10 nc̃ A e a "the a] chactreux 2 gaillon. Ceſt le (cul chart qui ait cultivè la Iittera ure. ſes ne 20 ſous le nom de vigneul de mar ville, 4 remplis d anecdotes curieuſes & has 1 dees. m. en 705 $3 3 „ 7 | © Koda 7 ” „ 4%4 * 4 - — — 2 12 S—= — — — = = — — — — — —— - - — —— = I — — ——— = — SD — — — 2 a * — * 2 — — - — * = = 8 2 = 2 = E WS OI LETS r 2 . — Er ner — = — —— = — — ——— —— — — — — — 2 I — ele. —— — by _ — — — — — — = EMAXE x. — 3 = — — — —— — — ZVV — 1 — 2. = . —..— — — bn _ = —— — — £ — — — ama — — — - iS — — — —e— . — —— — — AT - 1 — — ——— . — ————. ‚— — j — — — — — — — > —— = 2 — — Af — — — — — 3 — — 2 out = 370- Erribaim. HDebeartes FreltshqtuH, en toutaine en Pe daun eGgleflleer au parlement Bagh" le a mathemätt. cie tems, mats le phildfephequi connut le moins la nafiire; ey Haag Pare à ceux qui l' ont ſuivi. il paſſa pres- ee vie Bots de kunde our lopher" en Mberte! all] exeniple''de ſaumaiſe qui avait pris ee parti. accuſc ol 2833 me 8 d'autres philoſo- A re is mieux qu ceux Net Tin Mos end en 165800 9b Sn 5 5 b DHH ol 590% Desmarets de faint-ſorlin forlin Joes b x paris en 15 75 il travaill 1 J trigedic ee, 0 Gade ea” ſa com medie des Viſtonnaites put. ſa pour un chef d' cure, mais eit que | moliere navait' pas encor paru. f fut controleur - general de extraordinaire de guerres & ſecretaire de la imhline du NVant. fur Ia fin de ſa vie il für plus connu par ſon Faitatisme 4 As ns les du . 45 m. WIPER. „ C9MUBD +0 KY. &. 11 by Reb mat, cklebre 1 . fon 50 "der lors” civile a a. dou 1 probation,” e ITT UT) "Rr BIT e ivr; rm ih. 1 ( jun) ne a toalouſe en 165 | juris- - as Eeriuaint. 37 jurixconſulte & homme de lettres. 1 fi- fait tous les ans jun/enfant a. fem un livre. de journal, des favans 1/3 grand-homme 4 F ne: Fault P48 g 1 ce titre. men 1A en al enion el nde 215 eq Ji igt 2001 A 5 91K Dubois (gerard) FE 75 de l'orataire, il a fait # eat 4 fun. . 85 cy pas Sec eit 4 25 113155 0 81 Sm wed ait uche, Valet de en clouis fs Be fit pour la cgur quelques t de Vecriture a Vexemple de Facine, nan, avec le mEme ſucces. mots, 2b. 2t918mpoCi Duchent (ondss); nE.en, tourrainę en 1584. hiſtoriggraphe du rei, auteux de . d'itoures | & de, recherches genealogiques; on I' appelait le pere de Thiſtoire de france. eder nailow 08K . Alois Dufrendi (cher n A pi en 1611. peintre & poete. ſon pome de / a-peinture a rẽuſſi auprès de ceux qui 2405 lire d'autres vers latins que ceux du. fl 1 m. en 1665. 5701 Fo 43} _ "Is 1 . „Duni 1 ns A paris en 1648. il paſſait pour petit-fils de henri 1. & lui reſemblait. ſon pere avait ẽtẽ valet de garderobe de louis x17, & le fils Fetait 26 de ms .& n 1 7 l af 5 * = = = - a — N — — — — — — 8 — . ge — m— — — —— nn 8 8 : —— — — — — — _ — — — — — _ — — — — mg — 2 i —_ l - — — — — 22 —_— _ l — ——— — — — So — £ - —— 2 =. — — — — — ———— — _ . ES ; 8 = LS 2 — mnggty ay e 8 — — — — — 2 — —ͤ— — = — 2 —— ͤ—— — — RY Regret — — — — — — — — 2 — — — — — N 5 2 = A PIs - * — 2 = Su” Bn EIS n 2 5 . 5 2 — 0 YT —_ \ — 2 — 1 — — —— ry i * 1 I's 1 þ . hy 10 Me bs + P J A Ty 4” y; Müh! ! i} " 0 j 0 uy 1 E. crivains., N. XIV, g gui fit 2 vo hee malgrẽ ſon- dran men : ye 5 put Fempecher e pF: a | 2 beaucoup ceſprit & 10 BY 17 ben * ene 1. * ut hs f l 1 e ON gel en a gueres Ou 'oni-ne trouve 4 5 : bie, de n Th: en 1724. a RY. So * FAY IKE NS Need 8 N Dupleix 0 feipion). 1 condom,” que nẽ en Aeg en peut Etre- — 4 le fiecle de fcuis NIV, ajant encor xen ſous ſon fẽgue. Went le prenuec hiſtorien qui ait eite em marge {es au torites, ue caution abſolument neceftire quand on nEcrit. pas I hiſtoire de ſon tered dif ne lit plus fon. hiſtoire de france, parce que depuis lui vn a Mie "ag * R m. en 1661. 0 ae 2 N & ans \ LN | — 241 FI 0 L OLE Esprit ( age de Raga” en 1611. HM du (For de la fuuſſet des Uertus gu- maines, qui meſt qu un commelitalte + due de la rochefoueault. le chancelter | ſeguier, qui goũta ſa littérature, lui fit a+, voir un brevet de aller de "OO, en 16 78. le marquis de 1 Fa are, connu ber fes meEmoires & par quelques vers agréa- bles. Fol. Nay pour la pothie 1 ne ſe de: ve- _ ; 8 2 A 55 op 1 FOI velopa qu Pike de pres de ſbinante Aflb.. ce fut madame de an Pack er les aimables perſo 91 te Ke ech par” ſa beautE & Pr on. eſpxity pour-laquelle/4F - fir ſes prem fers vers, de. peut tre les pla 8 delicats. qu on Att. de qui. or 29718 8 fl ry 2 * & M „ un jour a th 55 a Sans eſpinantce Y m "fans aefir a 15 In 90 Je regrettais lex ſeiffkler plas 1, OS Dont la doureur enchania ma. pe, | Sont-ils peridus, 4 ſaiũ ge, jon , in, A Etw es-th Pas cruelꝭ a Fi. our To que. Jai fait, es mon eue 5 Le maitre de mei plus F it Dien 22 terminer le co A Pennuieuſe indifference * Alors j; apper ꝑus dans les air 4 m 2. mailrgat Welle. L'enfunt maitre de F univers, 5 7 11109 Qui plein & une ' Jote\inbumaine N. Sit en eee Hrois ne te 1 7 i ? Pr, | ved t N. % vais wire „n d ta peine, Ry Je te fromets un lag de cailus. |? wr il * * mort en 1713. N „ N öfnen * ie! RAS, 10 u alen ki modbitine de k ber- a „ gne k ” \F 15 1 N 14. 1 i [08 1 1s | 1 F i 1 h 47 [y 4 F "1 ; 169 | 1 i "nt WW 730 A 1 5 M Wie Re N 7 1 Nair 1 * if Wh id 1 C 170 * 1 is LY! YT | 7 1 1p 1964 1 15 Il * + 1 } + i\ * 1 1. 1 19 Ng yn 1 7 N th 1 Tim N. 1 Ma e Enn U N 10129904} KITE | f 10 Neigen h ors Watt. 7 41 * 4 1 07 ee M 1 js 1 1 10 +76 190 Menn H KY i Th Þ h T2001. 11411. T0 \ ith | > . 1 5 "nt wt 4 It FL q v 1 tt 1.4 * [f uy LA * U i f ia) , fl 47} 4 We 1 4 N " 1 ola N 1 Ms 1. 3 195 1 4 inn ee Man 1 1 ö + 4 TR. ae 1 i1 i N 4 iin 1 4 1 M4 1 9 44-0 18 f in v1. : 1 [ts i al 19 Fan, . 4 bb 1. 7 * N. 08 L 10 444 f 4 | N ae 3 4 7 BY 14 4 | : 10 17 16 1 17 — — — E — — — — ———— ů — — — — 5 . — —ę— — N ; — = — oe I (—ͤ—»— — — _— G EN — — = — — r . — 4 a — — — * - — —— —— — — 4 — TY == 2 — INT... — — _— — — — — — = DL — 0 .. * = — — — t — > — . — 2 — — — -- * — * — = 2 — 2 2 — — (—Ä — — * 2 . —— —— — — — — * 9220 — — 4 2 — — — x un — — 6 — SL No —— — — — —P < oy — — — a — * — 1 — — an = * a = Ln — 2 — — — = - —— — ty et b F = _ I -— — Oo — = 1 _— — — —— . 8 — 9, ATA oO * %,. j N N . n een be Ne 1 Y ö 10 V N * Ys YE bo MN. Wa 2374 FTecrivains. gne. comteſſe de) ſa princeſſe de clives & ſa zarde furent les premiers: romans, ol Lon vit les mceurs des honnetes gem & des avantures naturelles decrites avec grace. avant elle on écrivait Gun ſtile 2 1 e W _— th 300 ; 68 * 7 1 2 þ- — iq Olic Felibien (erat ane 33 il eſt le premier qui dans les 3 de Vhotel'de ville ait donnẽ à louis qus- torre le nom de grand. ſes entretiant fur la vie des peintres ſont l'ouvrage rs To fait le plus d'honneur. il eſt -elegant, profond, & il reſpire le goiit, mais il dit trop peu de choſes en trop de paro- les; & eſt abſolument ſans meine, Een 9 Ai 4 J. 554,297 A in 15llis 2 131 F FR" ( Fes 0 Giga) archeye- que de cambrai, ne en perigord en 2651, on a de lui cinquante-cing ouvrages dif- ſerens. tous partent d'un coeur plein de vertu, mais ſon telemagqus J inſpire. il a ete vainement blame par gueudeville & par Vabbe faidit. m. dere een en . 5 1005 In 918 F errand, 9 de: ri cour des zi des. on a lui de très Jolis vers. MY” 31 * 2 euguicres de pas (le — 50 Fi Ecrivains.. 355. ; paris en 1648. officier confomme dans. dan de la guerre, 8e encellent guide git eſt critique trop ſèvere. m. en 1711. le Fevre (iannegui j nẽ d caën en 1676. calviniſte, profeſſeur à ſaumur, mepriſant . ceux de la ſecte & demeurant parmi eux, plus philoſophe que huguenot, écrivant zuſſi bien en latin quꝭon puiſſe ecrire dans une langue morte, faiſant des vers grees qui doivent avoir eu peu de lecteurs. la plus grande obligation que lui aient les ſettres, eſt d avoir produit madame dacter.. M. en 1678. 1 110 ft sig 's x" <0 F 8 — — — by — ot RE =_ _ ——_ = = == — REI TIN IRS — — — — — - "a ” — N 4 - * = X * _—_ g = — ph +7 M1109 51. SHIODT Jt 2 .2ofok le Fevre (anne) madame dacier. nee- calviniſte à ſaumur en 165. illuſtre par | ſcience. le duc de montauſier la fit tra- vailler a l'un de. ces livres qu'on nomme dauphins, pour Veducation de monſeigneur,.. le forus avec des notes latines eſt d'elle.. ſes traductions de terence & d*homere.. lui font un honneur immortel. on ne pouvait lui reprocher que trop d admira- tion pour tout ce qu elle. avait traduit. la motte ne Pattaqua' qu avec de Peſprit, _ & elle ne combattit qu'avec de Verudi- | tion, m. en 1720 au louvre. - — —— — — — — * 7 1 J : AUR 30 EG | pl 1 19 1 | ny KY 1841 4 fo L {RL ' 5 Ll 1 14900 | | / ' * 1 1 1 1 Aan n . I G 1 i | [ 6 h [ 5 1 4 17 I | } þ Mn: eee l BY BY i | be 77 7 10 N : 7 1 $37 ng een | 4 #44 ? ' t Mi l ; [1 1100 eint * ; N 1 1 1 [F oy \ \ p HUI 45}. a | 1 N. RS |; +" 5 [ 1 . f Ns Wits 7 * en 1694 ien ; | j by 1 ne | ne ' x 1 | 7 17 N Wh 3 Nu . 111. M An ; 10 1 þ q 1 gt 11 "I; 1 . yt { r $411. I. voy 1 1 : Al Ko HERR 0 * ti 1 "mn [4 11 Mane f 14 Di n ji 4 1 | 4 \ = T6 Lan mit! 95 1 141 F 115 1a 1 Mee 1 . ” i o 30 [ : 111 4.8 1 "oe ; t 15 816 4K 10 | wh v4 Tit 1 1 " (4 Ri o 14 1 [| 1 1 " re 37 l SNP! $1 11235 17 115 1 PE 1 Mn 4434 18 1 f by” — — 2 4 $7 == — Ir 2 — * — 22 — 232 2 1 — = r — — — Plechier ( eſprit ) du comtat d'avi- gnon, NE. en 1632. | EvEque de lavaur 4 i ETSY o > Pats oo 3 — —_— F "x 7 + hy 7 4 4 n „ 5 ws UI ay Fa. >» r r 3 5 * * = — WS, 21 rr r er- . * 8 == I ' ä S = 5 1 i * i 2 FI $6 x ſ * 8 J red p = _—_— = = _ =_ = 5 N N Fe wy > ACE AVE CASE le «+ „ ORDER TS 7 2 . R 8 6, Mod _ * * . by” =_ A 1 * A , ——— 2 — Sis * the! Fe yr) \ 2 * o — 0 le r Ee dae, ma) Mal 3 3 Un en bs Tp defies mes... poste te frangais ge latin, jen, predicateur, mais connuſurtout par ſes belles oraiſons funebres. ſon hi- 6 ſtoire de theodoſ, e pour J:gdu- cut en 175 8 Bee le tauſfier avait © meilleurs gfpiits: de france, A . ler par d 3 1=u Ses à cette Education. m. en 1710. 12988 02, 414 (I $Y 4.41, 2 * (clay 225 . — 1 2055 075 te- cepteut du duc Kaon ſeur de louis x v ſon fe 7 à la cour dans la ſolitude. & dans le travail Aon) * BY 76 I 8 = GETS Wn 0 Gyn Tp rg . 3 a 9 — 0 2 3 A 22 © 8 th > a Sf q 7 — ö . b 1 TE [ 4} - 7 1} 378 : 3 qui ne peuvent etre citẽs que pour faire | abborreur nr Ts wv — "IVC 9 {15 ther PabbeGallois ( 8 nẽ̃ a paris en 1642, {avant univerſel, fut le premier qui tra⸗ vailla au journal des ſavans avec e ch. ſeiller clerc ſallo, qui avait conęu Pidee de ce travail. il enſeigua depuis um peu de latin au miniſtre d tat colbert, ui malgre-ſes occupations: crut avoints de tems pour apprendre cette langue; F prenait ſurtout ſes leona en 6 dans ſes voiages de verſailles a paris. on di- fait avere vraiſemblance, que e tait en vu d' tre chancelier. on peut obſervet que les deux hommes qui ont le plus pro tege les lettres, ne ſavaient pas le latin, louis x1v. & monſieur colbert. mi en 1707. 15 n. Al. " Galfendi (pierre) en 1592. reſtaurateur F une partie de l phyſique d ẽpicure. il ſentit la nice des atomes & du vuide. - newton & dau- tres ont dEmontre depuis ce que gaſſendi avait affirms. il eut moins de reputation que deſcartes, parce qu 'il ctait plus raiſonnable, & qu'il netait pas inven- teur; mais on l'accuſa comme descartes d'athẽisme. quelques- uns crurent, que cclui qui admettait. le vuide comme epi- cure care niaĩit un dieu-comme lui. c'eſt ain- { que raiſonnent les calomniateurs. gaſ⸗ ſendi en provence, ou Fon n'etait point. jaloux, de lui, ẽtait appele le faint bee tre; à paris. quelques envieux Tapy lien ene m. en neee 115 Gedouin, * wy 'y Sue n pelle à paris. auteur d'une excellente eee eee © n kabde Geneſt, nc en 1635, pretre, zumonier de la ducheſſe d' orlẽans fem- me du rẽgent. il a fait: plufieurs trage- dies. ſa e eut AY de ſucces. m. en 17 19 * 5 5 Oendes (louis) 18 A rouen en m 1653 * a fait une hiſtoire de france. pour bien faire cette hiſtoire, il faudrait la plume & la libertẽ du prefident de thou & il ſerait encor très difficile de rendre les preiniers fiecles intereſſans, m. en 1733. Vabbe Girard, ; ſon livre ae os mes eſt tres utile. 1299. Godeau (antoine) bun 10 ceux qui 1 er virent a Petabliſſement de Pacademie francaiſe. poete, orateur & hiſtorien. on fait que pour faire un jeu de mats le car p - — = — — — — — _— —— — 2 N — 7 > Ro > g £ = —_ &z — — 8 A —— = — bw 9 9——— — 5 oy — — ow ä — — —— — — — — * — * - = ” — - = = g A % i F 4 ? 11 17 1 1116 j \ [ i rl 78 { 1 80) & In ll th if 107 i i} Tf? Mi * 4 Fr i ] F MA ; 6 J ' 1 15.5 jy T1. Th 1 [| { SE FI 1 175 1 } N . Int 1167 4 1 1 *. 171. 1 101 } 19 » 14 i 1 4p 1 Hi 14 141 full y Me \ $148 a 1 1 115 1 "1 Me ith HY | 4 i} ' 17 1 1 Fo i380 unn 1 1 10 * 4 [ it 19 12 1 I 157 1808 7 * [008 | M . £ \ $1. iT | 17 fl "i | l 8 18 | 8 5 1 in f & N *. . nn \ i 17 : \ j ,” G j >. 3g IJ 88 1 a Kh IT 8 | 21'f Wor, aint, Oi 13 | Ul. 2110 cardinal de richeheu lui donfia Perch. graſſe, pour Je bznedicitemls en vs. for hiſtoire eccleſiaſtique en proſe fut plus eſtimte q ſon poëme Tur les faſtes de Feelife. il ſe trompa en croiant Egaler les altes d'ovide; ni Toh ſuſet ni ſon git n n fuffite: c'eſt une grande de penſer, que les ſujets chretiens 1 convenir Nog pork 1 me, dont mytho — — mu anion be | ROY - Godeftei ba fls le Jags froi pariſien. homme 2 ne en 1580. hiſtoriog 4 Bo louis x111 & I bg a] 12 tout aux "uu & au cerE 1049. | Gene 16222 5 . it pr en 1615 LY bi ee Fab * e 20 en 1681. Gomberdille (mavin) 16 4 N en 1600. l'un des premiers academiciens. il Ecrivit de grands romans. avant le W bon got. m. en 1674. Gondi Can frangois) ane A retz, ne en 1613. qui vecut en catilina dans ſa jeu- Beem i 382 jeunefſe, & en atticus ; fa vieilleſſe. Aeg endroits de ſs. 'mEmoires ſont ſaluſtez 1 mais: 6-0 alt pas 5 wg Non 1699 4s vi IQ Ok 145,5 N. ZIG : TIQ {15 Duplsike 51328 - 5410 11 M valet de chanibre du. duc de la rœchefoucault, devenu ſon ant meme celui du grand candé, dans le mit- me tems pendu A paris/eri effigie, en woiẽ du roi en ali J enſuitep þ your ſuccsder Aitgrabd colbert dans le miniſtére. nous avons de lui des me- moires de ſa vie, Ferits avec natyeté, dans lesquels il parle de ia naiſſance ie {a fortune avec UTE... % Grand "Corbin. 60 65 A en 1653. elẽ ve du pere le cointe. il a «6 l'un des hommes les plus profonds dans I hiſtoures m. en 47 32⸗ñ Guerret ( gabriel) ne à paris en 1641. connu dans akg par ſon, parnaſſe re- forme, & par la guerre yi wage la- vat du gout 3 mais ſon difcours, Pem-. fire de Þ eloquence eff plus grand que celui de [amour ne prouverait pas qu'il en eũt. 1x fe journal cw wee oonjeinte ment avec blondeau: ce 2 lu Hrs | las eſt un recueil des; arrets; d es parle nens dy range Wr e + 4 — > 9 ” — —— - — — Rs a ———— — — — 7 —_—— 2 — — — ix a4 > ** i f | " 1 Ll 5 z * U 4 ' +14, 1455 , bt f 15 j 7 1 fl ' 4+ $14 | 18! il vl x | 4 þ e Fl I» 107TH ' RAIN '; thin? + 1 1 1 | LI e 7 in Wal 11 1 1 * i \ : : { v1 x U 4 i | 1 f 7 1 tht } . oj : 4 1 15 : l} 14 ' 1 17 ' W Fn 1 . Mat 4} 1 7 . * Nl bh 4. 4101 7 00 1 an! i: © 141 1 Tt N „ 1 0 N * 11919 ; } ö *. 1 1 : 1 l : 1 06 0 I» | F '* "2 . 214; 2HTQ 5 1368 Mey vv f 1 2 ! * AL 11 1518 / kl 74 4 if! Ar - * n | i! . 0 1 ? 4 4 5. 1 ö : | 5; i id $ + . OT Long —_— . PE Fes 2 ——— 8 - s ; z : - a — * — — = a by — — * * OATS - — — © re i > 22 r ˖ —— —— = — S 3 = g 5 — < . — Z SO _ — — — — Seen > arr Bong ns rs et — — — — — — hs — — 23 a p ITE 8 ——ů As . — ERR: 2 — — = = AY —— as — — bs — —— —ü—ä \ 9 — 2 2 — — —— — 4. 4 32 — — 4 —— — — — — 2 — 2 2 1 — — — — . : - — — Z - — 2 — — — — — — — of — * + —— — — —— — - — 5 y * gm * © _ . Ws — * = = = o _ - 2 1 = —_—_ 4 a TT _— 9 * 7 EY a » DS a; = n 5 4 * — 4 8 1 8 * * — "a . 8 — 4 22 nie Eo bs — 5 5 — ___ PFC — 1 — — — = = > — 2 — — — - - 8 4 — — _— — 2 — . — . — — — Ig. 9 7 = 2 2 — u 2 — 2 — — — _ r = ls — ERS * 3 — M8 — = ! - — _ — A . ñꝛ.ꝝ— — Fn: ey ———— — < — en - R _ = .. ˙ Od AE dQ — 2 2 — * — — — — 2 —_ > g * WD * of r A . ** n 3 3 PER t : , e 14 * 1 N . 0 \ : 8 \\ f * 11 „ Rodin: ferens'dans/ e Ede "Tie ne fait mieui voix combien la Julfts K. dence a beſoin d'etre feen q oa qu'on a. _ een des wi | en 4688. I 5 f ag a oct A de Gust Jacques Joſeph Et en 1649. <> 1 e a 00 parti janſeniſte. ſon livre de Pediititin un roi n'a point 6tE Tait pour le tel de re, comme on La dit. m. "of 1755 Serien du Gus bun, Güms sf devehu Heutenant- général des armes navales. Fun des plus grands hommes en ſon getrte, 3 donn des mẽmoires ecrits du ſtilè d un foldat,” & propres a exciter Termen chen ſes computriotes.. gry 5 du Hamel (yearn — 17 de noten. die, ne en 1624. ſecretaire de Vacage- mie des ſciences. mot que PA | Etait thẽologien. Pap of perfectionnte ro lui, a nui Af vrages; mais ſon nom a « ſubliſte, m. 6 jo T7000. N 7 50 1 85 le comte de Hamilton —— n A En, on a de lui quelques olies poẽſies; & 1 r | un got t, qui nꝰeſt burlesque de ſcarron. * Har- * * diu & sims qu dans les ſenti- Wonß c* 2 7545 51 2 23 3 * N 123 47 g.- OR PETIT 15 8 13448 2 4 IR "Henaut, connu par le ſonnet. de . ton, par d'autres pieces, & qui aurait une ties grande reputation. {i les trois pretniers chants de ſa traduction de lucrece; qui furent perdus, avaient paru & avaient ets. ecrits. comme ce qui nous eſt «reſts du commencement de cet ouyrage. au reſte la poſtẽritẽ ne. le confondra pas avec un homme du mme nom & d'un merite ſuperieur, - à qui nous devons la plus courts &. la meilleure hiſtoire: de france, & peut- tre Ia ſeule maniẽre dont il faudra dẽsormais Ecrire. toutes les gran- des hiſtoires. car la multiplicitẽ des faits & des ecrits .devient fi grande, qu'il faudra bientot; tout reduire au extraits & aux dictionnaires. mais il ſera difficile d imiter l' auteur de l'abrẽgẽ chronolo- bc d yg rant tant * Chioles - en #Herbelot ( elde) ne A . en 1625. le premier parmi les frangais, qui connut bien les langues & les hiſtoires orientales. peu celẽbre d abord dans fa Eau, 4 par le grand duc de toſcane rdinand ſecond avec une diſtinction qui apprit crivains. E OY | Hardomi Genn) jeſuite, profond dans nu ee e—_—_—_ — = — — = "> — — — — . — _ — — — — _ — — — — — 2 . — eee one Re Re — — — — — 2 — * . r — — — — . — ——— ——— p —— — — — — — * no | M Ne bk! 1 141. 14h 190 11 4 19 1 19 | 1 9 M 1 4 Ty n 10 135! 47800 5 \ "Oe 3:30 3: 1 Wien | ih 1 in y f y f 17 61 i WR | Th. A 2 1 [| V0 1 5 1 1 1 N 4} n 4 * 7 1 ih 19 1 IH 5 q f ; Tm i 5 x . 10 N Ti ii. 1199 Dun J. A j 1 418% $i; 1 Nee M [ 2 1 *. {ITT > Hat ien 1 10 th Af THEY 1 1 * 1223 BJ : \ 3 ag! 110 ene "Nt of: i 2% 4 144 i 45 N89 [446 if 6 1 1. N I . "1 716 * 1 47 it ih 1 j9 {2 $1.44 14714 ) RAR 4] (0-481 1 Ia} 1 4 ny L Bart Tip Thi 4 1. 43 14 17 N 1 a! It 2 ty It 04% | 4 1 wh Ho! 1 S ?.} | Th \ $i I 1 ; 1.1 won m0 3 Wis . 1188 5 1 i» : WHY 1 1. Th ot zf 40 1 4 4 5 Fi. 1 i jt 1 "R y U 14 [! "WA Mid fl 149 n 1 4 * Mes v _ G G * =? . mil: enn M ik 94 110 Mai : 1 11 — 11 104 \ 11 „ 4 1 ee. 1 1. ' 4.5 . , U 4 f 4 | Il : 90 0 e 7 : t 119 1 + 17 | 9 1 2s qt f 1 WEE . 4 \ 82 735 Hh N 4. 1 4 WV Wit! ; I Wl, Wh Th 0074 * * ; a mn nn 13 5 4. — %, ry Pup, Sa ha 2 IISTED LSD 1758 Fey by NS —_— * * * 8 . — wx W "OT COWS = = DOSS 3 my * 4 i — pk en 696. A rw [ - ab ; m. Mn 2590. it — 2 Keen „m, 17 e 4 The — N — oof v6.5 22 miques, oi a 398 ps 1 —. 5 * het * * 5 thẽmaticien, & ; | mes eee de func, 8. 4 n. 5 Seth 5 . HIER Gere Bake hr Iv he: . * 14 * 2 YHopitat ( frangois n marq is de) — cl 1662. Je premier qui ait ᷑crit en franoe ſur le calcu. . invents. par newton, quiil appela les: infiniment petits: n alon e ene e LaCie 1 Bf ts: ww k * 43: 5 ** * » ww "los ( pierre): 5 ne * a 15 S he e Al fut le pr 22 em debrou nealogies, 2 ne ſcience. e pair — de ſa chambre. TOW R 1 lui donna un brevet: de conſeillet d cat. 2 grands. — 6s 1 3 meine. m. en 1660. ee, Flt Rs des RE (antoinetre de in Yd E de toutes les es frangaiſes 8 oo re- ty Si hy hook tive la pee, Ott celle qui uffi, puisque ea celle e n 4 [ihe | plus de vers. m. en 1694. 3; „ot, ns —— * Zibb ping — 4 . Dn ID — * Huet (pierre danke ne A caen 16 ſavant ce & Nos "conſet . bao. me ardeur eur Tetud N "age de „ quatre - vingk re ans. appel aupres 1 4 i. reg e TH oi, if fut i enſuite un des hommes illuſtres qu con- 4 tribucrent a Peducation du dauphin. Ja- mais prince n eut de pareils "mfaitres. huet ſe fit pretre *a quarante Ans; il eut Peveche Pavranche, qu'il abdiqua enſui- te, pour ſe hvrer tout entièr à l'ẽtude - dans la retraite. de tous ſes vie le com- merce & la navigation des anciens, & Peri- gine des romans, font le plus d'uſage. fon - traits fur It Faibleſſe de J efprit aer, a fait beaucoup de bruit, & a paru A quel- ques uns dementir {a demonſtration evan- geliſue. m. en 1721. pa F * — — 1 . ˙ . — — —— — . ⁵ ͤ 1 8 — I E 2 —— 2 2 — _ = — pn — — S —— — Dn ma — ——— rr. —— rn — — — — — — —B . — 8 ̃ ͤ!——— . - 2 _ — a. 7 — — — —— — — LE — - 2 — : — 2 - —̃ —̃ — . uot wp nr — — — 1 4 N — — — — —— — x. 2 — — 1 —y TY _ 8 <= = a =- — — ” - __ *. - - — — 2 2 — — CR * — — — — —— <= — Fr #220 - _ by 2% EC — — "A - — — 2 — — — . —— — P * * o 9 * - Jacque (Iſaat) ne en chimp en 164 Pim 7 L paſteur à la hate & a 2m, R ber- 386 . . | berlin,” 16 ves Kr vel 8 { ws yl religion), 11 179 3666 281 13 Wugny; ks Softer cht ele Fee, 1 taire d nal de retz, 4 Hilfe NP motreaz n dont>a "eu: e queſt je 8 Jansge au maine; mis a des! paptictilarites curieuſeg/02520 35 Inn in mb allzu 2lgrom aun b 211195 Lol. deibIs a gnillauims) nd Vp avis en il a raforme la e e daurn tems beſoin e deen | Jui quii ea changéb toute la poſition 4 notre hemisphere 1 iP enge ſeigne I e e geographie, & point. fait de meille galſes. de monat- jC que 2 compoſe, apres la mort e maitre, un traĩitẽ du in Ti I fleuves. gulllaume de P'i 5 1 mier qui ait eũ le titre de 15 ner graphe du roi. m, en 1726, © ri 1 2910 Labbe (philipp. ab A Bbur es en 160%. — 2 de grands 0 ee! Thiſtoire. on à de lui e Wr = ane > th 5 25 „ 140 £91 5 11 | 310915 151 8 95 10135 M 0 jean ) nẽ A. „ en 1523 · il a, beaucoup. Eclairei Vhiſtoires c'eſt, dommage qu'il ait fait 1 e . m. en * ods 155 > * L hayl on A mai: L de C dam ques le at qu'e bre ſtecl prof Le Di. m. a L de I re. 1 tiqui gren Ecrivains.” ; | 387 Laing ou Lainez (a — da | haynault en 1650. het finguli Au Nee on 2 ere quelques vers tres hour mais en petit Nombre. - mz, en. Ap d „ Lambert (anne thirs ;de:ma or le courcelles, matquiſe de) mer en 6 damè de beaucoup; efprit,-a' laiſſi quel 7 Ecrits d'une morale utile & dꝰ un ſti- agreable. ſon traitã de amitii fait vuirt: e e pai. le nom- * dames, quis ont illuſtrs ce beau fecle, elt ung des grandes preuves des progres de Fehn hema ins en. Le donnie” ſort benule in ekceſtunæ " Dicioseum arte ove having poſts otra. oY m. paris , 1 29108 ene $ 1b 1613 0, 910%: Lami (bernard): NE au mans en 1640, de Poratoire.. ſayant dans plus. d'un gen-. re. il "compo fes .elemens, de mathema- liques dans un voiage qu'il fit a _ de grenoble à paris. m. en ALLY Lancelot (claude) NE; a: paris en 1625 | leut part à des ouyrmges très utiles, que frent les ſolitaires de port-roĩal pour be. ducation de la jeuneſſe. m. en 169 5. de Larrey (5ſaqc) nẽ en norpandie en 1638. ſon hiſtoire d angleterre fut eſtimẽe want celle de rapin de theiras; & ſon hi- fore de louis x iv ne le fut jamais. m. a berlin en 1 7 2 2 388 Ecxivains., Launai Foo 15) ef ee mme We "I: rer e eee bil aut NGA a paris. m. 1 593 00 OG alu il vo 110118 flEtpnq 43 Ii: G eo 33k TR la fe © Taunoy abs! ps 195 e a „1603. 5 4 rieux & critique :ntrepide. il detrompa 2 pas gs: Fc H alt:? e re e wy int- roch. . oh fe 0 j . 2 51 80. e risprudence & Porig rigine * 7 "4 Ws jo qui. dreſſa le p lan du I, La on donnances; ouyrage immenſe, g def Je le tegre de Jouls x m, en 17% (i Lemery (nicolas) nea r en 11 0 fut le premier chimiſte raiſonnable, $ ptemier qui ait donnt une t Bee univerſclle. ; m. en 171% et * Lenfant ( jacques ) 8 En B44 alle en 160 f. apt, ſon, Hiſtoine, ere | . canftance eſt e Wine e berlin en 17289. 4 W n * bo SIS | OQNDL n 5 N 11 | Sausal ras . La (een) } neXpptitoiles 8. i eur de ene ofonit* ng fa 2 5 ofthiqu i voulut "pk 15 (my [ la ſte des rois ſont d Ne 19 5 3 15 2 fi 2 ani: 36, ub Fr 1115 e, gf) 8 8 os france t q ine grade el ande urin 2 . ler je 4 . 128 ages flo .M INS fat In d. ep 12 . + ' Py de Longuerus (unit. four) ne 4 charleyile en 1652, \ abyE du Jard. Rpaik, outre Jes] ues: \{Avanites, Mae celles de Veurbpe & T hiſtdirg uniyerſelle. on pretend qu'il compoſa Nig mémoire la Skipton lt iſtori ue f ebgraphique h france: — erne Jag, a n 10 or þ 7 30 71 \ yaa, | 'S «bt ? \ Ante : w 5 19, * dn ws 1687. 9 "Long Cape) ſuite. f 4 700 2 ras de Phiſtoire dee celle gallicane, en le mw ena, MED 5735. . e T * £ \ > 3 þ 0015 k wa a AP , 52 w de la Loubéte (Amon) n A toulouſe en 1642, & enyoie'a ſiam en x6B7. on 4 de lui des mẽmoires de ce pas. mel» NAG - us. rh lf then ns vs 919010907 a9 100 £00 Tn te mot ves — — — . — on 54 = 1 a * „ 1 = ————— 3 — * SS * — — 5 Fo . — * - —_— — — | 1 . * a = — —2 — 2 Wo 5 *&. mz — 2 nd. „ Es +a a=. = =_ = \ — . . ˙ AR — CEREAL —e— — — — — FT a CD I ** 2 7 my. =, N wy - <= — is _ V — pa = 2 23 - ICY — — — — 29 — — — — pln. 4 IT — 2 EE ed EIS EE Es = g 2 = PIT. — — 2.29) YE = IT EE _ — — — ny — = -—_ — — ben aus ie fanngta . ge per 1. 0 be r „b ens asf 206 150 . "nt J e 0k TY To Ls wig . Tr A otter cet Lune 911 82 55 a meler la fahne - veries, ip fait ds. profondra mychgreke 1 ee e her ls ag Kr! m. ae 2 Fs [20% Maig s WII. 2419 3 nan Len 40 "nk, ee 16 minune. e ceux quis pris les — 2 ſans maitre, *pro- Ws ect: .mathEmatique. romey,gl il 2 twſljours: ef depuis un profetieur nin: MN en m. le uſe en 1619. 2 N 2 3137 7 unnd badge i; Malet che (rial 25) v6 8. ph Fw ; FE an Jun = 0 ay 8 8 i i > de diſciples que-l q bert, f 100 ms: il, e Og * | chiſtes.. il A; 'mantre; e ».,Erreurs. des ſens; & de. ag 1 > quand il a voulu ſonder la imagen Li 9 il eſt perdu dans cet abime comme les autres. il eft; ainſi que desc. homme avec lequel .on/appre CHO 2 de choſe. m. en 7 5. 1 fears, Che Mau (ra HTY HE & pax off F850. iy — de 8 dur dd de „ font 1 * ons don- 9220 95 cc bs Be tation Per fd pft folie we e * 0 ens 193 igniop 4&4 SDAKCND S dsr I 18 cn & 95 1 Yup LE ET E 1 th emp er elt Aims; 951662. — cri 55 9121500: 24 eoupitnendeſcmn 251 aq ede Matches (HHH he en toüraine en 1680. Fils Ui, CAEbre claude de mardles capitane des centre ſtiſſes, cbnnu par fon combat fingulier à la tẽte of Parmec - Sele 9 . 260 , abbs er urn Ko 1 W eur tens. nam en 1687. 29 3b OIL; ens 1} Se up 251Gb 25 aug | 6 1 ne à paris en 1657, | | ehah\6ine ke ene Par ple Rede hiftoires' bien Ectitcs, . en 1 T's 19000} 11499 617 DEBUT +. Sr1(109 $9198 20 efngb ubs 15 - Ma Kren eis en 1625 le Gofitia ifi ie tradi ſu prone Wane CORP E 2 L che 98 5 — a livre de la carts — 100 la deten e übe fe 1 81 e oe Pe pb & ES A Parte E- Ake — | ae ue ge ice. _ _ — — IEEE DO end ae —— — — — —— — — — — < — — _ - — — — 2 — 2 — — — — — — ——— p = — gs ” wa ” Ml. 4 * 1 << * 4 * a . * 0 > * 1 — — 2 6 cy wr — — — near — — a — — C — — . — . - - I - C — — 5 = : 0 - * r 2 —— . — — p 2 * * A — - * — — — —— — a N i 2 — — — — _ = — - —— — — = wy — — —̃ — * a. - ————ů : — - — — — — 22 : — — — > — — — <> — — — ä — — — — —— — — * -4 — — — — a 2 2 — — — — > — - — 1 — — — — 8 2 _ py + —_—_ — pas — — — — 56 py — — —— — — — — de — —_ —— — — coy 22 2 — 2 — — — — — BP — — — — — Þ er — 2 * 2 2 CRIED — > - — — 2 - — —— a — - — — - — — a — — — — qt — = — — — —— * ä — — — ——— — — c e — — — — — — — —— — — . mn SIR OT — <> I To r — 222 — — — — IG — _———— — wr — — - Car Ip — — b — — — — — — — — — — _ — — — = — — 2 — - N 2 —— —— — — — — — — — —— rg . . On ion ono mens > ren — — — — — - . os — — — — . — — — —— — —— ——]7 * * 2 — —— —.— 2 . J 5 — — — ND Eo ou = . — — „ SE "TT * _— ——— — — =" — : —— — 2 = — — * my — — — — — — _— — _ — _ - . R 4 " — — — — — = 2 >——_— w 2 — = 2 _ — ==> ha - — - — rs — — EIT - a — * EET 2 OS 7. > 5 SIO} 254". os; * 2 2 2 * — — . x — — ITN — — — 2 — — — —_ - 1 — — — — — — = = — — — — — — — — — — ym 4 — — —ͤ— — ren at or — —— —_ — Ip ä = —— — —— . . er re — _ __ 9 = 1 pgs bits 4 8 — — — ao r — 9 — — ä — — — = — ads =: - — —— = 5 \ _ — — — 31 TS n — * ** 8 —— 928 i. LS. EIS = l — 24 SES oF. p 2 — 4 . . N a _ _ = > Sa 1 22*+* — = 1 R & a — 2 D — NN 7 Faw = r — — — — ————— — 8 — - — — py 222 ä 2 _ = Lu pd 2 E FE 8 . — 3 TN re = 1 hal 3 5 — — . 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Je doute qu'on les traduiſe jamais hews reuſement en vers. ce ne ſerait pas afſez dtavdit leur genie, Ia difference des län- gues ee e c m. en 1698. „„ - 8 E Mapro'{nieelar) ne A per en vi. commiſſaire e eee 41, N vrage qui ẽtait de ſon roſſort, ire is police il meſt bon quꝭ pour les pa- rifiens, & meilrur a donHIter iH eut pour rbcompenſe un part furl duit de Ia comedie, dont il ne Jodie mais: il aurait autant valu aſſignẽr ausn perth une penſion ſur les ; et NY NG ub DAY: 17751. ggg . 13 Ivo 119. 1 bb exmaldgs [ VL on (puter) rlealle, 2 en 1 FUE Me ape: } ſes es Eee Aire bene delles de boſſuet; mais aourq hui = ne ſervent qua faire voir combien, etait un w homme. m. en 1703. 9 18113818 * IM (nd) 1279x310 Mlaffhön, ne en prodence en 166g. ub Poratoire, eve que de clermonti le predios: teur qui à le micux oonnu le mandeaq;lus feuri que bourdaloue, plus agrtable n dont f eloquenee ſent homme de o.. Vacudmicieny teren dbeſptitz dlailt leurs - be mide & Glam, m. leurs er xolts eng 116792}, 90 23 P19 2 1nomotwus;. _ Maueroi ( frangoit) r 55 karg trenatent Mp en 1708. ged. 4 Manage (ee gen, b en 161 3. in knen il prong de faire des vers an italien: qu eno frangais, fe vera ae leg, b Ek bn & 8 doit beaucoup! d ſes recht ches. 5! i ene eine m. en 169. Ii mob (ibm & vb lub xus Inge wisv 320638 I86188,,44 ist a beaucoup ſervi.i laſcience du b emblemes & des deviſes. m. en 1705. Men 80 (55 obs. ho a Ceaꝝ e et: herxĩ en de ceux, qui ont. Is Plus luſtre la 2 2 gie. il A laiſſẽ des, ci we W. en 19221 nov Smet & up M3v TT, 419 „I. Saeed bas 18 A 1 Mézerai (Frangoit) ns à argentan en pormandien n 51 aha hiſtolrel, de france eſt tres commey,. ſes autres ccrits — 4 * 7 t © 131 4; —- le ſont moins. il go ſes penſions, e groiait „ Kin IR * 2 ä ge » - 4 1 5 | ” > + 8 en n Suben engl no οf A 0 | Mentrier (aer angois) nẽ en 1631. de ſcaug gm 2 ö 1 p = — — > on RO — —_— CY 2 * : — T_T _ wy — = —— r —— — — — — — * = — — — ps — ä .— — — — _ 3 _ Pn —— = — oyns —— — — —— — : ano > — — DT” —— png — = — — — E -- = — 2 a — 0 2 = — — — s - _ — —_— ty 1 ce nc Ie ee Te ern, ene rn re eee _—_—— — I” 2 — — — — — — ee —_—_———_s ——— ˙ — 4 — . — ͤ —-— — — * — EX — * * * — — - — - — — —— — XS —— =o — en men WM 3 — —— — — Ns pe 1 pu — — LAS — oy — 2 — — — SOIT — — — . 2 2 2 — — — — —— — — _—_— 2 x 2 > Ho. IE. — — 1 a = FROGS ” DE — — = * — 2 — — — — + — — _ - — de Moine peer due me b _ : — 1 difeeTe lu pre me (nw |» E aire un nom ar aA Uo Figs AE ubs washed te 0 Pndonce te rdf Ph qu'il n avait wi g ni voni Haide du Sb de ſa langue, ni des amis {Everea mMben 6% wen wing) eftneq oN ana 9 mor 9l evo! Suns (nal | "1 Mallee Tlie ahne he" pail 620 Te mie zar whos es comiqursie todes les natisns: lz dificuhe quton oft de lencerrerg et um repreehU NIA fre. ekt urtiele u engage à reine dus Potts comiques de Pantiquite. ile faut our, que ft on compare Part & la regularite de notre Mutfe vec det (Emer ds; "us anelers, . — eb u- — | 9 es qu ift bab oe Aalen e qu is veulenr Tatre; ut due, 2 ue molisre u tirs fa >comedic : 20 cad, ainſi que cerheltte cheat 14 tragediey/ & de les franpuis ont bte ſupericurs en ce point à tou 18 p de la terre. mi en 167 J. eee * * + = Mon ngaut, precepteur du — derne du regent, 8 traduction des leres de ciceron” * ſes notes "font "tres eſtimees. C la | -Ja Monnoys (Hernerd a5 1541. excellent erat 91 11 ui E Sf — mon Lows 9 _ 8 1 * 1155 Mon nj; 1685 827 Rin. e . an * e e femme ode delle, que: d uns prin- ceſſe tẽ moin de grand guepemens; mais Sy tou de choles; tres curieuſes. 1 900 293¹.¹ _ SfypintT 5b. z>upimen »f1glogat £1 4 We 2, 10 11 aup Mm 7 aire de faits;: On grand trayalll lui colita; Ja! vie. -Vouvrage \f6forme & tres augmentẽ porte encor ſon tom, & n'eſt plus — eſt une ville 2 e: . Ons fait tort A rg utile m. en ang »b Morin ichel ag Arif! n& en heau- "plats gy mabdeging; matligmati- cien, & par. re du e min, Kane. 3808 3 FA SE — . * = > — — — — — > — — - — — — — — — — mn — - — — — — — pu — — * ware Wh ——_— — — a = — 3 — — — — — — — ...... — ᷑ ͤ— — — — — — — — —— — — — — — 7 * = 2 "2: — .. 125 or EIT IS I Sorog em rl on mes — ee 4b x = q os - — di — — — — — — — boy = — — — a _— — * - > * — 2 —— _ 8 - — 1 0 — 0 r DV 8 — 1 p p — — — - ——_— — — — -—_— 1 — 3 - ws 44 n * [TS OO — 8 - —— — = = 2 — + I as — 1 — * 2 RT 4 — — 3 2 S oa —— = —— . = 8 7 — 5 2 — * — - r= Sal = - LIES — — 2 5 — — 2 — ee ee — : — — 2 Aero —-„ —_— £ — = > — - 2 hy SEC A nn » x 2 -< 6 —— = - — EE == — Mags p 9 * — AT * — ä — 2 2 _ — — + ag A voy — . _ —— y — = 8 * — - av _ * * 0 — a> 3 o nm — . . 2 — — — — HOSP: 2 — Q 2 8 TM — a —— x _ — — _— — — 2 363 — _ py - - - — — — — - — IX — — — — . —— — — — — — — — — — —— —— —— - the — — — I. —_— * — 8 APR — — = — —— - _ — — — — — by — K — äü—e = _ — — = 4 — — 2 ws — — — — — — = == —̃ fK—— . —-— — —-„— — — — — — — — — — — COSI ou .. rior ys uo ran — 2 — ——— —— —— rr 2 n * — 4 + b C o 7 — - 7 * 2 8 3 " —_ 8 = , — — — —— — 2 uf - 2 — —— — —̃ — —— ——̃ = — ͤ— IE —— = — — — — — — 8 — = — — ” — — — — ns = 3 5 wy — — — —— * 5 — ho _ — — — — — = l CRT” cow 9_— ama oe - <7 AFSC: wuz - . = my — — — — . Ee On gs Le _ — 2 a _ * _ =: 5D = = — * _ — 7 _— — * — —— — — 234 — — pm LA E — 92 tique [imprimerie>tatit- peu Con Wader. 7 peu &xacte. m. en 19 . ©? (10 L.. £3 © JIV 31410 135 180 Fo, 750 Magde (geri ms paris en c, médecin & loſophe | cin. attachẽ bore au e 2 rome, au caxdmal de richelitu, au cardli i} mazarin' & enſuite 2 chriſtine dont il Alla E So ole, 58. . a hs ne A . 0 ville, o 2 de tous ſes livres, ſon alogie dis gran 25 | auen acaſer demagie, eſt He lef, qui ſoit . on ferait un . mes argues dn pics depuis U e os livre, des, eee, Ee as 1 e m. em 1653. Ne. cee nete de; ae; agen brbüe cheſſa de) CN $> on dee jm Joy Mere —— cularitãs des tems malheureuur de. fſronde, men HO 21th „ I9upol. 18 wil 15 rt" p Prot 5 2trlqg f I Auf Nevers (philippe due de) on a de hg pieces de poëſie d'un goũe tres ſingulier. ion eſprit & ſes: talens ſe ſont -perfeBon- nẽs dans ſon petit fils. men 709. 2570 * OF 5þ 888 Ib 519k ett 0 lioeron (jean piarre] de Forateim, nh à paris en 1685.-auteur\ des dn res ſur les hommes illſtres dant: ias d. tous ne ſont pas illuſtres; mais il parle de chacun convenablement; il n appelle point un orſẽure grand homme. il merite it e e 4 m. en 1738 53 VO writs oe ih ons 1s Nicole ( (pierre) ne A chartres en 52g un des meilleurs Ecrivains de port-roial. ee qu'il a Ectitieontre' les jẽſuites H eſt gueres Ju aujourdhui zi & ks: aii de m- rale, qui ſont utiles au genre human, ne Periront le chapitre ſurtout des moiens de cunſcrver Ia pain dans Ia ſo- eiẽtẽ eſt un-chef-*ceuvres: auquel vn mne trouve rien d' Egal dans F antiquite ec ce ge nre ; mais cette paix eft/peut-Ctre auf- difficile a ẽtablir que _ do Pabbe de * me e 40 228 * O esns () ppb) jeſt 23 bg te; ker -qui/ait>choifi bilde let revolu- eee objet. celles an- gleterre quis crivit forbid uniſtile c loquent ; mais depuls e regne dubhemi huit il eſt plus diſert que NE" m. en | 1698. 0 (b ob sn) eV 1 5311 300 £3143 5 ils Val 5.8. 5 IC] » Ozanun ( uch Juif dꝰd je, pres de Yortibes! is . a gcometrie ſans maitre des ey age enix quinze ans iÞeſtJe premier qui air Wb ale tinmaire de mathimatiques .\ fes' rfor tations mouth mti u rk une _ bit. m. en 2 7717. Rull 260 370 0 1 c Fo 6 F f $f 1010 92 8670. u III nice TE £47 1 Pagi {antoine) prove 1. ns en Sing. franciscitin;” . dees bar baronius, & a ed penſion du clerge pour cet ouurage. m. en 1699. If (Sasa Slot | 2$10T-3T0q Sh ens tust 25D Ny Papin ( Ia 6-2 iblvis: cn 70 calviniſte. (Arbe Ide rel — WS. Trivir eee m. en 1709. 32 eit gnigedd” ol 289 104199%20 * Pardies ( ipmace gaffon ite, nõ à po en 1648. . een, de glo- metric," & par Wege Pame des bc- 3 m. en 1673. 53159; 2181 2 92 30 Ar | 2 18 U 2 111. 1815 n TIT 1 Parent (antoine) nẽ à paris : en 1668 = ; bon. as on 0 5 "as 2 7716 Jed 1 155 Mon 1 fs gu (30 nh. EL i 112 Coy s ſervir Ar | . > four 5 1 ö offt eie 2 [I 8131 159-3 850 cueil de lettres a ce qu elles Sandee des nouvelle a — 1 | Fog 2» 2. zan anne nt mT rains, i Get iv ent prec bi ) 1 LY . ber "dep —— TOE ; 3 C "i -— —— — — — Ee bn ——————ĩ = "= 8 — — — * : * 8 - - 3 1 2 . — 7 — — — — 5 — n — — — — — — * _ \ — wa np — — 5 = £4 — — — — — > - — 2 ** — — . > Mee op - 2 8 * —— w ry 2 — = — = — — - — —ñ—— U—v— — ws! gn 4 * 8 Hatrn dalle erg en rns | ce n A np GE, ja eng I: ecut d ſa, geek « Bra ee Nee Pas , ot 5 q Rin *. 4 b 4 5 e e . rot eogal ement 8 — a | 1 7 * cnn - = 2 — > 2 CS _— * — 1 CCT OAWI — — 2 p OY \ 5 = — tai AB ad, = ——— Y - r - 2 Po er * 2 . SE Let — 1 2 = : > pr — = = ISS — nx — 2 —— b e —— 2 — — — — — g TY — _ = — . _— —_— - — 2 —— 2 = — a _— a. TS, won — We — 3 . . * _ =P = MCT * 4 — — — —— —— = "= PRE — — 3 — — qui] 1a'com- ow — 3 — — — — — — — — — o —ç — — — = hoy > - > > EIS : — — — x7 — - = _ — - — Cr": 7 A 2 s _- 5 — — —— - . —— = = . WS — 1 COPE RI = - — - — _- — — — 4 — —— 5 : 4 — "#4 — 2 — - = a a 2 - — - _— — — — = . —-— why _ * — w_ — — — = Cn — l — = = — — — — 8 - — os x — b * 4 FT —— os 2 = N * 32 KA 12 2 = — =P Does EI - * 2 . by WI > - ID Cr — = = > ” _— — I ——— —_— * — 2 ˖ gn 2 — 7 = ———_ — — UR —— 7 r= os = — 2 e e =: 9 1 : 3 e Us pes % vs er — , MENS. 7119180 21 N 7 e | IQLD - 22 UK 264; Hſe Bi ip 125 oy "6 frry 29 Sf 28! 3 "Ft 108 5 FRYE our "N91 8 ak s ollen Jide Palatine” (nth "ith "cardinals, (ey, | EN "He, f ee he 8 rn a Hes 2 ef eee . ese 4 tin FG bb $4 hl 4 | 09% AIP + Fug ( re vers lati des vers 4 op chk We os | ien mM, etl 1 17413 up men 1 eee 725 ns en 50 | N 5 eurs quĩ ont el de la calebrite. of | les gens du monde, " doquent e ad oete, tres be lon plus gra- mérite fut de faite aim les letttes' & S. TI ha iples, * 150 e ifs % | rg 7 55 mT nina 1 150 1 A kat Part de e la guerre £0 my ile 1 donne Part poẽtique. Alka Gpuier) ne en 1634. uy: F 0- ra- » I IH 3s ratoire.. il a été maſheur 1 © \\ vids eſt u Ro Kok ts ie 8 Kale Gar. 2 crivains. 2 Nw | rale les a fa pattle;' in : celebr E. IN = g 200 a 9D 10 : c {Dk #42 oof to ſor 16 I Core 0 K fur les 6g rien 8. e er ED chu flit ta lk "hte des or- — des debques an 5. mais les anglais ne. be ee 7055 de cas .de-ces dil] utes, que: res men“ font des abe f Tee rde wen 1703. 1091 2 1 bl COAL S I if 9upols 97 2 799 1 Gat: 28 2411 22.20 N 421 2 A 50 Mppe) * e) ne Cs en 15 1; 655 443 5 141 auditeur des com ptes, es poefies Tyriques & par la be oppoſa 42 ſatires tres injuſtes de boi py tp thay: il eut part, comme les autres grands 2 hommes; Aux recompente 1 he louis KI. m „en 1688, PT SY UR1320{ 1 416 4 20; i Wo la Quintinie,{jepn?) né à poitzere ey 1626. Gu Je: N. . te 0 06e 99 75 18 en EE a — 4 4 " . g 12 1 2 ” "xe + A £4 A " , 3 . 0 a 1 1 . . * aus} : » 5 obs VER" (FTE: \ 2 _ : * * — — we. — > —— — — — —— — — — g — — — — K — * = 4 X 4 — = ns — — — - — — — — — - — — — mg 2 — — — = — — 3 — — — — — — — — — — — ——ũ— u— — . — — — - ———— —— — — — — — — — 3 . — — —_ _ — — — — — — — —— * — . rr > — — — — — — — — — — — — ” — — — — — — — — — - — 22 ——— — — " . 5 2 — = — — =; —_ — . 2 — — — —; we" 4 - * q — x * my Z = — * * . - . — * — = 2 A Px — = — . ws - —_—_ 8 — — — — > Co — — = xx SLY = 25 — 5 * _ — — — — — - — J — — — 6 — — — — — — =D — — I — — 7" = — — — = 2 2 > — =. - 2 = T E * es RS - 3 * 1 — — — _ = — n — — — I * 28 1 1 p > — — — * 2 = 2 * b - * = 6 — — and 3 —_—_— —_— y — — — D l I — 22 . HS Eo — — . — Y 5 — 7 7 þ —_— — — TD = 2 = + * b -4 I; "= r — — — 1 — — p —_ — — — — — A — = — — =_ = . 8 yo =_ oſt — — — _ a - \ — _— 9 = * = 8 = g 8 3 = —— _ — — — — — —— —— —U— — — — OE — E 8 . = . no 8 _ - — — — — 406 — 1626. +4] a ere Fbrt de la euch e jarditis & de la transplantation des Arbrüb. ſes ht Ste duivis dent 5 Seſes talens rẽcmpenſes ifiqu mo IV. mien 42>, 200 19 5 off 1089, 10h l 75. 931612 h yo ir 1e in ;- quence. m. en . 29D 25119 Gal n Rapin . nc 1 tours en Rn Jen ſuite, connu par le poëme des jardins en tin, & par beaucoup d'ouvrages de lit- terature. m. en 1687. Ra- | | 4s | 8 Ea —jtg | WV eee "+ wh 44 hw 0 er * _ _ en ve. MY 41} 4: i; SL 2 = FÞ- * Ne ( frangoie) mEA il eut sts -eclebre- par W 1647, ' ſes vwingen c eſt 1e may — qui alla juſqu'en dapohie. — ſuar un rechter de vers S1/timus hic tandem nobis ubi defuit hi pris ſur la mer. de provence par des cor- ſaires, eſclave à alger, rachet, ttibl en france dans les charges de -ex6lotier — france & de lieutenant des eau & forets. il -vecut en voluptueus &. en phi- loſophe. ne avec un genie" vif, gai & vraiment comique. ſa-vomedie' du fur eſt miſe à cotede. celles de mioliere; il faut ſe connaitre peu · aux talens & au pe- nie des auteurs, pour penſer qu'il ait de- robe cette piece” à dufremi. il dedia l co- medie des nie, 1 dagtees, 5 2 OO * s Lay = Birkoaink. WET . dale lin rendie pas afſez — de-juſice. cet hommerſungai mourut de chagrürt à 52 ans. om ae tes jours. 2543 8; IR 710 | „ ab renee” Sa eee 35 0 ET ie ({eraphin)' 1 FR ; ris en 1032. il a rendu de a la langue; eſt auteur de quel ces a ; 5 —— ſer une de 9 — pour Stre de pettandue. il gut Pas fate paffer ſes vers francais . te. m. en 1713. Fey . £5 32616 TT ore | ders 53 | Renaudot (thiophrafte)-medecin, tres large: ee plu _ — le premièr au- —— * ae tone © e IE: | Renaudot«(# be 106 en 1646. tres ſavant dans Phi & dans tes de Forient. on lui reprocher d'avoir empeche que le dictionnaite de bayle * a imp ns en france. m. en 1720. an | Richeles: (char Preh de premier qui ait donne un dictionnaire presque tout fa- Uniquoy exemple plus dangereux qu utile. Le 8 8 | du Rier (pierre) 16 a: paris en 1606. ſecretaire: du roi, phe di &' frame ce. pauvre malgre- Ia 11 fit Tom. Ih, © dix- 410 . Eau. dix znęuf picces, de theatre, & treine tra ng, qui furent;toures bien regues.d Sense en 1658, e ee MM K fra ret, e) 8 . es ot N 0 ee IU; Ee fonts n it . 18 5 py Kehler Jene 2 Amis f il Abregea of aveciclar thoge' Ar ik e de e aujdurd Hui cette *philoſphie,” erde presque en tout, BTW vere. 15 cr celui Nach et o ciennes. m. en 1675 Rolin Ct YR ne 4 re PET retckr de Ds le pr 0 corps qui a écrit en is ave ete & — nobleſſe. — — les eh | dome Nees hiſtoire . — i wn wack. nat We 4) urs Al on ait en aucune a e SS compilateurs font, rarement que rolin Fetait, m. en 714140 0 8 Oe { jean) n&en 1609. le folida- W ; teur du theatre. la Preite ee une partie du quatriẽme acte de vencer- r ſont des chefs d cure. ur e £@A A orb pe· Eecrivains. my I pelait ſon pere. vn fait combien Te | fut ſürpa ber le fit elan n 5 m qu apts le c. "tir. das oo 1669, fb ; begun VE, 19 | Fs. | Urent tres Rb il "Tau e imputer — Co 7 z ſemb WY. Salo eu ag, ence cul ou ee i 15 600 THIS EY Pronohce- rent. contre lai Lt, - ice. net pas que deux tribunaux, & meme des corps plus nom- breax ne. puillent. co commettre, unanime- ment de tres violentes, injuſtices, quand Feſprit de parti domine. il y avait un parti furieux acharne contre rouſſeau. peu @ho - ont autant excite & ſenti a haine., il mqurut tres e A bruxelles, en 174 Wh la Rus {charles)" is en 16735 jeſui- te. poëte latin, poste francais & 'predi- cateur. Fun de ceux qui travaillérent a ces livres nommẽs d uupfins, pour Veduca- tion de mon ſei neui. Uirtzile lu tomba en partage. m. en 1725. de a Sabliére (antoine de rambouillet ſes madrigaux fant Fcrits avec une fin . | le qui n exclut pas le naturel. m. en 1680. 5 Ty le maitre m Haar) nẽ en 2 — —— —— — = — 5 — ry. — — . ——. —— ———— ee ee — —— ̃— .Uvl 1 1 1 2 — | 6 | . 4 412 Eerwanns. - Fun des bons Scrirzins de port - Tdial. den eee e & en e 7 en meares, £ ate 55 { ee el; m. En / 17 „ 181 D, 2 on 1811.11 SU903ÞD el am gg: Ja g. 2IKquo! ' Saiit-aillatre. 4 RR del beau papa 2 «ay ene chaſe tr fig lière, qu jolis: vers u pn ait de lui, er ee Bs y nagtpaire...i[\ ne caltiva. guar drag de R pobſie qu à Lage de plus de ſoixante ans, comme le manquis de la fu. re; dans les premierg Wers qu un confht de lui, on n Ceux-ch qu om attribua . fare. ein 0 Ig 20203 575 . J091610k Omi 225 6. e ide 1u9 ke le er ae Io PD al] fir nt Mir. au eil, anagreen . TTY gowns LY art 'Barmant; cbt ri atile, Out fart rendre a . Þ 5 (ep 6 tu inch ;;; | b-: VE eur 7 loſes” bs cott 10 graces , Ini. 30) 99 £0872 ron "26 e +} 2 cht 40 114 24 24 - „ 10 if 70 i}; — 0 N 5 * 19 N 0 6 * M v0 de ſo Tk d: —=—= 4 = — — — LICE CE 2 — 7 40 ng "Si 10 | £ | Ecrconne, - ; 291; 84 j | e ed ſee, mw "Y G | cademie; & boßead Ale Sualt & | | meme piẽce pour lui refuſer ſon ſufftage. f elt mort en 1742, As ge cent ang, dau- tres diſent 4 e e Hage de plus de quatre-vingt-quinze ans, il ſoupait avec madame Ja dͤcbelſe du mai ne. elle Fappelait apollon, & lui flenn- dait Je ne fas quol borer. 1 :4 La uipiniti ui he 2 4 II * If 1 eitil 5 8. jena xp ollen xv Lee e rj fa. 5 tmacr&on- pie ep rs diem mains jolies choſes|: fi* Jes . Ben ei des keriwalns tels que mus bons auteurs. ils auraient EE encor plus vains, -& nous applaudiri a *h eG encor fs d ac e *. / Sainte-marthe. cette famille a £8 pen- dant Plus . Sac pe en ſa- * K 3 4 * — — — — — — — — —— — — — * ps * — 2 2 — 3 — — ho T = r — * 3 2s re n iy - 5” Cx.--. 3c = — R * * 11 ON — * vo A F = 2 rn = ——— = — 3 I r . EIT = — — " — * — — ä ——_ —— — prog om * — p N — — 2 — — — * — _ _ . — > 5 — = —— . — 8 - o _ fy - — — * — > af a x « WL EC — ET Ion Sg ES — — o — === g - 0 b . — — r a = * L rt. vans. le p er gaucher de farnte-marthe, eut charler, i fur. Eloguent: Podr fe ſon tems. m. en 15 | Scevole , 28 de charles , ſe git n- gua dans "es. eitres 88 es affaires.” ce fut lui qui, redutfit it. poitſers ſous Fo- beiſſance de benri. 1. il mourut à lou- m en 1623. &1e-fameux urbain gran- r prononga ſon. Ne 2 3 ," us Ecrivains. Abel de ſainte-marthe. ſon fils eulin les lettres comme ſon pere & mourut en 1652. ſon fils nommẽ abel comme. lui, marcha fur. ſes, traces, m. en 7706. eb 9u; Scevple. & 3 de ſaints + marthe, frbres. jumeaux, fils du premier ul. enterres tous deux Ac paris dans le 17 5 tombeau à faint-deverin; -furent illuſt: par leur 2 ls compoſẽtent colon le gallia chr. Miana 0 Soc fi Danis de, faint marthe, leut ff acheva cet ouyrage 1 Pierre ſteuaie d e aine du dernier dcevole, A Wa Verde le face m. nab tw 6 & N \L 1 : $14 » DFT. beds) a — 38171 olli com | eint. pierre (Fabbe de) a contribut par ſes Fcrits à faire ẽtablir * taille propor- tionnelle. ſes idees politiques.4r ont ps tolyours)reconci- lier, ik r&pondit: b Je voudgais" meé re- 1 concilièr avee appetit. 8 il eft efiter- re A weſtmigfirtuveltles rdis & les hom mes illuſtres e m. en 17 . zudhincp n {9D 50087) SIS Iu; | ie Nöte. ( languim tait au hombre des hommes de mérfte, que despreaux confondit dans ſes ſatives avec les mauvais Ecrivains. le Peu won 1 de lui, paſſe pour etre d'un god déli- cat on peut connaĩtre fon mérite Per- ſonnet: par cette pitaphe; que fit pour loi fieubet le maitre des re * were n ele- 59190 Te Ii 219V 255 Pyro "YT i. int uin: 2 fn. * g 58 7 12 5 Tu fus de TH anus e quo * 7. leure to oY OY 3 2901 Ih id 25 byolume ; _ ee pas quatre pages interefarites. i Weſt groſſt de) il E D 5 / Fl 1 ' 4 4 if F 18 = \ 1 11 Ys _— b 1 abs © LD 7 4 ; |: $ | 1 * Ai © # » 15 þ ni | 480? \ . 7 g if jt [ - | a 1 * 1 11 ; " - 1 1 4 4 i 1 10 15 66. i | 4 ) 1. ! % i fl: J 4 1 i WA $1.4 v4 i 510 [1 a4 $ iy N * * 1 { N 17 {all 5 1 1 0 ul 9. 1 £ Th 5 10 Ty 1 1 "8+ 9 1 7 8 iy * . I þ| 1 " 1148 4 vt 1 5 Br \ 1 ' N 4 ; yy 1 + mui. 0 ++ þ '© þ , y 4 li "44 I \ Þ 1 00 =" F | 1 k D 4. | 1 : 1. { N 1 7 4 » + 1 ; * 8 1 ; \ | 1 11 N 7 ® l by * I „ g 111 1 i > | LIME IH * on Wi! 7 # 1 q 1 1 h * Zeri voin. n faut pas; pleutecteriies 11 . vo gut, il avoir =, gon en N ag _ „moin Gallo (r he. 8 1 dw parlement Sag ard EY . bayde RAT » deshonore" enſuite 5] par \g de naux , odge rüblielent 8 up | braires au des "8 ee der 5 nepties neee wee nui la à littérature plus , fe vais golitg & W | a A le fav. marry. en cg Sanding, de want, ve cane en 1644. on ne place Ie n , 8. pour avertit les fran 19 F etrangers. „„ ny de tous ces, faux memoites imprimis en hollande. .courtils; fut nene cou ables, Ecrivains de ce genre, L inonda 10 europe de fictions, ſous le nom da haha 29 du reziment” de champagne. a lat dal. lande vendre des menlanges 1 ork | res. lui & ſes imitateurs qui ont ecrit tant de libelles contre leur propre pa trie, con- tre de bons princes qui {PASS de ſe vanger, & contre les eitoiens quf ne le peuvent, ont w Fexécration publi- que 15 ee & trompé les elprits Us ts; fai les. m. A. paris en N= *. * (nicolas) ne Labbeville kn Teas! Pee Iz, grog m. en 16 16 81 d 2255 7 Santeuil 4 ff exccellentipobte lating fi on peut Vet! qui ne pouyait faire de vers franga hyaanes ſont chantẽs dans s Pegliſe, ni. . 157 it IF #1 i 1697 Bail (jean fr an en fg. a Ecrit a ie ayant guillaume Si 855 400 fils heris; 1 x 5 188 been 1600 % 2 29907 A* 11 4 „ 42 4” 750 ns pres de — 125 blement en proſe &., en x VErs,, Mi. en. 165 10 357 ENS unt EN in er Saumaiſe lee nõ en bavtgoghe en 1588, reti a leide pour Stte libre. hom ms; dune &udition conmuA: m. en 1633. Sauveur (eſephy GY UG... 4 1 —_ . Ecrivaint: il apppit fans muste les SH nene enges os PER t 5 avan Wo, les Wee 2 8 l. uy dilait, 0 12 tout ge que. peut I Wl homme en thathe- ma 40 5 1 Rp cut PE Leg Vene Ne eee G 1 z 75 1 1 19 pc 421141 Fu dre, 9 540 ins non p TS | avait FEM uet Ju us N 8 IN 71.6 10 fes dies ſont plus on ues ata comiques. fon virgile truveſti n'eſt Boles qu I un bouffön. ſon Yomwn romigue eſt pres- que le ſeul de ſes ouvrages que les "gent. de goũt ailment encote. & eſt 00 05 Bol leau avait predit.' m. en 1660. 28 Scuderi (george de) ne au havie de gracg en 160. asbl qu cardinal de richelieu, i balanga quelque tems la re- putation de corneille. ſon nom eſt plys | I Rad = II: m. en —4⁰ NE - ay >" hal r ek ues Vers apreables = we 55 par les pts mans de Ia clili- 2 du cyrus. Touis & U hui - donna une penſion, & Paccueillit avec distinction. m. en 17. 5 Ce * og OW. Fra es: Wy WP TBS Fe .. 49. 17 7 ng: 1 1 1127 5 oe 21 by i Ex fe Ms ul 17 het fin, ik, Fin ta _ 9985 Zh, — ol EET 9 ER 19 10 lelli- le It eius. 1X 1 e a | == 0 Hat rs. ar ſale de breb cun de rhe de hgh an dee in boden Aus feprais & de Acre brẽbœuf. t en rr. $ «TJ we 103 4Þ G35 341& an 1 n Senegai, pre TY * let de. de chem mpre de marie \thereſe,,. pocts..d une imagination. | lngulere. gon, conte. du, tai mac, 7 0 ques endroits pres, eſt un . — in Off C'eſt un Exemp 4h, App end. gu- on peut tres bien conter d'une = ma- niere que la fontaine. on peut obſerver e cette picce,. la ſeule bonne qu'il ait A el Ja ſeule *qut r ne i trouve pas ; T7 daris: ſon 1 3 * # ie * Serie marie. de run) bs 1526. * des remp = Gabe 155 TC 15 1 avec. ! bez dun fit qui paint, & anime rout ſont la me Fure critique des lettres de 0 1 eſprit; & encor ple us de ces 2 tres es ſuppo! des dans. Tan on your 1 Fr mir > — — = — 3 1 = I rr PPP — 5 * 1 — . * — - — - — ey ——— — — — — Ange = ne >: . . — _—_ — TT = 2 — . — . §—— ——— — — p ,⏑ . ,§«‚⁰ꝛ Een e ˖—˖—˖Ü—ðö—O' ·m⸗½ _ — — — — — — — — — - — —— —— — — — - EE = 0 tt EY a . .

ORE Ne. ee dene biſtoire der: Sa BU BY 45-40 revenus acdc. | . e qu — 77 ops as mm” ede Eres ¶ Kanu] us en dauphins un 1 i6-CeUx qui ont ports le t. — GO ed ee ae aun be clement ne gs on 8 he n recevant que de — u Fig Set 49 rn tife if 25 ſuint pere, des Us Thanc 7 5 tet à celdf quĩ̃ Ts e a a il effleura beat genre | Ts, 2-20" 1670 Fre de * T5435 iel 00 7 32 * {3415-:; :&$: 3150 p: 7 ke Suse (ia comtalle harriettiideveds): | lgni), celabre dans ſon tams par ſon ef prit & par ſes Elegies. c'eſt icy wood catholique parce que fon Er wh ᷑Etait guenot, & qui Sen ſepara afin, (difait reine chriſtine) de ne e datis ee monde- &, m dans Pautre. in iy td: 16% * ETA 511885 a dee oy Tallemant Than _ ned 3 1a. rochelle en 1629. . ſecond traduRteur. de . que. m. en 693. | monnoie/ayjou denten 5 rd Hui, n ava pre que fans fortune. Kolberg ul Au bren - carme--#wx wats pets? e kene 3 na ee eee | medailles.” m. en 1770 W Tun Center avec Al- gSröig J badge l e 5 0 1 — o dx 2 8 Sig) 8 3730501 5 . ew 162. e 8810 6; 30 t 708 — ä u —— — — — — — — a - — — — 7—·¾]— - —— = ol, — erg CEA ——— 37 he — — Bo RI OE een > — — - —— - — * —— — — — — 2 2 — 8 — 9 —— — — — — - - A p — — — mm <7 — —— — — — — , > > ne w_ — a DO. — — — — A ²˙ YT —_—_—_— Pry —_ — . — — — — > - — — . 2 - + 5 2 — — - — _ — — — — ——2— — — — — — — - p - — —— en * by" ET” pour Ja le _eroi- mais ſu tradus ä aſſes litttrale pour elle; le ſens es nab nen yas I te des we «kr Ein bajo Suptlod:s. 9 loſophe pendent fan L3G wars Z 2 de bene a8 Ulle, ſon Examen d homęre 3 —— — — — — ͤ ͤ——— — » — : — — —— Orr I Ir — IG — en —— — — — —— ⁰ Vw iby4 422 asse 1641. on a de lui beaugoup de diflerts tions, eſt ui qui Lerlvit contre E inſatip⸗ tion du couvent des cordeliers de a 2 Bir . & ſaint frangois tous deux; aur, ciſiès. m. en 1703. G00 1197.01 «lice Thomaſſin (louis) de Foratoire. n& cn dare rep 161 1 dune Exulli- ptofonde. il temier des confse — ſur les — * fur les coneiles & ſur Vhiſtoice, il oublia ſur Ia fin de fwvie- tout er qu 'H avait eus & ne ſe e plus d woit Ecrit. H. en 1695 ISP] Thoy ynard ( ale, "ne, 1 1 0 * 1629. on e qu”) a Eu grande 5 1 R au traits du e Horfis is fur les 1 ge curieux. A To gs jue e 5 5 Petait profonde ment. _ 5. en 1 706. £ 7 Toureil (Jacgues touloy 2 1656. 54 par 1,06 tra uction * 4 moſthẽne. m. en 171 6 | Tournefort { 35 ph pitton 4 né en provence en 1850 le plus grand botaniſte de ſon tems. il ſut vai par louis xen eſpagne, en angleterre, en hallande, en rece; & en aſie pour perfectionner Fhi- oire-naturelle.. il rapporta 1336 nouvel. les eſpẽces de plantes, & il nous dt a connaitre ee ma en 1708. „ 7: * — * le Tourneuxz ne en 4640. fon anndir chyftienins ft 'dafs' beaucopp! de mains, quoique' miſe à rortve inder der kues prohibes, ou plus töt parce W miſe. m. en 1686. e a 12 u 311018105 i 3b ( Aud) Ane 41 Txiſtan. f hermite s gentihomme de 7 er. 4 hh 68 louis XIII. le . fucces qu eut ſa trage-. 8 ee te fruit de L ignorance oũ on ẽtait alors. on avait ie & quand la reputation de cette pidce | fut ctablie, il fallut plus d'une tragedie c de cor- 5 45 pour la faire oublier,” iy 4 ehcor_ es 4 dc chez qui des *ouvrages tres medies ocres pa paſſent pour des chefs-dufE e parce qu? il ne elt pas trouve de ene qui les ait ſurpaſſes. on. ignore commune- ment que ttiſtan ait mis is en vers Poffice de la vierge, & il n'eſt pgs A WY oh Vig- nig . c 165 8 8500 Vaillant (jean fog his _ bernd en 1632. le public lui doit la ſcience des mẽ- dailles; & le roi la moitie de ſon cabinet. le miniſtre colbert le fit voiager en italie, en gr6ce, en E 0 gypte, en turquie, en perſe. des 122 Saler le prirent en 1674. ayec Farchitecte desgodets. le roi les ra- cheta tous deux. jamais ſavant” "iv effula. plus de dangers,” ni. en 1706. SA £5 i EFerivains. 423 — — - 2 py = . . rr —— — — — —— —— — oy . — | * % % . * . 4 * = : % 4 » _ * 7 — & q 3 q — = — — a -_ _ — — 5, TI — — — w — —— — — — — — , 4 - — — — — = — — - — ate ws — —— — — — ——ſ — - _ _ _ — — —— — OI IRE OY AA eo Arg en = - - — — — — — a — —— —— — — . " . — = — 4 — - — —— . — . - — 0 - - ——=— * FR * ho .. _ 8 ” as — 5 — — - 2 we ——— . — — — — —_—_ | ome — <— —— — * * — — — ——— —— — — — — —— = — de = — — — — — — ———— — 2 : I - — * — 2 a — * - — r —— - —_ 21 2 l * = : ——_—— 4 5 — 5 22 2 al 2 — —_——_ * 5 — — - _ _ = * = „ = © Vaillanti(/ean-Sranpeii)' nta rome en 1665 pendasit les-volages- dec ſon pre. antiquaige comme lui. m. e Valincburt ( jaanbapr iH hanri du trow-: ſet de) nẽ en picardie en 1653. unde &pitre” que desprtaus lul a adreflce fait fa plus grande-teputativit. oma de lui quelques petits quvrages; il eit bortJitrerateur il; fit une aſſer grande fortune 1 faite i net cre an m. en 1730. & 211 [1 gan p bs of eg ke WE ne l bret en 16 . mathematicien cẽlæbte. Ta. en 1722: ehe (antpine) ne dag la grarche . bittotien 8 ag 5 en 1696. Je Vaffor TY rec. Tefür, . angleterre. fonhiftoire ene diffuſe, peſante & ſatitique, Sam's ach chẽe pour beaucoup de Haits ſin s'y trouvent, m. en 1718. 228 0 Vauban (let Ae e 163 ſa dime reelle n 4 pu etre ExccutEe 8 e en eff 5 ona de lui p — mẽmoires ines d un un ſi bon eiten. m. hy” 1 oat a 2 179 f 3857 5 * FT; $3. 15 Vaagelae (dunds frvrs de) ns Techn. beri en 1585. c'eſt un 127 premiers qui” ont epure & reglé E langue, & de ces” qui pouvaient fare Ae es dae ans en pendant wenté ang;ſactratutiorRE UAC te · curce. E tout homme qui ueut beir Ee. re doit corriger. ſes ouvrages toute ti ve. mi EHI. 10 eee, 1 Za (2b 1 Mavaſſeurs h ſdans le charolois en Gον jẽſuiteo grand ligtErateur. il fit voir le pra- mier, hu les grecs & les remains n ont jamais Sonni le ile burlesquer tat meſt quan tiiſterd louis, XIV N E:x0! n an. bee phe ; 20H .Squbiller. d'ctat: - grand pirft honien & connu Pour tel, ſo on,urrhe- nisme n'empecha pas qu dn ne lui anat. une Education 'S Hens, 580 1 55 \ e 585 pn Vergler ene 15 ec e 955 N Pegit 4 obtain ce 01 ana e eſt à tacibe. imltateur fa nawrel!” mort affaffint à paris N vo- leurs en 1728. on laiſſe entendre dan le mottri u' avaft fait üne par ode contre un } puiffaut qui le fit tuer. ce conte eſt faux & abſurde. Vertot (rine aubert) nẽ en an en 1655. hiſtorien agrsable & elegant. m. en 1735. n de Lintirkal+ (riſer ne A — 2 m. den 168 f. % le _ ( frangois) ne à paris em 1588. ur de tete. de a; *+ o - wt $ ? | * £ + 77 91 * 426 ewe di, mais deve onpfracices; I ſon his- toire de Ia conjuratign de veniſt aſt un chef d cu vre. ſa vie de Jẽſus · Chriſt eſt bien differente. m. n 1692. nc Villars de monfaucon (Labbé de) ne en 1635. celẽbre par de chmte de gabalis, C eſt une partie de l'ancienne des perſes · Vauteur fut tub en 1674 d'un coup de piſtolet. on dit que les ſilphes Favaient aſlaffinẽ eus andir revsdé leurs miſtér es, 100 Olio; Villars (le marschal duede) ne e 1652. le premier tome des mẽmoires qui por- tent ſon nom eſt entiẽrement de lui. m. en 1734. wo 2 5 ee 8 . Villediey (madame de). {es romays; lui firent de la reputation....au.. reſte on eft bien Eloigne.. de vouloir donnèr ici quel- que prix à tous ces romans dont la france à ẽtẽ & eſt encor, inondee; I ils ont pres - Ju tous Ste, excepte . ⁊gide, des, pro- uctions d'eſprits faibles, qui Ecrivent. avec facilite des choſes indignes d'etſe lues par des eſprits ſolides; ils ſont me- me pour la pluspart denues d' imagination, & il y en a plus dans quatre pages de la- rioſte que dans tous ces inſipides Ecrits qui gatent le Soũt des | JRun Wed m. en 1683. 115 Voiture (vincent) nẽ 3amiens en 1 598. C 857 10 e 88 5 A 3 3 _ 5 oY Ecrivains. 427. Ceft le premier 5 fu en france ce qu'- on appelle un bel eſprit. il n'eut guères que ce mnèrite dans ſes crits, ſur: 3 on ne peut guères ſe former le gut, mais ce merite'Etait alors très rare. on a de lui de très jolis vers mais en petit nombre. ceux qu'il, fit pour la xeine anne d' aũtri- e, &. qu'on n imptima pas dans ſon re- cueil, ſont un monument de cette lihertẽ galantę que régnait à la eur de cette reine, dont les frondeurs eee *. a0 . & la bont e. "ao oh 0 Fs Ke 3 Duns | lequel maintenant Vous fits, - ret, * poten ee, nenn 5 aupret je ne lime gueres ea © 5 er Jan "Vous Mens, . =O out” Peclat de e I Hit aufn des Vers italiens & Sete e amid m. en 4645. 2 4 R * lere! on tate dans A riltus te Sander dans les vers les lettres finales qui incom- : modalent, vous tte pour vous #tes.. C eſt | ainfi qu'en uſent les italiens & les an- _ glais; la poẽſie frangaiſe eſt trop gEnee- & tres ſouvent trop proſaique, 428 [F40Y> ns „Das 51101 rene) 21 a. | Sund L af 409 200 . ien men 5h; SVV [IS 2978 "IN" 8075 up Sl eingtgo! &1ba53 4 151 8755 RES. T's 01 181 92 5 29941 824 N 2 arg £39 Oi: . up. 16195 Ke. ne ec. 200 p JAgnngvno: Oy E e n a 1285 1 E »2+4&-,< + A elk dif I *3 2.7 te de toutes cells de Peurope.” Hot Ap- puions für 14 ende i ba 1 & toutes les àutres nations e for 95 penultieme, ou ſur Fantẽpẽn tis me, Ain que les italiens. notre Langue et bY oo gui ait des mots termines par des e muets, & ces e qui ne ſont, pas pronances daps la declamation ordinaire, le font dans la de- elamation notẽe, & le ſont d'une maniẽre paragon) era, viftoi-rew,. barhati- x. fares . voſla ce qui rend la plus- N 4 nos airs & notre recitatif inſup- por- portable A quicongits &y eſt pas yy tying. le climat refuſe, encot aux 28 + 95 C 5 9 ' 5 : le 0 222 ez: le * * * ge ett Dock ne ö ks point ene qu Th 5 os Bt 2 accquuimee, | ED LOTT + 43103 9b 257 tle unp 4615 oak 28 Un peu e a mongtonie ela 158 1 5 4 Ja vocale; mais plu- 1eurs de nos. ymphonics,. & ſurtout nos airs de danſe 9 trouvẽ plus T applok- , difſement' chez les autres nations. on les Scute dans beaucoup. Koper ita liens; il. y en a. Fan een au- tres chez un roi un des meilleurs lg 95 r F ai us Ft 2 ove - d — NG! 4 11 { , : [ Þ, g ö , 1 } * x ' 1 ' | 1 / Fi 1 * i 4 7 nn * , 1 3 ' 41.4! 1 1 N 5 | | 1 » 11 . . : 'S ; (] ' | F \ i | N | N : 14 . 1 F | if 1 : 4 oy : | : | b ö * 1 | : | £ . N 1 ; : » | . | 1 U 1 : 34 : — — 230 Artiſtes ſes autres talens ſinguliers a daigne enoor cultiver avec un tres grand ſoin celui de a muſique. it: Dein Sf Ry f 19% Sh S708 Fran ba peine Li. Ur ne 2 florenee en 1633 amen en france à l'àge de 14 ans, & ne ſachant encor que jouer du violon, fut le pere de la vraie muf en france. il ſut accommoder ſor A Senie de Ia langue; c'Etait Punit dien de reufſir. il eſt à remarqquer qu alors la muſique itakenne 'ne's'dloignait' pas de la gravite & de la nobſe ſimplicité que nous adnutons dans les recitatifs de tulle," 23% HORDE [3 ST; Abo) wp 2 Apres lui tous 166 muſiciens, comme colAssE, AM RA, DESTOUCHEY: tes autres, ont ẽtẽ ſes imitateurs; jusqu ce quꝭ enfin il eſt venu un 1 fo veſt ẽlevẽ au deſſus deux par la profbh deur de ſon harmonie, & ok a fait de la muſique un art nouveau. Als des lielens de chapelle, quoiqu'il y en ait Pluſieurs celebres en france, leurs ouvrages n' ont point Nen * ſes 3 aj fes productions ſeront homme, ture qu'il copie, il reuſſira. preſque tous nf ß ]³ wager »» 5 - - enie, donnez moi un artiſte tout occupe la crainte de ne pas ſaiſir la maniẽre de com- contraintes. donne moi un d'un eſprit libre, plein- de la na- les artiſtes lublimes, ou ont fleuri avant les: etabliflemens des academics, au ont 3 dang un goũt different de celui gnait dans ces ſociẽtẽ's. ille, racine, despreaux, le moine, non Cornell, prirent une routedifferente de leurs confreres, mais ils les avaient presque tous pour ennemis. Nicolas -POUSSIN, né aux andelis en normandie en 1 509, fut Televe de — | Es ; il ſe perfectionna 2 rome. Pappelle le peintre des gens d eſprit; — pourrait auſſi Pappeler celui des gens de goũt. il n/a d'autre dẽfaut que celui d'a- voir outrẽ le ſombre du coloris de Fecole romaine, il était dans ſon tems le plus grand peintre de Fe europe, Tappele de rome à paris, il y ceda a Venyie+ & aux cabales; i fe retira. c'eſt ce qui eſt arrive à plus dun artiſte, le pouſſin retourna à rome, on il vẽcut pauvre mais content. ſa philoſophie le mit au alis 9 la for- tune. m. en T1665. Euſtache LE SUEUR, né A paris en 1627. N aiant eu que vouet pour maitre, devint 3 N 4 4 Y * e py ö c = "A " E 0 „ > E #” +L T — cilibret. 3p. - devint cependant un peintre excellent. it aait porté Fart de la peinture au plus haut point, lorsqu' il mourut à Tage de - 38 ans en 1655 of ag n e | Bou DON 3 LE 'VALENTIN oft ẽtẽ Crlebres. trois des meilleurs tableaux 2 ornent it ue de ſaint- pierre de rome, pouſſin, e eee & du Va- Charlks LE DRU 9071 a paris en 17670 à peine eùt- il dẽvelopẽ ſon talent, que le 7 ſurintendant fouquet, Fun des plus gene- reux & des Plus malbeureux hommes qui aient jamais Ete, lui donna une pen- ſion de vingt-quatre-mille livres de no- tre monnoie — il eſt à re- marquer que ſon tableau de /a famille de darius, qui eſt à verſailles, reſt point . efface par le coloris du tableau de paul veẽroneſe qu on voit vis-à-vis, & le ſur- paſſe beaucoup par le deſſein, la compo- ſition, la dignité, l' expreſſion & la fi- delite du ceſtums. les eſtampes de ſes ta- bleaux des batailles M allxandre ſont encor plus recherchees que les batailles de con- Auntin par rupbaei & par leg romain, in m. en 16900. 8 Pierre N IONARD, ne à troies en champagne en 1610, fut le rival de le brun pendant quelquetems ; mais il ne Feſt pas aux yeux de la poſterite. m. en 1695. Tom. II. ä Foſeph i ee $5 vp bu Fu ge Rwy 3 UW W ** . 7 * 0 159 3 th hy bd 4& \ * 434 Arti tes | 1 2 PAROSSEL, nẽ en 1648. bon peintre & ſurpaſſẽ oe ſon * m. en 1704. In | ean Jouvener, ne a rouenen 1644. deve de le brun, 'inferieur a ſon mai- | CE tre quoique bon peintre. il a peint pres- | que tous les objets d'une couleur jaune. il les voiait de cette couleur par une ſin- guliere conformation d'organes. m. en 1717. ean baptiſte s AN TERRE. il y a de lui des tableaux de chevalet admirables, d'un coloris vrai & tendre. ſon tableau d adam & deve eſt un des plus beaux qu'il y ait en europe. LA FossE s eſt diſtinguẽ par un mérite a-peu-pres ſemblable. Bon BOULOGNE, excellent peintre; Ia preuve en eſt que ſes tableaux ſont vendus fort cher, Louis BOULOGNE. ſes tableaux qui ne ſont pas ſans merite ſont moins recher- ches que ceux de ſon frere. | Raovs, peintre in&gal ; mais quand il a rẽuſſi, il a egale le rimbrand.” RiGAuT: quoiqu' il n'ait gueres de re- putation que dans le portrait, Je grand tableau ou il a repreſentee le cardinal de bouillon ouvrant Pannee ſainte, eſt un chet-d'ceuvre egal aux plus beaux ouvra- ges de rubens. DE * ; celebres.. 435. * TROIE a travaillé dans le goũt de rigdut. i VATEAU; a ẽtẽ dans le gracieux A. peu- pres ce que tẽniẽres a Ete dans le grotes- que. il a fait des disciples dont les ta- bleaux ſont recherches. LE moins a peut-etre ſurpaſſe tous ces peintres par la compoſition du ſaln d' Hercule a verſailles. cette apotheoſe d' hercule ẽtait une flatterie pour Je cardinal hercule de fleuri, qui n' avait rien de coni- mun avec l'hercule de la fable. il eũt mieux valu dans le ſalon d'un roi de france reprẽſenter Papotheoſe de henri quatre. le moine envie de ſes confreres, & fe croiant mal recompenſe. du cardinal, ſe tua de dẽseſpoir. Quelques autres ont excelle'3 a peindre des animaux, comme DESPORTES & OUDRY ; d'autres ont reuffi dans la mi- gnature; pluſieurs dans le portrait. quel- ques peintres ſe diſtinguent aujourd'hui dans le plus grands genres; & il eſt a croire que cet art ne perira pas. La SCULPTURE a &te pouſſce i ſa per- fection ſous louis x1v, & ſe ſoũtient dans ſa force ſous louis xv. acques SARRASIN NE en 150 8. fit 72 chefs-d'ceuyre a rome pour le pape _ clement vIII. il travailla A paris avec le meme ſucces. m. en 1660. | T * © Os P A 1 > 4 1 * 5 3 . 1 . . F + id . 44 24 : 2 „ {3 71 . — — — — 4 436 Arti Pierre puckr, ne en 1662. Scl te, ſculpteur & peintre : cẽlẽbre princi- palement par Pandrom#de & par le milon crotoniate. m. en 1695. LE cRos'& THEODON ont embelli Vitalie de leurs ouvrages. | Francois GIRARDON, nẽ en 1627, a egal tout ce que Pantiquite a de plus beau, par les bains d'apollon & par le tombeau du cardinal de richelieu. m. edZF1S | Les COISEVAUX & les CouSTOUx fe ſont tres diftingues, & ſont encor ſur- paſſes aujoud*hui par quatre ou cinq de nos ſculpteurs. CHAVEAU, MANTEUIL, MELAN, AUDRAN, HEDELING, LE CLERC, les DREVET, POILLY, PICART, pu- CHANGE & d'autres ont reuffi dans les tailles douces, & leurs eſtampes ornent dans l' europe les cabinets de ceux qui ne peuvent avoir de tableaux. De ſimples orfEvres, tels que BAL IN & GERMAIN, ont merite d' etre mis au rang des plus celebres artiſtes par la beau- te de leur deſſein, & par Pelegance de *r Execution. It n'eſt pas auſſi facile a un genie ne avec le grand goùt de PA RCHITECTU= RE de faire valoir ſes talens, qu'a tout au- tre artiſte. il ne peut Elever de grands mo- \ ef{fbres. - 437 monumens que god, des princes les or- donnent, plus d'un. bon architecte a eu des talens inutiles. Frangois MANSARD a ẽtẽ un des meil- leurs architectes de l' europe. le chateau ou plustot le palais de maiſons aupres de ſaint - germain eſt un chef-d'ceuvre, de quil eut la libertẽ entiẽre de ſe liver à T ſon genie. Jules hardouin MANSARD ſon neveu fit une fortune immenſe ſous louis xIV, & fut ſurintendant des bitimens: On connait aſſez les ouvrages Eleves ſur les deſſeins de PERRAULT, de LE- vA, & de DORBAY. L'art des jardins a étẽ crẽẽ & perfec- tionne par LE NOTRE pour l' agréable, & par LA QUINTINIE pour P utile. a GRAVURE en pierres precieuſes, les coins des mèdailles, les fontes des ca- racteres pour Pimprimerie, tout cela s' eſt reſſenti des progres rapides des au- tres arts. Les horlogers qu'on peut regarder com- me des phyſiciens de pratique, ont fait admirer leur eſprit dans leur travail. On a niiance les * * ” : ws ' $f FE. 12 - EX * * f Ne _ EIS SHR os Abrantès [le duc d') + 1 439 eee [3985700] TABLE DES 1 : PRINCIPALES MAT IERES. I. 223. 1 del ci- mento, II. 160. — de londres, 161. — des ſciences de paris, ibid. frangaiſe, 161, 170. des belles-let- tres, 163. d'archi- pe. Alexandre v111. pa- tecture, 195. depein- ture 2 paris & à ro- pe | Alle (le ge- ut D. | Alberoni (le cardi- nal) I. 467. Albuquerque ( le duc d') I. 56. Alexandre v11, pa- II. 271. II. 219. me 196. Alger, I. 242, 246. * T5 * Al *..Y 8 ” pa 4 : 8 4 F . 8 2 1 — 4 . ——— ——— — — — - : 1 — — 3 — . — —»— — _ — — — - — — — — = . — pat A oy — — — — hs — — — — " — — — — _ — ho — = — — 2 — ET. _ - — —— — — — neral) 1. — 2 F — —— — 2ZAſr‚— oy Ree ee —ů— —— —äö. * = _— — — 2 — — —— — . > — 2. —— > 1 2 HG — U 2 — P ·¹ 1 ²˙¹ A me eto —— — p — 5 —_ —— — * III — — — — — — — _ * — A. —_ 1 440 Table Allati, bibliothẽcai- Arnauld { le doc- re du vatican, II. 37.|teur) II. 266. 269. Allemagne, I. 12 C7 279. ſon frere OO fuio II. 247. 248. e eveque Cangers. II. Alphonſe, roi de 275. rtug. I. 161. 162. 2 T0 I. 91. 206. Arras, I. 99. Arriere-ban, I.215. 207. 217. [2T0.. * Amſterdam, I. 26. Artillerie oerfoti- 188. ſonnée. II. 127. Ancre (la marccha-] Asfeld (le baron d') „ Angeli, bouffon. II.] Aſoph. I. 313. 31, 3 Aſtrologie judiciaire 140. | Anne d'aũtriche, rei- I. ne regente de france. I. 46.47-48. 58. 65. d 117. II. 96. | Angleterre, I. 27. . 42. 43 Atlon e comte d') 355. * (le comte I. 265. Aubign E (le comte Anne, reine pe] bf" 70 82. gleterre. I. 261. 331. 4 (le lieute- 2 438. 452. 453. nant- civ.) I. 59. Ou. Augufte, empercur 403. Antin (le duc d') ſromain. I. 2. II. 103. II. 103. Auguſte electeur de Architecture. I. 3. ſaxe & roi de polo- Argencourt (ma- demoiſelle d') II. 2. ne. I. 312. 473. A deriche (la mai- Argenſon (mon- ſon d') I. 12. 482. ſicur d') II. 118. 484. & /upv. Ba- des 8 55 8 1 pln e tas e 956 N 375» 378. ionette invent6e II. 127. Balzac, H. 169, Ba tberin (les cardi I naux] I. 33. 1 Barbeſieux ( le mar- * de) 1. 295 335. 17 = 1285 Ede ſenek 288, 2 de consarbriick 215 * 1 de He were — de. rheinfel 1 eee ibid. Deo 2 — de ſaint-denis 25 — de la b ne 2 ;A — de la hogue 272. 16. I. 132. — de val- Bataille de bee 177 —delutzen Z Ade rocrgl rde fribourg 5 norlingue i 2 — 105 lens 55.— de lawin- gen ibid. — de ſom- merhauſen ibid. —de badajox 56. de ta- bor ibid. — de -retel 70. de blenau 80. e ſaint- antoine 83. & ſutv, — des dunes 103. —de 8 3 thard 137 ,—de v a- vicioſa 137.4 36.—de ſolbaie 188, de de >. court I. 283. — d farde 280. — de eurus 287. — de leuze 288. o ſtein- — de netwinde 292. — du ter 294. — de zanta 313. de luza- ra 349. — de frigd- linguen 3 hochſtedt. 8 368. J 373. — de ſpire 362. —d*Eckern 365. — de donavett 66. — de 4 80. 381, — de ano 385. — de cas- finato ibid. de ra- 1 — - — — 40 OI —— co > er ROBY ꝛ——äẽͤ ln. •— — — — — — eſkerque 289. & iv. 3 TR SOA. — —— — — ———— 2 — —— = - — — ee. —— — > — 2 . — — en —ññ—— — — — — — — * — COTE — = — —— —— —— — — a CEE 22 — j N N * 442 "Table" mille 387 — tu-] Baville (40 mo- rin Fg de gnon de) Intendant e OY ——|de languedoc, II. 134. Falmanza 403.—d'-[2 oudenarde 411. — de : malplac Juet 424. ell. ſaragolle 430. de denain 4 tonto 478. —de ve- lerti 486. ein- en vers le main 76. — de fontenoi ibid. de laufeld ibid. Batavia 3 25. Bateville ou Wat- teville (le baron de) 13 30. DE, ſon frere I. 1 15 de) I. Baris (le prince de) Jeeps. rol d'es- pagne, I. Baviére (1 deteut de) allie de la france. J. PL 365. 369. __ Baviere (ferdinand de) I. 254.255. aviere (marie anne chriſtine victoire de dauphine, II. 84. 49. — de bi- de) 7 91 4 deQtorat I. 251. [Rap 2 marquis de) Bad ou Baius (mi- chel) docteur de lou- vain II. 261, 262. Bayle, II. 179. Berri (due de) II. 88. Beauvais (la baron- ne de) II. 2. Beaufort ( le duc de) I. 66, 68, 164. r Beaumont ( Fabbe ©" precepteur de louis x1v. II. 4. 6. Beck general. 1227 gnol, I. 55. Belle-ile (le mare- chal de) I. 486. | Bellievre (pompone de) II. 111. 8 Benſerade, II. 29, 32, 40. Bernini ou le Ber- nin, II. 121, 122. Black, amiral an- glais, I. 93. 103. Boi- " | des matieres. . 448 1 desprẽaux 8 u rabbẽ) 8 | 3 (le 62 lectorat de) 3 Breſt, I. 241 Ii. 131. pitaine) I. 215. Bombes uſage nouveau des) J. 2414] ie, II. 171. þ 173, 174, 175+ 309. ' Bouſlers (general francais) I. 279. 291, 296 & ſuiv. 355,02 364, 412, 122. 423, 425. Bouillon (le duc de) I. 66. II. 230. Bourdalouè II. 171. Bourgogne (le duc de) J. 355,362,409, 410, 446. II. = (la ducheſſe de) II 85, 87 & ſutv, an (Fabbe de la) II. 252. ournonville ( le prince de) I. 205. Bourignon (antoi- Fe pretre, I. randebour Brinvilliers (la mar- uiſe de) II. 60, 61. clerc oppoſe à Ia cour I. 60. 61. Brouſſon ( claude ) — calviniſte, II. raicre ( (la) ILr7 178. Brun (le) II. 196. Buffi (comte) Buzenval, eveque de beauvais, . ſte, II. 25. | Caienne , Callieres, miniſtre de france. I. 308. Calvinisme, fes progres & ſes revolu- tions en france, II. nette) II. 284, 285.223 a 258. ) 2 A 3 Re cam- 3 (le due de) I. 22, a3. "The Brouſſel conſeiller | Bruxelles I. 299- - Foo colonie |francaiſe, II. 133. Fd * 5 4 4 Tel, - Cambi,empereur def Chaize (dela) jeſui- la chine, II. 321, 327. Caprara, general de Vempereur, I. 205. Cara - muſtapha , grand-yiſir, I. 244. 245. (dom) I. arlos 466, 47 Cali roi de pol. J. 162. II. 472. Saum. 616 Catalogne (la) 37, 56, 381, 460. e > general francais, I. 279, 15 485. = 294,304, 341 =” chet des & ſuiv. let, eveque de pamiers, II. 211. & : guerres qui $'y font pour la religion, I. 363. II. 166, 251. & ſuiv. | 1-[I7I, 200, 257 te, confeſſeur de louis x1v. II. 283, 287. | 1 minis- tre d'ẽtat. 335 7205 3545 4 L 38. 15 * 1 2. | Charles - ine "(- - empereur) Charles vi "(1 em- pereur) I. 377, 401, 1605 441, 465, 482. harles viz (Fem- percur) I. 482, 483, Charles 11. roi d- eſpagne, I. 322. Charles premier rol d'angleterre, I. 27. 87. Charles 11. roi d'- angleterre, I. 96,99, 100, 119, 134, 168, | Charles- guſtave roi de ſuede, I. 1 10. Charles x1. roi de ſuede, I. 306. Charles x11. roi de Chailat (Vabbe du) II. 251, ſuede, I. 314. Charles Emanuel roi des- er. roi de fardaigne, I. . rv. duc de lorraine, I. 56. 83. 118, 135, 176, 205. Charles v. duc de 1 1.224, 225, 232, 252 —— e de france en hollan- de, I. 39. Chiteau-renaud, 1. 268, Chigi, Icoat, a Hatere,| I. 134. II. 34. Chinois (les) II. 318. & ſuv. Chirurgie: ſes pro- grès en france, II. 82.2 l general francais, A Choiſi (8 de) II. 111, 114. Chomel, calviniſte, II. 241. tre Coatquen * II. 5. Clement x T. I. 415. II. 255 85 290 C ſaiv. Clerambault ( le marquis de) I. 372. 1 Clerge de france: ſes revenus, II. 204, 217, 218. . ( mada- me de) II. 58. L fran- cais, I. 4 Colbert, ien d'ẽtat, I. 744,242. II. 11, 115, 116, 120, 161,163, 195, 196, 235. Colignis(les)II. 226. 9 le comte) 935 925 137. Clog (PaeReur | 169. odio 3 en fran- e, II. 212. Chriſtine, reine de Compagnies des in- ſuede, I. 96, 98, 106, des orientales & oc- 107, 100, 472. Clement y 113 pape, 113. II. 264. identales, II. 112, - du nord, 114. Comte (le) jefuite II. 324. Con- 446 , Table. 94 Condẽ (le princeſfils du precedent, I de) I. 49, 51 _juf- gu'2 55,66, 704 74. 78, 80 & ſuiv. 84 & ſuiv. 89, 94, 101, 102. 113, 118, 151, 105, 106. Damfreville I. 246. Dannemarck, I. 3 5. Dangeau (le mar- 173, 179, > 5 [42s de) II. 24, 64. 277. 21 | Darmſtadt (le prin- Conde, O beit fle ce de) HAS de du precedent, I. 290. archidue charles en II. 70. eſpagne, I. 351, 382. Conti (le prince de) | Desbroſſes, archi- I. 66, 2. tecte frangais II. 194. Conti (armand de) Descartes, I. 108. petit neveu du grandſII. 159. conde. I. 290, 311. Desmarets, minis- Corneille (pierre)|tre d*etat, I. 417, II. II. 11. 181 4 183. Cotin II. 38. 152. | Dhona (le comte Crecy, miniſtre deſde) ambaſſadeur de france, I. 208. ſuede en hollande. 1 Creéqui (le duc de) .I. 156, 157. ambaſſadeur de fran- ce à rome, I. 132. Crequi(le marechal| Dieppe, I. 295. Doſſeri, E 177. Dragonade en fran- de) I. 146, 215, 224, ce, II. 244. 225. Dubois, premier mi- Cromwell olivier) niſtre en france, II. protecteur, 1. 27, 96 777 à 99, 103 @ 105. ubourg, general romwel (richard) francais, 371.428. Duche des mat itres. 'Duche, II. 86. Duels, L 41 &. ſuiv. II. 125. Dugue-trouin, ar- mateur, I. 300, 442. Dunkerque, I. 54, do, 102, 103, 134, I 353 295, 445, 456. Ih N. 5055 13 I. $21 Duque 5 Wu nant-general des ar- mees navales, I. 228. II. 2 uiv. "ps . tha 248. Duquẽne „ neveu du precedent p IL 248. : Daras (le maréchal de) I. 278. 3 E. | Edit de nantes, II. 227, 232, 245. Edit de grace, II. 447 | Espagne, J. 12, bay N uv, Revan de gamar- re, général eſpagnol, Lee Eſtrade (le comte d') ambaſſadeur de "pms en hollands, „10. | Eise (eau d') vi- ce-amiral de france, I. 197, 266, 272, 273 .. Etree (le cardinal d') ambaſſadeur de france a rome. 1, 253- II. 310. Eugene (le prince) petit-fils de charles - Emanuel duc de ſa- voie: nẽ en france, la quitte pour aller ſervir Pempereur I. 338 & ſuv. ſert en hongrie 339. bat les turcs a zanta 313. porte la guerre en italie 2 2 fran- 432. pernon (le duc d') Il. 126. Entragues (le che- valier d) I. 345. 4 rprend By . Cr emone 1344: commande les ar mees grm6es d' Ferdinand Ir em- 365. » allemagn pereur I. 15, 16, 17. _u a hochſtet 351] Ferdinand 111 erm ſuiv. eſt 1. ei 17, 110. eux en italie 385. il} Ferts (le marechal. les bat devant turinſde la) I. 94, 101. 393, 394 & ſuiv.| Feuillade (le mare- ſon deſſein fur tou-chal de la) I. 141. J. lon & marſeille 405. 164, 220, 388 gagne la bataille d- To4. le duc ſon 6. oudenarde 410. 8. I. 388 & ſuiv. oppoſe a la paix] Feuquieres(le mar- 420, 444. ſa viQtoire|quis de) I. 207. 362. 2 malplaquet 423.370. prend le quenoy 445. F landre, I. 142 8 fu. defaite de ſon armee TICKETS 159, 1 I. 38. 307. a denain 447. fv. conclue la paix à ras-| F omg dio & tadt 454. bat deuxſpremier miniſtre de fois les turcs 465. louis xv. I, 4991470, ſon Eloge 340. 485. Il. 2 Exili II. 59. Florence 1. 34 5 P | Fontaine (de la) II, F 187, 188. Fare (le marquis de Fontan ge (la du- bh) II. 86. {[cheffe de) II. 68. Felix, chirurgien} Fontenelle II. x79. de louis x1v. II. jen Forbin - - Janſon, I, Fenelon II. 175,408. 277» 395230 10, Fouquet (le furin- 313 à 316. 57 tendant) II. 16, 17. 20. Fou- Y 5 Fourilles (le — Gaſton, due * valier de) I. 136 {leans, frere de louis — (la) I. 36. XIII. I. 48, 35, 6, & ſuiv. 40, 42, 1 10 86, 88. 0 160, 16x, 196. II.] Génes I. 247, 487. 137, 140, 145. Genet (Labbé) II. ranche-comte, I.] 86. 152, 153, 155, 159.1 Gleen, general dew | 203, 231, 232. |[imperiauxl. 53. ois premier, Gourville I. 13, roi de france, I. 3,7. 2.46. - Frederic 11. 10d del Grammont (le ma- pruſſe I. 486. kreéchal de) I. 55. Frederic prince de 3 (urbain) 43. 1 (le comte) 37 de) general eſpagnol] Guebriant (le ma- ; Fur rechal de) general ( lesjfrancats I. 38, princes de) I. 232, Guenegaud, ſcere- {taire d'ẽtat II. 13,27. | | Guerre civile en france I, 60, 645 69, Gaee(lecomtede) 7... ge francais, I. Guiche (le comte de) I. 178. uillaume 111, roi 'angl. voiex orange. Galtand ( achilles) jéſuite II. 263, 264. Galowai (mylord) I. 401, 403. 304, 307. 304, 307 Guis- Guion (la) II. 302, | 450 | . .Guiscard (le comte de) I. 298. Guiſe (le fac de) I. 56, 57. | . - adolphe roy de ſuede I, 1 38. ' Hanovre (la mai- fon d') I. 452. ' Harcourt (le comte d') general francais I. 13 „56, 321. l ai, miniſtre de france a risw. I. 308. | 1 de chanval- aan ee _ Harley, grand elo. rier d'angleterre II. . Haro (don louis de) II. miniſtre eſpagnol I. 96, 98, 115. Hainault II. 17. Harrac (le comte de) ambaſſadeur de terre, 8 bi 3 nN t Le 4 enſionnaire de hol- ande I. 354, 420. Hide, chancelier | 1d'angleterre. I. 134. Henri 1v , roi de france I. 7, II. 226, 227, 229. enriette d' angle- epouſe du 18 I. 168. 2 | — calviniſte, controleur - gene- ral II. 235, 240, 241. Hire (la) II. 162. | Dan, (le o, Holland (la) I. 23 & ſuiv. a, 138, 139, 140, 165, 187, 200. 248. Homberg II. 90. Homme au masque de fer, II. 12, 13. Hopital (1*) chan- celier de france II, 1 a madrid. 168. Humieres (le mar- grand quis de) general fran J. einne 4 p 6 rn ts "RE 8 PR a N e . e TE: RR "WD, wa 5 . - bs SER icon ond obo 2 go | p - I N 2 9 . N A a bs = 225, 279, 283. coſſe & dangleterre! gleterre II. 208. gleterre I. 257, 258, 202, 267, 268, 328.144 angleterre, I. 328, 408. Janſẽnisme: fanais- ſance, ſes progrès pagne I. & ſa decadence II. 259, 300. de pologne I. 245. Jeſuites II. 274. 320, 323. Imperiale lescaro doge de genes I. des matitres. francais 147, 220,/d') en france II. Huygens II. 3771 161. Dre Jacques, rois d'e- 1128. Innocent ; bre 3207. ©: I Innocent x1, pape I. 251. II. 212, 2145 216. de ce nom, I. 274. Jacques 1. roi d' an- Jacques 11. roi id'an- Jacques 111. roi d'- anſenius ( corneil- 16) II. 264 à 266. ean ſobieſkt, ro 248, 249. Innocent XII pape II, 219. Invalides (la maiſon des) fondee II. 143. Joſeph( l' empereur) . 375, 98511431, . (le dere) II. 2 " Tebelle, femme de philippe Iv roi d'es- 'TXP57 OD Italie I. 2, 33s 329 & ſurv. uan (don) Cad triche I. 101 4 103. E Kurfti; uni vizir & 139, 137 164, 165. Königsmarck (le comte de) general Ingenieurs ( corps| ſuẽdois I, 91. | La- nr 452 A Lavardin (le mar- quis de) ambaſſa- deur de france à ro- me. I. 252 & ſuiv. Laumont du cha- telet (le compte de) 9 I. 298. Lauzun (le comt & FOO x18, 176, | | 308, 482. Londres I. 140. II. 248. Longueville (le FOR de) I. 66, 72, 179. Longueville (la du- cheiſe E de) I. 71. II. 278, 279. rges (de) genẽ- depuis duc de) II. ral francais I. 2145 125 47, 48, 50, 5H, 3 (jean) I. 46 468. II. 295. 8 pPereur) I. 54, 94, 110, 135, * 196, 2437 315, 328, 345. Leopold , lorraine, I. 309. Lesdiguiẽres ( le connẽtable) II. 230. Lingendes ( jean de) l. 168, 169. Locchart, ambaſ- fadeur de cromwel I. 103, 119. Lorraine (le che- valier de) II. 58. Lorraine (la) I, 56 Leopold M duc de 86. 220, 293. Louis XIII roi & 2 uis X1V, rol de france : troubles du- rant fa minorite I, 46 à 89. eſt majeur maitre du roiau- me 93. tombe mala- IZI, 112. fon ma- riage 117. II. . perd mazarin & fe pleure I. 122. gouverne par hui-meme 126. ob- tient le pas ſur Fes- pagne 130, 132. hu · milie le pape 134. on, dunkerque mardick 134, fait forti- | _ portugais 137 & lesſpaix 237, 238, 239. : hollandais 139, 140. ſſe vange d' alger 246 ſes conquetes en & de genes 247. re- flandre 144, 146 &'coit un ambaſſade ſuiv. 287, 288 & ſde ſiam 249. humi- en franche - comteſlie le pape 253. pro- 155, 202, 203. fajtege le roi d' angle- paix à aix - la- cha- terre 262, 266, 271. pelle 157, 158, 159. fait ſa paix a ris- ſon traite ſecret a- wick 308. ſes pre- vec Pangleterre 168|tentions a la cou- ! » " * 15 | & avec les ennemis|ronne d'eſpagne 315 des hollandais 169.|326. ſes revers en al- ſon paſſage ſur lejlemagne 364 & /auiv. rhin 180. ſes con-1397- & ſuiv. en es- quetes en hollandeſpagne 379 & ſuv. 180, 181. ſon entrẽe 3a & ſuiv. il de- triomphale dans u- mande la paix 418, trecht 181. perd lag 29, 444 ſes affaires hollande & revientſſont retablies 447 en france 190, 191, & fuiv. fa paix ſi- 200. ſes negocia-|gnee a utrecht 453. tions aupres de tous}ordre qu'il Etablit les princes 195. con-[dans ſa maiſon II. voque Parriere - ban[36. batimens & Eta- 216. ſes avantages|bliſſemens qu'il fait ſur mer 228, 229.1122, 123. —_ 7 | 453. 4 oh Þ les loix 122. abblitlc N * . 1 . . F is 354 ** 2 1 : - 4 | les duels 125. diſci- a . pline ſes armees 125. Juſqu'à 128. idee de 7 ſes forces de mer I. 196. II. 128, 131. de ſes forces de ter- re I. 201, 2 77. II. 128. ſes liberalites envers les ſavans II. 27. ᷑tabliſſemens en leur faveur 161. fon mariage I. 117. II. 329. ſes amours II. 2, 25. ſes liaiſons a- vec madame de maintenon 74 &]} - ſuiv. ſa poſterite le-| gitime 107, 329, 330. ſes enfans naturels & legitimes 92, 10%, M 330, 331. ſa maladie 92& ſuiv. ſes derniẽ- res paroles 94, 95. fa mort 95. ſon por- trait 22. ſon carac- tere 33, 96499, 102. 120. dettes qu'il laiſſe à ſa mort 152. ſes depenſes 153. Louis xv roidefran- — * 2 4 Table | . > mind . d'ẽtat I. 144, 184, 247, 294. II. 46, 80. | 245- | Luines (leconneta- ble de) II. 230, 231. Lulli II. 193. | Luneville I. 310. Linxembourg ( le maréchal de) I. 153. 17 3» 194, 217, 224, 225, 233, 234, 283, 284, 287, 2 . A. Mademoiſelle 184 | 195. II. 455 51. _ miſſion- naire II. 322, 326. Mailli archeveque de rheims, II. 295. Maine (le duc du) II. 70, 77, 92, 331. aintenon (mada- =" me 22 335» 374: 5 53, 66, 69, 74477. 80, 82, 28 l. an- des matitres. Manſard II. 120. 1 Mardick1, 55734, 457» 458. Marie - louiſe reine d*espagne II. 63, 64. Marie thereſe, é- pouſe de louis x1V. I. 116, 117, 120. II. 329 arivaux , lieute- nant-general II. 99. TOO. Marine : ſous ma- zarin I. 40, 93. II. 129. - ſous colbert I. 196, 242. II. 129. 4 192. - retombe dans ſon premier e- tat I. 381, 485. - eſt retablie II. 132. Marleborough (comte & enſuite duc de) favori du roi * Pabandonne| 261 general des troupes anglaiſes & hollan- daiſes 352. ſes ſuc- ces en flandre 355, 356, 364. eſt fait duc 3 56, fa victoire eſt declare P 455 a donavert 366. 2 5 blenheim 369 a 373. ſes recompenſes 375. \defait les francais A ramillies 388. veut continuer la guer 420. contribue à victoire de malpla- quet 423. eſt dis- graciè 440 & priv de ſes emplois 4 * caractere 35 430, 4 Nia . 80. Marſan de) II. 58. —_— (le mare{/ chal de) I. 369, r g * Maſſillon il. 7 Maurice de ſaxe marechal de fran I. 486. Mazarin (le cardi nal) premier minis tre I. 58. eſt oblig de quitter la fran 73. in proſcrit par le par- lement 76. ſort u- ne ſeconde fois de fran (le comt renet dunkerque A re louis xiv empe- marine ſous ſon mi- 59, 60,97, 104, 122 ſq ambaſladeur 103. {q brouille avec tu- ne 104. veut fai- IQr 110. fait la paix aſec l' espagne & ob- tent Vinfante pour luis xlv. 113, 114, 5. ramene à pari It 701 & la haul: reine 120. ẽtat de la niſtere 40, 93. II. 129. ſa mort mar- uw par un Etablis- ſement memorable I. | | 121, 122. honneurs rendus a ſa mẽmoire 122. ſon caractere' IB > * ge. Oo — * r — 5 P " K * 8 — 14 2 4 CSE RE EE a ne R os % LIP 1 1 - 12 d'angleterre auprès du duc de ſavoi. I. ' Milice ſous louis Militaire (le) avant louis x1v I. 38, 39, 40. ſous louis XIV II. 125 4.1299. Modẽne (le duc de) l Moliere II. 15, 31, 32, 185, 186. Molina, jeſuite es- pagnol II- 262, 263. Morillon, grand vi- caire de louvain II. 262. . | Monaldeſchi ecuier 4 124. Mon- de la reine chriſtine | | II. 109. 5 Monſeigneur „ fils unique du roi, I. 278, 279, 294, 446. II. 4 . | yo frere du roi, I. 225z 226. II. II, 65. e Montecuculi, gEnE- ral de Pempereur, I. I 37, 199, 210, 211, 214, 217, 218. Monterey, gouver- neur des paĩs-bas, I. 190, 193, 220. ontespan (mada- me de) II. 45, 52, „66, 72. 1 ontpeſat, arche- Vveẽque de toulouſe II. des matitres. 212, 214. Mont-reve te de) II. 25 x | Mortemar, duc de vivonne, general des galeres I. 227, 229, 248, 478. | Mortemar (Veſprit I (com- I. 154, 155. 3 Motte-houdart (la) „ -aſſein, roi de 351, 352. Munſter Wezque e) I. 140, 169, N. Navailles (le mar- chal de) I. 226. II. 43. Nemond I. 266. Nitard, jẽſuite, pre- mier miniſtre d' es- pagne, I. 1434. oailles (louis an- toine de) II. 291, 294, 297; 1 | — — Aba louis de) II. 221. Mule maroc Noailles (le mare- hal de) I. 8 de) I. 294. 8 Olivarès, miniſtre eſpagnol I. 21, 38. Orange ( le, prince d') capitaine general des forces de terre de hollande I. 1 . 5. des) II. 52, 53. Mako? (la) I. 35. | Tom. II. leſt fait ſtathouder, 0. "I 458 . Table 184. fauve la hollan- Orknay f hamil- 4 189. ſes nẽgocia · ton A ) L tions aupres des pu- 373+; iſſances, ibid. fait Orleans paisfduc:d! NM. , tote: aut fran 193, 199. ſes con quẽtes 200. a ſenef 209. eſt bat- tu à montcaſſel, 225. L. 445 donne le combat de ſaint-denis 233, 234. detrone ' le rot Jac-! ques 261. eſt fait roi d*angleterre ſous le nom de guillaume| _ trois, 262. combat a la journẽe de la boi- ne & y eſt bleſſe 268. eſt defait a ſteinkerque 288 & à nerwinde 292. re- prend namur 296. eſt reconnu roi par la france 307. mort 329. ſon 3 tere 175. Orange (les pri ces de) B 4 hollandais de bons ſoldats I. 24. ſont au rang des plus gran > Tas 38. {omg 432403 * 91, 294. Ormond: 6 duc 0 rene &@ ) anti- quaire II. 26. Oxenſtiern (ie com- te i ) L det Pais-bas I. 12. Palatin -(VeleQteur) I. 207. Palatinat (le) I. 14, 207, 280. Paris + ms ) IL : 10 Bar aris I, 40. II. 118, 120, 141. n. I. 33, 1 Paſcal II rr Patru (olivier) 170. avillon, Evẽque #alet. >. ( ph hilippe 5 it, 2 2 Parme (le duc de) 2 0 des maticres. 459 d'alet II. 21 T, 212, 275. Pelillon I. 174. II. 13, 237, 2 8, 240. Pelletier (le) mini- {tre d' ẽtat II. 1488 Peres {anitorlio}” tH i Dom! 14 Peri i, precepteurſtugal I. Pegs and II. 4. Pierre Perrault (clauds) H. 1421. Perrier (mademoi-⸗ ſelle) II. 272. Perron (le cardinal du) II. 207, 208. e f le comte de) I. 381, 382, 404. Peters, jẽſuite con- feſſeur du roy Wee I. 259. | Phalck - conſtance miniſtre du roi de ſiam I. 249, 250. Philippe 11, roi d'- eſpagne I. 18, 19. Philippe 111, roi d'- eſpagne I. 19, 20. Philippe v, roi d'- ſeſpagne I. 257 384: 401, 403, 430, 436 - 1465, 2 Picart, II. 162. Picolomini I. 38. Fir v. pape IL 264. Pierre, roi de por "al Exjowits ear de ruſſie 8 314, 471. II. 75. lelo (le comte de) I. 475, 6 - N chef d' es- cadre I. 300. ; Polignac (Vabbe dee puis cardinal de) I IT, 4 . I. 35, 311. Pontchartrain, mi- niſtre d'ẽtat I. 273. II. 150. Ponticheri, colonie francaiſe I. 299. Portocarrero * ( le cardinal) I. 320. Portugal, I. 12. II. 10, 20, 22, 23. Philippe Iv, roi d'- eſpagne I, 20, 21, 96, 142. Potier miniſtre d*- ẽtat I. 58 & ſuiv. | Us _ 33 rn r 460 Racine, | 795 84. 184. 3 | I. l. Kü» . —— Pouſſin (le) II. 195. Pralin (le marquis de) I. 347. Quenel (le pere) Table © Richelieu (le marẽ- chal de) I. 486. Riencourt I, 47. Ripperda, miniſtre eſpagne, I. 466. | Robert ( Pinten- I 281 & fuiv. ant) I. 200. Quinault, IE. 10 11, 38. 185, 188. : = II. 37, 71, Ragotski (le prin- ce) I. 365, 431. Ranucci (le nonce) Regale ( affaire de ie & ſuiv. enau d' ẽliſagaray I. 242, 246. Rets (le coadjuteur depuis cardinal de) . Ot, 72, 73, $8. Ricci (matthieu) je- ſuite miſſionnaire II. 319. Richelieu (le cardi- nal de) premier mi- niſtre de louis xIII. J. 7,384 40, 43, 4b, Rochefort (le ma- rechal de) I. 216. Rochefort I. 241. Has. 4 Rochefoucault (le duc de la) II. 170, 1186. Rohan (le duc de) IL 230 & /aiv. Rome I. 28 & fury. Rouille, miniſtre de france à utrecht, I. 421. | Roupli perſan, II. HH. - | Rouſſeau, II- 189, & ſuv. Rouſſillon (le) J. 21, 37, 50, 115. uiter, amiral hol- landais, I. 138, 180, 188, 189, 227 ſuv, Ruſſel, amiral an- 48. II. 181, 2314233. glais, I. 272. SA * 2 — 2 "Wi d — E an Be >. pt * . ory Q g * I 4 Fa PROS os, cc... 4 - k * a * * » hs. 1 , . '. | Schomberg (le ma- 323 F. Sa, frere de l' am- baſſadeur de portu- gal en angleterre, I. 97 | Bow 5 1-597 Sage (le) IE 61. Saint - amour (le comte de) I. 153. Saint-cyr (la mai- ſon de) fl. 80, 123. Saint-hilaire , lieu- tenant - general de Partillerie, I. 211 & ſuiv. Saint - domingue colonie francaiſe, I. 300. daint-evremont, II. rechal) I. 137, 220. | SeEiguier. (le chan- celier) II. 123% Seignelai (le mar- quis de) I. 247, 266. 272. I. 71. Serres, prophete cẽ- vennois, II. 250. Sicile, I. 226, 227g 404. 8 Siecles remarquable dans ' hiſtoire du monde, I. 1, 2, 4. II. 142, Soanin, Eveque de ſenes, II. 298. Soiflons (la com- teſſe de) I. 89. II. 21 & ſuiv. Saint-olon, ambaſ- ſadeur de france à genes, I. 247. Saint-real de) II. 180. 2, 62, Sourdiac (le mar- quis de) II. 11. Sourdis , archeveq. ( Pabbe|de bordeaux, I. 39. Spectacles en fran- Santerre, II. 196. jce, II. 7. Sara jenning s, du-| Stanhoppe, general. cheſſe de marlebo-janglais, I. 435. rough, I. 438, 439. Stanislas, roi de Scarron (paul) II. pologne, I. 473 & 76. ſuiv. 481 & ſuiv. Wy Sta- 46 2 8 Staremberg (gui Fable Torci-colbert, mi- d) vice - roi d'es-jniftre de france, I. pagne, I. 430, 430. Stafford (les com tes de) I. 97, 444. Styrum (le comte de) I. 361. Suéde, I. 35. Sueur (le) II. 196. Suiſſes (les) I. 34 355 202. | * Tallard (le mare- 3. Tellicr (le) chan- celier de france, II, 43% 247. Tellier (le pere le) IL. 287, 292, 294. Temple (le cheva- lier) I. 156. Terre- neuve I. 299. Teſſé (le comte de I. 304, 381, 384. Thou (de) II. 168. Tilly, general des zmperiaux I. 1 5 4 Toll-huis, I. 178, chal de) I. 362, 366, | 418, 420, 421. Toris (le parti des) I. 439. Toritenſon, gene- , Iral ſuédois, I. 40, 56. Toscane, I. 420. Toulon]. ,. II. 131. Toulouſe (le comte de) amiral général de france, I. 381, 384. II. 92, 45 Tournefort, II. 163. Tournon (thomas maillard de) patriar- che d'antioche, II. 325 & ſuiv. | Tourville, vice-a- miral de france, I. 205, 272. II. 132. I raitè de weltpha- lie, I. go. — des pi- renèes 115. — d' aix- la-chapelle 157, 158. — de nimẽgue 232. 233. — d' augsbourg 250. — de lorrette 304. — de riswick 180. 4 1305. — de carlowitz 313. des maticres. 313.- Putretcht 4.53. — d'atx- la-chapellejra 1 Tréves (Pelecteur de I. 55. Trianon II. 70. 463 Valſtein (le gen6- * A 16, 38. 15 an-beuning, mi- niſtre de hollande en france, I. 158 & UV. Tripoli, I. 246. | Tromp (Vamiral) I. 93. Tunis, I. 246. Truaumont (la) I. 138. „Dare, 35426 135 & ſuv. 163. I 05, 243, 245,313, 465: Turenne (le mare- chal de) I. 53, 55. 70, 78 & ſuv. 83 95, 101, 144 173; 193,199,204 4 207, 2114 214. II. 57. Turin (ſiége de) I. 3900. V. Valbelle (le che- ſuiv. ſuiv. 435 Vardes (ke eomte gr II. 42. & ſuv. arin, II. 198. Vauban (le mare- chal de) I. 148 & ſuiv. 173, 198, 221. & ſuiv. 279. 308, 390, 401 & ſuiv. Vaubrun , lieute- nant-general, I. 214. Vaugelas II. 170. Vaux- le- vicomte, IL 14. Veto (le duc de ſaxe) I. 38, 48. | Venddme 11 duc de) I. 290, 305 & 347 & ſuv. 385, 388, 409 | & & ſuiv. 447. valier de) I. 22 Valette (le cardinal de la) I. 39. Valiere (mademoi- | Vendome (le grand prieur de) I. 290. V eniſe, I. 34. Verſailles, II. 295 ſelle de la) II. 25. 106. 4 vert Vert (jean de) 1 2 2205 231. can- 38. die, 165. la capelle, Victor amedee,|101. carmagnol ,. duc de ſavoie I. 285,'286. carpi, 341,392. 30 Og 2472 carta ene, 300. ca- & Re 1h. Ve be fal, 1 oo. caſſel, Villars (le due de- 231. caſtro, 134. puis marechal de) charlemont, 231. I. 356 & ſuiv. 363, charleroi, 146, 231. 376, 385, 42 448, comacchio, 414- 454, 478.1 conde, 220, 225, 231 Villeroi (le . corbie, 37. corregio, chal de) gouverneur. 302. courtral, 55; de louis xIV. II. 4.1146, 245. cremone, fon fils, auſſi mare-[344.creve cœur, 180. ehal, I. 298, 305, dantzig, 476. dix- 342, 344, 364» 366, muide, 245. does- 385 & ſuiu. I. 58, bourg, 180. dole, 342 & ſuiv. 154. douai, 146. Villes priſes ouſdunkerque, 54, go, ecdees 3, aloſt, I.] oz. franckendal , _ 239. | armentieres ,[279, ſribourg, 225. og arnheim, 1 80ffriedlingen, 359. fur- ath, 146. bailleul, nes 146. gand, 224, 231. barcelone, 38 1.231, 413. gibraltar, 2 befancon, 153, 379. gironne, 294. 203, bommel, 180. ]gravelines, 5 5. guel- bonne, 364. bou- dres, 181. hague- chain, 220, 225. bri-jnau, 217. heidelberg, ſac. 205, 308. bru- 279. hai, 364. kehl, bes, 413. cambrai, 226, 308. landau- . Ids = . 5 5 " 8 9 ' dies maticres. 5 55 376. lerida, 404. lille, 146, 411, 426. limbourg, 231, li merick, 271. luxem- bourg, 245. maien- CC, 535 2793 282. manheim, 279. mar- ſal, 135. maſtricht, 198, 225, 486. mau- beuge, 231. me- nin, 116. meſſine, 227. mons, 307, 426. montalban, 28 naerden. 181, 199. namur, 288. nanci, 118, 232.naples, 56, 404. nerwinde, 292. nimegue, 180. nice, 286. noſembourg , 180, oppenheim , 279. orſoi, 177. ou- denarde, 116, 231. paſſau, 365. philips- bourg, 53, 205, 224, 279. piegaia 33. piẽ- mont, 286. pope- ring, 231. prague, gI, qQuenot 4.49. ra- tisbone, 360. reggio, 392. rhinberg. 177. & | nl ronciglione I. 134. faint - omer, 116, 231. ſalins, 183 ſa- verne, 317. ſintz- heim, 204. skenck, 180. ſpire, 279. ſtrasbourg, 239, 243, ſuvamerdam, 194. ſuze, 286. thionvil- le, 52. tollhuis, 178. 180. tournai, 146. trarbach, 37 6. tre- 6. ves, 217, 245, 279. turin, 390. valen- clennes, IOI, 220. 224, 231. veillane, 286. veldentz, 238. ville - franche, 286. utrecht, 181. weſel, I77. worms, 279. ypres, 116, 224. zutphen, 180. | Viviani, II. 37, 39. 105. | Vivonne, voie mortemar. Voiſin, miniſtre d*ctat, I. 4 16. II. 293. Voiſin (la) II. 61. la rochelle, II. 231. 3 i oiture, II. 169. Vos * 7 * 7 - * * - * " T4 > e Voffius, H. Uxelles (le mar- dus d') I. 282, 429. Walaeck (le prin- ce de) I. 283, 287. Walpole Arber) premier miniſtre d a „ 28 W 8 A = oi os 5 * Table hs mates, n With (jean de * | 15687 ſutv. 185. ſon frere ibid. & ſun. n&ral) I. . # * N 5 » 7 ” — 3 >. 1 1535 Vorck (ie duc 0 I. 101. £ NY - Wrangel (le 84.