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Grâce à un manuscrit conservé hte Bibliothèque de l'Université et pro- venant de la collectioîTHeitz, et à quelques fragments de Reichardt, il nous est devenu possible de reconstituer la généalogie de la famille à la- quelle appartenait notre chroniqueur et de grouper les renseignements qui jusqu'à ce moment manquaient de cohésion. Les Archives de la ville nous montrent un Henri Trausch ou Trûsch1, qui siégea au Grand Sénat (Grosse Hath) de 1568 à 1593 et mourut le 11 octobre de cette dernière année. Il fut marié deux fois. Sa première femme lui donna sept enfants, dont on connaît: Valentin, Ambroise, Mar- 1. Le nom figure dans les Rathslislen sous ces deux formes, conformément à la pro- nonciation de Strasbourg, où Rausch devient Rusch et Strauss StrUss. Digitized by Google VI — guérite et Martin. Il en eut cinq de la seconde : Henri, Cunégonde, Elisa- beth, Sara et Jacques. Valentin devint joaillier, tailleur de pierres fines et orfèvre. Après avoir été plusieurs années au service du comte palatin Guillaume, duc de Ba- vière, il entra à celui de l'empereur en qualité d'orfèvre impérial, kaiser- licher Soielier, Edelsteinschneider und Kammergoldschmied. Malheureusement ces titres pompeux ne lui donnèrent pas la fortune; bien au contraire, de nombreuses fournitures de bijoux faites au comte palatiif et non payées le ruinèrent; il perdit et son patrimoine et l'argent qu'il avait gagné précédemment En vain son père vint à diverses reprises à son secours par des sommes d'argent considérables. 11 finit en 1588 par être mis en prison à Augsbourg à la demande des créanciers qu'il avait tant dans cette ville qu'à Munich. Le comte palatin le fit transporter à Munich pour s'arranger avec lui, mais on ne put s'entendre, et Trausch fut renvoyé dans sa prison d'Augsbourg. Il y devint fou. Son père, Henri Trausch, s'adressa alors à diverses reprises à l'empereur, et la ville de Strasbourg en fit autant D'autre part ce prince aussi bien que le comte palatin étaient harcelés par les créanciers de Trausch. L'empereur Ro- dolphe finit par prendre en main l'affaire. Le 10 juin 1596 il écrivit au Magistrat de Strasbourg de faire comparaître Ambroise Trausch qu'il appelle par erreur le fils de son ci-devant joaillier Valentin Trausch, afin de recevoir sa déposition sous la foi du serment et de lui envoyer le procès- verbal. Les frères Trausch montrèrent toute la bonne volonté possible et fournirent les copies vidimées des livres et des titres de créance de leur frère. Mais ils refusèrent catégoriquement de se porter parties dans le procès, par peur sans doute des créanciers, afin de ne pas s'exposer, disent-ils, à être réduits à la dernière misère, eux avec leurs femmes et leurs enfants. Là-dessus l'affaire traîna de nouveau jusqu'en 1602, où l'empereur se fit céder les créances par les agnats avec plein pouvoir d'en poursuivre le remboursement Nous ignorons les suites de ce procès1. Le malheureux Valentin, que sa folie avait sans doute fait remettre en liberté, avait été recueilli par son frère Ambroise, chez lequel il mourut le 7 février 1610. Vers la même époque où commença cette affaire, en 1593, l'agiotage effréné sur les monnaies était devenu une calamité publique, et pour y porter remède, le magistrat avait créé un établissement de change (Wechsel). Le premier directeur, Jacques Kniebs, s'étant retiré en 1595, 1. Archives de la Ville, U, nM 729—781. Digitized by Google — VII — on nomma trois remplaçants (Wechselherreri), et l'un des trois fut Martin Trausch; celui-ci ne resta également en fonctions que deux ans, jusqu'en 1597. L'affaire tourna mal: en 1604 un des trois directeurs fut mis en prison pour malversation, et Martin Trausch dut reprendre sa place. En 1606 il se trouva en désaccord avec ses collègues qui, l'année suivante, furent également livrés à la justice. Martin Trausch, resté seul, fut chargé de liquider l'affaire. Il termina ses opérations en 1612, où l'établissement fut définitivement fermé, laissant la ville en perle de près d'un million de notre monnaie1. Martin Trausch, qui était assesseur du Grand Sénat, mou- rut la même année, paraît il, et sa veuve Anne Scheid épousa en secondes noces (1612) Charles Spielmann, qui fut ammeister en 1625 et mourut en 1631. Le premier des enfants du second lit, Henri Trausch, né en 1572, de- vint ammeister en 1631, et le 26 janvier de la même année, administra- teur ou Pfleger de la Chartreuse, ce qui lui valut de voir figurer dans un beau manuscrit conservé aux Archives de la ville, ses armoiries telles que nous les donnons en tête de cette notice. Il remplaça Charles Spielmann, qui avait épousé la veuve de son frère Martin et était mort le 6 janvier précé- dent. Henri Trausch mourut en 1636.11 demeurait rue de la Mésange n° 9. Il s'était marié deux fois, et sa seconde femme, Ursule, était fille de Lazare Zetzner, le libraire bien connu. Enfin, le plus jeune des enfants Trausch, Jacques, licencié en droit et procureur du Grand Sénat, épousa Ursule Wittig, mais ne paraît pas avoir laissé d'enfants mâles, non plus que ses frères, si bien que la famille s'éteignit à la mort de Henri. Il mourut, IL l à d'après Reichardt, en 15+0. C'est Jacques qui fut l'auteur de la chro- nique: il s'y nommait expressément au rapport de M. Schnéegans, et se déclarait le fils de Henri Trausch, membre du Grand Conseil, mort en 1593, à l'âge de 70 ans (ff. 322b et 580b), ce qui confirme les données fournies par les Collecianea genealogica cités plus haut Nous donnons plus loin la généalogie de la famille Trausch, en la complétant d'après les données fournies par Reichardt et par les Archives municipales; on verra, d'après ses alliances, qu'elle appartenait en plein à la haute bourgeoisie slrasbourgeoise. 1. Hanaueb, Études écon., 1. 1, p. 571 sqq. — On s'explique dès lors que Jacques Trausch se montre dans sa chronique si bien renseigné au sujet de l'affaire de la Banque, et s'exprime avec tant de chaleur au sujet de sa lamentable issue. Il était aux premières loges pour en connaître tous les détails. Digitized by Google — VIII — IL LA CHRONIQUE. Si nous possédons peu de renseignements sur la personne de l'auteur, nous n'en avons guère davantage sur l'œuvre. Les quelques écrivains qui parlent de la Chronique de Trausch, le font avec une concision déso- lante. nerrmâûIL^se borne à dire: Jacob Trausch, Jur. Lie, Strassburgische Chronick, & vol. in-fol Jusqu'en 1629 elle est de sa main; à dater de 1631, elle est écrite par un autre. Strobel*: Johann Trausch schrieb i626 eine Chronick in drei Bàn- den, die spâter fortgesetzt wurde. Rœhrich ne la mentionne même pas dans la préface de son Histoire de la Réforme en Alsace. Théod. de Bussierre a tiré un grand parti de la Chronique de Trausch pour ses travaux sur l'histoire de l'Alsace, et il la connaissait à fond; dans l'Introduction à Y Histoire de la guerre des Pay- sans, il déclare que cette chronique c est un des ouvrages les plus inté- ressants que l'on puisse lire». M. l'abbé Hanauer, que ses études économiques avaient amené à fouiller nos vieilles chroniques strasbourgeoises, en a trouvé une seule qui, au point de vue économique, lui parût d'une importance sérieuse, c'était la Chronique de Trausch, laquelle, du reste, résumait les données des chro- niques précédentes et les continuait jusqu'en 1633. t Trausch, ajoute-t-il3, avait un esprit vraiment critique et mûri par la pratique des affaires. Son recueil, riche en documents, nous a paru du plus haut intérêt; nous lui avons fait de nombreux emprunts dans la première partie de ce travail ; il nous en fournira encore . . . pour notre chronique économique l'ap- point le plus considérable*.» Une appréciation aussi flatteuse, formulée par un juge de la compétence y{. Notices historiques , I, xvij. ,2. Vaterl. Gesch., IY, p. 484. 3. Études écon., II, p. 27. 4. L'abbé Hanauer s'est trouvé cependant dans le cas d'avoir à rectifier diverses erreurs de notre chroniqueur. Ainsi, p. 131, au sujet des Hussgenossen et des droits qu'ils avaient à payer pour leur admission. — page 383, au sujet de la date du mon- nayage des premiers dahlers. — Enfin page 553, il rectifie la date à laquelle Trausch avait reporté la création des Miinzherren. — Études économiques, t I. Digitized by Google — IX — de M. l'abbé Hanauer, est bien faite pour nous faire regretter d'autant plus amèrement la perte de l'œuvre de Trausch, et nous faire désirer de la connaître un peu mieux. Malheureusement, aucun de ceux qui l'ont uti- lisée, n'a eu l'idée d'en faire une analyse détaillée; M. Hegel, qui, en tête de son édition de la Chronique de Kœnigshofen, donne sur toutes les chroniques conservées alors à la Bibliothèque de Strasbourg de précieux renseignements, paraît n'avoir pas eu connaissance de celle de Trausch, car il n'en fait aucune mention. Nous en sommes donc réduit à essayer de reconstituer la description de cet ouvrage à l'aide des fragments assez rares qui nous ont été conservés. Nous avons vu plus haut que la Chronique de Trausch formait trois vo- lumes in-folio, déposés à la Bibliothèque de la ville, où ils faisaient partie de la collection Schœpflin. Nous avons dit aussi que l'auteur en est Jacques Trausch, licencié en L'auteur, droit, et non Jean, comme l'appelle Strobel, sans doute par suite d'une erreur de transcription. Toutefois, au dire de Herrmann, l'œuvre de Jacques s'arrêtait en 1629, et elle avait été reprise en 1631 par un autre. S'il est vrai, comme le dit Reichardt, que Jacques soit mort en 1610, Herrmann a évidemment commis une erreur. Quoi qu'il en soit, la chro- nique a été continuée par un autre, qui, d'après les calculs de M. l'abbé Hanauer, écrivait l'Introduction en 1633, et c'était le frère de Jacques, l'ammeister Henri Trausch dont le nom se trouvait formellement ex- primé dans le texte, si bien que M. l'abbé Hanauer a été induit par là à le désigner comme l'auteur de la chronique elle-même. Mais Henri Trausch mourut en 1636, et nous possédons des fragments de 1667. Il y eut donc un second continuateur qui donnait même son adresse (fol. 634b); til demeurait en 1665 dans la rue Mercière. * M. L. Schnéegans, qui nous a conservé ce détail, croit que ce continuateur anonyme était Kûnast, se basant sur ce fait que des passages entiers de cette continuation revenaient dans Y Argentoratum sacro-profanum. Les deux œuvres ayant péri, toute comparaison devient impossible, et dès lors nous devons renoncer à résoudre ce problème pour aborder l'examen de la chronique elle-même. Autant qu'on en peut juger par les fragments qui nous restent La Chronique. (n° 2735 sqq.), l'Introduction renfermait une description de l'Alsace et de Strasbourg. Ainsi l'auteur nous apprend (fol. 19) qu'il a mesuré lui-même, en 1617, le pont de Kehl; (fol. 20) il nous décrit l'industrie des orpail- leurs; (fol. 22) il donne la liste des poissons du Rhin et de 1111; (fol. 23) nous visitons avec lui les caves de l'hôpital et le grenier d'abondance Digitized by Google — X (Stadtspeicher), et, à cette occasion, nous pouvons constater qu'il écrit en 1633, ccar, dit-il, le vin de 1472 a en ce moment 161 ans». Puis vient le tableau des monnaies, poids et mesures de la ville de Strasbourg. Nous serions presque tenté de mettre aussi dans l'Introduction le chapitre inti- tulé : c Volgt wann kirchen und closter zu Strassburg gebauen worden * (n° 2593), évidemment une réminiscence de Kœnigshoven; M. Schnée- gans, à la vérité, le déclare d'une autre main, mais sans donner aucun détail sur les diverses écritures qui se rencontraient dans la chronique, et sans dire si cette autre main est celle qui a écrit l'Introduction. Pour ce qui est de la chronique proprement dite, nous avons dit plus haut que les fragments échappés à la destruction s'arrêtent à la limite extrême de 1667. D'autre part, les plus anciens que nous possédions re- montent à l'année 1163, fol. 175 du manuscrit. Entre ces deux dates extrêmes il nous reste du Ier volume, outre les quelques débris de l'Introduction, des fragments allant du fol. 175 au fol. 395, entre les années 1163 et 1395. Du IIe vol., lre section, des fragments du fol. 5 à fol. 240, de 1400 à 1491. 2« section, de fol. 1 à 252, de 1500 à 1554. Du IIIe vol., qui parait avoir continué la pagination de la 2e section du vol. II, car il reprend à fol. 253 et va jusqu'à 638, de l'année 1555 à 1667. De toute façon, il ressort avec évidence de ces chiffres que, dans les 400 folios du Ier volume, Trausch avait condensé l'histoire de toute la période antérieure au quinzième siècle. Comment l'avait-il traitée ? Adoptant le plan traditionnel de Kœnigshoven, a-t-il, lui aussi, cru devoir remonter à la création et au déluge? Ou bien, suivant l'exemple de Speckle, s'est-il plus spécialement attaché à l'histoire de l'Alsace? Les éléments nous manquent malheureusement pour résoudre celte question ; nous inclinons cependant à croire que, fervent disciple de Speckle, il aura adopté le plan de son travail. C'est, en effet, l'œuvre du célèbre architecte qui a servi de canevas et de source première à Trausch pour la composi- tion de sa chronique. Son frère, Henri, ayant en 1605 épousé en secondes noces la fille de Lazare Zetzner, le neveu par alliance et l'héritier de Speckle qui mourut dans sa maison, Jacques se trouva tout naturellement avoir sous la main les Collectanées1, et il en fit bon usage. Souvent il les 1. Lazare ZeUner avait épousé Catherine Heber, la uièce de Speckle. C'est en 1615 seulement qu'il vendit à Osée Schad le manuscrit des Collectanées pour 30 fl. — Rsuss, Collectanées, Introduction, p. 17. Digitized by Google — XI — copie purement et simplement, d'autres fois il les abrège ou les modifie légèrement, mais, somme toute, pour la période du douzième au seizième siècle, il ne s'en écarte pas sensiblement. Il y a quelque orgueil de famille dans la phrase par laquelle Trauscb mentionne la mort de Speckle: cl589, le 18 octobre, mourut Daniel Speckel, architecte de cette ville, un célèbre architecte et un zélé historien de cette ville, a Es starb diss jahr 18 oct. herr Daniel Speckel, disser Statt baumeister, ein berùhmter baumeister und ein fleissiger beschriber disser Stath, et il a soin de meltre en tête de son œuvre le portrait de son héros: a sein contrafactur ist bey dem anfang zu sehen*. (N° 2721.) Cette intime connexion entre les deux chroniques n'a pas été sans in- convénients pour Trausch, et l'a empêché, selon toute apparence, d'être apprécié à sa juste valeur. Il est assez probable, en effet, que c'est la raison pour laquelle il a été si négligé par nos historiens modernes de l'Alsace. Il y a là une véritable injustice. Même pour la partie ancienne, la Chronique de Trausch était plus qu'une simple copie, et parait avoir eu son originalité propre. Le témoignage de M. l'abbé Hanauer atteste que, dans son travail, l'au- teur faisait preuve d'un esprit vraiment critique, ce qui indique autre chose que l'œuvre d'un copiste. D'ailleurs, il nous reste quelques traces de l'œuvre personnelle des frères Trausch, et nous pouvons encore signaler une partie des sources auxquelles ils avaient recouru. Ainsi n° 2583 l'auteur citeWimpheling; n° 2588, à propos des Zigeuner, Sources. il renvoie à Munster1 et à Aventinus1. Selon toute apparence, il avait écrit l'histoire de la lutte de Charles le Téméraire contre les Suisses et les Alsaciens, en s'aidant de diverses chroniques suisses et alsaciennes; il cite (n° 2626) Zeiler8, Fugger4 et Casp. Ens1. De son côté, l'auteur de l'Introduction en appelle à Ottfried, de Wis- sembourg, pour établir que dès les temps les plus anciens le Rhin a 1. Cosmographia uni ver salis, 1544, fol. 2. Annales Boiorum libri, VII. Munich, 1554. 3. Zeiler, Uin. Germ., pars I, c. 10, p. 230. 4. Johann Jakob Fugger und Sigmund von Birken, Spiegel der Bhren des ... . Erz- hauses Oesterreich. 5. Thésaurus politicus relationes instructiones, dissertation es, aliosque de rébus ad plenam Imperiorum Regnorum, Provinciarum omnium quae ab eis dépendent, cognitionem pertinentibus tractatus complectens. — Ex italico latinus factus opéra et studio Oaspari Bits. Cologne, Gérard GraYenbruch, 1613. — L'ouvrage est divisé en 52 apotelesmata. Digitized by Google — XII — charrié des paillettes d'or. On voit que Ton a affaire à des gens lettrés, bien supérieurs à la plupart des chroniqueurs précédents. Le portrait de Speckle qui figurait en tête de la chronique, n'en était pas le seul ornement; Trausch avait encore intercalé dans son texte divers autres dessins. Ainsi on voyait fol. 49a un fort beau portrait de l'historien Jean Aventinus; — fol. 83b celui de l'empereur Maximilien Ier vu de profil; — fol. 181a le dessin de la pierre tombale de l'évêque Henri de Hasen- bourg; — fol. 188 celui des sculptures qui ornaient l'ancien Bischofburge- thor, et, chose digne de remarque, le dessin de Trausch différait de celui que donnèrent plus tard Wencker et Silbermann. — Enfin fol. 395 étaient esquissées les armoiries de Walther von der Dieke. Dans le second volume on rencontrait dans la première partie, fol. 133, le croquis d'un tableau qui se trouvait autrefois à la cathédrale, représen- tant l'évêque Widerolff naviguant dans un bateau avec sainte Ursule et trois bateliers, dont deux frappaient de leurs rames les souris qui faisaient irruption dans le bateau. La deuxième partie offrait, fol. 126b, un dessin représentant un mortier «jEtn bôler oder feyrmôrser von eyssen gegossen*; — fol. 564b idie Traube mit dreifachem Bart zu Steinfels bey Weissenburg gewachsen, und allhie im Wùrtzhaus zum Salmen zu sehen gewist*, gravure de Jacques von der Heyden, datée du 26 août 1615; — fol. 564 tAbbildung der grossen Raupen vor dem Metziger Thor*, dont il était question dans le texte à la page suivante; — fol. 568 t Dos Schiessen mit grossen Stùcken vor dem Metzger Thor 1607*. — Enfin fol. 600 le dessin du Munster- knopf9 remplacé en 1625, entièrement conforme à celui qui se voit pag. 18 du Mùnsterbûchel de Schadaeus. Les fragments de la Chronique de Trausch que nous publions pro- viennent pour la plupart de M. L. Schnéegans; cependant nous en devons un certain nombre, et non des moins intéressants, à MM. Straub et Hanauer. Ce dernier nous a notamment communiqué les notes prises par lui dans Trausch pour les Études économiques, notes prises en homme possédant les deux langues, tantôt en français, tantôt en allemand, et qui dans cet état rudimentaire n'étaient pas destinées à la publicité. Nous les avons données telles quelles, convaincu qu'ici le fond est la seule chose importante et craignant d'altérer le texte par une nouvelle traduction. A notre grand regret, nous n'avons pu retrouver dans les papiers de M. Théodore de Bussierre, gracieusement mis à notre disposition par sa Digitized by Google — XIII — famille, les nombreux extraits qu'il a dû en faire pour ses divers ouvrages sur l'Alsace, dans lesquels nous le voyons citer page par page la Chro- nique de Trausch. Nous apprenons ainsi que l'histoire de la lutte entre l'évêque Wallher de Geroldseck et la ville de Strasbourg remplissait dans Trausch 12 folios (218—230); —la querelle entre les Zorn et les Mûllen- heim en tenait 41 (281—322) ; — l'invasion des Armagnacs 19 (365—384) ; — l'histoire de Charles le Téméraire 39 (138b— 177). Enfin l'histoire de^ l'établissement de la Réforme pour la seule période de 1517 à 1530 occu-/ pait 79 folios de la IIe partie du deuxième volume (53—132). / Ne pouvant nous résigner à laisser vide dans notre publication la place considérable tenue dans l'œuvre de Trausch par le récit de ces événements si importants, nous avons, pour l'histoire de Charles le Téméraire et pour celle de la Réforme, à défaut du texte même de Trausch, donné sous forme de régestes le canevas de la chronique tel qu'il nous est fourni par le travail de M. de Bussierre. Cela nous a semblé d'autant plus utile que les passages correspondants de Speckle ne nous ont pas non plus été con- servés. Or, il est probable que Trausch les avait plus ou moins fidèlement reproduits, car M. de Bussierre cite presque toujours avec Trausch les deux chroniques de Speckle et de Wencker. Enfin nous avons publié, à la suite de la chronique, les Notes de M. Hanauer; on remarquera qu'elles s'arrêtent en 1629, ce qui semblerait indiquer au premier abord, qu'elles sont l'œuvre de Jacques Trausch et n'ont pas été continuées après lui. Cette conclusion se présentait tout naturellement à l'esprit en présence de l'assertion de Herrmann, disant que Trausch avait continué sa chronique jusqu'en 1629. Mais Reichardt, qui fait mourir Jacques Trausch en 1610, ne nous permet plus de nous y arrêter, et il faut constater une fois de plus qu'ici encore nous nous trouvons en face d'une difficulté devenue insoluble, depuis que la destruction du manuscrit a rendu impossible l'exa- men de l'écriture. Il nous reste si peu de l'œuvre de Trausch, qu'il ne pouvait être ques- tion, comme pour Bûheler et Speckle, d'en reconstituer même les grandes lignes. Aussi avons-nous pris le parti de ranger purement et simplement le tout d'après l'ordre chronologique, sans nous préoccuper de la pagina- tion, qui d'ailleurs ne nous était pas toujours fournie. Cependant, en réalité nous n'avons été que rarement dans le cas de nous écarter de cette der- nière, comme cela est arrivé pour les quelques débris de l'Introduction sauvés par M. l'abbé Hanauer; le chroniqueur paraît s'être attaché stricte- ment à donner les faits année par année. Quant à l'orthographe nous nous Digitized by Google — XIV — sommes borné, ainsi que pour Bùheler, à retrancher les consonnes de surcharge, en réservant les majuscules pour les noms propres et le pre- mier mot des phrases. Dans l'indication des sources d'où proviennent les divers fragments, nous avons également conservé le système adopté pour Bùheler. Seule- ment M. Rod. Reuss ayant écrit Schn. pour Schnéegans, que nous avions désigné simplement par S., nous avons cru devoir suivre son exemple pour éviter toute confusion. Voici le tableau des abréviations qui se ren- contrent au cours de ce travail : Pp. Schn. = Papiers Schnéegans. Pp. H. = Papiers Hanauer. Pp. Str. = Papiers Straub. Buss. = Bussierre (Théodore de). Ainsi que nous l'avions annoncé à la fin de l'Introduction à la Chronique de Bùheler, et que M. Rod. Reuss Ta répété en tête de la Chronique de Speckle, les notes explicatives seront données à la fin des chroniques avec la table des [matières, ce qui permettra d'établir une concordance des passages parallèles. Nous avons déjà commencé ce travail pour les chroni- queurs antérieurs à Trausch, spécialement pour Speckle, ainsi qu'on pourra le remarquer. Quant aux imperfections malheureusement inévita- bles dans une publication de ce genre, nous nous en remettons à l'indul- gence du lecteur. L. D. Jf|*r*n ■*■ m Digitized by Google GÉNÉALOGIE DE LA FAMILLE TRAUSGH. Digitized by Google — XVI — GÉNÉALOGIE DE L Reinrjch Trausch. XXI. War ein Gerber. f 1593. Bx !• uxore 1-2-3. 4. Valentin n. 1564 12 nov. f 1610 7 febr. 5. ÀMBROSIUS f 1620 9 sept. ux. Catharina Geigerin. 6. Margareta ux. 1* NlCOLA! Christem 2* Jo. Jac Zeyssolf. 7. Martin Sénat Maj. Assess. ux. 1° Susanna Widtin f 1601. 2° Clara Scheidin vel SchnydJ postea uxor Garoli Spielman consolis 1564-1631. 1. Anna Salome d. 1604 9 sept Martin Heinrich n. 1608 7 febr. 3. Susanna Maria d. 1609 15 nov. ux. Nicolai Agoer med Doct Clara Anna n. 1614 11 aug. Bx 1' uxore Salome Maria n. 1599 16 julii n. 1601 ux. 10 febr. Joh.Heinrich Bosch mercatoris. Magdalena n. 1604 8 aprii. t MaR o. 160 15 juli Notes. — Yalentin war der âlteste Sohn Heinrichs Trauschen XXI. I¥B. Das 4e Kind geb. 1564, 1*2 nov k: 1610, 7 febr., abends zwischen 5 und 6 unren, da slarb h. Valentinus Trausch, begraben zu Si. Gall< Er ist in a*. 1538 vom Terstaod kommen und bey seinem bruder Ambrosio Trauschen gestorben. NB. Letzterer starb 1620, 9 sept. AQ. 1610 8 aprilis auf den h. Ostertag starb h. Jacob Trauscb J. l\ Liceutialus. Rkichakdt. (Pp. Schn \ Digitized by Google — XVII — AMILLE TRAUSGH. la uxor 2* uxor. Salome ton Pessenheim. Bx 2* oxore Heinrich Kunigund Gonsal. nat. 1572 t 1636. Uxores: Maria filia Leonhardi Baur, aurifabri. nuptiae 1595, 10 feb. Maria Zetzner, filia Lazari Zetzner, bibliopolae. nuptiae 1605, 15 oct. 3° Ursula Braunin vidua Danielis Stedel nupt. 20 juli 1635. Elisabeth ux. 1° Joh. Heinrighs Meissner XXI. 2° Balthasari Bischoff XV. I Balthasar Bischoff Consul. 1646. Sara Jacob J. U. Lie. Procur. Sénat. Maj. t 8 april 1610. ux. Ursula Wittigin. Ex 2* uxore lisabeth Maria Magdalena Friedrich Gatharina Philipp Esther n. 1608 n. 1610 n. 1611 n. 1613 n. 1614 n. 1616 4jaouar. 19 april. 17 oct. 18 julii. 8 dec. 19 sept. Elizabeth Barbara n. 1618 n. 1620 16 april. 27 aug. B. XV. — (M.) 2. Digitized by Google NOTICE SUR LA FAMILLE WENCKER. La famille Wencker qui, pendant deux siècles, a joué un si grand rôle à Strasbourg, se trouve naturellement mentionnée souvent dans les écrits qui traitent de l'histoire locale. Elle est cependant très mal connue, et Ton semble s'être ingénié à plaisir à confondre les divers personnages qui se sont succédé dans les fonctions publiques, de 1644 à la fin du siècle der- nier1. Amené par la publication des Fragments de la Chronique de Wencker à éludier la biographie de l'auteur, nous avons essayé de débrouiller ce chaos, et les pages suivantes contiennent le résultat de nos recherches. On n'y rencontrera pas des événements historiques de premier ordre, ce qu'il n'est pas permis d'espérer lorsqu'il s'agit d'un état minuscule tel que l'ancienne république de Strasbourg, mais le lecteur ne lira peut-être pas sans intérêt diverses pages où est retracée, soit la vie intime des per- sonnages qui figurent sur la scène, soit le fonctionnement de la vieille machine que Ton appelait le gouvernement de Strasbourg. I. Même la Liste préparatoire du Dictionnaire biographique d'Alsace, publiée par Stoffel en 1869, est fautive dans Ténumé ration des Wencker. Digitized by Google — XIX Nous ignorons d'où sont venus les Wencker. En 1475, un Nicolas Wencker devient bourgeois de Strasbourg par suite de son mariage avec Barbe Schilling, veuve de Hans Erhart, de Diemeringen1, et la même année les deux époux achètent dans la cathédrale, devant l'autel de Sainte- Anne, un lieu de sépulture, au prix de 50 R. Après la mort de Barbe, qui ne lui avait pas laissé d'enfants, Nicolas se remarie, et l'une de ses filles, Odile, épouse un orfèvre de Strasbourg, la seconde, un marchand Adam, de Salzbourg; son fils Nicolas* devient Schullheiss (prœtor) à Offenbourg. Ce dernier laisse deux fils, dont l'un, Thiébaull, s'établit à Bâle, l'autre, Jacques, se fixe à Strasbourg où il siège au Grand Sénat et meurt en 1568*. Son fils Daniel4, négociant à Strasbourg, remplit diverses foncions pu- bliques et meurt vers la fin du seizième siècle. Agnès de Tûrckheim, sa veuve, se remarie avec Christophe Staedel, en 1598; son fils, Jean Ier Wencker, est l'auteur de la chronique connue sous son nom, et par con- séquent l'objet principal de notre étude. Pour tout ce qui précède, nous renvoyons le lecteur à la table généalogique, où se trouvent complétées les données relatives aux Wencker antérieurs à Jean Ier1. Origine des Wencker. JEAN Ier WENCKER. Jean Wencker était né en 1590. Nous n'avons trouvé aucun détail rela- tif à son éducation, qui paraît avoir été fort soignée. Il fut inscrit parmi 1. Burgerbuch, 1475. 2. En 1529 il signe en cette qualité le traité de Schlesladt, conclu par l'intermédiaire de Tévêque de Hildesheim, Balthasar Merckel, entre la ville de Strasbourg et les cha- noines émigrés de Saint-Thomas et des deux Saint-Pierre. 3. Il flgure le troisième sur la liste des bourgeois qui quittèrent Strasbourg en 1548 à cause de l'Intérim. — Pastorios, Abhandlung, S. 169. 4. Le troisième volume des Arg. hi&t. pol. renferme n* 30 b une lettre de Daniel Wencker, alors Zunftmeister zue Freyburgern , au Bentmeister Thomas Obrecht , en date du 10 décembre 1594. 5. Il y avait encore à Strasbourg une autre famille du nom de Wencker, qui ne parait pas avoir été de la même souche, ou qui peut-être s'y rattachait par Wencker Nicolas , de 1475. A en juger par les prénoms on serait tenté de croire qu'elle était catholique. On trouve en 1525-59, André Wencker et quatre enfants [Kirchenb. St. Thomas —St. Claus) — en 1G28 un Vincent Wencker {Kirchenbucher Munster) — en 1675 et 76, Jean Chris- tophe Wencker, gew. Notantes publicus und Beysitzer B E. grossen Baths {Kirchenb. MOnster) — en 1670—71 Schlestadt envoie un Jean-Jacques Wencker acheter des cé- réales à Strasbourg. — (Arch. mun. de Strasbourg, AA. 1264.) Digitized by Google — XX — les membres de la tribu des Cordonniers4, entra au Grand Sénat, et en 1633, le 2 octobre, il fut élu membre des XV. En cette qualité il eut à remplir une série de charges dont le conseil avait la collation1, et qui toutes valaient à leurs titulaires quelques petits profits, mais parfois aussi des désagréments. Wencker en fit l'expérience. Dans le courant de Tannée 1635 il présida la chambre des XV et sortit de charge le 23 janvier 1636. Conformément à un ancien usage, il alla au siège qu'il avait occupé comme président, secoua le coussin qui le recou- vrait, pour préparer la place à son successeur, s'approcha de la table qui probablement servait de bureau, remercia ses collègues de l'honneur qu'ils lui avaient fait en lui conférant la présidence, les pria de juger avec indulgence la manière dont il l'avait exercée, se recommanda à leur bien- veillance, et alla reprendre sa place de membre du conseil1. Le 30 juillet de la même année il fut appelé aux fonctions de Holzherr, c'est-à-dire d'administrateur des forêts de la ville, en place de Staedel. C'était une grosse affaire : il y avait à diriger l'exploitation et à surveiller les magasins où la ville entassait le produit des coupes, au moyen des- quelles elle faisait des paiements en nature à une foule d'employés, et il crut entrer de plain-pied dans les fonctions qu'avait remplies son prédécesseur. Mais son collègue plus ancien, le XV Zeyssolf, prélendit qu'à titre de doyen des Oberholzherren il avait le droit de choisir, et il lui convenait de s'adjuger précisément la part de Staedel, c'est-à-dire les magasins de bois. La chose fut portée devant le conseil, et Wencker, qui aurait également préféré le bois sec au bois vert, fit valoir qu'en sa qualité de parent du chef des forestiers (Hagemeister), il ne pouvait guère devenir son contrôleur. Le procès-verbal est singulièrement écourté, et il semble que le conseil n'ait pas tranché le conflit; mais le Hagemeister n'eut pas à se louer de son cousinage avec Wencker, car ce fut lui qui paya les pots cassés; on décida qu'il y avait lieu de mettre ordre à sa gestion, car il s'occupait plus de ses biens particuliers que de son service. Les fonctions de surveillant des imprimeurs (Obertruckerherr), autre- 1 . Bernegger , Delineatio, p. 1 40. 2. 1633 Kohlenherr. — Obmann der Uhrenmacher Meisterstuchschau. — 1634 Ober- truckerherr. — OberumgeUsherr (interimsweiss). — 1636 Holzherr. — 1639 Obmann der Schenckbechertchen Stiftung. — Âpodeckerherr. — Mitlandherr in der Ruprechtsau. — Protoc. d. XV. 3. H. Jobann Wencker als abgehender XV" meister, schuttelt altem herkommen nach das kiïssen uff etc. — Prot. d. XV, 1636. — Ce coussin rappelle le sac de laine qui aujourd'hui encore garnit le siège au chancelier de l'Échiquier en Angleterre. Digitized by Google — XXI — ment dit de Censeur, provoquèrent également en 1639 un conflit entre Wencker et son collègue, l'ammeister Mueg. Celui-ci avait négligé de lui transmettre, pour être aussi examiné par lui, le panégyrique du duc Ber- nard de Weimar par Freinshemius qui venait de paraître, et auquel il avait seul donné Yimprimatur. Wencker s'en plaignit aux XV1: que l'am- meister l'eût fait avec intention, comme cela était à présumer, ou non, peu lui importait. Mais comme cet écrit renfermait des choses dont à un mo- ment donné on pouvait avoir à répondre, il tenait à dégager sa responsa- bilité, et abandonnait le reste au conseil. Celui-ci déclara que pareille chose ne devait plus se renouveler, et que tout manuscrit devait être soumis par Mueg à l'examen de Wencker, et être approuvé par les deux. L'année suivante, 1640, le 4 mai, il fut élu membre de la chambre des XIII et dut quitter les diverses fonctions (Aempter) qu'il avait exercées en qualité de membre des XV. En 1644 Wencker devint ammeister; comme on pouvait s'y attendre en des temps si tourmentés, les affaires publiques lui donnèrent bien des tra- cas. Il trouva en débutant la ville engagée dans une querelle avec le duc Charles de Lorraine. En 1643, deux mille hommes de troupes hessoises qui servaient dans l'armée du maréchal de Guébriant furent rappelés dans leur pays. Ils descendirent le Rhin en bateau et leur chef, Ernest Albert d'Eberstein, présenta à la ville une lettre de Guébriant, demandant qu'on leur accordât libre passage. Grand fut l'embarras du Magistrat: refuser c'était s'exposer à voir dévaster les environs de la ville, et de plus blesser les cours de France et de Hesse. On accorda donc le passage le 22 juin et les troupes hessoises continuèrent leur voyage. Malheureusement, un peu plus loin, elles pillèrent quelques villages du margraviat de Bade et, près du Neckar, elles enlevèrent les bagages du duc Charles de Lorraine, qui y perdit tous les papiers de sa chancellerie, sa vaisselle d'argent et sa caisse. Grandes plaintes du margrave de Bade et du duc de Lorraine; mais celui-ci ne s'en tint pas là, et pour se venger des Strasbourgeois qu'il rendit responsables de tout, il fit arrêter les ba- teaux strasbourgeois qui descendaient le Rhin, chargés de vin, et ne les relâcha que contre une grosse rançon; divers villages du territoire stras- bourgeois furent incendiés et pillés. Strasbourg avait réclamé la protec- tion de la France par des lettres adressées au Roi et au cardinal Mazarin en date du 39 décembre 1643, et fait également intervenir la landgrave 1. Protoe. d. XV, Digitized by Google — XXII — de Hesse; le 9 février 1644 Mazarin répondit qu'ordre serait donné au maréchal de Turenne et aux autres commandants des armées royales de protéger la ville et ses habitants1. Dans le courant de cette même année 1644, Strasbourg concourut puis- samment à approvisionner l'armée du duc d'Enghien durant la campagne qui amena la prise de Philipsbourg. En échange elle obtint de la cour de France une faveur longtemps sollicitée et toujours refusée jusqu'alors, à savoir la décharge de la dîme militaire et des contributions de guerre1 que les généraux français levaient dans le bailliage de la Wantzenau, confisqué par les Suédois sur l'évêque de Strasbourg et donné par eux à la ville. La lettre du roi est du 16 septembre, mais le gouverneur de Brisach, M. d'Er- lach, n'avait tenu aucun compte des ordres adressés de Paris au baron d'Oysonville, et il fallut recourir encore le 12 novembre au ministre français, le comte de Loménie-Brienne. Le nouveau résident français à Strasbourg, Stella de Morimont, apporta enfin des ordres plus formels pour d'Erlacb, et la ville crut pouvoir jouir en paix de celte faveur. Mais il n'en fut rien. La dernière lettre du roi était datée du 11 décembre, et le 22/12 du même mois le Sr Berghammer, lieutenant-colonel du régiment de Mazarin, faisait de grand malin c escalader et surprendre le bourg de Geispolsheim dé- pendant du bailliage de la Wantzenau, désarmer et chasser les soldats strasbourgeois qui le gardaient et dont quelques-uns furent blessés, le tout sous prétexte que ce lieu entre autres lui aurait été assigné pour quartier d'hiver. En vain lui fit-on voir «l'ordre général du roi, ensemble la sauve-garde de M. le maréchal de Turenne, enfin l'exemption accordée tout récemment par le roi pour le bailliage de la Wantzenau > ; rien n'y fit. Craignant de nouvelles violences, le magistrat s'adressa à la reine régente en date du 25/15 décembre 1644 et au comte de Brienne. La lettre envoyée à la reine était respectueuse et modérée; celle que reçut le ministre était ferme et presque menaçante: évidemment on se croyait joué et l'on était irrité à Strasbourg. Le magistrat demande c que raison et réparation . . . soit faite de cet affront, aussi bonne et prompte que l'indignité de l'action >. — Il assure que «si cette violence insupportable demeure impunie, il (lui) sera bien difficile de la digérer avec la même patience et facilité qu'il avait fait toutes les (autres) précédentes» — et qu'il ne pourrait s'empêcher d'en avoir 1. Kentzinger, I, p. 266 sqq. — Strodbl, IV, p. 459 sqq. — Wbncker, Chronique, n° 3182. 2. Cela représentait environ 300 sacs de blé. X Digitized by Google — XXIII — raison par la force, cet d'en avertir tous les Électeurs, Princes et États d'Allemagne, à ce que cette procédure leur serve d'exemple et de preuve de ce qu'ils doivent atlendre de la France, — et que lui-même verrait à pourvoir à ses affaires le mieux qu'il pourrait!. — Cette lettre produisit Keffet voulu; à celle heure la France avait encore intérêt à ménager Stras- bourg. Le cardinal Mazarin écrivit une lettre des plus gracieuses, le comte de Loménie-Brienne en fit autant, on communiqua aux Slrasbourgeois les ordres formels que le roi adressait au maréchal de Turenne en date du 8 janvier 1645, et pour un temps la ville eut quelque repos. C'étaient là des questions politiques auxquelles Wencker fut mêlé en sa qualité d'ammeister; il s'en présenta une autre où il fut directement im- pliqué et d'une manière peu agréable, nous voulons parler d'une querelle que fit à la ville M. de Rasilly, le commandant français de Haguenau. D'après sa correspondance publiée par M. de Kentzinger, Rasilly était un excellent homme au fond, mais manquant de mesure, s'emballanl facile- ment, assez généreux toutefois pour reconnaître ses erreurs, et par-dessus tout cela d'un chauvinisme outré. Or en temps de guerre, de pareils chefs peuvent devenir bien dangereux pour leurs adversaires. Voici ce qui s'était passé, d'après le magistrat Un convoi de blé destiné à M. de Rasilly avait reçu à Strasbourg ttoute sorte de bon et favorable traitement»; en récom- pense de cela deux cavaliers dudit convoi, nommément Saint-André et un chirurgien, commirent en sortant de la ville mille « exorbitances > ; d'un d'eux, dans la Grand Vue, pourchassa et épouvanta les femmes, sur les- quelles il lâcha des coups de pistolet», et lira dans un chariot de foin qui commença à brûler. L'autre fut si hardi et si insolent que c d'excéder et outrager en faits et paroles > quelques bourgeois et ce à la barbe des sol- dats qui gardaient la porte, et il eût tué d'un coup de « carabin • la senti- nelle, s'il n'en eût été empêché par un coup qu'il reçut sur la main. A ces deux s'étaient joints deux autres, savoir Conrad Wolther, cornette, et Jean Starck, lesquels exercèrent conjointement tant de violences sur le peuple moissonnant dans les terres de la juridiction de la ville, que les soldats de garde furent obligés de lâcher du rempart deux ou trois coups de mousquet sur eux. Après cela ils prirent un cheval à un paysan de Hœnheim, et ayant été sur ce galoppés par les paysans et un des soldats de la ville, le cheval fut trouvé entre les mains dudit cornette et Jean Starck, qui firent autant d'effort pour le retenir que les autres pour leur faire .lâcher prise, ce qui ne se passa pas sans donner et recevoir des coups de part et d'autre. Enfin, les premiers ayant été forcés de céder aux plus forts et étant ensuite menés devant le consul régnant (Jean Wencker), ils Digitized by Google — XXIV — vomirent non seulement en sa présence une infinité d'injures et blasphè- mes horribles, mais tle traictèrent encor en sa personne avec tant d'excès, d'indignité et çle mépris*, que pour sauver sa réputation et autorité, il fut contraint de les envoyer au prévôt1. Là-dessus grande colère de M. de Rasilly, à qui naturellement on re- présenta la chose tout autrement; à les entendre, les deux prisonniers avaient voulu retenir leurs camarades cafin que le vin, dont ils s'étaient trop chargés, ne leur fil faire quelque insolence >, et maintenant ils étaient les victimes de leur humanité, ayant été enveloppés et fort inhumainement traictést par les soldats de la ville et principalement les paysans de cHenent. Il réclama donc la mise en liberté des prisonniers et le châtiment des coupables*. Le magistral ayant répondu par l'exposé des fails, l'irascible gouverneur riposta par une lettre d'une violence inouie, accusant les Strasbourgeois d'avoir c la passion de déplaire à tout ce qui dépend de Sa Majesté 1res chrétienne». Il avail fait donner la question aux accusés, mais leur té- moignage ne s'accordait naturellement pas avec celui de la partie adverse, et, disait-il, il voyait assez clair ce que cherchait le magistrat et combien de foi il ajoutait t à ces paysans, qui de leur troisième et quatrième géné- ration n'ont jamais eu une goutte de sang en leurs corps qui ait été affec- tionnée au party français*. Il renouvela donc sa sommation, sinon il menace de châtier ces paysans de Henen et c de leur faire ressentir que le Roy était encore maître des Alsaces*. A ce factum le magistrat de Strasbourg fil une réponse à la fois digne et ferme en date du 19: dès le 14 il avait remis en liberté les deux cava- liers emprisonnés qui, paraît-il, ne s'étaient pas pressés de retourner à Haguenau. Quant à la déposition des deux autres, on y opposait celle de cent témoins oculaires qui méritaient indubitablement plus de foi que des personnes déposant dans leur propre cause8. Là-dessus M. de Rasilly fil volte-face. Dans une lettre du 21 % après avoir protesté de sa bonne volonté pour la ville de Strasbourg, il reconnaît que c la justice se voyt souvenles fois servante de la passion particulière, la vérité se mener en triomphe par le praijudice de faux rapports et les bien- faits sans aucun titre dans le journal du monde >. 1. Kbntzinoer, II, p. 115. — Prot. d. XXI, 1644. 2. Kentzingbr, II t p. 114. 3. 7tttf.D. 118. 4. JM&$. 119. Digitized by Google — XXV — Le paysan en faveur duquel le magistrat de Strasbourg avait intercédé, a été relâché avant l'arrivée de la lettre, « non pas qu'il se soit trouvé en- tièrement lavé du crime de ceux de Henen, mais pour la considération et le respect particulier de Strasbourg, etc. > Toute la lettre est sur ce ton et le comble de l'emphase se trouve dans le post-scriptum, où M. de Ra- silly déclare*qu'il respecte et honore les Strasbourgeois, à un point qui ne se peut exprimer par la plume, et qu'il se réputerait beaucoup plus glo- rieux d'avoir le droit de citoyen en cette ville et république qu'en celle de Venise, où les princes quelquefois se tuent pour en avoir le bénéfice; préférant la franchise allemande à la dissimulation italienne1. En sortant de fonctions à la fin de l'année 1644, Jean Wencker eut à soutenir une lutte pénible contre ses concitoyens. Dès le 6 avril 1644, les plénipotentiaires du roi de France à Munster avaient invité la ville de Strasbourg, ainsi que tous les autres princes et états de l'empire, à se faire représenter aux négociations. Celte mesure excita, comme on sait, le déplaisir de l'empereur qui voulut rompre sur-le-champ les négociations, et il ne fallut rien moins que la persistance de la Suède et de la France à maintenir leur exigence, pour le faire céder et spécialement pour faire admettre les députés de Strasbourg, que les plénipotentiaires impériaux voulaient exclure à tout prix. Strobel* attribue en grande partie ces bonnes dispositions de la cour de France aux efforts du sieur Polhelm, l'agent de la ville à Paris; le sénat en reçut une nouvelle preuve par les communi- cations orales que lui firent le 29 juin les députés de Colmar qui reve- naient de la capitale de la France3. De son côté, le roi Louis XIV, dans deux lettres successives datées du 20 et du 30 août 1644, insistait pour que la ville donnât suite à l'invitation reçue, et le nouveau résident de France à Strasbourg, Stella de Morimont, le successeur de Melchior de l'Isle, remit au sénat une note rédigée dans le même sens4. Au commencement de 1645, les villes de Landau, Wissembourg et Spire 1. K. p. 119. — Nous citons ce fait entre beaucoup d'autres. M. de Rasiily aimait beau- coup écrire, ce semble, et les Archives de la ville conservent une volumineuse corres- pondance de cet officier. Voir série ÀA. 1109—1882—1883—1887—1889—1890—1896. 2. T. IV, p. 465 sqq. 3. Protd.Hl, 1644. 4. Strobbl, IV, p. 466. — Athenae Rauricae, p. 159. — Kentzinoer, p. 279 sqq.— 295. Digitized by Google — XXVI — chargèrent Strasbourg de les représenter à Munster, vu que l'état délabré de leurs finances ne leur permettait pas de faire les frais d'un député spé- cial1. Francfort, avec qui Strasbourg s'était rais en rapport au sujet de celte question' aussi bien qu'avec les autres villes impériales, et où pro- bablement se tenaient les conférences de leurs délégués, fit savoir que Ton avait décidé d'envoyer seulement deux représentants par ville, un membre du magistrat et un avocat. Le moment d'agir était venu et, après avoir reçu le 20 janvier 1645 cette communication, les XXI décidèrent que l'honorable mais délicate mission de défendre les intérêts de Stras- bourg à Munster — Osnabruck serait confiée à l'ammeisler sortant, Jean Wencker, et à l'avocat de la ville, Marc Ott, plus connu sous son nom lati- nisé de Marcus Otto3. Wencker refusa tout d'abord; il exposa de vive voix aux XV et aux XIII les motifs de son refus; sa santé était si mauvaise qu'il ne lui serait pas possible d'arriver sans encombre jusqu'à Francfort seulement. D'autre part, sa vie avait été si éprouvée qu'il se trouvait incapable d'aucun travail suivi; souvent il était en proie à une sombre mélancolie, suite de la ma- ladie de foie dont il souffrait. Il priait donc MM. du conseil de reporter leurs suffrages sur quelque autre personne. Cependant son refus n'était pas absolu, ce semble, car il ajouta que si on ne voulait pas admettre ses raisons, il lui fût permis d'emmener son fils (Daniel) qui pût lui servir de soutien et d'appui. Rapport fut fait aux XXI dans la séance du 22 janvier. Us saisirent la balle au bond et décidèrent que Ton ferait auprès de Wen- cker de nouvelles instances; il emmènerait d'ailleurs qui il voudrait. L'am- meister Meyer et un membre des XIII, Kônig, furent chargés de celte mission et revinrent en rendre compte: Wencker reconnaissait combien était flatteuse la confiance qu'on lui témoignait, il se souvenait de ce qu'il devait à sa patrie, mais il prenait Dieu à témoin qu'il se sentait incapable de faire ce voyage. Le conseil maintint sa décision, et fit dire à Wencker de ne pas s'exagérer les difficultés de ce voyage. Mais à mesure que les négociations se prolongèrent, il se manifesta chez Wencker une surexci- tation toujours croissante, qui finit par accuser un caractère franchement maladif. Le 24 il écrivit à l'avocat de la ville, le Dr Daniel Irnelin, une lettre lamentable pour lui demander son appui4. Il était, dit-il, dans un vrai 1. ProL d. XXI, 1645. — Strobbl, p. 469. 2. KENTzmoER, l, p. 287. 3. Prot. d. XXI, 1645. 4. Argent, htil. pol.,l>n° 145h. Digitized by Google — XXVII — labyrinthe ! Ce choix le comblait d'un honneur immérité, mais il ne pouvait l'accepter , ce qui l'attristait à un tel point que, s'il n'y avait eu péché à le souhaiter, il eût voulu être mort. Personne ne voulait admettre ses excuses; entreprendre ce voyage lui était impossible; sa volonté le pous- sait à risquer la chose, ses forces lui criaient: tu en es incapable. Que faire? Sa conscience et sa conviction le forçaient à refuser, ne se sentant pas en état d'arriver à Francfort sans être obligé de s'aliter, et il se voyait forcé de maintenir ce refus, au risque d'encourir l'indignation du conseil; sed salus palriae prœvaleal ! Il ne voulait pas causer des frais inutiles au trésor, ni des ennuis à son compagnon de voyage. Mais Imelin ne put ou ne voulut pas agir dans le sens demandé1, et le 25 deux membres des XV, Bischof et Wohlfarlh, ainsi que le greffier syn- dic, exposèrent aux XXI que l'ammeisler Wencker leur avait fait savoir par son einspânniger, que l'état de sa santé ne lui permettait pas de venir en personne. Il les priait de représenter encore une fois au conseil les rai- sons de son refus, et il protestait à nouveau devant Dieu que la faiblesse de sa constitution ne lui permettait pas d'entreprendre ce voyage. Il priait le conseil de remettre la décision jusqu'au 25; il examinerait encore la question, accepterait s'il se trouvait capable de partir, sinon il espérait qu'on l'en dispenserait. Le conseil décida qu'on lui enverrait une nouvelle députation chargée de s'informer de sa décision, et de lui faire savoir que l'on espérait bien ne pas le voir se dérober dans une conjoncture si grave. Là-dessus Wencker rédigea un mémoire' pour justifier son refus. C'est un écrit verbeux et diffus où sont répétées et ressassées les raisons déjà alléguées, accompagnées d'une foule de protestations de dévouement et de patriotisme. Il était à la vérité à peine âgé de 54 ans, mais sa santé était si faible qu'il ne supportait ni le froid, ni la chaleur, ni la pluie; il n'était ni malade, ni bien portant; depuis quatre ans il se trouvait condamné à un régime spécial, malgré cela il n'avait pas eu tout ce temps une heure de bonne santé, et ses infirmités augmentaient chaque jour, loin de diminuer. Il était tourmenté de douleurs, qui de la tête se répandaient dans les membres, au point que souvent il était dégoûté de la vie et envahi par des humeurs noires qui lui ôtaient toute liberté d'esprit. Et comme si ce sombre tableau n'avait pas suffi pour apitoyer ses collègues, le malheureux, oubliant toute mesure, alla jusqu'à déchirer ce que Ton est convenu d'appeler les voiles du sanctuaire domestique, et, sans souci de ce qu'en penserait sa femme 1. Ibid. 2. Argent, hitt.pol, I, n* 144. Digitized by Google — XXVIII — encore vivante, ni de ce qu'y verrait la malignité publique, il déclara que dans son mariage il avait eu à supporter des chagrins cachés qui avaient achevé de ruiner sa santé1. Chose étrange! Dès qu'il abandonne ce thème, rhomme d'état se retrouve; il expose parfaitement les qualités nécessaires aux délicates fonctions d'ambassadeur, fait ressortir l'honneur qu'il y aurait pour lui à les remplir et la joie qu'il éprouverait en travaillant à amener cette paix demandée à Dieu par tant de prières, lui qui, depuis sa jeu- nesse, avait voué sa volonté et ses forces au service de la patrie! Mais ce n'est qu'un éclair, et bientôt il retombe dans un ton lamentable, nous dirions presque pleurnicheur, qui, nous le répétons, offre un caractère véritablement maladif. 11 semble que le conseil ressentit une impression analogue à la nôtre, car le 27 janvier, après avoir entendu la lecture de ce mémoire, il décida que Wencker serait dispensé du voyage à Osnabrûck. Dieu soit loué, écrivit celui-ci sur le brouillon de son plaidoyer qui avait obtenu cet heureux résultat. Il s'agissait de faire un autre choix, mais on dirait que le refus de Wencker porta malheur à la ville. Le 12 février suivant Jean Zeyssolf, des XIII, fut désigné et n'accepta pas. On renonça dès lors à choisir parmi les XIII à qui leur âge et leur santé fournissaient un prétexte plausible de refuser cette charge, et Ton se rabattit sur le conseil des XV. Finalement on désigna le 19 février le stettmcisler Rœder qui refusa également. De guerre lasse, le conseil se décida le 10 mars à envoyer seul le pauvre Dr Marc Ott, alors avocal de la ville; celui-ci fit bien lui aussi quelques difficultés au début, mais ses fonctions lui ôlaient son indépendance, et il dut bon gré mal gré partir pour Osnabrûck, d'où il ne revint qu'en 1649. Une fois délivré du cauchemar qui l'avait obsédé, Wencker revint à ses affaires et à ses études, sans toutefois se désintéresser de la politique. En sa qualité de membre du Conseil des XIII où il avait été appelé en 1645, et qui avait la direction de la politique extérieure, il était sans cesse au courant des dépêches que la ville recevait de ses agents de Paris et d'Osnabrûck. 11 entretenait en outre des correspondances privées avec diverses per- sonnes, tant en France qu'en Allemagne, et le peu qui nous en reste suffit pour en montrer le puissant intérêt. En 1646 Bernegger, en mission poli- tique à Paris, le renseigne sur ce qu'il apprend, tandis que Wencker lui fait savoir ce qui se passe à Strasbourg. Bernegger ne se gêne pas 1. In meinem ehestande durch zufûllig hertzenleid welches ich in geheim ver- schlucken tnussen. Digitized by Google — XXIX — pour exprimer toutes ses craintes et ses angoisses au sujet de l'avenir, ce qui montre bien de quel bord était Wencker. Plût à Dieu, lui écrit-il, que notre chère patrie fût plus éloignée de la France! Je crains que cet été ne voie de funestes changements. Le voyage de la cour en Provence, l'approche du duc de Lorraine avec 20,000 hommes, les courriers qui arrivent si souvent de Munster avec de nouveaux projets espagnols donnent à réfléchir à bien des hommes politiques. J'ai appris avec plaisir que les États ont unanimement refusé d'accéder aux demandes de la France tou- chant les dédommagements1. Mieux vaut périr que de se mettre volontai- rement sous un joug pareil'! Une autre fois il se moque de Josias Glaser, que d'aucuns comparaient, dit-il, à l'oiseau que les Français appelaient duppe et qui passait pour le plus sot de tous les oiseaux — et cela parce qu'il avait accepté si facile- ment la commission d'aller à Munster. On craignait bien que les envoyeurs aussi bien que l'envoyé ne fussent trompés dans leurs calculs, car là-bas il aurait à faire à de fins matois (argen schâlcken). Plus tard, le 23 avril (vieux style), le délégué strasbourgeois à Osna- brûck, Marc Ott, exprimait à Wencker des craintes analogues dans une lettre au revers de laquelle celui-ci a écrit ces mots : Fride in der weite (la paix bien éloignée). Les affaires publiques prennent une mauvaise tournure, écrit Ott, et si Dieu n'incline pas les esprits à employer des moyens plus doux, tout est perdu. D'après toutes les apparences, les Sué- dois sont indifféremment disposés, soit à continuer la guerre, soit à faire la paix, mais celle-ci à la condition seulement que les États prolestants reçoivent satisfaction touchant leurs Gravamina. Or, la réponse impériale ne donne aucun espoir sur ce point. Si le comte de Trautmannsdorf ne réussit pas à obtenir l'armistice qu'il désire, au prix de la satisfaction offerte, il se retirera, et les armes devront décider la question. On sait que ces prévisions pessimistes ne se réalisèrent pas. Le 16 avril 1. Il s'agit évidemment de la cession de l'Alsace, demandée par la France, et dont la nouvelle avait jeté la consternation à Strasbourg. «Le 9 juin 1645 les plénipotentiaires français avaient demandé d'une manière générale, pour la France et la Suède , une satis- faction proportionnée aux pertes et aux dépenses que ces deux couronnes avaient faites pendant la guerre. — Le 1er juillet arrivèrent les instructions de la cour de France, pré- cisant les prétentions du Roi et demandant la cession de l'Alsace. Les États de l'empire ignoraient encore cette demande au mois de septembre, et elle ne fut communiquée aux plénipotentiaires de l'empereur que le 16 octobre.» Laouillb, Lib. XVI, p. 165 sqq. 2. Under so ungereimbter riichloser leul unertraglich joch sich begeben. — Arg. hist. pol. Digitized by Google — XXX — 1646 les ministres de l'empereur, par un écrit qui fut rendu public, décla- rèrent qu'il consentait à ce que la haute et basse Alsace et le Sundgau fussent cédés à la France, et l'affaire concernant cette province fut réglée le 13 septembre suivant dans l'hôtel du comte de Trautmannsdorf1. La même année où la paix fut signée, le 2 février 1645, Wencker fut appelé à reprendre sa place au Conseil des XIII laissée vacante par l'Alt- ammeister Tobie Staedel, mort récemment". Lorsqu'en 1650 Wencker redevint ammeister, la question était tranchée et la paix était faite. Mais avec les signatures données par les plénipo- tentiaires tout n'était pas terminé. Il restait les armées à entretenir jus- qu'à l'évacuation du pays, il y avait surtout la contribution de guerre à payer aux Suédois, les Satisfactionsgelder, qui pesèrent lourdement sur la bourgeoisie strasbourgeoise ; Wencker, pour sa part, dut, malgré ses réclamations, verser la somme de 300 fif *$. Aussi l'enthousiasme qu'avait provoqué la conclusion de la paix fut-il considérablement refroidi au bout de peu de temps. Strasbourg, en particulier, se voyait l'objet de bien des revendications. Il avait fallu, dès janvier 1649, rendre à leurs légitimes propriétaires les biens dont on s'était fait gratifier parles Suédois: c'étaient les bailliages de Geispolsheim et de la Wantzenau, leBruderhof, le Gûrtler- hof, confisqués sur l'évêque et le grand chapitre, et les hôtels que diverses abbayes possédaient dans la ville. Les religieux de Saint-Jean avaient également réclamé. On sait qu'en 1633, au moment où les armes suédoises 1. Laguille, p. 169. 2. ProL d. XIII, 1648. — Nous avons tu plus haut qu'il avait déjà été élu membre de ce conseil en 1640; mais il avait perdu son siège en devenant ammeister, car il ne pou- vait y avoir au Conseil des XIII que quatre ammeister. Celui qui était ainsi exclu, devenait membre des XXI, et ne rentrait dans le Conseil des XIII que lorsqu'un des quatre am- meister qui y siégeaient venait à mourir. C'est ce qui advint pour Wencker. — C'est Berneooer, Descriptio particulae , Art. Straêsburg , qui nous apprend ce détail: Wann âltesten (Ammeistern , der ein XIII) stirbet, so wird einer von den n aber der atteste unter denselben, nach dem alter aJs er zu einem worden, ein XIII, der sonsten nur ein XXI war. . . » >i Ivoûlffer, so man heu tige n tags die Herren XIII nennet, die beste- stere, vier Ammeistere und Yier ledige Dreyzehnere.» — Comme ^ent il y avait toujours six ammeister, le cas mentionné plus haut se ement quand un membre des XIII devenait Ammeister. Cela arriva Wencker, qui, entré dans la chambre des XIII en 1663, y perdit son nmeister en 1673, et ne figure plus dans la Chronique de Reisseissbn, lentsbiichel de 1673 que comme XXI. Digitized by Google — XXXI — étaient triomphantes, le magistrat avait violemment expulsé de leurs cou- vents près des Ponts-couverts, les religieux de Saint- Jean, les chevaliers teutoniques et les dominicaines de Sainte-Marguerite. On prétextait la nécessité de renforcer les fortifications de la ville de ce côté-là, et, en 1632, l'ingénieur suédois Adrian avait signalé le danger que courait la république pour le cas où un parli ennemi s'établirait dans ces maisons. Mais la paix conclue, les parties lésées s'efforcèrent d'obtenir ou restitu- tion ou dédommagement, et les Johannites firent intervenir la cour de France1. Dès le 30 juin 1649 le roi de France avait écrit à la ville de Strasbourg pour demander qu'on rétablît les religieux de Saint-Jean de Jérusalem dans la jouissance de ce qui leur appartenait, et qu'on leur donnât quelque satis- faction pour leur aider à rétablir leurs maisons démolies en 1633 pour être c employées en fortifications». Le A janvier 1650 nouvelle instance du roi. Là-dessus, le 28 février 1650, une réponse du magistrat de Strasbourg disant que ces religieux avaient fait toutes les diligences et poursuites imaginables, tant à Munster et à Osnabruck que naguère à Nuremberg, pour obtenir quelque article en vertu duquel Strasbourg fût obligé de faire rebâtir leur église et maison démolies en 1633, que leurs efforts étaient demeurés inutiles, et leurs remontrances n'avaient rien opéré sur des esprits trop clairvoyants pour ne pas reconnaître l'injustice de leurs prétentions, contre lesquelles un article inséré exprès dans le traité de paix mettait Strasbourg entièrement à couvert, où il était dit qu'on exceptait de la restitution générale ce qui ne pouvait être rendu, les meubles etc., tant les choses détruites que celles qui, pour la sûreté publique, avaient été changées en autres usages, édi- fices publics et privés, sacrés ou profanes. Cette pièce, datée du 28 février 1650, fut signée par les Préleurs, Consul et Sénat de la République de Strasbourg. Les choses en restèrent là. Lorsque Louis XIV se rendit maître de Strasbourg, l'heure de la justice sonna enfin, et la ville dut céder aux Joannites l'ancien couvent de Saint-Marc, attenant à l'église actuelle de Saint-Jean; ils y construisirent les bâtiments où se trouvent aujourd'hui le presbytère et la Realschule. A la fin de l'année 1650, le 28 décembre, au moment où il allait dé- poser ses fonctions, Wencker eut le désagrément de se voir l'objet d'une réprimande de la part de l'ancien et du nouveau président des XV (Fûnf- 1. Kbntzingbr, p. 306 sqq. Digitized by Google — XXXII — zehnermeister*) qui remplissaient à Strasbourg les fonctions de Censeurs. Ceux-ci constatèrent: 1° que l'ammeister, dont les fonctions allaient ex- pirer, avait un jour violé publiquement le secret professionnel. C'était au moment où l'échevin nouvellement élu par la tribu des Cordonniers allait se faire présenter. Wencker avait dit devant le Grand Sénat et les XXI que lui et les membres du Conseil de la tribu auraient mieux aimé voir élire le XV Braun, mais que la majorité s'était portée sur l'autre, ce qui était contre le règlement : welches dann war wider die ordnung. 2° Il avait désigné pour assister aux comptes du Pfennigthurn, en qualité de délégué suppléant, un sénateur du nom de Scheerbaum, sachant fort bien que ledit Scheerbaum avait été récemment l'objet de diverses accu- sations par devant les trois chambres secrètes, si bien que Wencker sem- blait vouloir braver ces dernières. Toutefois, comme Scheerbaum était à la mort et que l'ammeister allait sous peu sortir de charge, les Censeurs abandonnèrent au Conseil le soin de décider si l'on devait faire des remontrances à Wencker ou laisser dormir l'affaire. Le Conseil des XV opina dans le sens de la rigueur, et décida que deux de ses membres iraient faire des remontrances à l'am- meister. Ceux-ci rendirent compte de leur mission le 3 janvier suivant. Wencker les avait bien reçus, protestant qu'il n'avait jamais voulu blesser Messieurs du Conseil; il était homme et comme tel pouvait faillir, priant que ses excuses fussent ajoutées au rapport De plus, le lendemain il était allé trouver les deux Fùnfzehnermeister, et avait renouvelé sa prière de l'excuser auprès de Messieurs du Conseil; il reconnaissait avoir eu tort sur le pre- mier point, et quand la langue avait trop parlé, il était juste que les oreilles en eussent à souffrir. Il s'excusa aussi sur le second point, avec prière de faire insérer ses excuses au procès-verbal. Là-dessus le Conseil décida que, puisque le sieur ammeister s'était ainsi excusé ou justifié, il y avait lieu de laisser tomber cette affaire. Deux ans plus tard, nouvelles réclamations, le 6 mars 1652. Wencker et le XIII Baur n'avaient pas quitté la salle où siégeaient le Sénat et les XXI, lorsque cependant il s'agissait de deux personnes de leur parenté , le Dr Sebizius et Salzmann. Il fut décidé que l'article du règlement et spécialement le passage re- latif à ce point (abtrelten) serait lu publiquement dans la grande salle (in der grossen stuberi). L'année suivante Wencker eut un conflit encore plus désagréable. Le l. Protoc.d. XV, 1650. Digitized by Google — XXXIII — 1er juillet le XV Erhard se plaignit en séance de ce qui s'était passé le lundi précédent au tribunal de police. Il s'agissait d'une question relative au curé de Saint-Nicolas: on recueillait les votes; Wencker, qui probable- ment présidait, avait tout d'abord interpellé (interloquirt) le sénateur Hessler, parce qu'il ne votait pas selon l'opinion de l'ammeister, puis plus tard il l'avait, contrairement au règlement, interrompu, lui Erhard, durant son vote, proférant des paroles blessantes, disant in specie qu'il était un jeune homme, une tête chaude, n'y entendait rien, ne siégeait que depuis trois jours, et voulait déjà le prendre sur un ton si haut. Il l'avait bien re- marqué le jour même lors de la séance des trois chambres secrètes, et précédemment déjà Erhard en avait fait autant à la tribu Zur Steltz, etc. Le 5 juillet l'affaire fut renvoyée aux Censeurs/ Wencker fut entendu, s'ex- pliqua et s'excusa en termes fort modérés, disant que certaines paroles avaient été prises dans un sens différent de celui qu'il y mettait. Le tri- bunal de police dut prendre la chose en main et réconcilier les deux parties. En 1656 Wencker fut pour la troisième fois appelé aux fonctions d'Am- meister. Dès les premiers jours de janvier il se vit saisi d'une question relative à l'Université de Strasbourg1, dont il était scholarque depuis 1642. En offrant leurs félicitations à Wencker, probablement au nouvel an ou à l'occasion de son entrée en fonctions, le recteur, les doyens et les profes- seurs de l'Université de Strasbourg lui remirent un mémoire qui renfer- mait un certain nombre de desiderata. 1° Prière à l'ammeister de renvoyer au recteur et aux doyens la con- naissance des querelles, streiUigkeiten und sachen, qui se produisaient entre étudiants aussi bien que des plaintes formulées contre ceux-ci, et cela autant pour soulager l'ammeister que dans l'intérêt de la consi- dération de l'Université, et pour empêcher celle-ci d'être décriée par les étrangers. 2° Que dans les cas où pour dettes ou fautes légères, il y aurait lieu de prononcer un arrest oder haflung contre des étudiants, l'ammeister voulût bien engager les plaignants à employer les voies de douceur et laisser au recteur le soin de juger en première instance, selon l'usage. 3° Prière à l'ammeister d'aider l'Université à obtenir du Pfennigthurn le payement de diverses sommes arriérées dues au Beneficium Mauritia- num, fondé pour les enfants de Strasbourg à la collation de l'Université et qui depuis des années avait éprouvé de grandes pertes. Gomme depuis 1. Arg.hist.pol., n° 199. B. xv. - (M.) 3> Digitized by Google — XXXIY — fiœèean années les traitements des professeurs, de ceux qui dénient être payés sur les fonds de Saint-Thomas aussi lien que sur la caisse do SckmUckofster des Barfûsser, n'avaient pas été soldés, comme cela élait de notoriété publique, prière à Tammeister de bâter la marche do procès engagé pour obtenir ces arriérés, et de vouloir bien, par les voies indi- quées en diverses suppliques, faciliter, favoriser et augmenter les moyens de paiement, du Uuûdungtmittd, et ainsi maintenir les ressources que {Université tirait de cette source, unrerdopft dû HampUpuile dièses nûtz- lichen Brunnens crhaUcn. Une deuxième pièce analogue apporte au n° 2 une légère modification oo plutôt lui donne plus de précision. L'ammeister est prié de renvoyer d'abord les plaignants en conciliation devant le recteur avant de recourir aux voies de rigueur. Au n* 3 on lit: Comme jusqu'ici, en maintes circonstances, des étudiants étrangers ont trouvé b pension et le logement chez des bourgeois de la ville, m kost und lochement aufgenommen tttid gehalten werden, sans que ceux-ci eussent le certificat requis du Sladt-Gericht ou de l'Université, ce qui produisait du désordre, on priait Fammeister de vouloir bien renou- veler le décret publié environ trois ans auparavant et lu alors dans toutes les tribus. Cette même année Wencker fut appelé à s'occuper d'une question qui était d'une importance capitale pour le commerce de l'Allemagne avec la France et en particulier pour celui de Strasbourg. On sait que, durant tout le moyen âge, le Rhin Tut une des grandes routes que suivit le commerce entre le nord et le sud de l'Europe, et, grâce à sa situation topographique, Strasbourg en profita largement1. Il y a eu un temps, surtout pendant que la navigation du Rhin était plus libre qu'elle n'est présentement, disent après 1682 les négociants strasbourgeois dans un mémoire adressé au gouvernement1, la ville de Strasbourg était comme l'entrepôt et le magasin général des marchandises t. Les lettres de Pierre Schott nous montrent en vingt endroits différents combien étaient fréquentes alors les relations entre Strasbourg et l'Italie. Sans cesse il est question de messagers qui vont et viennent entre ces deux points. Cfr. P. Schotti Lucubraciun- culae. — Tout récemment on a publié deux lettres adressées au Magistrat de Strasbourg, en 1360 et 1368, par les marchands milanais, dans lesquelles ils étaient sollicités d'inter- venir auprès du duc d'Autriche qui troublait les relations commerciales, et de concourir avec les autres villes commerçantes de l'Allemagne, à l'entretien ou au rétablissement des routes qui menaient d'Italie en Allemagne. — Zeitschrift fur die Geschichte des Oberrheini, Neue Fotee.Bd. VI.Heft2. lp., G. D. P., Lad. 183, n° 1. Digitized by Google — XXXV — tirées de l'Italie, de la Suisse et des provinces voisines, et destinées pour les pays situés sur le Neckar et le Mein, comme aussi pour la basse Alle- magne et pour l'Angleterre. Ses foires étaient fréquentées par les habi- tants de la Lorraine, du Palatinat, du Brisgau, de la Souabe et de la Suisse, et en revanche ses marchands se rendaient régulièrement aux foires de Francfort, de Leipzig, de Nuremberg, où ils portaient une quantité consi- dérable de marchandises de France1. Le commerce entre la France et l'Allemagne avait été singulièrement favorisé par les rois de France. Dès 1463 on trouve des traités conclus entre ces princes et les villes hanséatiques, qui obtiennent des privilèges considérables, renouvelés en 1483 par Louis XI, en 1489 par Charles VIII, en 1536 par François Ier, par Henri II en 1552, Henri IV en 1604 et Louis XIII en 1655\ Les villes libres de l'Allemagne du Sud, de leur côté, avaient établi de nombreuses maisons de commerce en France et y avaient également acquis une situation privilégiée. Lyon8 notamment, qui possédait dès lors toute une colonie allemande organisée en corporation, parait avoir été le centre principal de toute celte activité commerciale. C'est là, dans les archives de la corporation des drapiers, qu'étaient déposés les origi- naux des privilèges royaux. C'est là que se rendaient les envoyés des villes libres, et ces envoyés négociaient avec le gouvernement français, non pas au nom des villes qui leur donnaient seulement des lettres de recomman- dation, mais au nom des corporations de marchands. A chaque changement de règne, il fallait faire renouveler et confirmer ces privilèges, et c'est à cette occasion que furent adressées à Wencker les lettres suivantes dont nous donnons la substance. Les négociants allemands de Lyon, lui écrit-on de cette ville le 16 juin 1656, avaient prié les magistrats de leurs villes d'origine, Strasbourg, Nu- remberg, Augsbourg, Francfort et Ulm, d'envoyer des députés chargés de solliciter auprès du roi Louis XIV la confirmation de leurs anciens et tteaux privilèges, et la suppression des taxes que, contre toute justice, ils étaient forcés de payer depuis 1633, aussi bien que l'exemption de tous les impôts futurs. Ils n'avaient pas abouti jusqu'à ce jour, bien que les envoyés des villes libres eussent vivement insisté auprès de l'ambassadeur français. Celui-ci les avait renvoyés au Roi et à son ministre, et depuis lors les négo- 1. On en a vu de nombreux exemples dans la Chronique de Bûheler. 2. Londorp, Aeta publica, VII. Theil, p. 988. 3. Argent, hist. polit., III, 201 sqq. — Arch. municip., H. H. V. 121. Digitized by Google — XXXVI — dateurs munis de recommandations desdites villes avaient continué leurs sollicitations à Paris auprès du Roi, du cardinal et des autres ministres, puis- samment secondés par l'ancien secrétaire français de l'archevêque de Mayence, M. Milbus, présent à Paris depuis dix-huit mois, et qui précé- demment avait agi en leur faveur lors de la conclusion des traités de paix, aussi bien qu'à la dernière Diète de Ratisbonne. Ce M. Milbus jouissait tout particulièrement de la faveur du cardinal, et il avait réussi à mettre les affaires en bonne voie, si bien que l'on espérait un résultat favorable. La ville de Strasbourg était invitée à adresser de nouvelles lettres de recommandation à quelques ministres, et à verser sa quote-part des dé- penses, qui se montait à 200 Reichsthaler. Les frais étaient en effet con- sidérables, les négociateurs avaient fait de fortes dépenses, et des marchands allemands de Lyon, au nombre de six, avaient avancé beaucoup d'argent pour recouvrer leurs anciens privilèges. Pour mieux faire connaître ces derniers, M. Milbus en avait fait imprimer un résumé; un exemplaire en avait été confié à M. Kùmmerel, qui le devait remettre à Wencker; celui-ci était prié de le communiquer à son cousin (seinem herren Vetternf), et de vouloir bien, comme ammeister régent, aider au succès de l'entre- prise. Pour mieux gagner les Strasbourgeois, le correspondant, un sieur Mat- thieu Wolff, ajoute que dans l'énumération des griefs, on a particulièrement insisté pour la suppression du droit sur le safran, alors fort cultivé en Alsace et objet d'un commerce important; ce qui, njoute-t-il, pourra être fort utile à Monsieur (dem Herren?) s'il veut se faire inscrire avec sa marque commerciale sur les registres de la corporation. Il termine en disant que l'on fondait de grandes espérances sur l'intervention de Monsieur (Wencker?) et lui renouvelle la prière de s'entremettre auprès des auto- rités aussi bien que M. Kummerich, sitôt l'arrivée de celui-ci; car, dit Wolff, les beaux privilèges que nous avons, obligent tout Allemand ami de l'hon- neur, à travailler à leur conservation, sans ménager ni efforts ni argent. Wencker répondit le 7 juillet, et la lettre arriva à Lyon le 27. Il paraît que Strasbourg ne se montrait pas bien zélé, et Wolff écrivit le 29 août une seconde lettre que Wencker reçut le 26 octobre. Wolff énumérait les raisons qu'avait Strasbourg de s'associer aux efforts des autres villes, et de payer les 200 R. qu'on lui demandait. On n'y tenait pas assez compte des privilèges en question. Cependant ses marchands pou- vaient en profiter plus que qui que ce fût, ils n'avaient qu'à se faire m- coiporer par Yinscription, puisque Strasbourg recevait de France et expé- diait dans ce pays beaucoup plus de marchandises qu'aucune autre ville Digitized by Google — XXXVII — libre; ce mouvement augmenterait encore si Ton obtenait la suppression des droits sur le safran. Messieurs du gouvernement tiendraient compte de cette prospérité du commerce, et ne s'arrêteraient pas aux vieilles dettes que Strasbourg avait à réclamer à la France, aussi bien que toutes les villes libres. La condition la plus essentielle au succès de l'entreprise était l'envoi des lettres de recommandation à l'adresse du Roi de France, du cardinal et des ministres, envoi qu'il sollicitait instamment en son nom et en celui de ses collègues. Il demandait qu'elles fussent expédiées le plus tôt possible, munies du sceau de Strasbourg et des autres villes libres im- périales. Comme la cour était de retour à Paris, on espérait aboutir enfin. Cette fois-ci on se décida à Strasbourg à fournir les pièces de- mandées; elles arrivèrent à Lyon vers la fin de 1656, et de là furent en- voyées à Paris et remises au cardinal, au Roi et aux ministres d'État. Mais le sieur Bosch, qui à ce moment suivait l'affaire à Paris, avait envoyé à Lyon le modèle d une nouvelle lettre que les villes libres devaient adresser au surintendant Fouquet; il était d'avis que cette pièce serait la plus importante, vu que M. Fouquet avait les douanes dans son départe- ment et pouvait donner le meilleur «branle» à toute cette affaire. M. Couvreur transmit donc ce modèle de lettre à M. Kûmmerel avec des instructions. De son côté, Wolff fut chargé par le corps de la nation alle- mande de Lyon, de prier le correspondant de Strasbourg, dont le nom n'est pas mentionné, de demander au magistrat d'expédier celte nouvelle lettre, qui devait aller de là à Francfort, Nuremberg, Augsbourg et Ulm, pour y recevoir les sceaux de ces villes. L'affaire pressait fort, car il importait d'aboutir avant que le roi se remît en campagne. La lettre est du H fé- vrier 1657. Le magistrat était prié également de charger ses députés à la diète de Francfort de faire avec ceux de Nuremberg, Augsbourg, Francfort et Ulm, des instances auprès de l'envoyé du Roi à la Diète, M. Gravet, pour qu'il recommandât à la cour de France la confirmation des privilèges en question; on avait appris en effet que M. Gravet y était fort considéré; .... l'affaire était d'ailleurs assez avancée, et l'on espérait une issue favo- rable. Wolff terminait sa lettre en chargeant son correspondant anonyme de compliments pour l'ammeister Wencker. Nous ignorons quel fut le résultat définitif de ces négociations, et il n'entre pas dans le plan de ce travail de nous en occuper davantage. Wencker n'était plus ammeister, et sa carrière politique touchait à sa fin. Sa santé devenait de plus en plus mauvaise. Au début de Tannée 1657, le 10 janvier, les Censeurs exposèrent que l'ammeister Jean Wencker, appelé à exercer durant le quatrième trimestre les fonctions de président Digitized by Google — XXXV 111 — (Jfeûfar) do petit Sénat, demandait à prendre le troisième trimestre où fl j aTait le plus de vacances et les congés motivés par les chaleurs (ea*i- culares) qui, sons le nom de Hitzferien, font encore de nos jours le bon- heur des écoliers — ce qui lui allégerait la besogne. Sa requête fat accordée. Toutefois il lui (allât encore dans le courant de cette année se sou- mettre à une corvée qui dut être pénible â son orgueil de républicain et de Strasbourgeois. L'empereur Ferdinand m étant mort le 2 ami 1657, il s'agissait de lui choisir un successeur, et le roi de France jugea qu'il était à propos dans ces conjonctures d'envoyer un ambassadeur en Allemagne. Le maréchal de Grammont fut choisi avec M. de Lyonne. « Dès qu'ils furent arrivés à Saverne, ils prièrent le jeune monsieur Colbert, qui dès lors était inten- dant d'Alsace, d'aller pressentir les magistrats de Strasbourg sur la ma- nière dont cette ville recevrait les ambassadeurs du Roy. Les magistrats répondirent que le Sénat enverrait au-devant d'eux hors de la ville et qu'on leur ferait les présents d'usage.» — C'étaient des poissons, du vin et de l'avoine. — c A la demande que M. de Colbert leur fit s'ils ne tire- raient pas le canon, ils répondirent sans hésiter que non; mais pour adoucir une réponse si sèche, ils ajoutèrent qu'ils n'avaient pas fiait cet honneur au duc d'Angouléme, lorsqu'il fut envoyé en Allemagne avec M. de Béthune. Le maréchal fat piqué de ce refus, parce qu'il était in- formé que Strasbourg avait fait trois salves de canon à l'Électeur palatin, lorsqu'il entra dans la ville.» cM. de Grammont s'attendant qu'on ne devait pas faire de moindres hon- neurs à l'ambassadeur du Roy, et craignant d'ailleurs que les autres villes de l'empire ne se réglassent sur Strasbourg, renvoya H. de Colbert se plaindre aux magistrats du peu d'égards qu'ils avaient pour un Roy qui regarderait leur procédé comme une injure. Il leur fit en même temps déclarer qu'il ne passerait point par leur ville, mais qu'il rendrait compte de la manière dont ils usaient à Sa Majesté, qui pourrait bien dans la suite trouver occasion de leur marquer son ressentiment Ce discours fit chan- ger de résolution aux magistrats, qui députèrent dès le moment au maré- chal pour l'assurer que les bourgeois se mettraient sous les armes pour le recevoir et qu'on lui ferait trois salves de canon1. » L'ammeister Wencker, le stettmeister Wormser et le syndic Frid furent désignés pour recevoir les ambassadeurs; ils allèrent au-devant d'eux jus- II, p. 205, d'après les Mémoires de Grammont. Digitized by Google — XXXIX — qu'à Hausbergen, accompagnés de quatre compagnies de la garde bour- geoise; lorsque le cortège arriva à la porte de Pierres, on tira douze coups de canon, et les ambassadeurs furent conduits à leur logis. Le troisième jour, après avoir reçu les présents d'usage, ils quittèrent la ville avec les mêmes honneurs, et une escorte de cavaliers les conduisit au pont du Rhin. Le maréchal avait trouvé fort à son goût la ville et ses environs; il avait daigné approuver les fortifications et admirer 1 arsenal qui était abondamment fourni d'armes, et où se voyaient rangées en bel ordre plus de sept cents pièces de campagne avec leur approvisionnement en munitions. Nous ignorons si Wencker avait consigné dans sa chronique ses impres- sions intimes; mais à coup sûr, il dut se dire que les temps étaient bien changés, et que dix ou douze ans auparavant on n'aurait pas traité ainsi la vieille république strasbourgeoise. C'est la dernière fois, à notre su du moins, qu'il figura dans une mission politique; sa santé paraît avoir décliné de plus en plus. Le 13 février 1658 il fit solliciter par son fils Daniel, alors de la chambre des XV, un congé de huit jours, avec dispense d'assister aux séances; il était occupé de ses affaires privées, notamment de l'inventaire de sa fortune, dont il s'agissait de déclarer le montant1. À la fin de la même année, le 31 décembre, il demanda, vu l'état de sa santé, wegen einigen leibsincommoditàlen, à être dispensé d'aller au prochain Churmorgen à la réunion de sa tribu, où l'on devait élire un Zumann, promettant d'envoyer son vote par écrit et de se rendre à six heures à la Pfalz. Le 23 avril 1659, son fils Daniel demanda pour lui aux XV un nouveau congé de deux jours, vu qu'il de- vait prendre médecine2. Son état s'aggrava de plus en plus, et enfin le 16 octobre, jour de la Saint-Gall, il mourut après quelques semaines de maladie tnachdem er etliche wochen stranguria laborirt*, dit son gendre Reisseissen*. Il était âgé de 69 ans. En 1612 il avait épousé Elisabeth Berchtold, fille d'Etienne Berchtold, I. U. D., avocat de la ville, qui fut anobli par l'empe- reur Ferdinand. Celle-ci lui survécut jusqu'au 5 septembre 1666; à sa mort elle laissait après elle six enfants, trente petits-enfants et deux arrière- petits-enfants; dix enfants et dix petits-enfants l'avaient précédée dans 1. Wegen Berechnung seiner nahrung und eingebung derselben vffdem Stall. — Prot. d. XV, 1658. 2. Prot. d. XV, 1659. 3. Reissbissbn, fol. 40. Digitized by Google — XL — dans la tombe; le tout au rapport du consciencieux Reisseissen, qui fit en l'honneur de sa belle-mère une pièce de vers allemands*. Des seize enfants de Wencker, huit vivaient encore au moment de sa mort. C'étaient: Elisabeth, mariée au professeur Salzmann; — Daniel; — Marie, qui épousa successivement George Camehl et Jean Philippe Braun; — Apollonie, mariée à André Brackenhoffer; — Ursule, la pre- mière femme du célèbre Dominique Dietrich; — Jean II; — Jacques Ier et Salomé, la femme du chroniqueur Reisseissen. Nous les retrouverons lors du partage de la succession, et nous consacrerons d'ailleurs une notice particulière à chacun des fils. Bornons-nous à constater ici que le vieux Wencker pouvait mourir content: sa famille était entrée en plein dans le patriciat strasbourgeois et ne disparut qu'avec lui dans la grande Révo- lution. IL Wencker Nous avons groupé les faits relatifs à la carrière politique de Jean financier. Wencker; nous allons étudier maintenant l'histoire du financier et de l'homme d'affaires. Wencker descendait d'une famille de négociants et s'adonna, sans doute, lui aussi, au commerce, comme le fit plus tard son fils Jean. Nous pouvons supposer que la maison Wencker, comme toutes les grandes maisons commerciales de Strasbourg à cette époque, achetait les denrées du pays, le vin, le blé, le safran, etc., pour les exporter, en même temps qu'elle recevait du nord et du sud les denrées étrangères pour les re- verser en Alsace, en Lorraine et dans l'Allemagne du Sud. Malheureuse- ment, les détails nous font complètement défaut sur ce point. Mais à côté de ces opérations strictement commerciales, Wencker faisait de la culture, exploitait un moulin; de plus il s'adonnait au commerce d'argent, prêtant sur hypothèques, achetant des créances et des propriétés*, spéculant sur 1. Den 5. sept. 1666 starb frau Elisabeth Wenckerin, geborene Berchtoldin, ahne der rothen ruhr, ihres erlebten alters in dem 73. iahr, weniger 3 woehen, wurde auf die Curbaw begraben, und die Leichtpredigt zu St. Niclauss gehalten dureb herren Brebmen. Gott gebe dieser meiner lieben frau schwieger seeligen eine frœhliche auferstehung. Es bat dieselbe sechs kinder, dreissig enckel und zwei uhrenckel verlassen, nachdeme zehn kinder und zehn enckel vor ihr mit tod abgegangen. Hab derselben ein teutsches carmen gemacht. — Reisseissen, I, p. 66. 2. Les registres de la Contractstube , nous dit M. Seyboth, présentent à cette époque presque sur chaque page le nom des Wencker dans toute sorte d'opérations financières. Un grand nombre de maisons leur appartenaient, qu'Us les aient achetées comme maisons de rapport ou qu'Us aient été forcés de s'en rendre acquéreurs pour rentrer dans des Digitized by Google — XLI — les fonds publics de Strasbourg et de l'étranger, prenant part aux em- prunts des villes et des États, et la période de la guerre de Trente ans ouvrit un champ immense à ses opérations. C'est à bon escient, sans doute, qu'il nous dit dans sa Chronique (n° 3189), que dans un rayon de trois ou quatre lieues autour de Strasbourg les deux tiers des terres et la plupart des maisons étaient, à cette époque, entre les mains des cor- porations religieuses Stifter, des nobles ou des Strasbourgeois. Nous croyons même qu'on ne se tromperait guère en admettant que les pa- triciens et les négociants de Strasbourg en possédaient la plus grosse part, et Wencker ainsi que les familles à lui alliées avaient fait là de belles opérations. Mais tout ce qui brille n'est pas or, et la longue durée de la guerre amena une telle misère pour les États comme pour les particuliers, que les bénéfices des prêteurs d'argent finirent par se trouver singulièrement réduits, notamment en ce qui concerne les fonds publics. Les détails qui vont suivre nous en diront long à ce sujet; mais auparavant il importe d'esquisser à grands traits l'histoire financière de Strasbourg à celte époque, dont la connaissance est indispensable pour l'intelligence de cette question. Au quinzième siècle encore les finances de la ville étaient prospères : au rapport de Trausch (n° 2626) Strasbourg se trouva en état de dépenser 165,000 florins pour les frais de la guerre contre Charles le Téméraire, sans que les bourgeois eussent été frappés d'aucune nouvelle imposition. Cent ans plus tard, tout cela était bien changé: la ville se vit entraînée à des dépenses énormes (3 millions de florins) par la guerre qui, à la fin du seizième siècle, éclata entre l'évéque Charles de Lorraine et son com- pétiteur George de Brandebourg; Wencker, qui connaissait la matière à créances hypothécaires, ce qui leur arriva notamment pour une maison du Finckwiller qui avait appartenu à un boucher du nom de Jean Pierre Bûckel, et qu'ils revendirent en 1642 à Jean Michel Nagel le pécheur. {Contractstube. Reg. de a0. 1642.) Le domicile de Jean Wencker était l'ancien hôtel des Blencklin, prés de l'hôtel d'En- dingen, appelé plus tard Margravenhof et Drachenschlœssel, et qui a été démoli en 1891. Wencker nous apprend lui-même que sa maison avait été rebâtie, probablement par lui ou son père, Daniel Wencker, qui Pavait achetée en 1589. C'est la maison du quai Saint-Ni- colas n° 3 ou 5. Derrière le n° 4 se trouvait un jardin, appartenant également à Jean Wencker. Il possédait aussi en 1642 une maison Grand'rue et rue de l'Aimant, en 1644 une maison (n° 8) grande rue de la Grange, une maison place Klêber, incorporée depuis à la Maison-Rouge; enfin, un jardin près de l'église Sainte-Madeleine, derrière les greniers de l'GEuvre Notre-Dame, un autre devant la porte de l'Hôpital (n° 2803), etc. Digitized by Google — XLII — fond, nous apprend qu'elle mit à sec toutes les caisses publiques et pri- vées; les bourgeois durent livrer tout leur argent monnayé et leur vais- selle d'argent. Il n'hésite pas à faire remonter jusque-là l'origine de l'énorme dette du Pfennigthurn, c'est-à-dire de la ville, et voit dans cette guerre la cause de tous les malheurs qui fondirent plus tard sur la répu- blique (n° 3119). En 1617 éclata dans toute l'Allemagne une crise monétaire effroyable*: les monnaies d'or et d'argent étaient accaparées par la spéculation, les monnaies d'appoint s'affaiblissaient chaque jour, si bien qu'il se produisit une hausse continue sur le prix des premières. De 1601 à 1622 le florin d'or passa de 96 kr. à 480, le Reichslhaler de 84 à 360, le Guldenthaler de 74 à 330*. Il est facile de voir quelles furent les conséquences de cette hausse in- sensée: d'une part un renchérissement plus factice encore que réel de toutes les denrées3, de l'autre une augmentation non moins factice de la fortune publique. Malgré la cherté, disent Trausch et Walther, l'argent abondait: les bourgeois profitaient de la hausse du change pour placer l. Cfr. Hanauer, Éludes écon., I, p. 439 sqq. — Ibid., p. 256. 2. Nous extrayons du savant ouvrage de M. Hanauer le petit tableau suivant : le flor. d'or. Reichsthaler. GuldonthAler. En 1542. . , 72 kr. 68 kr. » 1601. . 96 » 84 * 74 kr. » 1605. . . 100 » 88 » 76 » » 1611. . 108 • 90 » 80 » » 1615. . . 112 > 92 » 80 » » 1620. . . l 140 » 124 » j " j 150 » 140 » i 120 - » 1621. . . [ 180 • \ 210 . ,8° ' .270. 21°" [ 360 » ) "° " 150 » 195 • 210 * 240 » / 390 > 300 • 270 » . 1622. . , . ] 450 » 330 » 300 - ( 480 » 360 » 330 » • 1623 (19oct.) . . 112 . 90 » 80 - 3. « 1621. Es natte die theuerung damahlen scbon dergestalt zugenommen, dass zu Strassburg ein Ûertel frucbt scbon 5 bis 6 gulden galt Zu diesem eUendt kame nocb ein ander unglûck, nemlichen dass aile gute munzsorten auss dem lande kame a, und das gelt hocb anflnge zu steygen, also dass der reichsthaler scbon 2 gulden und 18 creutzer galt und die ducat 4 '/s gulden und von tag zu tag hOher kame. » — Walther's Chronik. Digitized by Google — XLIII — sur la ville tout leur argent, leurs bijoux et leur vaisselle d'argent. L'on acceptait en 1622 le Reichsthaler à 6 fl., le doublon à 20 fl. et ainsi du reste, promettant 5% d'intérêts qui devaient être payés régulièrement, comme le portaient les reçus délivrés aux déposants. Bientôt on fut dé- bordé, et il fallut établir à l'ancien couvent des Franciscains, place Kléber, un bureau spécial où les métaux précieux étaient pesés, évalués et leur valeur inscrite; tout y passa et aucun souvenir de famille, si précieux qu'il fût, n'échappa au creuset; l'énorme accroissement du capital grisait toutes les têtes, et, dit Walther, personne ne se serait imaginé que jamais il pût y avoir une réduction. A la Saint-Jacques il fallut arrêter le torrent : le Sénat décida que l'on n'accepterait plus que les dépôts des veuves et des orphelins, et encore seulement jusqu'à concurrence de 500 fl. par tête. Cette mesure ne suffit pas. On remboursa intégralement tous les comptes de la Mùntz et du Pfennigthurn qui dépassaient 16,000 fl.; il y en avait beaucoup de 40, 50, 60,000 fl.; les comptes au-dessous de 16,000 fl. furent réduits d'un dixième. Bien des gens firent alors des fortunes subites. Tel qui ne possédait pas auparavant 10 fl. put s'acheter dans la rue des Hallebardes une maison de 6000 Reichsthaler (33,000 fr.) et la meubler avec un luxe inouï. En re- vanche, ce fut la misère inattendue pour tous ceux qui vivaient de renies ou de traitements fixes, l'appauvrissement des institutions de bienfaisance, les pertes énormes des capitalistes dont les créances étaient l'objet de remboursements fictifs au dixième souvent de leur valeur réelle, ce qui arriva surtout pour les veuves et les orphelins. La ville profita d'abord de cet état de choses et remboursa toutes ses créances du dehors, même celles à 4% et qui avaient été acceptées à titre perpétuel. Pour échapper à ce remboursement ruineux, beaucoup de nobles et de riches étrangers se firent recevoir bourgeois. Mais, d'un autre côté, les débiteurs de la ville firent la même spécula- tion et se libérèrent de leurs dettes en inondant de mauvaise monnaie la caisse du Pfennigthurn. En 1623 la Mûntz (Monnaie) qui faisait la banque, avait un encaisse de 242,728 tf, et ses extances étaient à peine de 88,990 fi : encore y avait- il là beaucoup de créances véreuses1. Le gouvernement strasbourgeois essaya bien de réagir: dès 1620, le 6 novembre', on nomma une commission tirée des conseils des XIII, des XV 1. Hanauer, op. cit., p. 563. 2. Arch. mun., V. C. G. CC. Il, 7. Digitized by Google — XLIV — et des XXI, ainsi que du corps des échevins; elle eut pour président le stettmeister Jean Frédéric de Botzheim, assisté des deux avocats de la ville, Sébastien Leitersperger et Jean-Frédéric Schraitt, et pour secrétaire Josias Glaser. Elle eut pour mission d'étudier l'état des finances publiques et de rechercher les moyens d'y remédier. Provisoirement elle n'arrêta pas le mal, mais peut-être y a-t-il quelques rapports entre ses travaux et la réforme financière de 1623, décrétée par les princes et les villes de la basse Alsace, qui releva la valeur des monnaies d'appoint : le reichsthaler fut fixé à 90 kreuzer, et toutes les autres monnaies divisionnaires furent réglées sur cette base. Le prix des vivres fut également taxé. Ailleurs on en fit autant: cela ramena l'ancien état de choses, dit Walther1; mais, si les fortunes mal acquises s'écroulèrent promptement, les gens qui s'étaient vu racheter leurs créances ou rembourser leurs capitaux avec l'argent dé- précié, n'en restèrent pas moins irrémédiablement atteints. On essaya bien à Strasbourg de ménager la transition et de sauvegarder les intérêts de la bourgeoisie, et dans l'édit de réforme du 19 octobre 1623 le magistrat avait ratifié purement et simplement les contrats passés pendant la crise. «Si l'on adoptait, disait-il, l'avis de certains jurisconsultes; si Ton réduisait toutes les constitutions de rentes, toutes les transactions sur le cours qu'avait l'argent au moment où elles furent conclues; si l'on admettait toutes les réclamations des personnes qui croiront avoir été lésées pen- dant la crise, on ouvrirait la porte à d'interminables procès Bien peu de gens pourraient rester tranquilles à l'abri de toute poursuite. Aucun honnête homme ne serait sûr de laisser à sa veuve ou à ses orphelins un héritage inattaquable. Enfin ces procès provoqueraient entre les bourgeois une irritation, un déchaînement de colères qui ruinerait la concorde et l'union nécessaires à la cité. » Malgré toutes ces bonnes raisons, ajoute M. Hanauer1, l'avis contraire prévalut quelque temps après, et, en 1629, on revint, au moins pour les fonds de la ville, sur cette première décision. t. 1623. Weilcn die Kipperey und schlechte gcld noch immer im schwange gienge, wolten diejenigen, so victualieii und anders verkauften, aucb nient nachlassen. Dess- wegen denn ein lOblicher magistrat alhier die sache anders angegriflfen, und in junio dises 1623 jahres das gelt abgesetzt und auf die quart reducirt, den reichsthaler wider auf 15 sch. und die ducat auf 42 batzen, den stâttiscben goldguldcn auf 2 fl. 5 kr., die spannische dobion auf 5 fl. 5 sch., den Kônigs- oder Philippslhaler auf 25 batzen gesetzt, und darbey auch ein tax in den victualien gemacht und publicirt, welches denn so viel gefruchtet, dass es wider angefangen auf den alten weg zu kommen. Darauf dann sofort aile angelegte capitalien, so in vergangeneni jahre geschehen, reducirt und auf die quart gesetzt worden, da dann mancher sicli in seiner hoffnung betrogen gefunden. 2. Hanauer, op. cit., p. 56 i. Digitized by Google — XLV — II semble même, à en croire Walther, que de suite on fil la distinction entre les créances privées et les fonds de la ville. Il déclare, en effet, que la réduction commença sur-le-champ en 1623 et se continua en 16241, sans doule pour être interrompue bientôt après, grâce à la négligence intéressée de ceux qui devaient l'opérer. Quoi qu'il en soit, en 1629 l'opération fut reprise. Les créances de la ville provoquèrent un double travail. On décida que les sommes déposées au Pfennigthurn durant la crise et acceptées alors à leur valeur du mo- ment, seraient réduites sur le pied du reichsthaler à 90 kr. (au lieu de 360 kr.). On s'en prit aussi à ceux qui avaient profité des cours élevés pour liquider leurs dettes, et on statua qu'ils auraient à verser une soulte, Nachirag. Après cela, pour ménager le public, on prit une série de mesures qui, en fait, neutralisèrent les dispositions précédentes. Les 111er du Pfennigthurn furent autorisés à remettre un tiers de la soulte et la totalité des intérêts qui eussent été exigibles; mais le reste dut être payé en espèces ou en rentes sur le Pfennigthurn. Plus tard on consentit à ne réclamer le Nachtrag que sur les remboursements faits depuis le 30 juin 1621 où le thaler valait 3 fl., laissant ainsi en paix ceux qui n'avaient bénéficié que de la moitié du capital'. Bref, comme tout le monde se trouvait plus ou moins atteint en per- sonne ou dans ses amis et dans les amis de ses amis, on finit par laisser dormir la loi, connivendo, comme s'exprime Wencker dans une autre circonstance. Tout cela cependant ne s'était point passé sans que l'opinion publique s'exaspérât: selon l'usage, on s'en prit aux gouvernants, qui furent ac- cusés d'être la cause de tous les désastres. A Strasbourg spécialement la chambre des XV devint le bouc émissaire, et Friesé* consacre dix pages à nous peindre leurs méfaits. Mais, dit M. Hanauer', on ne saurait admettre 1. Voir note précédente et le passage suivant : 162i. Auch hat man alhier mit reducirung des gelts fortgefahren , und auf dem Pfen- nigthurn diejenigen capitalia da der Reichsthaler zu G gulden angelegt gewesen, auf die quart reducirt, welche aber den Reichsthaler zu 4 und ein halben gulden angelegt, seind auf die tertz reducirt worden, also seint viel leut auf ein mal viel aermer worden, wie- wohlcn die burger nichts verloren, wcilen sie zwei und ein halben guten zins bekom- men. . . . Àllein diejenigen denen ihre alten capitalien mit schlechtem gelt abgelôsst worden, wie auch was auf hâusern gestandcn und mit schlechtem gelt bezahlt worden, seint sehr ilbel zu kurtz gekommen. . . . — 2. Hanauer, op. cit., I, p. 563. 3. Vaterlandische Geschichte, III, S. 46 sqq. 4. Op. cit, p. 450. Digitized by Google — XLVI — cela sans réserve; il se peut, il est même certain que parmi les magistrats il s'en trouva plus d'un qui abusa de ses fonctions pour exploiter la crise à son profit. La ville comme telle ne craignit pas de demander au billon- nage des ressources blâmables; mais il ne faut pas oublier que cette crise s'étendit à l'Allemagne tout entière. Conclusion : les XV et d'autres encore sans doute n'étaient pas la cause du mal, mais ils n'ont pas été sans mériter quelque peu les colères dont ils furent poursuivis. En attendant, la misère allait toujours s'augmentant. Déjà, en 16241, la caisse militaire était à sec, et l'on ne savait où prendre l'argent pour payer les mercenaires au service de la ville et couvrir les autres dépenses mili- taires les plus indispensables. Cela venait de ce que les tribus se mon- traient négligentes dans le paiement de leurs cotisations mensuelles. Trois seulement, celle de la Lucern, des Tailleurs et des Pécheurs avaient tout versé; les autres, ainsi que les Constoffler, étaient en retard, qui pour un cinquième, un quart, un tiers; quelques-unes, pour plus de la moitié; d'autres avaient à peine. payé un tiers, un quart, un cinquième; il en était une dont on n'avait pu tirer que le sixième. On fit sommation sur somma- tion d'avoir à payer dans les huit jours, on menaça de garnisaires, einquar- lierung, ou d'autres mesures de rigueur les récalcitrants, avec promesse que plus tard, à la paix sans doute, tout serait remboursé, capital et intérêts. Mais cela ne servait guère. En 1630 nouvelles difficultés: bien des gens, dans diverses tribus, se refusaient catégoriquement à payer les cotisations mensuelles qu'au début «ils avaient volontairement et patriotiquement promis de verser». On prit de nouveau diverses mesures plus ou moins efficaces. Cependant les besoins augmentaient chaque jour. En 1639 (13 mai) on frappa d'un impôt de guerre les maisons de la ville; chaque propriétaire, bourgeois ou non, dut payer semel pro semper, pour chaque immeuble 3 plapparts pour 100 florins de la valeur, à la caisse militaire, la moitié à la Saint-Jean-Baptiste, le reste à la Saint-Michel. La même année (2 janvier) on avait formé une nouvelle commission chargée de réformer les finances de la ville. On réglementa le Pfennig- thurn, les 111er, leurs subalternes; on dressa des protocoles, on rédigea des mémoires, et le tout fut ratifié le 16 septembre 1640. Il fut prescrit que tous les capitaux empruntés en 1619, 1620, 1621, 1622 et 1623, qu'ils eus- sent été réduits dans la suite à 27 batzen ou qu'ils ne l'eussent pas été du 1. Arch. mun.,CC.f V. 60. Digitized by Google — XLVII — tout, seraient réduits sur le pied de 15 p1 le florin: tout ce qui depuis 1629 avait été payé d'intérêts pour une valeur supérieure au capital réel était à déduire du capital. Un tableau annexé à ce décret montre par des exemples à quel résultat on arrivait par cette opération, et on Ta vouera, les financiers d'alors auraient rendu des points à ceux de notre temps. Ainsi un capital de 1400 livres placé au Pfennigthum en 1623, en mau- vais argent accepté par la ville, et qui n'avait jamais été réduit, mais dont les intérêts avaient été payés de 1629 à 1639, non seulement était réduit à 0, mais le créancier redevait encore à la ville 175 livres. Un second type est celui des capitaux déjà réduits une première fois au tiers : ici un capital primitif de 5860 livres est descendu par la première réduction à 1950 # et par la seconde à 1218 # 15 <^. Le troisième type est celui des capitaux qui avaient été réduits à 27 batzen le thaler. Ici 1000 thaler sont d'abord devenus 900 #, puis réduits à 221/* batzen, ils descendent à 750 ÏÏ; enfin, grâce à la déduction d'intérêts, il nous reste un capital de 675 U. Ainsi devait-on procéder à la réduction de tous les fonds publics; de plus, on réduisit à 4% l'intérêt des capitaux de 100 fl., achetés au-dessous de 80. Le 6°/0 du Pfennigthum fut réduit à 5%- Enfin il fut prescrit aux receveurs, qui avaient à administrer les biens de Marmoutier et de Gengenbach, aussi bien qu'à ceux de la Sammlung zum Thurm, de Saint-Marc, de l'Église rouge, de YElenden Herberg, de la Chartreuse et de l'hospice des syphili- tiques (Blatterhaus\ de donner quittance au receveur du Pfennigthum de tout ce qui était dû à ces fondations. C'étaient là des mesures radicales qui, au bout de peu de temps, ne furent plus appliquées, selon la louable coutume des Strasbourgeois. Enfin Tannée 1648 la paix tant désirée fut signée. La joie fut grande à Strasbourg: c'était le triomphe partiel du moins de la cause pour laquelle on avait tant souffert. La cession de l'Alsace à la France, qui donnait à la ville un trop puissant voisin, mêlait bien quelque amertume à la satisfaction d'avoir abaissé l'empereur et son parti, et dès ce moment, les hommes, qui partageaient les idées de Wencker et de Bernegger, eurent, sans aucun doute, de sérieuses inquiétudes touchant l'avenir; mais la foule ne voyait pas aussi loin. Ce fut bien autre chose quand, le 19 dé- cembre, le magistrat fit convoquer les tribus dans leurs Stuben: on y apprit que, d'après les conventions d'Osnabruck, les Suédois devaient recevoir cinq millions de Reichsthaler à verser par les États, car Tempe* 1. 22 '/i batzen. S*~ Digitized by Google — xLvin — reur s'élait fait exempter d'y contribuer, sous le prétexte assez fondé qu'il avait à entretenir et à payer ses propres armées. Le fardeau retomba tout entier sur le reste de l'Allemagne : les sept cercles de la haute et basse Saxe, de la Franconie, de la Weslphalie, de la Souabe, du Haut-Rhin et du Palatinat rhénan, furent imposés de trois millions de thalers. Pour base de la répartition on prit la contribution connue sous le nom de mois ro- mains (Rômer-Monaté) et la matricule de l'empire1. En Alsace furent appelés à contribuer l'évêque de Strasbourg*, les abbés de Marbach et de Munster au val Saint-Grégoire, les prévôts de Seltz et de Wissembourg, le baron de Fleckenstein, les villes de la déca- pole, Kaysersberg, Tûrckheim, Munster, Colmar, Schlestadt, Obernai, Haguenau, Wissembourg et enfin Strasbourg, qui eurent à s'exécuter pour la somme de 389,287 fl.* dont 120,150 Ih. pour les seigneurs ecclésias- tiques, 162,724 pour les autres, sauf Strasbourg qui en fut définitivement pour 120,1500.; au début il paraît, d'après Walther, qu'on ne lui en avait demandé que 90,000. Et qu'on le remarque, cette somme devait être payée en trois termes, en banco-thalers, car après le dernier paiement et la ratification du traité devait seulement se faire le licenciement des troupes suédoises qui, jus- que-là, restaient cantonnées dans le pays4. Strasbourg, pour sa part, eut à défrayer deux régiments de cavalerie, installés l'un à Barr, l'autre à Wasselonne, Dorlisheim, Ittenheim, Fûr- denheim et Handschuhheim. Leur entretien coûtait à la caisse publique 14,000 thalers par mois; aussi, au bout de quatre semaines, la ville paya comptant 12,000 th. pour en faire renvoyer quatre compagnies au delà du Rhin. Tout cela n'était pas fait pour relever les finances publiques; il fallait cependant à tout prix se débarrasser de l'occupation militaire, toujours dure au peuple, mais qui alors devait être insupportable, étant données la brutalité et l'indiscipline de ces vieilles bandes. Aussi fit-on dans toute l'Allemagne des efforts inouïs, et l'on parvint à payer les Satisfactions* gelder, même avant le terme fixé8. Mais à quel prix ? A Strasbourg, au rapport de Walther, la contribution 1. Gundling, Discours iiber den Westphùlischen Frieden, S. 362. 2. Laguille, II, p. 194. 3. Strobel, V, 3. — Theatr. Europ., Th. VI, S. 1068. 4. Gundlino, loc. cit. 5. Puffendorff, de Rébus Suecicis, qui y voit la preuve du peu de sympathie qu'avaient les Suédois en Allemagne. Digitized by Google — XLIX — de guerre Ait réparlie enlre les bourgeois au prorala de leur fortune. On se figure aisément la consternation du peuple quand il se vit en présence de nouvelles exigences; bien des gens n'avaient pas en leur possession les sommes souvent fort considérables que Ton exigeait d'eux; tel artisan, de condition moyenne, chargé d'une grande famille, devait fournir jusqu'à 50 fl. en une fois. Les domestiques même furent taxés d'après leurs gages, et eurent à verser 1 ou 2 fl. par tête. De là des lamentations et des plaintes; on trouvait cette paix bien chèreK L'argent se trouva tant bien que mal, mais les caisses publiques et privées s'en ressentirent longtemps. On essaya de nouveau de recourir à un moyen souvent mis en œuvre et toujours inutilement : c'était la ré- forme des finances. En 1650 on prit de nouvelles mesures pour réduire la dette publique. Le 26 septembre fut signé le procès- verbal1 de la vérification des diverses caisses de la ville, et cette vérification avait fait constater des abus tout à fait incroyables. Les fonctionnaires préposés aux finances agissaient à leur guise, sans souci des règlements, et l'arbitraire le plus complet régnait partout. Le service des rentes se faisait de la manière la plus ir régulière. Tous les titres de rente étaient, à ce qu'il parait, nominatifs, et il était de règle de ne payer les intérêts des emprunts qu'aux bourgeois, non aux étrangers, du moins pour les années 1630 à 1639. Malgré cela il était arrivé que des bourgeois n'avaient rien reçu pour leurs propres créances, tandis que l'on avait payé à d'autres des rentes dont des étrangers étaient titulaires. D'autres fois on avait accepté en déduction des sommes dues à la ville par des particuliers, pour le paiement des impôts par exemple, ce que nous appellerions des coupons de rentes, sans rechercher si ceux qui les pré- sentaient étaient propriétaires des titres. Enfin il se faisait des rachats de capitaux à l'insu des XV, qui devaient cependant statuer sur chaque cas particulier. Des capitaux achetés au-dessous de 80°/0 étaient acceptés en rembour- sement au pair et déduits sur ce pied aux débiteurs de la ville. De fortes amendes avaient été payées ainsi avec une perte sèche pour l'État. C'était le gaspillage le plus effréné sur toute la ligne et le triomphe du compérage. On voit que la spéculation s'était fortement portée sur les titres de 1. Walther's Chronik: « Disser frieden (ist) uns theuer versalzt worden.» 2. Arch. mun., CC. B. xv. — (M.) 4, Digitized by Google — L — rente placés à l'étranger. Nous en verrons des exemples un peu plus loin, car Wencker, lui aussi, s'en était mêlé- Ces abus régnaient au Pfennig- thurn tout aussi bien qu'à la Mûntz et au Stall, qui était le bureau des contributions directes. Le mal était patent : on essaya de l'enrayer, et de nouveaux règlements vinrent dormir sur les anciens. Le 3 décembre 1655 une nouvelle commission remit en vigueur le règlement du 8 septembre 1640 concernant la réduction de la dette pu- blique. Elle constata, dans son décret du 4 mars 1656, que ce règlement avait bien eu un commencement d'exécution, mais que bientôt après il était devenu lettre morte, ins stocken gerathen. Il fut enjoint aux 111er chargés de la direction des finances et aux autres fonctionnaires, sous peine de perdre leurs honneurs et leurs fonctions, de reprendre la réduction des capitaux et de la pousser jusqu'au bout. Tous les trois mois ils devaient rendre compte de leurs travaux au Conseil des XV : jusqu'à l'achèvement de leurs opérations devait être suspendu le paiement des intérêts des ca- pitaux non réduits1. Ces décisions étaient fort sages et pouvaient produire de bons résultats; mais Strasbourg souffrait d'un mal incurable que nous avons déjà signalé: c'est que ceux qui faisaient les lois aussi bien que ceux qui devaient les exécuter, n'avaient ni l'impartialité ni le désintéres- sement ni l'autorité nécessaires; dès lors, tous les règlements devenaient, au bout de quelque temps, lettre morte, et les vieux abus continuaient à fleurir paisiblement. A Osnabrûck on s'était occupé, comme de raison, de la situation lamen- table des finances de l'Allemagne, et dans l'article 111 § 5, il était statué qu'il serait pourvu par l'empereur à ce que les débiteurs écrasés de dettes et qui, par suite des malheurs de la guerre, n'avaient pu s'acquitter, ne fussent pas abandonnés à la merci de leurs créanciers*. En 1654 la Diète de Ratisbonne* (§ 172), en vue de réaliser cette stipu- lation, arrêta que le capital dû resterait complet et imprescriptible, mais que les intérêts arriérés seraient réduits au quart. Ce quart devait être payé par dixièmes avec les intérêts courants. Enfin, quel que fût le taux auquel avaient été faits les emprunts, les intérêts courants furent réduits à 57- Tout cela était facile à décréter; mais l'exécution était plus difficile 1. Arch.mnn., V. CG. CC.,ll, 7. 2. Gundling, Discours, etc., 1 5, S. 268. 3. Reichsabschiedc , III, p. 672. Digitized by Google — M — quand les caisses étaient vides, et c'était le plus souvent le cas à Stras- bourg. Les rentes du Pfennigthurn ne furent pas payées plus régulière- ment après 1648 qu'elles ne l'avaient été auparavant, et nous allons faire assister le lecteur à la lutte que Wencker et les siens poursuivirent près d'un demi-siècle pour retirer en quelque sorte sou par sou, des caisses de l'État ce qui leur était dû. Nous nous bornerons à donner, sous forme de régestes, tout ce que les archives municipales nous ont fourni de renseignements. On y trou- vera des détails qui ne manquent pas d'intérêt sur les opérations finan- cières des Wencker, en même temps que sur les spéculations auxquelles donnaient lieu les fonds strasbourgeois. Nous déclarons, d'ailleurs, qu'il n'entre pas dans notre pensée de blâmer les Wencker; pour recouvrer leur argent compromis dans la quasi-banqueroute de la ville, ils recoururent à tous les moyens possibles; une centaine d'autres en firent autant, davantage peut-être, et ceux qui y trouvaient à redire étaient évidem- ment des gens dont le portefeuille ne contenait aucun titre de rentes sur la ville. Seulement on s'explique aussi que dans ces conditions les finances de la ville n'aient jamais pu se relever et que ses domaines soient toujours allés s'amoindrissant. 1640. Wencker tenait à bail des terres de la ville; il devait payer sou fermage en seigle et en froment. Mais comme il en avait ensemencé un tiers avec de forge (wintergerst) et retiré seulement 7 boisseaux (sester) de froment, il demande qu'on le tienne quitte de ce tiers ou du moins qu'on accepte le paiement en orge. — XV" Prot., 28 février. 15 juillet. Wencker envoie un mémoire aux Directeurs (111er) du Pfennigthurn, réclamant le paiement de ses rentes arriérées qui se montent à 4,000 R. Le 1er septembre il revient à la charge; elles s'élèvent maintenant à 5,000 R. Oo propose de lui donner pour le prochain quartier un acompte de 400 R., et à l'avenir 100 ÏÏ ou 200 R. chaque mois, ou bien 50 R. chaque semaine, suivant que les ressources du trésor le permettront, mais pour le moment, seulement jusqu'à concurrence de 2,000 R. — XVer Prot. 1641. Dans trois lettres, du 9 mars, 6 juillet et la troisième sans date, le Dr Marc OU entretient Wencker des affaires financières de Nuremberg, où Wencker avait des fonds, dont il ne pouvait recevoir ni capital ni intérêts. 1643, 15 décembre. Wencker achète de la ville un terrain de 26 arpents (acker\ situé à YAmeisenkôpfel, au prix de 6,600 R., payables moitié en capital du Pfen- nigthurn, moitié en intérêts arriérés. — Vol. Directeurs des Bâtiments, 1643-45. 1645, 22 mars. Il demande à louer un terrain vague (Rohrschutt) contigu à sa Digitized by Google — LU — propriété de YAmeisenkôpfel*, avec autorisation d'émonder ou d'abattre les arbres y plantés, seulement sur la longueur de son bien. On propose de lui faire payer 15 p de location par arpent de 21,000 pieds. La proposition est acceptée, mais les administrateurs des communaux (Almend- herren) devront faire aborner le terrain et W. paiera la moitié des frais. Le 29 mars celui-ci demande que les 15 p de loyer soient réduits à 10 p, ce qui est refusé. — XV** Prot. Il demande à racheter une rente de 25 p qu'il paie à la ville comme loyer de communaux (Almendzins), pour un coin de communal contigu à sa propriété de la Robertsau. On consent au rachat, à condition que le triple du capital, soit 300 7* soit déduit de ses rentes arriérées. — XVW Prot. 6 août. Il réclame de nouveau le paiement de ses intérêts arriérés. On refuse, sous prétexte que sa réclamation est trop vive (zimblich hart) et que Tannée pré- cédente et celle-ci môme, il avait touché beaucoup d'intérêts. 1649, 3 janvier. W. remet un mémoire où il établit que, vu l'état de sa fortune, il lui est impossible de payer les 306 ÏÏ auxquelles il a été taxé pour l'indemnité (Satisfactionsgelder) des Suédois. Refusé sur-le-champ. L'affaire revient le 6, et l'on décide que l'on ne pouvait accorder sa demande, um der consequentz willen, pour ne pas créer un précé- dent. Toutefois le conseil ne veut pas se donner l'air de n'avoir point pesé les raisons données par W. ni pris en considération ses plaintes. La réponse sera donc différée de quelques jours. En outre, on promet de le recommander aux adminis- trateurs, 111", du Pfennigthurn, afln qu'il puisse en tirer une notable partie de ses rentes. — XIIIer Prot., vol. 1648. 19 mars. Il demande à résilier le bail qu'il avait fait avec la ville pour le terrain (Schluet) contigu à sa propriété de la Robertsau, vu que ce terrain n'a aucune valeur et que nulle culture n'y est assurée, et il prie en même temps qu'on le lui laisse sans loyer, puisqu'il y a beaucoup perdu par les inondations et d'autres causes. Une commission est chargée d'examiner les lieux. Elle constate que le terrain est pur sable, plein de roseaux, ein eitler Sand voiler Rohr, in summa nichts sonder nutz, et elle propose de faire une gracieuseté à M. l'ammeister (gratifi- ciren) et de le lui laisser sans redevance ; mais en adoptant cette proposition le 26 juillet, le conseil décide que le terrain ne sera pas enclos avec YAmeisen- kôpfel, mais devra rester communal (Almend) dans l'état où il se trouve depuis la location; déplus, en reconnaissance des droits de la ville, W. devra payer annuellement 5 p, qui courront depuis 1645*.— XVerProt. 1. Sur le Blumengiessen , en face du XV*r Garten. — Silbeemanh, p. 181. 2. W. qui était si regardant pour les redevances qu'il avait à payer, n'était pas toujours coulant pour les autres. Le 8 novembre 1650 les héritiers Stadel réclament une diminu- tion de redevances pour les communaux du Neuhof qu'ils tenaient à bail, disant que ces terrains étaient en jachère et de peu de rapport. On leur accorda un nouveau bail de neuf ans et le fermage fut réduit de 80 fl. à 60 , malgré l'opposition de W. , lequel soutenait que les Stedel ne retiraient pas de ces terrains aussi peu qu'ils le disaient. Digitized by Google — lui — 1649, 13 juin. On a réitéré la défense d'exporter du blé, laquelle n'avait pas été observée, et prescrit une enquête rigoureuse contre ceux qui achètent du blé sur un grenier et le revendent de suite, c'est-à-dire spéculent sur les blés. Ils doivent être sévèrement punis. W. demande qu'on lui permette de livrer 100 fiertcl de blé qu'il a vendu, il y a trois semaines. Le Conseil décide que Ton doit refuser, mais avec tous les ménagements possibles (glimpflich ableineri). — XIII€r Prot. 1650, 7 février. Il remet un état de ses rentes arriérées qui s'élèvent à 10,135 R., 7 p, 6 -f, et demande qu'on lui donne un acompte. Les Oberbauherren décident que M. l'Àmmeister recevra de nouveau par mois 100 R. de rentes. Le 22. Il réclame de nouveau, n'ayant encore rien appris de la décision susdite. Il demande qu'on lui avance 3 mois = 300 R. pour solder ses Friedensgelder. — Accordé. — XVer Prot. 1653, 6 novembre. — On accorde à l'ammeister J. W. l'autorisation de faire déduire de ses rentes arriérées la somme de 15 #, 15 P, 2 4 qu'il doit comme Pfundtzoll, mais seulement pour cette fois (fur dièses mahl). — XVer Prot. En 1654, 6 juillet, Jean Wencker, alors Alt-Àmmeister, adresse à l'avocat de la ville, Jean Imlin, un long Mémoire relatif aux rentes du Pfennigthurn*. Le bruit s'est répandu dans la ville que l'on aurait l'intention de traiter les étrangers et les bourgeois de la ville 6ur un pied d'égalité relativement à leurs rentes arriérées. Des personnes qui sont aux affaires (Regimentspersonen) doivent s'être exprimées dans ce sens, et cela parait plausible, vu la masse des dettes dont la ville est chargée. Ce serait une belle chose que l'on pût, par un décret sur le papier, se débarrasser d'un coup de tant de milliers de gulden , d'autant plus que ceux qui ont voix au chapitre ont presque tous touché leurs rentes. Des gens dont les intérêts ne sont pas en jeu, pencheront facilement vers cette solu- tion et n'hésiteront pas à se prononcer dans ce sens, se disant que le tort qui sera causé à d'autres est un malheur fortuit. Il s'attache ensuite à combattre ce projet pour les raisons suivantes : 1° Gomme l'État est une république démocratique, il est équitable et juste que les bourgeois portent tous les mêmes charges. 2° Ceux qui n'ont pas touché leurs intérêts ne doivent pas être condamnés à un dommage nouveau. Ils ont déjà assez souffert, car ils ont déjà perdu tout ce que leur argent eût pu leur rapporter depuis, tandis que d'autres ont en quelque sorte doublement joui de leurs rentes. 3* Ce dommage n'est pas imputable à la faute ou à la négligence de ceux qui l'ont éprouvé, mais au bon plaisir de ceux qui tiennent les cordons de la bourse. I. C'est on brouillon, et nous ne savons s'il fut remis a destination ; en tout cas il renferme de précieux renseignements. Digitized by Google — LIV — 4° On aurait dû payer les intérêts à chacun en proportion de son capital. 5° Gela avait d'ailleurs été décidé à diverses reprises. 6* Il y a une grande- injustice à soumettre à l'impôt les revenus que Ton n'a pas touchés, ce qui se fait avec une telle inégalité que, dans la répartition des impôts extraordinaires, les uns sont taxés au triple et au quadruple et d'autres s'en tirent avec 1 */« ou */4. 7* Ceux qui n'ont rien au Pfennigthurn ne perdent rien, tandis que d'autres sont ruinés complètement. 8* D'autres y ont déposé de grands capitaux en mauvais argent à un intérêt usuraire, et ont louché intégralement ces intérêts. 9° Au contraire, ceux qui y ont placé des capitaux, le thaler à 2 batzen, dont ils devraient toucher la rente, outre que cette rente est bien plus faible, n'en reçoivent même rien, et se voient forcés de payer les impôts sur leurs autres capitaux. 10° Des gens qui ont acheté le 100 à 55 ou 60 R. reçoivent leurs intérêts comptant, ou du moins peuvent se faire décompter ce qu'ils doivent Ces raisons et d'autres encore le déterminent à demander que l'on veuille bien réfléchir mûrement à la chose, de peur qu'il n'en résulte des conséquences que l'on ne prévoit pas à cette heure. Que Ton cherche un moyen: soit en cessant de payer les rentes à ceux qui les ont touchées jusqu'ici, jusqu'à ce que les autres en aient reçu autant, ou bien que l'on vote des crédits extraordinaires pour donner quelque chose à ceux qui n'ont rien reçu. Ainsi l'égalité serait rétablie entre les citoyens, et la tranquillité et l'union seraient maintenues; personne n'aurait le droit de se plaindre. Quant à lui, dit-il, bien que dans le compte des intérêts il n'ait jamais été fa- vorisé, mais souvent traité avec dédain (hôhnisch an orten wo es nicht sein solte), bien que dans la répartition des contributions extraordinaires il ait été lourde- ment chargé, il a tout supporté avec patience pour l'amour de la patrie et en vue de la difficulté des temps, dans l'espoir qu'après la conclusion de la paix, on lui tiendrait compte de sa patience et que les perles éprouvées lui seraient l'objet d'une juste compensation, espoir qu'il avait encore à cette heure. 11 déclare qu'il n'appartient à personne d'infliger à ses concitoyens un traitement d'une si criante inégalité, et que cela ne peut se fonder sur aucun droit II ne lui serait pas pos- sible de supporter ainsi la perte de 10,000 gld. ou davantage, cela serait im- pardonnable vis-à-vis des siens; il proteste à tout événement et ajoute qu'il ne peut se soumettre à aucune mesure de ce genre, à moins que tous ne soient traités sur le pied d'égalité. 11 termine en disant qu'en protestant ainsi, il obéit à sa conscience, et qu'en refusant de se soumettre à des mesures injustes et spoliatrices, il use de son droit de défendre ses intérêts. Digitized by Google — LV — Du reste, en toutes choses il est mit zu heben und zu legen> nicht allein bereit und willig, sondera begierig. Le 6 juillet 1654. Jean Wencker, l'ancien. (Signé: Joh. Wencker der altère1.) 1654, 29 juillet. J. Wencker écrit au Magistrat pour obtenir qu'on lui alloue quelque chose sur ses rentes arriérées qui se montaient à plus de 10,000 R. Recommandé aux 111er du Pfennigthurn de donner à l'avenir à M. l'Ammeister ce qu'il sera possible (nach môglichheil). — XVtr Prot. 1655, 16 novembre. Les directeurs de l'octroi (Obère Umgeltherreri) exposent que l'ammeister J. W. leur a fait savoir que mardi en huit il célébrera les noces de son fils; le repas se fera à la maison, «n petit comité, si bien, que Ton ne boira probablement pas plus de 4 ou 5 ohm de vin, tant il y aura peu de monde (dergeslalt eng eingezogen). 11 demande qu'on lui remette là-dessus l'octroi (umgelt). On décide que, puisque la noce se fera à la maison et qu'il s'agit de si peu de chose, on peut accorder à M. l'Ammeister sa demande. — XVer Prot. 1656, 15 novembre. La Commission des grains (Obère Kornherren) expose que M. l'Ammeister W. demande à ce qu'on déduise de ses rentes arriérées les 5 rézaulx, 2 boisseaux (5 frtl. 2 str.) de froment et 5 rézaulx, 2 boisseaux de seigle qu'il doit à la ville pour ses fermages. — Accordé. — Das paar à 4 R. compensirt. — XVer Prot. 1658, 11 juin. Pétition de l'ammeister J. W. qui demande que, comme ses rentes arriérées se montaient alors à plus de 13,000 8>, on lui donne un acompte sérieux en vin, blé ou autrement. La Commission des bâtiments (Obère Bauherren) accorde 50 rézaulx de grains, 2 fuder '/• de vin nouveau et 50 R. Cela est ratifié in pleno le 16 juin. — XV" Prot. 1659, 16 septembre. Il demande une double location à partir de ce jour (eine doppelte Lehnung von dato an) pour les terres qu'il a louées de la ville. 4 acker beym Kochhaus und 4 beym Ziegelofen. — Accordé. — XVer Prot. Le 3 février 1655 le duc de Wurtemberg1 avait décrété que les villes, villages et communes ne paieraient que la moitié des intérêts de l'année courante, et le tout à partir de 1656; tous les arriérés antérieurs à 1655 étaient annulés. L'État lui-môme procéda autrement à ce qu'il parait. En tout cas, la ville de Strasbourg et les particuliers, qui avaient des fonds d'État wurtembergeois, ne paraissent pas avoir touché quoi que ce soit. En 1659 la Ville envoya à Stuttgart Antoine Diebold pour négocier en son nom ; Jean Wencker lui donna également procuration pour traiter de ses intérêts particuliers qui étaient fort considérables (in seiner habenden starcken prœ- tension). 1. Arç. hist.pol.f\\\fn* 196. 2. Arg. hM.poL, III, nM 219—220. Digitized by ^ . — LVI — L'Ammeister Reisshofer, le XIIIer Kœnig et les héritiers Guichart (la première femme de Jean Richshoffer, f 1672, était une Agnès Guichart) et d'autres encore en firent autant Le Magistrat de Strasbourg demanda à ne pas être traité comme la masse des créanciers, faisant valoir notamment les services rendus au Wurtemberg, dont les Archives avaient été longtemps conservées à Strasbourg durant la guerre, mais le gouvernement wurtembergeois resta inflexible et s'obstina à ne vouloir payer que la moitié des rentes de Tannée courante aux créanciers qui, à ce mo- ment, se présenteraient, sans toutefois exiger de renonciation à l'arriéré. Diebolt ne conclut rien et en référa à ses commettants, tout en leur conseillant d'accepter ces propositions, car, vu les troubles qui semblaient menacer l'empire (tvegen obschwebender Reichstroublen\ il n'y avait rien de mieux à espérer, et d'ailleurs, môme dans ces conditions, le paiement se faisait bien lentement. Dans l'intervalle était survenue, le 16 octobre, la mort de Jean Wencker, et ses héritiers durent prendre en main cette affaire. La Ville, de son côté, persista dans ses réclama- tions; Jean Baldner, greffier en chef du Pfennigthurn, et Daniel Wencker furent envoyés à Stuttgart. Le 13 novembre le gouvernement leur fit savoir qu'il ne pou- vait rien faire de plus que de donner à Strasbourg la moitié des rentes de 1658, sans renonciation aux intérêts arriérés, et de payer celles de 1659 en deux termes, l'un en 1660, l'autre en 1661. Quant à MM. Wencker, on voulait bien, pour des raisons particulières, les traiter comme la ville de Strasbourg, bien que cela ne se fût fait pour aucun autre débiteur. Les envoyés acceptèrent, au nom de la ville et des Wencker, toutefois en sti- pulant que ceux-ci seraient payés sur-le-champ. Le gouvernement consentit et dut emprunter l'argent. Les trois capitaux qui appartenaient aux W. formaient en tout une somme de 1 1,780 R. La moitié des intérêts de 1658 faisait 369 R. 30 K. Pour bâter l'expé- dition de son afîaire, W. dut, selon l'usage du temps, faire des cadeaux en argent: au secrétaire et au receveur 5 ducats, à un autre employé 3 R., à un autre encore 5 R.; puis il les retint à dîner, et entre temps leur recommanda ses affaires, comptant que si Dieu voulait bien laisser la paix à l'Allemagne, il récol- terait les fruits de sa générosité. A son retour à Strasbourg il remit à ses frères et beaux-frères les intérêts en question, se montant à 114 ducats 3 p. Outre les pots-de-vin, le voyage avait coûté, suivant les comptes fournis aux XV, la somme de 32 ÏÏ 12 P, dont la moitié, soit 16 # 6 p, fut remboursée à W. (zu einer recompens). Après la mort de Jean Ier Wencker, ses héritiers continuent la liquida- lion de ses affaires. A notre grand regret nous n'avons pu découvrir le chiffre auquel se montait la succession. 1660, 7 janvier, ils adressent à la Ville une réclamation au sujet de XAmeisen- kôpfel. L'arpent a été mesuré à 21,000 pieds. Or, ils en voudraient 24,000 et Digitized by Google — LVII — demandent un supplément de 3000 pieds par arpent, soit trois arpents, 6000 pieds. lis prient le Conseil de leur compenser ce dommage, comme on Va fait pour d autres, en leur donnant un équivalent à la Plaine des Bouchers (Metzgerau). — Renvoyé à la Commission des travaux (Obère Bauherreri) et aux administrateurs des communaux (Almendherren), qui refusent. On fait relire les procès-verbaux de 1643, 45 et 49, et Daniel Wencker déclare s'en remettre à la décision du Conseil. — XVtr Prot. 1660, 2 juin. Daniel W., XV", obtient sur ses intérêts arriérés un acompte de 12 mesures (ohm) de vin nouveau. — XVer Prot. Le 1er septembre, nouvel acompte, 12 mesures (ohm) de vin nouveau blanc. Le 3 novembre, môme quantité de vin blanc. — Wer Prot. 1662, 2 février. Jacques I** Wencker demande à ce que Ton accepte 200 R. de son Pfennigthurncapital pour payer les droits d'octroi sur le vin (umgelt) dus par l'aubergiste à la Fleur. — Accordé à 70 R. pour cent. — XVer Prot. 1663, 9 mai, il demande à faire déduire de ses intérêts arriérés 8 fi 9 p d'im- pôts (Pfundtzolt) par lui dus à la ville. — Accordé. L'abbé Romain, de Gengenbach, écrit le 7 février à cause d'une créance sur le Pfennigthurn (Pfennigthurnbrieft de 8000 fl. que jadis l'ammeister Wencker a racheté au couvent au prix de 3800 fl. et qui se trouve entre les mains de ses hé- ritiers. — Renvoyé au Conseil. Le 4 avril, l'abbé Romain, de Gengenbach, répond à la lettre à lui écrite par le Magistrat, qu'il ne sait rien de la transaction sur laquelle s'appuient les héritiers de Jean W. Il demande qu'on lui en fournisse une copie authentique. Le 23, nouvelle lettre, où il se plaint de ce que lesdits héritiers lui réclament les intérêts dans leur intégrité, et prie le Magistrat de trancher le litige. — Ren- voyé au E. E. Rath. — XVer Prot. 1664, 30 avril. Jacques 1 W. demande à faire déduire de ses rentes arriérées 7 Sf, 1 p, 8 à d'impôts (Pfundtzoll). — Accordé. — XV" Prot. 1665, 6 mai. Les héritiers W. exposent que Jean Charles Bingler senior et Jean Wencker marchand, leurs ancêtres, ont emprunté, il y a près de cent ans, 100 fi au couvent de Sainte-Marguerite et Sainte-Agnès. Ils demandent à le rem- bourser au moyen de leurs rentes arriérées, Pfennigthurnzins , dont le chiffre dépasse 1,000 Thaler. — XVer Prot. 8 juillet. André Brackenhoffer, Daniel et Jean W. et Jean Philippe Braun possèdent en commun un moulin à Achenheim, venant évidemment de la succession W. Us se plaignent de ce que, tandis que les bourgeois ont à payer aux moulins de la ville (vom mahlguC) pour la mouture 26 j d'octroi (Umgelt), on leur en prend à eux 29. Ils demandent a être mis sur le même pied que leurs concitoyens. — Renvoyé aux directeurs de l'octroi (Umgeltherren). — Ceux-ci exposent que la loi commune est que ceux qui font moudre leur blé dans des moulins étrangers, qui n'appartiennent pas à la ville, ont à payer en sus de ÏUmgelt ordinaire 3 j et cela pour attirer la clientèle aux moulins de la ville. Digitized by Google — lvtji — Toutefois, cooae le moulin d'Achenheim n'était pas affermé, mais exploité directement par les héritiers W. — qu'ils y faisaient moudre seulement ce qui était nécessaire pour les besoins de leurs ménages, éralués par eux, Fan dans l'antre, à 50 frtl par famille, et amenaient an marché de la fille le reste de leurs récoltes — les Oberevmgtlûurrm proposent de les exempter des 3 4 supplé- mentaires. Mais le Conseil refuse. — XV" Prot. 1666, 8 juillet Daniel W. XIII demande à faire déduire de ses intérêts arriérés deux billets de contributions (Pfundlzoilzedul) de 2 ff, 6 3, 6 4. — Accordé. — XV" Prot 1666 au mois d'août Jacques I Wencker acheta une maison arec cour et jardin. D'un côté elle était continué à une maison appartenant au Bruderhof et à la pro- priété de Jean George Redslob, de l'autre également à une maison appartenant au Bruderhof et à une maison appartenant à Jean Henri Metiger. Elle avait une issue sur la rue des Frères (Bruderhofsgasse). 11 la paya 1,735 R. (Contractstubc a0 1666.) (Test évidemment la maison n* 12, occupée jadis par Fécole des Frères de Marie et qui, il y a vingt ans, avait encore son jardin du côté de la rue des Frères. Il parait qo'il la fit rebâtir, car il demanda le 24 août 1667 la permission d'y faire mettre un Erker, la tourelle en encorbellement qui s'y trouve encore; la maison elle-même a été surélevée il y a quelque trente ans. Cette permission lui fut accordée par le Sénat et les XXI le 2 septembre. On stipula que la tourelle serait ein einfacher Erker large de 9 pieds et en saillie de 3. Pour cela il devait payer à la Ville ou 5 R. de rente annuelle ou un capital de 100 R. comptant. Il demanda à ce qu'on acceptât en paiement une somme égale de ses rentes arriérées. La décision fut qu'il devait ou bien verser 100 R. comptant ou se laisser déduire 300 R. d'intérêts. C'était à ce qu'il parait le tarif normal, 300 •/„. Wencker marchanda et en offrit 150. Refus. U revint à la charge le 19 septembre et offrit 80 R. de capital du Pfenniglhurn et 120 de rentes et finit par voir accepter son offre. On voit où en étaient les fonds publics à Strasbourg vingt-neuf ans après le traité de Westphalie. — Pfennigthumisprotokoll 1667 — 70. 1667, 24 mai. Daniel W. XIII demande à faire déduire de son arriéré un billet de contributions {Pfundtzolhedul) de 6 p, 2 4. — Accordé. La veuve de Jean II W. en fait autant le 17 août pour 12 ff, 2 p, 11 4 d'impôt (Pfundlzoll). — Accordé. — XV" Prot. 1667 la veuve de Jean II W. et ses héritiers déposent un billet du tribunal des tutelles ( Vogteygerichtszeduf) les taxant à 9 S, 17 ft 8 4 avec prière de les déduire de leurs intérêts arriérés. 1668, 18 janvier. Même demande pour un billet de contributions (Pfundlzoll- zedul) de 6 tf 13 p et 4 v. — XV" Prot. 1669, 27 novembre. Daniel W. expose que son beau-père, KOnig, avait payé au nom de la ville 226 R. de rentes (Iselbachischer Zins), qui devaient lui être Digitized by Google — LIX — déduite successivement des sommes par lui dues pour droits de douane (Kauf- hausgebûr) — 100 R. seulement ont été déduits. Dans l'intervalle il a été décidé que les droits de douane (Kaufhaus) seraient payés comptant. La compensation a cessé et il reste créancier de 126 R. La question revient le 30 avril de Tannée 70. Ses rapporteurs, vu que l'affaire n'était pas nette (etwas unlauter), proposent de la renvoyer aux Directeurs de la douane (Obère Kaufhausherren). En 1671 ceux-ci établissent que 150 R. et non 100 ont été déduits — et l'arriéré est de 75 seulement. — Ils supposent que Daniel W. se contenterait de 40, ce que le Conseil accepte. — XVW Prot. 1670, 14 mai. Jacques I W. produit un billet de contributions (Pfundtzollzedul) de 6 tf 4 p 2 4 et demande qu'il soit déduit de ses rentes arriérées. — XVer Prot. Les volumes de 1675 à 1685 inclus, sont brûlés. 1687, La Yeuve et les héritiers de l'ammeister Daniel I W., — l'ammeister Dietricb au nom de ses enfants du premier lit—, le syndic Gtlntzer et Kempfer comme tuteurs, le XIII firaun et le XXI Model proprio nomine exposent qu'ils possèdent une créance sur la ville de Gengenbach. Les héritiers Back(isc/ien Erben) offrent de s'en rendre acquéreurs en l'échan- geant contre un capital sur le Pfennigthum (Pfennigthurnscapital) de 1,000 R. Déjà auparavant cette proposition avait été rejetée par le Conseil comme illégale (wider ordnung). Mais cette fois le préteur royal intervient, il fait valoir que la ville gagnait les intérêts de plus de 20 ans, ainsi 1,000 R., et se prononce en faveur des suppliants. Naturellement son avis triomphe. — XVer Prot. 1688, 30 avril. L'ammeister Jacq. I W. a vendu au cloutier Jean Michel Scheuring une maison dans la Grand'rue (in der Strass) au prix de 475 U. La moitié des droits de vente (ou de mutation?) Pfundlzoll, qui est à sa charge se monte à 3 U 19 P 2 s. Il demande à les faire déduire de ses intérêts arriérés. — XV** Prot. 1689, H mars. L'ammeister Jacques I W. demande le il mars à ce qu'on réduise le fermage (Giîlt) des 3 arpents qu'il tient en location de la ville, et pour chacun desquels il doit donner 3 boisseaux (Sester) par an. Il demande remise pour 1687 et 88, vu que les années avaient été mauvaises. Or, on constate qu'il a sous-loué ces terres et par suite n'a éprouvé aucun dommage. Ces champs venaient de son père et les Wencker les avaient fait défricher. W. promet de payer exactement à l'avenir les 3 boisseaux (Sester) et c'est à cette condition qu'on lui remet sur les années écoulées 6 boisseaux (Sester), il en paiera donc 12 au lieu de 18. Mais il n'en fait rien. En 1692 les Obère Kaufherren constatent que des dix arpents, tenus à bail par les Wencker, et qui, du vieux Jean , avaient passé 7 à Dominique Dietrich et 3 à Jacques I, celui-ci ne payait en règle que 2 boisseaux (Sester) par arpent. Digitized by Google — LX — Aux réclamations du préposé aux grains (Kornmeister), le stettmeister Wurmser et Wencker avaient répondu que les choses avaient été convenues ainsi et qu'on avait laissé à W. les champs en question à raison de 2 boisseaux (Sester) par arpent. Lorsqu'on lui montra le protocole de 1689, W. convint de son erreur, mais recourut à d'autres arguments; il fit valoir les longs services rendus par lui à la ville, et il ajouta que les champs en question ne lui rapportaient à lui-même pas plus de 3 boisseaux (Sester). En vain fit-on la remarque que c'étaient de bonnes terres, im Neuen Feld, et que W. les avait lui-môme sous-loués. Grâce à l'intervention du préteur royal, W. obtint gain de cause, on les lui laissa à 2 boisseaux (Sester), tant que durerait le bail des autres. 1690. L'ammeister Reisseisen, l'ammeister Wencker et consorts ont acheté un jardin à la Krutenau; ils doivent 16 S 3 p de droits (Pfundtzoll) qu'ils paient moitié en capital, moitié en rentes arriérées du Pfennigthurn. — XVer Prot. 1691. Jacques I W. obtient de payer moitié en argent, moitié en rentes arrié- rées un billet de contributions (Pfundzoll) de 2 ÏÏ 7 p. 1694. Jacques I W., ammeister régent, a célébré les noces de son fils aîné et doit une somme assez considérable à Michel Hirschmann, l'aubergiste de l'Hom- melet rouge. Il veut lui donner en paiement entre autres valeurs 100 U sur ses rentes arriérées et demande qu'on réduise d'autant les 299 U 11 p 3 -r qui lui sont encore dues, pour les porter en décompte des droits d'octroi (Umgeld) dus par Hirschmann; d'autant plus qu'il sait que cela a été accordé à d'autres. — Ac- cordé. — XVer Prot. 1698, i 1 juillet. J. I W. a dépensé pour les noces de son fils Daniel 230 #, qu'il doit à Jean-Frédéric Cuntz, l'aubergiste de la Lucern. Il demande que l'on prenne une somme équivalente sur son capital du Pfennigthurn, à porter en décompte des droits d'octroi {Umgeld), que doit ledit Cuntz; parce qu'il sait qu'il y a beau- coup de précédents de ce genre. — Accordé. — XVer Prot, 1699, 14 mars. L'ammeister Jacques Ier Wencker, en sa qualité de luteur (ehevogtlicherweiss) et au nom de tous les héritiers Spielmann, et Daniel-André Kœnig au nom de tous les héritiers Richshoffer, déclarent qu'entre eux et le sieur Philippe-Christophe Gailing, d'Altenheim, et son épouse, il a été fait le 21 février un échange de capitaux, et demandent qu'on veuille bien les faire en- registrer 6ans déduction (vor voir) par qui de droit. La commission des travaux (Oberbauherren\ à qui l'affaire est renvoyée, fait son rapport le 19 juin suivant, d'où il ressort que les requérants ont cédé au sieur Gailing un capital de 2,000 R. sur le comté de Hanau, et en ont reçu trois capitaux, à savoir : deux créances sur la Caisse des fortifications (Fortifikations- kasse), l'une de 150 #, l'autre de 300 ff, et une troisième créance de 250 # sur le Pfennigthurn. Ils se demandent s'il y a lieu de les inscrire sans déduction (vor voll) au nom des Wencker et consorts, et répondent que 1° la chose ne saurait être mise en doute pour les créances de la Fortifikationskasse. Divers précédents sont là pour le prouver. Digitized by Google — LXI — 2° Pour ce qui est du Pfennigthurn, les intérêts sont dus depuis 1682 et se montent à 212 ff 10 p. Or, il y a un décret du Sénat et des XXI, disant que dans le cas où des bourgeois acquièrent des capitaux des étrangers, le quart revient à la ville avec tous les intérêts arriérés. La solution était donnée de soi — or voyons à quoi Ton arrive avec de la bonne volonté: Mais, continue le rapporteur, comme le steltmeister Wormser défunt de qui vient ce capital, n'a pas rendu peu de services à la ville, et que le sieurGailing est en position de lui en rendre également; comme il convient aussi d'avoir égard à la personne de l'ammeister Wencker, Messieurs du Conseil verront qu'il leur convient de dispenser de l'application du décret précité. Le syndic intervient, rappelle que les capitaux de la Caisse des Fortifications sont privilégiés aussi bien que ceux de la Caisse du sel (Salzkasse), et que le décret en question n'est applicable qu'au capital du Pfennigthurn. Mais, dit-il : 1° il s'agit de savoir si ce décret est applicable aux sujets du Roi 2a 11 faut considérer les services rendus par le sieur Wormser et à rendre par le sieur Gailing. 3° Avoir quelque égard (einige reflexion machen) à la personne de l'am- meister Wencker. 4° Enfin le capital est peu considérable et le gain de la Ville serait médiocre. Bien entendu W. gagna sa cause et son argent — XVer Prot. 1699, 17 août. Les Wencker avaient sur Gengenbach une créance de 600 R., dont les intérêts étaient dus depuis 1689 inclusivement. Ils échangèrent capital et intérêts dus le 12 avril 1694, avec un sieur Séverin Columban Jûnglin, intendant de l'abbaye de Gengenbach , qui leur céda un ca- pital du Pfennigthurn de la valeur de 425 R., dont le litre était daté du 15 juin 1629, ainsi que tous les intérêts arriérés. Quand ils voulurent faire transférer à leur nom le capital du Pfennigthurn, le sieur Wetzel refusa, sous prétexte que ce capital avait été confisqué, in die con- fiscation gehommen. Les W. réclamèrent parce que i- l'un des administrateurs, 111er, du Pfennigthurn, Michel Storck avait fait transférer tout récemment, en son nom, un capital du même genre, acheté d'un individu de Lohr. 2° Ce capital était peu considérable. 3° Il était à craindre qu'en cas de refus ils ne perdissent leur capital. Ils con- sentaient d'ailleurs à sacrifier le quart et les intérêts arriérés. Le syndic Klinglin, à qui l'on avait parlé de cette affaire, y avait d'abord vu des difficultés , puis reconnu que, comme ce n'était qu'un échange, le capital pourrait être transféré au nom des demandeurs à partir du jour de l'échange, mais sans que cela tirât à conséquence, et il ajouta qu'il serait bon de tenir la chose secrète. — Con- cessum. C'est la dernière trace que nous ayons trouvée aux Archives touchant les affaires financières des Wencker. Nous verrons plus loin Jacques I Digitized by Google LXH — opérer autrement. Mais ce qui précède suffit pour donner au lecteur l'idée du ménage financier de la République. Toute observation serait superflue. Wencker A côté de l'homme politique et de l'homme d'affaires, il nous reste à écrivain, étudier en Jean Wencker l'homme d'études et l'érudil, nous n'osons dire le littérateur. Nous aurons alors esquissé le type du Strasbourgeois du dix- septième siècle, tel qu'il se rencontre assez fréquemment dans celle petite république, au moins parmi les hommes appartenant aux classes supé- rieures. Strasbourg était à cette époque un des principaux centres du pro- testantisme allemand; le corps des pasteurs et les professeurs delà faculté de théologie y exerçaient une influence fort grande, sinon prépondérante. De leur côté les autres facultés de l'Université y avaient considérablement développé le goût des études historiques et scientifiques. Enfin les rela- tions avec les huguenots français, qui dataient du siècle précédent, avaient continué dans celui-ci; elles avaient augmenté depuis que la France, direc- tement ou indirectement, avait pris parti pour les protestants d'Allemagne. Toutes ces causes concoururent à donner à cette république de marchands une physionomie spéciale et à y provoquer un épanouissement de la vie intellectuelle destiné à survivre à la liberté et à l'indépendance de la cité. Sans doute, ici encore, il ne faut pas s'attendre à trouver la moindre analogie avec la splendide floraison littéraire qui fut en France l'honneur du règne de Louis XIV. A Strasbourg on écrivait en latin ou en allemand, et l'on sait que l'allemand n'était pas encore la langue de Schiller et de Goethe; on faisait bien plus d'érudition que de littérature, mais on y travailla beau- coup, on s'exerça dans toutes les branches, et l'on prépara ainsi le siècle de Schœpflin et de Grandidier. Jean Wencker fut un des pionniers de la première moitié du dix-sep- tième siècle. Il s'occupa de politique, comme cela était naturel dans sa po- sition — d'ailleurs qui n'en faisait pas durant cette guerre de Trente ans qui ébranlait et allait transformer le saint empire germanique? — il s'en occupa en zélé protestant, comme l'était tout Strasbourg à cette époque. Il s'adonna spécialement à l'étude de l'histoire de sa ville natale, de son passé, de sa constitution, de ses droits séculaires, de son antique indépendance. Les horreurs de la guerre de Trente ans, qui finit par atteindre cruellement l'Alsace, l'amenèrent à élargir le cadre de ses études historiques et à don- ner à la deuxième partie de sa Chronique le caractère d'une histoire géné- rale; pour mener à bien cette œuvre qu'il continua jusqu'à sa mort, il Digitized by Google — lxiii — n'épargna ni soins ni argent, comme nous le verrons dans les fragments malheureusement trop rares de sa correspondance. Ce qui en reste nous montre également qu'il était en relations avec le monde lettré de Stras- bourg et d'ailleurs encore. Il s'y révèle le protecteur bienveillant des sa- vants et des hommes d'étude au service desquels il met sa riche biblio- thèque, et qui le consultent comme une autorité pour ce qui touche à l'histoire de Strasbourg et de l'Alsace. Pour justifier ces appréciations, nous allons donner les extraits des lettres de ses correspondants qui sont par- venues jusqu'à nous : le lecteur se trouvera ainsi en mesure de juger par lui-même la curieuse figure du vieux chroniqueur strasbourgeois. Le plus ancien en date des correspondants de Wencker dont nous possédions des lettres, est le savant juriste Jean Limnaeus. II avait passé à Strasbourg, et de là datent peut-être leurs relations. Le 17 juillet 1629 il écrivit d'Angier une lettre dans laquelle il s'excuse d'avoir laissé « es- couler tant de mois sans aucun mouvement de plume > ; ce n'est pas qu'il ait « quitté la mémoire de ces courtoisies avec lesquelles > Wencker l'avait étroitement tiré à t lui», pour cs'estranger» de lui-même. La crainte de Timportuner, le manque d'occasions pour faire parvenir les lettres «ont été jusques à présent» les barrières «de ses desseins » ; mais il les franchit et supplie Wencker c d'aiguillonner » par ses admonitions l'imprimeur Ledertz, «à tenir étroitement ses promesses et à donner au public» son «ouvrage avec moins de fautes qu'il sera possible1». Il s'agissait de son Jus publicum Imp. germanici, qui parurent en effet à Strasbourg. La correspondance paraît avoir été continuée. En 1643 (15 mars) nou- velle lettre1 de Limnaeus qui était resté en relations d'affaires avec Stras- bourg, mais ne s'accordait pas avec son imprimeur Spoor. Ils finirent cependant par s'arranger, et Spoor se chargea même de donner une nouvelle édition de l'ouvrage de Limnaeus. Celui-ci écrivit d'Onolsbach (Anspach) à Wencker le 18 septembre 1645, en réponse à une lettre de celui-ci datée du 14 août8. Nouvelles difficultés avec Spoor qui ne hâlait pas assez l'impres- sion. Puis Limnaeus avait peine à tirer de l'argent de la caisse de Spoor. Celui-ci avait bien donné à l'auteur des lettres de change pour cent reichsthaler, mais qui restèrent impayées, aber der effect nicht erfolgt. 1. Arg. Au*, pol., III, n° U3b. 2. La lettre, écrite à Onolsbach {Anspach), arriva à Strasbourg le 4 avril. — Arg. hist. pof., III, n° 143». 3. La lettre de Limnœus arriva à Strasbourg le 9 octobre; celle de W. était parvenue à son adresse le 25 août. — Ibid., III, n° 143e. y Digitized by Google — LXIV — Wencker dut à nouveau aiguillonner Spoor, nous ne savons avec quel succès. Cette publication nous vaut aussi de nouvelles lettres du Dr Marc Oit, alors en ambassade à Francfort. Déjà précédemment nous avons mentionné sa correspondance de 1641 au sujet des créances de la ville et de Wencker sur Nuremberg. Outre les questions d'affaires elles renferment encore d'in- téressantes appréciations politiques et de curieux détails de mœurs. Nous y voyons que des relations très intimes régnaient entre les deux familles Oit et Wencker; la femme d'Ott lui a fait savoir de quelles attentions elle avait été comblée. « Meine hausfrau hal mit sehr gerùhmt ivas fur grosse ehr und courtoisie von dem h. schwager und seiner liebsten hausfrau ilir in neulichkeit erwiesen worden sey{.* La pauvre femme d'ailleurs était souffrante, le mari également, depuis qu'il avait renoncé à se faire ven- touser comme d'habitude. Il a bien l'air d'attribuer le tout à leur trop longue séparation. Si les ambassades durent si longtemps, il faudra bien que ceux qui en sont chargés, emmènent dorénavent leurs épouses ; l'un d'eux a même déclaré que c'est un cas de conscience de les abandonner si longtemps. Du reste il se plaint des pertes qu'il éprouve en se voyant ainsi forcé d'abandonner sa clientèle, et le reichsthaler d'indemnité (Ritt- géld) qu'il reçoit par jour est loin de les compenser. Dans la même lettre, il parle aussi d'un pasteur qui a dû être répri- mandé, et il insiste à ce sujet sur l'inconvénient de certaines nominations dues à la faveur et dont Wencker parle également dans sa chronique. Il finit par informer celui-ci que le colonel Baumberger et le quartier-maître de son régiment ont fait transporter à Ratisbonne trente-deux tonneaux de vin, saisis peut-être sur des bateaux appartenant à des Strasbourgeois, diesdben zu verschmieren. Ob es zu Behauplung dièses Arresls, oder erlan- gung anderwertigen Assignation zu thun sei, ajoute-t-il, wird die Zeit erôffnen. Le 15 janvier 1646 c'est à propos de la deuxième édition de l'ouvrage de Limnaeus mentionné plus haut, qu'Ott écrivit à Wencker. Cet ouvrage donnait un exposé des privilèges de la République, et pour la seconde fois, on allait les imprimer à Strasbourg même, d'une manière fautive. Ott s'était entendu avec le Dr Schrag, qui rédigeait l'index, et celui-ci avait invité Spoor à envoyer les quelques feuilles relatives à Strasbourg, à Osnabrûck, où Ott les corrigerait d'après son exemplaire qu'il avait eu soin de rendre conforme à l'extrait lu chaque année à Strasbourg, au t. Arg. hist.poL, 111, n0i 138b et c. Digitized by Google — LXV — Schwôrtag probablement. Spoor avait bien envoyé les feuilles, mais dé- claré que, vu la brièveté du temps, l'ouvrage devant être livré à la foire d'automne (Herbstmess) de Francfort, il serait impossible de réimprimer les feuilles corrigées, après la confection de l'index. Comme cependant il n'avait pas réalisé son projet, il semblait bien que ce refus était motivé par la crainte des dépenses. Or, dit Ott, on ne saurait croire combien, sous ce rapport, est fausse et incomplète la première édilion, à moins de la com- parer à l'exemplaire corrigé. Pour que Ton ne soupçonnât pas à Strasbourg même et à l'étranger le magistrat de voir avec complaisance cette réim- pression fautive, pour empêcher aussi qu'en justice on ne se fondât sur ces textes tronqués, Ott proposa donc que l'on mît officiellement Spoor en de- meure de faire corriger la nouvelle édition ou d'en retrancher ce qui avait rapport à Strasbourg. La réimpression ne lui causerait aucun dommage, car pour l'amour de la correction (der correction tu gefallen) bien des gens achèteraient sinon l'exemplaire entier, du moins les feuilles corrigées, dont il faudrait faire un tirage considérable1. Dans les années 1642 et 1643 nous trouvons Wencker en correspon- dance avec son futur gendre Dominique Dietrich. Celui-ci, alors âgé de 23 ans, était à Paris, faisant son tour de France, paraît-il, comme c'était la mode à Strasbourg. C'est vraiment chose curieuse de voir combien était grande l'attraction exercée par la France sur les pays voisins. Nos jeunes patriciens faisaient leurs études au Gymnase et à l'Université de Strasbourg, se rendaient même à celles de l'Allemagne, mais pour eux le complément d'une éducation soignée semble avoir été un voyage en France pour se perfectionner dans la langue française1, dont ils avaient d'ailleurs déjà reçu une teinture dans leur ville natale. Bons protestants, ils avaient grand soin de rechercher les centres huguenots, aussi allaient-ils de Paris n An- gers, à La Flèche, à Grenoble, là où ils retrouvaient leurs coreligionnai- res. Ils s'occupaient d'études sur V Estai de la France; il semble que les futurs hommes d'état de Strasbourg eussent à rapporter sous cette forme leur chef-d'œuvre politique, comme les ouvriers avaient à fournir le leur pour passer maîtres ès-professions manuelles. Dietrich paraît s'être rendu à Paris dès la fin de 1642 ou au commence- 1. Arg. hiêt. pol., III, nM 148» et b. 2. Voir sur l'école française qui existait alors à Strasbourg, le curieux livre intitulé : Parlement nouveau ou Centurie interlinéaire , par Daniel Martin, linguiste, à Stras- bourg, aux despens des héritiers de feu Everard Zetzner (lre édition 1637, p. 361. Collec- tion F. Reiber; 2e édition 1660, p. 367, Bibliothèque municipale). B. xv. - (M.) 5 Digitized by Google — LXVI — ment de 1643, car Wencker lui écrivil déjà le 17 février de celle dernière année, et c'est le 13 juin seulemenl qu'il reçut la réponse de son corres- pondant1. Celui-ci avail tant tardé à répondre parce qu'il atlendait l'appa- rition des Vérités françaises qui venaient de quitter la presse dans les huil derniers jours el se vendaient à 2 i/t tt, et la seconde partie du Ministre d'état à 4 tt . Comme les Iroupes lorraines rendaient chaque jour les roules moins sûres, il s'était décidé à confier son envoi à Jean George de Tûrck- heim que l'on attendait incessammenl à Paris, d'où il repartirait à coup sûr avec des marchandises. Dielrich avait transmis à M. Stella les compliments de Wencker el en ren- voyait de la part de celui-ci. Ce même M. Stella lui avait appris assez de c ce qu'il esl utile el nécessaire de savoir sur V Estât de la France > pour qu'il n'eût plus grande envie de connaître celui de M. Bernegger*, qui est jaloux de voir son travail communiqué à d'autres Strasbourgeois. Il avait reçu avec plaisir la nouvelle du voyage de son cousin Daniel en Italie et il es- pérait bientôt avoir l'honneur de constater en personne son heureux retour à Strasbourg (?). Puis répondant à une question de Wencker, il déclare qu'en dehors de son Prince et de ses Lettres, M. de Balzac n'avait rien publié qu'un discours sur une tragédie de M. Heinsius intitulée Herodes infan- ticida9 et le passage en question que Wencker l'avait prié de rechercher n'existait pas, dit-il, au fol. 235 du tome III des lettres, du moins dans les édi- tions qui à ce moment pouvaient se trouver à Paris. Il annonce en termi- nant sa lettre qu'après avoir fait un tour en Normandie, il s'est décidé à quitter Paris et à se rendre sur les bords de la Loire. A celte lettre datée du 30 mai 1643 et écrite en allemand à Jean Wencker, Dietrich ajoute un long post-scriptum destiné aux dames Wencker, el cette fois, par un raffine- ment de galanterie, il se sert de la langue française, ce qui semble indiquer que ces dames savaient égalemenl le français. Nous la donnons tout en- tière, car elle ne manque ni de charme ni d'intérêt, spécialement en ce qu'elle nous révèle le goût pour la musique commun à la fois à Dietrich et aux dames Wencker. Comme nous l'avons dit, c'est le post-scriptum de sa lettre à Wencker; en voici le texte. «P. S. Monsieur, me sentant infiniment obligé a ma très-honorée dame madame votre femme et a mesdemoiselles vos filles, de la bonne souve- 1. Arg.hiêt.pol.t\\\, n° 215. o o-«K«Ki««ent Jean Gaspard Bernegger, qui fut un des diplomates les plus en vue de t dont nous avons parlé précédemment. U était né en 1612, donc l'alné Digitized by Google — LXVII — nance qu'il leur plaist avoir de leur plus humble valet, je vous supplie aussi humblement de me permettre, s'il vous plaist, qu'après avoir salué leurs bonnes grâces, je les prie qu'ayant augmenté de la sorte la grandeur de mes obligations, il leur plaise faciliter à leur plus grand debteur par l'honneur de leurs commandements les moyens d'acquitter tant soit peu de ses devoirs. Et en particulier que je représente a mademoiselle ma cou- sine Marie, si cela se pouvait faire par des lettres, l'extrême réjouissance qui s'est engendrée dans mon esprit par la bonne nouvelle de son bien- heureux mariage1, dont les prédictidns que je lui en fis avant mon départ ayant si bien rencontré, j'espère que les prières que je fay pour le bon et agréable succès d'iceluy, seront aussi bien exaucées. Touchant l'espinette, il faut confesser que durant mon séjour icy, je n'y ay guères touché, car outre ce qu'il ne se trouve point ici de maistres qui y fassent grand chose, il faut payer par mois 3 ou 4 ff pour une espinette qui presque ne vaut cela en tout Mais pour les orgues, il y en a icy quasi dans toutes les églises de fort bonnes, mais principalement dans celle des Jésuistes j'ai trouvé quantité de jeux si doux et si bien disposés pour faire des écho et d'autres charmoirs, qu'elles m'ont fait souhaiter mille fois qu'il s'en trouve de pa- reilles à Strasbourg. Mais monsieur, je vous prie d'excuser par votre fa- veur ma hardiesse d'abuser si longtemps de votre patience par mes badi- neries, et m'arrètant ici tout court, je me dis encore une fois ce que je suis toujours, c'est-à-dire, monsieur, votre très humble, très obéissant serviteur D. D.» Un autre correspondant de Wencker est ce Bernegger, dont parlait tantôt Dietrich. En 1646 il avait été envoyé par le magistrat près la reine régente de France; profitant de l'occasion, Wencker le chargea de lui ache- ter des livres, et lui en remit, ce semble, tout un catalogue. Rien de plus intéressant que la lettre datée du 11 avril par laquelle Bernegger rend compte de ses opérations. Répondant à une question de Wencker, Bernegger lui apprend que Y Histoire de France par Scip. Dupleix, en 5 volumes im- primés en 1639 et continuée jusqu'en 1642, coûte reliée au plus juste prix 24 francs. Depuis lors cet auteur a fait imprimer un nouveau volume qu'il a intitulé YHistoire de Louis XIII, où l'on doit avoir fait beaucoup de coupures, surtout dans les passages où il parle du feu cardinal de Ri- chelieu. Mais comme, au point de vue de la chronologie, il va plus loin que l'ouvrage précédent, il ne négligera pas de l'acheter. A ce qu'il apprend, celte année a paru une toute nouvelle Histoire de France dont l'auteur a 1. Marie W. avait le 8 mai épousé George Camehl, I U. D. et secrétaire du Grand Sénat. X Digitized by Google — LXVIII — nom Mezeroy; celui-ci a écrit en deux volumes l'histoire de tous les rois et reines de France, de Pharamond à Henri II, et il doit à cette heure travailler au troisième; d'aucuns l'estiment fort, mais les libraires le ven- dent très cher, à savoir 50 francs, parce qu'il s'y trouve beaucoup de gra- vures sur cuivre. La Chronique de Monstrelet se vend au plus juste 25 fr. et on ne la trouve plus que reliée. UHislaria Gramontii a coûté 6 fr.; du petit livre intitulé Erreurs de J. de Serres il ne s'est plus trouvé qu'un exemplaire broché au prix de 16 sous. Les Mémoires sur l'origine des Maisons et Duchés de Lorraine et Bar se vendent A couronnes; l'auteur les a fait imprimer à ses frais, mais il ne veut pas encore donner les deux autres parties. Étant donné ce prix, Bernegger en a encore acheté assez bon marché un exemplaire à Metz. V Histoire de France d'ANDRÉ du Chesne en 4 tomes est cotée 40 francs par les libraires, son Histoire des Papes 7 fr. et X Histoire d'Angleterre 8 fr. Les Antiquités de la Gaule Belgique ne se trouvent plus; elles se payaient 50 fr. V Histoire de Bretagne d'AR- gentré in-fol. sur grand papier coûte 15 fr. MM. de Sainte-Marthe pu- blient une nouvelle édition considérablement augmentée de leur Hisloria Genealogica; Bernegger espère que Wencker voudra bien patienter jus- qu'à l'apparition de cette nouvelle édition. Quant au Discours de M. de Ne- vers dédié au Pape, personne n'en sait rien ; mais on lui a signalé un livre intitulé Discours des droits appartenant à la maison de Nevers et imprimé en 1581, parmi lesquels pourrait bien se trouver celui-ci. Des autres livres, inscrits sur la liste à lui remise, beaucoup ne se trouvent plus, mais ce qui se rencontre encore et les nouvelles publications, Bernegger promet de les acheter, aussi bien que tout ce qu'il jugera pouvoir convenir à Wencker, comme par exemple Y Histoire généalogique de la maison d'Au- vergne et de Turenne par M. Justel qu'on vante beaucoup. Les Annales d'Aragon par Cunta en 7 vol. sont cotées 40 couronnes. Le cinquième tome de l'Histoire de Henri IV par Peleus n'est pas encore imprimé, non plus que le deuxième et le troisième de la Légende de l'abbé de Glu- gny;\e premier volume de celte dernière se vend à 2 pistoles et demie. Pour le reste, on lui assure, dit Bernegger, que l'Histoire d'Aubigné n'a jamais été brûlée nulle part, mais il s'en informera encore autre part. Le M. de Saint-Germain qui a répondu à la Amicocrilica Monitio avec une impertinence qui dépasse toute mesure, désigne dans son Français fidelle par le Roy morveux, Charles X que les ligueurs (ceux qui firent battre des testons au Roy) avaient proclamé roi sous Henri IV. Le Catholique anglais est offert à 30 sols, mais le seul libraire qui croit en avoir encore un exemplaire, ne Ta pas encore trouvé. Quant à ce que signifie proprement Digitized by Google — LXIX le mot duppe, j'ai consulté, dit-il, déjà bien des gens, notamment trois maîtres de langues; l'un, qui fait pourtant grand cas de lui-même, ignorait que ce fût un oiseau. Le second savait que c'était un oiseau connu, mais n'en pou- vait dire le nom; le troisième est d'avis que c'est notre Widhopf qui passe pour le plus sot d'entre les oiseaux. Ici d'aucuns veulent lui comparer le n°361 (Glaser, d'après une note de W.) parce qu'il a accepté si facilement la commission d'aller à 541 (Munster, dit W.) et ils craignent que les en- voyeurs aussi bien que l'envoyé ne se trompent dans leurs calculs, car ici et là-bas, il a affaire à de fins matois (argen schâlcken). En terminant sa lettre, Bernegger prie Wencker de lui faire verser par le Pfennigthurn les 6 doublons que coûtaient les pamphlets théologiques échangés entre la Sorbonne et les Jésuites, achetés par lui pour la Bibliothèque de la ville. Malgré sa longueur, nous avons tenu à ne rien retrancher à cette lettre; elle trouve son complément dans une autre du 9 avril 1648', c'est-à-dire deux ans plus tard, où Bernegger, chargé d'une nouvelle mission pour Paris, s'était rendu dans cette ville emportant encore une fois les commissions de l'ammeister. Après s'être réjoui avec Wencker de la promotion de son gendre (?) à la charge de baillif, et sa joie est d'autant plus grande qu'il est un ami particulier de ce gendre, il passe aux affaires'. Wencker lui avait écrit au sujet de Monstrelet : le bibliophile avait des scrupules au sujet de la dernière édition de la Chronique, et Bernegger lui répond : cdes personnes qui se connaissent en bons livres, m'ont assuré que l'exemplaire de Monstrelet imprimé en l'an 1572 et qui est encore à vendre pour le plus juste prix de 25 fr. se rapporte de mot à mot à l'édition an- cienne en lettres gotiques sans qu'il y aye rien de changé ni de chaslré.» — Wencker au bout de deux ans ne se consolait pas de n'avoir pas encore son Discours de M. le duc deNevers. Bernegger lui promet qu'il ne se las- sera pas, non plus que M. Frid, qui se trouvait avec lui en mission, de con- tinuer à le chercher; jusqu'ici, il n'en a pu rien apprendre. Les Confé- rences du Bureau des addresses se vendent par le sieur Renaudot même, pour les 16 livres au dernier mot; Y Histoire généalogique de la maison de France par MM. de Sainte-Marthe pour 36 livres, le papier fin et blanc et relié 40 livres. Un Abrégé de l'histoire de France par Cerizières avec les Réflexions chrétiennes et politiques sur la vie de six rois se vendait pour cinq livres. Quant au Mercure suisse et à la seconde partie du Soldai sué- 1. Arg. hULpot., III, 148e. 2. Paris, le î/ll avril. Digitized by Google — LXX — dois, il ne manquera pas de l'acheter, et toutes les autres choses que Wencker pourra témoigner désirer par ses lettres. Dans un post-scriptum Bernegger ajoute : «je vous envoie le titre d'un livre tout fraîchement imprimé qui se vend Irois écus», mais sans nommer l'ouvrage; et il l'informe que le dernier catalogue des livres qui s'impri- ment en France, ne paraît pas encore. Autre détail qui ne manque pas d'intérêt: Bernegger annonce à Wencker qu'il travaille avec M. Frid après un Estât de France qui sera «aussi ample, accompli et à index qu'il s'en est encore vu, dont, poursuit-il, nous ne manquerons pas de vous faire part. Nous n'avons aucune idée de ce qui put advenir de ce travail, mais le seul fait que les envoyés slrasbourgeois aient eu l'idée de l'entreprendre, permet de conclure qu'ils s'attendaient à être retenus de longs mois à Paris parles lenteurs calculées de la Cour de France. 11 est piquant de voir les diplomates de la république transformés en courtiers de librairie par notre ammeister. Quant à lui-même, il se révèle à nous sous un aspect que nous ne lui connais- sions pas : ce n'est pas seulement le chroniqueur qui à grands frais rassemble tout ce qu'il peut trouver d'ouvrages historiques et se tient au courant des publications nouvelles; c'est le collectionneur passionné qui recherche les éditions précieuses, les livres rares et les pamphlets, et met à les poursui- vre cette persévérance acharnée qui caractérise le véritable bibliophile. On voit, d'après ces correspondances, que la bibliothèque française de Wencker renfermait tous les ouvrages historiques de valeur qui se pu- bliaient en France; il serait intéressant de connaître la composition de sa bibliothèque allemande. Il est plus que probable qu'il achetait de même les publications historiques qui paraissaient en Allemagne; malheureusement sur ce point les renseignements nous font complètement défaut. Nous sa- vons seulement par un passage tiré de la préface de la chronique de Wen- cker, que les malheurs des temps le portèrent en 1636 à s'adonner aux éludes historiques, tpour se divertir de sa mélancolie* et à fouiller les histoires pour voir si à d'autres époques il y avait eu d'aussi affreuses ca- lamités dans ce fertile pays. Nous verrons plus tard lorsqu'il s'agira de constater autant que possible les sources auxquelles il a puisé, qu'il avait consulté une foule d'ouvrages de tout genre, chroniques et autres, et il est assez probable, vu l'absence d'une bibliothèque publique bien fournie, qu'il les avait achetés. L'archiviste Jacques II W., le petit-fils de Jean, nous a laissé dans un manuscrit intitulé Res alsalicae et argentoratenses*, avec le 1. Arch. mun., vol. in-fol. relié en parchemin. Digitized by Google — LXXI — sous- litre: Scriptores ex quitus res alsalicae illustrari possunt, rénumé- ration d'une série d'ouvrages et de manuscrits qu'il dut sans doute trouver en grand nombre dans la riche bibliothèque de son aïeul; mais ce ne sont là que des suppositions. Une lettre du pasteur de Bischheim près Strasbourg, Israël Murschel, nous laisse entrevoir quelque chose des rapports que Wencker entrete- nait avec les savants slrasbourgeois. Murschel lui écrit le 5 janvier 1657 pour lui transmettre les compli- ments de Dorsch1 avec quelques questions posées par celui-ci au sujet de Y Histoire des évêques de Strasbourg de Wimpheling et de Guillimann*. Dorsch avait emprunté de W. une Histoire de France en cours de publi- cation, et il attendait que la suite lui parvint pour continuer ses travaux. Mêlant le plaisant au sévère, Dorsch continuait : Pour ce qui me con- cerne, je me porte passablement. Vous me demandez comment je passe mes nuits de veuvage. Je dors tranquillement et n'ai pas envie de changer de condition. Murschel transmet consciencieusement ce passage à W. et le caustique vieillard écrit en marge: Il n'est pas resté longtemps fidèle à cette résolution; s'est remarié la même année3. Murschel lui parle ensuite de son Mûnsterbùchel', qui n'avance pas, bien qu'il ait trouvé un bon graveur d'Augsbourg. Sans cesse il reçoit de nou- veaux matériaux, tant du Frauenhaus que d'autre part, et il se promet d'en raconter des merveilles à Wencker. Son seul désir serait d'obtenir la permission de visiter les archives qui se trouvent à côté du logement du receveur, afin que rien ne puisse lui échapper. Il propose ensuite à Wencker comme une fort belle chose, de placer à la pointe de la cathédrale un soleil doré au feu, de même qu'il y a une lune au bas de l'édifice; non seulement ce soleil jetterait un vif éclat, mais il tournerait encore à tous les vents. La personne qui serait disposée à 1. Voir la Chronique de Wencker, n° 3231 sqq. 2. 1. Was ist in W. u. 6. falsch. — 2. Was memorabel und ausgelassen, sonderlich die Streit mit der Stadt, in puncto praetensae jurisdictionis , und herrenhàndel , deren ein gutes Yorrat vorhanden ? 3. Mien belangend tnediocri utor valeiudine. Qui viduas noctes agam quœris ? Ich lig und schlaffe gantz mit friden, ps. 4. q. Non est horizon hujus loci ita dispositus ut hactenus consiiia obsignandi corporis deposuerim. Inque meo lecto nolo VIdere DU AS. Hatt nitt lang farb gehalten. Rodem geheurath , dit Wencker. 4. Des Miinsterbùchels beforderung ist nunmehr innerhalb jahresfrist nicht gesucht noch begert worden, unangesehen ich von Augspurg aus ein ansehntichen Kupferstecher an die hand geben. Digitized by Google — LXXII — faire les frais de cetle girouette lui a été signalée récemment par le sieur Franckenberger. (Wencker écrit en marge: Daniel SteinbockK) Mais il comptait l'entretenir de vive voix de cela et d'autre chose. — Et en marge Wencker qui avait bonne mémoire, écrit : Voici un an qu'il n'a pas mis les pieds chez moi : ht in einem Johr nitt zu mir komen. Nous le trouvons également en échange de livres et d'écrits avec le Dr Jean Frédéric Schmidt qui lui adresse en 1635 ses observations manus- crites sur le traité de Prague1, Wencker les lui renvoya au bout de quel- ques jours, mais les copia alors ou plus tard de sa propre main. Parmi ses protégés nous trouvons Jean Frédéric de Draxdorff, un futur steltmeister de Strasbourg, qui lui écrit au sujet d'une citation pour crime, criminal citation, que l'université voulait faire afficher8; Jean Otto Tabor, depuis 1634 professeur de droit à Strasbourg, qui en 1656 dut quitter cetle ville par suite de difficultés dont le crédit de Wencker ne put le préserver4; — Jean Kûmeck5, qui paraît avoir accompagné Marc Otto à Osnabruck et auquel il obtint la faveur d'être promu docteur in absentia, faveur qui lui avait été refusée sept ans auparavant. Dix ans plus tard il semble avoir obtenu la même faveur pour un cousin de son vieil ami le DrRebhan, le juriste Jean André Frommaun, un ancien élève du gymnase. Celui-ci avait été admis l'année précédente au doctorat par le collège juridique; mais comme il devait quitter Strasbourg, il de- manda, le 12 mars, la faveur d'être promu in absentia9. Le 20 août 1656 il était à Angers où il avait accompagné le comte palatin de Birckenfeld, avec lequel il resta en France jusqu'en 1658, et qui devait ensuite aller en Suède. A ce moment Frommann, redevenu libre, désirait entrer comme professeur à l'université de Strasbourg7. D'Angers il avait dès le 20/30 août 1656 adressé à Wencker une lettre où il lui exprimait sa vive gratitude pour toute la bienveillance que celui-ci lui avait témoignée avant son départ, et lui envoyait un écrit que l'évêque de cette ville venait de publier, écrit qui laissait entrevoir, dit-il, ce qui à cette heure pour- rait facilement se produire en France dans les affaires de religion : Was 1. Voir sur Daniel Steinbock, un marchand de vin strasbourgeois, les notes de M. Reuss, dans Reisseissbn, Mémorial, p. 140 et R., Chronick, p. 31, note 2. 2. Arg. hist.pol., III, n° t0tb. 3. Ibid., n° 214. 4. Ibid.,n* 217. 5. Ibid., n° 216. 6. Arg. hist. pol. , III , n° 1 99 d. 7. Ibid., n° 199e. Digitized by Google — LXXTII — etwan jeliiger Zeit in Frankreich sich in Religionssachen leichl anspinnen kônnte1. Voici, à peu de chose près, tout ce que la correspondance de Wencker contient d'intéressant; après avoir ainsi étudié sur le vif le chroniqueur, il nous reste à examiner son œuvre et nous passons à la Chronique. n. LA CHRONIQUE. Les anciens historiens strasbourgeois font le plus grand cas de la chro- nique de Wencker. Déjà Bernegger dans sa Descriptio Parliculae vante son travail sur le gouvernement de Strasbourg*. Friese (VaL Gesch.,ll, 2) déclare qu'elle peut servir de pierre de touche pour toutes les autres: Dièse ist wegen ihrer Grûndlichkeit gleichsam der Probestein der andern. Herrmann s'exprime en ces termes : «Jean Wencker, Ammeister de la ville de Strasbourg, Chronick von Strassburg, en 3 vol. in-folio. Le rédacteur y mentionne, outre ce qui est arrivé à Strasbourg, les principaux événements qui se sont passés dans d'autres états. Il commence sa chronique à Tannée 1300 et la continue jusqu'en 1659. Son fils cadet Jacques Wencker, aussi ammeister, l'a continuée jusqu'en 1709. Ces deux magistrats, littérateurs très instruits et judicieux, ayant tout accès aux archives de la ville, méritent toute confiance, et l'on peut se fier à tout ce qu'ils rapportent.» — Notices historiques, tome II, Pré- face, p. XVII. Strobel n'est pas moins élogieux : Noch mehr Verdienst fur die Landes- geschichte hal die Chronik, welche Johann Wencker, der Regimentsherr und spàterhin Ammeister, in der schweren Zeit des dreissigjâhrigen Krieges auszuarbeiten begann, und nach der Reihe der Jahre von 1300 bis 1659 fortfuhrte. — VaterlàncL Gesch., V, p. 212. t. Arg. hitt.poL, III, n° 199d. 2. P. 59 : • Es mag gleichwol aber weder in obangezogenen noch in andern auctoribus, als B. Berzogen, Jacobo Kùnigshojfen und andern dergleichen Scribenten mehr, von dem rechten Uralten und jetzigem Régiment der Statt Strassburg warhafften zustand gelesen uud gefunden werdcn, was der Woledie und Hochweise Herr Johannes Wencker gewe- sener alter Ammeister und Scholarcha in unterscbiedenen ManuscripHs Uber allemassen ordentlich und sebr fleissig zusammen getragen. » — Descriptio parliculae. Digitized by Google — LXXIV — Rôhrich (Reform. I, 6) déclare que Wencker se dislingue par sa con- naissance parfaite des archives de la ville et l'usage qu'il en fait : Zeichnel sich der Ammeister Johannes Wencker durch seine genaue Kenntniss und Benuizung der Schàize des Stadtarchivs ans. Malheureusement tous ces écrivains s'en tiennent à ces généralités, et ici encore c'est M. Hegel qui nous fournit le plus de renseignements sur cette chronique si importante. 11 nous en a conservé le titre exact que nous avons reproduit en tête de notre publication, et nous donne une analyse de l'ouvrage. C'est, dit-il, un travail considérable, d'une valeur réelle pour son temps, parce que l'auteur a recouru aux sources et aux archives; pour l'histoire des temps postérieurs, elle gagne en importance par le fait que les deux auteurs racontent comme témoins contemporains des faits que leur position officielle leur permettait de connaître à fond1.» Nous avons tout d'abord à examiner quels sont les auteurs dont parle M. Hegel. L'auteur H est hors de doute que la partie la plus considérable de la Chronique de la fut écrite par Jean I Wencker. Dans sa préface datée du 3 décembre 1637, romque. ^ déclarait que l'affreuse cherté et la famine qui régnèrent durant les années 1636 et 1637, l'avaient porté à rechercher dans les vieux auteurs si à d'autres époques également la guerre et les mauvaises récoltes avaient causé dans ce pays si fertile des disettes semblables. Ces recherches lui avaient inspiré le désir d'en savoir plus long au sujet de l'histoire de l'an- cien Strasbourg, et de rassembler ce qu'il aurait trouvé, pour en faire non pas une belle histoire ou une chronique en forme, mais de simples annales1. L'œuvre de Jean Wencker s'arrêtait à l'année de sa mort, 1659, et rem- plissait les deux premiers volumes et la moitié du troisième. Bien qu'elle ait été continuée jusqu'en 1709, elle resta toujours pour la famille Wencker l'œuvre de l'ancêtre, et il y a quelque chose de touchant dans la vénération, avec laquelle en parle le petit-fils de l'auteur, l'archi- 1. Chronicken, etc., 8. Bd., S. 71. 2. Johann Wencker. . . . giebt in der Vorrede. . . . als Veranlassung seincr Arbeit an, dass er « bei grausamer Theurung und erbàrmlicher Hungersuoth 1636 und 1637 in alten Autoren zu forschen angefangen , ob auch zu andern Zeiten in diesem fruchtbaren Lande dergleichen Mangel in Kriegs- und Misswachszeiten sich befunden, dabei sei die Begierde in ihm entstanden mehr von der Stadt Strassburg alten Wesen zu erfahren und etwas davon zusammenzutragen, nicht als eine zierliche Historié oder fOrmliche Chronik, son- dera als ein schlichtes Zeit- und Jahresferzeichniss. • — Ibid. Digitized by Google — LXXV — viste Jacques II dans une série de passages que nous reproduisons en note1. La Chronique toutefois eut encore un second auteur, qui d'une part fit au texte primitif une série d'additions plus ou moins importantes, de l'autre le continua jusqu'à l'année 1709. Ce continuateur, d'après M. Hegel*, ne serait autre que le petit-fils de Jean Ier, l'archiviste Jacques II. Il est profondément regrettable que la destruction du manuscrit original ne permette plus l'examen des écritures, ce qui eût permis facilement de vérifier ce point. A défaut de cela, il nous reste le témoignage de M. L Schnéegans, qui est ici en contradiction formelle avec le savant éditeur de Kœnigshofen. Cependant nul mieux que M. Schnéegans n'était en situation de déter- miner le nom du continuateur: l'écriture de Jacques Ier lui était connue aussi bien que celle de Jacques II; or, toujours en relevant les additions qui se trouvent tout au long de la chronique de Jean, il les attribue au fils Wencker, c'est-à-dire à Jacques K (Voir les n08 2796, 2842, 2967.) Pour M. Rœhrich également, à partir de Tannée 1659, la chronique est purement et simplement celle de Yammeistei* Wencker. Au reste, nous avons en plus le témoignage même du chroniqueur: après avoir dans le texte raconté l'histoire de la dernière chanoinesse protes- tante de Saint-Étienne, Henriette de Vitzthum, il a ajouté une note marginale 1. ■ Haud pauca etiam sunt quae debebam beati avi mei Johannis Wenckeri, Reip. Ar- gentinensis consulte quondam merentissimi, Chronico Argent, mslo. de cujus viri memoria colenda, si sollicitas fui provocando ad illius scripta, nemo mini id vitio jure vertet» — (Coliectanea juris publici. Praefalio.) •Addi possunt celebriora plura nobilium personarum (nomina) . . . quos hue apponere ... tel ex ipsis literis (reversalibus), vel e Chronico Argentinensi msc. viri consularis et de patria bene meriti Johannis Wenckeri, avi mei, ante 30 annos béate defuncti, nemini forsan grave erit. • — Ibid., p. 16. • So viel ich davon beflnde, hat Jungherr Johannes von Liecbtenberg a°. 1393 sein Burgerrecht, so damalen zu End gegangen, wieder von neuem empfangen, und auf zeben jahr gesworen. Chron. Argent, msc. fi. avi mei.» — (Coliectanea juris pubHci, S. 211.) •Womit auch das in der dissertation de Phalburgeris g 40 angefuhrte Zeugniss e Chro- nico Argentinensi msto. B. avi mei ûbereinkommen.» — (Continuation des Berichts von den Aussburgern, S. 51.) •Horum et similium monumentorum fundamentis . . . nituntur etiam verba beati. Dni. consulis Johannis Wenckeri, quas in Apparatu archivario, obs. 3, p. 61 adduximus. . .• — (Collect. Archiv. et Cancelljura, 1715. — Cfr. n» 2791.) 2. In gleicher Weise hat dann sein Enkel Jacob Wencker ... das Werk in der letzten Hâlfte des dritten Bandes noch bis zum Jahr 1709 fortgesetzt. — Op. cit., S. 71. Digitized by Google — LXXVI — où il dit cque cette affaire a causé beaucoup d'ennuis à l'auteur de cette chronique». — Sie hat dem aulhor dieser Chronik viel mùhe causirL (n°3219.) Or, en admettant même que cette note ne soit pas de Jacques Ier, il n'en est pas moins vrai qu'il s'agit de l'année 1 698. 11 ne peut donc être question de Jean mort en 1659, ni de Jacques II qui était alors depuis trois ans à peine sous-régistrateur aux archives de la ville, mais de Jacques Ier alors à l'apogée de sa carrière politique. Il avait été ammeister en 1682, 1688 et en 1694, il allait le redevenir en 1700; dans l'inter- valle, il restait dans les conseils de la République et prenait part à la direction des affaires; de plus il était administrateur de l'abbaye de Saint-Etienne. Or, cette histoire de la chanoinesse était une question de la plus haute gravité, qui donna au Roi l'occasion de reprendre l'abbaye de Saint-Etienne. Il y avait bien là de quoi causer des soucis aux Pères de la patrie. Autre indice: la continuation de la Chronique s'arrête en 1709, c'est-à- dire six ans avant la mort de Jacques 1er, tandis que Jacques II l'archiviste vécut jusqu'en 1743 et n'était entré dans la vie politique qu'en 1734. Il semble que s'il eût entrepris de continuer la Chronique, il aurait poussé plus loin que 1709, au moins jusque vers 1730 ou 1740. Mais absorbé par des études plus relevées, il n'eut sans doute ni le loisir, ni peut-être l'envie de se vouer au rôle d'annaliste. Il n'est pas impossible d'ailleurs qu'il ait, comme son père, ajouté quelques annotations au texte déjà établi, mais en tout cas le silence gardé à ce sujet par Rœhrich et Schnéegans indique suffisamment que ses additions n'avaient guère d'importance. Tout semble donc se réunir pour prouver que les auteurs de la Chronique sont Jean Wencker et son fils Jacques Ier, et c'est à bon droit que le portrait de ce dernier, gravé de son vivant par Seupel, et dont la reproduction figure en tête de cette notice, le représente la main gauche posée sur la Chronique, à laquelle est attaché le nom de son père et le sien. Texte Ainsi que nous l'apprend le titre, l'œuvre de Wencker se composait de de deux parties distinctes : la première, intitulée Summarische Chronik, for- la Chronique. ^^ ^ M ftEGELi^ l'introduction et traitait de Y origine de la ville et de V église de Strasbourg, des Collégiales et des Couvents, de la constitution de la ville, de l'histoire de V empire et d'autres pays. Première Cette partie, dont M. Schnéegans nous a conservé des fragments assez partie: considérables, est ou plutôt était un travail sérieux dont on ne saurait mé- Summarische Chronik. 1. Op. cit., S. 71. Digitized by Google — LXXVII — connaître la valeur; l'auteur y révèle des connaissances étendues et fait preuve d'un esprit judicieux et critique dans l'emploi des matériaux que lui fournissent les archives de sa ville natale. Il utilise également les an- Sources, ciennes chroniques strasbourgeoises, notamment Kœnigshofen, dont il pa- raît avoir employé les manuscrits allemands et la chronique latine, déposée aux archives en 1635, enfin Hertzog, qu'il cite à diverses reprises. Il a ex- ploité également la chronique de Speckle, donnée en 1615 aux archives de la ville par Osée Schadeus, et il doit même y avoir fait des annotations, conservées, d'après Rœhrich, aux archives de Saint-Thomas. Nous avons re- trouvé et signalé dans son travail de nombreux passages analogues à ceux de Speckle, et quelques-uns qui paraissent littéralement copiés, mais c'est le plus petit nombre. Enfin une de ses sources favorites est la Chronica spirensis de Lehmann, à côté de laquelle il cite encore une Chronique d'Augsbourg (n° 2901), une Chronique de Baie (n° 2942), Goldschmid (n« 2934), SleMer (n° 2958) etc. Dans la première partie de son œuvre se rencontrent des citations de Guillimann, Coccius, Goldast, Bodinus, Limnaeus, de Thou (Thuanu$\ Leander Alberlus, dont il discute, rectifie, accepte ou rejette les assertions. Ici ce n'est plus de la chronique à la façon de Kœnigshofen, c'est une sé- rieuse étude historique, écrite comme on écrivait alors et alourdie par un appareil de pédantisme scientifique qui en rend la lecture peu attrayante. Pour donner au lecteur une vue d'ensemble de ce travail, nous avons reconstitué autant que possible le plan de la première partie dans le ta- bleau suivant On sait qu'au rapport de M. Hegel il traitait de V origine de la ville et de Vévêché de Strasbourg, des collégiales et des couvents, de la constitution de la ville, de Yhisloire de l'empire et d'autres pays. Livre I. — Chap. 1er. Du gouvernement de Strasbourg. ( Vom Régiment von Strassburg, n° 2761.) Livre VII. Chap. XX. De l'avouerie de Strasbourg. ( Vogtey Strassburg, n° 2764.) Livre VIII. Chap. IL De l'état de Strasbourg à cette époque. ( Von dem Zusland der Stadt Strassburg selbiger Zeit, n° 2772.) Digitized by Google /*~ — Lxxvni — Chap. 1R Des Bourgmestres de Strasbourg. (Von den Bur- germeistern zu Strassburg, n° 2775.) Chap. IV. Des Maîtres du Conseil à Strasbourg. (Von den Meistern des Raths zu Strassburg, n° 2778.) Chapitre VIII. Strasbourg sous les empereurs saxons. (Strass- burg unter den sàchsischen Kaysern, n° 2790.) Chap. XI. De l'état de la ville de Strasbourg au temps de ces empereurs. ( Vom Zustand der Stadt Strassburg bey dieser Kayser Zeit, n° 2791.) Puis nous trouvons sans indication du Livre, un Chap. VIII intitulé Von Stadt gebâuen — Des bâtiments de la ville, n° 2792 — évidemment une réminiscence de Kœnigshofen, qui a d'ailleurs passé dans la plupart des vieilles chroniques. On voit que de cette œuvre si considérable il nous reste fort peu de chose, et c'est à M. L. Schnéegans que nous en devons la conservation. Deuxième La deuxième partie formait ce que Wencker appelle Zeitregister, qu'on partie: pourrait traduire par Annales. Commençant à l'année 1800, elle allait jus- Zettregtster ^^ |ggg^ j^ (je ja mort (je |>auteur# pjous avon8 déjà vu qu'elle fut con- tinuée jusqu'en 1709. Cette partie, qui ressemblait davantage aux chro- niques ordinaires quant à la forme et au fond, n'avait plus le caractère scientifique de la première, mais était d'une incomparable valeur pour l'histoire du dix-septième siècle, que les deux chroniqueurs avaient vu tout entier. Elle renfermait, et il nous en reste quelques-unes, des copies d'une foule de pièces tirées des archives de la ville, les Schwôrbriefe , divers traités de paix, des listes des membres des conseils et du magistrat co- piées sur les originaux, etc. Tout cela remplissait, comme nous l'avons dit plus haut, trois volumes in-folio. Le premier était divisé en deux parties, dont chacune semble avoir eu une pagination spéciale, et il s'arrêtait à l'année 1399. Le deuxième volume paraît avoir embrassé tout le quinzième siècle dans sa première partie, et le seizième dans la seconde. Par une singula- rité inexplicable, l'histoire du seizième siècle était encore une fois traitée on Annales. Digitized by Google — LXXIX — dans le troisième volume. Était-ce une simple transcription ou bien un travail nouveau et plus étendu? C'est ce que la destruction du manuscrit ne permet plus de vérifier. Suivait l'histoire du dix-septième siècle jusqu'à la mort de Jean en 1659, et la continuation par son fils jusqu'en 1709, avec une pagination nouvelle. La Summarische Chronik, nous l'avons vu, était divisée en parties, livres et chapitres; il ne semble pas que les mêmes divisions et subdivisions aient existé dans les Annales, où nous trouvons seulement dans les citations les volumes divisés en deux parties. En publiant les maigres débris de la Chronique de Wencker, nous avons dû nous écarter de la méthode que nous avions adoptée pour les frag- ments de Bùheler. Nous avons donné tels quels les extraits de la première partie conservés par M. Schnéegans, et qui permettent déjuger plus ou moins de l'œuvre originale de Wencker. Sous la rubrique cVon Gebaûen und Kirchen* nons avons groupé une série de fragments qui semblaient devoir être réu- nis sous ce titre. Enfin, à partir de 1300 nous avons rangé d'après l'ordre chronologique les passages divers que nous ont conservés principalement Schnéegans, Silber- mannj Friese, Strobel, Rôhrich, Cunilz et Bussierre. Lorsque ceux-ci ne donnaient pas le texte original, nous avons adopté, comme pour Trausch, la forme de Régestes, indiquant du moins les faits mentionnés par la chro- nique. C'était le seul moyen de reconstituer quelque peu les grandes lignes de l'œuvre primitive. Ce procédé a dû être spécialement employé pour la guerre de Charles le Téméraire, la Réforme et la guerre de Trente ans. Il permet de constater que Wencker avait donné à l'histoire de la guerre de Bourgogne bien moins de développement que Trausch, 5 folios au plus contre 39. Il en est de même pour Yhisloire de la Réforme, où il consacre 22 folios à la période de 1517 à 1530, qui en remplissait 79 chez Trausch et 56 chez Specklin. Pour ce qui est de l'orthographe, nous avons suivi les mêmes principes que dans la publication de la chronique de Bùheler, réduisant au néces- saire l'emploi des majuscules et éliminant les lettres inutiles. Nous avons cherché également à écrire d'une manière uniforme les mêmes mots, toutes les fois qu'ils reparaissent, mais sans y réussir absolument, vu l'extrême diversité qui se rencontrait sous ce rapport dans les divers fragments ras- semblés de toute part qui forment le texte de notre chronique. Le lecteur voudra bien, en faveur de l'intérêt du fond, passer sur ces défauts de la forme et excuser aussi quelques fautes d'inadvertance faciles à rectifier. Digitized by Google 1618—1675 — LXXX — m. LES ENFANTS DE JEAN WENCKER. Jean Wencker fit donner à ses fils une éducation Tort soignée, comme le comportaient sa fortune et sa position. Wencker L'aîné Daniel (né en 1618) visita successivement la France et l'Italie. En D™lelJ[" 1642, Bernegger, alors secrétaire du Sénat, délégué auprès du Roi de France avec Rœder de Diersperg et Bœcklin de Bœcklinsau, trouva le jeune Wencker à Paris et en donna des nouvelles à son père par une lettre datée de Lyon, 16 février 1642*. «J'ai, dit-il, rencontré dernièrement M. votre Cls à Paris en bonne santé et bien disposé de demeurer encore quelque temps en France pour se perfectionner en la langue française, laquelle, pour en dire mon jugement sans flatterie, il ne parle point avec tant d'assurance que fait le fils de M. l'Ammeister Brackenhoffer, ce qui m'a fait approuver sa résolution ...» Du reste, Bernegger en était fort con- tent : c J'ai remarqué, continue-t-il, qu'il est bien versé dans la plupart des bons autheurs français, et qu'il a une curiosité fort louable de s'informer de toutes choses remarquables, qui doit être le vrai but des voyages. Je ne me scaurais assez louer de la promptitude que lui et le fils deM.l'Am- meister Brackenhoffer ont témoigné en tout ce que j'ay eu besoin de leur assistance. » Il parait cependant que le séjour de Daniel à Paris touchait à sa fin, car Bernegger, qui avec ses collègues dut courir après la cour de France jusqu'à Narbonne et à Béziers, l'avait rencontré de nouveau à Lyon. «Il se trouve à présent en cette ville et vous mandera sans doute le sujet qui l'y a porté», dit-il à la fin de cette même lettre du 16 février. Si Daniel Wencker fit connaître à son père les motifs de cette pointe sur Lyon qui semble n'avoir pas été prévue dans le plan de son voyage, il n'en est resté aucune trace dans les papiers de la famille. Nous perdons de vue le voyageur jusqu'au 2 avril 1643, où nous le rencontrons à Padoue, et la lettre qui lui est adressée, est recommandée au soin du Bedeau de la nation allemande; nous ne nous croyons pas cependant autorisé à en conclure que D. Wencker ait étudié le droit à l'université de cette ville. Il s'agit d'ailleurs dans cette lettre d'une question parfaitement étrangère au Digeste : on lui demande, pour un individu qui voudrait s'en procurer par achat ou par échange, le prix d'une tulipe double. 1. Cette lettre arma à Strasbourg, le 4 mars, à l'adresse de M. Wencker, du conseil se- cret des XI II de la ville. — Arg. hisl. pol., n° 148 C. Digitized by Google — LrXXXÏ — Nous ignorons la durée du séjour de Daniel en Italie, séjour que nous avons vu mentionner par Dominique Dietrîch dans sa lettre de 1643. L'année suivante il fut question pour lui un instant d'accompagner son père à Osnabrûck. Le reste de son histoire ne rentrant pas dans le cadre de ce travail, nous nous bornons à quelques indications. En 1646 il épousa, le 16 juin, Marie-Madeleine Kônig, fille d'André Kônig, de la Chambre des XIII, qu'il perdit le 5 décembre 1667 après de longues années de maladie1. En 1649 il devint échevin, puis Oberherr de la Tribu des Fribourgeois, qui Tenvoya au sénat le 21 avril 1655; Tannée suivante il entra au Conseil des XXI et devint membre du tribunal matrimonial, administrateur de Saint-Guillaume. En 1657 il entra au Conseil des XV, et le 4 juin 1662 il passa à celui des XIII. En 1668 nous le trouvons Oberkirchenp/leger à Saint-Pierre-le-Jeune et P/legei% (1er Sammlung zum Offeiiburg, en rem- placement du membre du Conseil des Xlll, S. Kniebs, dont il épousa en secondes noces la fille Salomé. En 1673 — 74 nous le trouvons parmi les administrateurs, Landpjleger, du bailliage de Marlenheim, Oberzeugheir, Obercanzleyherr. Enfin, le 2 janvier 1673, il fut élu ammeister, et c'est sous son adminis- tration que se produisit rémeute provoquée par la destruction du pont du Rhin imposée à la ville par Louis XIV. Il se vit menacé par les révoltés et forcé de se barricader dans sa maison*. Il mourut le 26 janvier 1675 à l'âge de 57 ans et sa branche s'éteignit avec lui8. Les élèves du Collegium Wilhelmilanum dont il était administrateur, prœfectus, célébrèrent sa mémoire dans une pièce de 75 hexamètres latins4, où ils lui décernent le titre de père et de soutien de la patrie, et proclament sa mort un malheur irréparable. Jean II Wencker, le second des fils du chroniqueur, naquit en 1630. Il Wencker épousa en 1655 la fille de Jean-Jacques Kugler, des XIII; devint échevin Jean H 1630— 1GGG t. Reisseissen, op. cit., p. 75. 2. Voir les détails dans Kentzinger, Documents, I, p. 339 sqq. 3. Reisseissen, op. cit., p. 10G, 191. — Berneguer, Descriptio particulœ, p. GO. i. Monumcntum pietatis quod honori et mcmoriœ viri magnifiai, nobilissimi , prit' dentissimi et meritis in patriam inclyti, Un. Daniclis Wenckeri, Reipublicae Argentora- tensis consularis amplissimi, Coït. Xlll vir. assessoris gravissimi et Collegii Wilhclmi- tani Prœpositi oplimi vere Palris consecrant Collegii Wilhelmilani alumni. — Àrgeiitorati, Spoor, in-fol. i pages. B. XV. - (M.) G. Digitized by Google — LXXXII — en 1659, directeur, 111er, du Pfennigthurm eu 1660, et mourut le 28 août 1666 f. Sa veuve se remaria un an plus tard avec son beau-frère Dominique Dietrich, et ses deux filles épousèrent l'une Nicolas Gûolzer, qui fut syndic royal en 1681, l'autre Nicolas Kempfer, cousin de ce dernier et syndic de la noblesse de la Basse-Alsace. Elles demeurèrent protestantes, bien que leurs maris eussent embrassé la religion catholique. 1633—1715 Wencker Jacques Ier Wencker, le troisième fils de Jean Ier, était né en 1633. Il Jacques Ier para}t avoir étudié le droit à Strasbourg, car le 7 février 1657 Jean Olto Tabor lui adresse dans celte ville une lettre où il l'appelle étudiant en droit ; Dem edlen und Rechlsgelerten Herren Jacobo Wenckern dem Jûngern, beyder Rechien candidato*. Le 19 juillet 1658 il quitta Strasbourg pour aller, suivant l'usage, passer quelque temps en France, notamment à Grenoble, comme le dit formelle- ment son beau -frère Reisseissen. Il paraît s'y être rendu par Bâle et Lyon; en 1659 nous le trouvons à Saumur et à La Flèche. Durant ce temps il resta en relations suivies avec ses amis de Strasbourg et les tint au courant de ses pérégrinations1. Par quelques-unes de leurs lettres qui es, nous apprenons qu'il fit de rapides progrès dans t Ton admire l'élégance de son style. Elles nous ré- les choses de France qui s'est déjà rencontré chez i vieux Wencker. Jacques Schaller est curieux d'ap- ontroverse des jansénistes, et en quels termes ceux-ci s. Il demande à Wencker si à Saumur vivent encore 5), Amyraut (Amyraldus), De la Place {PlacaeusY, s célèbres écrivains réformés, car, dit-il, rarement jsqu'à nous, surtout quand ils sont publiés en fran- il donne à Wencker des nouvelles de divers amis de Bebel, revenu dcWittenberg, et qui, après avoir docteur, songeait à se rendre en France. Il n'en ient; car lui aussi écrivit à Jacques Wencker une elssen lui consacra un Carmen; il en avait déjà fait autant pour ort peu avant lui. — Cfr. Threnodiœ super lucluoso et prœma- \)t. D. Joh. Wenckeri.'— Argent., Welper, 1668. 0 217. — Nous ignorons pourquoi il le qualifle de J. W. jeune, , a notre su du moins, le seul de ce nom. i» 207. '6 protestante. — Lichtbnbergbr, Encyclopédie des science* Digitized by Google — LXXX1II — première fois pour lui exprimer ses sentiments de condoléance à l'occa- sion de la mort de l'ammeister Jean, qui venait d'arriver en l'absence du jeune homme, le 16 octobre 1659. Il lui donne ensuite sur sa propre personne quelques détails assez piquants. Depuis son retour à Strasbourg il avait eu de la peine à se faire aux mœurs de cette ville : pour un étu- diant en théologie, dit-il, on lui trouvait le costume trop soigné, les che- veux trop longs, bref, on relevait mille vétilles dans toute sa manière d'être; il ne voyait guère de chances à trouver une position et avait songé à repartir pour Wittenberg. Sa mère et Schaller l'avaient retenu, et c'est à l'intervention du défunt ammeister qu'il avait dû d'être chargé de donner le mardi de chaque semaine le sermon du soir, et plus tard d'être admis à prêcher, à son tour, le sermon du dimanche pour lequel les pasteurs alternaient, bien que, dit-il, je porte encore le costume ordinaire des étudiants. Grâce sans doute aussi à celte puissante protection, il obtint des facultés de théologie et de philosophie la permission de faire des cours sur ces deux matières. Lui aussi, d'ailleurs, s'intéresse aux théolo- giens français. Puisque tu es à Saumur, écrit-il à Wencker, informe-toi, je te prie, des théologiens qui se trouvent à cette académie; si Moïse Amyraut (Amyraldus), Louis Gappel (Capellus), Paul Testard(tts), Jean Daillée (Dalleus) sont encore en vie. Dure-t-elle encore cette controverse qui s'était élevée entre eux et les autres calvinistes? Quels livres ont-ils écrits sur cette matière, spécialement sur la grâce? Puis, si tes occupations le le permettent, informe-toi de ce que font en France les jansénistes, ces nouveaux schismatiques qui viennent de surgir parmi les papistes. Les jésuites les laissent-ils en paix? Et, en gé- néral, si lu peux obtenir quelques renseignements sur les églises de France, tu m'obligeras beaucoup en me les communiquant. Cette lettre, datée du 20 novembre 1659, parvint à Jacques Wencker le 3 janvier 1660, et il répondit à Bebel, de La Flèche où il se trouvait alors. Celui-ci lui écrivit une seconde lettre sans date, consacrée presque tout entière à mettre Jacques Wencker au courant des potins et de la chro- nique scandaleuse de Strasbourg. Quelques lignes sont consacrées cepen- dant aux affaires publiques. Strasbourg était en émoi; l'empereur venait de demander formellement qu'on lui rendit hommage, ce qui ne s'était ja- mais fait. D'un autre côté on se préoccupait fort des projets que la voix publique prêtait au cardinal Mazarin, le nouveau gouverneur de l'Alsace; il voulait, disait-on, relever la ville de Haguenau et tout y régler sur le pied du traité d'Osnabrûck, y mettre un conseil mi-parti de catholiques et de pro- testants, lui accorder vingl ans durant l'exemption de toutes charges, etc. Digitized by Google — LXXXIV — Nous ne savons pas à quelle date précise Jacques revint à Strasbourg, mais Reisseissen nous apprend1 que le 22 octobre 1661 il se maria avec Eve Staemmler, fille de Jean-Michel Staemmler, membre de la Chambre des XIII, ammeister et scholarque. Celte union fut de courte durée; Jacques perdit sa jeune femme le 16 décembre 1664 et se remaria au bout d'un an avec Agnès Spielmann, fille du négociant slrasbourgeois Jacques Spielmann*. Il avait alors 32 ans, et le moment était venu pour lui de prendre part aux affaires publiques. En 1664 il devint échevin suppléant (Mitschôffë) à la Tribu des Fribourgeois, Zum Freyburger. Le 4 janvier 1666 il fut nommé un des directeurs des impôts, auf den Stall. En 1671, 5 janvier, la Tribu des Fribourgeois l'envoya au Sénat, le 12 juin 1675 il entra au Conseil des XXI. Le 29 décembre de la même année il passa à celui des XV. En 1677 il devint administrateur de Saint-Etienne. En 1679 Ober- herr de la Tribu de l'Ancre, administrateur de la maison des Orphelins, Landpfleger h Barr, assesseur à l'Université. En 1681 il entra au Bureau de censure. Nous passons une foule de fonctions moins importantes dont la liste se trouve dans les Begimentsbùchlein. Enfin, le 5 janvier 1682, il fut élu ammeister, et jusqu'à sa mort il se vit régulièrement rappelé à ce poste en 1688, 1694, 1700, 1706 et 1712. Dès 1690 il était également entré au Conseil des XIII8. On voit que le point culminant de sa carrière politique coïncide avec les temps les plus difficiles que Strasbourg ait eu à traverser à la fin du dix- septième siècle, lorsque, au lendemain de sa réunion à la France, il s'agis- sait d'établir entre le gouvernement de la ville et ses nouveaux maîtres un accord singulièrement difficile à obtenir. D'un côté en effet on voulait donner le moins possible, de l'autre les besoins et par suite les exigences ne connaissaient point de bornes. Wencker connaissait trop bien la situation pour ne point trouver son chemin; en homme pratique il ne fut pas intransigeant et sut vivre en bons termes avec les représentants du Roi. En 1683, le 26 juin, Louis XIV, i. Op. cit., p. 47. 2. Ibid., p. C3. 3. Il ne faut pas oublier que toutes ces fonctions rapportaient peu ou prou, de l'argent du vin, du blé. du bois et des fagots, sans compter les jetons de présence. Voir à ce sujet E. MCller, Le Magistral de la ville de Strasbourg. Strasbourg, Salomon, 18G2. — Introduction, p. 22. — Piton, Strasbourg illustré, I, p. 175, donne également le curieux relevé de tout ce qu'un membre du magistrat savait tirer de ses multiples fonctions. Digitized by Google — LXXXV — qu'accompagnaient le dauphin, le duc d'Enghien, le prince de Conti, le comte de Soissons et une cour brillante, arriva de Benfeld vers Stras- bourg et y passa à cheval devant la porte des Bouchers, où l'attendait le Magistrat; il s'arrêta, salua ces messieurs en se découvrant et leur dit: «Je suis bien aise de vous rendre les preuves de mon affection.» Puis il continua sa route, visita le fort de Kehl et la citadelle, revint a la porte des Bouchers où il entra en ville et, par les remparts, gagna à cheval la porte Blanche où il visita également le nouveau fort qu'il y faisait con- struire. Il sortit ensuite par la porte Blanche et se rendit, toujours à cheval, à la blanchisserie de Jacques Wencker sur l'emplacement de l'ancien couvent de Saint-Arbogast, et dîna à 3 heures de l'après-midi dans la rési- dence d'été de ce dernier. Lorsque la table eut été levée, le sleltmeister de Zedlitz, l'ammeister Dietrich et Reisseissen lui présentèrent les hom- mages du Magistrat, et, dit ce dernier à qui est emprunté ce récit, il est à remarquer que le Roi avait défendu toute harangue1. Quoi qu'il en soit, c'était pour Wencker un grand honneur, et en même temps cela nous donne la mesure de la faveur dont il jouissait auprès des gens du Roi. Nous en avons, d'ailleurs, d'autres indices encore. C'est par la protection du préteur royal Ulrich Obrecht, que son fils Jacques II entra aux Archives. Ses deux nièces, filles de son frère Jean, étaient mariées à Gûntzer et Kempfer, tous deux ralliés au nouveau régime, et qui plus est, devenus catholiques. En toute circonstance, du reste, nous le voyons en bons termes avec les membres de l'administration française, et il en reçoit à son tour tous les services possibles. C'est même à cela que se bornent les renseignements fournis sur lui par les archives munici- pales, et il n'y a là rien d'étonnant. Les fonctions de l'ammeister n'avaient plus guère d'importance : le vrai chef de la République était alors le préteur royal. Il se produisit cependant à cette époque un fait d'une gravité exceptionnelle, la disgrâce et l'exil de Dominique Dietrich. Nous aimerions pouvoir dire au lecteur quelle fut l'altitude de Jacques Wencker, le beau-frère du persécuté, constater ses sympathies pour l'exilé, et ses efforts pour mettre fin à ses épreuves. Nous serions heureux de pouvoir attribuer à sa persévérante intervention les adoucissements qui y furent successivement apportés, mais nous n'avons rien pu découvrir, et les ar- chives de la famille de Dietrich ne nous ont rien révélé sur cette ques- tion si intéressante. Les rares détails que nous ont conservés les archives se rapportent tou- 1. Op. cit. s Digitized by Google — LXXXVI — jours à des questions personnelles. A la fin de 1683, en considération des services rendus par lui à la ville durant cette année, le trésor public prit à sa charge les frais causés à Wencker par les travaux exécutés par les entrepreneurs royaux; il s'agissait d'un pont et d'un fossé ou d'une digue, digue oder graben, destinés à défendre contre les eaux de la Bruche sa blanchisserie de la Montagne- Verte. Il fut bien convenu que la ville se ré- cupérerait lors du dédommagement général, mais on ne savait trop quand il se ferait. — ProL d. XIII. En 1683, Wencker exposa que contrairement aux intentions des géné- raux impériaux alors présents à Strasbourg1 et à la décision des trois chambres secrètes, ceux que l'on avait chargés de détruire toutes les mai- sons aux environs de Strasbourg, avaient brûlé sa blanchisserie de Saint- Arbogast. Cette fois- ci il fui moins heureux, car deux autres propriétaires de blanchisseries se trouvaient dans le même cas, et l'on décida que c'é- tait un malheur public, communis calamilas et commune damnum; la Ville n'y pouvait rien. Toutefois Wencker ne se tint pas pour battu, et en 1685 il réussit à se faire donner par la Ville, à titre d'indemnité, un corps de biens de 30 acker d'un seul tenant, dans le bailliage de Barr, im Gueckheimer Bann, qu'il se proposait de faire remettre en culture, car c'étaient des terrains abandonnés, caduca gûter. En 1696, le recteur et les professeurs de l'Université invitèrent le ma- gistrat à assister le 28 juin à la remise des insignes du doctorat en mé- decine, que devait recevoir de la main du Dr Jean Bœckler, le fils de Wencker, Daniel IIe du nom*. C'était le premier Wencker qui eût pris ce grade, on se contentait généralement du titre de Licenciât, que notre Arnold a immortalisé dans son Pfingstmontag. En 1698 Wencker, en sa qualité d'administrateur de Saint-Étienne, eut 1. Au rapport de Silhermann, p. 151, le magistrat lit abattre en 1673 les arbres et les maisons, ainsi que les clôtures des jardins dans un rayon de GO Rheinische Ruthen. — Mais le fait mentionné plus haut semble se rapporter plutôt à Tannée 1678, où se trouvaient à Strasbourg le prince Horinann, de Bade, le comte de Mercy et le colonel Aeneas Sylvius Piccolomlnl. — Uouimjc, II, p. 253. — Strobel, Y, p. 109. 2. A cette occasion M. Daniel Pfcfllnger, P. L. et M. Israël Dieterlio • Domus Wencke- rianœ cliente i perpetui, qui paraissent avoir été les professeurs de lettres du jeune doc- teur, publièrent une pièce de vers, où, en 69 hexamètres, ils nous transmettent, noyés dans les compliments d'usage, quelques détails intéressants sur ses études. — Cfr. Applau- uiieli Wenckero. Argentoratcnsi . . . summos in arte medica tœctero .... in Aima. Argentinensi. . . . collatos gratulari utl, 8poor, 4 pages fol. — {Biàl. Un.) Digitized by Google — LXXXVII — à s'occuper d'une affaire qui, de son propre aveu, consigné dans sa chro- nique (n° 8219), lui causa beaucoup d'ennuis: ce fut la démission forcée de la dernière chanoinesse de Saint-Étienne, Elisabeth-Henriette de Vitz- thum d'Eckstâdt, qui dut par un prompt mariage régulariser sa situation. On sait que, cet événement ayant rendu l'abbaye vacante, Louis XIV se la fit céder par la ville le 19 juin 1699 et y installa par lettres-patentes du mois d'octobre suivant les religieuses de la Visitation, qui l'occupèrent jus- qu'à la Révolution. En 1700 Wencker fut saisi d'un scrupule, en se voyant nommer Pfleger, administrateur du Pensionum corpus, alors qu'il remplissait déjà les mêmes fonctions au Waisenhaus, à Saint-Étienne et à YArbeitshaus. Mais une décision des XV, provoquée par le syndic, leva ses scrupules, et il put tran- quillement ajouter annuellement 16 S" ^ à ses petits revenus. Il accepta de même le jardin Schwendimann, sis près de la porte des Juifs sur le rempart, acheté par la ville 180 R., en échange d'un jardin dont il avait la jouissance en qualité de Patron des tireurs strasbourgeois, Stadtschûtzen, et qui venait d'être réuni au Zimmerhof. En 1711 il fut appelé à la dignité de scholarque, et l'année suivante il devint pour la sixième fois ammeister. Cet événement fut célébré par Sa- muel Artopœus dans un écrit intitulé: Schuldigste Ehrenschriftmil welcher dem Herrn Jacob Wencker zum sechsten mal Ammeister aufwarten wollie Samuel Artopœus '. Ce fut aussi la fin de sa carrière politique. II se démit de ses fonctions au commencement de l'année suivante, à raison de son grand âge, et mourut le 22 octobre 1715 âgé de 82 ans. Son nom reparaît une dernière fois dans les archives de la ville en 1723. L'un de ses fils, ce même Daniel dont nous avons mentionné la promo- tion au doctorat, s'était établi à Nordlingen où il était Stadtphysicus. À la mort de son père, il recueillit pour sa part d'héritage 7,045 R. 9 p et 11 ^. Le fisc de Strasbourg lui demanda en sa qualité d'étranger le maximum des droits de succession, soit 10 %, ce qui faisait 704 R. 6 p. Mais Daniel réclama en 1723, et fit valoir qu'il laisserait son bien à Strasbourg, vu que s'il voulait le réaliser et en emporter le prix, il n'en pourrait retirer plus de 3,000 R., wegen hohen gelts. D'autre part le préteur royal Klinglin rappela les services rendus à la ville depuis prés d'un siècle par le grand- père et le père du pétitionnaire, spécialement par le dernier dont le sou- venir était encore vivant dans la mémoire de tous: bey allen annoch in gesegnetem Andenken. On devait saisir à deux mains cette occasion de 1. Strasb. Pastorius, 1712. Digitized by Google — LXXXVIÏI — montrer la reconnaissance que Ton conservait des services rendus, aûn d'éveiller ainsi l'émulation des citoyens, etc., etc. Il proposa donc la remise complète des droits de succession ou du moins leur réduction à un quart. Cette dernière proposilion fut adoptée. Telle fut l'oraison funèbre de Jacques Wcncker: elle valut à son fils la somme ronde de 528 florins. Jacques Ier Wencker avait eu de sa première femme Marie-Ève Stœmler une fille qui épousa successivement Jean-Christophe Slaedel et Jean-Fréd.' Schmid, archiviste à Stuttgart, Fûrstl. Wurlembergischer Registralor. De la seconde il eut quatre fils et deux filles: Jacques II, Daniel II le méde- cin, Nicolas, qui s'élablit à Burlscheid dans le duché de Brème, Frédéric, qui entra aussi aux archives de Stuttgart, Salomé, qui épousa successive- ment Jean-George Àrtopœus et Jean-Henri Barth, et enfin Agnès, qui devint la femme de Jean-Philippe Messner. Nous n'avons à nous occuper que de Jacques II, le premier des trois archivistes que la famille a donnés à Stras- bourg. senior 1669-1743 Wencker Jacques Wencker, deuxième du nom, naquit en 1668 de la seconde Jacques n femme de son père, Agnès Spielmann. Après avoir achevé, selon toute apparence au Gymnase, ses études classiques, il fil son droit et choisit pour sa dissertation inaugurale, en 1696, la question De Pfalburgeris. C'est du moins ce qu'il nous apprend dans la préface de ses Colleclanea juris pu- blia qu'il publia en 1702*. Il reprit dans cet ouvrage celte question De Pfalburgeris et en fit une dissertation de 224 pages. Il y ajouta une Dis- quisitio de Ussburgeris (278 pages) et une Continuation des Berichts von den Aussburgem en 240 pages. Enfin vient une Disquisitio de Glevenbur- geris en 132 pages. Le tout est fort savamment traité et fait grand honneur à son jeune auteur. Ce travail est dédié à Ulrich Obrecht*, le préteur royal qui avait dès 1694 fait entrer Jacques Wencker aux archives de la ville en qualité de régislrateur-adjoint extraordinaire, titre qu'il échangea I . Colleclanea juris publici quitus res Gcrmaniac per aliquot secula illastrantur de p rompt a ex actis et doeumentis publicis Arehici Argcntoratensis, variarumque biblio- theearum manuscriptis , Authore Jacobo Wenckvro Argent. — Argentorati, Jo. Reinh DulsHcekcr, 1702, ln-40. V. Collecta nrn, etc. Vrwfutio : Dem eu m paucts post annis Dominx Obrechti Prœ- ituii rfinii nt/Mnirin et. . . . Cuncelluriœ et archivi. . . . prœ/eclorum. . . . consensu im in. . . . Argentinensc Archivum pateret, sed insuper etiam fle- tiHimu ilimnndarelur. Digitized by Google — LXXXIX — d'abord contre celui de sous-régistrateur en 1696, puis en 1699 contre celui de régistrateur en second. Schiller, alors dans tout l'éclat de sa célébrité, félicita également le jeune archiviste d'avoir éclairé une question demeurée obscure jusque-là; l'Allemagne savante1 lui paya un juste tribut d'hommages, et la disserta- tion De Pfalburgeris fut complétée par Watt dans son livre De pace im- perii publica. Onze ans plus tard, en 1713, il fit paraître son Apparatus et lnslrudus Archivorum1, qui a pour sujet l'organisation des archives; cetle fois-ci Wencker dédia son œuvre à Jean-Baptiste de Klinglin, alors préteur royal. En 1715 suivit un nouveau travail qui comprend vingt-sept traités sur di- verses questions relatives aux archives, intitulé: Collecta Archivi et Can- cellariœ jura*. Wencker avait tait hommage au Magistrat de ses écrits sur les archives; suivant l'usage on lui vola en 1717 une gratification dont l'ammeister eut à fixer le chiffre. — Prot. d. XXL Tout en s'occupant ainsi de travaux scientifiques, Jacques Wencker con- tinuait à remplir ses fonctions de régistrateur en second. Son collègue, le régistrateur en premier, le licencié en droit Philippe Kniebs étant souvent malade, il fallut un suppléant, et Wencker fit admettre aux Archives en 1726 son fils Jacques III avec le titre de regislrator substitutus*. Quand la place de Kniebs devint vacante en 1727, il fallut, en vertu de l'alternative, la donner à un catholique, et ce fut le lie. Jean-François Spohn qui en de- vint titulaire. Jacques III dut rester regislrator substitulus jusqu'en 1728, où il obtint, comme fiche de consolation sans doute, d'échanger ce titre contre celui de regislrator adjunclus. Aussi, quand le poste de premier régistrateur devint à nouveau vacant par la promotion de Spohn aux fonctions de secrétaire du Petit-Sénat, on proposa au Magistrat de le donner à Wencker senior, vu qu'en vertu de t. Acta eruditorum Lipsensia, janvier 1699 2. Apparatus et instructiis Archivorum ex usu nostri temporis, valgo von Registratur und Renovatur; novis observationibus nec non Rcrum Germanicarum Prœsidiis ador- natus, auctus et illustratus, ex Archivis et Bibliothecis, cottectore Jacobo Wenckero Ar- gent. — Argentorati, Jo. Reinh. Duissecker, 1713, in-4°. 3. Collecta Archivi et Cancellariœ jura : quibus accedunt, de Archtcancellariis, Vice- Cancellariis, Canceltariis ac secretariis, virorum clarissimorum Commentationes, accu- rante Jacobo Wenckero Argent. — Argentorati, Jo. Reinhold Duissecker 1715, in-4°. 4. C'est à cette occasion qu'apparaît pour la première fois la qualification de se?iior. On la retrouve en 1730 dans la liste des échevins, où Jacques Wencker junior, devenu écuevin en 1729, figure à côtô de son père ;J. W. senior , échevin depuis 1704. Digitized by Google — xc — l'alternative il revenait cette fois de droit à un prolestant, et de faire monter son fils Wencker junior au grade de régistrateur en second, sans nommer de régistraleur-adjoint, qui pour le moment était inutile. De plus, pour évi- ter qu'à l'avenir un nouveau venu passât par-dessus des employés vieillis dans leurs fonctions, comme cela était arrivé à Wencker, le régistrateur en se- cond devait dorénavant prendre de droit le premier rang dès que la place serait vacante; ainsi le nouvel entré n'obtiendrait plus que le second rang. Ces propositions furent acceptées, du moins quant aux Wencker, le 28 septembre 1730. La prise de possession se fit avec une solennité inac- coutumée le 2 octobre 1730. Les Obère Archiv-Herren, accompagnés du secrétaire des XIII, le sieur Carol, se rendirent aux Archives et ce dernier proclama le sieur Dr Wencker junior Régistrateur ordinaire des archives en place du lie. Spohn, appelé à d'autres fonctions ; puis le nouvel archiviste fut gravement présenté comme collègue à l'archiviste en premier, c'est-à- dire le fils au père. Chacun des Obère Archiv-Herren adressa aux deux Wencker un discours de félicitation auquel les Wencker répondirent cha- cun séparément, puis le secrétaire Carol remit à chacun des assistants, sans s'oublier lui-même, un speciesthaler à 3 R. à titre de Présentations- gebûhr, ce qui était bien le profil le plus clair de toute la cérémonie. Durant la courte période où il fut premier archiviste, Jacques Wencker senior éprouva divers tracas. Dès la fin de 1730 la ville, obligée de four- nir au gouvernement militaire des locaux pour y remiser les blés, avait faute de mieux, désigné pour cela les greniers de l'Hôtel-de-Ville situés immédiatement au-dessus du local affecté aux archives, et qui durent re- cevoir cinq à six mille fiertel de blé et d'avoine. Wencker s'en émut et ré- clama, faisant valoir le danger de voir ses archives envahies par la pous- sière et la vermine. Sur l'ordre du préteur royal, les Obère Archiv-Herren, accompagnés du Stadt-Lohner et des maîtres maçon et charpentier de la ville, Werkmeister der Maurer und des Zimmerhofs, durent visiter les lieux. Le résultat de cet examen fut Tordre de faire boucher tous les trous et les fenles qui pouvaient établir quelque communication entre les archives et le grenier, et de fermer ce dernier de telle façon que ni poussière ni in- sectes pussent s'en échapper. Un peu plus tard, en 1731, nouveaux ennuis. Cette fois c'était une fan- taisie du pacha de Strasbourg, le préteur royal François-Joseph de Kling- lin. Comme il se trouvait à l'étroit dans son logement, il n'imagina rien niser sa bibliothèque dans la grande salle qui se trou- ives, où elle devait être conservée et soignée aussi ait à Son Excellence le préteur royal. Digitized by Google — XCI — Il fallut établir des rayons dans le sens de la longueur de la salle entre les colonnes, puis le 11 et le 12 août les livres furent amenés et placés dans Tordre des numéros inscrits au dos des volumes; il y avait 530 in- folios, 1,139 in-4°, in-8° et in-12. Procès-verbal fut dressé des numéros manquants, dont copie fut fournie au préteur royal, chez lequel étaient restés un certain nombre de volumes. D'autres étaient prêtés à divers par- ticuliers, notamment a Schœpflin. Ce dernier détenait notamment la Chronique de Jérôme Gebwiler, insérée sous le n° 65, et qui dans un des écrits de Wencker est citée expressément comme étant aux archives de la ville. Sans doute que Klinglin, père ou fils, avait mis la main dessus, la trouvant à sa convenance, ou bien, ce qui revenait au même, il avait manifesté au magistrat le désir de la posséder, et on s'était empressé de lui en faire cadeau. Il en avait reçu bien d'autres. Le 5 décembre 1734 le préteur royal se présenta aux archives avec le fils Wencker, alors avocat de la ville; il visita sa bibliothèque et déclara qu'il voulait en placer la plus grande partie dans son cabinet; on devait donc faire le triage de ce qu'il y avait de plus important, spécialement des livres français. Les deux archivistes, le vieux Wencker et ses adjoints, les licenciés Adam et Nicolay se mirent à l'ouvrage; deux jours après arrivèrent le licencié Fleischmann et l'abbé Vayeur, chargés par le préleur de reprendre la besogne des archivistes qui ne valait rien, paraît-il; ils recommencèrent à neuf, à leur idée, et quelques jours plus tard la voiture du préteur vint prendre les ouvrages désignés, les autres furent remis en ordre et catalogués. C'est en 1738 seulement qu'ils furent enfin cherchés encore par l'inévi- table Fleischmann et transportés dans le nouvel hôtel que Son Excellence le préteur royal s'était fait bâtir, on sait comment, et les archives en furent définitivement délivrées. Mais revenons à notre sujet. Nous avons vu qu'en 1730 le jeune Wencker avait été associé à son père comme archiviste en second. Ils se trouvèrent ensemble et seuls chargés du service des archives jusqu'en 1734, où Wencker junior fut, le 22 mai, nommé par les XIII avocat et conseil de la ville, StaUralh und Advocat. Le 21 août suivant il fut remplacé aux archives par le licencié Adam, dont la présentation solennelle se fit le 5 septembre. La cérémonie se passa comme d'habitude. Discours de Carol, discours de Wencker senior et en plus discours de Wencker junior, l'avocat de la ville, en sa qualité d'ex-archiviste, enfin discours d'Adam et, brochant sur le tout, trois florins de jetons de présence pour chacun. Mais le vieil archiviste parait avoir dès lors songé à la retraite et ce fut r Digitized by Google — XCII — sans cloute à son instigation que la Commission de la chancellerie (die Oberen Canlzleyherren) jugèrent à propos de lui préparer un remplaçant. Dans ce but on choisit un Strasbourgeois, le licencie Louis-Chrétien Nicolay, qui fut installé solennellement le 3 novembre de la même année. Les dis- cours furent plus nombreux que jamais. L'avocat Wencker junior n'eut garde de manquer une si belle occasion, et pour jeton de présence, cha- cun emporta une pièce de 6 livres. Wencker senior resta cependant à son poste encore plus d'un an et c'est le 14 janvier 1735 seulement qu'il fut élu membre de la Chambre des XIII. Vers la fin de la môme année, le préleur royal proposa de donner la place resiée vacante au sieur Nicolay, qui avait toutes les qualités et les connaissances nécessaires; en vertu de la loi de l'alternative l'on devait d'ailleurs choisir un protestant, vu que le sieur Adam, élu jadis en rem- placement du jeune Wencker, avait depuis lors embrassé la religion catholique. Wencker senior en était arrivé à un traitement exceptionnel: 500 R. en argent, 18 frtl. de blé, X^fuder de bois, 1,600 fagots et 3 boisseaux de sel; c'était la juste récompense de son infatigable activité et de sa parfaite connaissance de tous les protocoles, documents et titres déposés aux archives. L'on proposa de ramener ce traitement au chiffre qu'il n'avait jamais dépassé sous les prédécesseurs de Wencker, et de donner au nouvel archiviste 300 R. argent, 12 /WZ. de blé, moitié froment, moitié seigle, 8 fuder de bois, 1,000 fagots et 3 boisseaux de sel, contre paiement des droits ordinaires. Le reste devait être laissé, pour un temps à déterminer, à Wencker senior, vu que sa présence et sa surveillance étaient nécessaires aux ar- chives ; en effet, le sieur Adam n'exerçait pas encore depuis longtemps les fonctions d'archiviste, et le sieur Nicolay n'y était entré comme accès- sist qu'au mois d'octobre de l'année précédente. Aucun des deux ne pou- vait donc en connaître à fond le contenu. L'avocat Hold appuya cette motion, vu qu'on ne pouvait assez louer des services qu'en toute occasion Wencker senior avait rendus, et les précieux renseignements qu'il avait tirés des archives, renseignements sans les- mipls nn n'aurait, en maintes circonstances, pu aussi bien défendre les i ville, ce à quoi avait largement contribué M. l'avocat Wencker alement versé dans la connaissance des archives. L'avocat rla dans le même sens, aussi bien que Wencker junior, pour cernait le traitement de l'archiviste. Quant à son père, il déclara Digitized by Google — XCÏII — que si Ton trouvait sa présence aux archives et son concours nécessaire ou utile au bien de la Ville, celui-ci se conformerait volontiers aux décisions du Conseil et continuerait ses services avec tout le zèle possible. Le préteur royal insista de son côté pour que Ton confiât à Wencker senior la surveillance et la direction des archives, en lui attribuant ce qui resterait de son ancien traitement après déduction du traitement du nouvel archiviste, c'est-à-dire 200 R., 6 frtt. de blé et 4 fuder de bois, le tout jusqu'à nouvel ordre1, ce qui fut adopté par le Conseil. Le 16 janvier on procéda à l'installation solennelle des nouveaux élus. Le secrétaire des XIII, Carol, commença par présenter Wencker senior comme Director archivi et lui adressa une allocution, puis il pré- senta Nicolay comme Registralor avec une nouvelle allocution. Là-dessus les sieurs GangolffXHI, Wencker XIII et l'avocat Wencker firent chacun un beau discours (eine zierliche Anrede). Enfin l'archiviste Adam dut aussi faire son boniment, et Nicolay, le récipiendaire, prononça son discours de remerciement, c'était le neuvième et le dernier. Praesentzgeld 3 fl. par tête, dont procès-verbal. En sa qualité de directeur Jacques Wencker se trouva aussi rattaché aux archives d'une manière toute spéciale. Aussi l'y voyons-nous reparaître en toute occasion. Le 6 juillet 1739 fut nommé aux archives le sieur Jean-Henri Barth, et son installation se fit avec les cérémonies d'usage le 1er août suivant. Wencker senior comme directeur, fit un discours bien ordonné, dit le procès-verbal (eine tvohlgeselzte Rede), où il parla de la science des archives en général et en particulier des devoirs d'un régis- traleur. L'avocat de la ville, Wencker junior, y fil également son petit discours {Hess sich in ebenmâssig zierlicher Anrede vernehmen). C'était son chant du cygne, la mort devait l'emporter l'année suivante. Son père figure encore une fois dans une cérémonie de ce genre le 3 mai 1741 lors de l'installation du lie. Jean-Joseph Gug en qualité de second archi- viste, le lie. Adam ayant été nommé référendaire du Petit-Sénat. Tout se passa comme à l'ordinaire, et Wencker, plein de son sujet et archiviste dans l'âme, ne put s'empêcher de reprendre son thème favori «de la science des archives, de leur utilité et de leur nécessité, des devoirs et des obligations d'un Iiégistrateur, le tout in-exlenso*, teine zierlich verfasste Rede von der Wissenschaft des Archivs, von derselben Nùtzlich- und Nothwendigkeit, die P/licht und Schuldigkeit eines Regislrators mil t. Prot. d. Xïlïw, 1735. Digitized by Google — XCIV — mehrerem vorgeslelti* . Ce fut son dernier discours sur cette matière1. Mais si son titre lui procura des honneurs, il lui valut aussi quelques dé- boires. En 1740 il paraît que le Conseil des XV voulut faire sentir, nous ne sa- vons pourquoi, son mécontentement à Wencker senior. Le 12 mai, après avoir rappelé que, le 15 décembre 1735, les XIII l'avaient nommé Direc- teur des archives et lui avaient assigné le traitement que Ton sait, ils constatent que cette mesure fut prise pour des raisons sérieuses, raisons qui subsistaient encore, et pour lesquelles titre et traitement lui avaient été maintenus. Seulement, ajoute le Conseil, nous désirons rappeler au sieur ammeister et l'avertir (erinnert und ermahnef haben) qu'il ait à s'ap- pliquer sérieusement à ce que les intentions du magistrat à ce sujet soient remplies et que l'organisation des archives se fasse de telle façon que les nouveaux archivistes et les accessistes se rendent régulièrement aux archives et en acquièrent la connaissance, afin de pouvoir en toutes cir- constances rendre au magistrat les services qu'on leur demande — que par conséquent rien ne doit leur rester caché ou inconnu — que l'ordre voulu y doit régner toujours, que l'on établisse un répertoire général des matières et des noms, etc. C'était au fond la vieille querelle entre la cham- bre des XV et celle des XIII, et la première battait la seconde sur le dos de Wencker; les XIII le sentirent bien, et ils se hâtèrent de protester contre le procédé des XV. Ils constatèrent que les XV dans leur Bedachi reconnaissent que l'ammeister Wencker, en sa qualité de Directeur des archives, faisait au mieux en toute circonstance pour le bien de la ville, aidait de ses conseils et de sa personne les archivistes, afin de les initiera la connaissance approfondie des archives si riches confiées à leurs soins. Eux, les XIII, à qui revenait principalement la surveillance des archives, avaient jusque-là constaté en toute circonstance avec la plus grande sa- tisfaction, le zèle infatigable déployé par l'ammeister Wencker; les archi- l. Wencker est mentionné dans l'ouvrage de Dorlan sur l'Origine de l'imprimerie (Quelques mois sur l'Origine de l imprimerie. Schlestadt, 1840), comme ayant «dans le dépôt conflé à sa garde, exhumé de la poussière un procès- verbal d'enquête et un juge- ment rendu par le sénat de Strasbourg, dans une contestation qui s'était engagée en 1439 entre Jean Guttenberg et les héritiers d'André Dryzehn, son ancien associé». — Ce ren- seignement a besoin d'être complété. SchœpQin dit formellement {Âls. ill., II, p. 347, note a) que Jac. Wencker lui avait communiqué en 1740 une partie de ces actes, mais que, en 1745, Jean-Henri Barth, alors archiviste, trouva au Pfennigthurn les dépositions des témoins, lorsque les papiers qui s'y trouvaient furent transportés aux Archives de la vUle. Digitized by Google — xcv — vistes de leur côté ne pouvaient assez se louer des peines qu'il se donnait pour les initier à leurs fonctions; on passerait donc outre au sujet de cette motion des XV, d'autant plus que les XIII avaient toute confiance que M. l'ammeister Wencker, ainsi qu'il l'avait fait jusqu'ici avec une ardeur infatigable, continuerait de lui-même à déployer dans la direction des ar- chives le zèle patriotique déployé par lui de tout temps pour le bien de la ville. Conclusum : cetle proposition fut adoptée comme l'expression de l'unanimité des XIII; des remerciements furent votés à Wencker pour le passé, avec invitation à vouloir bien continuer ses fonctions à l'avenir à la satisfaction du Magistrat Les XXI s'associèrent à cette décision des XIII en la confirmant, et ils exprimèrent eux aussi à Wencker, avec les remer- ciements mérités pour ses services passés, le vœu qu'il voulût bien à l'a- venir continuer à se charger de la direction des archives à la satisfaction de tout le Magistrat. L'affaire était terminée et Wencker en sortait, la tête haute, avec tous les honneurs de la guerre. Nous avons jusqu'ici exclusivement suivi Wencker dans sa carrière d'archiviste. On se tromperait toutefois si Ton croyait qu'il n'eût pas, lui aussi, sa part au gâteau que se partageait l'oligarchie strasbourgeoise. La liste de toutes ses fonctions montre qu'il resta fidèle aux traditions pater- nelles. En 1735, il devint membre du tribunal matrimonial, ammeister en 1736, en remplacement de Jean-George Giesing, mort en fonctions; scholarque en 1738, ammeister de nouveau en 1742 et membre du bureau de censure. La mort vint l'arrêter dans la carrière des honneurs le 1er janvier 1743, mais non sans qu'il eût encore une fois fait gémir les presses. En 1740, l'imprimeur Jean Beck publia à Strasbourg la troi- sième édition du traité de Philippe Knipschild1 Sur les droits et les pri- vilèges des cités impériales. Wencker y ajouta, en le retouchant, un ouvrage inédit du stettmeisler bien connu Jacques Sturm de Slurmeck, contenant des extraits des actes des diètes impériales de 1427 à 1517 in- clusivement*. 1. Tractatus politico-historica-juridicus Philip pi Knipschild*. J. C. De civitatum im- perialium juribus et prioilegiis. — - Argentorati, Joh. Beck, 1740, fol. 2. Auszug aller gehaltener Reichstdge und summarie dabey beschrieben, une und was vff einemjeden gehandelt worden, vont Jahr 14Î7 bis ad annum 1517 inclusive. Vom Herren Stddtmeister Juncker Jacob Sturmen von Slurmeck vormals beschrieben und zu- sammengetragen , diesmal aber hin und wieder auch nur summarisch vermehrt und in Druck hervorgegeben durch Herren Ammeister Jacob Wencker Argent. — Gedruckt durch Simon KQrsner und Melcbior Pauschinger. Strassburg, 1740, in-foL de 51 pages. Digitized by Google — XCVI — Outre les ouvrages imprimés que nous avons cités, Jacques II laissa en- core un certain nombre de travaux restés manuscrits. A l'ancienne biblio- thèque de la ville de Strasbourg on conservait un manuscrit intitulé : De comitibus provincialibus, seu landyravis Alsatiœ1. De plus, il existe aux archives de la ville trois gros volumes in-folio, intitulés : Argentoratensia historico politica, mais il y en avait au moins six autrefois, comme nous le verrons plus loin. On conserve également aux archives de Saint-Thomas trois volumes semblables, qui ont pour titre: Argentoratensia historico ecclesiastica, que Rœhrich appelle: Acten-Sammlung von Strassburgischen Reforma- tions-Urkunden (I, p. 3) et qui proviennent de lui. Divers auteurs attribuent ces collections à Jean 1er Wencker, en ajoutant qu'elles furent continuées par Jacques. Cela est possible; en tout cas il y a là une série de pièces de toute nature, originaux et copies, qui dans le cours d'un siècle s'étaient accumulés entre les mains de la famille Wencker. Une partie est de récriture de Jean 1er, d'autres, en grand nombre, sont de la main de Jacques II, qui probablement fit relier le tout, en y insérant les précieuses lettres de famille, où nous avons largement puisé. Il en était de même de la célèbre Collectio Wenckeriana, qui se trouvait à l'ancienne bibliothèque de Strasbourg. Elle comprenait cinq cents forts volumes in-quarto, dont chacun contenait de trente à qua- rante brochures, datant pour la plupart du seizième et du dix-septième siècle. En 1738, Jacques II légua ou donna cette précieuse collection à la ville de Strasbourg, ainsi que tous ses manuscrits, au nombre desquels figurait au premier rang la Chronique de son grand-père. A cette époque vivait encore son fils Jacques III qui avait été son collègue aux archives, et l'on est tenté de s'étonner de voir le père dépouiller ainsi son héritier qui, certes, était homme à apprécier tous ces trésors. La mesure était sage ce- pendant, car le fils mourut en 1740, avant le père; peut-être était-il déjà atteint dès 1738 de la maladie qui l'enleva deux ans plus tard, et le vieil archiviste aura craint de voir disperser, pendant la minorité de son petit- fils, les richesses bibliographiques que contenait sa bibliothèque. La sage précaution qu'il prit, eut du moins l'avantage d'en retarder la destruction 1— _i- (j»un sj£c]e et ç\cmi nous a laissé également une continuation des Collectanea de ss, Cod. hist, et dipl., p. 23. Digitized by Google — XCVII — Clussrath1, conservés aujourd'hui encore aux archives de la ville. C'est une série d'extraits des anciens protocoles e! des Memoralia ou carnets de notes des anciens archivistes, et la moitié environ est de la main de Wencker. Aux archives de la ville on conservait également autrefois en deux exemplaires un manuscrit désigné généralement sous le nom d'Annales de Brant, qui malheureusement fut transporté, sous le maire Brackcn- hoflcr et avec son autorisation et celle du conseil municipal, à la biblio- thèque publique; il en fut de même d'ailleurs pour une foule de chroni- ques et d'autres ouvrages de valeur, qui tous ont péri dans l'incendie de 1870*. Ces prétendues Annales de Brant étaient en réalité l'œuvre de Jacques II Wencker et portaient le titre suivant: Extractus ex prothocollis D. D. XXI, necnon quibusdam ex annalibus Seb. Brandii, auclore Jacobo Wencker o. L'un des deux exemplaires, peut-être l'original, formait un volume. Le se- cond exemplaire, en deux volumes, était une copie, car il portait la note suivante : Descripsit Maria Barbara Meyer, Laltrensis ancilla, il 63. Ce curieux renseignement nous a été conservé à la fois par MM. Schnéegans et Cunitz, auxquels nous devons également les extraits que nous publions à la suite de la chronique de Wencker. Le lecteur remarquera le soin avec lequel l'auteur indique les noms de ceux qui ont rédigé les manus- crits dont il a fait usage. La part de Brant y est faite bien nettement, ce qui nous dispense d'entrer dans aucune explication à ce sujet. De tous les travaux de Jacques II Wencker, c'était incontestablement le plus précieux, et la perte en est irréparable, du moins pour ce qu'il avait tiré des protocoles et des Memorialia disparus depuis lors de nos archives. Avant de terminer cette notice déjà trop longue, nous devons cepen- 1. Clussrath devint archiviste en 159i. Voici le titre que porte son œuvre : Dni. Cluss- rath Registratoris Collectanea ex XXI Mcmorialibus seculi 1400, 1500 et init. 1600 ahisque Annalibus et documenlis deprompta ac ordinc alphabelico concitinata, cum supplementis Dnr. Berneggeri et Wenckeri registratorum. — 1 vol. in-fol relié en par- chemin. — Sur un fragment d'une vieille couverture on lit le titre suivant d'un travail qui faisait partie de la bibliothèque Schœpflin: Stùck einer Strasburgischen chrome , Laurentz Clussrath. 2. Notons ici un détail qui mérite d'être conservé. En 1869 ou 1870, M. l'archiviste Brucker avait obtenu l'autorisation de faire réintégrer aux archives tous ces trésors. Le triage était fait, il y avait de quoi remplir une pièce assez considérable. A la Mairie on ne trouva pas la place nécessaire, et le transport fut différé. Survint la guerre, et tout périt On voit à quoi tenait la conservation d'une partie de nos plus précieuses richesses historiques. — Renseignement fourni par M. Varch. Krippendorf. B. XV. — (M.) i Digitized by Google — XCVIII — dant dire encore un mot sur un dernier travail de Jacques II Wencker. Sous le litre: Res Alsaticae et Argentoratenses , on trouve aux Archives de Strasbourg un volume in-folio, relié en parchemin et contenant un ré- pertoire des sources de l'histoire d'Alsace, rédigé par Jacques II Wencker, et c'est de tous ses ouvrages celui qui, de nos jours, offre le plus d'intérêt au point de vue bibliographique. Wencker y a employé un registre prove- nant de son grand-père, qui l'avait préparé pour y inscrire les matériaux de ses Annales. La preuve s'en trouve col. 1252, 1263, 1264 et 1314, où il a noté des faits qui se retrouvent dans sa Chronique, n08 2765 — 2771, 2840. Pour des raisons à nous inconnues, le volume resta en blanc, et le petit-fils l'utilisa. En tête se trouve sous le n° 1 une liste des auteurs qui ont traité plus spécialement de l'histoire de l'Alsace, et sous n° 2 une liste de ceux qui n'y ont touché qu'accidentellement. Mais la distinction n'est pas rigoureusement observée. Puis vient le plan d'une histoire de l'Alsace, spécialement de Strasbourg, en cinq chapitres, et qui, partant des temps les plus reculés, s'arrête à l'année 1681. C'est tout au long de ce planque sont rangés les indications bibliographiques et les renvois aux sources, et il y a de quoi donner une haute idée de l'érudition de Wencker. Nous y trouvons spécialement une foule de renseignements intéressants sur nos chroniques alsaciennes qui se trouvaient alors aux archives de Stras- bourg. Là, notamment, est mentionnée formellement comme y existant, la Chronique de Jérôme Gebwiler, qui figure plus tard dans la bibliothèque de Klinglin. Comme précisément à cette occasion W. renvoie à son traité de Pfal- burgeris daté de 1696, nous pouvons en conclure que le Répertoire bibliographique ne remonte pas plus haut que celte date. D'autre part, il parle de la Chronique d'Alsace, de Séb. Brant, sur la foi de Voss (HisL lit., 111, c. 4), ce qui prouve que ce travail est antérieur à la rédaction de YExtractus ex protocoUù (Annales de Brant), car, à cette époque, Wencker connaissait par les archives mêmes l'existence de la Chronique de Brant; mais cela ne s'applique qu'à ce passage, car Wencker fit de nouvelles ins- criptions daus son Répertoire durant toute sa vie, et l'on y trouve notam- ment citée Y Histoire d'Alsace du P. Laguille, qui parut, comme on sait, en 1727. D'un autre côté, le RépeHoire nous donne quelques lumières sur les collections des Wencker. Déjà dans les quatre passages inscrits par lui dans le volume, Jean 1er renvoie à une source désignée par AA et BB. Or, nous trouvons dans les renvois faits par Jacques H des indications ana- logues: AA, CC; BB se présente sous la forme Memor. BB.; c'est un ma- Digitized by Google — XCIX — nuscrit in-fol. (col. 1313), et col. 1338 nous lisons Vide Memor. BB, n° 7, f. 41 ubi regimen et status avilis in Alsatia Carolinorum tewpo- ribus perlustrantur. C'étaient là peut-être des collections de manuscrits provenant de Jean Ier. Ailleurs Wencker cite mise. msc. — mise. geb. in-4°, depuis tome LXV jusqu'à CVIII, probablement la même collection in-4°, qui reçut plus tard le nom de Colleetio Wenekeriana dans le cata- logue de l'ancienne Bibliothèque publique de Strasbourg. EnBn Jacques II cite encore la collection Argentoratensia historico- politica, mentionnée précédemment, dont il reste les trois premiers volumes aux Archives municipales; mais à cette époque il y en avait davantage, car, outre les tomes I et II, il mentionne les tomes V et VI, de col. 1448 à 1597; à partir de 1506 il ne cite même que cette collection, et Ton y trouve une foule de détails intéressants pour l'histoire du temps. Dans leur ensemble, ces indications de sources fournissent des éléments fort utiles pour la rédaction d'une bibliographie alsacienne, et à ce point de vue, nous les recommandons aux chercheurs. Jacques III, né le 19 janvier 1698, était le deuxième enfant de Jacques II Wencker et de Marie-Madeleine Krauth ; sa sœur aînée, Marie-Salomé, épousa Jean- Jacques 10 Sébastien Gambs, J. U. L. et assesseur du grand Sénat; son frère cadet jumar 1698— -1740 Nicolas prit du service en Autriche dans le ban de Temeswar: Arch. miliL prœfuit secundus, dit le manuscrit de la Bibliothèque de l'Université. Comme ses ancêtres il étudia le droit. Dès 1716 il figure avec le titre de Ddiu (doctorandus) et parait même avoir composé plus tôt sa thèse De justitia indilata, seu Von Dnverzogenen Rechten*, car elle était citée par Jacques II dans l'Apparatus archivorum, publiée en 1713*. Il ne la présenta toutefois que le 26 mars 1722. Ainsi que nous l'avons vu, il entra en 1726 aux archives de la ville en qualité de registrator substitutus, devint en 1728 registrator adjunclus, et à partir du 28 septembre 1730 il fut régistrateur ou archiviste en second à côté de son père. Cette même année, le 26 juin, la chambre des XIII eut à s'occuper d'un conflit qui se produisit après la mort du sieur Jean Barraduc, entrepreneur t. Dissertatio inauguralis dejusticia indilata seu von Dnverzogenen Rechien quant . . . .pro licenûia in u.j. (et doctorata. . . solemni eruditorum ex ami ni Î6 martii 17 2 î submittit Jacobus Wencker Argentinensis). — Àrgentorati, Simon Kursoer, in-4°. 2. Vide Jacobi Wenckeri fil. Disquisitionem de justitia indilata : Von Dnverzogenen Rechten. Digitized by Google — c — des ouvrages de fortification à Strasbourg. La ville réclamait les droits habituels de 10% (den zehnlen Pfennig) sur le montant de la succession des étrangers. Les héritiers s'adressèrent à M. d'Angervilliers qui les ren- voya à l'Intendant d'Alsace, M. de Brou. Le préteur royal de son côté chargea les avocats de la ville, Michel-Oswald Scheffmacher et François- Antoine Hold, de rédiger un mémoire sur cette question. A celte occasion le jeune Wencker rendit aux avocats de signalés ser- vices en leur fournissant les pièces nécessaires : ceux-ci lui rendirent jus- tice en plein conseil, et l'avocat Scheffmacher, appuyé par ses collègues Hold et Kornmann, proposa de charger Wencker d'un travail d'ensemble sur les droits et les privilèges de la ville. Il devait faire pour cela des recherches aux archives, tant à la Pfalz qu'au Pfennigthurn et dans les protocoles des Chambres secrètes des XXI, XV et XIII, aussi bien que dans les livres où il pourrait en être question , et recueillir tout ce qui concer- nait les droits de la Ville et des Seigneuries qu'elle possédait. Tout fut précisé. L'auteur devait: 1° Réunir tous les extraits faits par lui en deux volumes, renfermant l'un les droits de la Ville, l'autre ceux des bailliages ruraux. 2° Indiquer en quel temps et de quelle manière la Ville et les bailliages avaient acquis ces droits. 3° Indiquer quand ces droits avaient été attaqués, violés, périmés ou entamés. 4° Exposer les moyens parlés- quels on avait repoussé ces atteintes. 5° Indiquer les motifs politiques et les raisons pour lesquelles, en certains cas, on n avait pas voulu recourir à ces moyens. 6° En particulier réunir dans un troisième volume tout ce qui de la part de la Ville avait fait l'objet de négociations ou de demandes à la cour du Roi, comme aussi ce que la cour avait demandé à la Ville, les remontrances faites par celle-ci, enfin ce qui avait été décidé et exécuté. 7° Rédiger sur tout cela des index réels d'après l'ordre alphabétique. 8° Enfin, pour que le travail fût fait avec plus de soin, d'ordre et de zèle, l'auteur devait chaque mois soumettre son travail aux avocats et conseils judiciaires de la ville. Cette proposition était motivée par la considération que, si chaque état a besoin de connaître l'étendue de ses droits et de sa juridiction, sous peine de les voir se perdre , cela était spécialement nécessaire à Stras- bourg, qui chaque jour voyait ses droits de plus en plus attaqués et con- testés par ses adversaires. Le préteur royal emporta facilement le vote du Conseil, et pour sti- muler le zèle de Wencker, on lui alloua en sus de son traitement une gratification annuelle de cent livres argent, prises par moitié sur le Pfen- nigthurn et sur les biens de la Chartreuse : 6 fiertel de blé, moitié seigle, Digitized by Google — CI — moitié froment, un boisseau (sester) de sel, quatre cordes, futter, de bois et 200 fagots. Enfin, considérant que Jacques III, pour rester aux archives, où l'on trouvait sa présence nécessaire, avait refusé des propositions avantageuses, il fut décidé que s'il devenait un jour régistrateur ordinaire, la question financière serait à régler à nouveau, de telle façon toutefois, ajoute naïve- ment le texte allemand, que sa condition n'en devint pas plus mauvaise. Nous ignorons ce qu'il advint de cette œuvre. Le plan était beau et bien conçu, et nous serions fort aises aujourd'hui s'il avait été réalisé. Mais il y avait là de quoi occuper un homme pendant des années, et d'après la décision du magistrat, Wencker devait faire ce travail à côté de ses occupations ordinaires et en tant qu'elles le lui permettraient, ce qui était une dérision véritable. Il en est encore question en 1731, dans la proposition faite au magistrat de nommer Jacques III archiviste en se- cond. Puis en 1734 celui-ci quitta les archives et il est probable que son travail n'était guère avancé, si tant est qu'il y eût sérieusement mis la main. En tout cas nous n'en avons, jusqu'à cette heure, pu découvrir aucune trace aux archives1. Le 23 septembre 1730 les Obère Cantzleiherren et les Obère Archiv- herreti proposèrent de nommer Wencker junior régistrateur en titre aux archives en place de Spohn, qui passait rapporteur près le Petit-Sénat. On fit valoir l'aptitude qu'il avait acquise sous la direction de son père, ses bonnes études, sa fidélité, sa discrétion, son amour du travail et finale- ment sa qualité de protestant, car précisément en vertu de l'alternative cela était requis. L'avocat Scheffmacher fit le plus grand éloge de Wencker, disant que difficilement on trouverait un sujet plus apte à ces fonctions. Son collègue Hold opina de même, et le rapporteur Kornmann rappela que le candidat avait dans mainte circonstance donné des preuves de sa capacité et de sa parfaite connaissance des archives; de plus, on pourrait, en fixant les trai- tements, augmenter quelque peu celui de Wencker senior, en considéra- 1 . Il existe bien aux Archi?es munie, un vieux carton sur le dos duquel on lit : Jacobi Vf enchéri, Avsziige und Bedtichte das Sladtwesen in génère, und in specie der Stade Strassburg Reehie und Gefùlle betreffend. — Le contenu ne répond pas à ce titre; c'est un ramassis de notes et d'extraits divers, de la main de Jacques II. Ce même titre se retrouve sur un feuillet déchiré où se lit : Fasc. X1L Jacobi Wenckeri consularis Histo- rische Auszûge und Beddchte das Stattwesen in génère und in specie die Déduction der Statt Strassburg Rechte und Ge/dUe betreffend. — Lad. 8 , n° 25. — Ce n'est pas récri- ture de W., mais le titre consularis prouve qu'il s'agit de Jacques H. Digitized by Google — Cil — tion de ses trente-cinq ans de service, et cela sans grever le budget, vu que Ton venait de supprimer la place de régistrateur-adjoinL A l'unanimité Wencker junior fat nommé régistrateur et son installa- tion eut lieu le 2 octobre 1731. La question des traitements fut également réglée: Le fils reçut 250 ÏÏ 4 et 18 frtL de blé, 12 cordes de bois, 1,600 fagots et 3 boisseaux de sel. Le père reçut un supplément de 50 ÏÏ pour que les deux traitements fussent égaux, car jusque-là il n'avait touché que 200 ff, et le reste en nature comme ci-dessus. Cette proposition avait été chaudement appuyée, quant au père, par le préteur royal qui insistait surtout sur le fait de sa science profonde, du manque absolu de casuel, emolumenta, et sur l'intention de MM. du Conseil de le maintenir aux archives avec son fils, ce qui lui ôtait tout espoir d'a- vancement. Plus tard on changea d'avis. Le 22 mai 1734, il s'agissait d'élire deux avocats de la ville ; en vertu de l'alternative il fallut un catholique et un protestant. La liste des candidats fut dressée par le préteur royal, le stettmeister de Mûllenheim, l'ammeister Leitersperger et le XIII Gangloff. Pour la place catholique furent pro- posés le lie. Billerey, le lie. Adam et le lie. Spohn; pour la place protes- tante le lie. Jacques Wencker jun., le lie Lantz et le lie. Fleischmann. Dans la discussion le préteur royal soutint chaudement la candidature de Wencker qui possédait la science nécessaire, avait toujours fait preuve d'une activité extraordinaire, d'une fidélité constante et d'un zèle infati- gable. II rappela qu'il était au service de la Ville depuis 1725, fit valoir la connaissance parfaite qu'il avait des droits et des lois de la ville, l'ha- bileté qu'il avait déployée dans diverses négociations , notamment dans sa mission auprès des cours de Constance et de Stuttgard dans la question des droits de douane badois (Badische Zôlle), dont le succès avait été complet. Bref, il insista tellement que Wencker fut élu à l'unanimité. Les archives de la ville mentionnent encore un discours de nouvel an, Weyhnachtswunsch, que, selon l'usage, Wencker jun. prononça au début de la séance du lundi 29 décembre 1738. 11 y parla de l'origine de Strasbourg, de la forme et de l'excellence de sa constitution, et cela historiée et d'une manière parfaite, in einer zierlichen und nach den Begeln der Wohlreden- heit eingerichteten Rede, ce qui lui valut les applaudissements et les re- merciements de ses auditeurs. Jacques III Wencker remplit comme ses ancêtres quelques fonctions publiques qui augmentèrent ses revenus, mais la mort l'arrêta trop tôt pour qu'il pût aller aussi loin qu'eux. Il se rendit en 1737— 1738 avec Digitized by Google — cm — MM. Holdt et Billerey acquéreur de la moitié de l'îlot des XV (Fûnfzehner wœrth), que la Ville avait jadis cédé en 1698 pour 192 livres 12 sols et 6 deniers au préteur royal Ulrich Obrecbt. Ces messieurs Tachetèrent au prix de 4,615 1. 4 s. 5 d. Leurs fermiers s'approprièrent dans la suite des temps 22 arpents des communaux voisins, et en 1784 la Ville, pour reprendre son bien sans plaider, racheta la moitié du Fûnfzehner wœrth pour 28,000 livres que lui avancèrent les administrateurs de l'œuvre Notre-Dame1. On voit que tout le monde faisait de bonnes affaires, sauf la caisse municipale. D possédait un jardin à la Robertsau, in den sogenannten Neuwen Zeilen ùber dem Weg. En 1738 la Ville lui avait loué un communal de 15,037 pieds carrés, moyennant 10 p de redevance annuelle. Comme dès 1736 elle lui avait cédé moyennant 2 p de redevance, in recognitionem dominii, un petit jardin contigu à sa propriété, il éprouva le désir de s'arrondir définitivement, et demanda en 1739 à acheter le grand communal, ce qui lui fut accordé moyennant une somme de 12 ff ^ et 1 p de redevance, bodenzins, in recognitionem dominii directù Jacques III Wencker mourut en 1740, laissant d'Agnès Wesner, qu'il avait épousée le 12 mars 1724, une fille Agnès et un fils, qui fut Jacques IV. 1731—1783 Jacques IV Wencker était né le 29 avril 1731 ; il n'avait donc que neuf Wencker ans à la mort de son père. Comme cela était de tradition dans sa famille, Jacques iv il fit ses études en droit et prit pour sujet de sa thèse de docteur les foires de l'Allemagne en général et spécialement les foires de Strasbourg*. Elle est datée du 27 mai 1754. En 1756 il entra aux archives de la Ville en qualité d'accessist, le conseil des XIII l'ayant admis à l'unanimité dans sa séance du 10 janvier, à la suite d'une requête que le postulant avait envoyée à Paris, d'où elle était revenue au magistrat; le 18 mai suivant il fut admis à prêter le serment d'usage. En 1759 il fut nommé second archiviste de la Ville3 et il conserva ces 1. Arch. mun., AA. 2318. 2. Dissertatio. . . de solemnibus in Germania nundinis, etc. — Arg. KUrsner, in-4°. 3. Jacques Wencker avait accompagné dans son voyage en Souabe le baron de Wrède, ministre en second du roi auprès du cercle de Souabe. Celui-ci en fut si content , que le 13 juin 1762 le ministre de Choiseul écrivit au préteur royal que M. de Wrède désirait employer de nouveau Wencker dans le travail qu'on lui avait confié, et demanda que la Ville le dispensât de ses fonctions d'archiviste, toutes les fois que ce diplomate en aurait besoin. — Arch. mun., AA. 2189. Digitized by Google — C1V — fonctions jusqu'en 1763, où il fut appelé au poste d'avocat de la Ville (Stadtrath und Advocat) qu'avait déjà occupé son père. En 1772, Jacques-Frédéric Faust étant devenu ammeister, on proposa de le remplacer par l'avocat de la Ville comme assesseur du conseil des XV. Dans le cours de la discussion, le préteur royal rappela combien l'avocat général Wencker s'était fait aimer par les excellents services qu'il avait rendus jusque-là ; — il ajouta que sa faible santé ne lui permettrait pas de continuer à remplir ses importantes fonctions sans se faire à la longue un tort sérieux, et déclara que, pour ces deux raisons, il lui donnait sa voix. Élu à l'unanimité des votants, Wencker fut sur-le-champ introduit et assermenté. Onze ans plus tard, le 8 janvier 1783, il devint à l'ancien- neté président de ce conseil, ce fut le couronnement de sa carrière poli- tique. Quelques mois après son entrée en XV, le 28 mars, il dut soulever un incident relativement à son traitement; la question fut résolue en sa défaveur, grâce à l'intervention du préteur royal. En même temps que Wencker était entré dans la vie politique, il s'était vu appeler à diverses dignités secondaires: en 1772 il devint Obmann des tourneurs, chapeliers et fabricants de crics (Dreher, Hut- und Winde- macher), — en 1774- Oberheir de la tribu de la Stelz, — en 1778 admi- nistrateur (Landpflsger) à Barr, — en 1780 Oberkirchenp/leger, — en 1781 Oberfeuerherr, à l'ancienneté comme étant le plus ancien Vicarius — Oberaccisherr et Oberkohlenherr, et Obmann dans l'administration de la Fondation Schenckbecher. En 1773 il fit par ordre du préteur royal un voyage prétendu d'agré- ment sur les bords du Rhin; en réalité il avait mission de recueillir des renseignements sur l'état de la navigation et du commerce dans les pays riverains !. Mais sa santé était depuis longtemps chancelante. Déjà en 1767 il se proposait d'aller à Paris pour y consulter les maîtres de Varty et le préteur royal, M. Gayot, déclara n'y voir aucun inconvénient*. Nous ignorons s'il donna suite à ce projet. En 1783, le 29 novembre, le notaire Greiss, son mandataire, demanda en son nom au conseil des XXI une attestation au- thentique que Jacques Wencker, qui avait renoncé à son droit de bour- geoisie, s'était volontairement et librement démis de toutes ses fonctions honorifiques et autres, plus un certificat constatant sa naissance et son origine. Lui-même à cette époque était déjà parti pour des voyages. 1. Arch. mun.t A A. 2iG. 2. Arch. mun., AA. 1920. Digitized by Google — CV — A partir de ce moment nous perdons sa trace. En 1789, M. Seyboth nous le montre habitant ou possédant le n° H de la rue des Juifs — en 1790 le n° 6 du Graetelgàsschen. 11 figure également en 1789 sur la liste des électeurs de l'assemblée provinciale sous le litre de ci-devant XV, mais cela ne prouve pas qu'il fût revenu. Outre les deux maisons sus-mentionnées, il possédait rue Saint-Nico- las, 6, une maison qui provenait probablement de la succession de sa bisaïeule Agnès Spielmann. Nous n'avons pu trouver ni Tannée, ni le lieu de sa mort. Avec lui paraît s'être éteinte la branche slrasbourgeoise des Wencker. L. Dacheux. NOTE. Dans les ouvrages de Wencker les abréviations sont les mêmes que dans Trausch. Pp. Sch. = Papiers Schnéegans. Pp. H. = Papiers Hanauer. Pp. Str. = Papiers Straub. Pp. P. = Papiers Piton. Pp. Rh. = Papiers Rœhrich. Pp. C. = Papiers Gunitz. Buss. = Bussierre (Théod. de). Le texte de Wencker et celui des Annales de Brant étaient déjà composés, quand M- Rod. Reuss voulut bien nous communiquer des fragments importants de ces deux ouvrages, provenant de M. Gunitz. Nous les avons intercalés en dédoublant les numéros a a moyen des lettres a, b, c. L. D. Digitized by Google — CVI — ARBRE GÉNÉALOGIQUE DE D'apréa les AnsbWea de VÉui cftffl al il NlCOLAUS WENCKBR — civ. Arg. U75 in Arg. Civlt. Tabulas receptnt. — Claui Wbbchbb Ut barger worden ron Bis Schillibokk siner haaifrau wegen. — (BUrgerbuch.) uxore* 1* BARBARA SgHILLINQER t absque proie, «haben »•. 1475 vor 8t. Anna altar im Mftntter ein Begrabniai ror sien gekun nmb 50 R. dardber Brief Torhanden. — 2« Ottilia. Ez. t.. Ottilia Margareta f 9 sept. 1518. nx. nx. Ad AMI VOH Salzbubo Pauli Bittlxvgbb mercatorls. civ. arg. Aurlfabri. NlCOLAUS Praetor in Offenbur*. uxoree. JL 1* Barbara Alla Jacobi Larrraou» civit. ejnsd. Sénat. duodecismr; et Syndic! — ab alils dicâxsr L. L. A. Mag. n. Stattschreib» Anna M. Jo. Hbbbbsbbbobb. Ursula nx. Sbbaitiaxx Katzbbhbimbb Scbulmeister m Freibnrg i. B. Theobaldus civ. Bailli enaiB nx. MaRGARETjE Kôchin I Barbara nx. Georgii Murbomii Pastoris m Malderdring Reliqni Infante» in jnventnte f. Jacobus Sénat. Maj. Argent Asseator f ante 1568. nx. Apollonia Alla Joh. Wbxbich ▼el Wynlch xv. Tel Weyrich (LefcrJ -%^V<- ÀQNES MAODALENA PETERNELL nx nx. nx. 27 dee. 1557 1« Joh. Kips, Metager, Mathia Hahi Mbtbb îo Thomas voh Wbiikhsck Spxblmabh. Ton Nenenbnrg. dites Kircbspiels Pfarrer (2 m nupti» Smaij 1590). Ursula ox. 31 au*. 1568 Ohbibt. KoLirrn Digitized by Google — CVII — A FAMILLE WENGKER. DOtcrit HtUx. (Blbl. de l'Université.) 2* Ottiua Mbichbrin un qna mtllM gênait libero». Daniel 8ara ÂPOLLONIA NlGOLAUS H*ndeJsm*on, Kaufherr. ux. 12jan. 1571 ux. net. 1567. StAbal. Equeat. III*'. Ahdbbjb Guxtsbb. ISAAOX BBBBBABO. f inter 1594 et 1598. nx. (18 jul. 1578) ÀGïfBS Ali* NICOL.AI DB TUBCKHBIM XIII ex AOBBTB RZBTBCBni m naptto Agnetls 1598 9 mal, CBBirrorH Stabdbl.) JOHANNES I. Digitized by Google CVIII JOHANNES I Reip. Arg. Consul XIII — Scholarcba. nat. 1590. f 1659. 16 oct. ux. 23 febr. 1612 Elisabeth f 10 sept. 166G filia Steph. Bbrcbtold J. U. D. Consil. et Advoc. Reip. Arg. — ablmp. Ferdiusdo nobilitati — et Elisabeth Hammsrbr. Elisabeth f 25 Martli 1690. 74 ann. 8 mens. 10 d. naU. ux. 28 nov. 1637 (allas 2 nov ) JOH. RUDOLPH. SALZMANN Med. Doct ia Univ. Arg. P. P. Cap. Thom. Dec. et Reipubl. Archiatri. Elisabeth ux. JOH. PAD8T S. S. Theol. D. in Univ. Arg. P. P. Cap. Thom. Decanl. Agnes ux. Martini Silbbbbad Can. D. Thom. ejsd. Kccl. Diaconi et Min. Arg. quondam Seniorii. Agnes ux. 1« Joh. Pastorii Bibliopolae et Civ. Argent. 2* Joh. Daniel Rkissbisskm Med. Doct. et Civ. Arg. 3° Joh. Bœcklbr Med. D. et Prof. Cap. Thom. Can. Joh. Mabtir Pastorius J. U. D. nat. 1719. Proc. et Adv. Sénat. Maj. Arg. III" Stabul. Kquestr. Sénat. Maj. Assessor. 1765. Consularis Clvitatls Vallisqne MonasterienslB in Sup. Alaat. Daniel 1 nat. febr. 1618. f 26 Jan. 1675. Nat 56 an. U mens. 2 hebd 2 dics Consul, xiii. ux. IV a°. 164C. 16 junii. Maria Magdalena f 1667. 5 dec. nat. 39 ann. 11 ni. filia Mabtin. Andr. Kœnig xiii. 2-. a*. 1668. 13 aug. SaLOME RnIEBS (5/15 mart. Maria nat. 1622. f 18 aug. 1704. ux. 8 mai 1643. 1« Obobg. Caiiblii (Camebl) J. U. D. et Actuarii Sénat. Maj. 2® Joh. Phil. Beau» Stattachriber, postea xiii. Apollonij nat. 7 mart. I t 4 april 164 ux. 22 oct. H AVDRKAK BRACKCHHOrr Consulta An Ex. V. 1685 ux. Phil. Alb. Wbsbvbb J. U. D. Secret xv) «x. 2\ Salome nat. 1649. ux. 31 sept. 1665 Dakibl. Richshopfbr Consil. xiii. Handelsmann. Maria Félicitas nat. 1671. ux. 20/30 (rie) febr. 1687. Joh. Paul. Oambs. J. U. Candidat. Joh. Sbb. Oambs J. U. D. in Univ. prof, et Cap. Th. Canonicus. Elisabeth nat. 1674. t 22 Juni 1755. nat. 80 an. 11 m. 1 ux. 24 Mart. l€9i JOH. DilllL. G A Ml Burger u. HandeUnu Jacobus II nat. 1668? f 1743 1 jai ait 74 jabr 5 m. 15 Ut J. U. Lie. Schol. et Areb. ux. 26 mari 1694 Maria Magdalena fllia Joh. Balth. Ksac xv. ex Asiba Mahu MlCHABLIS t2julH1701. 28 ann. m Maria Salome nat. 16 nov. 1695 t 20 febr. 1740. ux 2 julii 1721. Joh. Sbbast. Oambs J. U. L. et Sénat. Maj. Asaessoris. Jacobus III nat. 19 jan. 1698. f 1740. J. U. Lie Jcaultui. Reipubl. Arg. Consil. et advocatus. f 1740. ux. 12 martii 1724 Agnes Wesnerin filia Joh. Phil. Wbsbrr Mag. Senatus Asaessoris. .^ MlCOLAUS qui in Banatu Temesw» Arcb. milit. prefoit secondas. Agnes nat. 1725, 25 febr. f 13 sept. 1756. Jacob Philipp nat. 27. febr. 1726 f 23 april ej. a. Maria-Magd. nat. 25 jan. 1728 f 19 junii 1743. Jacobus P Archiv. Advoc. Consil. Cîv. A nat. 29 april 1 t ? Digitized by Google CIX — Ursula i aug. 16G2. ux. 1647. Dominici DlBTRICH onsil. xiii. cholarchae. JOHANNES H f 88 aug. 166C. nat. 86 an. et 41 hebd. Handelsm., IIIe' d. Pfennfgtburras ai. 27 nov. 1655 MaRGARETA KÛGLERIN fil. Jo. Jac. KColkb qtue 2° oupsit Dom. Diktbicr. 5 oct. 1667. Jacobus l nat. 1683 22 oct. f 1715 21 oct. Consul, xiii. Scholarcha. 2. uxores. Aunes . 12febr. 1660. 12 oct. 1717. 1680-2 dec. Nicolai «p«r,J.UD. Syndiel obil. Aie. Inf.. Maroareta * îh. ÎSr' . moriuntur. nx. 1681-27 oct. Chbistophori GUrtzbr J. U. L. S yndici Reg. Civil. Arg. 1'. — 1G61. 22 oct. Maria Eva f 16 dec. 1661. fil. Jo. Mich. Staiilbr Cons. xur. Schol. ot Ottillk Grabbkia. Maria nat. 9 mail 1664. nx. 25 mart. 1683 1» Joh. Christoph- STiEDBL Handelsmann. 2o Joh. Frid. Schmid J. U. L. Suprême Cor!» Wurtemb a Secretis et Regestis. 2- 1665. 14 dec. Agnes filia Jacobi SpIBLIIABN mercatoris et civ. arg. et Salombje Ribolbrib. Salome nat. 20 ang. 1635 f 8 mail 1705 nx. 12 aprll 1659 Franc. Rrissbibrrh Consul, xiii Scholarchsa. Daniel II nat. 1669 4 aag. Med. Doetor, FOrstlich tattingiecher Rat h und Stadtphysicus eu Noerdlingen. nx. 2 julii 1698 àTHARINA BERNEGGER Slia Toblk Bbrsboorr Stadtadvoc. et xv. J NlCOLAUS nat. 1671 12 jan. Mercator Burtscheidae In duc. Bremensi nx. Anna Siemetsin. Fridericus Secretarius Archivi Camer. Wurtemberg. Salomea nat. 1675 25 nov. ux. 5 sept. 1636. 1° Joh. Gboro. Artopœii Pnec. i. Ob. Gymnasto Prediger bey S. Wilhelm. 2° Joh. Hbinr. Barth SS. Theol. Doct. et P. P. Agnes nat. 1680 21 jun. ux. 17 mart. 1702 Joh. Philippi Wrsnbr Sénat. Maj. Assessoris. gina-Cath. Daniel. Magd.-Cath. Christ.-Melch. Maria-Magd. Christ.-Nicol. Acgustus. t Chemin 1739 as aonstrator, JOBANNBS tt. majo 1734 f 13 julio. JOHANNES nat. 16jnnlil736 f SI oct. Maria Salome Sachsen fil. Joh. Jac. Sbchsbr Med. Doct. et Practici. Chemin et Botanices et Mathemates professons public! et Can. 8. Thomœ. Catharina Salome nat. 15 nov. 1737. f 13 Juli 1759. ChristophAugust nat. 23 aug. 1739 f 9 mai 1740. Digitized by Google Digitized by Google Digitized by Google Digitized by Google IV. LA CHRONIQUE STRASBOURGEOISE DE JACQUES TRAUSCH. B. XV -(M.) Digitized by Google Digitized by Google JACOB TRAUSCH Jur. lie. STRASSBURGISCHE CHRONICK. TOMUS I. 2562. (K. Friedrich zu Strassburg.) — Diss jahr kam kayser Fride- Fol. t75b reich gahn Strassburg und ward vom bischoff Burckard und den burgern 1163 wohl empfangen. Den andern tag sasse kayser Fridereicb zu gerichl, da huldiglcn ihm Fol. I7f»a die burger, indem als er also sasse, komt ihm botschaft wie b. Burckard in seinem hoff gestorben, als er sich zuo voran clagt halte. Er halte kurz darvor den armen an dem Spillal gross guot geben, auch den herren zu S. Thommen die kirch zuo S. Aurelien mit ihren gefâllen ûbergeben, mit bewilligung des kaysers. Der kayser bleibe zuo Strassburg bis man b. Bur- ckard begrube, er was zweyen zwanzig jahr bischoff. Starb 1163. Liegtvor S. Richarden altar begraben. — Sp. n° 792—93. — Pp. Schn. 2563. H. Wernfter v. Hunenberg. Foi. 177* H66 2504. Einweihung v. Nicdermûnsler. — B. Conrad stirbt. — Sp. n° 799. Fol. 1 78» 1179-1180 2565. Bischoff Heinrich stirbt. — Sp. n° 808. Fol. isi- 1190 2566. Fundatio monasterii Manlbronnensis. — Urkunde bischoff Kol. 452 Gîinthers von Speyr. Fundatio monasterii Manlbronnensis ibidem carminé ad (empli parie- Fol. sq. tem scripta. sine rt° Anno milleno, centeno, bis minus uno Sub paire roberto coepit cisterlius ordo, Spirae Gunlherus post haec praesul venerandus, Lyningen celebri de comitum génère, Digitized by Google Ipseque Wallherus de Lamersheim bene natus , Quippe virum genuit liber uterque parens , Qui seclo valedans, sub Dithero monachizans, Fiens conversus se tribuitque sua, Anno milleno C semel duodequadrageno Appril ter ternis hune fundavere kalendis Terrestrem Mûlbrunri, hinc celestem paradisum Possideant, Domino gratificante pio. Denique milleno, letra G, duo X, quater uno Paire sub Alberto pingitur hic paries, Per quem testudo precelsior et latérales Sunt quoque perfecte taliter ecclesie. Conversis operis Bertholt, Ulrichque magistris, Aller depictat, sed prior edificat Virginis ad laudem Mains Prolisque perennem, Qui socient patriae nos hilares latriae. Finis fundationis. Pp. Schn. Fol. 187* 2567. Die ander erweitterung der Slatt. — Als die burger 4201 zwey thûrne. — Sp. n° 839. — Dieweil aber der bischoff die zôll an dem Zollthor, Speier- und Burckthor halte, auch die brucken darbey erhalten musste, wie noch vom gelall des Zollkellcrs geschieht, also hat er solche drei thor und thûrn in seim costen gebauen, (la dann am Zollthor dise stûck in stein gehauen gestellt wurden, erstlichen ein priester auf einem Fol. I87b kôniglichen stuhl sitzend, und under seinen fùssen ein low dem Samson den rachen zerreisset, mehr ein rad darauf ein kindskôpflin, und auf dem rad disse schrift: Hermanus Auriga, magister hujus operis. — Von disem wagner und thurn solle die gartnerzunfll daselbsten den namen bekommen haben, die gartner beim oder underem Wagnerlurn. — Ibid. 1202 2568. Bischoff Cunrads tod und begrabnùs. — Es starb in dissem jahr bischoff Cunrad, der ward gar ehrlich und herrlich in St. Andréas capellen im Munster begraben, nachdem man eben der zeit an dem Speir- thor oder Bischoffsburgethor bauete, da ward ihm zu ehren sein bild- nûss uber die porten gesetzt, wie am turn in stein gehauen zu sehen isl, erstlichen ein bischoff in seim ornât auf eim stuhl silzent, hat in der rech- ten hand ein bischoffsstab, und in der linken ein buch. Ob ihm stohet: Imago Cuonradi deHunenberg Fidelis Argent. Epi. — Mehr sloht darbey ein liegender behr vor welchem ein menschenhaubt liegt; es ist auch Digitized by Google - 5 - disses thor ein bischoffliche freyheit, dass wer darunder komt, der soll frey wie im Bruderhof sein. An dem Burgethor vvard wie ein taffel in stein gehauen, daran slund St. Pelrus mit dem schlùssel. Ob ihrstoht: S.PETR. An den vier orten stahn die vier Evangelistcn, und under seinen fuessen sitzt ein mânlin gar krum und geduckelt Solle den lahmcn mensche vor dem tempel bedeuten. Neben dem thurn stohet in der mauren ein grosser vogel, hat under ihra ein menschen liegen von stein gehauen, wie disse figuren ausweissen. Hernach hat man die vorstalt im Finckweiler bitz an den Guldenenturn bey der Krautenau, da St. Johannisgiessen in die Breusch laufft, mit der mauren zut' Statt gebauen, und in 20 jahren vol- bracht wie hernach gemeldt wûrdt — Sp. n° 844. (Fol. 188, les dessins, qui ne s'accordent pas avec ceux de Wencker et de Silbermann.) — Pp. Schn. 2568**. Vergleich zwischen Strassburg und Speier im november. FoL 204* Bekrâftigt mit der Stadt Strassburg insigel. — Ibid. 1227 2569. {Brand des Klosters Schwarzach.) — Es verbrante auch dièses Fol. 208b jahr das closter Schwartzach auf den grund ab, da zoge bischoff Bechtolf 1234 zum kayser Fridereichen und erlangt das es widerum an das ort môchte gebauen werden. Solchs hat der kayser ihm samt vielen freyheiten geben, dann kayser Fridereich kam gohrï Strassburg und zoge das land hinauf (Sp. n° 910) und hatte viel camel bey sich, so man in dissem landen nit vil gesehen hat. — Ibid. 2570. (Streit Bischoff Walther's mit Strassburg.) — Sp. n° 970. — Fol. 218-230 Buss., Un. als., 1858, p. 208—252-297. 1262 2571. (Die Hausgenossen zu Strassburg.) — Il y avait alors à Stras- 1266 bourg des liberi (edeln), des familiares (geschlechter — edelknecht) et des cives (gewercke). Ces derniers formaient les Zûnfte, institution que Numa fit à Rome Tan 715 av. J. Ch., «um die Regierung deslo leichter und bequemlicher zu fûhren». Und aber in dieser Stadt gar vil ritter und edeling, so von alten ge- schlechten waren, so sich nicht fur zunft gehalten haben wollen, sondern sich mit eim andern namen die Mûntzer oder Hausgenossen gênant. Darzue sie denn sonderbore gerechtigkeiten und freyheiten erlangt. — ... Alhier hatte der bischoff solche gerechtigkeit zu verleihen wem er wolltejedoch so muszte er der Stadt, wegen ihrer freyheit, Vi marck fein gold, dem Mûntzmeister 20 und jedem andern Husgenossen 10 nuwe groschen geben. Dieweil aber under solchen Husgenossen vil waren, die nicht in den Rath gezogen wurden, und doch in des bischoffs salbuch eingeschrieben Digitized by Google - 6 — waren, desentwegen wurden sie in diesem jare ersuchl. Da fand man vol- gende geschlechter Cfr. Sp. n° 1010. — Pp. H. 1300 2572. (Abermaliges Verzeichniss der Hausgcnossen.) — Es zâhlcn die llusgenossen 71 geschlechter. — Sp. n° 1178. — Ibid. Fol. 28t 2573. (Die Gesandteti Strassburgs bei Kaiser Heinrich.) — K.-S., 1310 p. 123. - K.-H., p. 460. — Sp. nu 1225. - Buss., Un. als., p. 95. 1314 2574. Der Zollkeller isl frei. — Man soll nicmand do jnnen bekùm- hern noch frôhnen. — Pp. II. Fol. 281—322 2575. (Geschôll zwischen den Zornen und den von Mïdlenhcim.) 1332 - K.-S., p. 304. — K.-H., p. 77G. — Sp. n* 1321. - Cfr. Buss., Un. als., p. 58-94-136-178. 1354 2576. Grands froids. — Pour la première fois se rencontre «ein ye- wissei% kauf in gross und klein hollz und wellen*. — Pp. II. 1358 2577. (Neues Kaufhaus gebaul.) — Sp. n» 1491. — lbid. 1362 2578. (Handwerkcr sollen ewig zu dm Handwerken diencn.) — Sp. n° 1514. — lbid. Foi. 365— 38 i 2579. (Von den Engellândem.) — K.-S., p. 331. — K.-IL, p. 486 sqq. 1365 — Sp. n° 1538 sqq. — Invasion des grandes compagnies en Alsace. — Buss., Revue calh.y 1860, p. 203-447. 1373 2580. (Martinimesse gestiflet.) — Sp. n" 1604. - Pp. H. 1380 2581. (Kartenspiel aufgekommen.) — Sp. n° 1653. — Ibid. Fol. 395* 2582. ( Walther von der Dick stirbt.) — In disser zeit und jahr starbe 1383 h. Walther von der Dick auf Spessburg hinder Andlau, leigt zu Andlau begraben, der letzle herr seines stammes und namens von der Dick. — Sp. n° 1665. — Pp. Schn. 1395 2583. (Mûnzen geprâgt.) — Damais hube man auch an p, grossen und vierer zu schlagen, die denn auf der einen seiten nur schlechl die creuzstrass, mit der umschrift: Gloria in excelsis Deo et in terra pax hominibus — und auf der andern seiten: Grossus Argentinensis — und in der mitten die gilgen darauf geslagen war, nach der freiheit k. Glodo- veus, Dagobertus und Ludovicus. — Quant au lys, le chroniqueur avoue ne savoir que ce qu'en dit Wimpiieling. Man hub auch an hellcrbrod zu bachen, wann die pfcnnigwerlh brod zu gross waren fur einen menschen zu essen, welches zuvor nichlgewesen war. — Sp. n° 1793. — Pp. H. Digitized by Google TOMUS II. ÀBTHEILUNG I. 2584. ( Wetter ins Munster und S. Thoimtn geschlagen.) — AufS.Hip- Fol. 5* polylslag schlug das wetter ins Munster und zu S. Thomaskirclie zuo gleich, 1400 und zûndtcns an. Es kam aber ein solcher unseglichcr regcn der lôschte das feuer aus, das allein ein scil und leilter im Munster verbrante. — Kl. M. Chr. n° 16. - Sp. n° 1840. — Pp. Schn. 2585. (Wucher.) — L'usure (Wucher) est si commune que la ville en retire plus de 2000 marcs d'amende. — Pp. H. 2586. Scharwcchlerliaus est reconstruit à cause de l'hôtel de la Mon- 141 1 naie (Mûnz). — Ibid. 2587. (//. Clauss Arg Ammeistcr.) — Disses jahr vvard berr Glauss Fol. 36* Arg zur Steltzen zum ammcister erwôblet, starb aber bald darauf, vvard 1417 herr Hug Dreylzehen zum ammeisler erwôblt, oberberr auf der Zimmer- leutslubcn. — Sp. n° 1936. — Pp. Schn. 2588. Die ci*sten Zeyginer kommen gohn Sirassburg. — Disses jahr Fol. 36b kamen die erslcn Zcyginer gohn Sirassburg und in aile land, der warcn 1418 auf 14000 hin und her zerstreut. Sie sagtcn es mussten aile 7 jahr ein rott ausziehen und buss thun, dieweil sie Unser Liebe Frau nicht haben beherbergen wollen; sie waren aus Epiro, der gemein man nandts aus Egipten, die hatten gelds gonug, zahllen ailes, thaten niemandts kein leyd, zogen durch aile land. Ihr obrislen nanntc sich hertzog Michael, hal auf 50 pferd bey ihme. Nach den 7 jahren hat man in 50 jahr keine mehr gesehen, allein seither haben viel bosse lecker in solchem sinn solchs auch (ïirgenommen, ist aber ittel betrug mit ihnen. Es schreibt Aventinus sie seyen des Tûrcken verralher. Sie werden ausfuhrlichen beschriben bcim Munster o fol. 603. — Sp. n° 1951. — Pp. Schn. 2589. (Weinkaufordnung. — Helbclingzoll) — On établit un droit de 1424 '/j *$ par mass ou 1 p par ohmc, ou un abonnement annuel de 8 p par personne cjui est opferbar ou âgée de 14 ans. Cependant tout est bon marché: le pot de vin coûte f/« S ct 'c viertel frucht 3 p. — Ceux de Colmar voulurent en faire autant, mais une émeute les y fit renoncer. — Sp. ii« 1987. - Pp. IL 2590. (Kaufleutemess wiederum angcstellt.) — Sp. n° 2038. — Ibid. 1432 2591. Muni und Wechsel. — La ville s'empare de la monnaie {Muni) 1437 et du change {Wechsel). — Sp. n° 2063. — Ibid. Digitized by Google y — 8 - Fol. 66* 2592. Beschreibung des Munsters. — . . . der werckmeister in seim Fol. 68b weissen und rothen rock, das baurlin bcim uhrwerck und der Rohraff under der orgel. — Pp. Schn. 2593. Volgt wann Kirchen und Clôster zu Strassburg gebauen wor- den1. — A0. 1015 das Munster angefangen zu bauen und bis jar a0. 1225 untz an das gewôlb verferligt worden (sic) 210 und volgender zeit ist vom gewôlb der thurn bis an helm verferligt wor- den. a°. 1365 140 A0. 1449 ist M. Hans Hilfz der letzte werckmeister gestorben, welcher den obren helm am thurn hatte ussgemachl 84. Wer also ungfer in 434 jahren vom fondament gar ussgemacht worden, zu wissen aber das derzwisten zum dritten mal bis zu volfurung vom werck abgelassen worden, und das ist das jetzt gegenwârtige Munster. Das erste aber ist anno 510 gebauen worden. Fol. 133* (Un croquis du tableau qui se trouvait autrefois à la cathédrale, et dans lequel on voyait l'évêque Widerolf naviguant dans un bateau avec sainte Ursule et 3 bateliers, dont 2 frappent de la rame les souris qui entrent au bateau.) — Noie de M. Schn. Fol. 70* Disser chor ist von der kirchen mit eim steinern lettncr (wie gewôhn- lich) abgesundert, welcher ûber die massen zierlich von gehauenen steinen gemacht ist, welcher auf einer seiten um etwan feuer aus in die kirchen gôhel, an welchem under der landern ge rings herum mit grossen von stein gehauenen lateinischen buchstaben das Ave Maria, wie auch mit etwas kleineren in stein gehauenen buchstaben Credo in Deum oder der christlich glauben zu sehen ist. Fol. 7ib, 72 2594. (Beschreibung des Munsters.) — Im Munster bey der mittlern 1439 thûren an der grossen sàulen so den ganzen thurn trâgt, ist ein Marien- bild mit eim schein umbgeben auf dem mon(d) stehend gemalt, darunter in eim verguldten stein folgende schrift gehauwen ist : Maria j mater j gracie j mater misericordie j tu j nos J ab j hostc j protège J in j hora j mortis j Suscipe j Gloria j tibi j dne J qui j natus j es j de J virgine J cum j pâtre j et j santto j spiritu j in J sem piterna y scia j anïe f^ys Johânes J ger j ap* Yc>^ 1. Fol. marqué 20 entre fol. 138 et fol. 139 (d'une autre main). — L'indication des feuilles ne concorde pas arec le volume. (Note de M. Schn.) 1. Le texte corrigé d'après l'inscription (Note de M. Schn.) et vérifié par H. le cb. Straub. Digitized by Google - 9 - Zwischen dem bild und der schrift ist zur zeit der Reformation der spruch Matth. IV in stein gehauen worden: Gott den Herren sollest du anbelen und dem allein dienen. Neben dem thùrlin dardurch man auf die orgel gehet, ist der Herr Cliristus gemalet, under welchem dises distichon stehet : Gloria juste superbi Jacobe Sionia templi Infestum plebi perde Satana tuae. Dargegenûber stehet der Aposlel Jacobus und darunder: Dive potcns Jacobe plagœ protector Iberum, Supplicibus superam gentibus affer opem. — Pp. Schn. 2595. Erfindung der Buchdruckerkunst. — c. . . disse herrliche und Foi. 79h fùrlreffliche kunst ist also erstlichen von Johannes Mentel zuo Straszburg 14-40 dem ersten erfunden, und Petter Scheffer a0 1440, Johann Genszfleisch und Johann Guttenberger zuo Maintz. Ulrich Haan und Cunradt N., beyde teulsche, habens anno 1460 zuo Rom, Sixtus Rûsinger (oder Reissz), von Straszburg bùrdig, anno 1471 zuo Neapolis, Nicolaus Gerson in Franck- reich, Johannes de Grûningen und Heinrich de Ingwihler a0 1483, Jo- hannes Prussz, Martin Sinus und Johannes Schott anno 1493, Marlinus Flach anno 1496, haben schône und nûtzliche truckereyen angericht, und disse kunst von tag zuo tag verbessert.» — Sp. n° 2085. — Pp. Schn. 2596. (Neue ZoLle geselzt.) — Sp. n° 2086. — Pp. H. 1441 2597. (H. Heinrich Reiff apt zur Ellenheimmûnster.) — Disses jahr Foi. 8tb ward herr Heinrich Reiff eines schôffen sohn, zuo einen apt zur Ettisheim- mûnster neben h. Antoni Traub erwôhlet; als h. Traub weichen musst, ward im schertz gesagt : der reiff hab den trauben geschadet. — Pp. Schn. 2598. (Vier Handwerker eingegangen.) — Domolen kundten 4 hand- Fol. si* werker ihre zunfften nit erhalten, die wurden understossen auf andere 1442 zunfft, als die Maler zu den Goldschmieden Also giengen vier hand- werck ab im Raht, do ward geordnet dass nit mehr dann 12 vom adel und 24 von den handwerken ine den Raht gâhen solten. — Ibid. 2599. (Mùnzpraegung.) — On frappe les premiers blappert (6 *J), 1445 — hatten auf einer seite mit einer gezierten doppelten creuzstrasse die gewôhnliche umschrift: Gloria in excelsis Deo — und auf der andern seite die gilg mil umschrift : Moneta Argentinensis. — Dièse umschrift wurde hernach geândert. Da gab man aller» im rath, wann rath was, 2 blapp., dass er mochte aufs ammeistersstuhen essen.Dann ein ammeisterimmes 6 <# warauf derstuben. Digitized by Google y — 10 - Man hat auch zugleich im folgendcn jahr dahler zu mûntzen angefangen. Aufder eincn scile die gilge mit der umschrift: Solius virlutis flos perpe- tuus. — Aufder andern seite der Sladlschild so von 2 lôwen gehalten. — Sp. n° 2091. - Pp. II. Fol. îoo* 2600. Sant Anlhonius capell bei S. Andréas brachte man disses jahr 1440 ab im frûhling, und haute cin hûbsche kirch daliicn damil man den licbcn heyligen bcguettigt, dann er sehr erzûrnet war und vicl lent S. Anlho- nius feuer ankame; man crnchrtc ihm auch mehr schwein und ward vicl dahin geopfert, und bald ausgebauen und in 2 jahreu anno 48, sontag vor Margarelha gewihel, also liess die plag elwas noch wie man meindt. — Sp. n» 2093. — Pp. Sclm. Fol. looh 2601. Hier (Reimcn). Fol. ina 2602. Bischof Ruprccltls EinrilL 1449 Fol. 116* 2603. {Ein Taufstein im Munster ycmachl.) — Kl. M. Chr. n" 33. — 1450 Même texte (|ue Sp. n<>* 2102 et 2105. — Pp. Schn. Fol. 120* 2604. Jacob von LicclUenbcrg, musicus — eiue lautc als pension. — Pp. Schn. 1451 2605. (Kaufmcss.) — La foire est rétablie. — On équipe « 16 glefen oder 04 pferd ». — Pp. II. 1452 2606. (hleidcrlrachlen.) — Disses jahr hubc man an lange sehnebcl an die schuch zuo maclien, auch kurtze klcine màntele und kleine gugel- heùlt, die bandte man mit cinem nestel zuosammen, auch kurze wammes und lange hossen. Die frauen trugen auch kôslliche lange kleyder und schlcygcr und kôslliche guldne gûrttel. — Sp. n° 2100. — Pp. Schn. Fol. 127' 2607. (Chor der All-Sankt-Peterkirche gebauL) — Sp. n° 2114. 1458 Fol. I3la 2608. llerr Jacob von Lichtenberg und die schône Bdrbcl von Ulten- 1462 heim . . . da ward ihr (der Bàrhel) auch disser reimen gemacht : Ein hur aulf einem schloss Ein bettler auff eim ross Ein lausz in einem grindt Nicht findt sich stoltzer gesindl. — Sp. n° 2122. — Pp. Schn. !600. ( Neue Trachtcn.) — Sp. n* 2123. - Ibid. !610. (Neue Glockc gegossen.) — Sp. nM 21 18. — Ibid. 1611. (Die neue Kanzlei gebaut.) — Même texte que Sp. n°21 17. — Ibid. Digitized by Google — u - 2612. (Gross Fcuer.) — Am frcylag zuo nachl nach Oslern, gieng ein Fol. 135* leur aus ins Seygersten haus, vor dcm Mùnsler am eck wie man trey- 1466 bel feyl halle, und verbrannlen 7 hausser bis ans Bluucklins haus, und auf der andcru seiten bis an das Speilmasscrs liaus. Es verdarb oder verbrant fasl ailes darin, und wâre nil so grosse rellung gcwessen, hell es grossen schaden gethon, es wâr ein schadlicher brand worden. — Pp. Schn. 2613. (Der Burgundische Krieg.) — L'archiduc Sigismond, poussé Fol. I38h — 1 39 par ses conseillers, engage ses domaines de la Haule-Alsace à Charles le 1469 Téméraire, duc de Bourgogne. — Bussierre, Ligue contre Charles le Téméraire, p. 12 sqq., que nous avons résumé. L. D. 2614. Pierre de Hagenbach, né dans le Sundgau, esl nommé land- Fol. 136—139 vogt, el arrive en Alsace pour s'y faire reconnaître. — Ses violences et _ ses entreprises contre les droits, les privilèges du pays. Hagenbach écrit aux bourgeois de Strasbourg de déposer sur-le-champ leurs magistrats et défend d'élire un ammeister. «Nous viendrons nous-, même, écrit-il, vous en imposer un, et celui-là ne sera ni boucher, ni boulanger, ni marchand de rubans; vous aurez l'honneur d'avoir pour chef le plus noble des princes, le duc de Bourgogne lui-même.» Il s'empare des biens que les Strasbourgeois possédaient hors ville et des domaines de la ville elle-même, notamment dans le val de Ville, assiège et prend le château d'Ortenberg, défendu par le sire de Mûl- lenheim. - Sp.n°2128. 2615. L'empereur Frédéric III arrive à Strasbourg le lundi après Fol. 147 l'Assomption, avec 900 cavaliers. — Il est reçu solennellement avec les 1472 présents d'usage, et confère à son hôte, le sire Jacques de Lichlenberg, le litre et les prérogatives de comte du Saint-Empire. — Sp. n° 2130. — Les Strasbourgeois lui font fête, mais refusent de lui prêter le serment de fidélité qu'il demande, comme contraire à leurs privilèges. — Là-dessus il demande à emprunter 4000 fl. et en reçoit 3000. — Il repart de Stras- bourg vendredi avant la Saint-Adolphe, pour se rendre à Fribourg en Brisgau et à Baie. Frédéric comptait aller à Metz en traversant la Haute-Alsace; Hagen- Fol. us hach va le chercher à Baie à la tête de quatre-vingts cavaliers. Fort bien 1473 reçu de l'empereur, il redouble d'insolence, traitant les Alsaciens de vils coquins qu'on écraserait sans peine, et les Suisses d'audacieux qu'il fallait réduire pour écorcher l'ours de Berne et s'en faire des fourrures. Ces propos, répétés dans la province, amènent la formation d'une ligue entre Digitized by Google — n - 1473 Strasbourg, Bâle, Colmar, Schlestadt et beaucoup d'autres villes, et les nobles de la contrée. Hagenbach accompagne Frédéric à Ensisheim, Colmar, Schlestadt, Obernai et Saverne, d'où l'empereur se rend à Metz, où il fait son entrée le 18 janvier 1473. Entrevue de Frédéric 111 et de Charles le Téméraire à Trêves, le 29 septembre 1473. — Luxe déployé par le duc de Bourgogne. — L'em- pereur se loge à l'archevêché, et le duc de Bourgogne à Saint-Maximin. Le 7 octobre, le duc de Bourgogne donne à l'empereur un dîner où il déploie toute sa magnificence. (Voir les détails, op. cit., p. 64; il y en a dix pages.) Fol. 150 L'empereur propose au duc de Bourgogne un mariage entre son fils Maximilien et la princesse Marie héritière de la Bourgogne. Charles demande le titre de roi de Bourgogne et veut que le duché de Lorraine devienne un fief relevant de sa couronne. Il fait préparer les insignes de la royauté, et tendre de tapisseries l'église de Saint-Maximin où il devait être sacré. La veille du sacre, l'empereur s'éloigne secrètement et se rend à Cologne. Fol. t50h 2616. (Charles le Téméraire en Alsace.) — 11 quitte Trêves pour visiter ses domaines d'Alsace. A cette nouvelle, l'évéque de Strasbourg et les villes resserrent leur alliance. Plusieurs d'entre elles, notamment Bâle, réunissent de fortes garnisons. Charles arrive en Alsace par le val de Ville, deux jours avant Noël, avec 5000 cavaliers. Hagenbach le précède avec 1000 cavaliers et 2000 fan- tassins wallons. Les habitants de Colmar, à qui il annonce l'arrivée du prince pour le 24 décembre, refusent de laisser entrer Charles avec plus de 200 cavaliers. Charles passe la nuit à Châtenois, dont les habitants s'étaient retranchés dans le cimetière qu'entouraient de fortes murailles. Les Bourguignons veulent y pénétrer, un habitant ajuste un soldat qui l'injuriait et l'étend raide mort sur la place. Les troupes de Charles menacent de brûler Châtenois si on ne leur livre le coupable. Celui-ci se dévoue et se livre ; on décide qu'il sera exécuté publiquement à Colmar. En chemin il parvient à s'échapper et revient dans son village. Charles arrive devant Colmar; à la vue de ses nombreuses troupes, les ha- bitants ferment leurs portes et lui enjoignent fièrement *de passer outre*. Il va coucher au château de Jean de Lupffen, â deux lieues de la ville. Le lendemain Charles se rend à Brisach; ses troupes, disséminées dans les villages environnants, commettent toute sorte d'excès. Y - 13 — Le 28 décembre le duc de Bourgogne réunit la bourgeoisie de Brisach 1473 sur la place du Marché, et se fait prêter le serment de fidélité cpur et simple, sans réserve». La population de Brisach hasarde quelques plaintes très timides touchant Fol. 151 la sévérité de l'administration de Hagenbach, auquel le duc se borne à adresser quelques stériles recommandations. Charles quille Brisach le 31 décembre 1473 et se dirige vers Ensisheim, où il passe en revue les hommes d'armes des villes qui lui étaient enga- gées, au nombre de plusieurs mille, parfaitement équipés. De là il se rend à Thann, d'où il part pour Dijon le 3 janvier 1474, 1474 laissant à Hagenbach huit cents soldats picards, que celui-ci avait deman- dés soi-disant pour protéger le pays. Le départ du duc de Bourgogne est un soulagement pour l'Alsace, où Ton avait craint quelque entreprise de sa part contre Colmar, Schlestadt Fol. I5tk ou Strasbourg; «mais Dieu, dans sa puissance et sa miséricorde, détourna ce malheur de notre patrie, et les forts et les villes du pays purent rendre de nouveau une partie de leurs garnisons aux travaux de l'agriculture ». Après son départ, Hagenbach devient pire que jamais: les exactions re- commencent, on accable les habitants des plus mauvais traitements, le landvogt ne tient compte ni du rang, ni des droits de personne. 11 épouse de force la comtesse Barbe de Tengen, belle-sœur de Mar- quait de Baldeck, un gentilhomme du pays, qui avait eu autrefois à se plaindre de Hagenbach. (Fol. 136.) Il s'empare de divers pâturages appartenant aux nobles et aux com- munes, renouvelle ses menaces contre Strasbourg et les autres villes, et frappe d'un impôt d'un rappen chaque mesure de vin consommée dans le pays. Les villes et les campagnes lui députent quatre honorables bourgeois pour lui faire des représentations : il les fait décapiter en sa présence. 11 forme le dessein de désarmer les villes et de supprimer les corps de métiers, et accable de corvées les paysans. iDer allé fluss Rhein mussle Fol. 152 sich selbst vor ihm forchten. » 2617. Les cités de l'Alsace renouvellent leur alliance défensive et les pays engagés envoient un messager à Innsbruck implorer l'assistance de Sigismond, leur souverain naturel; celui-ci écrit inutilement à Hagenbach. Louis XI, roi de France, conclut un traité d'alliance et de subsides avec les ligues suisses. Puis il fait faire des propositions aux Suisses, aux villes d'Alsace et à l'archiduc. On convient d'une réunion à Constance (25 mars Digitized by Google - u - Fol. i52b \ffl\), pour établir les bases d'un accord. On y conclul une alliance oflen- \M\ sive el défensive pour dix ans, et Ton se prépare à la guerre. 2618. (Lutte entre les confédérés et Charles le Téméraire.) — L'ar- cbiduc part de Constance à la tête de 300 cavaliers el se dirige sur Baie, où il trouve déjà déposés a la Monnaie les 80000 fl. nécessaires pour dé- gager les pays engagés, et que Strasbourg et Baie lui avançaient sous la garantie du roi de France. Il envoie deux hérauts au duc de Bourgogne lui signifier le remboursement et demander à être remis en possession de ses (erres. Charles furieux fait emprisonner les hérauts et les relient assez Foi. 133 longtemps captifs, sans cependant leur faire aucun mal. Il fait a Sigismond une réponse empreinte de la plus excessive arrogance et pleine de menaces. Il ordonne à flagenbach de se maintenir en Alsace jusqu'à son arrivée. Celui-ci met des troupes dans Brisach. Ensisheim ouvre ses portes au che- valier Herrmann d'Eplingen, nommé landvogl par l'archiduc, chasse le lieutenant de Hagenbach qui s'était retiré dans le château, et ferme ses portes à Hagenbach lui-même accouru avec un corps de cavalerie. Dans In matinée du jour de Pâques, à l'heure de l'office, celui-ci essaie de sur- prendre la ville et se voit repoussé avec perte. Fol. I53b Hagenbach forme le projet d'expulser ou de massacrer la population civile de Brisach. Frédéric Vœgelein, qui commandait une troupe de 200 Fol. 154 allemands au service de la Bourgogne, avertit les bourgeois et l'on s'em- pare de Hagenbach. Les Wallons s'enfuient, oubliant même leurs effets; Vœgelein prend du service chez l'archiduc. En même temps les Stras- bourgeois recouvrent le château d'Orlenberg et le val de Ville. Foi. 155* Herrmann d'Eplingen reprend possession des territoires engagés, et Thann capitule. Sigismond arrive le 30 avril à Brisach. Fol. I55b— 156 (Mort de Hagenbach.) — Pierre de Hagenbach est mis en jugement, condamné et exécuté devant la porte des Tonneliers à Brisach. Fol. iôcb 2619. (Commencement des hostilités.) — Etienne de Hagenbach, frère du landvogl, part pour Luxembourg afin de rendre compte à Charles de Bourgogne des événements d'Alsace. Celui-ci s'empare par trahison du comte Henri de Wurtemberg, fils du duc Ulric, et menace de le faire décapiter si on ne lui livre Montbéliard où les confédérés avaient mis une forte garnison; mais le commandant, sire de Slein, refuse énergiquemenl, et la menace n'est pas exécutée. Là-dessus les confédérés garnissent de troupes tous les passages par lesquels le duc de Bourgogne pouvait péné- trer en Alsace. Fol. 157 Charles se déclare le prolecteur de Itohert de Bavière, archevêque dé- Digitized by Google - 15 — posé de^Cologne, et envoie ses ordres dans celle ville, mais on déchire sa sommation, el les armes de Bourgogne sonl jetées dans la boue. Charles de Bourgogne entre sur-le-champ en campagne et va assiéger 1474 Neuss avec une artillerie formidable de Irois cent cinquante pièces de divers calibres. 2620. (Guerre en Alsace.) — Il charge d'agir en Alsace Etienne de Fol. I57b Ilagenbach, le comle de Blamont et les deux frères de liasenbourg, qui envahissent avec 6000 hommes le Sundgau dégarni de troupes, et le ravagent impitoyablement. Louis XI propose aux alliés d'envoyer leurs représentants à Lucerne et fait tous ses efforts pour les amener à prendre une décision énergique, espérant que le duc de Bourgogne, qu'il appelait la «bête féroce», irait se briser le crâne contre les Allemands. F°l- ,58 Les confédérés se réunissent à Iléricourt au nombre de 20000 hommes. Fol. I58b Strasbourg y compte 2000 fantassins, 250 chevaux commandés par Hans de Berenfels, plus une artillerie considérable; le Strattss était traîné par 18 chevaux. Le siège est mis devant le château d'Héricourt; le comte de Blamont est battu en essayant de surprendre les alliés, et Iléricourt capitule le 16 novembre 1474. Les Strasbourgeois rentrent en triomphe à Stras- bourg et suspendent dans la cathédrale cinq drapeaux conquis sui l'ennemi. A Bàle on brûle vifs, le 18 décembre, dix-huit prisonniers wallons, en représailles des excès commis par eux dans le Sundgau. Les Bourguignons ayant recommencé les hostilités, les confédérés rentrent en campagne et emportent plusieurs forts et villes ennemies, ce qui arrête momentané- ment les incursions des Bourguignons. Le siège de Neuss continue. Cologne appelle à son secours l'empereur Fol. i:>y Frédéric III, qui convoque les contingents de l'empire cl déclare le duc de Bourgogne ennemi du Saint-Empire (octobre 1474). (Les Strasbourgeois devant Neuss.) — Vers Pâques, au bout de six mois, 1475 les contingents finissent par être réunis; Strasbourg envoie 100 lances commandées par le chevalier Philippe de Mullenheim, et un train d'artille- rie assez considérable, plus cinq cents fantassins. Les commandants cl porte- enseignes de cette troupe sonl Lienhard Fol. I59b Amman, Conrad Hungerstein et Ilans Haussen. L'évêque Robert ajoute 100 lances commandées par le comte Frédéric de Bitsch el Waller de Thann. Les villes d'Alsace y joignent leurs contingents, el Bâle envoie 250 cavaliers sous les ordres du chevalier Velt de Neustein. A leur arrivée au camp impérial, les Strasbourgeois sont admis immé- Fol. 160 Digitized by Google — 16 — diatement à défiler devant l'empereur, qui donne de grands éloges à la tenue de ce corps. Philippe de Mûllenheim porte la bannière de la ville. Une rixe survenue entre les contingents de Strasbourg et de Munster, coûte la vie à plus de 60 hommes et retarde le départ des troupes pour Neuss. Le Strasbourgeois, auteur du tumulte, est décapité. Fol. ieob Enfin l'armée se met en marche le mardi avant la Fête-Dieu et arrive 1475 à un demi-mille de Neuss; plusieurs petites escarmouches ont lieu. Le camp des Bourguignons ressemblait à une ville, grâce aux travaux que Charles avait fait exécuter. A la nouvelle de la prise d'armes du duc René de Lorraine, le duc de Bourgogne entre en négociations avec Frédéric et conclut un armistice. Fol. 161 Les impériaux sont divisés d'opinion; les ambassadeurs du roi de France poussent à la guerre, et Louis XI envahit la Picardie. Ses ambassadeurs promettent à Frédéric la plus riche part des dépouilles. Mais Frédéric, ttrès rusé et fort au fait des pratiques de la diplomatie française, répond par la fable des chasseurs qui vendent la peau de l'ours avant de l'avoir tué » et congédie les ambassadeurs. Fol. I6ib Lienhard Amman et un bon nombre d'hommes d'armes témoignent le désir de visiter le camp bourguignon, et Charles, l'ayant appris, leur fait tout montrer en détail, peut-être afin de les effrayer par l'appareil de sa puissance. (Voir les détails op. cit., p. 195. — Il y est dit de Charles qu'il était coiffé d'un large béret tiré fort avant sur le front, minier wel- chem er sehr tûckisch heraussah*. — En sortant du camp, Lienhard Amman dit à ses compagnons: «Tout ce que nous venons de voir est fort beau, sans doute; malgré cela, le sort de ce duc puissant ne me semble pas digne d'envie, car on assure qu'il n'a pas un ami fidèle, et que ses serviteurs les plus intelligents l'ont quitté et se sont rendus à la cour du roi de France, afin d'échapper à la sévérité et aux fureurs de leur maître, fureurs qui ne sont jamais adoucies ni par la libéralité, ni par les propos affectueux. * Fol. 162 (Paix entre Charles et Frédéric.) — Après un petit engagement où ses troupes ont le dessus, Charles conclut avec l'empereur une trêve de neuf mois, et lui donne l'espérance du prochain mariage de sa fille avec Maxi- milien. Frédéric ne stipule rien en faveur de René de Lorraine ni au sujet des confédérés d'Alsace et de Suisse; Charles persiste à vouloir en tirer une éclatante vengeance, et l'empereur n'insiste pas sur ce point qui le tou- chait peu. Fol. I62b Mais les confédérés ne s'effraient pas de cet abandon, et tiennent à Bâle, Digitized by Google - 17 - durant la semaine de la Pentecôte, une réunion où Louis XI et René de Lorraine se font représenter. Cette expédition de Neuss coûte à Strasbourg plus de 10000 fl.; la ville Fol. IC3 donne à ses hommes 2000 fl. en argent, 150 fuders de vin, 500 sacs de farine, 2000 sacs d'avoine, 10 tonnes de beurre fondu, 10 tonnes de ha- rengs, 1 de stockfisch et 60 tonnes de viande salée. 2621. (Guerre en Alsace.) — Les Bourguignons ayant brûlé quarante 1475 villages dans le Sundgau, les confédérés rentrent en campagne sous le commandement d'Oswald de Thierstein, emportent divers forts et parta- gent le butin entre Sigismond, les Suisses, Baie et Strasbourg. Les Stras- bourgeois comptaient 1800 hommes et douze pièces de canon, parmi lesquelles figure encore le Strauss, un pierrier immense. Les alliés, forls de 16000 hommes, investissent et prennent Blamont, sous les ordres de Herrmann d'Eptingen. (9 août.) Charles ayant levé le siège de Neuss, «voulait, disait-il, se dépêcher d'en Fol. I63b finir avec les Lorrains, pour tomber sus aux paysans (les Suisses et les Alsaciens). — Ils n'ont pas su encore ce que c'est que combattre, mais nous allons le leur apprendre». Les alliés ne s'effraient pas de ces paroles. «C'est plutôt le duc Charles, disent-ils, qui ne connaît pas la guerre, il n'a jamais eu affaire personnellement avec des hommes; au reste, il ne s'agit pas de grands mots, mais on verra qui parlera le plus haut à la fin.» Edouard d'Angleterre ayant débarqué à Calais, n'y trouve pas le duc de Bourgogne, qui n'y arrive que le \A juillet. Edouard rompt avec lui, et fait la paix avec la France. Louis XI conclut également une trêve de neuf ans avec Charles: suivant l'expression de Trausch ciï reculait pour mieux sauter ». 2622. (Charles prend Nancy.) — Les confédérés n'abandonnent pas Fol. 164 René de Lorraine, qui va trouver le roi de France pour lui rappeler ses promesses. Bientôt les Bourguignons sont maîtres de tout le duché, sauf Cirey, Bitsch, Sarrebourg et Nancy. Cette ville se rend aussi, et le 30 no- vembre, Charles y fait son entrée. Il y convoque les états de Lorraine pour le 27 décembre. Pendant ce temps le comte de Romont, s'étant brouillé avec les Suisses, est dépouillé en trois semaines de tous ses domaines. Un armistice est enfin conclu jusqu'au commencement dé 1476. En apprenant ces nouvelles, Charles de Bourgogne réunit ses troupes Fol. I64b à Toul en janvier, disant tque la peau de l'ours de Berne l'empêcherait 1476 d'avoir froid, qu'il en finirait en une fois avec les Suisses et les Alsaciens, B. XV. - (M.) 2 Digitized by Google — 18 — 1475—1476 et que si Strasbourg ne consentait pas à se livrer à lui de plein gré, il saurait bien s'en rendre maître par force». Strasbourg se prépare à la résistance: on propose de démolir les maisons et les couvents des environs de la ville; mais le Conseil se divise, et ceux qui possèdent ces maisons ou des créances sur leurs proprié- taires, ou qui ont des enfants ou parents dans les couvents, s'opposent à celte mesure; rien n'est décidé. Le lendemain on nomme des commis- saires qui déclarent que si Ton ne détruit pas les bâtiments extérieurs, la ville est bors d'état de soutenir un siège. Fol. I65b On remet la décision au corps des écbevins, qui demandent que parmi les constofller, on choisisse huit hommes probes et loyaux, investis du pou- voir de prendre toutes les mesures nécessaires à la sécurité de la ville; quiconque s'opposera à leurs ordres, sera puni en son corps et en ses biens. Sont élus le lundi avant la Saint-Gail : le chevalier Frédéric de Bock dit Slurmfeder, Pierre Schotl, Hans de Bœrsch, Hans Ehrle, Bernard Wurm- Fol. 166 ser, Nicolas Renner, François Hag et Lienhard Amman. Ils se mettent éner- giquement à l'œuvre et présentent aux religieux un décret du pape, auto- risant la destruction des monastères qui gênaient la défense de la ville. La démolition commence le 6 novembre et Se fait rapidement. — Sp. n° 2135. Fol. 166» 2623. Kirchen, Klôster und Slifle tu Slrassburg und ausserhalb. — Kirchen 1475 und 180 kapellen. Frauenklôsler : S. Slephan, abtey. — S. Marx. — S. Margarelhen. — S. Agnesen. — S. Katharinen. — S. Elisabelhen. — S. Clara auf dem Wôrdt. — S. Clara am Rossmarckt. — S. Johann in Undis. — S. Magdalena oder Reuerinncn. — Summa 10. Mannsklôster : Johanniter und Deutsche Ilerren (orden). — Wilhelmiter. — Karmeliter. — Augustiner. — Barlïisser. — Prediger. — Anthonier. — Carlhauser. — S. Arbogast. — Summa 10. Die Stifie: Ilobe StilU. — S. Thomas. — Jung S. Peter. — AH S. Peler. — Allerheiligen. — Summa 5. Pfarreien : S. Martin. — S. Claus. — S. Andréas. — S. Aurélia. — S. Lorentzen. — Spital. — S. Barbara. — Zum H. Blul. — S. Helena. Der knpellon sind ûber 180 geweren. — Pp. Schn. Fol. I66b Des retenues d'eau sont faites au Finckwillcr, on munit la cité d'un large fossé et l'on ajoute à son enceinte de fortes tours. — On fait de grands achats d'armes A feu et des provisions de vivres pour deux ans. Le magistrat écrit aux villes riveraines du Rhin et aux villes de la Digitized by Google - 49 - Souabe. Dans la lettre conservée aux Archives de Strasbourg avant 1789, 1476 on lisait: (Si, ce dont Dieu veuille nous garder, le duc Charles de Bour- gogne vient nous assiéger, nous vous prions de venir à notre aide, vous promettant en ce cas bonne solde exactement payée.» A l'expiration de l'armistice conclu avec le comte de Romonl, les Suisses Fol. 167 envoient à Nancy une députation à Charles de Bourgogne, qui repousse avec mépris leurs propositions. Alors les confédérés se réunissent à Bâle: Strasbourg et Bâle retirent Fol. I67b les 40000 fl. que chacune des deux villes avait déposés pour rembourser le duc de Bourgogne, s'engageanl toutefois à les fournir si celui-ci reve- nait à des idées pacifiques, «et de telle sorte il arriva que ce prince ne garda pas les terres engagées et ne recul pas un seul ducal de la somme prêtée au comte de Tirolt. 2624. (Sladtbautm.) — In dissem jahr haben die von Strassburg ange- Fol. I67b fangen den neuen graben mit mauren und thûrnen zuo bauen, auch be- 1476 follen S. Claren auf dem Wôrdt das closter mit einer mauren, zwinger und graben auf zuo fûhren, und einen starcken thurn ans wasser zu bauen in dem Sack, dargegen am Fischerlhor auch einen thurn, das hub man damalen ailes an, wie hieraus zuo sehen. — Sp. n° 2138. — Pp. Schn. 2625. (Expédition de Charles le Téméraire contre les Suisses.) — Charles quitte Nancy ie 11 janvier 1476 pour Toul, de là il part pour la Franche-Cornlé et arrive le 12 février à Orbe, où son armée de 30 000 hommes reçoit du duc Galéas de Milan un renfort de 10000 hommes. Son artillerie de Neuss était renforcée des canons pris en Lorraine. (Bataille de Granson.) — Les Suisses brûlent Yverdun et se retirent Fol. 168 sur Granson, où le duc de Bourgogne arrive le 19 février. Un premier assaut lui coûte 300 hommes, les deux suivants sont aussi repoussés; trompée par un gentilhomme allemand du nom de Ramschwag, la garnison se rend et sort du fort avec lui. Sur 400 hommes 230 sont mis à mort par ordre du duc, bien qu'on leur eût promis la vie sauve. Les alliés s'avancent au nombre de 20000 hommes. Lorsqu'ils se voient à portée d'arbalète des Bourguignons, ils s'arrêtent, se mettent à genoux et invoquent à haute voix le Tout-Puissant «qui seul pouvait détourner d'eux les dangers dont ils étaient menacés, et qui, malgré leur infériorité numérique, les ferait aisément triompher de leur cruel et superbe ennemi». Charles croit qu'ils demandent grâce, et s'écrie: cCes mendiants qui Fol. I68b voulaient faire la guerre, ne savent comment s'y prendre et ils ont peur. Digitized by Google — 20 - 1470 .... Mais il n'est plus temps, qu'on ne Tasse quartier à personne, que pas un d'entre eux ne puisse s'échapper pour raconter leur désastre. » Pendant la bataille, en voyant de nouvelles troupes ennemies qui des- cendaient des hauteurs, Charles demande au sire de Stein qui était son prisonnier depuis la prise de Granson : c Quels sont ces sauvages?! — tCe sont, répond Stein, les braves Alsaciens et les gens des vieilles ligues suisses de la valeur desquels les Autrichiens pourront vous donner des nou- velles. » — « Nous n'avons donc eu affaire encore qu'à l'avant-garde? répli- que le duc; en ce cas nous sommes perdus.» La bataille est gagnée par les alliés. Sans doute, le résultat eût été diffé- rent € si Charles se fût montré prudent: dans son impatience, il avait frappé le chien avant que celui-ci n'eût fait mine de le mordre; Dieu, qui pro- tège les faibles et humilie les superbes, avait voulu qu'il en fût ainsi. Cependant cette leçon ne profita pas et ne devait pas être la dernière ». Fui. tes1» — Le duc se rend à Lausanne et s'occupe à rassembler son armée, donnant îles ordres fort souvent contradictoires, et qu'il fallait exécuter sur-le- champ sous peine d encourir sa disgrâce. Les Suisses pillent le camp bourguignon et y trouvent d'immenses trésors. — Cfr. K.-S., p. 377. N'en connaissant pas la valeur, les vainqueurs font des marchés bizarres. Fol. Itiw1, Un homme de Strasbourg cède pour 6 fl. 12 gobelets d'or du poids de 80 marks, les jugeant trop lourds et gênants pour boire. — Cfr. Sp. n° 2139. Les Suisses reprennent Granson et pendent une partie de la garnison ennemie avec les mêmes cordes qni avaient servi à pendre la garnison suisse. Les alliés se dispersent, et les Strasbourgeois a leur retour suspendent A la cathédrale 18 bannières bourguignonnes à côté de celles qui y étaient déjà. L'empereur Frédéric offre sa médiation : les Suisses et les Alsaciens se déclarent disposés à la paix pourvu que Charles les laisse en repos et rende la Lorraine à leur allié, le duc René; Charles rejette les propositions de Frédéric, déclarant que s'il avait été malheureux, il saurait bien prendre sa revanche. M. nu Les alliés de Charles commencent à se détacher de lui; la duchesse de Savoie, venue à Lausanne pour le consoler, négocie sous main avec Louis XI; elle voulait voir, avant de quitter ouvertement son parti, si le duc de Bourgogne se relèverait de son échec. Charles rassemble les débris de son armée dans le pays de Vaud et fond les cloches des villes pour en faire des canons; bientôt il a 200 pièces Digitized by Google — 21 — d artillerie ; le ôomte de Romonl ramasse partout des troupes; en peu de 1476 temps sont réunis 25000 hommes et un trésor de 1 800000 écus d'or. Le duc René de Lorraine était allé trouver à Lyon le roi Louis XI, qui s'y tenait en observation; il revint ensuite en Alsace. Sarrebourg, qui avait refusé de reconnaître Charles, reçoit René avec Fol. I70b enthousiasme. De là il rejoint à Saverne l'évêque Robert de Bavière, et part avec lui pour Strasbourg, où il est reçu magnifiquement par les ha- bitants et les magistrats, qui lui promettent leur assistance pour recon- quérir ses états, aprèsia guerre qui allait recommencer en Suisse. Les Suisses et leurs alliés arrêtent des mesures énergiques dans une assemblée tenue à Lucerne. Charles quitte Lausanne le 27 mai avec 200 pièces d'artillerie et 2000 chariots, mais la confiance manque à ses troupes. Les Bernois, informés de ses mouvements, invitent leurs alliés à se mettre en marche. Cent hommes d'armes portant le costume des montagnards suisses arrivent a Strasbourg et disent à René: «Monseigneur, la Seigneu- rie des Suisses vous recommande de venir sans tarder.» Le duc part le 2 juin 1476. Le contingent de Strasbourg l'imite, et dans la Haute-Alsace le comte Oswald de Thierstcin rassemble les contingents du pays. (Bataille de Moral.) — Les Bourguignons assiègent Moral: un premier assaut est repoussé au bout de huit heures et leur coûte 700 hommes. Les troupes alliées arrivent: les bannières des ligues suisses, le contin- gent de Sigismond, les hommes de Saint-Gall, de Rottwcil, Colmar, Schlestadt, sous les ordres d'Oswald de Thierstein, le comte de Gruyère avec ses vassaux, les Strasbourgeois commandés par le chevalier d'Eptin- gen et Guillaume Herdter, enfin René avec 300 lances. Le 21 dans la soirée toutes ces troupes se trouvent à peu de distance de Morat. Le 22 juin, les confédérés, après avoir tenu conseil et imploré l'assistance divine, ran- gent leurs troupes. Jean Nicolas de Hallwyl de Berne reçoit le commandement de l'avant- garde forte de 10000 hommes des meilleures troupes. Le principal corps de bataille, formé de 6000 hommes, est commandé par Jean Waldmann, de Zurich, et Guillaume Herdter de Strasbourg. Avant la bataille René arme chevaliers plusieurs gentilshommes. Au moment où les alliés parais- sent sur la colline voisine, Charles fait un mouvement en avant: les alliés restent immobiles; les Bourguignons les attendent inutilement pendant six heures par une pluie battante, et enfin se replient sur leur camp, trem- pés jusqu'aux os et ayant toutes leurs munitions mouillées. Alors Hallwyl donne le signal du combat; l'artillerie de Charles fait beaucoup de mal aux Suisses qui sont repoussés; mais Hallwyl a tourné Digitized by Google — 22 — 1476 les retranchements et pénétré dans le camp, pris l'artillerie des Bourgui- gnons qu'il retourne contre eux vers deux heures après-midi. Toutefois la bataille se prolonge et Ton fait des deux côtés des prodiges de valeur. La victoire se déclare enfin pour les alliés. Le corps du bâtard Antoine de Bourgogne est refoulé vers le lac ; le massacre est épouvantable, car les Lombards et les Italiens qui le composent, sont exécrés des confédérés. Fol. I7i Beaucoup de soldats se jettent à l'eau et s'y plongeant jusqu'au cou, se cachent parmi les roseaux, mais comme il y avait beaucoup de barques attachées au rivage, les Suisses et les Allemands s'y embarquent et font la chasse à ces malheureux comme ù des canards sauvages. En tout les Bourguignons laissent 17000 hommes sur le champ de ba- taille; les alliés comptent beaucoup de blessés, mais seulement 250 morts «welches ein sonder grosses werck Gottes ist>. Celle bataille est livrée trois mois et demi après celle de Granson. H se trouve de nouveau dans le camp un butin immense et toute l'artillerie des Bourguignons. Les Strasbourgeois rapportent treize bannières, qu'ils sus- pendent dans la cathédrale. 31 Strasbourgeois sont armés chevaliers par le duc René sur le champ de bataille. Fol. I7ih Les confédérés passent trois jours au camp bourguignon afin d'attendre Charles, au cas qu'il veuille de nouveau leur présenter le combat. Puis on permet à la moitié de l'armée de regagner ses foyers. René part avec une partie des Strasbourgeois; le reste avec les gens de Bâle, Berne et *Fri- bourg est envoyé conquérir le pays de Vaud, et accomplit heureusement cette mission. Un mois après la victoire de Moral, les confédérés tiennent une grande assemblée à Fribourg. René s'y rend afin d'obtenir des secours pour re- conquérir son duché ; on les lui promet et l'on s'engage 5 ne pas traiter sans lui. Le bâtard de Bourbon vient les féliciter de la part de Louis XI et les presser d'abattre entièrement le duc de Bourgogne en envahissant ses états. Hais les confédérés se décident à attendre ce que fera le duc de Bourgogne. Fol. 172 Le différend des ligues suisses avec la duchesse de Savoie et le comte de Romonl est soumis à l'arbitrage des ambassadeurs de France, du jeune duc de Lorraine, du comte de Gruyère et de Guillaume Herdter, le com- mandant des Strasbourgeois. Charles malade de chagrin et de colère après la défaite de Moral, mais déposer les armes qu'après avoir écrasé ses ennemis, s les états de la Franche-Comté et leur demande des Digitized by Google — 23 - laides en hommes el en argent. Les états de Salins l'écoutent froidement, 1476 I offrent de faire un dernier effort en levant 3000 hommes pour 1< pays contre l'ennemi. Ceux de Dijon refusent nettement leur u, déclarant fort haut que cette guerre est inutile et qu'elle mènera à i.Muvaisc lin. Le duc, après avoir passé vingt jours à Salins, va s'établir au château Je Rivière près de Pontarlier, et y forme son camp pour garder les passages du Jura. Il avait réuni à grand peine 4000 hommes. La guerre reprend en Lorraine. Les partisans de René assiègent Luné- ville, et comme ils manquent d'artillerie, René qui était à Strasbourg, s'adresse au magistrat. On lui répond «que la ville de Strasbourg ne vou- lait pas manquer a un allié qui était dans la pénurie, qu'en conséquence elle lui aiderait à reprendre son duché et sa ville de Nancy, el que même elle écrirait à ses amis pour les engager à faire de même». Dès le lendemain un corps de troupes part de Strasbourg pour la Lorraine avec deux grosses bombardes et onze couleuvrines. (René reprend Nancy.) — Après la prise de Lunéville, l'armée de René se met en marche pour tenter la conquête de Nancy qui finit par capi- tuler le 5 octobre. René ravitaille la place tant bien que mal et y laisse une forte garnison Fol. mb d'Alsaciens sous les ordres du sire de Ribeaupierre. Charles s'était mis en campagne, René campe le 17 octobre en face de lui sur la rive droite de la Moselle à Autreville. René se retire sur Ponl-à-Mousson, Charles le suit et lui offre la bataille. (Charles assiège Nancy.) — Charles marche sur Nancy, où il arrive le 25 octobre, et aussitôt il en commence le siège régulier. Les députés des confédérés se réunissent à Baie pour renouveler l'al- liance et délibérer sur les mesures à prendre contre Charles. On envoie à celui-ci un délégué pour connaître ses intentions, mais il refuse d'écouter aucune proposition, avant qu'on ne lui ail livré Nancy et les domaines d'Alsace. Nancy n'avait pu être suffisamment approvisionné, et souffre bientôt de la famine; mais la garnison se défend avec acharnement: le duc de Bour- gogne avait déclaré qu'il ferait pendre les défenseurs de la ville, et ceux-ci pensaient qu'il valait mieux mourir en combattant que d'être pendus comme les hommes de Granson; d'autre part le siège est poussé avec vigueur; de leur côté les Lorrains font une guerre de partisans fort nui- sible à l'ennemi. Dans le camp bourguignon règne l'indiscipline, et l'on y Fol. 173 manque de vivres. Digitized by Google - u — 1476 L'assemblée des ligues suisses réunie à Zurich à la Saint-Martin se décide à secourir René. Strasbourg et Baie se portent caution des 40000 fl- qu'il promet aux Suisses, et la première de ces deux villes lui avance un acompte de 14000 fl. 9000 hommes s'équipent dans les divers cantons et se rassemblent par petits corps autour de Zurich. Nancy lient toujours malgré la famine qui y règne; de leur côté, les FoL l73h Bourguignons souffrent cruellement de la faim. Le froid est épouvantable; durant la nuit de Noël, 400 Bourguignons et 3 vej||c (|u jour (jeg r0js> et ieur avis remporte. îvise son armée en trois corps. Pensant que René arriverait Digitized by Google - 25 - par la roule de Saint-Nicolas, il place son artillerie en travers de cette 1477 route, sur un petit terlrc au delà de Jai ville. Il aurait pu choisir un ter- rain plus avantageux et tirer un meilleur parli des hauteurs environ- nantes, mais il n'en fait rien, «de quoi il ressort avec évidence que Dieu l'avait frappé d'aveuglement. » Les assiégés sont avertis par un Bourguignon déserteur de rapproche de l'armée de René, et incendient le camp des assiégeants. L'armée de René se prépare à la bataille. Au point du jour, le duc de Lorraine et les chefs de l'armée assistent à une grand'mcsse chantée dans l'église de Saint- Nicolas; plusieurs prêtres célèbrent des messes sous le porche (Italie), afin que personne ne parte sans avoir assisté au saint sacrifice. Au delà de Neuvevillc les alliés s'arrêtent; le temps est clair, ils peuvent se rendre compte des dispositions du duc de Bourgogne, puis un épais brouillard s élève. Le gros de l'armée quitte la route, traverse le ruisseau d'Heuillceourt et s'arrête dans une plaine assez vaste, fort près des Bour- guignons, mais cachée par un petit bois. Il était onze heures du matin. L'armée se jette à genoux isie fielen nacli ihrem gulen allen gebrauck atif ihre finie* , un prêtre alsacien en costume clérical monte sur un tertre et donne aux troupes la bénédiction avec le Saint-Sacrement. L'avant-garde s'avance doucement par un chemin creux, précédée de 400 cavaliers. Les chevaux ayant henni, les Bourguignons surpris font une décharge qui tue le seul André de Bulach, parce qu'on lirait de loin et au hasard. Dès qu'ils aperçoivent la tête de colonne des alliés, les cavaliers de Charles se portent vivement sur elle et y jettent la confusion. Mais l'arrivée des Suisses et la décharge de leurs couleuvrines rétablit le combat; Charles, voyant les siens reculer, ordonne à ses cavaliers de courir sus aux Suisses, mais une nouvelle décharge des couleuvrines achève la défaite de son arrière-garde. L'aile gauche est battue par les Suisses, les Alsaciens commandés par Hcrdlcr et la cavalerie d'Osswald de Thierstein, puis tous les confédérés fondent sur le corps de bataille commandé par Charles et le grand bâtard Antoine de Bourgogne. Le carnage est horrible; Charles se bal avec un courage et une témérité inouïs, en franc seigneur et chevalier. Ses efforts sont soutenus par une petite troupe de serviteurs dévoués. Enfin la déroute devient générale. 2626. (Schlacht bei Nancy. — KarlderKûhne von einem slrassburger Fol. mh beckerknecht erschlagen.) — . . . Und hube die flucht an. Herzog Carlen wolte nicht weichen, es waren veil grosse herren um ihn, die ihn auf- Digitized by Google - 26 - hielten zuo beschùlzen. Da wurden veil gefangen das sie ihm oit mehr helfen kunlen. lndess als cr herzog Carlen nach einem woll schlagen, stuess ihn ein bcckerknccht von Strassburg (Vid. M. Zeiler, Min. Gcrman., pars I , c. 10, p. 230) mit eincm spiess, das cr vom pfcrd kam unbekant, den er in einem grable vollends erschluge, das sahe ein junger graff so sein jung war, balle den knecht cr wolle disen versckoucn, aber es ward in dem getûmmcl nit mchr acblung auf ihn gelhan, der andere reisigzeug hienge den flûchligen nach Andere sagen er sey von einem lothrin- gischen tauben edelmann namens Claude de Bcaumont vcrwundet worden und an der wunde geslorbcn. (Vid. Oester. Ehrctispiegcl, I. 5, c. 75, p. 835.) Casp. Ens in 77/ es. polit., apotelcsm. 25, pag. 412, de hoc duce Carolo hoc refert: Carolus audax dux Burgundiae ad Nanccium occisus tribus vulne- ribus non sine gravi suspicionc proditionis ab llalo quodam Comité Campo- bassa iuslilutae. Ein junger knab der . . S. . . kammerjung Johann Baptista de Columna war gefangen. Er wisse vvo und wie er erschlagen. — Slrassburger in der beule 8 banner und h. Karls wappenrock zogen ins Munster, danklen gott und sleckteu die fahnen da auf. Kamen soutag nach Erhardi in schô- ner ordnung nach Strassburg zurûck. Man crkante h. Karl an einer wunde am hais die er zu Murten erhallen, wo ihm auch zwei zàhn ausgeschlagen, uud an den langen nâglen die cr im wachsen lies, damit er wie ein lôw krammen kundt. — Sp. n° 2141. — Hésumé Schn. Fol. 175 Les Lorrains et les Français font des prisonniers; les Suisses et les Alsaciens ne font quartier à personne. Après la bataille, René demande avec inquiétude à tout venant des nouvelles de Charles; nul ne savait s'il était mort ou en fuite. — René fait son entrée à Nancy vers sept heures du soir avec la noblesse du pays et les principaux chefs de l'armée confédérée, entouré des bannières des alliés qui ne le quittent pas. 5698 morts du parti de Charles jonchent le sol. Dans le partage du butin, la cotte d'armes du duc trouvée dans la tente de Charles échoit aux Strasbourgeois, qui la suspendent dans la cathédrale. Le duc de Lorraine crée le lendemain, jour des Rois, un grand nombre de chevaliers, dont sept Strasbourgeois qui s'étaient particulièrement dis- tingués dans la bataille, à savoir: Jean Spendcr, Jean et Guillaume de Riedt, Gaspard Zorn de Bulach, llans de Scckingen, Henri de llaslach et Jost Bninighoiïen. Campo-Bafiso rejoint son nouveau maître et annonce que parmi ses pribomiicra cbt un jeune page du duc de Bourgogne qui prétend avoir vu Digitized by Google - 27 - tomber Charles dans la mêlée. René mande ce jeune homme, qui confirme Fol. I75b la nouvelle. Il est envoyé à la recherche du corps; le médecin de Charles déclare qu'il reconnaîtra le corps de son maître à divers signes. Enfin on le trouve dans la vase gelée des marais de Saint-Jean. On le dégage de la glace à coups de pioches. — Le visage était fort enflé, le corps entière- ment nu, sale et sanglant, la tête fendue; il avait encore deux autres blessures, l'une à la cuisse, l'autre au bas du dos. René envoie quatre gentilshommes afin de chercher le corps et de le transporter à Nancy. Il est reconnu par les siens, et René ordonne que Ton procède à la céré- monie funèbre avec la pompe due au rang du défunt. Marguerite d'York, veuve du duc de Bourgogne, offre une forte somme pour le rachat de son corps, mais René refuse, disant que Charles avait juré d'entrer à Nancy pour la fêle des Rois, que le serment était accompli et qu'il y resterait. Les Strasbourgeois quittent Nancy en même temps que les autres alliés, Fol. 176* et rentrent à Strasbourg le dimanche après la Saint-Erhard , rapportant, outre un riche butin, la cotte d'armes de Charles et huit bannières bour- guignonnes, qui sont suspendues à la cathédrale. En souvenir de la délivrance de Nancy, René fait bâtir à la droite de Fol. 176* son palais un couvent de l'ordre de Saint-François, avec une église qu'il désigne comme devant être le lieu de sa sépulture. ÉpUaphe composée à Strasbourg pour le duc de Bourgogne. Oppida trina tibi, Dux Carole, dira fucre. In rebus Gransen, grege Murten, corpore Nanse. Cernite nunc Ducem Burgundum gloria necal. Contra vim mortis Non herba virescit in hortis, Mors serval legem, Recipit cum paupere Regem, Est commune mori, Mors nulli pareil honori. 2626**. Le chevalier Hans Marx d'Eckwcrshcim du Bilstein, qui était à la solde de la ville, ramena prisonnier Louis comte de Nassau gendre du margrave Charles de Bade, qui servait dans les rangs bourguignons. La ville réclama le prisonnier, mais le chevalier quitta secrètement la ville et alla s'enfermer avec celui-ci dans son château de Bilstein, espérant garder pour lui la rançon. L'ammeister Pierre Schott partit à la tête d'une troupe bien armée et Digitized by Google — 28 — 1477 pénétra par surprise dans le château, tandis que Hans Marx et Louis de Nassau dînaient ensemble. Quand il parut dans la grande salle, le che- valier de Bilstein, au comhlc de la surprise, s'écria: «Je crois que le diable vous a fait entrer ici, seigneur Ammeistre.» — «Je pense, moi, que c'est plutôt le bon Dieu», répliqua Scholt. Là-dessus tout le monde se prit à rire, on dîna ensemble, et Marx prouva que ce revers inattendu ne lui avait 6 té ni sa belle humeur ni son bon appétit. Le lendemain toute la troupe partit pour Strasbourg; Louis de Nassau fut enfermé dans le Plenniglhurm et y resta seize semaines, sans qu'on le laissât manquer de rien. Au bout de ce temps il s'engagea à payer 50000 fl. et fut relâché. Cette guerre coûta à Strasbourg 165000(1. d'or, sans que les bourgeois eussent été frappés d'aucune nouvelle taxe ou imposition. fol.1761»— 177 Strasbourg et Baie gardèrent l'argent qu'elles avaient offert à Sigisinond d'Autriche pour rembourser le duc de Bourgogne. *Also luit Herzog Carlm nichls dann die slrcich*, dit Trausch. Les confédérés se réunirent une dernière fois à Bâlc au jour de la conversion de Saint-Paul. René devait encore 44-000 fl. aux Suisses, qui exigèrent le paiement immédiat et refusèrent d'attendre même jusqu'à la prochaine fête de Saint-Jean. L'évêquc et la ville de Strasbourg, Bàle, Colmar et Schlcsladt lui avancèrent l'argent. Strasbourg donna pour sa part 8000 fl. d'or, qui lui furent remboursés en sel par le duc Henri en 1022. — Buss., op. cit. 1 479 2627. (Bischoff Albrcchl wird beschcnckl.) — On fait à l'évèque cadeau de 100 marcs d'argent; — war gemiinlzt fur 100 # in schillinggrossen, fur 100 ÏÏ in plappartcn, und 100 ÏÏ in halbbalzen. Dan ne ein marck silber o iï galle. — Grosscr und guter herbst. — Pp. II. 1482 2628. (Mùnzhcrren.) — Sind deren drei, bleiben beslàndigund haben ire besoldung. Deren verrichtung ist dass sie den bùrgern auf silber und guldcn pfand, gcld vom gemelten seckel umb 5 vom hundert zins leyhen. Es wurde auch dahin von fremden und heimischen jàhrlichen ein grosses geld, so streitig, zue treuen hànden hinderlegt, welches sie zu verwahr- lichen annehmen und auf begehren ohnfehlbar wieder lieflern musseu. Die haben auch jrn schreiber. Die thun allcin den Herrn XV gênent, rech- nung. — Ils sont distincts des trois du Pfenningthurn. — Ibid. Fol. 190 2629. Zùnfle. — Pp. Schn. Fol. 217« 2630. (Adelige ziehen zum heiligen Grab.) — Damalen machte Maxi- milian Schmasman von Rappoltslein ein gesellschaft zuo Strassburg, mit h. Caspar von Bulach ritler und h. Georg Marx rilter, h. Heinrich von Digitized by Google - 29 - Schauenburg, h. Peller Fôllscli ritter und andern mehr, und zogen zum Heiligen Grab, und kamen auf das ander jahr widcrum heim. Ibid. 2631. Peler Scholt can. S. Pelrijun. — Ibid. Foi. 233«> 1491 2632. Seb. Branis gedenkreim auf den Ensisheimer aeroliten. — Fol. -40' Tunovv, Necker, Arb, III, vnd Rin Swilz, Uri, hort den klapfîder In. (Texte corrigé d'après la pièce publiée en 1 492. L. D.) Tom. I 2633. Mtar zum Allen- St.- Peler. — Auff Lorcntzi 1500 baben die Fol. 450» slifllsherren zum A.-St.-Peter, Veùdt Wagner dem bildhnuer und burger 1500 in Slrassburg, den aUar so in gemeller kircben in dem cbor stebt, ver- dîngl um 200 R und soll der innerhalb iy, jaliren ferlig sein, laut der verschreibung so desswegen aufgcricbt. — Pp. Scbn. (Von der spitern Hand, welclie die Tilel in margine beygefilgt hat. Dieselbe Stelle kommt vor Tom. H Abth. 2 fol. lb ebenfalls von anderer Hand; nur steht Veidt statt Veiidt. — Note de M. L. Sens.) Digitized by Google T O M U S IL ABTHEILUNG II. Foi. 1»» 2633"*. Altor zum Alten-SL-Peter. — Cfr. n° 2633. Fol. 2* 2634. (Allar im Munster gemacht.) — In dissem jahr ward am fron- 1501 allar darauf man die bischôiï im Mûnsler zu setzen pflegt, die ûber die massen schôn und kûnsllich allartaiïel im chor, von erhabener geschnil- tener arbeit, von meisler Nicolaus von Hagenau gemacht, daran aile kûnstler wohl zuo schcn haben. — Sp. n° 21 84. —(Von Trauscii's Hand. — Note de M. Schn.) — Pp. Schn. Fol. 15 2635. (Bôhler erfunden.) — Disses jahr sind die bôhler damil man 1506 feuer wûrflt, ersllichen zuo Hertzogenbusch im Niderland erfunden, und bald gahn Slrassburg kommen, dessen ersler abriss und form bey dem ersten bûchsen- und zeughaus zuo sehen ist. — Sp. n° 2193. — Ibid. Foi. I7b 2636. (Neue Munie gebaut.) — In dissem jahr.hub man an die aile 1507 Mûnz abzubrechen, und hube die neue Mûnzen bey der Pfalzen mil der schônen schlagglocken zu bauen an (Sp. n° 2195), die ward das folgende jahr, wie sie noch stoht, ausgebauen. — Ibid. 1508 2637. (Goldgulden gemûnzl.) — L'empereur Maximilien accorde à la ville le droit de faire des monnaies d'or. — Auf der einen seite U. Lieben Frauen bildniss und under iren fuessenderSladlschild, milderumschrifl: Urbem virgo Inam serva. — Aufderandern,ein reichsapfelmileinemcrûtz 1 inschrifl: Aureus urbis Argentine Nummus. — 109 1/t fein und 107 geslicklel auf 1 *jt côlnisch marck gehen. — Quand le balimenl de maie fut lerminé, on frappa en carême le premier florin. Depuis, L Chrisle remplaça le mot Virgo. — Pp. H. 18. (Thurn an der Sleinslrasse.) — Dissen friihling hal man deu an der Steinslrassen, so das grosse wasser anno 1480 vor 30 jahren îmgeworfen, angefangen widerum gross und gevvaltiglich aufzubauen, ill auf 20000 R gekostel haben. — Pp. Schn. 19. (S. Martinskapelle im Munster.) — Damahlen huob bischofl lm neben S. Lorenzen die gross capcll zuo Si. Martin an zu bauen, em kupferm dach und guldenen knôpfen welche im feur verguld und vvolle da sein begrabnis haben, und slûflte dahin gutte pfrfinden, \l sein bildnuss und wappen noch im fensler zuo sehen, welche anno Digitized by Google - 31 - 4520 fertig ward, bleibe aber hernach in veranderung der religion er- silzen. Als aber die religion hernach ist geendert worden, hat er solchs bleiben lassen wie es noch ist. — Sp. n° 2210 dit: S. Michelskapelle , évi- demment par erreur. — Pp. Schn. 2640. ( Gespeiisler im Elsass. — Das wùlhende Heer. ) — Sp. Fol. 45b n°2211. 1516 2641. {Débuts de la Réforme.) — Les premiers écrits de Luther se Fol. 53 répandent à Strasbourg et ses thèses sont affichées aux portes de la calhé- 1517—1518 drale et de plusieurs églises. — Buss., Établ.y p. 53 et suiv. — NB. Tout ce qui est donné en français, est un résumé d'après Bussierre. 2642. Marimglocke. Fol. 57* 1519 2643. Pierre Philippi surnommé Rumsperger, prédicateur à Saint- Foi. 58b Pierre-le- Vieux, est destitué par le Chapitre à cause de ses tendances lu- thériennes. — B. n° 197. — Sp. n° 2221. 2644. (Luther à Worms.) — Luther se rend à Worms. Bucer le re- Fol. 59b— 60 joint à Oppenheim pour l'engager de la part de Sickingen à rebrousser chemin et à ne pas se fier au sauf-conduit. — Aventure du fou du duc de Bavière. — Représentations du délégué strasbourgeois Mans de Bock. — Sp. n° 2222. 2645. Malheus Zell hub an die epistel zuo Rômern auszulegen im Fol. 62b Munster, in St.-Lorenzen capel. — Pp. Schn. 2646. Matthieu Zell, curé de Saint-Laurent, embrasse le prolestan- Fol. 62 tisme. Le Chapitre ferme la chaire, les menuisiers de la Kurbengasse fabri- 1521 quent une chaire portative en bois, que l'on place pour chaque sermon en face de la chaire en pierre. — B. n° 198. — Sp. n° 2225—2220. — Buss., op. cil. 2647. Ein Reim von D* Murner. Fol. 63* 2648. Diète de Nuremberg. — Le nonce Cheregali et les députés de Fol. G3 Strasbourg. État des esprits dans celle ville. Prédications violentes de Zell. 1523 - Sp. n« 2228. Altitude du magistrat et de l'évoque. Mariage de Firn. Le Chapitre de Fol. 68—69 Saint-Thomas se plaint au magistrat, qui prie Firn de ne plus prêcher dans cette église. Firn ne lient nul compte de celle prière. — B. n° 204. — Sp. n» 2235. L'évêque porte plainte au magistrat contre Butzer. Celui-ci fait son apo- Fol. 70 ^ logie. Il prêche à la cathédrale. — Sp. n° 2233. Digitized by Google, — 32 — Fol. 70k 2649. Procédure contre ZeU. — Gervais Sopher, promoteur épisco- 1523 pal, dresse contre Zell un acte d'accusation en 2i articles. (En allemand, ap. Sp. n° 2229—30; en français, ap. Bussierre, F. d. n. p., p. 496.) Fol. 72* Apologie de Zell. — Sp. n" 2231. Fol. 73»-b Zell est déposé par le Grand-Chapilre. Il continue à prêcher. Capilo, prévôt de Saint-Thomas, se prononce en sa laveur. Zell se marie. Desti- tution de Symphorien Pollion. — B. n° 200—905. — Sp. n" 2232—2234. Fol. 74 2650. Hedion arrive à Strasbourg; nommé prédicateur à la cathédrale, il se prononce pour les idées nouvelles. Écrils de Luther contre la Messe et le Saint-Sacrement — B. n° 206. — Sp. n° 2237. Foi. 74h 2651. L'ammeister Trachcnfels remplacé par Daniel Mueg, chaud par- 1524 lisait des doctrines de Lulher. Les prêtres mariés sont cités par l'évêque à comparaître a Saverne. Leur apologie. Le magistral les protège et les reçoit bourgeois. Fol. 75 2652. (Le clergé forcé d'acquérir le droit de bourgeoisie^ — Le ma- gistrat ordonne aux prêtres et aux religieux de se faire recevoir bourgeois. Écrit de Gapito. — B. n° 217. - Sp. n° 2252. 2653. Thomas Murner gardien du couvent des Franciscains. 2654. Émeute; le couvent des Dominicains est envahi. — Sp. n° 2247. Fol. 75b 2655. Messe allemande. — Théobald Schwarlz dit la messe en alle- mand. — Changements dans le culte. — B. n° 211. — Sp. n° 2239. Fol. 76—77 2656. (Murner à Nuremberg.) — Murner envoyé par l'évêque à la diète de Nuremberg. Le légat Campeggio et les délégués slrasboqrgeois. Fol. 77b Discorde dans la population. Libelles diffamatoires. Intervention du magistrat. Réclamations de l'évêque auprès du SénaL Fol. 78 Martin Scholt ayant imprimé une édition des sermons de Luther, l'évêque Guillaume de Honslein en défend la lecture. Fol. 78* 2657. (M. Grcillcr, Egenolph Dachslein und andere machen geistliche 1524 deutsche Liedcr.) — Das bapstumb wirdt zuo Straszburg auszgemusterl. Ks siml tuicli um disse zeit aus dem closter gangen und haben weiber gennmmen hcrr Mallhcus Greitter, ein mônch und vorsanger, welcher ein guler musions wahr, und Kgenolff Dachslein, so vicarius zuo St. Thoman wnr, nucli orgnnisl irn Munster» der aucli von Unser Frauen Hausz ge- NpniMHrl und bezohlt wnrd, disse haben die aller erslen leulschen psalmen upt tlrr kirrhenordlnung sind zuo Straszburg getruckt Digitized by Google — 33 - Herr Matlheus Greiller. 0 Herre Gott begnade mich. — Dass Kirieleyson. — Ich glaub ahn GolL — Dass Pallernosler teulsch. — Àch Herr wie lang vergissest mein. — Da Israël auss Egypten zog. — Mil uns mit uns o ewiger GotL — Es seindt doch selb'g aile die. — Hûlff Herr Gott dem deinen knecht. — Nuhr welche hie ihr hoflhung han. Simphorian Pollio. Mein seehl erhept den Herrn. Johannes Flinner. Lobet den Herren aile heyden. (Main postérieure.) Herr EgenolfT Dachstein, alijs Wolflgang. 0 Herr wer wùrdt wohnung han. — Der thorecht spricht es isl kein Gott. — Ahn wasserflûssen Babylon. Heinrich Vogtherr ein mahler. Herr Gott ich traw allein auffdich. — Gott ist so gutt dann Israël. — Herr Gott der du erforschest mich. Herr Conradt RupertL Weldt schôpffer Herr Gott Jésus. — Nuhn siehe wie fein und lieblich ist. — Gott du hochster genaden hortt. Johannes Engliscb. Doctor Capito. Gebenedeyet sey Gott der Herr. — Gib frid zuo unser zeit, o Herr. — Ich bin ins fleisch zum todt geboren. — - Die nacht ist hien, der tag bricht ahn. Doctor Johannes Fischer hatt hernach disse gemacht. Frolock, o dochter Zion fest. — Ihn suessem jubilo. — Wasz besorgest du dich findt Heroden. — Was ergert dich unglaubigen. — Wen sucht ihm grab ihr weiber. — Aller Heyligen leben. — Alsz Chrislus nuhn woldt fahren auff. — Welcher hinfellig will werdten. — Ach Herr Gott mich nit straffe. — Der erdtkreysz ist des Herren ja. — Ihr gewaldtigen bringtdem Herren. — Ich will o Herr erheben dich. — Wohl dem welchen vergeben ist. — Gleich wie ein hirtz noch wasser. — Mein hertz dichtet ein feines. — Grosz ist der Herr. — Hôrtl zuo ihr volcker. — Wasz trotzestdu dann. — Gott hilff mir umb. — Seydt ihr dann stum. — Gott gibt dem kônig. — Herr Gott du unsser zuo. — Israël sagt billich also. — Herr mein hertz B. XV. - (M.) 3 Digitized by Google 1524 ist hochferttig nicht. — Wohlan nun preisz den Herm. — 0 Herr erhôr mein. — Gelobt sey der Herr mein Golt. — Mein Golt ich will erhôhen dich. — Nuhn preiss undt lobt den Herrn. — Gelobt sey Gotl der uns. — Himlischer Vatter grosz von thatlen. — Ihn deinem Nammen o hochsler Golt. — Sp. n° 2245. — Pp. Schn. Fol. 79 2658. Émigration d'une partie du clergé. Décret du magistrat et mesures qui s'ensuivent. La division se met dans les couvents. — L'évêque excommunie les prêtres mariés et les religieux qui ont quitté leurs couvents. — B. n° 216. — Sp. n° 2244. Fol. 79h 2659. Troubles à l'occasion de la procession de Saint-Marc. Le ma- gistrat en punit Fauteur. Fol. 80 2660. Symphorien Pollion se marie. — Changements dans le culte. — Dans plusieurs églises on détruit les autels pour les remplacer par des tables; on enlève les tableaux, les statues et les reliques, les crucifix et les bénitiers. 2661. La tombe de sainte Aurélie est détruite par les jardiniers. — B. n° 214. Fol. sib 2662. Baptême allemand. — Le magistrat défend les écrits con- (8?b) traires à celle innovation. — Lettre de Luther à Catherine Zell. Fol. 82 2663. Le légat Campeggio fait publier après l'assemblée de Ratis- bonne une constitution en trente-cinq articles touchant la discipline du clergé calholique. 2664. (Saint- Pierre-le- Jeune.) — Troubles dans la paroisse de Sainl- Pierre-le-Jeune. — Capito en devient curé. Fol. 8^-83 2665. A/faire de Treger, provincial des Auguslins. Troubles et arres- tation de 85 membres du clergé. — B. n° 215. Fol. 83»»-8:> 2666. (Saint-Pierre-le- Vieux.) — Une partie des paroissiens de Saint- Pierre-le-Vieux demande un curé attaché aux nouvelles doctrines. Koi, 80 2667. (Curateurs.) — 1524, le 3 décembre, le magistrat donne des curaleurs (Pfleger) aux chapitres et aux couvents. Protestation des chanoines catholiques rédigée par Nicolas Wurmser, doyen de Saint-Thomas. Fol. 8Ah-87 2668. Arrestation de quelques chanoines. — Les chapitres s'adressent à la Chambre impériale d'Esslingen. — Sp. n° 2254—2261. Celle-ci ordonne de rétablir toutes choses sur l'ancien pied. Fol 88 Butzer publie une apologie des prédicants. Digitized by Google - 35 - Capito y joint une protestation des chanoines protestants. Fol. 88b Le magistrat renouvelle le décret de mai 1524, autorisant les religieux Fol. 91 et religieuses à quitter leur état. Un certain nombre de Franciscains, de Dominicains et de Clarisses sortent de leurs couvents. 2669. (Progrès de la Réforme.) — Nouvelles suppressions décrétées 1525 par le magistrat dans le culte catholique. Abolition du jeûne et de l'absti- nence. Permission de vendre publiquement de la viande en carême. Défense de faire les cérémonies du dimanche des Rameaux, de la semaine sainte et des fêtes de Pâques. Défense d'entendre les confessions, d'admi- nistrer les sacrements et de dire des messes privées. Une seule messe par jour est permise dans chaque collégiale.— La procession de la Saint-Marc est interdite. — B. n° 221. — Sp. n° 2279. 2670. (La guerre des Paysans.) — George Ittel, schultheiss de Fol. 92 Rosheim, devient un des chefs de la révolte. Capito, Bucer et Zell à Âllorf. L'abbaye d'Altorf est saccagée. Précautions prises à Strasbourg. Erasme Gerber de Molsheim est chargé de la direction suprême des Fol. 93 opérations. — Une foule de gens se réfugient à Strasbourg. — Stras- bourg intervient entre les paysans et le margrave de Bade. Révolte des paysans de l'Ortenau. Conditions posées par les paysans. Foi. 94 Négociations de Strasbourg avec les paysans révoltés près d'Altorf. — Fol. 96—97 Strasbourg négocie avec Saverne pour qu'on n'y reçoive pas les paysans révoltés. Ceux-ci arrivent devant cette ville et s'en emparent. — Les Lor- rains devant Saverne. — Combat de Lupstein. — Prise de Saverne et massacre des paysans. — Bataille de Scherwiller. — Intervention de Guil- Fol. 99 laume de Honstein en faveur des paysans vaincus. (Exécution d'Illel) — Ittel de Rosheim, Vix de Saverne, un moine apos- Fol. 100-101 tat chef des insurgés de Baie, et un quatrième chef des rebelles sont pris par les émissaires de Strasbourg, mis à la question, condamnés et exécu- tés. — Sp. n° 2267. — Buss., Guerre des Paysans. 2671. (Reimen von der Bauren Niderlag) — Disse und ander mehr Fol. too» eib reimen wurden darvon gemacht, da dann in dem ersten die jahrzahl bc- 1525 griffen ist. CaptVs eral GallVs, CoeVnt CVM rVre Cohortes. Da ich einmahl ein kriegsmann wass Zu Limpurg soff auss dem grossen fass Zehen rohtter guldten mein irtten wass Der teufîel gesegne mir dass. — (Hertzog, //. Buch, S. 170.) Digitized by Google — 36 - aliud. 1525 Eins mahls, da ich ein kriegsmann wass Meines eygnen herrren und eydts vergass Auch in gultem wohn und ehren sass Da tranck ich zuo Kestenberg wass Gutten wein auss dem grossen fass Lieber zahlt, wie bekahme mir dass. Gleich dem hundt, da er ist das grass Ein ordt und dreyzehen guldten die fullen wass Dem leuffel gesegen mir dass. — Pp. Schn. 2672. (Arbeiter beim Weissen Thurm treiben unfug. — Raih von Strassburg kommt dem auffruhr bey zeitten vor.) — In dissem lermen baute man eben den Weissenthurn und die achlradlmûhlen, und flô- heten die mônch in der Carthauss in die Stalt, da machten die arbeiter ein anschlag, wann ein gutt 30-ôhmig fass kâhme, solches ab zuo laden und aus zuo trincken; also kam eins, das luden sie ab und liessen den wein eben under dem schutzgattern stohn, und soffen grittig; indess komt solches fur Rath, da schicklen sie etliche herren hinaus solchs zuo wehren; als sie kamen, waren auf 6 ohmen daraus, die herren sprachen in gùtlich, sagten es wâre genug, sie waren schon voll, solten den andern widerum aufladen, da sass ein gartner auf dem fass, sagt, der wein muss heraus und soltes nun mein leib kosten; solchs zeyglen die herren an, da ward Schôffel und Amman zuosammen gefordert und fiirbracht, von de- nen ward erkant solchs zuo straffen damit man nit zu frech werdte, wie an den bauern zuo sehen; darufî wurden aile burger erfordert und befragt ob sie ein gefallen an solcher that hâtlen : sagten sie aile nein ; da ordnet man 300 gerûste mann auf etliche zûnfft, und legle aile so druncken hatten in thurn; der gartner so auf dem fass gesessen, ward samslag nach dem Frohnleichnamstag ans halseissen gestellt und mit rutten ausgehauen. — Cfr. Bûheler n° 219. — Sp. n° 2263. — Pp. Schn. Fol. 105 2673. Affaire du grand doyen, Sigismond de Hohenlohe. — B. n° 237. — Sp. 2276. — Buss., Établ. Fol. 106 y 2674. Diète de Spire. — Guillaume de Honstein y assiste. — Défense 1526 faite par le magistrat aux prébendiers de la Toussaint de dire des messes. Fol. 108 2675. (Nouvelles mesures contre le catholicisme.) — 1527, 19 avril, 1527 défense au Chapitre de la cathédrale d'entretenir le feu béni, d'allumer des cierges et de conserver le Saint-Sacrement dans le tabernacle. Sur le refus du Grand-Chapitre de s'y soumettre, le Sénat fait enlever le tabernacle. Digitized by Google - 37 - Réclamations de l'évêque Guillaume de Honslein. Le magistrat négocie Fol. *08b , avec les chapitres, et défend aux prédicants de demander la suppression 1527 des quatre messes capitulaires. Symphorien Pollion continue ses violentes prédications. Fol. 109 2676. (Défense d'enterrer en ville.) — Fermeture du cimetière de Saint-Michel attenant à la cathédrale, et défense d'enterrer dans les églises, les chapelles et les couvents. — B. n° 235. — Sp. n° 2281. 2677. (Exécution de Thomas Salzmann dit Scheidenmacher.) — Fol. I09b Les magistrats firent exécuter par l'épée, après la St. Thomas, le nommé Thomas Scheidenmacher, lequel proférait beaucoup de paroles antichré- tiennes; car cet individu ne croyait pas que le Christ nous eût délivrés par ses amères souffrances et sa mort, et pensait qu'il avait été un homme comme nous. Il ne croyait pas non plus à la Trinité et disait: « 7/ n'y a qu'un Dieu, par conséquent Jésus- Christ nest pas Dieu.* Comme il ne voulait pas se laisser persuader du contraire, on décida qu'il fallait le brûler vif. Lorsqu'il eut connaissance de ce jugement, il demanda grâce et reconnut son erreur. Alors sa peine fut commuée en celle de la décol- lation; il mourut avec beaucoup de repentir et un grand regret de ses péchés. — B. n° 232. 2678. (État des esprits à Strasbourg.) — Plusieurs soldats mercenaires Fol. no strasbourgeois qui avaient assisté au sac de Rome, reviennent à Strasbourg, et leurs discours excitent les esprits de la population. 2679. (Guerre à la messe.) — Butzer et Capito renouvellent leurs Fol. m attaques contre les institutions catholiques et demandent la suppression complète de la messe dans les quatre collégiales. Nouvelle lettre de Guillaume de Honstein au Sénat. Fol.m--n3b Pétition des femmes protestantes adressée à Capito et à ses collègues. Les bourgeois catholiques tiennent des réunions au Fronhof. Nouvelle interdiction des messes privées et de la prédication catholique. Capito continue sa campagne contre la messe. Les vingt tribus adressent Fol. 1 1 5 chacune une supplique à l'ammeister Herlin pour demander la suppression 1528 des quatre messes capitulaires. 2680. Abolition de la messe malgré les réclamations de Guillaume de Fol. 1 17 — 119 Honstein. — B. n° 239. — Sp. n° 2299. 1529 2681. Théobald Schwarz détruit les autels, les statues et les tableaux Fol. 120 de Saint-Pierre-le- Vieux. Il est cité devant le Sénat et blâmé d'avoir agi sans la participation des magistrats. Le Sénat défend qu'à l'avenir on fasse aucun changement sans son autorisation. — B. n° 240. — Sp. n° 2300. Digitized by Google - 38 - 1529 2682. (Suites de la suppression de la messe.) — En apprenant la suppression de la messe à Strasbourg, le Conseil impérial de régence exclut de son sein Daniel Mueg qui y siégeait au nom de la république. A la Diète de Spire, Jacques Sturm de Sturmeck proteste contre cette exclusion; il dit en pleine séance: «Si la ville de Strasbourg doit être privée de ses droits pour avoir travaillé en vue de la plus grande gloire de Dieu en détrônant la honte et l'idolâtrie, il ne faut pas compter non plus sur son concours à rien de ce qui concerne l'empire. » Quelques-uns lui ayant demandé où donc Strasbourg trouverait aide et protection à l'avenir, il répondit: «Le roi de France désire depuis longtemps traiter avec nous, et nous offre même un subside annuel de plusieurs milliers de couronnes; nos voisins les Suisses nous admettraient également très volontiers dans leur confédération, comme ils y ont admis la ville de Bâle, il y a vingt-neuf ans; nous ne manquerons donc pas d'amis.» Fol 121 La réponse de Sturm alarma les députés, mais malgré leurs représenta- tions, l'empereur resta inflexible, et Strasbourg resta exclu (jusqu'en 1541). — Sp. n° 2302. Fol. 125 2683. (Mesures contre les couvents.) — On sécularise plusieurs cou- vents; on laisse subsister six prébendes catholiques dans l'oraioire de la Toussaint, et les couvents de Sainte-Marguerite, de Saint-Nicolas in undis et de Sainte-Madeleine ; mais on leur défend de faire dire des messes, et on force les religieuses à écouter tous les dimanches les prédicateurs pro- testants dans les églises de leurs couvents. Sainte-Claire auf dem Rossmarckt est changé en arsenal, l'église de Saint-Martin est abattue, le couvent de Sainte-Catherine devient une maison d'orphelins, son église une halle aux blés. Les biens du couvent de Saint- Marc deviennent une fondation pour les pauvres. Les pierres funéraires et les matériaux des édifices détruits sont employés dans les travaux de for- tification à la porte Blanche et à celle des Juifs. — B. n° 343, 344. — Sp. n« 2300-2303, 2304—2305. Fol. I25b 2684. (Paroisses protestantes.) — On organise sept paroisses protes- tantes dans les églises des quatre chapitres et de plus à Sainte-Àurélie, Saint-Guillaume et Saint-Nicolas. — Buss., Établ. Fol. I26b, 2685. (Bôhler.) — Die zeichnung des bôhlers: t Ein bôler oder feyr- 127â et b morser von eyssen gegossen. » — Pp. Schn. Fol. 128 2686. Zeughaus gebauen. — 1529 das geschùlz und anders hinein- 1529 geslellt. - Ibid. Fol. I28b 2687. Une cruelle famine ravage l'Europe depuis 1528. Strasbourg Digitized by Google — 39 — reçoit et nourrit dans l'Elenden-Herberg, la première année 18000 et la 1529 seconde 23548 étrangers. Quatorze cents paysans alsaciens sont hébergés dans les couvents sécularisés. On oblige tous les hommes valides à travailler aux fortifications de la ville. — B. n° 246. - Sp. n° 2306. 2688. (Alliance de Strasbourg avec les Suisses.) — Les Strasbourgeois Foi. l32 ayant conclu en 1530 un traité d'alliance avec Berne, Baie et Zurich, le 1530 comle palatin Frédéric, président de la chambre impériale, écrit au magis- trat pour l'en blâmer et demander au nom de l'empereur une copie du trailé. — Buss., op. cit. 2689. (St. Steffan.) — «1534 sonlag vor Liechtmess hat man die kirch Fol. i « zu St. Sleffahn zuogethan, von wegen dass man noch wolfahrl gieng.» — '534 Straub, L'Abbaye de Saint-Etienne. 2690. (Denkmàler im Rhein gefunden.) Comme Sp. n° 2353, maisTr. Foi. 16% écrit Carolus magnus au lieu de Carlo meyno. — Pp. Schn. 1540 2691. Graf Wilhelm von Fûrstenberg tritt von der seite des kônigs Fol. mh von Frankreich auf diejenige des kaisers ùber. Auf anrathen von Gran- 1543 vella schickte der kaiser sogleich dem grafen kriegsvolck zu, um Lûtzel- burg zu belagern welches die Franzosen besetzt hatten. Der graf warb sodann noch ein régiment knechte, zog vor Lûtzelburg, konnte dasselbe aber wegen des slrengen winlers nicht gewinnen und vor mangel an le- bensmitteln, kam unverrichteter sache zurûck. — «Kam mittel im winter mit vielen armen knechten gahn Strassburg widerum; als man nil wuste was man mit den armen knechten thun solte damit sie auch etwas zu thun und zu essen hatten, halte man den aûssern graben vor dem Mctzi- gerthor angefangen und vor S. Catharinaethor an bis an den andern wahl zum Spittalthor sampt dem thor und andres mehr gemacht, wie im jahr hernach volget hinaus geselzt. » 2692. Graf Wilhelmvon Fûrstenberg zieht mil dem kaiser nach Franck- Fol. 176* reich, treibt immerforl damit man Paris erreichen môchte, dann graf 1544 Wilhelm aile gelegenheit in Franckreich wuste. In der Champagne wurde der graf bei nacht gefangen als er in beglei- tung einiger diener und eines bauern nach einer fahrte suchte, damit das kais. heer uber die Marne selzen konnte. Die Sladl streckle ihm die 30000 cronen fur seine ranzion vor, der kônig beleydt graf Wilhelmen bis in Lothringen, der kam wiederum gahn Strassburg in seinen hoff, war nit fast frôhlich. 2693. Das Melzigerlhor gebauen. — Auf mittwoeh nach S. Andréas- Fol. 177 Digitized by Google - 40 - 1544 tag anno 1544 hat man angefangen den Melzigerlhurn abzubrechen. Der halte ein schônen grossen helm mit grùnen glassûrten zieglen, mit vier schônen nebenerckere, war ein schôner lustiger thurn. Damalen hat man dem armen volck so im graben gearbeilet, jungen und alten, einem ein tag nit mehr zum lohn gegeben als 1 *J, fur 2 *$ brod und zwei stock fleisch. Die armen weiber aber und kinder haben im Augustinerclosler mùssen spinnen. Also baute man das Metzigerthor samt dem graben wie es das vorige jahr war angefangen worden, vollendls a us, und selzle das schmaellzhaus auswendig darffir, und das nider thôrlein in den graben mit den rundôlen und schùtzlôchern, auch den laufgraben aus, und inwendig und bey dem innem Metzigerthor zu beden seiten machte man ein wahl auch mit rundôlen, und raumte den plalz davor, wie es noch zu sehen ist. Solchs halte graf Wilhelm von Fùrstenberg und hauptmann Daniel Silberkrâmer also angegeben aïs sie vor Lùlzelburg abzogen, und im winter das volck mitbrachten; dièse rundôlen sind anno 1536 fast gebauen worden, wurden aber auf disser angeben verbessert und in den stand wie jetzund sind gesetzt 2694. (Graf Wilhtlm van Fûrstetiberg baui einen thurn in der Stadt) — Als nun graf Wilhelm zu Strassburg war, baute er an seinen hoff gegen S. Stephansplalze zu, ein porten mit gewaltigen grossen steinen auch 2 rundôlen mit schùlzlôcher fur ein zimlichen gewalt Aïs solches stunde und weilers bauen wollle, und er aber mil dem kaiser und andern in grosser freundschaft slund, war solches einem Rath bedcncklicb, ver- botten ihra solchen bau und vestung nit witters zu bauen, hernach en und das haus zur Jungfrauen dahin îr daherum sein waren. (Ueber des Grafen ônigs von Franckreich in Teulschland) 8 (auf dem Reichstag zu Augspurg) das r., t II, fol. 369». — Note de M. Schnée- age est perdu. - Sp. n° 2375. — Pp. Schn. eu de 7 8 par orne, 4 p par personne aubergistes. >m€, 5 p par personne abonnée, 6 pots Pp. H. n« iW-t — Pp. Schn. î. - Sjx n* 2407. — Ibid. Digitized by Google TOMUS III. 2698. (& Clarenkloster auf dem Rossmarkt abgebrochen.) — Im Fo1- 253 september als die kirch S.-Clara auf dem Rossmarck nit wohl zuo brau- ™55 chen war, hal man die abbrochen und zum Zimmerhof gemacht; um Martini hat man angefangen an dem chor abzubrechen; von dissem abbrucb sind etliche geschediget worden und zuo tod gefallen. Die stein fûhrt man zuo dem neuen werck vor dem Judenthurn auf Wasseneck als man auf den Schiessrein geht, hat sehr viel stein geben, dann der chor ist gewôlbl gewessen gar schôn, auf dem chor ein glockenhàuss- lein und thûrnlein sehr hùbsch und kôstlich durchhauen und durch- sichtig, desgleichen keins in Strassburg gewessen ist; das soll mehr als 1000 R. gekostet haben zuo machen. Disses schône thûrnlein kaufl ein pfaff und fùhrt es gahn Menlz, die ûbrigen gebauen so stahn bleiben, braucht man zu holtzscheinen, und ward der angefangene Werck- oder Zimmerhof aida angeordnet, wie er noch ist. — B. n° 356. — Sp. n° 2409. — Pp. Schn. 2699. Brand im Munster. — Sp. n° 2410. — Ibid. 2700. Les dôlchen de Lorraine qu'on prenait pour 3 1/» S, sont décriés 1556 à 3 5.— Pp. H. 2701. (Wirtshaus-Ordnung.) — Mandat qui défend aux aubergistes 1560 de donner à un même client plus d'un demi-pot et de débiter après la sonnerie dite YAbend-Predig. Il fut bientôt retiré. — Ibid. 2702. Das Schûlzenhaus uff dem Armbrustrein gebauen. — Es ward Fol. 287* disses jahr den stattschùtzcn beim Judenwall auf dem Armbrustrein ein 1562 Schûtzenhaus gebauen. — B. n° 398. — Sp. n° 2418 ad 1560. — Pp. Schn. 2703. (Bleidach am Munster.) — Dissen sommer als das dachwcrck Fol. 297* am Munster hatte grossen schaden gelûtten, da hub man an und bedeckle 1564 das Munster widerum von neuen mit bley, und man wohl 3 jahr hat daran gemacht Es hat ein grosse summa gelds gekostet. — Sp. n° 2439. — Pp. Schn. 2704. (Neue Mùnzen angeordnet.) — On fait à Spire une Mûnz- 1570 ordnung funeste à la ville. — Man verbot schier aile mùnze, und ward erkant dass kein stand im Reich mùnzen solte, er schlug dann den Reichsadeler darauf. — La ville s'y refusa en qualité de ville libre, et re- procha à ses députés de n'avoir pas protesté. Hat auch ein Rath nicht mehr gemûnzt auf solchen Abscheid als S, 1 , 2 und 3 kreutzer oder plappert und 6 kreutzer oder schillinggrossen zum Digitized by Google - 42 - gebrauch des Ralhsitzgeld, und dieselben wie von altem hero mit der gilgen und creuzslrasse. Was die guldin mùnzen oder goldgulden betriiïl, sind sie bey dem privilegium verblieben und haben dasselbige, wie es lautel, ou den adeler ausgemûnzt wie noch. — Sp. n° 2468. — Pp. H. 1571 2705. (Spar-Kochherd erfunden.) — Haben drei ehrliche bûrger zuo Strasburg, Jeremias Neuncr, Michael Kograan und Heinrich Nessin kunst erfunden, dass in einer kûche oder hard, auf einmal mil einem feuer kann gekochl, gesolten und gebraten, auch basleten gleicb wie einem bachofen gebacben werden. Darzuo kann zugleich mit demselbigen feuer ein gemach oder stuben eingehilzt werden. Und das one verànderung des ofen und camin, und das mit so wenigem holz dass zum wenigstens den drittheil holz kann erspart werden, welches man sonst haben musste. Darzu kann dièse kunst auch in grossen hoff, convent, spitel und bade- stuben gebraucht werden. Die haben auch solche proben gethan, dass sie deswegen von K. M. ein sonderbares privilegium erlangl haben. — Ibid. Fol. 316 2706. (Schweres Gewitler.) — 8 Julius schlug der blitz in das Zoll- thor beym A.-S.-Peter; fieng das dach an zu brennen, gieng aber voruber ohne schaden. — Es slunden auff 100 tonnen pulver darin. Nach solchem hat man das pulver aus dissem thurn gethan und in das kirchlein bey S. Johannis, unden im garten der (sic) Ellenden-Herberg stohet und zum Heiligen-Grab genandt war, gelegt, wie es noch darzue gebraucht wurd. — B. n° 520. — Sp. n° 2475. — Pp. Schn. Fol. 322»» 2707. Jacob Trausch licjur. — Ibid. 1572 1576 2708. (Schiessen.) — À l'occasion d'un tir, on monnaie des thaler «auf der einen seite zwo bûchsen geschrengl oder ein armbrust, auf der andern der stadtwappen und zwei lôwen im stall». — Pp. H. Fol. 361* 2709. (Schaffeney U.-F.-Wercks gebatd.) — Es wurden auch elliche 1578 alte heusslin zwischen Unser Frauen werck und der herbcrg zum Hùr- schen abgebrochen, und das schôn neu haus zur Schaffeney Unser Frauen werck dahin gebauen, wie noch zuo sehen isl. Das ward im jahr anno 1581 ausgebauen und vollbracht. — B. n° 523. — Pp. Schn. Fol. 362* 2710. Graf Vollradts von Mansfeldl Tod und Leichenbegângniss. 1579 _ Den 2 lag januarius starbe zuo Slrassburg in Isaac Weickers haus bey S. Catharina, graf Vollradt von Mansfeldt, der warde den 5 ditto zum grab gefùhrt auf einem wagen, ailes mit schônem weissem duch und -~ l ''-^en, auch die 4 pferdtbisaufdie erd ailes schwarz verdeckl. enge sein leibpferd ledig, ganz schwarz auf die erd be- Digitized by Google - 43 - deckt, darauf volglen 2 pferd aber gantz schwarz bis auf die erd bedeckt; darauf zwen edele knaben der ein fûhrl das Mansfeldische fahnen, der ander das wappen; darauf volgt die leucht, hernach volgten seine zwôhn sôhn zuo pferd, ganz schwarz bis auf die erd bedeckt; darauf volgte h. Jo- hannes Spangenberger saml den zwenen fûrnemslen vom adel, ailes im leyd, samt etliche graffen, darnach die rahl und hoffgesind, und ein grosse menig volck. Man fûhrte ihn zuo S. Gallen, da geschahe eine Ovation (Orationl). Man wolte ihm kein prediger sie predigen lassen, so wolte man den Spangenberger auch nil predigen lassen. — Pp. Schn. 2711. PasquilL — Ibid. Fol. 375 2712. (Bôse pfennig.) — L'évêque et Hanau établissent le bôse pfennig 1580 pour deux ans, mais il reste. Grâce à la taxe établie pour le bois depuis plusieurs années, il est rare et mauvais. On abolit la taxe; le bois afflue. Seulement on le paie 1 ou 2 {$ plus cher, cwas jedermann gern that». — PP- H. Kol. 388b 2713. (Lazarus von Schwendi stirbt.) — Sp. n° 2524. — Pp. Schn. 1583 2714. Der neu bau auf dem Fischmarck wurdt gemacht. — Es Fol. 389* ward disses jahr im martio, der neue bau auf St. Martinsplatz bey dem Fischmarck gegen der Canzley ûber, zuo bauen angefangen worden, darzuo hat ein Ehrsamer Ralb ettlich alte hausser kaufl und darzuo genommen, und hat man angefangen den keller aus dem fundament in der fasten ausgefuhrt, montag den 5 tag mayen ist der grosse eckstein under dem sleinernen gang gegen der Pfalzen gelegt, und anno 1585 der ganze bau vollendet worden. — Pp. Schn. 2715. Neu Mûnzwerck établi à Ensisheim par l'archiduc Ferdinand, 1584 qui absorbe l'argent des mines. — Pp. H. 2716. (S. Niclausthurn neu gebaut.) — Disses jahr ward St. Claus- Fol. 419* senthurn und das spitzdach gemacht, dann der thurn fallen wollte, also 1585 batte man in der kûrche etlich mal fur ihn. — Pp. Schn. 2717. (Ralhgeld verdoppeU.) — Vu la cherté, en janvier le ratligeld 1586 est élevé de 1 à 2 {$ pour le Grand Conseil (Grosse Rath). — Pp. H. 2718. (Neue Kunst erfunden und verboten.) — Etliche bûrger hie 1587 erfanden ein kunst, dass man das kupfer so schon weiss und geschmidig macht, dass es schien wie silber, davon schankpfenning und andern gemacht wird. Da bestellle der bischoff bey inen ein ganz credenz von schûsseln, tellern, lichtstôcken, kannen und flâschen, und ailes anders zu seiner tafel daraus machen lassen. Àls der Rath solches gewiss erfuhr Digitized by Google - u — und den betrug und schaden so daraus folgen wùrd, betrachtete, hat er solcbes bei hoher straf zu machen und zu verarbeiten oder in die Stadt zu bringen verboten, und zugleich auf den zùnfllen ablesen lassen. - Pp. H. 1588 2719. (Bund mit den Scliweitzern.) — Médailles pour l'alliance avec Berne et Zurich. — Sp. n° 2552. — Ibid. Fol. 455* 2720. Der JReim auf das 1588 jahr. Wann man zahlt fûnflzehen hundert achtzig achl Diss ist das jahr so ich betracht. Stùrbsl nicht oder wùrst nicht erschlagen, So magst wohl von grossem glûck sagen, Oder gehet die weldt nicht gar under, So geschehen doch grosse wunder. Es haben die mathematici und andere lange zeit zuvor von disem jahr veil wunders geschriben, auch veil pronosticirung und seltsame pro- nosticationes lassen ausgehen, insonderheit Johannes Stôfflerus und Johann von Kônigsberg. — Pp. Schn. Fol. 460b 2721. Wunderzeicheii am himmcL — (/). Speckcls tod.) — Es starb 1 589 diss jahr 18 ocl. herr Daniel Speckel disser Slatt bauraeister, ein berùhmter baumeister und ein fleissiger beschriber disser stadt, im 53 jahr seines alters; sein contrafactur ist bey dem anfang zuo sehen. — Sp. n° 2561. — Ibid. 2722. (Lothringische Mùnzen.) — Le duc de Lorraine avait des mon- naies appelées dolchlin, reçues pour 3 «*f. Pendant ses guerres, il accorda le droit de les frapper à des particuliers pour une somme d'argent. Ceux-ci accaparèrent tout l'argent et, par le change, toutes les vieilles lies d'empire, et en firent de mauvais dôlchlen dont ils pays. Pour les reichsthaler et autres bonnes espèces, on et 22 7o de change. De là plaintes, pasquilles et cherté. Le ndit sévèrement l'exportation des bonnes espèces, et fit t portes. Les États se réunirent et mirent les dôklUin à |ue s'en abstint pour ménager le duc son allié. L'évêché en iup. En ville le magistrat fit ramasser les dôlchlen et les rais. — Résumé H. Kùrssner und Schreiner h allai ein schôn fastoiachtspiel, trnung. — Pp. Schn. }erzog Franz von Lùnenburg. — Ibid. Digitized by Google — 45 — 2725. (Mess aufgehoben. — Staatsanleihen.) — Vu la guerre, la 1592 foire est supprimée. — Es rausste domalen an geld mangeln — parce que les frais de la guerre retombaient sur la ville seule — also halte man der burgerschaft angezeigt, welcher elwas bei gemeiner Slatt wolte anlegen um 5°/©, so wolte man solches aufdemPfennigthurnvonihnenannehmen, es were an gold oder silber geschirr. Das verguldle silber wolte man das loth per 10 $, und das weiss silber per 7 7s annehmen. Darauf hat die burgerschaft der Statt zum besten vil tausend fl. geliffert. Dièses silber hat man in eil zu viereckete thaler oder klippen, als ganze, halb und ôrter vermûnzet, zu 20, 10 und 5 batzen. Darauf stand oben des Bischoffs und unten des Capitels und der Statt wappen. — Résumé IL 2726. Wechsel auf der Canzley aufgericlUet. — Es wurd dièses jahr 1593 ein wechsel under der Canzley aufgericlUet, dardurch man vermeint der Statt nutzen zu schaffen, daraus aber hernach das widerspiel erfolgt ist Novembre. Impôt de 1 fl. 1 ^ par foudre de vin, A % pour Feau-de-vie et 2 8f pour le vinaigre. La tonne de poissons paie 2 £ au lieu de 8 ^. — Ibid. 2727. Heinrich Trausch, grosser rathsherr, starb 1593 im 70 jahr. Fol. 580b — Pp. S. 2728. (Mûnzherren.) — La monnaie doit consulter les échevins pour 1594 les prêts supérieurs 5 500 8f. — Pp. H. 2729. Paulus Messerschmid, l'un des trois de la Monnaie, est décapité 1598 pour malversation. — Ibid. 2730. (Georg Kips und Clans Braun bestraft.) — Den 2 nov. hat man 1607 Joh. Georg Kips u. Claus Braun, verordnete des wechsels, in den thurn gefïïhrt, weilen sie neben Mathias Karcher, so vor ohngefëhr 21/* jahr ist eingezogen worden, gar ûbel und untreulich mit demselbigen gehandelt haben. — Ibid. 2731. Wunderliche GeschiclU mit einer frauen und eim soldaten. — Fol. 54 4h Domalen hatte Erzherzog Leopoldus, bischoff zuo Strassburg, durch 1610 herrn Franz von Criechingen veil volcks zuo ross und fuss werben und im Elsass samlen lassen, um solche in das herzogthum Julich zuo fùhren, welche hernach im amt Dach^tein sind gemustert worden. Von solchen hall ein reiter ein frau (so von Freyburg kommen und heim nacher Hor- burg, so wûrtembergisch ist, gahn wollen) angelroffen, dieselbige gantz fadennacket aussgezogen, auch die schuoh von den fussen und den schleyer vora kopf genommen, indem er ir kleider zuosammen packet, ist sie in eyll auf sein pferd gesessen, und nacher Horburg gerennt. Als die Digitized by Google - 46 - soldaten der besatzung die sahen also nacket mit zerslreigtem hare daher rennen, hielten sies fur ein gespenst, als sie aber herbey kam, ihr zuo- stândt erzehlet, sindt sie eylendt hinaus und haben den reytter antroflen und erschossen, der frauen ihre kleyder saml dem pferd zuogeslellt, seine kleyder aber samt dem geld so auf 90 cronen gewesen, under sich gelheileL — Pp. Schn. 1611 2732. (Weinachlsmess frey.) — A la demande des marchands, le magistrat décide que la foire de Noël sera Tranche comme celle de la Saint- Jean. — Pp. H. 1612 2733. (Wechsel auf der Canzley gesMossen. — Neue Abgaben.) — Le Wechsel est fermé. cGott verzeihe denen die den angefangen haben!» On hausse les droits de bourgeoisie, 20 il. d'or et 7 p. Désormais le Stall- (jeld sera de 12 p pour les cent premiers fl. au lieu de 10, et 3 p ensuite par 100 fl. — Ibid. 1613 2734. (Sechsbâizner gemùnzt.) — Strasbourg obtient du comte-palatin, vicaire de l'empire, le droit de faire des seclisbàlzner, ce qu'on commence peu avant Noël. Ils portent d'un côté le lys et la légende : Gloria in excelsis Deo — de l'autre : Moneta nova reipub. Argent. — Ibid. Tom. i Fol. 19 2735. (Pont de Kehl.) — L'auteur a mesuré lui-même le pont de Kehl, 1617 le 21 juillet 1617, et lui a trouvé une longueur de 1580 pieds. 2736. {Rheingold.) — Es nennen disen flusz die poeten Aurifer, das ist goldgeber oder goldtrâger, dann die rheinischen goldgulden dahero Fol. 20 ihren ursprung haben. Darumb hat under kônig Ludwig des frommen sohn, der fromme mônch Ottfried von Weissenburg der die evangelien in deut- sche reimen gebracht hat, im anfang dièses wercks under anderumb also geschriben : Ioh lèsent thar in lante Gold in iro santé. Das nun der Rhein in seinem sand gediegen gold treibt, ist unleugbar und gevviss, dieweil aber solches nicht durch sonderbare kûnstler daraus gewâschen oder gezogen wûrdt, sondern durch schlechte und gemcin leut, als bauren und fischer, welche die weidt (wie es gênant) und ordt am Rhein von der obrigkeit zu lehen haben, auf folgender weiss geschihet. ichtensie am staden des Rheins zwei oder drei zusamen- obelte bretter, so auf der seilen mit leisten verwahrel, etwas crflen mit hauen oder schaufleln aus dem Rhein vil sand- (kies) darauf. Wann dann ziemlich viel darauf, so nehmen Digitized by Google — 47 - sie auch mit langen schôpfern wasser aus dem Rhein und Oôszen den groben sand von den brettern herunder, alsdannso bleibtder reineste und der scbwerste sand darunter das gold vermischet, zwischen den rauwen sprissen heflen. Das wûrd hernach in ein hôlzern topf oder schusseln, wie es die pritschwescher brauchen, gelhan, und mit dem rheinwasser aller unrat davon geweschen, also das allein der schwarzbraune goldsand (darunder das gold ist) verbleibet, welchen goldsand und das gold da- runder, man an vil orten am staden des Rheins beim sonnenschein wohl sehen kann. Das gold und sand nun zu scheiden, stellet man ein irden gefasz auf ein kohlfeur, thut den sand darein. Wann er nun wohl warm, so thul man ein gewicht lebendig quecksilber darzue, das nimpt das gold ailes an sich und vermischt und vermengt sich mit demselben, also das es ein weiss klimplein wirdt, aus welchem in der hand zwischen den fingern ein rundes kuglein gemacht. Und dieser kuglein eins oder mebr werden hernach in den schmelztigel in ein kohlfeur gesetzt, so rauchet das quecksilber darvon und bleibt ein pur lauter gold kuglein darin. Welches ich zuo etlich mahlen selber bey und under der Rheinbrucke gesehen habe. — Pp. H. 2737. (Rheinfische) — Man fischet im Rhein: salmen, nassen, lem- Fol 22 pretten, meyGsch, karpfen, laucken, hechten, bôrlin, mehrgrundlen (muergrundlen?), bressem, barben, auch zu zeiten stôr, so aber nichl bald uber die Pfaltz herauf kommen. Die 111 fischreicher als der Rhein, gibt: fore II en, selmling, eschen, barben, hechten, karpfen, laucken, rôttlen, berschig, schleigen, rufolcker, schroppen, kressen, grundlen, fùrnen, schnodfische, berlin, neunauen, mûlling, krebs, blicken, etc. — Ibid. 2738. (Vins et blés.) — L'hôpital de Strasbourg a encore du vin de Fol. 23h 1525, 1529 et 1472. Ce dernier a donc 161 ans. — (Donc le chroniqueur écrivait en 1633. — Note de M. H.) Dans le Stadtspeicher il y a du blé de 1591, 1555 et même 1439, comme Patteste l'inscription suivante : Anno vierzehn hundert dreissig und neun Sein erster Gecken im land gesein Wuchs dise frucht nach sag der alten S. Klar im Werde ward sie behalten Und achtzig fûnf jar daselbst zuo kasten Darnach gelegt in disera kasten. Digitized by Google — 48 - Inscriptions placées sur des tonneaux de l'hôpital : Euch soll der wein sein wol bekannt Dass er der baurenkrieg ward genannt Daher er auch hat seinen nahmen Weil damais karaen vil bauren zusamen Die waren erschlagen, das ist wahr Als man zalt 1525 jar. Diser zedul zeigt uns mil mass Wie lang der wein in diesem fass Gelegen, das ist, sag ich fur wahr Seit man zell 1529 jar Da der wûrtemberger vertrieben, Wie man ein solches find geschrieben. Lieber freund, ich thue euch damil kunl Hie ligt ein wein auff dièse slund, Der wuclis, sag ich gewiss und wahr, Als man zalt 1472 jar, Kam er in den spital herein Da der burgunder krieg ist gesein. — Pp. H. Fol. 26k 2739. (Monnaies, poids et mesures.) — 10 P thun 1 gulden von 60 kreutzern. Aber ein gulden slrasburger wehrung ist 6 8 oder 3 kr. mehr. Es gehen 72 "/i gulden auf ein merck, die hat 187t karat Der stadt Strasburg silberprob ist, so wohl in der silberarbeit als auch in den mûnzen, wie volgL Erstlichen so darfkein silber- oder goldarbei ter einig silber, es sey wenig oder vil verarbeiten, oder auch mit der Stadt- Jie Silberschauer hinder sich haben) zeichnen lassen, es urger reichsthaler haben 10 8 16 gr. len oder sechsbàtzner 9 — itzner 7 — ng groschen 7 15 ii batzen 6 — er 5 — ing 4 12 (helbeling) 3 — Digitized by Google — 49 — Ein centner wigt 104 pfund. Wein und Bier: Le fuder a 24 ohmen, cl Vohme 24 massen — und wird ein ohmen wein fur ein centner gerechnel. Frucht: 4 vierling = 1 sester, G sester = 1 viertel oder sack, der ge- meinlich 150 U in weitzen wigL 12 zoll = i schuh. — 7 schuh = 1 klafter. — 3 schuh = einen ge- meinen schrilt. D'après la longueur de 3 lignes tracées sur cette page (dans le msc. de Trausch), le pied vaudrait h Strasbourg 0m,29, a Bâle 0m,295, à Nurem- berg 0m,305. — Pp. H. 2740. (Presswerck zum mùnzen eingerichtet.) — Demnach die kunst 1615 mit dem druck- oder presswerck gemein wird, welche kunst die mûnzer nicht fur redlich anrufen und halten weil es ir mit grosser mûhe erlernte kunst gantz zu nichts machl und verderbel: dièses ungeachtet E. E. Ralh auch ein solches presswerck in dem Barfûsserkloster eingerichtet, und daselbst doppelle p oder 3 bâtzner mùnzen lassen. Sie halten ein seit die gewôhnliche creuzstrasse mit dem Gloria in excelsis Deo, auf der andern die gilgen und : Assis reip. Arg. duplex. — Ibid. 2741. (Thenrung. — Speculanten.) — Es bat auch in diesem jahr die 1022 iheurung in allem was der mensch vonnôthen hat, wie auch zugleich die sleigerung des gelts von tag zu tag zugenommen, und bis in das folgende jar gewârt. Und obwohl eine grosse und unerhôrte theurung gewesen, so hat doch mànglicher geld vollauf gehabt, also dass die kinder auf den gassen und in den hâusern mit geld gespielt haben. Es hat aber die slei- gerung des geldes von tag zu tag zugenommen, und die ehrliche gesell- schaft der kipper und wipper aufkommen, welche in der Sladt umgelaufen, nicht allein in den hâusern, sondern auch aufden gassen und den mârklen den leuten das ait und gut geld abgewechselt, granalirt oder geschmelzt und auf die Mûnze verfûhret, so dann alsobald schlechl geld daraus ge- macht hat. Es haben sich auch etliche weiber wechseldischlen oder bânck- lin auf S.-Martinsplatz gestellt; so aber vom Rath alsobald abgeschaflft worden. Es sind auch vil arme und geringe leuten zu grossem reichthum in kurzer zeit komen, also das auch ein solcher so nicht 10 11. vermôgen gehabt, ein haus in der Spiesgasse um 6000 reichslhalern kaufft und ùber die massen statlich mil hausrath zuogericht hat Es sind aber diesel- bigen, als das geld Und anders wider in seinen rechten sland gebrachl worden ist, gar bald in wenig jahren widerumb in iren allen sland komen, B. XV. - (M.) 4 Digitized by Google — 50 — 1622 also das man Goltes urtheil augenscheinlich gesehen. Hingegen so sind reiche und wohlstândige leut, in sonderheit wittiben und weissen, in grossen schaden und verderben gerathen, diwill ihn ire zins in geringen geld abgelôset, und bei der grausamen theuerung dure h die hand gangen ist. Darmit aber solcher kupperei môchte abgeholfen werden, hat E. E. Ralh noch ein losungslub, zuo derjenigen so auf dem neuen bau gewesen, beim Pfennigthurn in der capellen im Barfûsserklosler angerichl. Ist auch ein neu presswerck und schinelzkammer darzuo gebauen worden. Die baben von den burgern allein, silber gold und geld, was sie haben auf den Pfennigthurn wollen anlegen, angenommen, und das gold in gold- gulden, das silber àber in SbStzner vermûnlzt, und davon allen frembden, so geld auf der Stadt angelegl haben gehabt, wann esschonbeslandigund umb 4% ist angelegt gewesen, abgelôsl. Die dann vom adel und andere verursacht worden dass sie seind bùrger worden, darmit ir geld bey gemeiner Stadt haben anbringen môgen. Es hat aber die bûrgerschaft ein solche grosse summe getragen, dass E. E. Ralh verursacht worden ist zu erkennen, das man uf Jacobi nichls mehr annehmen sollte, allein umb den witliben und vogtkindern sollle man noch von jedwederm 500 fl. annehmen. Als nun E. E. Rath ersehen den grossen schuldenlasl darin gemein Sladl durch solch aufnahm kom- men, und verursacht worden zu erkennen dass allen denen so ùber 1G000 fl. angelegt hatten, dasselbig sollte wider geben; dann etliche bei ihn 40, 50, G0 tausend fl. angelegt hatten. Denjenigen aber so 10000 fl. und darunder angelegt, solte der zehnte 8. wieder geben werden. Es ist in diesem mûnzenwesen endlich dahin kommen, das manches stuck geld 3, 4 und mehrmal geschmelzt und rings gemùnzt worden, also das man nichls als 6 und 3 batzner auch S. sahe. Es behielten die Strassburger den preiss das sie die besten waren , und war doch keiner mehr als 4 8. werth. L'arrivée de Mansfeld contribua aussi à la cherté, surtout à la rareté du bois. On paya un f. eichenholz 8 fl. Pendant plusieurs semaines on ne pouvait presque plus trouver de viande. On payait un veau 8 fl., un agneau 4 fl., une poule 5 p, un chapon 7 à 8 p. — Pp. H. 1623 2742. {Prix des repas dans les Stuben.) — 5 avril. — Pour l'ammeister et ses invités l'écot est de 12 p, étrangers 30 p, domestiques 4 p au lieu de 8 S. Le menu était de 6 plats chauds pour les premiers, de 3 plats chauds pour les seconds, avec un demi-pot de vin. — Ibid. Il - 51 - 2743. (Untreue Beamlen.) — 10 8bre 1623 Israël Gold, kaufhaus- 1623 schreiber, qui avait détourné 250 fl., obtient grâce de la vie, mais est condamné à une amende de 500 fl. et à une détention perpétuelle chez lui. 17 8br6. Jean Jacques Zeisholtz, qui avait été 18 ans kaufhausschreibw, esl condamné à avoir la tête tranchée, après restitution des 5000 fl. qu'il avait détournés. Vu la cherté, la ville Tait distribuer du blé à 17 p le boisseau. On finit par refuser toute petite monnaie. Le reichslhaler est fixé par des mandats à 6 fl., il se payait à la campagne 9 et 10 fl. — Pp. H. 2744. (Impôts.) — On ôte le grosse gefelL Mais le Kaufhaus demande 1624 pour la viande 2 fl. sur cent; auparavant chaque partie payait 5 p. Cela indispose le commerce. Les deux Lômngsstuben sont supprimées, et tout est rendu au Pfennigthurm. — Ibid. 2745. Wunderbarliche Geschicht mit einem Soldaten. — Balcl darauf Fol. 59 4« hat ein soldat im wûrtzhaus zum Engel, sich gerûmmet elllicher greylichen thalen so er in innemung Heydelbergs begangen, mit vermelclen dass er die nassauische kunst hab und vest sey. Solches zuo beweisen das wambs aufgemachl, zwen stich auf den blossen leib mil dem messer gethan so nicht durch gangen. Àls er darauf aber den drilten gethan, ist er in leib gangen. Als er darauf aïs tod dahin gefallen, halte man ihnen in den spillal gelragen und daselbsten geheylel. Hernach in den thurn gelegt und wegen disser gotteslâslerlichen lhat an das halseissen gestelt und mit rutlen ausgehauen. Hat also sein nassauische kunst auf dem rucken ge- schriben aus Strassburg getragen. — P. Schn. — Ilem, Strassb. Gesch., p. 189. 2746. Ein Duell zweyer vom adel. — Den 11 Tag julius haben Fol. 599b zwen vom adel ein duell bey Lûngolsheirn, dahin sie am abend zuvor ein- 1625 ander ausgefordert haben, gehalten, in welchem einer von Allfeldt, ein dânischer vom adel, so eines ûberaus reichen junckern in Holslein einzi- ger sohn gewessen, in das hertz gestochen worden dass er gleicli tod bliben ist; der wardt hernach palsamiert und heim geluhret» der ander aber N. von Bellis, so auch wund worden, ist nacher Molsheim gerillen und hat sich aida verbinden lassen, und begab sich hernacher in Franck- reich; dises geschah morgen um 8 uhren. — Pp. Schn. 2747. Ungewohnlich donnerstreich in das Munster. — Den 23 tag Fol. 60u* julius hatt es ohn einiges vorhergahnendes donnern zwen erschreck- liche starcke streich gleich aufeinander in das Munster in die cronen Digitized by Google - 52 — 1625 gethan, also das die slein bis in das kesselgessel und die mûnstergassen in die hàuser geflohen seind ; es ist aucb ein grosser stein in der gâdlein eins am Munster durch das dach gefallen, aber niemand geschedigt wor- den. — Ibid. 2748. Der alte Knopf auf dem Munster wiïrd abgehoben. — Nach- dem es nun so oflt in das Munster geschlagen und die cron davon die- selbigen bis an den knopf hinauf dermassen beschadigt war, also das man ihnen schier nicht mehr bat belflen kônnen, derentwegen grosser schaden und gefahr man dabero bat zuo gewabrdten gehabt, also ist von Râtb (u.), XXI erkant worden den knopf abzuoheben, darauf ward die crone samt dem knopf den 18ten augusti abgehaben und herunter gethan, der war so gross und stund darauf gehauen, wie beyleigender abriss mit n° . . . . aussweisset; Ist also disser knopf 138 jahr gestanden und ist der neue knopf berauf geselzet worden wie im jahr 1626 volgen wûrd. (Le dessin indiqué ci-dessus comme dans Schadeus, p. 18.) — Pp. Schn. 2749. Ordnung des Stallgelds. — Rétablissement du Schellenwerck. 1626-1628 2750. {Dmgeld erhôhi.) — On hausse Wmgeld porté à 3 p au lieu de 9 5. — Pp. H. Fol. G02* 2751. Ein neuer Knopf wùrd auf das Munster geselzt. — Demnach im vorigen jahr, wie gemeldt, der knopf auf dem Munster war abgehaben worden, hat Hanns Heckler der werckmeister, so die neue cron samt dem knopf sehr kûnstlich gemacht bat, den 15b mayus nach dem das gerûst darzuo gemacht, angefangen disses neue werck aufzuosetzen, und monlags nach der H. Dreifaltigkeittag, also den 5 b junius morgens um 9 uhren den knopf aufgesetzt, der ist in der grosse wie der aile, allein ist der knopf 3 zoll, das ûbrige 9 zoll und also das ganze werck ein ganzen schuoch hocher als das allé gewessen. Es ward den 10 b dicli ganz ausgemacbt und ailes vollendet; es bat ûber die 3000 R cost, die form des knopfs und was uff dem miltler theil desselbigen so um 2 zwerchfinger hôher als das ander gehauen ist weissel diser abriss und feûgur. — P. Schn. Fol. 630b 2752. Miïnsterknopf trifft das Wetter. — Den 5 junii <[ in der nacht, 1054 ein wenig vor 2 uhr, hat das wetter den knopf, die cron und noch andere stûck an dem Munster zerschlagen, und ist der knopf auf den breiten platz bey dem wâchterhâusslen gefallen. Gott bewahre statt und land vor fernerem unglûck. Digitized by Google - 53 - 2753. Le même fait rapporté avec plus de développements. Sur 1654 une feuille jointe par le continuateur de la chronique de Trausch*. Den 5 junii 1654, in der nacht, wenig vor zvvey uhren, hat das welter hierbey verzeichneten knopf samt der cron und noch ein mehreres an dem Mûnsler schrôcklich herunder geschlagen, und grossen schaden gelhan, das innere iheil des knopfs ist auf den grossen platz bey dem wâchterhâusslin gefallen und hernach mir zugestelll worden, und ist dièses derselbige knopf darauf des werckmeisters namen mil zwey II gezeichnet, und Michael Benders des werckmeisters auf dem Zimmerhoflf mil M. B. gezeichnet ist. Den 16 junii 1657 naclimitlag um 3 uhren ist der jetzige Mûnster- knopf aufgeselzt worden von Hans Georg Heckler , des verstorbenen werckmeisters sohn, dem Gott ferner gnad verleihen wolle in allen seinen gebeyen, und das Munster vor hagel, donder und allen ungewitter gene- diglich bewahren. — Pp. Schn. 2754. (Klûpfel herabgefallen.) — Den 5 martii als man in Ratli leuten Fol. 63 ia sollen, ist der klûpfel aus der glock gefallen. — Pp. Schn. 1656 2755. Neu or gel im Munster aufgericlit. — Den 12 april um 11 ulir Fol. 634* vormiltag isl die neu orgel auf dem leltner, da sie jetzt stehl, gesetzt, 1660 und die grosse orgel reparirt, und den 22 ejusd. auf den Ostertag zum ersten mal widerum geschlagen worden, als sie schon 171 jahr daselbst geslanden war. — Ibid. 2756. Neues FesL — Anno 1663 sind der Grûne Donnerstag und 1663 Gharfreitag zum erslen mal solenniter gefeyert worden. — Ibid. 2757. S. Martinsplatz gesàuberL — Anno 1666 ©, den 28 januar Fol. 63 ib haben die weiber so das allmosen zu S. Marx haben, S. Martinsplatz vor 1666 dem Rathhaus zum ersten mal sauber gefigt, damil der ûble geruch keine kranckheit in der Statt verursachen môchle. — Ibid. 2758. Schreinerspiel, vide supra 465 a (sic). Anno 1667 den 25 feb. Fol. 635* bis an 2 martii, ist ein schreinerspiel, so in 49 jahren nicht mehr 1667 geschehen, allhier gehallen worden, deren kleyder von geferblen hobel- spànen gewesen, die von weitem geschinnen wie damast. Ihr fahnen war auch von dergleichen zeug, und der personen bey 80 so auf der Zimmcr- 1. Je crois, dit M. Schnéeganb, que le continuateur de Trausch n'est nul autre que Kûnast. Des passages entiers de cette continuation reviennent dans Y Argentoratum sacro- profanum. Fol. 634b le continuateur dit qu'il demeurait 1665 dans la rue Mercière. / Digitized by Google - 54 — leutstub aile nachmittag agiret, vormillag aber mit trommeln und pfeiffen in der Statt herum gezogen sind. En marge: So 1685 vom 5 marlii k. nov. bis den lOejusd. mit eben so viel herum gezogenen personen, deren kleyd und instrumenten noch viel schôner als voriges mal gewesen, auf der Maurerslub offentlich gespielet wider worden ist, gab man 6 8 zu sehen, haben den lelzlen tag die liechter ins wasser geworfen. — Ibid. Fol. 638 2759. Dr Obrechts Schwanengesany. — Ibid. Digitized by Google Notes prises dans Trausch par M. l'abbé Hanauer pour ses Études économiques. Nous donnons ces notes telles que les a prises l'auteur, sans rien changer à la forme, laquelle ici n'a aucune importance. — L. D.) W. = Weizeu. — R. = Rocken. — G. = Gcrste. — II. = Haber. q. = vierzel, quartale. — 5 = pfenning. P = schilling. N° 2760. Abondance1 Abondance* Une bonne poule = 28 Le vin réussit mal3 Après Saint-Urbain Gule erndte Vin très abondant et très bon .... Blé bon marché, mais pain cher, parce que la sécheresse empêche de moudre Peste suivie de cherté. Le q. fruchl se paie 40 p à la campagne, 30 p en ville Vendange bonne pour la qualité et la quantité. Les tonneaux manquent . Bonne vendange. On pouvait remplir pour 20 p un tonneau qui en coûtait 30 Beaucoup de souris, cependant . . . Froids. Cherté des blés et mauvais vin. Cherté Grande cherté _ _ 42 8 13 W. R. G. 1273 20 b 16 5 12 S 1274 42 1275 — — — 1276 28 16 10 1277 1278 30 20 14 » 36 20 13 1288 30 24 13 1289 34 26 14 1300 1303 1313 1333 1353 1361 48 30 20 1364 1365 — 12-16 p 1369 H. 1. 1 1 œufs = l 8, 8 harengs = 1 8. 2. 14 œufs =18,8 harengs = 1 8. 3. 14 œufs =18,8 harengs = 1 8. Digitized by Google - 56 — 1370 W. R. G. H. La cherté diminue un peu 2fl. Le R. se paie 30 p à la campagne, 21 p en ville 1371 21 p Cherlé pour tout, sauf les grains. On lui 1 vendait au même prix 1 8f de pois et 1 U de figues et on préférait les pois. Le vin était si cher que l'on ven- dait le pol 40 8 et 4 p, le meilleur marché 32 8. Un pot de vin et un q. de W. coûtaient la même chose, 4 p. 1372 Vin cher. Beaucoup de souris, cepen- dant 1378 16-18 8 10-128 8-108 Vin abondant Le fuder se paie 1 11. et 1 *J 1 i. » le tonneau d'un foudre, 4 fl. Le pot se paie en détail */. 8 1380 1388 488 24-36 Le pot de vin coûte 2 à 3 5 en ville, 4 8 à la campagne 1392 — G à 7 p Vin bon et abondant 1394 Un dîner se paie 4 8, le meilleur 6 8. Les souliers achetés à l'empereur par les dames de Strasbourg coûtè- rent 14 8 1414 Cherté par suite de pluies. Le fuder vin coûte 20 à 30 fl. Après la récolte le pot de bon vin se paie 18... 1410 60 8 Année précoce, on mange des raisins à la Saint-Jean-Baptiste 1420 mdations. Le bois cher,, 10 p le fuder, 12 p les 100 fagots .... 1421 pot de vin est à Y* * 1424 — 36 8 )cus. Le boisseau de sel monte à 7 p. 1428 pot de vin, 5 8. Le q. de poires se paie 18 p 1432 12 p 3 fuder de vin se paie 3 ÏÏ 1436 4 p 2p Digitized by Google - 57 - Cherté après la Pentecôte. En Souabe le R. se paie 4 à 5 11., à Strasbourg 9 à 10 P; ou défend l'exportation. On paie i 8 pour une poire, 1 8 pour une pomme Cherté et mortalité Bonne année Été chaud, bonne moisson, le pot de vin à 1 8, foin cher, 1 U de beurre 6 à 7 8, 1 q. d'oignons à 1 U . . . Hiver froid, mauvais vin, point de noix, 1 q. d'oignons à 18 8 Année abondante. L'orne vin à 14 8, 15 œufs à 1 8. Le vin nouveau est aigre, se paie 2 fl. le fuder, le vieux 16 à 20 fl Gelée. Le pot de vin à 7 8. On fait de la bière à 2 ou 3 8 le pot. Vumgeld est de Via Excellente année. Le vin coûte 2 fl. le foudre, f/i 8 le pot1 En carême, 1 pot de vin pour 1 8, 30 pommes pour 1 8* Grande vendange, le vin nouveau 2 à 3 fl., mais le vieux à 20 fl. le fuder. Vin bon et abondant, le vin nouveau à 20 fl.; le vieux, 8 fuder pour 20 fl Récolte et vendange bonnes. L'orne vin à 15—16 8, même à 8 8. Le pot ordinaire '/» &> bon 2 à 3 8. Mais légumes chers à cause de la séche- resse. Chaleur si grande qu'on eut 1437 1438 1441 1442 1443 1445 1446 1448 1454 1465 1466 W. 20 8 36 8 R. 18 p 4 4 18 8 28 36 42 24 H. 16 26 1. 6 œufs pour l 8. 2, 8 œufs pour 1 5. S* Digitized by Google - 58 — de nouveau des cerises à la Sainl- Marlin Cherté telle qu'en bien des lieux le blé se vend au poids Pendant le séjour des seigneurs, les bourgeois de garde ont 18 8 par jour pour solde et pour nourriture. Grands froids, puis inondations, cherté. « Viel leulh bachen habern u. kleyen. Es starben vil hungers. Da thate man die speicher auf und gab die Statl den becken den W. umb 14- p, den H. umb M p, auch den burgern, wer es begehrle. Es wurde einc grosse anzahl fruchten aus der Statl an den nachbauren herumb ver- kauft, dadurch vil leuth bey dem leben blieben, welches der Statl gross lieb brachte. Eskamderwein auf 30 fl. der fuder, der neue auf 20. Demi das vvasser verderbte fast allen wein im keller. » Grosser und guler herbsl. ..... Vendange si abondante que les ton- neaux font défaut. L'orne du meil- leur est à 20 8, le landwein 6 à 7 8. On ledonnait pour rien. En beau- coup d'endroits Y orne se paie 2 8, on donne 1 eymer de vin pour 1 œuf, pour vider les tonneaux Uome vin de Molsheim coté à 6 p 9 8. Misswacks, le !/î sester ziblen 30 8, ce qui met le q. à 30 p, «damahl ein unerhôrt ding». — Der orne vin war geschlagen umb 5 p H 8. . . 1473 1478 1479 1480 1481 1484 1485 1486 W. 20 P H. 30-42 17 p G. H. 13 p 3p Digitized by Google — 59 - Uomc vin est geschlayeu à Molshcim umb 6 P L'orne wein isl geschàtit à la Saint- Martin umb 7 p 2 5 Uomc ivein ist geschâlzt à la Saint Martin umb 6 p 3 5 Long hiver suivi de pluies et de cherté Le q. R. sec se paie 16 p, mouillé 9 p 2 5. Le raisin ne mûrit pas. Le vin aigre se paie 3 à 4 fl., on y mêle du vin vieux acheté dans le Brisgau à 8 fl. le fuder. Les vignes gèlent ensuite, ce qui met le vin aigre à 20 fl. et le vieux à 40 fl. On fait de la bière Ward im Pfeningthurn in der mess den fremden zu gefallen ein keller gutter wein aufgethan, und ver- schenckten 1 masz umb 9 5, wic die wirthe, was aber vil besser. Der saure wein galt ein masz 6 5. Solche theurung war nicht crhôrt, damah- len galt ein sester zibeln so vil als 9 sester R., jedes 5 p. Entre autres cadeaux que Maximi- lien reçut à l'Assomption : «6 fuder guter wein, kosten 168 fl. — 100 stûck karpen u. hechten, kosten 28 fl. — 1 salmen, 4 ochscn gar grosse, kosten 40 fl. (denn das ÏÏ fleisch galt damaln 1 5). — 200 q. IL à 30 S le q., ailes zum besten.» Das vorig jar, auch dies, waren die frûchten und wein also theuer, Schlag de Molsbeim. 1487 1488 1489 7 p, 2 8 6p, 3 8 1491 5P Digitized by Google 60 — das 1 q. korn 18 P galt, das fuder wein 24 fl., also das vil hunger slarhen. Damaln wachs abcrmalens sauer wein. — L'ammeister eut un jour à la fois à sa table du vin nouveau à Ax/%tt.\e fuder nuisz et du vin vieux à 42 fl Vin abondant et bon. On en retirait à peine le fuhrlon. On donnait le bon vin 5 à G 5, le meilleur 7 5 Vome. Quelqu'un céda un fuder de vin pour un kalbkress. Mais les années sui- vantes le vin redevient aigre et cher. Bon été, chaud. Un seslcr zibeln se paie 5 P, comme 9 sester rocken. Vin abondant. Le fuder se paie 4, 5 fl. le meilleur Gutcr herbsl. Le fuder de 3 à 4 fl. — Die vasz kosten noch also vil als der wein Frucht so theuer, das ein q. 10 — 12 p kostet. Aber die Slatt gab nit allein in der Statt, sondera bis in Schweitz, Schwaben u. Lothringen genug à 5 p le t| Bonne vendange . li rosser herbst in allen landen, 3 jar nach einander, das 1 fuder 2, 3, 4 fl. galt, et le q. W. 3 p 1492 Schlag de Molsheim. 1493 1494 1495 1496 1503 7P 6 7, 2 S 2, 1 1, 7 1497 3, 2 1498 4, 2 1499 2, 4 1500 3 1501 4, 2 1502 3, 10 1, o Digitized by Google — 61 — Schlag de Molsheim. W. R. Vil und gar gut. Der orne galt 14, 16, 18 und der beste 20 8. Ein well rettig galt so vil als 8 masz wein, 68 1504 1505 1506 1507 1508 1509 1510 1511 1512 1513 1514 1515 1510 1P 2, 4, 3, 3, 3, 3, 3, 8, 6, 2, 4, 4, ,68 4 3 6 1 o o 2 8 3 8 1 3 3 8à9p 11 « Vier meyfisch kamen auf 14 p, so doch sonst einer nur 6 8 galt. 100 selm- ling kosten 3fl. Ein well rettig gall so vil als 8 masz wein, 6 8», pendant le séjour de l'empereur. Jamais on ne vit tant de vin Été chaud et sec, vil tvein. W. de 3 à A$,kom3l/tq. à 1 fl Telle chaleur que presque tout dessè- che. Cherté Printemps froid, suivi d'épizooties. . Grands froids. Vignes gèlent. Le f. vin se paie 20 fl. à la vigne Été humide. Cherté. Le pot de vin .3 8, le bêcher ancken 27 8 Été sec. Cherté. La welle rûben a 3 8. Vin bon, mais rare. Quand on creuse le fossé devant la porte des Pêcheurs, on donne à chaque homme 1 (5 par iour 5p 9 Vin et grains gelés. De la Pentecôte à la Saint-Martin Strasbourg distribua 50000 q. R. à 7 '/• P- Chacun était tenu de jurer qu'il n'en avait plus et qu'il voulait le consommer avec les siens. Ailleurs le R. se payait 17 Digitized by Google 62 - à 18 p. Les pauvres recevaient le boisseau de farine à 17 S. Le vin monte à 20 et 36 fl. le f., à 8 S le pot. Il y avait tant de pauvres n l'hôpital, qu'il lui fallait par semaine 30 q. kom,A f. de vin et 00 fl. . . Vin et blé réussissent mal. Cherté . . Beaucoup de vin Les paysans condamnés à 3 ÏÏ pour participation à la révolte, offraient 20 q. W. pour 3 ÏÏ et avaient de la peine à les placer WohlfeiL Le q. fruchl à 10 p, Y orne vin à 4 p Cherté. Le kom coûte d'abord 2, 3, puis 4, 5 et môme 6 fl. Les Italiens le prennent à tout prix. Les pauvres gens n'avaient rien dans la Souabe. UEllende herherg en reçoit et en nourrit plus de 18000. On logea 1 400 paysans aux Barfùsser. Les valides furent employés à des tra- vaux de fortification. « Denselbigen gab man aile tag 2 suppen, auch fleisch und brod genug und batten ir warm stuben zur zeiten, auch kleider und schuhe.* Il arriva un jour mille personnes à la fois. On les 1526 1527 1528 Sclilag de Molsheim. W. 5, 3 6, 1 4, 9 1517 9 p, 6 S 1518 5, 9 1510 2, 0 1 1520 8, 0 i 1521 6, A 1522 G, 11 152:1 3, 9 • 1524 7, 11 1525 4, 4 Digitized by Google 63 nourrit l'hiver durant. On distribuait aux bourgeois le boisseau de farine à 14 5 à 18 8 après la Saint-Martin, à 2 p plus tard. Celui qui n'avait pas plus de 400 fl. de fortune, recevait 2 boisseaux par semaine. Le sel était aussi très cher. Le f. vin valait 16 (1 La cherté continue. 1 600 personnes sont nourries aux Barfùsser et tra- vaillent aux fortifications à 1 p par jour. Le q. fruchl coûtait 3 fl. Le f. vin 32 fl., le pot 6 ou 8 5, il était aigre Bonne année, mais la cherté continue. Le f. vin est à 25 fl. Le pain de 1 8 pesait 8 onces. On donnait 4 à 5 œufs pour 2 8. La 8f de viande coûte 6 à 7 8; le boisseau de sel, 7 p. La ville distribue le boisseau de farine à 2 p. Le jour du 1er mai le spicher en céda 230 q. Alors les États s'en- tendirent pour mettre le W. à 13 p, leR.àli,leG.à6etleII.*3f/.P, Schlag de Molsheim 1529 W. R. G. 1530 7p,08 et les prix tombèrent 15311 5, 1532 4, 1533 3, 15341 5, Année chaude. La cherté qui durait 1 depuis dix ans cesse. Le W. se paie I 24 p et le f. vin 40 n 1535 4, Hiver froid. Wohlfeile. Le f. vin est à 12 fl 153(1 5, Le f. vin se paie en ville 10 fl. . . . 1537 7, 11 Up 28-30 p' PHP !M0» Digitized by Google — 64 Hiver doux, mais les vignes gèlenl au printemps et le f. vin se vend de 30 à AO fl On ne se rappelle pas avoir vu les vignes si belles. Le f. vin se payait 36 à 40 fl., el le pot 8 8, le nouveau tombe à 8 ÏÏ. Un acre de vignes donnait de 6 à 8 f., ordinairement à peine un '/« f- A la vigne Yome se vend 3 8. On donnait volontiers 3 f. de vin pour un tonneau d'un f. On versa plus de 100 tonneaux de vin vieux aigre. Un paysan d'Otrotl avait quelques f., un voiturier lui en offrit 40 fl., il en voulut 41 ; à la vendange il les donna pour rien Excellente vendange qui commença en août ; le meilleur était à 8 fl. le f. En octobre, on eut de nouveau des cerises, des framboises. Vome vin vieux se vend 2 p, le q. frucht 5 p, le q. de fruits 4 8 Le f. vin est à 8 fl. et le pot à 2 ou 3 8. Beaucoup de raisins, mais ne mû- rissent pas Grande mortalité. Été chaud. Le vier- ling de sel et d'oignons, 8 8... Grosser hagel den 4 mai, darauf der q. frucht 20 p galt, le f. vin 30 à 40 fl., also schluge die malzeit auf, das in herren herbergen ein malzeit auf 1 p kam, tbat zuvor 10 8. Auf ammeisters slube kam er auf 10 8, zuvor 8 8. — On prend dans l'Ill un brochet qui pesait 34 # 1538 Schlag de Molsheim. 5p, 48 1539 1540 1541 1542 1543 2, 7 1544 3, 5, 10, W. 11 14, 2 8p Digitized by Google — 65 — So geringe emdt das 50 oder 60 gar- ben oit keinen sesler gaben . . . Été froid. Vin aigre. Mais grains assez abondants Été chaud. Le blé fleurit avant la Saint- Georges Été chaud. Beaucoup de chenilles qui nuisent au blé Été chaud. A la Saint-Adelphe le pain est rare, parce que l'eau manque aux moulins Été sec. On fait une schiffmùhle sur le Rhin Grosser hagel. Theurung. Le blé réussit, cependant cherté. L'écot est élevéàl'Ammeislerstubc; d'abord de 10, puis de 12 8, il est mis à 14 8. Cherté. — « Im vorigen jar halte der ralh ein ordnung gemacht, wie man die frucht gcbcn soltc, und wie man kauflen solte. Darauf wird die frucht noch theurer; der W. kam auf 4 fl., derR. auf 3 fl., die G. auf 21/, fl.» Cette cherté dura pendant tout l'été B. XV. — (M.) 1545 1546 1547 1548 1549 1550 1551 1552 1553 1554 1555 1556 1557 1558 1559 1560 1561 1562 Schlag de Molsheim. 9p, 98 4, 6 6, 5 5, 5 7, 1 5, 7 8, 5 3, 9 3, 2 6, 6 5, 5 5, 1 5, 7 4, 3 5, 6 4, 1 7 7, 9 W. 10-12 p 4fl. 25 p 9-10 p 20 p I5p Digitized by Google 66 — dans tout le pays. On dressa des tentes derrière les murs de Saint- Jean pour y loger et nourrir avec soupe, viande et pain, plus de 1 500 personnes Grêle et gelée des vignes. Cherté. Le R. monte à -40 p, mais après la mois- son retombe à 16 p Grands froids. Le Rhin gèle. Le f. vin monte à 50 il. Le R. à 25 el 30 P . On tire d'Oppenhcim el de Worms 12000 q. de R. à 10 p. — Das kam der Stall gar wohl Bonne année. Le R. tombe à 10 p et le vin est aussi à un prix convenable. Été humide et inondations. Le blé pourrit. Le q. monte à 3 11. Grande exportation qui augmente la disette. On mange des glands moulus, mêlés à du son. Le vin à peine potable, quoique à 15 et 16 fl. le f. Cherté dure 6 ans Le blé monte à 5 fl., puis grâce à l'ex- portation à 7 el 8 fl. On remportait jusqu'à cent milles En ville on paie le R. 6 fl., le boisseau de farine 7 p, le vierling de sel de 64 à 72 8, un moineau 2 8, un œuf 2 8, un lièvre 6 p, un hareng 3 8, ein hlein spanferkle 6 p, ein bêcher milch 1 p, ein orne wein 2 fl. On cuisait du son et tout ce qui était 156? Scblag de Molshcim. 1564 1565 1566 1567 1568 1560 4p, 98 7, 1 1570 1571 W. 35-40 13, 7,5 10, 6 6, 1 12, 9 G. 30 24 p Digitized by Google — 67 - mangeable. Il n'y avait pas de viande à la boucherie. Plus on faisait d'or- donnances, plus la cherté augmen- tait. On récollait le grain sur les champs avant qu'il mûrit. Le pain d'un 5 ne pesait que 4 lolhs. Les Souabes cherchaient le blé par milliers de voitures et s'enri- chissaient, parce qu'en Bavière il valait 15 fl. Les États se réunirent pour établir un maximum; alors on n'apporta rien au marché et le q. haussa encore de 1 fl. Il fallut abo- lir le tarif. Les pauvres encombraient tant les maisons, qu'on établit au moyen de quêtes hebdomadaires un asile qui existe encore Grande cherté de harengs qui se ven- dent 22 à 24 fl. la tonne. Le raisin pourrit, vin aigre. Le vin vieux va- lait à la Saint-Martin GO à 80 fl. le f., 1 p le pot. Le R. se paie 6 fl. en ville, 7 fl. à la campagne. Le pain d'un 5 pèse 37, loths. On vend le vierling sel de 50 à 60 5, le bêcher anken 6 p, la ÏÏ liechler 1 p. Les États fixent le W. à 28, le kornà2î,laG. à 18 P et la ft de bœuf à 45, — «und man solte nichts dann die rinds backen und fuesz darzuo wagen, so zuvornichtbrau- chig». — Le vin devait se vendre au marché 24 à 26 fl. Celte ordonnance ne dura que quatre semaines. Elle 1572 Scblag de Molsheim. 7 P 15 Digitized by Google — 68 - ne fut pas observée du tout hors Strasbourg. Rien ne vint plus au marché; il fallut y renoncer. Pen- dant longtemps la ville donna à chaque boulanger 14 q. W. et 14q. R. par semaine Le f. vin se paie en ville 80 fl. On en défend l'exportation. Le q. frucht se vend 6 fl. en ville, 8 à 9 à la campagne Bonne vendange, le f. redescend à 15 et 16 fl Les vignes gèlent le 1er mai. Le blé tombe soudain à 12, puis à 10 p, mais le vin remonte à cause de la gelée à 40 fl Les bouchers doivent donner das ge- mestet fleisch à 17 8 les 4 af, l'iro- gemeslel à 4 8 la #; le kuefleisch das die scliau erleiden mag à 4 8, das andere à 31/*; le magen à 8 8, le darm à 8 8. Die fuesz sollen die huiler verkaufen à 2 l/t 8 la ÏÏ und kein wurst mer mnchen; le kalb- flcisch à 4 8 la #, kopf und kress 14 8, ein gehenck 148; bock fleisch 4 8 la ff , hammelfleisch 4 8 la tf, schaflleisch 3 8 la 8f, le lambfleisch bis Jacobi 5 8 la U , le schweinen- fleisch das ein zoll dick speck hal 4 8,l'aulre47, 8la# En septembre grosse Wohlfeile, le meilleur W. est à 12 et 13 p, le korn à 10 p, G. à 8 p, les wbsen à 18 p. Le f. vin à 18 fl Schlag de Molsheim. 1573 1574 1575 1576 1577 1578 14 p 3 8 19 8 11 17 8 14 Digitized by Google 69 - £té humide. Vin aigre, souvent impo- lable. On en vendait le f. à 4 p ou 6 balzen; le vin vieux coûtait 50 à 60 fl. Le W. valait 28 p Grande pêche de harengs. On répan- dit d'abord de mauvais bruits; mais le magistrat les détruisit par une enquête. La tonne d'abord à 16 fl. tombe à 6, 5 et même 4 fl. Elle en renferme 1317, ce qui fait 29 ha- rengs pour un p Beaucoup de fruits, de blé, elc. Le q. fruchl est à 2 fl. Un vin excellent se vend 8, 9, 10 et 12 fl. le f. Les tonneaux sont trois fois plus chers que le vin. Grande gelée vers Noël. On paie un instant 1 bêcher mikh 1 P et un œuf 2 p Pour faire de l'argent, les chanoines vendent leur W. à 15 p, leur R. à 12 et 13 p. Au marché, le W. vaut 1 tf. Grande abondance de vins. Les tonneaux coûtent 7 fois plus que le vin. Le f. se vend 5 à 6 fl. ASchlett- stadt on paie un orne de vin, un pot de beurre, un wein- ou tragbetlm, un orne fasz, 3 p. Le W. vaut 16 a 17 p, le R. 12 p Été humide et grande cherté. Le f. vin monte de 6 à 30 fl., le q. fruchl à 4 fl. On paie 6 5 pour 4 œufs, 5 p 6 5 le bêcher de beurre (ailleurs 8 et 9 p), un vierling de fruits 18 5, 1579 1580 1581 1582 10 p 5 S 10 7 10 3 1583 1584 Digitized by Google — 70 - un bêcher de lait 1 p, un vierling de sel 5 p, un hareng 3 5. — Kein fleiscb konnle man bekommen, — le porc était à 10 8 Grande cherté. Le W. monte de 1 ÏÏ à 3, le R. à 2!/2 U (dans la Haute Alsace à A #, à Bâle à 5 et 5!/t #)• La G. à 35 p. On paie la tf rind/lcisch 8 8, lambfleisch 2 p, 1 junge gans 5 p, 1 junge hun 18 8, 8 œufs 1 p, 1 boisseau ziblen 10 p. Les fruits, quoique abondants, valent 1 p le vierling. L'orne wein est à 25 p. On cède aux Suisses 21 767 q. — « und was auf den kasten ist kauft und hinweg gefûhrt worden. Ein E. rath gab den bûrgern in mehl vom spei- cher 15300 q.» Grand rassemblement de troupes en Alsace. Tout quadruple. La fruchl est à 7 et 8 fl. (en haute Alsace 9 fl.) Le boisseau de sel se vend 16 p. Été humide. On espérait le R. à 10 p, on le paya 10 fl. à cause des ravages faits par les protestants, sur les terres des protestants aussi bien que sur celles de TËvêché .... Grande cherté. Le klofter holtz qui vaut d'ordinaire 6 p se paie 26. Le R. est à 6 fl. Le f. vin à 150 fl. 1 pot de mauvais vin se paie 30 8, un œuf 2 8. 1 ÏÏ de viande 8 8, un bêcher de lait 18 8 Cherté. Mauvaise récolte. Le f. vin monte à 120 et 130 fl 1585 Schlag de Molsheim. 8P 18 1586 1587 15 1588 1589 18 21 28 1 Digitized by Google — 71 — Schlag de Molsbeim. Excellente vendange. L'orne vin se paie 6, 7, 8 p, mais les prix varient selon les lieux 1590 20 p 16 76 1591 11 Cherté produite par les ravages des souris 1593 1594 19 19 11 7 Vignes gèlent 1595 18 5 1596 25 9 1597 16 3 1598 14 7 Excellente vendange. Le meilleur vin à 8 et 10 P Yome 1599 9 5 1600 15 9 1601 20 Vignes et noyers gèlent. L'orne vin monte à 40 et 45 p 1602 15 11 1603 15 6 1604 1605 7 11 1606 14 11 1607 20 9 1608 Cherté. Le W. valait 42 p 1609 21 11 Grande cherté. Vers Pentecôte le W. coûte 6 V, à 7 fl, le korn 5 •/, à 6 fl, la G. 4 fl., le IL 2 fl. L'orne wein 16 p à3V,fl 1610 11 3 1611 10 9 Été très sec La farine manque. La ville en fait distribuer à 30 h le boisseau. Après la moisson la cherté diminue, le W. tombe de 4 fl. a 30 p, le korn de 34 p à 28, la G. de 32 à 24. L'orne wein est à 16 et 18 p. . 1612 1613 18 3 Digitized by Google 72 — Grands froids suivis de cherté. Le W. monte de 2 à 5 et 6 fl Prix des denrées avant la réforme monétaire: on paie W. 46 à 60 fl.; R., erbsen et linsen 30 à 46 fl.; G. et bohnen 16 à 18 fl.; II. 10 à 1411.; l'orne vin rouge 20 à 30 11.; vin blanc 10 à 27 11.; la ff de rindfleisch 3 à 4 p, kulbfleiseh 6 à 7 p, hammel et schaffleisch 4 à 5 p, schweinen- fleisch 6 P; 100 ff suif 90 11.; 1 tf chandelles 9 p ; la tt baumôl 8 à 1 2 p, ancken 8 p, butter 15 à 16 p, 1 bois- seau de sel 5 à 6 11.; le f. holtz 16 à 24 fl., 100 platzweUen 3 à 4 11., 100 schuffweUen 4 à 5 11.; 100 ka- biskôpf 100 à 120 11.; 1 boisseau d'oignons 24 p Vendange précoce et bonne Le 26 mars l'orne vin vieux coûte 4 fl., le vin nouveau 2 11. Mauvaise récolte. Les juifs accaparent le vin qui monte, le vieux à 10 et 12 il., le nouveau à 38 cl 48 p. On les punit et on taxe à 24 p le vin nouveau, qui finit par se fixer à 26. Le vin de 1624 est très recherché 1614 1615 1616 1617 1618 1619 1620 1621 1622 18 p 9 5 23 11 13 7 1 3 13 9 W ?>H 20p6 1623 1624 1625 1626 1627 1629 30 13 20 20 21 3 3 9 Digitized by Google - 73 - e s 3 "S, o xs 'Cd r*» o> co G* * 2 o Ci ■*- O t>^OOO^cOiOcOO^fiOcoÔ^(^ O <50 <50 Ci00*^00^-«O^Ci00l>» 05 O O «O W X O (50 fîU> O CM l>i (M (^ »o O l^ v? ^ <îO ai OO CD «4-1 £; tb ^- G^^H^r^-^^- vJ't^O^^CO^^COcOCO^lO O »-* E-« «^0iC0(^^,XO^T*ç0^t>txç0t»X00û0 lO LOXOWGOr'4^l^O»OOlçOXOi'îO^,CO^çO o â ** s M o Ci !>■ 00 00 a d c*J :£ £ ^ ^ O i!î « « h h CO W ^ W O h h »0 h O O h f< ^ X ^ l> r- ©î (M O X (îl O l> iO ^ (W (M O O C l> X lO ^ (W ^50(50^^i0^X^O(W0iX0i^^^^c0O(?lOX ' (M •<}• CO <50 — * CM — — — ' — ' no ^ •!- — • *^ * CO COOO(^X^,XGOr*^t>X».'5'r5COSOcD^OOl^O nO O^iOCDcO^XOO^COçOCi-r-Ol^XCiOT-X Ci Ot^50QO^XXGOOG005^C3i^05 0çO^CHOL>« o ^h (M ^h r< t- GO -*-* ^r- *r« ^r* «l»^THÇo|-(-00 u O <50 t>- Ci ^00 O^* ^ l>i «^ ©1 X ^ JO ^ o CO ^ E a> o a. E XJ u "O C O w Digitized by Google — 72 — Grands froids suivis de cherté, monte de 2 à 5 et 6 fl. . . Prix des denrées avant la monétaire: on paie W. 'i< R., erbscn et tinsen 30 •:-. et bohnen 16 à 18 fl.; I! l'orne vin rouge 20 blanc 10 à 2711.; la n 3 à 4p, kalbfleiseh o et scliaffleisch A à //mcHp; 100 r chandelles 9 p;l;» ancken 8 3, />>/' seau de sol r» à 2411., ion 100 5C/#I///'/' bishïpf 1<> d'oignon- Vendange | Le 20 mo' le vin i Les j'. \c v Digitized by Google V. LA CHRONIQUE STRASBOURGEOISE DE JEAN WENCKER. Digitized by Google >^ Digitized by Google SUMMARISCHE CHRONIK UND ZEITREGISTER DER STATT STRASSBURG von den Zeiten Caji Caesaris, des ersten rômischen Monarchen bis in das Seculum nach Christi unsers heylandts und seligmachers geburt sech- zehnhundert <£c. AUSZUGE AUS WENCKER'S MANUSGR. GHRONIGK von 1637. Pp. SCHNÉEGANS. LIb. I. Cap. I. 2761. Vom Régiment zu Strassburg. — ... Es ist aber die stadt Strass- burg (die fabel von Trier ausgesetzt) ersllich in der Rômer, darauf in der franzôsisch, folgendes der teutschen kônig und kayser, farner, wie etliche (doch ohne glaubwûrdigen beweis aus bewehrlen allen authores) wollen, in der ersten hertzogen und landgraflen in Elsass, gewalt gestanden: sodann haben die bischôfe jedoch unrechtmâssigerweise darauf prœlen- dirt; von welchen sich auch die burger mit dem schwerd nach langer hand durch Gotes beystand und des kaysers conniventz haben erledigen mûssen: das die landgraven aufs wenigst etwas prœtension gehabt, will sich darin erzeigen dass a0. H 29* kayser Lolharius H der stadt Strassburg einen ansehnlichen besiegelten und verwahrten freyheitsbrief ertheill, ohne zweifel damit sie sich dessen wider Conradum und Fridericum herzog in Schwaben und landgraven im Elsass, seine competitores im reich wider solche prœtension bedienen môchten : welche auch zugleich der bischôfe abzulehnen und zu verichtig dienen, vvei! bischof Gebhardus selbiger zeit fur ihn wider die Schwaben gekriegt und Fridericum den einen bruder ersllich bey Gugenheim und hernach noch einmal geschlagen Digitized by Google — 78 — und ûberwunden, also dcm kayser sehr lieb und cr ihme deswegen ver- bunden worden: cwo nun die bischôff etwas gerechtigkeit an der Statl gehabt helten, wurde dieser die confirmation leichl erbalten, und obge- melten freyheitsbrief zu hindertreiben vermocht haben. i En marge: Das Regimenlsrecht stehet bey dem Adel, status aristo- cratictts. V. Hertzog in Chron. als., lib. VI, p. 223 sqq. Ob nun wohl kein zweifel deswegen viele der adelspersonen welchc damalen die Statl bewohnt und ohne zweifel mit ihren rilterdienslen die besteligung und déclaration gemeldter freyheil erworben, zugleich wo nicht vorhhiy die vewvallung des régiments erhalicn: so findet sich doch nicbls in schriflen, wie und auf was weise dicselbe eigenllich bestellet und verfassl gewesen, bis ins jahr 1225, als Fridericus II kayser und Henricus graf zu Veringen bisehoff war: von demselben jahr befnulet sich ein aller brief mit der Statl insigel verwahrt, in welchem der Magisler civium beneben noch 11 personen des Ralhs benennet: war damalen gebrauchlich dass der Ralh aile vertrag und dergleichen bestetigl und in der urkund des bûrgermeisters und der ràthe namen vermeldet : ist also gewiss das damalen das régiment auf 12 personen bestanden; solches beslatigt noch mehr eine alte Stadtordnung de a0. 1270, welche annoch auf dcm arckivo und auf einem langen zusammengerollten zedul auf per- gamen geschrieben in welcher dièse formalia: Es ist ufgeselzl das 12 oder me, tut es not, ersamer und biderber lùte, wise und bescheidenc werden gesetzt, aile jar zu ratlûten diser statl k. Auno Chr. 1271 hat es sich elwas geandert, und dcm Ralh A Meister, deren jeder ein vierteljahr regiert, vorgeselzt, auch die zahl der raths- personen zugleich vermehrt worden. 1. — Aenderung die ein status mixtus. A. 1332 als der grosse miss- stand zwischen beiden adelichen geschlechtern den Zornen und denen von Mulheim sich erhebt (durch welche occasion die andern burger sich ncben den edlen des régiments unterzogen) sind 25 edele im Ralh, darunder À Meister gewesen, zu welchen auch 25 von den handwerkern, und einer unler den 25 edlen, h. Burkard Twinger, zu einem Ammann- meister geordnet; ist also bis auf dise zeit eine rcchte aristocratie gewesen und hat je ein abgehender rathherr einen andern an seine stelle crnennen dôrfen, wie dessen ein muster bei dem jahr 1322 vorgestelll. 2. — A°. 1333 wurden nur 2 Steltmeister, «lie solten jeder ein halbes jahr richten, (die umbfrag haben), aber beneben dem Ammanmeister ihr lebenlang bey solcher ehrenslellen verbleiben, und diesclben 3 saml Digitized by Google — 79 - einem ausschuss von 4 edlen und 6 von den handwerkzûnfften, des abgehenden einen neuen Rath fùrs folgende jahr erwâhlen. 3. — A0. 1349 ward aufgesetzet dass 4 Meister von den edlen, und ein Ammannmeisler von den handwerkzûnfften sein, und aile jahr rail dem Rath abgehen, und (1er ganze aile jâhrlich einen neuen Ralh erwâhlen solle: sind bishero die edlen und handwerker gleich gewesen an der zahl, aber dises mal der Ammannmeisler supernumerarius und der Rath «m 7 personen gemehrt worden, nemlich um 3 edele und 4 von den hand- werken: es scheint aber under solchem litel nicht nur Schneider, schuh- macher Se, (wie Bodinus in seiner Republica ûbel berichlet, slatuirl oder vermeint) sondern auch vornehmen kauf- und solche Ieute die studiert und ihre jugend mit reisen und erlernung fremder sitlen und sprachen zugebracht haben, begriffen : die ursach aber der vermehrung ist das der zûnflfl 28 gewesen, und nur 26 den Rath besessen, und von den 28 vier ein jahr umbs ander haben abwechseln mûssen; weil sie nun aile 28 die ralhstell ambiert, und der Ammeister gleichsam ein abgesonderte person worden, so sind auch der gleichheit halb 3 edele mehr dahin geordnet worden. 4. — A°. 1.172 wurde fur gui angesehen und verordnet dass die 4 Meister und der Ammannmeisler 10 jahr aneinander regieren solten, im ûbrigen aber wurde nichts geândert. 5. — A°. 1382 wurde es wider auf ein jahr mit gemeldeten 5 personen gesetzt, plieb der Ralh wie zuvor. 6. — A0. 1416 ward aufgesetzt dass kein Meister oder Ammeister eher als 5 jahr nach seiner vorigen regierung solte das amt erlangen. NB. Zuvor war solche wahlen, sonderlich der 4 Meister also frei das auch der handwerkerhalb kein sonderbar verbot gewesen; kann also von a. 1233 hero, rechl und wol ein status mixlus genannt werden. 7. — Die Status democraticus. — A°. 1419 zogen bis in 100 fami- lioe von edelleuten aus der Statt, da wurde der Ralh, so zuvor halbiert gewesen, geordnet das je fur einen vom adel, 2 von den handwerken sein solten, und kam derselbst der anzahl halb auf 43 personen. Als 14 edele, 28 von handwerken und der Ammeister. Und wurde also domalen der status in eine democratiam verwandelt, in welcher er dannoch jelziger zeit beslehet, und ist sich zu verwundern dass etliche gelehrte noch die meynung fûhren, er môchte fûglicher ein status mixtus tiluliert werden ; dann von vielen rationibus deren etliche von Jon. Lymnao, totno 4, f. 149 angedeutet, aber andere (weil sie odios sein mochten) ausgelassen Digitized by Google — 80 - werden, kann allein dise die democratiam bewehren: das ôflers das Ammeisleramt (so die hôchste uad der gewalt halben fûrnemsle dignité!:) von solchen burgern verwahet wûrdte, die sich anfangs ihres bûrgerlichen stands, mit ihrer selbshandarbeit ihrer hausnarung zum beslen beflissen, aber mit der zeit durch ihre tugend und gute qualitelen dieser ehr lahig machten; es wolle dan dise micclur allein auf die ungleichheit des standes und nichl der quantilet und vvas davon dependirt verslanden werden. 8. — A°. 1426 wurden die 5 jahr (davon oben) bey denen Stettmei- s terri, aber bey dem Ammannmeister nicht abgethan. 9. — A°. 1433 ward das CoUegium der HH. XV angeordnet.NB. A.1456 geordnet dass ein Ralhherr 2 jahr aneinander Ralhherr bleiben soll. 10. — A°. 1482 ist es in den stand gerichtet worden worinnen es heu- tiges tages versirt und schwebet, sein nunmehr 31 personen des Raths, 10 edle oder konstoffler under welchen 4 Stettmeister, 20 von den 20 zûnff- ten (dan a0. 1462 zwo, a0. 1470 wider 2 und dises mal 4 zûnfll, weil sic gar schwach an manschaft abgeschafft, und die personen mit vorbehalt irer gesellschaft ; handwerksartikel und ordnung andren zugeordnet worden) und der Ammeister; ober disen Ralh welcher allein bûrgerliche und cri- minalsachen verwaltet, bat es noch andere, welche die XXI genennet werden , welche in slatssachen dem Ralh beywohnen, die sind damalen auch in Ralh gezogen worden, aber itzund nur die edlen. Verfassung des Régiments. — Es bestehet aber jetziger zeit das ganze régiment unter dem tilel: Râth und XXI, ans dem Ralh, den HH. XIII, den HH. XV, und den lâdigen (sogenanten) Ain- und zwanziger, von welchen allein (wegen dero geringen zahl) die edlen auch zugleicb den Rhat pflegen zu besitzen, und war(wer?) von den andern jeweilen regierender Ammeister ist, doch wan einer Fûnfzehner wûrde, der zuvor den Ralh nicht besessen halte, der wùrd einmal von seiner zunfïïwegen denselben zu besitzen geordnet. Wir wollen aber kùrzlich etwas vom bestandigen Régiment andeuten und vermelden; das bestehet nun in 3 collegiis, und wan eine person einmal darein erwâhlt wûrd, so pleibl sie ihr lebenlang in einer unter den dreyen wenn sie tauglich ist. Die Dreyzehner. — Sonst von altem die Zwôlfer gênant, haben ohne zweife! ihren ursprung nach den 12 des Raths (davon vorgemeldet), zu welchen hernach andere 12 der âltesten beygeordnet worden, welchen aber die wichtigern sachen zu verwalten anbefohlen verpliben, massen sie noch die krieges und sonsten die geheimesten staatssachen in ihrer direction haben, auch ein solcher obrigkeillicher lilul der Zwôlfer in Digitized by Google — 81 - vielen Rheinstàdlen herkommens ist ; deren sein 4 edle oder conslofller, 4 Allammeisler, und 4 andere aus der burgerschaft, und sollen ihr nicht 2 oder mehr eines schilts oder geschlechts sein; der 13t0 ist der régi- ments Ammeister, vvann er nicht unter den 4 vorgemeldeten 12 begriffen. Item wann ein Stettmeisler so XVer ist im ami, und noch ein aller Ammeister der XXIer ist, so kommen solche 3zu den geschàften, aber nicht ins Collegium. Die Fùnfzehner. — Seit de a°. 1433; ihnen ist der Stadt Mrarium, der zûnfft- und andere ordnung vertrauet und anbefohlen, haben insbesondere collegium y kônnen bruder, schwager oder sonst nahe verwandte neben einander drinnen sein; bestehet sonsten aus 5 edlen und 10 von andren burgern; mûssen aus der Stadt oder dem bistum Slrassburg bûrtig sein. (Von der Hand Wenckers Sohn Amm. a0 1682): bey den edlen islvermôge statuts de a0 1658 dispensando dabin gerichten dass auch wobl ein fremder zu disem Collegio gelangen kann. (Noch von einer spâlern Hand): a0 1C98 ist ordre vom Hoff kommen dass h. Garl Paul Rogier- Sibourd dispensando zum XVer erwàhlet. Die Ein-und-ztvanzigcr. — Seind in génère genommen, aile und jede Herren des beslândigen Régiments, wie die diplomate zu erkennen gcben, welche gemeiniglich also anfangen: Wir N. meister, der Ratbsamtunsern freunden den XXIer — in specie aber besteht das Collegium aus 5 personen darunder 1 conslofller, ein oder 2 Ammeister so nicht XIIIer , 2 oder mehr von andern burgern, je nachdem Ammeister so XXIer vorhanden sein; haben kein collegialzusammenkûnflen oder sonderbare verrichlting, werden aber auch zu wichtigen geschàften wo man ihrer bedarf, gezogen; wan deren einer oder ein XHIer abgeht, wird ein anderer in zal 3 tag an ihre stell erwàhlet der zuvor den Ralh wirklich besessen halle; gehel aber ein XVorab, so wùrd in 8 tag ein anderer geordnet, und kann ein jeder schôff dahin erwàhlet werden, wann er anderer zufall- halben die bey der ordnung einfallen kônnen, keine hinderung anlriffl. Von disen 3 regiments-Collegiis werden die Oberherrenstellen auf den zûnfflen, die pfleger einer und anderer ehrenrcmler durch freye wahl bei Rath und XXI ersetzt. — Sonsten will sich weder beym archivo noch durch gewisse conjectur fi nden, wann oder wie, wovon diser name der XXIer seinen ursprung hergebracht oder haben mag, dann wie man die ludigen XXIer vor oder jetziger zeit an den Collegiis zuordnen will, so finden sich entweder mehr oder weniger. Weil Stelt- und Ammeister under die XXIer begriffen, ist nicht nôthig in specie von ihnen zu handlen; B. XV. - (M.) 6 Digitized by Google - 82 — es geben aber die folgende schwôrbrief ihrer wahl halben aach sonslen elwas mehrere berichL Die Dachgesetzle gericlil sein: 1) das Vogtey gerichL — 2) die 3 des Pfenniglburns. — 3) die 3 des Stalls- — 4) der kleine Ralh von 18 personen unter welchen der abgehende Ammeister. — 5) das Sladtgerichl ist von 8 personen. — 6) das Sibnergericht von 7 personen. — 7) das Polizeygericht von 8 personen, darander A des be- slândigen Régiments. — 8) das Schîrmgerîchl von 2 XVe™, 2 Rathberren und andere depulaliones. Vor zeiten halle der bischoff noch 4 gericht, so aber selbsl abgegangen. Auszûge aus Wenckers Chronick. M 8C SCHNÉEOANS. 2762. (Die ganz allen Àutoren sagen sehr wenig von dem Zusland Strassburgs unter den merovingischen Kônigen. Wencker zweifelt ob Slrassburg îmmer von den auslrasischen Kônigen abgeliangen oder zu Zeiten unter dem burgundischen Reich. Er streitet gegen das Diplom des Bischofs Werner, nach welchem Slrassburg eine geistliche Stadl ge- wesen ware. — Wencker behauptet, dass nach 842 das Elsass mit Slrass- burg nichl gleich an Ludwig den leulschen, sondern zuerst an seinen Brader Lothar ) 2763. Vergleich zwischen Bischoff und Sladt. — Ludwig II kam a0. 905 gen Slrassburg und verglich den streil welchen bischoff Baldramus und die burgerschafl mil einander ha lien, was es gewesen melden die alten autores nichl, vermuthlich betraf es allerhand prœlendirte gerechtigkeilen, welcher sich hernach ôfter erfrischL Von der zeit an (Ollo III) Slrassburg frey ohne jurament. Wernharius I nach Gliillimanni meinung, ein graf von Àllenbg, erbauer des schlosses Ilapsburg. — Wernher II graf von Hapsburg. L. 7. Cap. 20. 1213 2764. {Geistliche fret erklârL — Vergleicli zwischen bischoff und Sladt wegen der Vogtey Slrassburg. — A0. 1213 hat k. Friedrich auf dem Reichs- tag zu Eger die bischôflliche und andere geistliche frey erklârt, wie Gold- ast, f. 73, StaL imp. bezeuget, welcher sie wolle zur meyslerschafl erheben, doch hal Henricus (bischoff) mil den Slrassburgern sich freund- licli begangen, da er ihnen auch a0. 1220 mense januarii eitliche versprach fur sich und ihre nachkommen, dass die vogtey Slrassburg (advocalia Digitized by Google — 83 — Argenlinensis) mit ihrer zugehôrung keinera kayser, kônig, herzog oder deren kind auf keine weise verliehen oder sonst vergeben werden (nulli unquam illustri vel superillustri personae, Imper atori, Régi seu Duci aut proli eortmdem) ; hingegen verbinden sich die burger mit dem eyde dass sie die person und die gûter bischoff Heinrichs und seiner nachkommen und die ganze pfaflfheit, jelzige oder kùnftige, wollen schûtzen und schir- Digitized by Google - 84 - horum lerras Mis in civilale Arg. sive extra quœ vulgo appellanlur Almende habere débet vel sibi ex eisdem aliipiid vindicare, nisi de manu Episcopi qui ipsas terras ab imperio et de manu nostra detenere cognos- cit(ur). 1223 2767. Bischoff Berchtoldt v. Teck beCreyet der burger zu Strassburg gûter von aller forderung, schalzung, belhcn und diensten, wîe die namen haben mogen, ausgenommen den diensl und berbcrge in den 15 dôrfern des bislums, nâmlich Chriesheim, Dingsheim, Vulgriesbeim, Pfelisheim, Berstett, Franckenheim, Molsheim, Truchtersheim, Dùrningen, Aiiebeim, Ofenheim, Avenheim, Ilumbolzheim, Dosenbeim und Belehnheim; und solclies fur sich und aile seine nachkommen am Stifft, ouf aile die gûter so die burger bis dato diess briefes besitzlicli inné gehabt baben, der ge- ben ist Vigilia Andreac a. Chr. 1223. 2768. (A*. Richard beftehli B. Walther die Reichstâdte im Elsass.) — Konig Richard bat ibm (bischoff Heinrich von Stahelecke) die verwaltung des Elsasses und der Sladt am Rbein anvcrlraut. L. 7. Cap. 27, p. 136. 1260 2769. Walther von Geroldseck erwalill am Palmabend 1260, hielt einrilt in Strassburg 1 febr. 1261 mit grosser pracht, den 2 febr. hielt er seine 1te messe im Munster (graf v. Habspurg, Lauffenburg, Kyburg, Frey- und Neuenburg). — Einnabme von Colmar, Mûlhausen, Kaysersberg, und vvas Ricbardus dem vorigen bischoff vom reich ùbergeben. — Zwiscben Mitlel- und Oberhausbcrgen. 300 schûtzen die allcin die pferde zu ver- lelzen ordre hatten in einen graben gelegt, das sclilug also wohl an dass der bischoff weichen musste. — Sp. n° 970 sqq. 1262 2770. (Yergleich zwischen Sladt und Bischoff.) — llierauf folget a°. 1262 diser vergleich: 1) Der bischoff soll lassen den bûrgern von Strassburg ail ihr redit kc. die sie hatten bey bischoff Bcrtholds zeiten, als ihr 12 mit dem cyd behallen die der Rath darzu schickelc. 2) Er soll in auch lassen aile die redite die sie hatten von konig und kaysern, und soll ihnen dieselbe beslâtigen. 3) Die Juden sollen 5 jalir ledig seyn. A) Den bûrgern zu Strassburg soll man thun aile die sicherheil und aile die slele- keit die sie aufzeselzen kônnen. 5) Der bischoff soll keinen werhaften bau innerhalb einer meil machen. 6) Ist noch allcrhand und jeglich den vor- gangenen crluge betrcffend. Darauf slarb der bischoff anfangs des jahrs ^263 NB. Und haben von nun an die burger ane freyheit nach und nach zugenommen. — Gemekleten 4 hauptleuten hat man erlaubt stei- nerne bischoffe an ihre hâuser zu selzen, vvejche noch heutigen tags zu Digitized by Google - 85 — sehen. Etliche wollen auch von etwas freyheit so denselben erlheilt worden, sagen, es ist aber davon kein nachrichtung vorhanden oder verblieben. 1263 war kônig Richard zu Hagenau und half ibm (Waltber v. Gerolds- 1263 eck) friden ledigen, aber der bischoftslarb bald nacb dem scbluss. Domolen vvollten fast aile erz- und bischôfle des Rom. Reichs ilire lilul. stadl zu eigen machen, . . . aber der raebrcrtbeil erwebrt sich derselben. — Sp. n° 999. 2771. Heinrich von Geroheck crwàhlet 1263. — Dieser sampl den kapitularen Ilohenstifll, S. Thoman u. S. Peler in ibrem und der ganzen pfafflieil namcn, bat der stadl. Strassburg gegeben und durch einen Syno- dum provincialem bekràfligen, auch von allengeistlichenbesieglen lassen, einèn sùche- (sic. sûhne?) und verspruchsbrieflf der datirt ist saraslag vor S. Gregortag a0. Chr. 1263. Darin wird der Stadt versprocben: 1) dass sic einen Rhat und Meisler darin kicscn niogcn; — 2) dass sic die allmcnd beselzen und enlsetzen mogen nacb belieben; — 3) dass sic wan die Stadl noth und kuramer angebt, einungen und andere salzungen macbcn môgen; — A) dass wan von des bislums orten, stadten oder dôrfern eine ortbel fur sic gezogen vvùrde, es bey denen bleibcn und stât gebalten werden solle, wic die burger von Strassburg sprecben; und 5) dass sic den Spilal in ibrer gewalt han und pfleger darûbcr geben sollen und mogen. Item es ist in diescm briefversehenwie der bischoff 1) das Schtillheissen amt, 2) das Burgraven amt, 3) das amt eines Zollers im Zollkeller, i) und das ami eines Mûnzmeisters verleihen und geben soll. 5) Dass Meisler und Rat den fronaltor verleihen wan er ledig wird. 6) Dass Bischoff und Ga- pitul sich des eydes in gewisser zeit sollen ledig machen, so sie wegen beselzung des Schullheiss-, des Burgrafen- und andern âmter beselzung geleistet haben. (Folgl der Vertray.) — Sp. n° 1003. 8. Bach, Cap. 2. Von dem Zustand der Stadt Strassburg selbiger Zeit. 2772. (Beweis dass Strassburg dem bischoff uiclU unterworfen.) — Die- weil vvir im vorhergehenden capilul gemeldel, die geistliche erhebung sich auch zu Strassburg wurcklich und thàllich crzeiget, will vonnôthen sein zu erweisen dass ihre praelensiones nichlig und auf schlechlem fundament gegrùndet, auch dass Guillimannus und der mônchCocciusirrigscbrciben ob were die stadt Strasburg auch in temporalibus dem bischoff ver- bunden, ja gar unlerthan gewesen; den kein zweifel dass bereits vor diesem 1200jârigen saeculo die verwaltung der bôchslen justiz und das régiment bey den bùrgern, sonderlich aber bey den adelspersonen Digitized by Google 1 22S l%0 1202 - 84 — horum terras Mas in civitate Arg. sive exh Almende habere débet vel sibi ex eisdem alhp< Episcopi qui ipsas terras ab imperio et de h* cit(ur). 2767. Bischoff Berchloldt v. Tech bel nriiter von aller forderung, schalzung, 1» haben niogen, ausgenommen den dieu ' desbistums, nâmlich Chriesheim, l>ii Berstett, Franckcnheim , Molsheim, ' Ofenbeim, Avenbeim, Ilumbokhei solcbes fur sicb und aile seine na« so die biirger bis data diess brin ben ist Vit/Ma Andreac a. Cln. 2768. (K. Richard beficliH Kônig Richard bal ibm (bisi 1> des Elsasses und der Sliidl L. 7. Cap. 27, p. 2769. ]Yalther v von andern allerhand* iliillen, tbeils aber in den 1 an^estelll, vvelches die bûrger , < mo nur des bannstralen entweder iit«'ii, connivendo aufkommen lassen, « i:ar cntdeckt, auch zu Friderici II :>>ien vvarum es dem babsl und den : âmlichen ûber jedermann zu herrschen lu sein, hingegen niemand ihres thuns ^ : su geben, desswegen man aus noth ihren : . uidersetzen gemùssigt worden.Wann aber ,iicu, ist nicht eigentlich kuntbar: ein aller , h i : « Morluo Carolo ejus haeredes Argeotinam ^ t n. embus autem renitentibus, Uim quod a Carolo ,.^ti, (uni quod summi Pontilicis auctoritate in ,.^c e^regia gesta eflusosque sudores pro flde ^ vi^iugens bellum indicitur quo nullam Àrgen- ^,^ „\\p«\*Ubant : lauta, inquam, fuerat armatorum (VA^t stte*'*0 viucere posseut; quœ cum saevîssime a+tssto ^ Mater pielalis mirae adroodum magniludinis ^?tf*û$ w* suam tueretur urbem et gentem, cumque ^ v^aai pra corporis magnitudine, hoc muro, hoc Digitized by Google — 86 - gestanden, massen dann deren freyheit nicht allein 1) kaiser Lolharius 11 mit einer «guldnen bulb (ces deux mots sont barrés) schon a0. 1129 conflrmirl, wie L. 1, cap. 10, vermeldet, sondem dass sie bereits deren 2) lang zuvor genossen, aus dem abzunehmen weil 3) kaiser Ludwig III, wie L. 1. cap. 14, sie und den bischoff versônlich miteinanderverglichen; noch mehr aber daraus erhellel dass sie desselben successorem nicht allein aus der sladl verlriben, sondern ihn a0. Chr. 913 zu Rotenburg in seinem schloss gar erlôdtet, aber desswegen niemand von Strassburg (wie hernach die Meizcr als auch sie a0 927 ihren bischoiï Benno erschlagen) abgestraft worden, welches nicht wûrde verglichen sein, wann die stadl Strassburg dem bischoff wâr eigenlhûmlich zugestanden. Wolte mon schon sagen dass es erst seit Henrici 11 donation herrùhre , so ist auch demselben L. 5, cap. 28 durch genugsamen grund begegneL lst sonsl an dem dass sie neben der geisllichen jurisdiction welche sie nach belieben und ihrer cotnmoditet nach extendirt, noch allerhand gerechtigkeiten darinn gehabt, als sonderbare gerichl, geistliche und we Miche, neben vielerlei zôllen und gefellenr wie aus den mil ihnen aufgerichteten ver- trâgen in diesem tractai zu sehen, die sie theils von andern allerhand stands personen aus dcvoiion derselben erhalten, theils aber in den belrûbtcn lauffen fur selbs eingefuhrt und angeslelll, welches die bûrger anfangs nicht vermerkt, sondern auf dass sie nur des bannstralen entweder enlflihen oder entledigt werden môchten, connivendo aufkommen lassen, bis was damit gesucht worden sich gar entdeckt, auch zu Friderici 11 zeiten menniglich vermerken mussten warum es dem babst und den geisllichen insgemein zu ihun : nâmlichen ûber jedermann zu herrschen und von allen besch werden frei zu sein, hingegen niemand ihres Ihuns und lassons halber rechenschafl zu geben, desswegen man aus noth ihren anziemlichen beginnen sich zu widerselzen gemûssigt worden. Wann aber die stadt Strassburg frei worden, ist nicht eigentlich kunlbar: ein alter mùnch hal davon also fabulirt : « Mortuo Carolo ejus haeredes Argentinam haereditario jure reposcunt, civibus autem renilentibus, tum quod a Carolo libertatem consecuti fueranl, tum quod summi Pontilicis auctoritate in libertate conflrmati propter egregia gesla effusosque sudores pro Ode Christi, inter ulrasque parles ingens bellum indicitur quo nullam Argen- tini salulem nisi a superis expectabant: tanta, inquam, fuerat armatorum copia ut nullo morlali subsidio vincere possent; quae cum saevissime congrediebanlur, inventa est Mater pietatis mirae admodum magnitudinis manicisque oblongis extentis ut suam luerelur urbem et gentem, cumque videri non poteranl Argentini prae corporis roagnitudine, hoc muro, hoc Digitized by Google — 87 - praesidio maxima caede prostraverunt, suntque virginis gloriosae brachio denuo liberlalem conscculi. Affuit senior caeteris eloquentior prudentior- que cujus nomen libri vetuslate consumtum légère nequivi; is nempe cum vidissel bracbium sanctae Virginis lantae virtutis et potentiae, omni mentis conamine communi vulgo suasit in Virginis voluntatem erectis in coelum palmis flrmiter jurarc forma quae sequitur: Nos cives urbis Argentinae ob beneficium nobis collatum jurando compromiltimus omnes noslras po testâtes, urbcs nostras, animas et corpora noslra cum omnibus bonis, tibi Virgini gloriosae expendenda, in tuam sacratam voluntatem, donec in urbe nostra lapis supra lapidem remaneat; sic nos adjuvet Filius et tua sancta mérita. — Quo facto sigilli innovatio facta atque in circum- ferentia conscriptum: Virgo roga prolem quod plebem servet et urbem. Aliud quoque bellicum signum statuerunt, Virginis videlicet imaginem cum fllio suo, forma sub qua in anxictatibus bellicis eos defendendo apparuerat, fiduciam habentes in futuris temporibus hoc signo et mala pra&sentia et futura sana mente evilare. 0 felix civitas quae tanlse Virginis suflragio gaudes! 0 felices cives qui tum crebris bellorum incursibus Vir- gineo favore liberati estis, ut suos ipsa cives hic ab omni malo tuendo et corpore et mente illesos cœlesti curiae praesentaret! Amen. — Und Thuanus, L. 29 XI f. m. 309 wie hievornen L. 1, cap. 20: welche gestalt aber die stâdt in Tcutschland unter den Othones neben andern standen allerhand gerechtigkeiten erlangt, ist ausfùhrlich wohl von Cnrt. Lbiimann, in seiner Speierer Cronick aus den alten scribenten verzeichnet, son- derlich L. 4, cap. 3 et 4, dahin der léser' geliebter kûrze halb gcwisen wûrd. 2773. (Wie im seculo 1200 das Régiment zu Strasburg beschaffen.) — Wie aber das régiment in disem seculo hat pflegen besetzt werden, befin- det sich in den âltesten noch vorhandenen staiulis de a0 1270, welche sich an etlichen orten auf bischoff Heinrich von Slahlecke zeiten bczeugen, welcher regiert und gelebl hat de a0. 1229 bis 1260, bei regierung der kayser Friderici H, Conradi III, Wilhelmi und Richardi; und lautet der eingang also: In namen des Vaters unn des Sunes unn des Heiligen Gcistes, so sint der Statt recht zu Strasburg ufgesetzt, also das sie Tri si unn ein jeglich menschc, es si froemede oder von der Statt, zu allen citen dinne fride habe &c. 2774. (Wie starck der Rat.) — Und der 4e articul : es ist ufgesetzet das 12 oder me tut es not, ersamer unn biderber lûte, wise unn bescheidene, so under dienstlûten so under burgern werden gesetzt aile jare zu Rate- Digitized by Google - 88 - lûten dirre slette, under disen sol man einen Meister oder zween, tut es nol, welen: die altiste verzcichnùs aber befindet sich in einem spruch oder urleilbrief de a°. Chr. 1225, weil dieselbcn domolen mit aller Rathsper- sonen namen pflegten underzeichnet zu werden; welcher geslalt auch solche regimenlsform sich zu underschiedlichen malen geândert, davon ist hiervornen L. 1, cop. 10 bericht geschehen, wûrd auch in folgenden seculis so viel ad hisloriam dienlich, jeweilen bey dem jahr wann es geschehen, etwas ausfûhrlicher conlinuirl werden. Es ist aber der burger- meislcr dises seculi hernach den Stcltmeistern in dem sonderbare capilul gegeben, damit man im nachschlagen desto geschwinder forlkommen môge. 8. Buch, 3. Cap. Von den Burgcrmeistern yi Strassburg. 2775. Von diesen ist zu mercken dass sie zu ungleichen zeiten ihre juramenla abgelegt, also dass in briefen in einem jahr datirl, oflers 2 un- gleiche Burgermeisler genannl werden, je nachdcm sie zu ungleicher zcit ausgeferliget. Der Rhat de anno 1225: Albcrlus Beger, magister civium; Wcrnherus Marscalcus; Wallerus Sculteius; Burchardus Sculletus de Ëhenheim; Erbo Judex*; Fridericus Dispensalor*; Nicolas Weltsinrus; SigcUinus Wûllcdin; Rudolphus filius Lcnlzclini, Otto Gundelfindus ; Joannes Vitulus*. — Dass zu disen zeiten die reichsstâdt gemeiniglich durch 13 personen regiert worden, so man die zwôlffer genennet, wùrdt man in vielen archivis derselben noch befinden kônncn, gibt dessen auch bericht ein privilegium der stadt Speyer, in derselben LEHMAN'ischen Chronick, L. 4, cap. H. Ilem Leander Albertus in Beschrcibung llaliac, de a0. 1250, in der uraltcn etwan machligen sladt Volterra, 12er auch 15er und 600 gleich unsern schôffen geordnet waren. Au. 1227. Hesso de Bcrgheim, magisler civium. Ein vergleich gemacht zwischen den sladten Slrassburg und Speyer, wie sich dercn burger gegen einander zu verhalten. Leiimann, L. 5, f. 593. 1229. Burgermeisler Johannes Vilnius und Kelblin. 1231. Erbe der jung. 1233. Albertus Beger. 1238. Cuno Erben sohn. !. Spender. — 3. Kelblin. Digitized by Google — 89 — 1239. Conradus Virnenkom. 1240. Hugo Ripelin. 1243. Erbe Richters sohn. 1250. Sifritus Imago1 et Reinbold filins Nicolai, magistri burgensium et consules Argent. 1252. Albertus Weissburgcr. 1255. Reinbold Virnenkom, diclus Liebenzeller. 1256. Bischoff und Sladt Slrassburg verbinden sich mit einander. 1257. Hugo Ripelin. 1258. Heinrich von Wolffgangsheim, odcr wie der briefe dat. mense febr.: Gossclinus. 1259. Joli. Erbensobn. 1260. Reinboldelin. 1262. Kônig Richard zu Slrassburg bestetiget ihre freyheiten und pri- vilegien. Bischoff Walter stirbt nach eingereichlen accord aus bekuni- mernùss. 2776. {Hausgenossen) — Domolcn waren Hausgenossen von adeli- 1266 chen und fùrnebmen geschlechtern, welche das mûnzrecht besassen, davon der sûnbriefmit bischoff Heinrich von Gcrolzeek, L. 7, cap. 28, § 6. Wann dieselben aufgenommen worden, haben sie vermôg der alten bischôflichen saalbucher, geben einem bischoff ein halb mark goldes, einem Mùnz- meister 20 neuer groschen, und gemeinen Hausgenossen halb so vicl. Von deren recht zu Speier vid. Leumann's Chronick, L. l,cap. 14el20. Zu Slrassburg ist man durch den vertrag mit bischoff Wilhelm von Dietsch a0. 1395 aufgericht, in ruhige possession kommen. Die namen deren welche zu dieser zeit hausgenossen zu Strassburg waren, finden sich in Bernh. Herzogs Elsdsser Chronick, L. 8, f. 47. 1269. Burkard Spender der jung. 1269 2777. (StadlreclU.) — Dièses jahr elliche statula auf einem brief von 1270 pergamen geschriben der gemein vorgelesen, vom Rat und der gemein vor dem Munster geschworen worden: darin under andern dise wort stehen: der Rat richtet nicht nach den landrechten, sondern nach der wahrheit (kundschaft) und der Stadt rechten. — Dièse statuta seind her- nach a0. 1276 und 1283 um elwas vermehrt, aber auch nuraufoffene brief verzeichnet worden. l. Bildt. Digitized by Google — 92 — 8. Buch, 11. Cap. Vom Zusland der Stadl Strassburg bey dieser kayser (sâchsischen und frânkischen) Zeiten. 2791. Die gemeincn anstôss treffcu auch an disem oit : dass aber bi- schôffe und sladl Strassburg zu der Sachsen zeit sich wohl mit einander belragen, mulhmass ich daraus weil in historien keines missverstands zwiscben ibncn gedacht, ohne zweiffel wcil becde partcycn noch von den kaysern dejyendirt, ohn was zu Ruthardi zeiten môclite vorgangen sein, davon L 7, cap. 5. So sind auch die folgcnde bischôff mit der Sladt in der frânkischen kayser dévotion verpliben, liabenauch mehrertheilsals kriegs- leute fur dieselben sich gebrauchen lassen, wicwol sonsten bcreils viel bi- schôff allerdings der bâpst willennach sich formirt hatten. Gebhardus weil ihn Lotharius bcfiirderl, oder vielleicht weil ihn Conradi bruder Fridericus (der sich einen herzog in Elsass schrieb) sonst an seinen gutern ûbcr- trang thete, war wider Conradum wie auch die stadt Strassburg, damit sie vermutblich den freiheilbrief verdienl, davon L. 7, cap. 12; (dort heisst es: a°. 1129 als er (k. Lothar) allda (Strassburg) durchreiste, ertheilt er dersclben stadt einen freiheilbrief. Ist der sigill von klarem gold : obs durch gc!t oder gratis erlangt worden, findet sich kein bericht). Zu zeiten Conradi III und Friderici I waren bischôff und burger mit dévotion begriffen, liessen sich zum zug ins heilig land gebrauchen, waren einig; vielleicht thatens die bischôffc damit sie sich der neucn verhassten hândel nicht dorflcn tlieilhaft machcn, welche bapst und kayser jeweilen wider erfrischten. Dass bischôff Conradus II so gut bâpsllich, aber die Sladt keyserisch, nicht wohl mit einander gestanden, erhellet daraus dass er selbst eine zeitlang gefangen gehalten worden. Bey Philippi des II16" zeiten war sie wider ihn, aber mit schlechtem nutz wie L. 7, cap. 20. Bischôff Uenricus II liai sich mit der Stadt wohl verglichen, wie L. 7, cap. 20; Bertholdusl und die Stadt waren auch wohl eins und wider Friderich H, wie L 7, cap. 21 und 22. Mit bischôff Walthern fiengen die schweren streit (welche sich ofl wider erregl) an, welcher sich des kaysers favor und des lnterregni gedacht zu bedienen und die Sladt ihm underthânig machcn, fehlt ihm aber wie L. 7, cap. 27. — Uenricus IV wie auch Conradus III, bede folgende e Stadt waren auch in guter verstandnùss mit einander, ng das interregnum wehret zusammen zu ihrem grossen e bischôffe ausserhalb ihren bundsgenossen den bischôffen Digitized by Google - 93 - zu Metz und Basel hielffzu leislen, auch im land zu krîegen hatten, massen dann Gonradus in der belagerung Freyburg erslochen worden, und war den burgern lieb in der ruhe ihr possession zu bevestigen. (Nous intercalons ici à tout hasard un passage cité par Jacques Wencker sans indi- cation plus précise, mais qui doit être tiré de cette partie de la chronique.) «Dem gunstigen léser wolle nicht missfallen, wann von diesen verwirkten zeilen des lnterregni dasjenige, was der vor einem halben seculo zu Strass- burg selig verstorbene mann , Herr Johannes Wencker, Civitatis consul meritissimus , Palriae historiae et antiquitatum Cultor peregregius, in seinen Annalibus m se t. kurtz auffgezeichnet, allhier ausszuziehen und anzumercken dienlich seyn befunden worden: «Von dem Inierregno, davon, und wie eskurz zuvor im Reicb beschaffen gewesen, under andern auch Christ. Lehmann in der Speyrischen Chronick, Lib. 5, cap. 95, welches etliche Aulhores anno Chrisli 1243 von Friderici II Abselzen, vieleicht(so viel die Handlungen betriffi) nicht unrechtanfangen: fmdet man in den General-lï\$lovien (im Corpore Scriptomm Iierum Ger- rnanicarum und sonslen) nichts ordenlichs, sondern allein dièses ver- zeichnel, dass ein jeder so viel Recht, Vorlheil und Meisterschafft gesuchl, und dercn sich gebraucht, als viel seine und seiner Freund (und Bunds- verwandten) Krafllen und Politischer Gewalt sich erstrecken môgen: Dann der Pâbst Bann und die doppelte Kaysere, einem jeden praetext genug geben, sich nach dem Lauff der Zeit und seines Glûcks zu reguliren, und musslen die Kayser ihre Hoheit und Ehrgeitz zu manuleniren, den Adler dapfler beropflen lassen. Insonderheit haben die Bischôffe ihren zweyfachen Gewalt meislerlich agiven lassen, indem, was der weltliche (vvelcher doch seilh Ilenrici V Nachgeben, je langer je hôher erschwollen) nicht auszufiihren vermochl, der Geistliche solches erselzen mûssen: Und nachdem sie mit der Burger in den grôsten Slâdten Flûlff, auflfdem Land ihr jurisdiclion trelïlich ersveilert, sie zum Danck auch derselben sich in allem bemachtigen, nach ihrem Willen zu leben und ihnen zu gehorchen bereden wollen, welches aber an vielen Orthen, weil das Régiment schon damaln mil Rittermàssigen oder andern alten Geschlechtern (sonderlich auch zu Strassburg) beselzl gewesen, Fehl geschlagen, und der periodus ihres Gewalls einsehend worden: Dann, indem sie den geistlichen Bann auch in geringen Sachen ihren inlent zu erhaltcn, zu weit eœtendivl, bal es denLeyen im Nachdencken dieAugen erôflnel, und Anlass gegeben Gegen- Mitlel zu ersinnen, welcher gestalt das Geistlich und Weltliche zu under- scheiden, und hart gegen hart zu setzen, wie insonderheit Anno Christi Digitized by Google - 94 — 1262 zu Speyer (davon Leiimann, L. V, cap. 96) Côlln und Slrassburg ge- schehcn, welches hernach die Kayser als ibnen nutzlich, mil sonderbaren Privilegiis dappfer underbauet.» — Jac. Wencker, Apparatus et Inslructus Archivorum, S. 60. Tom. I, Cap. 8. Von Statt gebâûen. (Sous cette rubrique nous donnons une série de fragments de provenance diverse.) Fol. 24b 2792. Der Armbrustrain. — Ist vor zeiten im Predigercloster gewe- sen (bey Si. Elisabelhen), aber nachdem das zu St. Claren auf dem wôrde zur Stàdldefension in den walil nach seinem abbruch gezogen worden, ist hinder demselbcn wabl zwischen dem mittlern stadtgraben der orlzu sol- cher ûbung bestimt, und a0. 1558 das Schieshaus wie auch zwei ncben- hiïtten mil 3 schiessrainen und 2 rohrbrunnen gebauen worden. — Pp. Sclin. 2793. Sancl Aurelien. — Soll a°. 550 vel circa auf der Jungfer dises namens welche der 11000 Jungfrauen eine gewesen, grab erbaut worden sein. Ist a0. 1471 von bischoflT Ruperto dem slifll S. Thoman als filial incorporirt worden. Isl auch eine der 7 pfarrkirchen, der pfarrer cano- nicus daselbst, und die helffer aucb dorther besoldel gleich den zu S. Niclaus, aber die fabriken beeder ort werden von den pfarrkindern und ibren sonderbaren stilHungen erhalten, desswegen an jedem ort, auch beim Allen S. Peter 2fabricpflegergeordneL Wie es gangen das S. Thoman die einkommen geniest und dise beschwer loss worden, will niemand wissen. Sonst sein bey allen 7 pfarrkirchen, bey jeder 3 kirchenpflcger, darunder eiuer des beslandigen Régiments; die haben zutritl und session bey dem kirchenconvenl. — Ibid. Fol. 33« 2794. Die Barfùsser kamen gen Slrassburg, baulen ihr kirch und 1230 klosler durch hilf der burgerschaft. — Ibid. 2795. Das Bundethor fand sich an dem abgetragenen Thurn, worauf in dem jahr 1718 das ende des deulschen Spilalgebâudes geselzet wurde..- zwischen diesem und dem Spilalthor, kann, ehe der Spilal in dem jahr 1398 in die Sladl an den jetzigen orl gebaut wurde, auch ein thor ge- wesen sein, und zwar ohnweit dem halbachteckiglen thurn der an der allen stadlmauer noch vor dem Spilal stehel, wovon in Herrn Ammeisler Jouam WKNCKEfis Collectaneis manuscriptis , welche 1637 geschrieben 1 ~ '*'' mcrkung zu lesen isl. dem balbaclileckigten thurn ein Ihorgeslell vermauert Digitized by Google - 95 - frischer als das andere mauerwerck, slehet der linie nach grad gegen der Klaus-Brucken, fragt sich, wozu es gebraucht worden? Darauf berichtc ich meine meynung, dass ich (nach vieUaltiger besichtigung und betrach- tung der alten und neucn hâuser und gebâude dort herum, sonderlich eines allen gebels binter dem Mùllenheimischen hof, zweyer einfahrten zwischen den neuen hâusern und eines alten hâusleins in des Spitals schaffnerey begriffen) gânzlich dafïir halte, dass aida die strass von der brûcken hingegangen um des klosters und des Spitals, damalen vor der stadt, bequemlichkeit willen.» — Silbermànn, Loc-Gesch., S. 67. 2796. Die Canzley. — Der stock da jelziger zeit des Stadlgerichls Fol. ?o vor- und des Sibnergerichls nachmiltag, beneben des Vogleygerichls ses- sion und der Ammeistcr audienzstub, so dann die Dreyzehen und Al- mendstub in der mitlen, und oben elliche losamenter so der sladl- schreiber gebraucht, begrifflich, ist gebauet a0. Chr. 1463. Die beede brustbilder ùber der thùr nebcn dem schnecken im hoff sind abbildungen herrn Jacobs von Liechtenberg und der sogenanlen schônen Barbel seiner concubin; an disem ort haben die Ammeister (vor der damaliger Canzeley jetziger zeit ihrer audienzstuben ) viel jahr ihre nachmittagsaudienzen vor menniglich offentlich gehallen, bis das ander gebeu in welchem jetzt die Canzereyschreiberey beneben deroselben gewôlben (in welchen zum theil eins E. grossen Raths acla, zum theil aber das archivant und der Herren XIHcr gewôlb) anno 1566 erbauet worden, und halte man domain die intention auch die ûbrigen kleinen heûsslein abzubrechen und den bau biss ans eck gegen den Spiegel zu fùhren, so aber in stock en gera- then. — (Addition de la main du fils Wencker) : ist ferner in stocken gerathen. A0. 1706 war schon ein riss des baues gemacht. (En marge, de la même main, mention de l'incendie de la chancellerie du 13 9bre 1686, avec renvoi à cette année.) — Sp. n° 2117. — Pp. Schn. 2797. S. Catharinae kloster. — S Georgen capell. — Das frauen- Fol. U4* kloster S. Catharinae in dem Enlenpful oder Letz, am einfluss des Rheins, 1242 erbaut domalen ausserhalb der Stadt; item S. Georgen capell, im creuz- gang an dem Munster erbauet (1242). — Ibid. 2798. (Dominikaner.) — 1218 kamen Dominikaner gen Strassburg. 1224 baueten ein kloster fur der Stadl, als ihr aber vil wurden, bauelen sie a0. 1254 an den ort alwo noch die gebeu stehen, wurde vollendet a0. 1260. Das chor angefangen a0. 1308, und geweihet a0. 1345. Zur zeit der Reformalion haben sie aus freyem guten willen verchrt und ver- schenckl den armen sondersiechen oder Leprosis ihr klosler sampt dem Digitized by Google - 96 - schulhaus, beneben noch 28 andern heusern und ctwas weniges an gûllen und zinsen. Ist datirt 15 martii 1531. Die ûbrigen gelall sein dem Spîlal zukommen. A0 1538 wurde das ganze klostergebeu mit 2 neben- heusem der lateinischen schul ûbergeben , weil die Leprosen sich dessen nicht bedienen konnlen; waren bereits a0. 1535 clliche stipendiaten aus fremden reichsstâdten beneben einem (zconomo darin, die sint darnach conlinuirt und deren ein theil mit geringem costgelt, andere aber frey verpflegt worden mit grosser beschwerde des schulseckels , bis man nicht mebr forlzukommen vermocht, desswegen man es a0. 1635 gar nbgeschaiït. Jclziger zeil wûrdt es zu allen academischen gescheften gebraucht, seindt 10 stuben zum gebrauch des Gymnasii und etliclie andere fur die ûbrigen exercilia der herren professoren gebauet. In dem chor werden die aclus publici, und darneben im grossen saal, ûber welchem oben die bibliolhec, die disputaliones und declanialiones solemnes gehallen, und muss das weitlaufige gebeu darin auch des herren Prœ- sidis des kirchenconvents wohnliaus begriffen, von der Barfùssern gefâllen underhalten, und kommen aida auch allé donnerslag die geist- liche zusammen. — Pp. Schn. wdinalis singt die erstmessimPredigerkloslerzuStrass- Unm\, f. 7.) — Sp. n° 1251. — Ibid. ch bauen ein Kloslcr in der Stadt, wohnten zuvor seit Sladt. — Ibid. rch zu Strassburg dedicirt worden. (Annal. Colm. f. 7.) — Ibid. ms, der berûhmle malhematicm und elwan l)ischo(T zu sich zu Strassburg; sein cammer wird noch im IVediger 1er vveihet auf einmal 500 geislliche. — Sp. n° 1015. — mschlôssel (Sl.-Louvt.) — Le bâtiment à côté était Margravenhof et avant, l'hôtel des nobles d'Endingen; il fut transformé en élat-major du gouverneur militaire ; XIV y logea en 1081. — Wencker ad. 1412. — Pp. P. ergraben.) — Daselbst(zu Strassburg) machl ein kunstler die lireusch durch die gassen iliessen, fiel darob zu Iode, fol. 27.) — Pp. Schn. Ima.) — II. Gunlhcr von Landsperg vilzdom bauet ein llifiii Kirchen, S. Ilelena gênant, mit etlichen pfrûnden; heimer pfair. — Sp. n° 1097. — Ibid. Digitized by Google - 97 - 2802. Cimetière de Sainte-Hélène. — Anciennement il y avait une église (Rothe Kirchë) qui servait aussi aux habitants de Schiltigheim; il y avait tout près une maison curiale avec d'autres édifices bâtis en pierres, et une tour qui servait de signal et que la ville faisait garder en temps de guerre par des troupes (démolie en 1531). Une partie de ces bâtiments servait d'hôpital pour des passagers malades qui n'étaient pas reçus à l'hôpital civil; cette partie portait le nom de Snelling, d'une ferme et d'un moulin qui existait sur la Bruche (démoli en 1392). Une partie des bâti- ments était habitée par de riches pfrûnder qui y avaient de beaux loge- ments et des jardins (le tout démoli en 1678, en septembre). Les lépreux y étaient aussi reçus. En 1676, les bâtiments furent démolis et les biens incorporés à ceux de l'hôpital civil. — Pp. P. 2803. Das Herrenbrùnnlein war gelegen vor dem Spitalthor zur rechten hand. — Von diesem ist in einer 1636 von H. Àmm. Johannes Wencker geschriebenen Chronik folgende Ànmerkung : € Àls in meinem garten vor dem Spital-Thor (der im jahr 1572 noch ein Alment-platz war) gegraben worden, hat man ein stark mauerwerk angetroffen, sagten alte leute dass es eine wasserleitung gewesen in den stadtgraben von einer quelle auswendig der garten unfern des Riepbergergrabens, so man das Herrenbrûnnlein'genannt; stunden damalem noch etliche weidenbàume an demselben ort, aber kein brunnen.i — SiLBERMANN,Loc.-Ge5cft.,p.l39. 2804. (S. Johann im Grùnen Wôrde.) — Fundata est S. Trinitatis in 1226 Argentina, das spital und stiftung S. Johann auf dem Grûnen Wôrdt. — Pp. Schn. Dises hauss ward gestiftet a0 1227 zu ehren der heyligen Dreyfaltigkeit, 1227 von herren Werner Marschalck, das geislliche tumherren allda sein sollen. Hernach kam es an die Johanniler, und a0. 1371 bauel h. Rulman Môrswin ein strassburger burger die kirch von neuen. Von diesen gebeuen ist etwas vom garten zum stadlwahl gebraucht und an dem saal Jérusalem genannt etliche fenster verbauen worden. À0. 1633 wurde er fast gar mit sampt der kirchen abgebrochen, wolle man einen bogen schlagen und eine wehr ûber das wasser an die so dagegen uberhengen, ist aber, weil zugleich anderer orten zu bauen angefangen worden und die spesa zu schwer fallen wollen, verbliben und eine grosse batterie um das wasser zu be- streichen, dahin gemacht worden. A0. 1649 ist den Johannilern das kleine kirchlein so sie den Spital nennen, welches a0. 1380 von h. Guntzen zu der Megde einem stifiler gestifitet und erbaut, sampt den ûbrigen gebeuen so noch vorhanden, widerum eingeraumt worden, hatlen inzwischen ihre B. XV. - (M.) 7 Digitized by Google — 98 — wohnung in der probstey zum Jungen S. Peter, und ihr exercUium religtonis publicum bey den Reuerin und zwar freyer als anfangs dises seculi, da zu messzeiten und auf grosse feste ihnen wachten fur ihre thore gestellet wurden, damit fremde leute abzuhallen. Sie haben einen pfleger der ein edelmann und des bestândigen Régiments, so allein honorarius, dan er sich keiner inspection oder dergleichen annimmet. (Der orden ist de a°. i089.) — B. n° 519, 527. — Pp. Schn. 1252 2805. Die Kloster zu S. Johann und Claus in Undis vor die Stadt er- baut. — Ibid. 1230 2806. Das Kloster St. Marx vor dem Spitalthor zu bauen angefangen, weil ihrer bey der clusen bey St. Ârbogast zu viel worden. Item das Baar- fûsserkloster bey dem Pfennigthurn. 1231 Mag.(istra?) et conventus Monaslerii Sti Marci dederunt capella(m) S. Marci apud pontem S. Arbogasti Monasterio S. Arbogasti. — Ibid. 1241 S. Marx vollendet. — Kamen auf 200 Geissler aus Lombardey. — Kom- men 1000 Gesellen (?) [sic]. — Ibid. Fol. 128* 2807. (Munster. — Bischoff Gebhardus.) — Zu seiner zeit hat das Munster zu Strassburg schaden genommen vom brand, und ist das kloster Neuenburg und Collegium Ittenwiler gebauet worden. — Starb a0 Ch. 1140 oder 1141. - Sp. n° 778. — Ibid. Bischoff Burchardus 1. — Dieser hat auch vielen kayserlichen verrich- tungen beigewohnt, unter anderm dem zug in Palestinam (da vil Strass- burger mitzogen) und mit Friderico I als er Meyland ruinirt; das Munster und S. Thomanskirche welche schaden gelitten vom feur, hat er reparirl, und diesem S. Âurelienkirch incorporiert, auch dem Spital von dem sei- nigen guts gethan. Starb a0 1161. — Sp. n° 792. — Ibid. Fol. I47k Mùnsterbau. — Im Julio dises hat der bischoff von Speyr allen seinen 1264 geistlichen mandirt ihren angehôrigen zuzusprechen dass sie denenje- nigen welche eine steuer zum Mùnsterbau zu Strassburg samlen, wolten Unser L.-F. zu ehren s leur en, dieweil sonsten ohne beyhilff das werck musste erligen pleiben, dafûr gab er indulgenz 40 tag. — Ibid. ""' "~' ** ' ff Conrad grosse indulgenz geben denjenigen welche i steuren und fronen wurden , und solten aile priester rkinder darzu ermahnen. Bal. in ocl. Agnetis. Eod. auch reuz im Munster uff dem chor opfert. (Item Cunr(adus) us Sec.) — Sp. n° 1046. — Cfr. Kraus, Kunst u. AIL, 1, Digitized by Google - 99 — Mûnsterthurn. — Der Mûnsterthurn zu bauen angefangen durch Mr. 1276 Erwin von Steinbach welches visirung noch auf Unsrer Frauen haus be- halten. — Sp. n° 1046. — Pp. Schn. Mùnsterbau. — Und gibt frater Bonifacius, Episcopus Ecclesiae Boso- Fol. 153* niensis indulgenz in seinem bistum wegen steur zum selbigen Mùnsterbau. Dise und andre haben die erzbischôfe zu Mentz, frater Henricus a0. 1287, und Gerhardus a0. 1289, desgleichen die bâpst Bonifacius V11I und Cle- mens V, auch etliche Cardinal confîrmiert und vermehrt. — Cfr. Kraus, op. cit., p. 365 — 66. — Ibid. Mùnsterbau. — Dises hat Emicho bischoff zu Worms gleichfôrmige in- Fol. 154* dulgenz ertheilt wegen der steur zum Strassb. Mùnsterbau als der zu Speyr 1297 a0. 1264, und Manegoldus bischoff zu Wûrtzburg desgleichen das folgend 1298 jahr. Desgleichen Lupoldus bischoff zu Babenberg. — (Brand und kam der brand an Glockenthûrn.) — Kraus, op. cit., p. 367. — lbid. Frauenhaus. — Der Stadt werden die einkommen Unsrer Frauen haus ùbergeben, davon das Munster ira baue zu erhalten. — Sp. n° 1107. — Ibid. 2808. S. Niclaus an der Breusch ist anfangs S. Mariae-Magdalenae capell gênant, und von dem edlen Wallher Spender, a0. Chr. 1182 ge- bauet worden. A0. 1314 hat bischoff Johann von Dirpheim solche dem stifft S. Thoman als ein filial incorporirt, deswegen der pfarrer als cano- nicus und auch die helffer ihr salaria von da haben. Hatten damalen 12 cappellanien ; ist lang vor der Reformation bereits ein pfarrkirch gewesen, dessen unter andern zeugnùssen der al te aida sich befindliche tauffslein zeugnùss gibt — Ibid. 2809. Kirch und Chor zum Jungen S. Peter erneuert. — 1290 ward Fol. I52b chor und kirche neu. Nach der Reformation, eine der 7 pfarrkirchen ver- ^290 blieben. Hatte auch so wohl im interdict a°. 1550 als a0. 1628ihreanstôss. 1 pfarrer und 2 helffer vom stifft besoldet. Die katholischen canonici ge- niessen wie die zum Alten S. Peler (gegen etwas schirmgell) ihre gelall ungehindert vôllig, haben aber auch bey dieser kirch kein exercitium reli- gionis. — Sp. n° 1107.— Ibid. 2810. Die Beuerinnen hatten ihr kloster gebauen zu Wasseneck a0. 1245. — In einer Chronik in M. S. in-IV, pag. 396 wird davon gesagt: Es vermeinen einige die Reuerin wàren von den Geissleren die im jahr 1241 gen Straszburg kommen: conjectura die nicht schlechterdings zu vernichlen. — Cfr. n° 2806. Dasselbe wurde 1475 sambt umliegenden hœusern abgebrochen. Und Digitized by Google — 100 — baueten sie ein anders in der Utlengass ins Blencklinshoff in der Stadt. Haben ihr exercilium erhalten, und ist 1633 das ôffentliche exercilium der Rômischkatholischen dahin verlegt worden, welches sie zuvor in der vor- stadt zu St. Johann aber nicht so frei hatten. Es sind aucb damalen die klosterfrauen von St. Margarethen dahin transferirt worden. Weilen sie aber ungleiches ordens, ûber etliche jahr noch vor geendetem krieg wider in ihr kloster gelassen worden. Die Reuerin haben zwey pfleger des bestandigen Régiments. — Pp. Schn. 2811. (Schneidergraben.) — Von diesem graben restirt noch der dolen unter der erden. Dabey neben befinden sich noch andere merk- zeichen; dann vor wenig jahren, als unter der Gewerbslaube in einem hof ein brunnen gegraben worden , hab ich gesehen aida in der tiefe eichene hôlzer hervor bringen, als obs ein rost von einer mûhlen oder dergleichen fundament gewesen, kohlschwarz, aber noch ohnverfaulet. — Silbermann, Loc-Gesch., p. 31. 2812. Spital. — L'hôpital dans la rue Mercière (au) coin de la rue de l'hôpital près de la chapelle St.-Erhard, a été fondé sous Pévêque Cuno, de 1100 à 1122. Sous son successeur Tévêque Gérard, il reçut déjà beaucoup de dotations. 1127—1141. — Pp. P. 2813. S. Steffan. — Ist ein frauenkloster und abtey zu Childerici zeiten von Àdalberto herzogen ira Elsass gestiftet beneben A tumherren- pfrûnden, war vor zeiten gar reich, aber zu zeiten keysers Henrici II a0. 1005 hat bisch. Wernher I solchs von demselben ausgebeten und von den einkùnflen das beste an das bistum gezogen : also dass jetziger zeit neben der âbtissin nur noch ein einzige weibesperson welche man die Tumfraue nennet, im costen darin erhalten wurd, der pfarrer und 2 diaconi zu S. Wilhelm aber die 3 ûbrigen tumherrenstellen ansetzen. In der alten kirch so verschlosscn, stehen dise alte reimen angeschriben : Maria : Mein kind sich an die brûste m ein, Kein sûnder lass verloren sein. Christus : Mutter sich an die wunden Die ich fur den sûnder trag allstunden. Christus : Vatter lass dir die wunden mein Ein opfer fur den sûnder sein. Vatter : Sohn , lieber sohn mein , Ailes was du Léger est, das soll sein. Digitized by Google - 101 - Ein aeptissin wird noch mit allen ceremonien von einem probst zu S. Thoraan investirt, und gibt dafùr einem bischoff von Strassburg 100 gl. 15 *f. Sie haben einen edelmann zum oberschultheissen ihres slâdtleins Wangen, und 2 pfleger des bestândigen Régiments welcher rhat sie in wichtigen gescheften gebrauchen môgen; aber die administration der haushaltung stehet bei ihnen beneben 2 schaflhern. Ein namhafter theil ihres einkommens besteht in*dem weinzehenden zu Wangen, so in gùte und fruchtbarkeit genug considérable. Ihr wahl ist frey, und votiren wan ein àbtissin abgehet, die Tumfrau und die 3 canonici; bey diesen dreyen aber ist sie nicht frey, sondern welche jeweilen pfarrer und helfer zu St. Wilhelm die seindt auch canonici bey St. Stephan, und gibt solche abtey und stifft der Stadt ein gering schirmgelt. — Pp. Schn. 2814. Stolzeneck. — In H. J. Wencker's Chronick ist zu lesen : Im jahr 1332 wird gedacht eines thôrlins beym Stolzeneck, muss das sogenannte Steintbôrlein sein. Dann der thurn am wasser gegen dem Fischerthor, ist zum Stolzeneck genannt. — Silbermann, Loc-Gesch., p. 156. 2815. S. Thomaskirch. — Ist erstlichen ein klein kloster gewesen, Fol. i3b mit schottischen mûnchen besetzt; Kœnigshoven setzts ongefahr um das jahr Christi 550. S. Florentius solls erstlich erweitert haben, hernach auch bischoff Adelochus, aber die noch stehende kirche ist anno 1196 durch mittel einer indulgenz welche bischoff Henricus I zuvor ertheilt, erbauen worden. — Sp. n° 731, 37. — Schnéegans, Saint-Thomas, p. 43. Bischoff Richwinus (t 934) aus dem geschlecht der herzoge von Lothrin- gen, hat dem stifft S. Thoman viel verehrt, under anderm 170 f. fruchts auf dem dinghoff zu Itenheim, wie auch bede dôrffer Ober- und Nider- hausbergen, welche sie aber nicht mehr besitzen auch keinen bericht wissenéwie sie von dem stifft kamen. — Ibid, p. 25. Under Wilhelmo I a. Chr. 1031 ausgebauet und geweihet. Aber die noch stehende kirche ist a. 1196 durch mittel einer indulgenz welche Sec. ut supra. — Sp. n° 731. — Pp. Schn. Schottisch kloster, ohngefahr um das j. 550 nach Kœnigshoven. S. Flo- rentius solls erstlich erweitert haben, hernach Adelochus welcher circa 830, tumherren dahin gesetzt. 1007—1031 durch B. W.I erbautund ge- weihet. Aber die noch stehende kirch ist a. 1196 durch mittel einer indul- genz welche bischoff Henricus I zuvor ertheilt, erbauet worden. Und hat nach der Reformation bischoff Erasmus a. 1541 die gefâll den Academie- vorstehern ûberlassen, welche sampt dem pfarrer daselbst und denen zu Digitized by Google - 102 - S. Nicolaus u. S- Àurelien, annoch solches stiffts als canonici administriren und erhalten. — Pp. Schn. Fragments de la première Partie. 1268 2816. (Fruchtpreise.) — Anno 1268 galt ein viertel waitzen in Strass- burg 2 schilling, 6 pfenning. Anno 1273 galt ein viertel waitzen 20 pfen- ning, eier gab man 14 um einen pfenning, ein huhn 2 pfenning, 8 heringe 1 pfenning. — Friesé, HisL Merkw., p. 154. 1270 2817. (Stadtinsiegel.) — Der Stadt minier ait insigel ist de 1221, und befindet sich eins ohne jahrzahl, darauf ein recht gebildeter wie todter adler mit der schrift: S. undecim judicum de pace, da kein bericht wie warzu solches gebraucht worden. — Pp. Schn. 2818. (Gerichte sollen teulsch liandlen.) — Kônig Rudolph ordnet dass man bey weltlichen gerichten teutsch handlen, auch die obligation- brief in derselben sprach fertigen solte. — Ibid. Fol. 154* 2819. (Wahl K. Albrechts.) — Albertus von Oeslerreich, rom. kônig 1298 envahit den 9 august, kam gen Strassburg vigilia Assumpcionis Marie. — Sp. n° 1163. — Ibid. 2820. Grosser brand zu Strassburg. — Aida verbranten domals aus verwarlosung eines knechts viel heûser als Kurbengass, Kremergass, die Tuchlaub vor dem Munster, Sporergass, der Gerbergraben (Schncidergr. ?) zu beden seiten, die sch.~. und deschemacher vor dem Munster, und kam der brand in glockenthurn; der heuser waren ûber 300. — Sp. n° 1165. — Ibid. 1299 2821. Bisch. Conrad f 1299. — Sein brader Friderich starb a0. Christi 1306 den 26ten Xbrla, ist im Munster in S. Johanscapell bey seinem brader Conrado begraben. — Sp. n° 1172. — Ibid. Digitized by Google ZWEITER THEIL. (Ici recommence le texte du manuscrit Schnéegans ; nous marquons d'un * les fragments trouvés ailleurs et intercalés.) L Buch. 2822. (Régiment.) — 1300 unter den Stettmeistern : h. Reinbold 1300 Liebenzeller, unter den râthen: h. Gôlze von Grostein. — (h. wenn es bei den edlen vorsteht, bedeutet ritter.) — Msc. Schn. 2823. (Hausgenossen und Mùnzgenossen.) — Auf der liste der ge- schlechter welche um dièse zeit Mùnzgenossen waren (decimo nonas aprilis) befindet sich ausser den bekannten geschlechtern, Erlin, Closner. Von deren gericht der Mùnzgenossen siehe Lehmann, L. 4, cap. 90. Die Mùnzer und Hausgenossen sollen adelige rittermâsige personen, haben durch ire dienst, so sie kônigen und kaysern ausserhalb gemeiner nott hûlff und dienst vor sich geleist, sonderbar stattlicbe privilégia und be- freiungen erworben, und unter andern dass sie aus ihrer gesellschaft einen Meister erwehlt, welchen sie in der Stadt zura haupt und oberkeit in allen bûrgerlicben irrungen in ihrer gesellschaft gesatzt, und wenn sie under sich selbst gegeneinander zu klagen gehabt oder ein ander aus der burgerschafl oder fremden wider der Hausgenossen einen oder raehr anspruch oder forderung gewonnen, seind sie vor keinem andern gericht oder raht erschienen noch zu erscheinen schuldig gewest, dann allein vor ihrem Mûnzmeister, da sie als ihrer gesellschaft ordentlichen richter rechtens gepflogen. Wann dann einer der gesellschaft vor dem Mûnz- meister schulden halben beklagt und aufs3e fûrgebot sich nicht eingestellt, so hat derselb macht gehabt in sein haus und hoff, hab und guter einzu- greifen und davon zu verkaufen soviel zur zalung der geklagten schuld von nôthen. Im fall sich einer widersetzt, hat er sein gerechtigkeit und ehr in der gesellschaft verwirkt, und vor des Schultheissen gericht wie ein ander burger verklagt werden môgen. Was auch sonst ein burger wider ihr einer fur anspruch gewunnen , hat man sie vor den Mûnzherrn herum mûssen fûrnemen, dann sie in burgerlichen sachen von eines Raths gericht frey gemacht. It cap. 4. — Ob aber theils dieselben zugleich burger gewesen, kann man eigentlich nicht wissen. Lehmann schreibt dass sie es zu Speyer gewesen L. 4, cap. 18; ist desweg fast vermuthlich, weil die stadt Speyer selbiger zeit gleich Strassburg von adelichen geschlechtern regiert worden, dass es auch mit den Hausgenossen gleiche beschaffenheit gehabt habe. Digitized by Google - 104 - Bei den Stettmeislern isl zu merken dass theils das amt nur einmal ge- • tragen, hernach widerura anderwârts den Rath besessen, daraus abzuneh- men dass sowohl bei denselben als bei dem rathsitz man ein jeden darzu (soviel môglich gewesen) gelangen lassen, œmulation zu verhûten. 1300 2824. Streit zwischen der Sladt und Bischoff Friderich wegen der Uessburger. — Urkunde vora 4e* Mai 1300. — Strobel, Vat. Gesch., II, p. 134 1301 2824**. (Ein landfrieden zu Strassburg aufgerichiet.) — 1 301. Bischoff Friderich, die stadt Slrassburg und andere stande, darunder auch kônig Albrecht machten einen landfrieden darinn der stadt Strassburg ver- sprochen, dass sie 1) bey ihren rechten und freyheiten verpleiben — 2) aile neue zôlle zu wasser und land abgethan werden sollen. Dises waren zôll, welche die 3 erzbischôffe und churfûrsten auf dem Rhein in wâhrenden troubles angerichtet hatten, welche der kônig wider abzuschaffen sie er- sucht, welches sie aber in gutem nicht thun wollen sondern haben den churfûrst pfalzgrafen dahin vermôcht das er denselben wegen seines vor- habens (als sein richter in dergleichen sachen) wolte fur recht fordern; er kam aber mit einer armée, nahm ihme und dem von Mainz etliche ort ein, deswegen sie sich demûtigen, um gnad bitten und samt den andern hierauf solche zôlle abschaffen musslen: davon Ch. Lehmann, L. 7, cap. 3, f. 712 Se seq. weitlâufig. — Sp. n° 1183. Foi. 4* *2825. S. Wilhelm zu Strassburg. — Beede landgraven Ulrich und 1302 Philipp stifileten das chor mil etlichen pfrûnden, beneben der kirchen zu Oehl bey Benfelden, ligen auch im Wilhelmerchor begraben. H. Walther von Geroltzeck den hohen altar mit einer pfrûnde .... — In diesem jahr kamen die Wilhelmiten gohn Strassburg, den gab man ein kirchlein so die von Mûlheim 1300 gegen S. Stephan gebauet. Zur zeit B. Sixti IV, wurden prior und subprior streittig, verrechteten fast ailes einkommen zu Rom. Fernere verânderungen befinden sich bey denen jahren darinnen sie vorgangen. — Der orden angefangen von S. Wilhelmo herzog in Aquitania. a0. 1155, und ihr kloster zu Slrassburg gebauet a0. 1302. A0. 1502 isl es, so zuvor nur von holz gebauet, erneuert und von steinwerck wie es noch stehet, aufgefùhret. A0. 1529 reformiert und anestatt S. Stephan zu einer pfarr, auch die 3 canonici daselbst zum pfarrer und helfern verordnet worden. Hernach wurden 30 alumni junge studenten welche theologiam studieren sollen, dahin verschafft. Die pfleger der EUenden Herberg erhalten die nrnhn.i cnwnhi der (circh als des CollegU , der schul und des Inspectons Digitized by Google - 105 - behausung. Sie haben 2 pfleger des bestândigen Régiments, 4 visitatores, welche aile dienstag vodUinensis civitatis. — Ibid. ^^^.Cftor gebauL) — Bisch. Johann von Dirpheim > it *« Atm chor in der Predigerkirch. — Sp. n° 1207. Digitized by Google - 107 - Dos chor an der Prediger kirch angefangen, vollendet a0. 1345. Bischoff Fol. lob Johann legt den ersten stein dran. — Pp. Schn. 1308 ♦2836. Mûnsterbau verursacht freyheit. — Damaln arbeitet man eben Fol. 106 dapfer an dem Mûnsterthurn , desswegen folgende befreyung fur die so hilf leisteten ertheilt worden. tWirCune von Kagenecke der meister und der rat von Strassburg, tunt kunt allen den die disen brief gesehent oder gehôrent lesen, das wir guten friden gebent fur uns und aile unsere burgere, allen den lût en, allen den pferden und allen den wagen die zu unser frauen werke steine, holtz, win oder kom furent, on aile geverde, zu uns und von uns ze varende, von allerhande sachen wegen, one tôt gevehte. Und des zu eime urkûnde so hant wir unserer stette ingesigel an disen brief gehenckt, der wart geben am pfmgest obende do man von gotz geburt zalte drizehen hundert ior und aht ior.» — Schn., Alsatia, 1852. Zu den A hochgeziten Unser L. Fr. und S. Adolfstag und 2 tage dervor und 2 dernoch, soll menlich friden han und fri sin vor gerihte, usge- nommen unvertige lûte oder die in der Stette besserunge sigent Item zu Pfingsten, und sol der fride anfahen an dem Pfingest obend frûge, (und) weren untz an den sonentag nach dem Pfingesttag und denselben tage gerwe uss. — P. Schn. 2837. (Die Gesandten Strassburgs bei K. Heinrich.) — Nach kôn ig Hein - Fol. 1 ob richs wahl, schicklen die von Strassburg ihm ihre gesandte entgegen und 1310 suchten bestatigung ihrer freyheiten ; dieselben im ansprechen, vermeldeten ihre therren» von Strassburg schickten sie zu Ihr. Maj., vorûber er kein resolutionem ertheilte, sondern liess sie einige zeit lang dem hof nach zie- hen, bis sie auf erkundigten fehler und erhaltene anderwertige audienz, vermeldet Ihrer Kôn. Majestât tburger», die von Strassburg, theten solch begehren, worauff der kayser freundlich antwortet, er kennte seine char- ger» daselbst wohl, aber keine therren» des orts, und willfahret in ihrem gesuch. — Sp. n° 1225. — Herzog, IL Buch, S. 58. — Msc. Schn. ♦2838. (Phynenspitalgesliflet.) — Herr Hans Erb ein ritter stiflltet einen Fol. 1 4« spital beneben seiner schwester im Horneckgasslein, solten darin 10 brest- 1312 haffte personen und ein priester der zugleich schaffner underhalten werden, wurde der Jungfrau Finen spital genennt. — Sp. n° 1229. — Pp. Schn. 2839. (Missversland zwischen Bischoff und Sladt.) — Bischoff Johann 1313 und die stadt Strassburg hatten etwas missverstand mit einander, ward aber a0. 1314 verglichen. — Msc. Schn. 2840. (Vergleich.) — Bischoff Johann und die gemeine pfaflbeit zu 1314 Strassburg vergleichen sich mit der stadt Strassburg auf 2 jahr, den 12 Digitized by Google - 108 — abend dises jahrs: 1) Wann ein pfaff einen burger wundet, wie er bûssen soll, sein die fait wohl underscheiden, und hat (1er Schultheiss die abstra- fung. 2) Wann ein pfaff ein ander unzucht thut einem burger, der soll bûssen vor dem Bischoff, doch als ein lay. 3) Wann ein pfaff warheit (kundschaft) sagen soll, thut ers vor Meisler und Rat und schweret daselbsten, doch die tumherren und canonici zu St. Thoman und St. Peter ausgenommen, die schwôrlen vor einem officiai und sagten als- dann die warheit vor Rat. 4) Wann ein pfaff ein lange messer trâgt, ohn erlaubnûs des Rats oder ander redliche ursach, der bessert wie ein burger. 5) Kein tumherr oder ander pfaff soll kein tabern haben oder wein verkauffen, es seie dann eigen gewachs, und soll raan solches richten nach der Stalt recht. 6) Wer uni einer bunden oder schulden willen flihet in eines tumherren hoff, der soll darinnen frieden haben drey tag und drey nàcht, und nicht langer, doch wann der tumherr selbs im hoff sitzel und nicht leyen verliehen isL 7) Thut ein ley ein mis- sethat in einem golteshaus, das schirmt das gotshaus nicht; misshandelt er aber auswendig der kirchen und flihet darein, so sol er fride darinnen haben : wûrt auch die kirch durch die missethat entweibet, da bessert der thâter merklich, er sey ley oder pfaff. 8) Geschieht eim pfaffen ein unge- bùr, soll ers clagen Meisler und Rat, und nicht 2 gerichl nemmen geist- lichs und weltlichs, sondern eines. 9) Dise salzung soll nût schaden dem sûnbrieff der der Stadt nach der urluge geben worden. Fol. 19* *2841. Todtenglock — Or gel — Es wurde die grosse todtenglock 1316 widerum gegossen, auch die orgel im Munster (kostet 450 U <$) beede im brand verdorben. — Pp. Schn. ♦2842. Theurung. — Sterben. — Spital versetzt. — Es war sehr theur, galt in der Stadt 1 viertzel kom 30 p^, uff dem land 40 P-^, das verursacht einen grossen sterbend, das man den Spital ausserhalb der Stadt beyUnser Frauenbrûder oder Carmelitenkirch bauet, wo jetzmalen noch sein garten samt dem steinern creuz zu sehen, davon mehr bericht L. I, cap. 8. Addition en marge de la main du fils Wencker : A0. 1664 ist derselbe garten in die fortification kommen. — Sp. n° 1231 — 1237. — Ibid. Fol. 20« *2843. Mùnsterbau. — Dises hatte Friderich bischoff zu Speyr gleich- 1317 fôrmige indulgenz ertheilt wegen der steur zu dem Strassburger Mùnster- bau, wie sein vorfahr a0. 1264. — Kraus, op. cit., p. 375. — Ibid. (NB. 1318 pas un mol de la mort d'Erwin. — Noie de M. Schn.) 2843**. (Privilégia der Stadt confirmirL) — Keyser Ludwig conflr- mirt und gibt der stadt Slrassburg privilégia mit einer guldin bull ver- Digitized by Google - 109 — wahrt, darauf sein bildnûs auf einer, der ander die stadt Roma caput mundi régit orbis frena rotem (sic). — Msc. Schn. 2844. (Geistliche Gericht) — Bey der pfleg der Rothen Kirch oder 1318 Leprosorum, befindet sich ein alter brief aus welchem die underschied- liche geistliche geHcht selbiger zeit zu Strassburg gewesen, abzunehmen; inhalts: Coram nobis judice curie Dni Thesaurarii Ecclesie Argenti- nensis, constitulus in figura judicis &c. Bat. 1318 — und ein andrer betreffend die cappel desselbigen orts S. Sophiœ geheiligt : Coram nobis judice Archidiaconatus Ecclesie Argentinensis ultra Renum. Dat. a0 1384. 2845. Alte Pfalz. — Vorher hielt man raht in's bischoffs fronhoff, das Fol. 24 war den von Mûlnheira gar nah ie Stadt gelhan, deren dann in spaoe die ■u .en. als namlich: , ^ - Proli und einer sluben auf ein capell. — ,M.:i, auch Meisler und Rate wider willen des ^ -. Saut richtet ûber eigen, erbe, lehen und dabey >ï v ^vncht ausschliesset. — 4) dass die Stadt sich ~ r.- io^erhalb underzog, darauf ihre mauren gesetzt v-^tf. — 5) Dass die Stadt sich das Frauenwerkes und - ? Dass sie den bischoff des bannweins entwehret. — i. ^ l ^ yeistlichen gerichten und anderswo aufsetzet — , ^ : .? it -;t>dichen und weltlichen gerichten irret — 9) Schatzung . .-* nu ;tc p&flheit leget — 10) Dieselben straffet, dem bischoff si-î»î tvrtreigcrt. — 11) Dass sie den pfaffen in ihren freyhôffen ï.\ ïo ivricht gebieten lassen, sie daselbs gebessert, auch ihnen ^v 14 v.',.'« «uferlegt. — 12) Dass sie wellliche gébot im Munster aus- Cf - 15" IVu pfaffen geboten zu singen wider ihre statuta. — 14) Leute «. ,, ^*v.>:en stetten genomraen und von ihnen gerichtet — 15) Wellliche J .n^> î:a Munster gehalten. — 16) In freyheit des Munsters krâmerey w*\.;v — l~) Gerichtet von unzuchlen die ira Mûnsfer in freyheiten -în Nnu — 18) Dass sie die geistliche gericht, den Officialen und die a \iNxr desselben in ihrem amt und freiheit geirret. — 19) Dass sie SjtNrn pfallburger edel und unedel. — 20) Dass sie sich der klôster in- - \1 ausserhalb der Stadt zur ungebûr annehmen. — 21) Dass die Stadt * mi ftvven wg werel. — 22) Sich des bischoffs mûnz unterzieht. — 23) Des bischoflis thor ihm entnommen. — 24) Auch das fahre am Rhein. — *Y) Wollen dass der bischoff seinen âmter mit niemanden als mit burgern beseuen soll in der Stadt (etwas dunckel). — 26) Wehren den wùrthen schwôren dem bischoffszoller zu rûgen den zoll von ihren gàsten. — 27) Das sie im krieg des capiluls insigel aus dem Munster in ihre gewalt genommen. — 28) Dass sie ein ordnung gemacht wer ein pfrûnd ein jahr besetxt, den soll niemand heraustreiben. — 29) Dass die Stadt dem bischoff seinen kosten und schaden des kriegs halben gelilten kehren und erstatlen Digitized by Google — 131 - solle: diser forderung aller zumal soll die Stadt jetzt und zu ewigen zeiten frey sein. Zum andern hal sich die Stadt verzihen ihrer forderung die sie halte an bischoff Friedrich wegen dessen mutwilligen kriegen den der bischoff wider die rechtung vom jahr 1389 stràflich angefangen, darûber die Stadt in 1000 gulden zu kosten kommen, und aller ander ansprûch die sie an den bischoff gefàhret hatte. Zum dritten versprichtbischoffundca/MÏu/der Stadt: 1) Weil es von aller hero also gehalten ist so lang dass es niemand fur denket, dass ein jeder bischoff zu Strassburg, er wurde erwôlt oder vom Bapst gegeben, schwôren soll an den heiligen leiblich mit aufgelegter hand auf sein herz, die stadt Strassburg, ihre burger und die ihrigen lassen zu bleiben bey allen ihren freyheiten, gerechtigkeiten, rechten und gewon- heilen als sie die hergebracht han und ihnen die zu mehrende und nil zu minrende, und auch wider sie nit zu thun, als habe der bischoff dises ailes und was noch farneres in disem brief folgt, stet zu halten geschworen. — 2) Dass des Slifls schlosse und stadte der Stadt und den irigen offen sein sollen wider meniglich, nur bischoff und Stift ausgenommen so lang der bischoff lebt, und das sollen jetzige und kûnftige amtleute schwôren, es sollen auch schloss und stadte vom bischoff nit vertauscht, verkauft noch verpfandet werden ohn wissen und willen der Stadt, und soll doch die ôffnung aile zeit bleiben. — 3) Dass der freye zug von dem bisthum in die Stadt bleiben und bischoff darob ernstlich halten solle, doch eigen leut ausgenommen , die man besetzen mag. — 4) Dass deren von Strassburg lehenleut der burger vieh auf wunn und weid treiben dôrfen, ungehindert menniglichs. — 5) Das der burger diener und gesind die auf ihren gûtern und hôffen sitzen, sollen helfen machen mûhlen, offen, heusser, weg, steg und brunnen, auch helfen graben und machen ailes was nach marzal und gemeine einige halten , auch mit den inwohnern zu gericht gon , sonsten nit weiter besteuert werden. — 6) Dass von der burger gùtter nit soll gereicht werden , und sollen die amtsleut die entschlagsbrief annehmen und gelten lassen; auch sie samt den schultheissen schwôren solches zu thun ungeverlich. — 7) Wann ein burger von Strassburg zihet in das bistum , soll er und seine nachkommen jâhrlich geben ein gemeine bann- bethe und § 5 mereres nit schuldig sein zu dienen, als hinoben vom ge- sinde geordnet ist. — 8) Begeht ein burger ein unfug in dem bistum, komt er mit dem leib davon, so ist auch ail sein gut so er im bistum hat frey und ledig. — 9) Welcher burger sein kind oder gesind ins bistum schicket seine guter zu bauen oder sonst seinen nulzen zu werlen, der ist aller dienst frey und mag wunn und weid brauchen, doch muss er sein Digitized by Google — 132 — beste haus ehr in Strassburg haben. — 10) Wann edle aus der Stadt ins bislum ziehen, sollen sie nit weiteres dienen als andere edele die vor aller hero im bistum gesessen siad. — 11) Wem die stadt Strassburg ver- bolten wûrd, der mag ziehen in das bistum an was orl er will, und soll da- selbste samt den seinen, so lang das ziel weret, frey sitzen wie die edlen. — 12) Die underthanen des bistums sollen den bûrgern bâche n, mahlen und arbeiten ura ihre pfenninge. — 13) Die bischoffszoller auf den brûcken und thûrnen zu Strassburg sollen von wein, korn und anderen dingen nit mehr zoll nemmen als herkommen ist , und vor 20 oder 30 jahren brauchlich gewesen ist. — 14) Der bischoff soll weder zu wasser noch land kein neuen zoll auf die burger zu Strassburg und ibr gut machen, da er es auch gethan, sollen solche zôlle abesinn. — 15) Aile geistliche und welt- licbe gerichte des bischoffs sollen in Strassburg bleiben ewiglich, als bisber gewesen sind ohn gewerde. — 16) Und soll endtlichen der bischoff die Stadt lassen bey der pfaffheit als herkommen. Zum vierten sagt die Stadt widerum dem bischoff und capitul zu: l)Dass die tumherren und ihre gûter anders nit als mit gericht angegriffen. 2) Den tumherren, um zehenden, seelgeret und zins von geistlichen pfrûnden, durch keinen rathsbotten auf die Pfalz gebotten. — 3) Auch kein weltlich gericht in ihre hôff gesetzt werden solle. — 4) Die tum- herren môgen abthunan den 5 leyenpfrûnd mit willen der pfrûndener. — 5) Was den tumherren wachst von eigen oder pfrûnden , es seye wein, korn oder andere ding das in Bruderhoff gehet oder in andere ihre hôff, davon sollen sie keinen zoll geben als gewonlich ist, ohne geverdeundsie nicht — 6) Und schlieslich soll der schaffner des Bruderhoffs pferde ge- meiner Stadt halben zu haltcn erlassen sein. Diser vertrag und ailes was darinnen begriffen, zugesagt und versprochen worden, soll also bleiben jetz und kûnftig, und stel und recht gehalten werden ewiglich. Ist der brief datirt samstags vor Nicolai a°. 1395, und besigelt mit dem grossen insigelen des bischoffs, des tumcapitels und der stadt Strassburg. (Fernerer Vergleich.) Eodem anno freylag nach Martini hat der bischoff der Stadt einen revers geben des inhalts, ob er schon versprochen hie oben § 14 keinen neuen zoll zu heischen von den burgern zu Strassburg, so hab im doch die Stadt (damit er den verein desto bass geloben môge) gegônnet, von Martini vergang. 2 jahr nach einander von den ihrigen pfundzoll zu nemmen, von deme so sie in des bistums stâdten, marken oder gerichten kauffen und nichts anders , ohne gewehrde doch ausgeschaiden ihre gewâchs und gùlten davon sie nichts geben sollen; Digitized by Google - 133 — disen gegônten pfundzoll solle und wolle er nun langer nit nebmen als obermelte zwey jahr durch, ohne gewehrde. Eodem anno haben sich bischoff Wilhelm, die stadt Strassburg und die stâtte in der landvogtey Hagenau eines landvereins mit einander ver- glichen, darinnen jeder theil auf zehen gleven angescblagen auf 5 jahr, welche a0. 1398 dienslag vor Georgii widerum ura fûnf jahr erlangert worden. NB. Auf obigem vertrag hat es mit disera unruhigen bischoff noch 10 andere nach und nach geben, und a0. 1436 den letsten. — Msc. Schn. 2942. Basel und Strassburg verbinden sich auf 3 jahr lang zusammen, 1396 ihrer burger leib und gut vor unbillichem gewalt zu beschirmen, aile krieg vorbehalten. — Basler Cron., fol. 200. — Sp. n° 1799. *2943. (Grosser Wind.) — ... der obgemeldete wind war so starck Fo1 12& auf dem ebenen land, dass er heuser und scheuren umwarff und beum 1397 aus der wurzel herauss riss, und das thùrnlein im Munster da das vesper- glôcklein, bewegte. — Pp. Schn. ♦2944. (Grosser BrandL) — Brand um Valentin in der nacht. — Sp. n<> 1801. — Ibid. ♦2945. (Stiftsherren zum A. S. Peter.) — Dieselben geistlichen (die Fol. 126* stifltherren zura Alten S. Peter) kamen wie hievorn gemeldet a0. 1390 gehn 1398 Strassburg und interimsweise ûbten sie ihr geistliche exercitien in der pfarrkirch zum Alten S. Peter, dises jahr aber verglichen sie sich mit demselben pfarrer und kirchspiel folgenden ténors: cWir Peter von Epfig probst, Heinrich Schoffner dechant, und das ganze capitul gemeinlich des neuen Stiftts zum Alten S. Peter und S. Michael , thun kund allen denen die disen brief ansehend, lesend oder hôrend lesen: Als unser Stifil vor- genant von der stadt Reinau, Strasb. bistumbes aus S. Michaelis kirch ge- zogen ist, und verandert neulichen in die stadt Strasburg in die pfarr- kirch zum Alten S. Peter, und uns guetlich und einmûtiglich die unterthanen derselben pfarrkirchen entpfangen, und darzue das werck derselben kirchen mit seinen zinsen, eygenschaften , guetern, gûlten, gefellen, pflege und allen seinen rechten aus ihren handen ewiglich uns und unsern noch- fahren gelassen und gegeben haben: darumb seind wir mit den pflegern desselben wercks und den erbarn pfarrleuthen ûberkommen und haben uns versprochen und versprechen auch mit disem brief fur uns und unsere nachkommende inné dem genanten stifft gegen denselben pfarr- leuten, die nun seind und hernach werdent inné der ehegenannten pfarr S* Digitized by Google - 134 - ewiglichen, sie und ire nochkommende bey ihren alten rechten die sie von aller her von und inné derselben pfarren gehabt und gehalten haben, zu baltende und zu handhabende, des wercks getreulichen zu vorstehen, und ihnen ihre alte rechten und alte guten gewonheilen zu halten, also die hernacb beschriben sind. Zum 1) mitt den glocken todten zu leuten die inné der pfarr sein gesessen inné dem alten lohn: von einem alten menschen 4 Strassburger pfenning> und von einem kind einen pfenning. Item mit dem begrabende von einem alten menschen, ein grab mit seinem sack, 4 p *$ Strasburger, ohne sack 3 p und von kindern nach ihrem alter : so sollen wir und unsere nachkommende bescheidenlich nemmen von einer todtengruben der genanten pfarrkirchen, das keine klag von armen lûten inné der pfarr entstehen, und halten nach dem das ein leûtpriester derselben pfarr vorhien genommen hat von einer todteagrube, von eins alten menschen begrabende 4 strasb. pfenninge, von eines kinds begra- bende 2 4\ wir und unsere nachkommende sollen auch allen ihre zeit die beschriben seind begahn mit unseren vigilien und seelmessen, ûber die grâber gehn und liechter auf die grâber legen, als das harkommen und beschriben ist inné dem seelbuch und auch inné etlichen beschribenen briefen die hinder uns gegenwartig seind und bleiben sollent ewiglich; auch sollent wir und unsere nachkommende und der dem dis werck von uns entpfohlen wûrd, einnehmen, heischen und entpfahen aile zins, pfen- ninge, gûlt, frùchten, opfer und nutzen desselbigen wercks; dawider sollen wir besorgen und versehen die kirch mit gut oli und wachs, einem leût- priester als das unzher ist beschehen von dem werck, und sollent auch die kirch und das werck innwendig und auswendig und ane den glocken mit dem altar, buechern, messgewand, kelch und anderen gezierden und zugehôren in guten ehren, besserung und baue halten und ohne ihren bietten besseren, das vorenlz auch aus des wercks guet beschehen ist; Item wir sollent auch jedlichem richten aile renten, praecarien und zins, die auf dem werck stehen und verbrieft seind; darzu seind wir ûber- kommen mit ehegenanten pfarrleuten fur uns und unsere nachkommende, das 4 mann die sie nun zumal aus innen gekosen hant, die seind Walther Betschelin unsers herren des bischoves notarius ahne seinem geistlichen gericht, Peter Rûheler ein gerber, Claus Bùchinger ein weber, und Jo- hannes von Seltz ein Schneider von Strassburg, aile jahr darbey sitzen sollend und verhôren so die den wir oder unsere nachkommende das werck der kirchen entpfohlen haben, rechnung thun von einnemmende und ausgebende des wercks guet, und als dick eines under den vieren abgeht, so sollen die ûbrigen 3 mann einen andern ahne des abgangenen Digitized by Google — 135 - statt kiesen auss den pfarrleuten , die bey der rechnung des wercks guet sitzende zum jahr, und diser vorgeschribene diene zu einer ewigen zeug- nûs und urkund, so haben wir des Dechauts und Capituls obgenanl insigel gebenckt an disen brief , der geben ist zu Strasburg auf zinslag S. Lau- rentii des martyrers tag ira jahre als man zalt nach Gottes geburt 1398. — Pp. Schn. (Le volume se termine à Tannée 1399. — Note de M. L. Schn.) Digitized by Google TOMUS II. Fol. 6b *2946. Munster gebessert. — Und weil der Mûnsterbau auswendig zur 1401 perfection kam in diesem seculo, so wurde es inwendig nach und nach, vornemlich aber in dem chor, mit bildern , gemâlden und anderm herr- lich gezieret, davon das mùnsterbûchlein guten theils bericht, welches ein extract eines alten protocolli auf Unserer L. Fr. haus, das Ordnungs- buch titulirt. — Pp. Schn. Fol. 7* *2947. Trutziger ritler. — Dises schrieb ein ritter, Wilhelm Rottauer 1402 (Rottauwer) gênant, an die stadt Strassburg, sie solte sich mit ihm ver- gleichen weil sie ihme ein wappen nachfûhrte, ward ihm sabb.post Andreae geantwortet, die stadt Strassburg hette solches so lang ihr stadt stùnde ge- fûhrt, es mûsste aber er ritter und die seinigen sich nicht viel im krieg haben finden lassen, weil solches sonsten fàrsten und herren, ja jeder- mann im Reich, als die ihr panner offl im feld fliegen sehen, bekant. - Ibid. Fol. 13* *2948. Freydeneck verstôrt. — In disem jahr widersagt der stadt Strass- 1408 burg Bechtenhanns von Wildsperg; die zogen deswegen fur Freudeneck, ein raubschloss hinder Wasslenheim gelegen, mit 50 gleven, 24 schûtzen und ûber 60 raaurer und zimmerleut mit zeug zu velsenhëusern gehôrig, wurde die veste aufgeben, die undergruben und sprengten sie montags nach Martini, waren nur 6 mann darauf, davon liess der besitzer seinen unelichen bruder und einen verwandten aufhencken, dass sie sich so bald ergeben. — Sp. n° 1877. — Ibid. FoL 15* *2949. Johannsfeuer. — Geboten kein Singiht oder Johansfeuer zu machen bey 5# ^. Ist noch im bapsttum sonderlich in Lothringen an viel orten abends vigiliae Johannis breuchlich, das einige leute darum her dantzen und dmber hin und wider springen. Zu Paris ein sonderbare festivitet mit feuerwerck darinn katzen verborgen, gibt ein jâmerliche music, à la grève, — ingleichen a0. 1680 in Metz auch eingefûhrt (addition postérieure). — Ibid. Fol. 19* *2950. Mord in einer kirchen. — Ein Domher zu Alt S. Peter ersticht 1412 einen andern. — ClausBock, tumherr zum Alten S. Peter, ersticht h. Johann von Rotenburg, tumdechan in derselben kirche, mit eim dolchen. — Sp. n° 1896. - Ibid. Digitized by Google - 137 - 2951. Der 4* Schwôrbrief. — Dises jahr wurde der schwôrbrief um 1413 etwas geândert inhalts: Die ritter, der Rath, die knechte, die burger, die antwerk und gemeinde, beede rich und arm zu Strassburg setzen uff ein gemein gericht, Gott zu ehren und der stadt Strasburg zu nutz und zu frommen. 1) die 28 von den Antwerken ira Rat und der Ammanmeister sollen in den 8 tagen ehe der Rat abegot einen Ammeister kiesen der ein antwerks- mann ist, der nit lenger als ein jahr Ammeister sey, stirbt er oder er- kranket, einen anderen, und soll man darum nicht anderwerts vor dem Munster schwôren. — 2) Darnach soll der Rat gemeinlich 4 erber unver- sprochen mann zu 4 Meistern kiesen von rittern, knechten, burgern oder antwerken, deren jedem i/i jahr Meister sein soll, nicht langer. — 3) Ein Rat soll auch in den 8 tagen ehe er abegot einen andern Rat kiesen von rittern, knechten 11, von burgern 17 und von antwerken 28. — 4) Die edelen verschworen die chur. — 5) Wann ein buob 18 jahr ait ist, soll er an den brief schwôren. — 6) Der Ammeister, sonst niemand, soll heissen die mordglock lâuten. — Datum samstag nach Erhardi a0. 1399 under der Stadt und noch 53 insigeln. Subscripsit Wernherus Spatzinger protonota- rius C. Argent. — Ist die ammeisterwahl zwar der jahr acht halben noch frey, aber je zu zeiten zu 6, 7 oder8jahrennachverschliessungdesersten amts einer widerum erwôhlet worden. — Herzog, p. 70, ad an. 1416. (Schwôrbriefe. Der 1« 1334. - 2« 1349. — 3M371. — 4e 1381. — 5e 1396. — Titre constitutif du conseil des XIII. 1448 —1487 règlement concernant les membres du Magistrat appelé XXI et l'assemblée générale de tout le Magistrat sous le nom de Sénat & XXI. Dernière charte de 1482.) — Note de M. L Schn. — Cfr. Hegel, op. cit., p. 932 sqq. — Ici se termine le Msc. Schn. 2952. (Wohlfeiles Jahr.) — Anno 1414, als kaiser Sigmund in Strass- 1414 burg war, war es wieder so wohlfeil dass fur jede person an der kaiser- lichen tafel nur 6 pfenn. und an dem gemeinen tisch 4 pfenning bezahlt wurden. — Friese, Hist. Merk. p. 159. 2953. (Kaiserl Vestungen.) — Es begehrte der bischoffzu der zeit die Fo1- 25> Stadt sollt ihrer M. seine inhabende vestungen Bemstein, Epfig, Mutzig *^*' wieder einraumen, so geschehen, wesswegen der kayser der Stadt ein pergamein versîegelte urkund ertheilL — Pp. Str. 2954. Excommunicationsbrief des Concilium von Constanz wider etliche bûrger der pfarrey zum Allen S. Peter in Strassburg unterwùrfig. 9. kaLjulii. — Strobel, Alt. S. Peter, p. 10. Digitized by Google - 138 - 2955. Gespenstererscheinung. — Es starb h. Johann von Westhausen ein ritter, und als viel herren und burger zum Hohensteg bey einander zu nacht assen, kam sein geist zu ihnen geritlen auf einer geiss, angstete sie das ihrer 22 krank wurden, und 8 davon des andern tags sturben. — Sp. no 1943. — Pp. Schn. Foi. 26a 2956. Der Kaiser in des von Endingen hoff. — En marge: jetzt Mar- 1418 gravenhoff und dabey gelegenen Blânckleins, jetzt Johann Wenckers aber neu gebauen, behausung. — Sp. n° 1949. — Ibid. Fol. 29b 2957. Baumeisler. — Dises bauete Mr. Matheus des werckraeisters 1421 u. Fr. werck sohn, das Munster zu Bern. Wie Stettler. (Mattheus von Ensingen, Sohn Ulrichs von Ensingen. — Noie de M. Schn.) — Ibid. Tom. I 2958. (Sterben.) — Anno Christi 1426 ist wider ein sterben kommen Fol. H3b dass in diessem jahr mehrerleyls junge leute, bis die 15000 menschen 1426 gestorben. Desswegen die grosse glocke von dem vielen leuten zersprungen ist. — Sp. n° 1997. — Ibid. Tom. il 2959. Grosse glock. — Es zerbrach von vielem leuten des Heiligen Fol. 37 Geistes glock, die ward von meister Hans Gremppen widerum gegossen, 1427 wurde viel silber, gold und ander kôstlich metall aus andacht in den ofTen geworfen, wigt 100 centner, costet ûber den alten zeug 1300 R. — Sp. n° 1997. — Ibid. Fol. 68« 2960. Prediger bauen. — Zu Strassburg wurde der Predigermônch chor 1445 Zu bauen angefangen. (Erreur de Wencker. Le chœur est du quatorzième siècle. Il fut commencé en 1308 et terminé en 1345. Wencker lui-même le marque ainsi Tom. I ad ann. 1308. — Note de M. Schn.) — Ibid. Fol. 74a 2961. Munster. — Dises jar wurde der bau des Munsters zuendegebracht. 1449 (Abweichend von der allgemeinen Angabe. — Note de M. Schn.) — Ibid. Tom. i (Werckmeister stirbt.) — Es starb zu Strassburg meister Hans Hûllz von Fol. 7a Colin, der werckmeister welcher das Munster bis an den helm aufgefûhrt, die ûbrige stein blieben also gehauen etliche jahr liegen, bis man wide- rum einen tùchtigen werckmeister bekommen môchte. — (Nach Schadaeus Tom u uncl Specklin. — Note de M. Schn.) — Pp. Schn. Fol. 76- 2962. Bapst gibt auch freyheiten. — Item 201 g. 4 p *} hat mr. Hein- 1451 rich der Barfûsser selbander mit 2 pferden verzehrt als er zum bapst gesant wart um bestetigung der stadt Strassburg freyheiten, sonderlich 3 richter zu erwerben wider die westfalische gericht. — Ibid. 2963. (Romfahrt.) —Wencker dans la chronique T. II, p. II fol. 76a, donne le détail des préparatifs faits à Strasbourg pour accompagner Fré- Digitized by I - 139 — déric El dans son expédition à Rome en 1451; il nomme ceux qui en ont fait partie. Leur absence fut de vingt-neuf semaines, et il en coûta con- sidérablement à la ville. — Herrmann I, p. 146. 2964. (Papiermùhle.) — A0. 1451 wird eine papiermûhle aufge- richtet unterhalb der pferrei St. Helenae ausser der Stadt (am Wacken?) durch Wilhelm de monte albo. — Pp. Rh. 2965. (UUimum Vale.) — E. E. Rath zu Strassburg machte verschie- 1451—1458 dene verordnungen um diesem span einhalt zu thun, unter andern ward der predigtstuhl aus dem Munster gethan, weil man vernommen dass fremde pfaffen gen Strassburg kommen wùrden die etwas verbringen sollten das der Stadt zu unglimpf gereichen wûrde. — Résumé Rh. 2966. Aenderung in kleidung. (Kleidertrachten.) — Domalen fieng Fol. 77» man zu Strassburg an lange schnabel an die schue zu raachen, auch kurze 1^52 kleine màntelein und kleine gugelhûte die man mit nestlen zu sammen band, zu tragen, auch kurze wammes und lange hosen, auch trugen die frauen lange kleider und schleyer und kôstliche guldene gûrtel. — Cfr. Sp. n° 2106. — Pp. Schn. 2967. Taufstein bey S. Lorentzen (im Munster). — Feria quaria post FoL 79» Calharinœ wardt der tauffstein zu S. Lorentzen im Munster gesetzt, doch 1453 cum protestations ex parte der Stadt und der pfleger Unser Frawen wercks, weil S. Lorentzen ein pfarr: dass mans fur kein schuldigkeit ausdeuten wolte; bekandtens coram notario h. Hans von Ochsenstein tumprobst, h. Hans von Helffenstein dechant, h. Friderich von Leiningen scholaster, h. Georg von Geroltzeck sânger, h. Conrad von Busnang portner, h. Ludwig von Bitsch custos, h. Wilhelm von Helfienstein cammerer und h. Niclaus von Leiningen. — Kl. M. Chr. n° 33. — Sp. n° 2102—2105. (Randglosse von der hand des Sohns W.: war im vorigen jahr von dem werckmeister Jost von Worras angefangen und anno 1454 sarat dem grembs darumd vollbracht Vide Chr. msc in-4° To. I. fol. 147.) — Pp. Schn. 2968. (Alt S. Peter. — Chor gebauet.) — In disem ist das chor zum Fol. 8f Allen S. Peter zu bauen angefangen. — B. n° 179. 1455 Der neue chor zum Alten S. Peter absolviert. Gostet 2700 gl. — Fol. 89»» Sp. n° 2114. — Ibid. 1458 2969. (Ketzer verbrannt.) — Feria 2a ante Dominicam Laeiare wùr- den auf dem Rossmarckt zu Strassburg mit besondern ceremonien drei Personen, Friedrich Reissener und Anna Weylerin zum Feuer con- demnirt, hernach im Bruch verbrannt, aber die dritte Margreth Wiltter Digitized by Google - 140 ~ pardoniert, nachdem sie ihre bôhmische ketzerey abgeschworen. — Résumé Rh. Fol. 90» 2970. (Munster reparirt. — Neues gewôlbe im Munster.) — Nachdem 1459 die gewôlber im Munster in der kirchen etwas bresthaft waren, hube man das ganze dachwerck ab, und macht ein ganz neuen dachstuel, und be- deckt die kirch mit bley; hernach wôlbete mans von neuem, man arbeitete 10 jahr daran. (Presque mot à mot dans Sp. n° 2115.) — Pp. Schn. Fol. 95* 2971. Canzley. — Dises die neue canzley vollendet mit dem kôst- 1464 lichen portai an welchem h. Jocobs von Liechtenberg und Barbarae seiner concubin bildnûss in stein gehauen, auch der gang oder schweb- bogen gegen der Pfalz; wurden viel burgerheuser abgebrochen, aber bezahlt. — En marge: Schad^eus, 1463. — Ibid. Fol. 100 2972. Der burgundische Krieg. — 1469, le 9 mai, Sigismond cède à Charles de Bourgogne, par la convention de Saint-Omer, ses domaines de la Haute-Alsace. — Bussierre, H. de la ligue contre Charlesle-Téméraire. Fol. toi Hagenbach enlève aux Slrasbourgeois le château d'Ortenberg et le val de Ville. — (Cfr. Trausch, n° 2614 sqq.) Fol. loi» 2973. (Vmgelt.) — Domalén wurde das umgelt geandert, und gesetzt 1470 (jass ein wQrt soit geben vom ohmen 1 sch. 4 und ein anderer burger 6 ^. — Pp. Schn. Foi. I03b 2974. (Strassburg macht edelleute.) — c Pendant quelque temps la 1471 ville s'arrogea le droit de créer des nobles. En 1471 l'assemblée générale des échevins décréta que tout homme probe qui aurait reçu de ses parents honneur et biens, et dont le père et le grand-père aurait fourni en raison de ses biens un étalon ou un cheval, et qui voudrait devenir constoffler .... pourrait en former la demande aux sénat et XXI; que si sa demande était trouvée admissible, elle devait être renvoyée par devant l'assemblée des échevins, et que si elle était accueillie, il aurait à s'arranger avec l'une des deux curies (Haute-Montée ou Meule) à l'effet d'y acquérir son admission pour la somme de cinq livres pfennings et non au-delà, sous peine de cinquante livres pf. contre chaque partie. Quand l'admission à Tune de ces curies éprouvait des difficultés par l'opposition d'un seul membre de la curie, le nouveau noble n'était pas élu au Magistrat. Aussi cette création de nouveaux nobles ne subsista pas longtemps, le Magistrat fit même prier ceux qui avaient été créés de retournera leurs anciennes tribus plébéiennes; ils n'obtempérèrent pas, et l'affaire en resta là. Digitized by Google - 141 — A cetle occasion Wencker examine si les villes impériales sont en droit d'accorder la noblesse. Il penche pour l'affirmative à l'égard des grandes villes libres où les nobles font partie du gouvernement; à l'appui de cette opinion, il cite la ville de Gênes, même celle d'Augsbourg, comme cela appert, dit-il, des lettres de celle ville à l'empereur, du 12 août 1628. 11 ajoute que ce sont là les burger desquels il est fait mention dans les chartes constitutionnelles, après les chevaliers et écuyers.» — Herr- mann, I, p. 148. Mehr neue Edelleute. — Ferner seind von disem oder nechst folgenden Fol. *04 jahren edel worden. . . . (der letzte :) Peter Missebach. — Pp. Schn. 1472 2975. (Beginen.) - Cfr. n° 1394. 1473 2976. (Der burgundische Krieg.) — Frédéric III à Strasbourg et reçoit Fol. 105 les présents d'usage. — Strasbourg lui refuse le serment. — Il emprunte de l'argent que l'on savait bien être perdu. — Buss., op. cit. Le duc de Bourgogne se dirige vers l'Alsace. L'évêque de Strasbourg Fol. I05b et les villes resserrent leur alliance. — Excès commis par les Bourgui- gnons. « On eût dit des troupes ennemies auxquelles on aurait permis le pillage de la contrée. » Assemblée de Constance en vue de former une ligue contre les Bour- 1474 guignons (25 mars). Sigismond envoie deux hérauts au duc de Bourgogne pour lui offrir le rachat de la Haute-Alsace. — Réponse de Charles. — Procès et mort de Fol. 106 Hagenbach. — Etienne de Hagenbach capitule à Héricourt. Négociations entre Frédéric et les envoyés de Louis XI devant Neuss. 2977. (Grosse Theurung.) — Anno 1478, 79, 80, 81 und 82 war grosse theurung; ein fûrtel waitzen galt 2 fl.; aber im jahr 1483 liess sie nach; 1 fûrtel waitzen galt 5 schilling, korn 3 schilling, 6 pfenning, 1 ohmen wein 15 pfenning. — Friesé, Hist. Merkw.y p. 163. 2978. (Der burgundische Krieg.) — Précautions prises à Strasbourg Fol. 107 en vue du siège. Couvents démolis. ^75 Capétien oeffentliche und in privatheusern ûber 180. — Pp. Schn. Klosterfrauen kommen in die Stadt. — .... soriderlich auch aile ge- schriebene Strassburger Chronicken und darunder auch eine also : Don- restag nach S. Veltinstag, do fierl man die frauen zu den Reuern in den hof den sie kauftt hant, und fûrten mit ihnen das heilig sacrament, und gieng man in procession noch untz in U. Fr. huss. — Ibid. Digitized by Google — 142 — Départ des Strasbourgeois pour Neuss. Cinq cents fantassins s'em- barquent sur le Rhin dans huit grands bateaux le lundi de Pâques. La cavalerie était partie par terre le mardi de la semaine sainte. — Comman- dants du contingent. — Approvisionnement des troupes. Fol. I07b Strasbourg a 1800 hommes dans l'armée du Sundgau. Fol. 108 René est rejoint à Pont-à-Mousson par 6000 hommes et un train d'ar- tillerie envoyé par les villes d'Alsace. Adam Sporn commande les Stras- bourgeois, Jean de Housse (Housen?) ceux de Colmar, Antoine de Falken- stein ceux de Schlestadt. 1476 Prise de Granson. — Massacre de la garnison. — Bataille de Granson. — Pillage du camp. Avant l'expédition de Nancy, René promet 40000 (1. aux Suisses. Fol. I08b Le comte Osswald de Thierstein rassemble les forces de la Haute- Alsace (avant la bataille de Morat). — Défaite et fuite de Charles. — Bannières conquises par les Strasbourgeois. René, appelé par les gens d'Épinal, reçoit des Strasbourgeois un ren- fort de 500 cavaliers. — Prise de Nancy par René. 1477 L'armée de René devant Nancy compte 300 archers et 500 cavaliers Strasbourgeois commandés par Guillaume Herther; les troupes des villes de la Haute-Alsace, commandées par Herrmann d'Eptingen et d'autres troupes de la Haute- Alsace sous les ordres du lieutenant impérial, Guil- laume de Ribeaupierre. Après la bataille de Nancy, à quatre lieues de pays, on ne trouvait que gens morts. — Funérailles de Charles. — Êpitaphe strasbourgeoise de Charles. — Buss., op. cit. Fol. m» 2979. Reuerinnen. — Den 20 januarii wurde auf das abgebrochenen 1478 Blencklinshoffstatt in der Utengass an der Reuerin neu kloster der erst stein gelegt von 3 iheologis, D. Johann Keysersperger, Paul Munlhart probst zum Jungen S. Peter, und Mr. Engelin von Braunschweig. Dises ist under bischoff Ruprechten und graf Johann von Hellfenslein tumde- chant, die predicatur im Munster aufgericht und von h. Peter Schotten ùber 700 goldgulden darzu gestifft, und Dr. Keysersperger, der erst pre- diger daselbst, hats in 30 jahr versehen. — Sp. n° 2143. — Pp. Schn. Fol. iub 2980. Liechlenberg stirbt ans. — Den 12 januarii starb zu Ingweiler 1480 herr Jacob der letzte der graven von Liechtenberg (alias: des stamms); Bernh. Hertzog schreibt dass er burger zu Strassburg gewesen, so glaub- lich dieweil im, wiewol er ofil da gewohnt, kein begangnûs im naroen der Stadt gehalten worden: der bischoff nam das land zum theil ein, und Digitized by Google — 143 — mustens die erben zu lehen empfangen, so zuvor eigen gewesen, wan Hertzog recht bericht. L. 5, f. 36. Dises herren und Barbara seiner concubin bildnûsse seind von dem werckmeister welcher das erste stûck der Cantzley gebauen, ùber der thûr da man vom hoff fur die audienzstub gehet, in stein gehauen ins portai gesetzt worden, bleibt der bericht von denen die sie bede gekennet noch ûbrig dass sie den lebenden wol verglichen. — Sp. n° 2148. — Pp. Schn. 2981. Ablass. — A0. 1480 halle der bapst einen grossen ablass in Fol. H5b das closter zu den Reuerin geschenckt, damit sie vom opfer bauen kônten; wurde uff samslag post Reminiscere aus dem Munster durch ein generalprocession {ut terminus) dahin gefertiget; uff 8 tag lang wurden ausslàndische wider aile schuldenforderungen so lang derselb weret und 2 tage hernach gefreyeU — Ibid. 2982. Zahl der zûnffte gemindert. — Zûnffte zu Strassburg aber ge- Fo1- ! isb ringert wegen abgang der mannschafft. — 4 zûnffte zu andern eingetheilt ^^82 worden. Die Schreiner, Trechsler und Hauszimmerleute zu den Wagenern; dise letztere beschwerten sich ihr panner zu quitliren, sagten hettens im stritt zu Hausbergen a0 1262 erobert, war die heyl. Jungfrau Maria mil dem kindlein Jesu. Aile 3 aber haben erhalten das alwegen drey von ihnen im zunfftgericht verpleiben. — Ibid. T 2983. (Thurn ara Steinstrasserthor neugemacht) — A0. 1485 {vel 81) Fol. 9* ward der thurn am Steinstrasserlhor, welchen das wasser 1480 umge- *485 worffen, wider gemacht raft dem grûnen dach, kostet -^- QT <«/. — Ibid. t m H 2984. Werckmeister nach Mayland begehrt. — Der herzog von M- i25b Mayland begehrt ein kôstlich kirch zu bauen, schrieb der Stadt um ein i486 kûnstlichen werckmeister. — Pp. Rh. et Schn. 2985. (Mùnsterbauten.) — Anno Christi 1486 wart der umgang des Foi. 139» chors im Munster gebauen, auch das chorgewôlb gemalt, wie dasselbe noch zu sehen, in was perfection die kunst damais war. — Kl. M. Ghr. n« 53. — Sp. n° 2158. — Pp. Schn. {Néue Canzel.) Anno 1486 hat auch herr Peter Schott der ammeister die schône canzel im Munster mehrenteils aus seinem eigenen gui machen lassen, h. D. Keysersberg zu ehren. — B. n° 188. — Ibid. Kirchengebeu. — Im Munster die ausgehauene cantzel durch Hans Hammer den werckmeister gemacht und aufgestellt. Item der umgang des chors und dasselbige chor gemalt. — KL M Chr. n° 54, 55. — Ibid. Digitized by Google — 144 — F>L m* 2986. Mûnslerknopf. — Das Marnbild obeo off dem Monter so do 50 1488 jahr gestanden, abgenommen und ein koopf dergegen hinaufgeseizt 1488. FoL % Dos Mariabild toq dem knopfe genummen and einen andern koopf auf- gesetzt — KL ÎL Chr. n" 56. — Sp. n" 2161. — Ppu Schn. FoL 12* 2987. y eue grosse or gel im Munster.) — Die gross orgel im Munster 1489 warde abg>bro«:h*n und erneutrt, ligt hoch 137stafflen;imgrossenwerck sind 1 234, im ruckwer ck 574, im brustpositiv 328, also in summa 2136 pfeif- fen. Die grôseste Est lang 27 sehuh, 9 zoll, bal im diametro 1 schuh 3 7i zoll, hait bis aufs labium 16 ohmen 14 massen; kostet ôber das was man daran zu gutem hotte ûber 1000 gulden. — Sp. n° 2162. — Pp. Scbn. FoL t39b Anno 1490 bat man die schône orgel im Munster macben bssen, 1490 so noch steher. - KL M. Chr. n* 58. — Ibid. 2988. Ausgeslorbene geschlechter.) — In disem 1400jârigen seculo toû geschlechtern ausgestorben : Ton edeleo : n° 6. die Missebach. (Peter Scheuch gênant Missebach 1446, 1447; 1427, 1438. — Gold- schmied — in den Malerstrenigkeiten. — Sole de M. Sera.; — Ibid. Uuter den ira 15. Jahrhondert abgestorbenen Ammeistergeschlechlern : n° 31. die Slateler. FoL ! *.;b 2989. Bon am Munster. — In Jisem jahr wurde das eoser gebeu auf der 1493 gredten an dem Munster gegen den FrohnhofiFmit dem MarienbOd, dem bise ho ff und den schnecken der 'den?} Llumen und dem gelânder gemacht, erneuert, und das tach mit bley gedeckL — KL M- Chr. n° 63. — Sp. n" 2170. — Ibid. FoL t8i* 2990. 5. Lorentzen. — Das portai be? S. Lorentzen am Munster 1494 angefangen, Iigt das fundameut 21 sehuch tieff, wurde ûber 10 jahr voll- endeL — Item das grosse uhrwerck auf dem Munster durch m. Hans Ton Barr. — KL M. Chr. n" 64, 65. — Sp. n" 2172. — Ibid. 2991. (Procession.) — A°. 1496 und 1511 hielt man eine procession wegen der bôsen blattern, die Franzosen genannt, die landsknechte hatten sie aus Italien nach Teutschland gebrachL — Pp. Rh. 1501 2992. Schoner allar. — Dises ward von m. Niclaus von Hagenau der kunstlioh altar von geschnittener holzarbeit gemacht auf dem fronaltar im chor im Munster, darauf man pflegt die bischôff zu setzen nach ihrer wahL Dessgleichen ûndet sich auch im chor zum Alten S. Peter. — Sp. u° 218 4. — Pp. Schn. Digitized by Google TOMUS III. {NB. Das sechzehnte Jahrhundert findet sich doppelt im Tom. II Abth. S und im Tom. III. — Note de M. Schn.) 2993. Schôner AUar. — Wardt am fronaltar im Munster darauf Fol. 4* man den bischoff pflegt zu setzen, von meister Niclaus von Hagenau 1501 die kûnstliche altartaffel von erhabener geschnittener arbeit gemacht (der zum Allen S. Peter gleicht ihra). — Sp. n° 2184 — Pp. Schn. 2994. Ermahnung DT. Keyserspergs. — Sub lilulo Dr. Johans Key- Fol. 4b serspergs artickel1 so er dem Rath zu Strassburg uberantwort hat, sich dornoch haben zu bessern und zu richlen, hat er anno 1501 vorRalh gelesen : 1. Den closlerfrauen soll man ir gut nicht sperren. 2. Closterlûten ihr erb frey lassen. 3. Den priestern in testamentsachen kein eintrag thun, weil geistliche frey. 4. Den laien zu testiren freyheit lassen, das widrige statut cassiren. 5. Auch gegen welllichen, so weits die keyserlichen rechten erlauben. 6. Wittwen durch bevôgtigung ihr gui hinzugeben nicht bindern. 7. Dem nachrichter an verbotenen spielen kein theil lassen. 8. Vom spilen aufs Ammeisterstuben nichts zum schleck anwenden. 9. Zechen und spilen auf den zunfftstuben abschaflen. 10. Fremde becken sollen erst nach der vesper feyl haben. 11. Kein gemeinschaft haben mit Unser Frauen gut. 12. Des Spitals einkommen den kranken frey reichlich mittheilen. 13. Spendeh in ordnungbringen, starcke betller und kinder abschaflen. 14. In den kirchen nichl schwetzen, der Ammeisler kein gescheflt aida verrichten. 15. Den kirchen ihre freyheit lassen, niemand heraus nehmen. 16. Den missbrauch des Roraiïen im Munster abschaflen. 17. Geistlichen ihre pfrûndengefâll frey lassen, von zôllen etc. ferner reden. 1. Voir le texte dans Dacheux, Geiler de Kaiser sber g t et: Die aeltesten Schri/ten Gei- ler's, I. Abtheilung. B. XV. - (M.) 10 Digitized by Google — 146 — 18. Den todtschlag an fremden begangen, and jangfrauen schwechen hârter straffen. 19. Unbilliche statuta nicbt wollen mit gewalt behaubten. 20. Mit der schatzung durchgehende gleichheit halten. 21. Bey examinirung der gefangenen modération braachen. Schleisst dass ers niemand zur schmach, sondera aof begehren E. E. Raths gestelt, woll sich in Gotteswort erfahrenen meinang gern under- geben, ratbet was wider Gott ist abzuschaffen. Ist weitleofig mit aile- girung keyserlicher and geistlicher rechte. An allen orten deffendirt er dise and den bapst, aacb der kircben oder deren geystlichen freyfaeit wider die weltlichen. — Schséegass, Der Rohraffe. (A Isa lia, 1852.) 1505 2995. Wasslenheim gebessert. — Dises die 2 portai and thor an dem schloss Wasslenheim erbaaen. — Pp. Schn. 1506 2996. Bôler erfunden. — In Niderland warde das geschûtz so bôler gênant, erfunden, and deren ein master in das Strassburger zeoghaos gebracht — Sp. n° 2193. — Ibid. 1507 . 2997. € L'empereur Maximilien t* ... y résida (dans la commanderie / de Saint-Jean) à diverses reprises, depuis 1490 jusqu'en 1507.» — Quand l'empereur arriva à Strasbourg, le mercredi 21 février 1507, avec cinq cents chevaux, la ville lui fit hommage de douze tonneaux de vin, de cent rézaux d'avoine, de quatre bœufs et de cent poissons; sa fille, qui arriva le lendemain, reçut six tonneaux de vin, cinquante rézaux d'avoine et cinquante poissons. Outre quelques petits voyages à Haguenau, etc., et quelques parties de chasse qu'il fit dans notre province, son séjour se prolongea jusqu'au 21 avril suivant. — Comme on le pense bien, le séjour prolongé de ce prince dut coûter cher à l'ordre : t Sie beklagten sich deswegen Doctor Keisersberger und begehrten seinen rath wie der sach abzuhelfen, mit ermelden sie als arme brader wûrdens in die lange nit erschwingen môgen, darauf er sagt: hâttet ihr gebaut wie arme brader, so hâttet ihr dièse geste nicht; weil ihr aber gebaut wie fiirsten, ist auch billig dass ihr solche beherbergt.i — Piton, Str.UL, II, p. 103 — 4. Fol. I3b 2998. Mùnsterthore. — Und wurde die grosse Mûnsterthùr durch 1508 m. Hans Fomerantz den schraubenmacher renovirt, wie daran im môszin gestochen. — Pp. Schn. 2999. Mûnz erbauet und goldgulden gemùnzt. — Dises ward die ait der allen welche a0. 1507 abgebrochen, mit ihren uen, und fieng die Statt an vermôg keyserl. privilegii Digitized by Google - 147 — goldgulden zu mûnzen, mit der schrift: Urbem Virgo tuam serva. Andrerseits: Aureus urbis Argentinae nummus, — modo Christe pro Virgo. — Sp. n° 2195. — Pp. Schn. 3000. Ablass in Strassburg. — A0. 1509 predigte Geiler im Munster 1509 vom Ablass (auf Praesentatio Mariae); nach der Predigt giengen aile Stift und Orden mit Kreuz und Kerzen dem Ablass entgegen. Das Kâstlein wurde im Munster Nachts auf den Allar gestellt; zwo Stunden mit allen Glocken gelâutet. Der Ablass dauerte bis Sonlag Quasimodo 1510, und war fur die Teutschen Herren in Liefland gegen die Unglâubigen. — Pp.Rh. 3001. Processionen. — MA. 1511 8002. (PassionsspieL) — A0. 1512 nach Ostern wurde 3 Tage lang 1512 Passion gespielt am Rossmarckt und dann etliche Jahr condnuirt. A°. 1514 in den Osterfeyertagen wird die Passion agirt am Rossmarckt 1514 — Ibid. 3003. A°. 1514 gebot der Magistrat: Edle und andere Leute sollen nicht im Munster wâhrend der Mess spa- tzieren oder banthieren gehen. Procuratores etc. sollen allda nicht ihre Zusammenkûnfte und Geschàfte anstellen, dies gehôrt auf die Pfalz. Etliche Weiber setzen sich zuweilen auf die Staffeln des Altars und keh- ren demselben den Rùcken, dies soll abgeschaft sein. — Rés. Rh. 3004. (Mandat des Raths.) — A0. 1514 liess der Rath ein gedruckt Mandat anschlagen, worin befohlen : dass kûnftig niemand mehr soll in Unehe sitzen und sich in Zeit von 14 Tagen sollen von einander thun bey Strafe. Dass die Sponziererinnen an keinem andern ort als in der Fincken-, Klapper-, Graiber- (Glaren-) und Bicker-gass, wie vor Altem wohnen sollen. Dièse Dirnen dùrfen ihr Geschâfl in keinem Wirthshaus oderGasse aus- ûben. Die 2 Herrenknecht und 3 Thurnhùter sollen, wenn sie jemand in Unzucht Nachts auf der Gasse antreffen, sie in den Thurn legen. Wenn eine Frau von ihrem Mann zu einera andern sitzet soll sie, wann ers begehrt, entweder wieder zu ihm gehen oder aus der Stadt gewiesen werden. Die Zûnfte sollen Macht haben dass dies bezùglich ihren Zunftgenossen ausgefûhrl. — Pp. Rh. A°. 1471 war ein âhnliches Mandat ergangen, aber nicht in Druck ge- komraen. — Rés. Rh. Digitized by Google - 148 - 1515 3005. (Neuer Ablass in Strassburg gepredigt) — Grosser Ablass in Jung S. Peter fur die von den Tûrcken gefangenen. — Sp. n° 2207. — Pp. Rh. 1517 3006. (Hungersnoth.) — In diesem jahre eine grosse hungersnoth. — Sp. no 2217. _ Alsatia, 1868-72, p. 154. 3007. S. Veits tantz wundeiiiche chur. — Domain erhob sich ein tantzen von jungen und alten, die tanlzten tag und nacht, das man ihnen zu Strassburg der Zimmerleut- und Gerberstub gab, und sondere leute bestellet die genug mit ihnen tantzten. Etliche stûrben dran. Auf dem Rossmarck schlug man ein gerûst auf, liess sie bey trummel und pfeiffen tantzen, half aber ailes nicht. Man schickt viel auf wagen nach S. Veit zum hellensteg hinder Zabern, andre lieffen selbs dahin und fielen also dantzend vor dem bild nieder. Da machte dan ein priester ein mess ûber ihn , da- rauf gab man ihnen creuzlein und rothe schue daran oben und unden t mit chrisara gestrichen und mit weyhewasser in S. Viti nammen besprengt, half vilen und trug ein gross opfer, darum nent mans S. Vits tantz; kame vil leute 1518 an, denen mans fluchte, lieffaber auch viel schelmenwerck mit under, da mans anfieng aus Gottes wort zu widerlegen, liess ailes nach. — Sp. n° 2216. — Pp. Schn. 1518 3008. (Theurung.) — Nachdem schon drey Jahre hinter einander die Ernle und der Herbst missrathen und daher eine grosse Theurung ent- standen war .... ôfnete .(.der Magistrat) die reichen Vorrathskammern der Stadt .... Was die Stadt in zwey Jahren an Fremde, das Fiertel zu 18 Gulden verkaufte, soll, wie Wencker's Chronik versichert, 362962 Fier- tel ausgemacht haben. — Cfr. Sp. n° 2217. — Frîesé, H, S. 138. 3009. (Ablass.) — A0. 1518 brachte abermals ein Cardinal grossen Ablass nach Strassburg, logiert in der Probstei beym J. St. Peter, in welcher .... auch der Ablass verkauft mit grossen Zulauf, lag 4 Wochen allda, hatte bey sich 20 Reiter und 4 Wagen, vor jedem 4 Pferde und 8 Maul- esel, die trugen Briefe und Geld. — Rés. Rh. Fol. 23 3010. (Reformation.) — Les premiers écrits de Luther se répandent à Strasbourg. Ses thèses sont affichées à la porte de la cathédrale et de plusieurs églises. — Buss., ÉtabL, p. 53 et suiv. Fol. 25—26 3011. (Marienglocke.) — Elle fut fondue le 13 décembre, sur le Fron- 1519 hof même. Elle coûta 10000 fl. Elle avait onze pieds de diamètre, trente- six pieds et deux pouces de circonférence. Elle pesait seule 420 quintaux et avec son attirail 464. Elle ne fut suspendue que 18 mois plus tard, parce Digitized by Google - U9 - qu'il fallut construire une nouvelle charpente pour la soutenir, et agrandir la porte voisine de la chapelle Sainte-Catherine pour la faire entrer. On la sonna pour la première fois le 7 septembre 1521 aux vêpres de la Nativité et elle se fendit la même année le jour de Noël. — Buss., ibid. 3012. (Réformation.) — Les nouvelles doctrines continuent à se ré- Fol. 25 pandre. — Buss., ibid. 8013. (Mag. Philipp von Rumsperg predigt zum A. S. Peter.) — Petrus 1520 Philippi predigt 1520 evangelisch im Alt St. Peter, aber die Canonici schaffen ihn ab. Dies vermehrt sehr den Hass gegen die Geistlichen. — Rés. Rh. 3014. Diète de Worms. — Strasbourg y est représenté par Hans de Fol. 26 Bock, Conrad de Dunzenheim et Martin Herlin. — Luther arrive à Worms. 1521 Matthieu Zell prêche les nouvelles doctrines dans la grande chaire de la cathédrale. — Le grand-chapitre la fait fermer. — Chaire portative. — Buss., ibid. 3015. (Papst Hadrian schreibt an Strassburg.) — Schon 1522 schrieb 1522 P. Hadrian VI an den Strassb. Magistrat darùber dass man hier der lulhe- rischen Lehr anhànge , ketzerische Bûcher drucken lasse , verbreitet und gelesen werden , — und begehrt dass der Mag. wache dass nichts von der Art hier gedruckt, und dass die bereits ausgegangenen Bûcher nicht blos unterdrûckt, sondern auch verbrannt werden sollten; wenn dies nicht be- folgt werde, so verkûndigt er der Stadt Gottes schweren Zorn und Rache. — Sleidan., L. III, p. 78. Der Magistrat antwortete: Was die h. Schrift betreffe, darûber zu ur- theilen stehe den Gelehrten zu, ein ehrenwerther Rath sey bisher noch bey der allen Religion verharrt, es habe sich aber nun ûber 20 Jahre Dr. Keisersperger mit ihren Bischôffen Albrecht und Wilhelm und E. E. Rath beredet und berathschlagt wie den Sachen zu helfen, weil die Geist- lichen gar ein ârgerlich Leben fûhren, auch dero Gedancken genugsam angezeigt und geoffenbart, es wolle aber keine Reformation folgen. * Der card. Cheregati antwortet: Die Reformation gebùhre allein dem Pabst, der werde bald ein Concil in Teutschland berufen; indessen sol] man ailes Widrige verhûten. Sonsl wûrde Gott und der Pabst sie strafen mit dem Bann. — Sp. n° 2228. — Rés. Rh. Réponse du magislrat à la lettre du pape apportée par le nonce Chère- FoL 27 gati. — Buss., ibid. Digitized by Google - 150 - 4523 Die Schriften Luthers und seiner Anhanger werden zu Strassburg feil geboten. — Rh., Gesch. der Réf., I, S. 124. 3016. Almosen- Verwaltung. — Manche von den Verbesserungen die schon Geiler dringend gewûnscht wurden ersi zur Reformationszeit ein- gefûhrt A0. 1523 wurde durch einen Rathsbeschluss das Gassenbetteln abge- schaffl und dafûr in allen Kirchen Almosenstôcke angebracht. Auf Michaelis wurde im Kloster zu S. Marx fur Bûrger und andere ein geroein Almosen angerichtet aus den obigen Kirchenstôcken, bald aber auch aus andern Gefôllen, und zur Aufsicht neben einem Schaffner und Almosenknechten auch Herren des Raths, nachher aber auch andere ehr- bare Mânner aus den 7 Kirchspielen zu Pflegern, Assessoren und Exami- natoren theils beslandig, theils auf 2 Jahr beygeordnet Das Opfer das sonst auf den Altar gelegt worden, in den Kirchenstock geflossen. — B. n° 207. — Rés. Rh. FoL 28b 3017. (Polémique entre les catholiques et les novateurs.) — Le clergé catholique attaque les novateurs. — Le magistrat interdit les controverses en chaire. — Matthieu Zell et Capito demandent à être confrontés publi- quement avec leurs adversaires. — Leur demande n'a pas de suite. Mariage de Firn, curé de Saint-Thomas. — Sermon de Zell. — L'évêque demande que Firn et Butzer lui soient livrés. — On ne lui répond pas. — Le chapitre destitue Firn, qui résiste. — Le chapitre a recours au magis- trat et le prie de défendre à Firn de prêcher à Saint-Thomas. — Celui-ci continue. — L'évêque accuse Butzer près du magistrat — Apologie de Butzer. — Le magistrat le prend sous sa protection. — Zell et Butzer re- doublent de hardiesse. Fol. 29b Procédure contre Zell. — Son apologie. — Le grand-chapitre le des- titue. Gaspard Hedio, ancien prédicateur à Mayence, est nommé prédicateur à la cathédrale. — Il prêche les nouvelles doctrines. Foi 31 L'arameister Trachenfels est remplacé par Daniel Mueg, chaud partisan des idées nouvelles. — Murner, le gardien des Franciscains. — Buss., op. cit. 3018. {Gesandschaft nach Spanien.) — Da auf dem Reichstag zu Nûrenberg in Abwesenheit des Kaisers manches den Stâdlen Nachtheiliges beschlossen worden, schickten dièse eine Gesandschaft nach Spanien; von Strassburg war dabey Bernhard Wurmser, Stettmeister; den 6. August kamen sie zu Valladolid an, hatten gule Verrichtung. — Pp. Rh. Digitized by Google - 151 — Lorsque la ville de Strasbourg envoya une députation en Espagne auprès de Charles-Quint pour se disculper des accusations qui pesaient sur elle à cause de son attachement aux principes religieux que prêchait Luther, elle partit de cette ville le 18 mai et arriva à Valladolid le 6 août; il lui fallut donc 79 jours pour faire ce voyage. — Pp. P. 3019. (Mines de Sainte-Marie.) — Wencker dit dans sa Chron. msc, II, 32, que les mines de Sainte-Marie étaient si productives en 1523 que Ton en retira parfois par jour deux ou trois quintaux d'argent. — Ibid. 3020. (Mesures de Vévêque contre les prêtres mariés.) — Les prêtres Fol. 31*— 34*-- mariés sont cités à comparaître à Saverne, le 20 janvier 1524. — Ils se 4524 mettent sous la protection du magistrat, qui les reçoit bourgeois. — Buss. 3021. (Geistliche sollen Bùrger werden.) — Den 25sten Januar 1524 ward publicirt, aile Geistliche und Notarii sollen Bûrger werden auf fol- gende Lichtmess, die Domherren der Hohenstifls und was in Klôstern aus- genommen. Hiegegen protestirten etliche. Hierauf liess Capito ein Tractât in Druck ausgehen, wie man der Obrigkeit soll gehorsam seyn. Besonders Murner schrieb Schmàhschriften dagegen, die in seinem Kloster gedruckt wurden. Am Weihnachten 1524 gebot der Magistrat abennals dass aile Geist- liche sollten Bùrger werden; da wollten die Bûrger solche auch zùnftig baben. E. E. Rath (stellte ihnen vor) wenn dies geschâhe und sie auch Wachten thâten, musse man sie auch zu Schôffen- und Gerichtsstellen ge- brauchen. Indessen sollen sie nur zùnftig werden, Handtreu leisten, andere Auflagen tragen, aber der Wachten frey seyn. — Sp. n° 2252. (A0. 1525 16. Jan. ward das Gebot, dass die geistliche Bûrger werden in Monatsfrist oder in Tùrn gelegt werden [erneuert?].) — Rés. Rh. Capito écrit contre les ecclésiastiques qui refusent de se soumettre au décret du magistrat touchant le droit de bourgeoisie. — Pamphlet de Mur- ner contre les prêtres mariés. — Buss., op. cit. 3022. (Tumult.) — Auf Laetare hatten einige Barfûsser ohne Consens ihr Habit abgelegt und theils lange schwarze Rôcke, theils graue Studen- tenkappen angelegt, wie Luther gethan hatte. Die Predigermônche àrgerten sich darob und kamen dabey in Streit mit einem Bùrger den sie ûbel schlugen, es gab Lârm ; ûber 200 Bûrger liefen dazu vor das Kloster, und es zerstreut der Ammeister den Haufen wieder. - Cfr. B. n° 215. Auf Invocavit als Martin Butzer zur Abend predigte, fiengen die Pfaffen im Chor an zu singen mit heller Stimm, da gieng ein Schreiner, Strubel- Digitized by Google - 152 - hans genannt, hin und hiess sie schweigen. Ein Mônch antwortete wenn es ihm nicht gefalle, môge er nach Haus gehen. Dieser Schreiner fieng an mit einem Predigtstuhl auf den Mônch loszuschlagen. Der Mônch mit der Pfaffen Hûlfe verwundete den Schreiner; etliche hundert Bûrger liefen hierzu. Zum Gluck besânftigte der Ammeister beide Theile. 1m J. S. Peter wird Ablass gepredigt. Einige Muthwillige schûtten das Geld in den Almosenstock, nehmen das Kreuz weg. Im Munster verschliesst ein Schneider bey einer Procession die Thûr bey S. Lorentzen. — Rés. Rh. Émeute au sujet du couvent des Dominicains. — Tumulte à la cathédrale. — Strubelhans. — Buss., op. cil. 1524 / 3023. (Des Bischofs GeboL) — Auf Judica 1524 gebot der Bischof / allen Geistlichen in Zeit von 9 Tagen ihre verdâchtigen Mâgde von sich zu thun. — Rés. Rh. ^ 3024. (Deutsche Messe.) — Zinstags nach Jubilate sang Theobald Schwartz helffer zu S. Lorentzen die erste teutsche mess, das war dem volck sehr angenehm, darauf predigt er, reicht das sacrament in bederley gestalt und tâufte auch teutsch. Geschahe in der kruft under dem Chor, aber oben hielt mari latine mess. Hierauf fieng man an auch zu S. Aurelien und S. Martin das heil. sacra- ment in bederley gestalt zu reichen, theten das bildwerck ab und wurde bis auf die klôster ûberal reformirt, allein die chorrôck behielt man beym gottesdienst, doch giengen noch S. Aurelien grosse wallfahrten. — B. n« 211. — Sp. n° 2339. — Pp. Schn. Theobald Schwarz dit la première messe allemande. — Changements introduits dans les cérémonies du culte. — Réponse hautaine du magistrat aux réclamations de Guillaume de Honstein. — Buss., op. cil 3025. Kreuzgang der dôrfer eingesteU. — In der Pfingstwochen kamen nur 2 dorfTschaflten mit kreuzen gehn Strassburg, deren sonsten gar viel dahin kommen. — Pp. Schn. 3026. (Sliftherren ziehen ans der Stadl.) — A0. 1524 sind mehrere Stifftsherren von S. Thomae und Alt S. Peter entwichen, und haben Man- ches mitgenommen; etliche aber wurden verhaflet; die Abwesenden erregten scharfe Processe die bis 1529 gedauert, wo sie ausgeglichen. — Sp. n« 2244. — Rés. Rh. Fol. 32 Mesures prises par le magistrat: inventaire des biens des couvents, chapitres et églises. — Le désordre se met dans les couvents. Digitized by Google - 153 - L'évêque excommunie les prêtres mariés et les religieux qui ont quitté leurs couvents. Tumulte à l'occasion de la procession de Saint-Marc. — L'auteur est puni par le magistrat. Destruction des autels, tableaux, etc., dans plusieurs églises. — Les jar- diniers ouvrent la tombe de Sainte-Aurélie. Troubles dans la paroisse de Saint-Pierre-le-Vieux. — Menaces profé- Foi. 33 rées contre les membres du chapitre, qui s'éloignent. — Trois vicaires seuls restent Troubles à propos d'un écrit de Conrad Treger, provincial des Augus- tins. — Intervention du magistrat Une partie des paroissiens de Saint-Pierre-le-Vieux demandent un curé Fol. 34 protestant. — Buss., op. cit. 3027. Mùnch heurathen. — Domalen giengen aus den Klôstern und verheuratheten sich: h. Mathaeus Greiter ein guter musicus, und Egenolff Dachstein, vicarius zu S. Thoman und organist im Munster, der wurde von U. Fr. haus underhalten, dise zwei haben zuerst etliche psalmen ins teutsch zum gesang eingerichtet. — B. n° 210. — Pp. Schn. 3028. ( Verwirrung.) — In diesem Jahr war grosse Verwirrung, der Eine wolte seine Kinder teutsch, der Ander latein getauft haben. — Rés.Rh. 8029. (Censur.) — Um dem Umfug mit den Schmâhschriften ein Ende zu machen sollte von nun an niemand was drucken lassen, ehe es auf der Canzley examinirt oder von E. E. Rath erlaubt, und soll der Drucker sei- nen Namen beysetzen bey Leibesstrafe. Es sollen auch sogenannte Druckerherren eingesetzt werden aus den XIII und XXI welchen die Censur anbefohlen. D. L. (Die Lehrer?) der schulen, es sey geistlich oder weltlich, geben nichts in die Censur. Den 12 Sept 1524 verbot der Mag. abermals aile heftigen Schriften. Item 5 Januar 1526 und ôfters. — Ibid. 3030. Le magistrat renouvelle le décret qui enjoint aux ecclésiastiques Fol. 36 de se faire recevoir bourgeois, 28 janvier. 1525 Arrestation de plusieurs chanoines. — Les chapitres s'adressent à la chambre impériale d'Esslingen. — Les prédicants luthériens y envoient une apologie signée par Butzer et neuf autres. — Le magistrat défend de dire plus d'une messe par jour dans chacune des quatre collégiales. Le magistrat renouvelle le décret qui permet aux religieux et religieuses de quitter leurs couvents. — Beaucoup en profitent. Digitized by Google - 154 - Fol. 36b Oii défend aux religieux restés dans les couvents d'administrer les sacre- ments ou de célébrer des messes en secret — On interdit les cérémonies du dimanche des Rameaux, de la Semaine-Sainte et de la fête de Pâques dans toutes les églises et couvents. — Buss., op. ciL Fol. 36« 3031. Das Munster ausgeraumt. — Auf Liechtmess wurde das kûnst- 1525 lich traurig Marienbild, samt creuz, ampellen, &&, aus dem Munster ge- than, und verbotten des tags mehr als 4 messen zu halten, bey jedem Stifft eine, Sec. — Sp. n° 2271. (La date de Wencker n'est pas exacte. Note de M. Schn.) — Pp. Schn. Den 2. Februar, auf Liechtmess, wird das Marienbild sampt Kreuzen und Kertzen aus dem Munster gethan, und verboten des Tags mehr als 4 Mes- sen zu lesen, in jedem Stift eine; Mônchen und Nonnen erlaubt aus dem Kloster zu gehen, zu heyrathen, weltliche Kleider anzulegen; etlichen gab man Pensionen leb en slang, andere lernten Handwerker; man zog auch den Spendpfennig ein. Sabbato vor Reminiscere ward verbotten Bilder aus den Kirchen zu Ihun ohne Vorwissen der Obrigkeit. — Rés. Rh. Fol. 36b Der Bauernkrieg. — Ittel George, le schultheiss de Rosheim, devient un des chefs de la révolte. L'abbaye d'Altorf est saccagée. Fol. 37b— 38 Strasbourg et les paysans révoltés. — Attitude du magistrat de Stras- bourg. — Révolte des paysans de l'Ortenau. — Strasbourg s'entremet entre les paysans et le margrave de Bade. Fol. 38 Saverne et Offenbourg renvoient à Strasbourg les objets appartenant aux chapitres de la ville. — Strasbourg négocie avec Saverne pour détour- ner cette ville d'ouvrir ses portes aux paysans révoltés. Ceux-ci s'en empa- rent. — Buss., Guerre des paysans, p. 100 sqq. Fol. 37 3032. Bauernkrieg. — Der Rath liess aile Bûrger auf ihren Zûnflten 1525— 1526 zusammenberufen. Hier las man ihnen ein Bedenken vor, des Inhalts: cDass das Betragen der Bauern dem Evangelium und der gesunden Ver- nunft zuwider wàre, — dass sie sich selbst schadeten, indem sie den rei- chen Vorrath der Edelleute und Geistlichen verprassten oder verderbten, und bald selbst Mangel leiden wûrden ; — dass zu besorgen wâre dass wen auf dem Lande ailes aufgezehrt sein wurde, sie sich der Stadt nâhern, und entweder eingelassen zu werden verlangen, oder begehren wûrden dass man ihnen die Gûter der Geistlichen ausliefern sollte. Nun wâren aber letztere erst neulich gezwungen worden Bûrger zu werden, man seye ihnen folglich Schutz und Sicherheit schuldig, — der Magistrat wâre ent- Digitized by Google - 155 — scblossen die Ehre und den Nuf zen der Stadt zu handhaben, wûnsche aber eines jeden, auch des geringsten Bûrgers Meinung darûber zu vernehmen.i — Friesé, II, S. 181. 3033. Das Munster ausgeraumt. — Den 16. Dec. 1525 wird ira Mûn- 1525 ster ailes Katholische weggerâumt, und ein hûlzerner Àltar aufgestellt mit eisernem Gitter, woran teulsche Mess gelesen im Chorhembd, ohne ander Ornât — Sp. n° 2259, 2271. — Rés. Rh. Den 16 decembris raumt man ailes was under dem lettner im Munster Fol. 38b war hinweg, auch unserer Lieben Fr. altar und bild, und setzt einen hûl- zernen altar herfûr mit einem eisenen gitter umgeben, darûber bettet man und hielt teutsche mess in einem chorhembd. — Pp. Schn. 3034. Munster noch mehr ausgeraumt. — Àuf Otiliae thate man das Fol. 39b gross gulden creuz hinder dem altar im Munster hinweg und den grossen 1526 Chris toffel, der was 36 schue hoch, muste man ihm bede fuss abnemen deren einer ein wagenladung geben, das corpus wurde in den Spital ge- fûhrt. — B. n° 229. — Sp. n° 2280. — Ibid. Auf S. Odiliae Tag that man dis grosse guldne Kreuz hinterm Altar im Munster weg, auch der grosse Christoffel der 36 Schuh hoch. Die sonn- tâgliche Kinderlehr und Examen, bald auch Luthers Katechismus wurden eingefûhrt. — B. n» 229. — Pp. Rh. On continue à dépouiller la cathédrale de ses ornements; la statue de Fo1- 38 Saint-Christophe est enlevée. — Buss., op. cit. 3035. (Wiedertâufer.) — Als zu Strassburg die Wiedertaufer sehr zunahmen, ward etlichen ihrer Lehrer die Stadt verboten. Sie hielten aber doch ihre Zusammenkûnfte im Eckbolsheimer Wald. — Cfr. B. n° 236. — Rés. Rh. Le magistrat publie un décret contre les anabaptistes, qui se rassemblent Fo1- 39 dans la forêt d'Eckbolsheim. — Attitude conciliante de l'évéque à l'égard de Sigismond de Hohenlohe, grand-doyen. — Buss., op. cit. s- 3036. (Oeffentliche Messe verboten.) — Streng hielt der Magistrat auf 1527 sein Yerbot (keine lateinische Messe mehr ôffentlich zu singen) denn als imj. 1527, die Geistlichen der Kirche Aller Heiligen, jedesmal wann in der Kirche zum J. S. Peter das Abendmahl gefeiert wurde, Messe lasen, befahl er denselben aufs Ernstlichste, so lang damit aufzuhôren bis sie die Messe aus der H. Schrift behaupten kônnten. — RH.,/te/brm.,I,p.351. 3037. (Bùrger begehren Abschaffung der Messe.) — Mehrere bûrger bitten flehenllich und mit scharfen Erinnerungen um Abschaffung der Messe. Digitized by Google — 156 - Auch die Predicanten solten dies beg(ehren?) aufdenCantzlen, besonders aber wurde Syraphorian, Prediger zu St Martin beschuldigt, er habe auf der Cantzel gesagt die Gemeind soll mit Kolben auf den Chor laufen und die Pfaffen herabschlagen, daher bei Ràth und XXI erkannt wurde czu inquiriren* und da sichs befindt, ihn zu strafen. — Rés. Rh. 3038. Thomas Salzmann, ... der Scheidenmacber . . ., am Fischmarkt wohnhaft, trat im j. 1527 offenllich als Gegner des Christenthums auf, — wurde als Gotteslâsterer enthauptet, Freitag nach S. Thomâ. — B. n° 235. — Rh., Reform., I, p. 346. Fol. 41' 3039. Beicht abgeschafft. — Rhat und XXI geboten auch bey 30 M dass am Charfreytag niemand ins chor ira Munster zu beicht gehen solte, oder vor dem sacrament oder bildern liechter brennen, und wurden aile monstranzen ausgeleert. — Sp. n° 2279. '— Pp. Schn. 1529 3040. Vertrag von SchleUsladL — Den 21 Januar 1529 ward durch H. Balthasar Bischof zu Hildesheim ein Tractât geschlossen zwischen der Stadt Strassburg und den ausgetretenen Canonicis von St. Thomas, Jung- und Alt St. Peter. 1. Soll E. E. Rath sie schûtzen, auch mit singen, lesen verbleiben lassen bey allera dem so gûtlich, christlich und recht, und soll der Wortverstand aus dem Reichsabschied zu Speiergenommen werden. 2. Aile ihre Gûter sollen inventirt, und ohne der Stadt Wissen und Willen nicht entwendet werden, doch sollen sie freye Administration haben. 3. Soll residirenden und abwesenden ihre Prœsentz zu reichen ge- stattet werden. 4. Jedem Leutpriester, Miethling und Sigrist zu dem Jung- und Alt St. Peter sollen fur ihr Competenz und Unterhalt anderthalb hun- dert Gulden, sodann derselben zweyer Pfarrer Behausung weil sie ait, klein und eng, den Miethlingen zustellen, und den 2 Pfarrern jedem ein ander gelâg und ziemlich Behausung, oder jedem der- selben Hauszins gegeben werden, jâhrlich mit 8 Gulden. Add. Der Pfarrherr zu St. Thomas, St. Niclaus und St Aurelien halber, soll es bey dem Vertrag bleiben so die Stiftherren zu St. Tho- man in der Stadt wohnend mit E. E. Rath abgeredt haben. 5. Aile ihnen entzogene Hauser und Gûter ihnen wieder eingeraumt werden. 6. Wenn sie Hâuser zu verlehnen haben, sollen sie dieselben an Bur- ger verlehnen, und Fremde sollen so oft sie in die Stadt kommen, Digitized by Google — 157 - 3 tage frey haben, wollen dièse langer verweilen, so sollen sie dieselben bey einem wohlfeilen Wirth weisen, wann sie gesund sind. 7. Aile Personen so den Stifltern verwandt, sollen ihrer Gelûbde er- lassen werden, freyen Wandel haben, doch geschworene Urfehden gelten. 8. Des Baus halber in Dr Wolf. Capitos Haus, sollen sie sich mit E. E. Rath vergleichen, er aber ihnen die Briefe drûber heraus geben. 9. Was E. E. Rath wàhrend der Zeit dièses Streits den Pfarrern in Geld zu Besoldung gegeben, soll ihm in Zeit v. A Jahren wieder erslattet werden, und wegen Kosten dieser langen Irrung und Schadens von jedem Stifft 1500 fl auch in folgenden Jahren erlegt werden. 10. In diesem Tractât sollen auch die ausgeschlossene Personen und die andern Stifflsherren begriffen seyn. 11. Des Decanats zu St. Thomae und J. St. Peter gross und klein Siegel, auch Briefe ûber das Beguinenhaus etc., durch die kaiserl. Commissarien restituirt werden. 12. Dieser Vertrag soll durch Hans Bock, Jac Sturm, Claus Meyer und Claus Wencker Schultheiss zu Offenburg aufgerichtet werden. — Pp. Rh. 3040 bi8. Attaques violentes contre la messe. — Remontrances de Fol. 42 l'évêque au Sénat. Abolition de la messe. — La dernière messe est célébrée dans les collé- Fol. 43 giales, le 20 février 1529. — Plusieurs églises et monastères sont abattus. — Les quatre chapitres sont forcés de loger et de payer les curés et vicai- res luthériens. — On organise sept paroisses. Le conseil impérial de régence exclut de son sein Daniel Mueg, le dé- puté de Strasbourg, à cause de l'abolition de la messe. — Diète de Spire. — Protestation des partisans de la nouvelle doctrine. — Buss., op. cit. 3041. (Bund der Strassburger mit Basel, Bern utid Zurich.) — Das Fol. 45 Bûndniss hatte den Titel Christlich. Burgerrecht. Anfangs erhoben sich 1529—1530 Schwierigkeiten wegen dem Vorsitz; am 5. Januar 1530 kams zu Stand. Von Bern kamen nach Strassburg Bernhard Tillemann und Nicolaus Ma- nuel und schwuren. Hernach auf Fabiani Sebastiani imNamen Strassburgs H. Egenolf Rôder, Stett- und Conrad von Duntzenheim Ammeister. Der Bund sollte 15 Jahre wâhren: dauerte aber nur bis 1531 wo die Zûrcher bey Cappel geschlagen. Bey dem Friedenstractat mit den katholi- Digitized by Google — 158 — schen Orten mussten Zùrch und Bern den Bundbrief cassieren. Die Basler folgten diesen bald. — Rés. Rh. 1530 3042. (Reichstag zu Augsburg.) — Von Strassburg wohnten dem Reichstag bey: Jac. Sturm, Reinbold Spender, Math. Pfarrer und Martin Herlin, Capito und Butzer (Hedio wird nicht genannt). — Sp. n° 2315. — Rés. Rh. 3043. Venturinus, un prophète à Strasbourg. — Buss., Dévelop., I, p. 150. Fol. 45b 3044. Bilder vollends abgeschafft. — Auf Valentini ward vom Rhat und XXI erkant die bilder, crucifix und gemâld aus den kirchen zu r au m en, wer etwas eigenthum daran zu praetendiren mochts zu sich nemmen. Wurden herrn des Rhats ins Munster und zu S. Thomas, auch die schaffner darzu geordnet; beim Jungen und Àlten S. Peter wars das vorige jahr und zwar bey disera ort auf anstalt Theobaldi Schwartzen geschehen (weils wider verbott nicht ohn verweis); wurden die kirchen entweder geweisst oder mit steinfarb angestrichen. — Sp. n° 2309. — Pp. Schn. 1532 3045. {Fische verboten.) — In der fast wurde verboten am sonntag vor mittag fische feil zu haben, hingegen war erlaubt rind- und kalbfleisch zu verkaufen. — Rés. Rh. Fol. 46 3046. (Elenden Herberg.) — À0 1530 werden in der Elenden herberg 23548 personen beherbergt — Pp. Rh. Fol. 48* 3047. Munster geziert. — Dises wurde das Munster inwendig geweisst und an etlichen orten mit gold und schôner schrifft geziert. — Sp. n° 2335. — Pp. Schn. 3048. ( Weissthurmthor gebauen.) — Es wurde auch das Thor an dem Weissenthurn gebauen und der Wahl darbey; am Thurn stehet: Carolo V aug. copias germaniœ in Turcam Pannoniam invadentem ducente, Resp. Arg. portam hanc aggere et fossa muniri fecit. Anno MDXXXII — und wurde die Kirch des Barfùsserclosters abgebrochen und die Stein zu diesem Bau verwendet. — Sp. n° 2337—38. — Rés. Rh. Foi. 49* 3049. (Ein Sturmwind.) — Donnerstag nach der fastnacht warf ein 1533 grosser wind das thùrnlin da die schlagglock innhieng herab und etwas vom steinern gang gegen dem chor, that uber 3000 gld. schaden am Munster. — Sp. n° 2341. — B. n° 258. — Pp. Schn. Fol. 50* 3050. Grabstein aus dem Munster (entfernt). — Es wurden auch 1534 aile grabstein (under andern H. Burckart Twingers, des erslen Ammeisters) Digitized by Google — 159 - aus dem Munster gethan und die kirch mit neuen platten belegt, stebet der stein noch vor dem kleinen thûrlin. — Sp. n° 2343. — B. n° 261. — Pp. Schn. 8051. (Làstern verboten.) — Am 17. Mart. wiederholt der Magistrat 1533—1534 das Gesetz wider die so Gott und die Heiligen lâstern. — Rés. Rh. 3052. {Herzog von Wirtemberg wieder eingesetzL) — Dises ward Tom. u herzog Ulrich von Wirtenberg durch landgr. Philipsen von Hessen mit Pars 2 gewehrter hand in sein land wider eingesetzt, darzu richtet gr. Wilhelm ° • 5 * von Fûrstenberg ein régiment von \b fâhnlein landsknechten im Elsass und zu Strassburg, wurden zu Geispolsheim gemustert. Davon Hertzog, p. I. das ganze 3. buch. — Pp. Schn. 3053. {Sitten.) — Freitags den 19. Junii wurde auf dem zu Strassburg 1535 gehaltenen Synodo bey Ratb und XXI. berathschlagt, wie zu erlangen sey dass das Volk der Predigten fleissig besuche : Erkannt dies solle nicht durch Gebot geschehen, weil es sonst das Ansehen hâtte als wolle man ein neu Papsthum aufrichten, sondern durch gute exempta. Desswegen Régiments- und Rathspersonen zu ermahnen dass sie solche Predigten fleissig besuchen wollen, und solle solches aile Jahr Mitwochs wann die Rathspredigt gehalten wird, den Ràthen und XXI vorgelesen werden. — Rés. Rh. 3054. {Gebot Kinder zu taufen.) — Den 9ten Februar ein Mandat ein- getroflen Kinder zur Taufe zu bringen; vierteljâhrig soll kûnftig deshalb inquirirt werden. — Ibid. 3055. [Christtag wieder gefeiert.) — Dièses Jahr feyert man wieder 1537 den Christtag, was etliche Jahre seit 1524 unterblieben war. — B. n° 265. — Ibid. 3056. En 1538 la cathédrale fut dorée et peinte intérieurement — 1538 Cfr. 1532. - Pp. P. 3057. (Wiedertàufer.) — Am Ostermontag fieng man 69 Wiedertàufer, 1540 jung und ait bey Illkirch, wurden 14 Tag gefangen gelegt und dann der Stadt und Burgbann verwiesen. Àuch wurde die Ordnung gegen die Wiedertàufer erneut dass man sie nicht beherbergen solle. — Rés. Rh. 3058. S. Wilhelm. — Johann Rixinger bisher gewesener prior zu Foi- 56b S. Wilhelm alhie resignirt seines Klosters praetension gegen die ein- kommen der pfarrei Àhl, welche b. Erasmus nach dessen absterben 3 jahr hernach eîngezogen und nicht mehr cediren wollen. — Pp. Schn. Digitized by Google - ICO — 3059. (Sturm.) — Donnerstag nach Mariae himmelfahrt, Sturm: warf den kupfern Deckel oben auf dem Mûnsterplatz herab, so 3'/t Zentner gewogen. — Rés. Schn. 1541 3060. (St. Thomas.) — Und hat nach der Reformation Bischof Erasmus a0. 1541, die Gefall der Acaderaivorsteher ûberlassen, welche sampt dem Pfarrer daselbst und denen zu S. Niclaus und S. Àurelien annoch solches StifFts als Canonici administriren und erhalten. (Date fausse, c'est 1549 qu'il faut lire. Note de M. Schn.) — Ibid. 1542 3061. (Gebet wieder die Tùrken.) — Ermahnung zura Gebet wider die Tûrcken. Wegen des Tûrcken wird der monatliche Dinstagsbeltag an- gestellt. — Rés. Rh. Fol. 60 3062. (Wahl) und am inneren thor macht man einen wahl auch mit 1544 rondelen und raumete den zwinger darvor, waren zum theil a0. 1536 gebauen, aber auf anleitung gr. Wilhelm von Fûrstenberg veràndert. (NB. das 16. Jhdt. doppelt bei Wencker, T. II, pars 2 und T. III.) — Pp. Schn. Fol. 6i« 3063. Metzgerthurm. — Steinstrasserthurm. — 1545 abgenommen 1545 und gebauen wie er jetzt steht. — Ibid. 3064. (Cultus-Polizei) — Den 15. Junii verordnet : Wirthe sollen Burgern und Einheimischen zwischen der Abendpredig nichts zu essen geben. — Rés. Rh. Fol. 63* 3065. Burger exerciert von Fûrstenberg. — Ehe dann gr. Wilhelm 1546 in feld zog, fûhrte er den 10. may zu Strassburg die burger auf 5000 in feld auf die Metzgerau, macht ein schlacht ordnung, exercirt sie, lies die slûck deren etliche mitgefûhrt worden, losbrennen, und fuhrte sie uber S. Arbogastbruck zum Weissenthurn wider in die StadL — Pp. Schn. 3066. (Prières publiques.) — Il est prescrit que tous les matins, au son de la cloche, chacun se mette en prières à l'endroit où il se trouvera, afin d'invoquer Dieu en faveur des confédérés de Smalcalde. — B. n° 302. Buss., ibid., p. 269. 1547 3067. (Aussôhnung mit dem Kaiser.) — Am 20. Mârz 1547 kommen die Gesandten Strassburg, wie aile andere Mitglieder des Schmalkaldîschen Blindes, vor den Kaiser, Abbitte zu thun. Wencker lâugnet den Fussfall vor dem Kaiser. — Cfr. Sp. n° 2332—33. — Rœhrich, Réf., II, p. 185. 1550 3068. (Intérim. Unruhen im Nachmittagsgottesdienst.) — Nachmittags predigt im Munster ein fremder Geistlicher, ein Knabe macht etwas Lârm, ein Stadtdiener heisst ihn schweigen, eine Menge Knaben lauft dazu, es entsteht ein Getùmmel, der àngstliche Prediger lauft zu den Seinen. Der Digitized by Google — 161 — Stâtt- und Àmmeister erfahren den Lârm, sie waren in einen andern Kirche, aber als sie kommen waren, war schon ailes ruhig. Den andern Tag ent- schuldigt sich Jacob Sturm bey den Domherren, aber dièse klagens dem Bischof, der dem Kaiser, von dem aber beide Teile abgewiesen. — B. n° 319. — Sp. n° 2392. — Rés. Rh. 3069. (Intérim.) — Weil Hedio sich weigerte im Munster in einem Chorhemd zu predigen wurde er daselbst abgeschafft, hingegen die Pre- digerkirch, der Gartner in der Steinstrass wegen, geôffnel. Da predigt er doch anfangs blos im Frûhgebet. Der Bischof protesliert dagegen, beson- ders als man einige Stûhle aus dem Munster dahin nahm, aber man be- deutet ihm dass sie die Burger ja hàtten machen lassen. Dièse Kirche war nicht gegen den Vertrag, da keine Sacramente daselbst administrirt. — Ibid. 3070. (Inschrift am Judenthor.) — Am neuen thurm des Juden- oder Fol. 76* Schiessrainthors wurde pro memoria geschrieben : Henrico Galliarum rege 1552 militem in Carolum V imperatorem augustum per hanc Germaniœ partent ducente, senaius populusque Argentinensis portant hanc aggere et fossa munirifecit, anno MDLII., mense maio. — Pp. Schn. 3071. (Prediger gegen das Intérim.) — Die Prediger fordern den Rath auf die Messe wieder abzuschaffen. 27. aug. 1552. — Rh., Reform., III., S. 34. 3072. (Reichstag zu Augsburg.) — Durch den Religionsfrieden er- 1555 muthigt, forderten die Strassburger Prediger den 15ten Augst vom Rath, entweder die Messe wieder abzuschaffen und sie frey predigen zu lassen, oder ihnen den Abschied zu geben. Es sey ihre Pflicht eines von dieser zu fordern. Der Ralh gab sich aile Mùhe sie zu beruhigen , aber es vergiengen 5 Monate darûber. Er berathschlagte mit den protestantischen Stânden, Herzog von Wurtemberg, Churfùrst v.d.Pfaltz, Landgraf zu Hessen,Mark- graf zu Baden. Auf dem Reichstag erhielt man nichts von disem. Die Prediger fuhren in ihrem Behalten und heftigen Predigen fort — Rés. Rh. 3073. (Intérim.) — Den 11. Januar suchten die Prediger abermals um 1556 Einfûhrung der Reform in die Interimskirchen an. Den 15. ejd. ward erkannt dass man es thun solle, ûber den Modus wolle man deliberiren. Den 16. Mârtz wird vorgeschlagen die Kanzeln mit evangel. Predigern B. XV. -(M.) n Digitized by Google - 162 - zu bestellen, aber den Kalholiken im Chor ihr Exercitium zu lassen. Man beschliesst noch zu warten, und die Prediger zur Ruhe zu ermahnen. Die Prediger wiederholen noch mehrmals ihr Begehren, aber der Ma- gistrat bleibt beim letzten Schluss. Wencker 1. c- macht folgende Bemerkung: cDies ist der stein des anstossens aller religioûen, weil jede sich fur die rechte dargiebt, wenn nun solche regel gelten sollt, kônnte kein fried im Reich zu hoffen sein bis eine parthey die andre ausgerottet hàtte. So vermeint je ein theil die andren sollen ihn dulden, und wollens doch ihrer seiten nicht gelten lassen, welches die grôsseste ursach ist dass der reli- gionsfrieden nicht recht einwurzeln kann.» — Rés. Rh. 1557 3074. (Prediger gegen das Intérim.) — Den 15. Dec- erneurn die Strassburger Prediger abermals ihr Begehren die Messe abzuschaffen. — Ward zu Bedacht gezogen. — Ibid. Fol. 84 3075. (S. Caiharina Kirch ein kornspeicher.) — Man machte aus S. Catharinakirch einen kornspeicher fur die waisenkinder mit 5 boden ûber einander. — B. n° 366. — Pp. Schn. Tom. 1 3076. Der Armbrustrain. — Ist vor zeiten ein predigercloster gewesen Fol. 24b ^ey g Elisabethen). Aber nach dem das zu S. Claren auf dem Wôrde zur ° stattdefension in den wahl nach seinem abbruch gezogen worden, ist hinder demselben wahl zwischen dem mittleren stadtgraben der ort zu solcher ûbung bestûmbt und a0. 1558. das schiesshauss auch 2 nebenhutten mit 3 schiessrainen und 2 rohrbrunnen gebauen worden. — Sp. n° 2418. - R no 370. - Ibid. 3077. (Marbach dankt ab.) — Marbach gibt i. j. 1558 sein Pforramt zu S. Nicolai auf. (Angeblich anderer Geschâfte wegen, wahrscheinlich aber aus Verdruss wegen der Fortdauer des Intérims.) — Rh., Reform., m, S. 43. 1559 3078. (End des Intérims.) — Der Bischof trug auf Verlângerung des Intérims an schon vor dem Tumult Aber der Magistrat antwortete den 13. Nov.: Die Katholiken sollten nur die Kirchen ràumen, weil die Burger- schaft solches mit besonderem Eifersuchte. Bisher habe mans zugestanden weil man noch eine Vereinigung hoflle , weil sie ohnehin gar wenig oder fast keine Zuhôrer haben, und das Intérim bey fast allen evang. Stânden abgeschafft worden; indess erbiete man sich die Geistlichen ferner in Schutz zu nehmen, mit ihren Gutern etc. gegen ein billig Schirmgeld. — Rés. Rh. Digitized by Google - 163 - 3079. (Graf Wilhelm von Fùrstenberg haut einen thurm in die Stadt.) Fol. 60« — Gr. Wilhelm von Fùrstenberg ward in kais. Caroli V. zug in Frankreich *560 im recognosciren an dem fluss Marne bey nacht gefangen, musste 80000 cronen rantzion geben, das liebe ihm die stadt Strassburg auf seines H. bruders gr. Friederich bitten und bûrgschaffl; als er loss, thaï er sich in seinem hoff naher Strassburg, dan er viel aida wohnte. Gr. Wilhelra von Fùrstenberg bauet an seinem hoff ein port mit rondelen und schûtzlochern gegen S. Stephan, das verbot E. E. Rath A0. 1560 ist er wieder abgebrochen worden, dan allé heuser daherum sein waren. — Sp. n° 2375. — Pp. Schn. 3080. Metzgerthor gebaueL — Mittwoch nach Àndreae fieng man an den Metzgertburn (der ein schônen zugespitzten helm hatte) abzubrechen. Den armen arbeitern gab man tags 1 S und fur 2 ^ brod und zwei stùck fleisch. Man setzte auch das nider thôrlin in (den) graben mit den schûtz- lochern und rundelen und dem laufgraben aus- und inwendig, und bei dem innern thor auf beiden seiten machte man einen wahl, auch mit ron- delen, und raumte den platz davor, seind 1536 theils gebauen, aber auf angeben gr. Wilhelms also verbessert worden. (Ebenso ungefâhr T. II., ps. 2a, cfr. 60, 1544. — Ebenso in Trausch Chron. msc. T. III.) — Ibid. 3081. ( Vertrag zwischen Stadt und Domcapitel. — Verhâltniss zwischen 1561 Kaiser und Bischof.)— Den 9. Juli durch Vermittlung des Hertzogs Christoph von Wurtemberg und Markgraf Cari von Baden , wegen einiger streitigen Punkte, schuldigen Summen, Gefallen etc. Das Capitel behauptel dass auch aile Dienstpersonen der Geistlichcn unter geistlicher Iurisdiction stànden. Dieser Punkt wird verglichen. — Rés. Rh. 3082. (Fallbrùcken gemacht.) — Als dises Wilhelm von Grumbach Fol. 94* die stadt Wùrtzburg vermittelst zerbrechung eines thors eingenommen, 1563 wurde man verursacht vor die stadtthor zu Strassburg fallbrùcken zu legen. — Sp. n° 2431. — B. ad. 1566 n° 429. — Pp. Schn. 3083. Stadtbau. — Disen sommer wurden vom Roseneck aile zinnen Fol. 94b und gang an der stadtmaur abgebrochen und mit blatten abgedacht, auch etliche thurn erniedrigt, damit man das feld desto besser von den wahlen bestreichen kônne. — Sp. n° 2432. — Ibid. 3084. (Streit zwischen Marbach und Sturm.) — Der Streit fieng 1561 an zwischen Marbach und Sturm und Zanchi. 1563 wurde er mit grosser Mûhe verglichen auf einem Colloq. zu Strassburg dem Jac Andreae Probst zu Tûbingen, Cunemann Flinsbach Superintendent zu Zweybrûcken, Simon Digitized by Google — 164 — Sultzer Rector zu Base], Heinrich Schweblin von Zweibrûcken etc. etc. Von Strassburger Seite Heinrich von Mûlnheira, Wolf Wurmser, Bernhard Botzheim Advocat &c &c. Nach dem Vergleich wurden Marbach, Sturm, Zanchi, durch die Scho- larchen darûber beeidigt. — Sp. n° 2429. — Rés. Rb. 1564 3085. (Grosses Sterben.) — Weil a0. 1564 ein gross Sterben zu Strass- burg war, dadurch die Prediger hart beschwert wurden, verordnete man 3 junge Studiosos aus dem Wilhelmer Collegio , einen in das Waisenhaus, der die Leichenpredigten auf der Urbansau, den andern in die Elenden Herberg, der die zu St. Gallen, und den 3ten zu St. Helenen, der die zu den Guten Leuten halten solte, wenn etwa schlechte Leute stùrben, wann aber ein sesshafter Burger slarb, predigten die Pfarrer und Helfer. Auf einen Tag starben 25 Jungfrauen. — lbid. 3086. (Bettlen der Studenten abgeschafft.) — Das Bettlen der armen fremden Schûler auf den Gassen wird abgeschafft, und bis gegen 100 der- selben jedem wôchentlich 6 Laib Brod und 6 Kreutzer gegeben von S. Marx. Auch wurde in den Kirchen fur sie gesteuert. — B. n° 2122. — Ibid. 3087. (Kindtaufen.) — 16. Sept (1564) wird geordnet dass man die Kinder nicht mehr Morgens, sondern Nachmittags taufen sol). — Sp. n° 2437. - Ibid. 3088. (Geistliche verlassen Strassburg.) — Der Dechant von Jung S. Peter, Hans Mutschler, der von Haslach, Jakob Hâmmerle und noch einige andere Stiftsherren werden gefangen genommen .... verlassen Strassburg und ziehen auf Haslach. — Friesé, II, S. 295. FoL 95* 3089. (Bleydach auf dem Munster.) — Im Munster die dach mit bley zu decken angefangen worden. — Sp. n° 2439. — Pp. Schn. 1566 3090. Neue Canzley. — Im maio wurden etliche alte heuser in der Schlossergass abgebrochen, und die neue Canzley sampt des stattschreibers wohnbaus gebauet und in 3 jahren vollendet, zuvor war die Canzley- stub, dise in welcher der regierende Ammeister nachmittag die audienz haltet, die wurde auswendig darvor gehalten. — Sp. n° 2447. — Ibid. 3091. (Martin Steinbach.) — A0. 1566 gab Martin Steinbach ein Kiefer, vor er sei der heil. Geist, wurde nebst Anhângern aus der Stadt vertrieben. — Sp. n° 2450. — Rés. Rh. Fol. 98* 3092. (Fdlbrûcken.) — . . . und wurden fallbrucken gemacht an denen 1567 orthen wo sie noch unverfertigt. — Sp. n° 2431. — B. n° 429. — Pp. Schn. Digitized by Google — 165 - 3093. Umzug in der StadL — Den 7. und 8. februar haben die schrei- 1570 ner ihr spiel gehalten, in spenen gekleidet. — B. n° 477. — Pp. Schn. 3094. (Blitz schlaegt in S. Thomae.) — Item auf Laurentii waren die Fol. 103» canonici zu S. Thoman mit den werckleuten auf einem augenschein auf 1571 demselben kirchthurn. Als sie unden zur thùren kommen, schlug das wetter 7 personen nieder, als den pfarrer h. Johann Faber, D. Michaelem Benter (Peutter), M. Conradum Dasipodium, M. Johann Bittner, M. Theo- philum Golius, Mollenden Sigristen, und Melchisedech Stumpfen, derplieb also bald todt, die ûbrigen fur todt nach haus getragen, wurden aber durch fleissige wartung widerum curirl ohn nachfolgende leibschaden. — Sp. n<> 2476 ad. 1571. — Pp. Schn. 3095. Beltglock. — . . . und wurde ein besondere glock gegossen dieselb wan man morgens nach der predigt das vatter unser bittet, im Munster zu leuten. — Sp. n° 2479. — Ibid. 3096. (Bisch. Johann v. ManderscheidL) — Holte 1571 sein Pallium zu Rom. Das kostete 30000 fl. dagegen erhielt er vom Pabst etliche Freyheiten, z. B. aile ledigen Pfrûnden in des Pabstes Monat zu besetzen. Nach seiner Rûckkehr legt er eine dreijâhrige Schatzung auf das Bisthum, erbte aile Pfaffen die starben, aber ihre Schulden wollte er nicht bezahlen, verbot die Concubinen ; etliche wichen, andere gaben geld ; erlaubt um geld in der Fasten Butter, Eyer, zu essen. — Sp. n° 2472. — Rés. Rh. 3097. (Jesuilen zu Molsheim.) — Bisch. Johann von Manderscheid brachte 1571 zuerst Jesuiten nach Molsheim. — Rés. Rh. 3098. (Reform der Klôster.) — Als die Verfolgung der Protestanten in 1574 Frankreich und an andern Orten stets zunahm, redete man zu Strassburg, und besonders die Prediger heftig wider die noch nicht reformirten Klôster und derselben Exercitium. Darum ordnete der Rath eine Commis- sion aus seiner Mitte an, die nebst den 3 Advocaten die Sache bedenken sollte, und Dr. Marbachs Bedenken zu examiniren. Der Bericht dièses Ausschusses erfolgte erst im nachsten Jahr. Die Prediger und Marbach gaben 12 Grùnde an, worunter folgende : 1) Nach dem Religionsfrieden sollen blos in denjenigen Stadten beide Religionen frey sein, wo sie es bisher waren; die Orte aber wo das Pabstthum vor dem Nassauer Vertrag abgeschafil waren, seyen nicht darunter begriffen. Von 1529 bis 1550 unterblieb zu Strassburg die Messe. 2) Die Einfuhrung des Intérim war blos eine Vergunstigung und ist nun wieder aufgehoben. Digitized by Google — 166 - 3) Wenn man jetzt nîcht Macht hâtte in den Klôstern zu reformiren, so hâtte man 1559 ja auch nicht Macht gehabt zu àndern. 4) Das alte Décret von 1559 welches die Messe abgeschafft, ist noch nicht abgethan. 5) Man greife damit in kein fremd Lant weil die Klôster in den Ring- mauern der Stadt liegen. 6) Der vornehmste Grund welcher den Rath bewog die Messe abzu- schaffen, war das Gewissen; dies Gewissen sollte man noch haben da die abgôttischen Greuel noch vorhanden. 7) Die Furcht sey vergebens, da dergleichen im Religionsfrieden nicht verboten. 8) Die Strafe die man von Gott za fûrchten hat, wenn roans bey der Messe lâsst, sey grôsser als die zeitliche Gefahr. 1539 sey die Gefahr viel grôsser gewesen. Die 3 Advocaten in ihrem Bedenken dachten anders. Sie sahen unbefangener die Sache an. Man mûsste viel Unheil, lange Processe von einem solchen Schritt befurchten; die protestantischen Stânde haben so lange so sehnlich einen Religionsfrieden gewùnscht, daher sey es sehr gefahrlich jetzt demselben zuwider zu handeln etc., etc. Den 28 May 1575 erfolgte der Rathschluss, dass die Reformation der Klôster eingestellt sey. — Rés. Rh. Tom. n 3099. Fischbrunnen. — Steinere wehrlin zwiscben Steinstrasser- Fol. 210 un(j Cronenburgerthor gemacht und der Vischbrunnen. ...:. ^ouuerstag wegen der gefahrlichen Zeit. Ein Cano- ^ i i tmtitite darùber, es habe dièses Beten den Effect als ... . ta nricht ^eschehe, welche sich den Menschen je mehr _ > ■. .istf dtn bstteit erklârL ; v<\ ^.ïf.ïuiio.-uxilicl.) — Den 18. dec. 1629 wurde die Frauenhaus- > u ^^mvart D. Walther Didenheim, bischôfl. Raths undLan- . -v , •■ .-.> Jcuic jpitels Secretàr abgehandelt. Seita°.1584wamiemand v v .:^a i Jabei gewesen. ; '.\.'. ejiîerprovinzial ûbergibt dem Rath ein kaiserlich. Rescript ^ ;a> bcriehlt innerhalb 2 Monaten das Kloster den Mônchen zu y ...î;. l\r Rath berichtet an die kais. Majestât wie a0. 1531 die Mônche „> ^ v*i UTtheilt hatten. — Rés. Rh. 3U 4S* yJuMfest.) — Freitags den 25. Juni (1630) wurde in allen kir- civu «Ja> Jubelfest gefeiert. — Ibid. il 49. (Hcjcen.) — Das Hexenverbrennen zu Barr continuai noch, auch iu der Nachbarschaft. LsSt 3150. (Lehranstalten.) — 15. Febr. 1631 wurden die Stipendiaten so mit grossen Unkosten, Freunden zu gefallen, im Predigerkloster unter- halten wurden, abgeschafft. UîJ4 3151. {Dankfest.) — Laut Décret des Magistrats wird am 7ten sept ein Danckfest in den Strassburg. Kirchen gefeiert als am Jahrstag der Schlacht von Leipzig. — Rés. Rh. 3162. Dorlisheim wird auf eine schreckliche Weise verheert durch die Truppen von Ossa und Montecuculli. — Strobel, IV, S. 325. 1633 3153. (Hexerei.) — Ein junger Knabe von 14 Jahren von Bôrsch, wird 1633, 8 Febr. wegen Hexerei verbrannt. — Rés. Rh. Fol. G8b 3154. (Schlacht bei Pfaffenhoffen.) — Die Lothringer werden von den Schweden zwischen Pfaffenhoffen und Ringendorf geschlagen. Der Pfalz- graf war durch den Mangel an Geld genôthigt die Belagerung von Hagenau zu unterbrechen. Das ganze Pfalzgrafîsche Corps blieb einen grossen Theil des Monats August in seinen vorigen Quartieren liegen ohne etwas zu unternehmen. — In Strassburgs Mauern halte damais eine arge Seuche gewûlhet die von dièses Fûrsten Leuten hineingebracht worden war. Da es so schwere Fâll geben, sonderlich in Julio als zuvor bei Menschenge- denken, das jeweilen zwei oder mehr Personen aus einem Haus getragen Digitized by Google — 177 — worden : sonderlich hatt es ein ganz Geblût ersucht, wo die Pest ange- setzt. — Strobel, IV, S. 355. 3155. {Klosierleute vertrieben.) — Die Johanniter, die Deutschherren Fol. 67b und die Nonnen zu St. Margarethen werden aus ihren Klôstern vertrieben 1633 (19. Jan. 1633). Ihre Einkûnfte genossen sie ungeschmâlert wie vorhin; zugleich wurde den in der Stadt ansâssigen Katholiken der Gottesdienst in der Magdalena- kirche ganz frei und ungehindert gestattet. — Strobel, IV, S. 343. 3156. (Neue Befestigungen.) — Aïs 1633 sich lothringische Kriegs- vôlcker der Stadt nâherten, dachte man in Strassburg auf mehrere Befes- tigung. Das Johanniterhaus war sehr weitlâufîg und winkelig; auch das Frauenkloster zu S. Margarethen und das Teutsche Haus war im Wall und den Festungswerken gelegen, so dass in diesem ein heimlicber Ort unter dera Wall war mit einem Gewôlb eingefasst. Auch konte man aus diesen Klôslern auf den Wall sehen, schiessen etc. Zudem waren War- nungen von ausserhalb gescbehen. Darum wies man den Einwohnern der- selben am 18ten Jânner durch eine Rathsbotschaft an, an andere unver- dàchtige Orte sich zu begeben: den Commenthur zu St. Johann in die Probstey z. Jung St. Peter, den vom Teutschen Haus in die Decaney z. J. St. Peter, die Klosterfrauen aber zu den Reuerinnen, wo ihnen ein besonde- rer Ort zum Gottesdienst eingerâumt und ihre Einkûnfte gelassen. Weil aber der im Teutschen Haus sich hernach wider die evangelischen Bundesglieder in Krieg gebrauchen lies, ist sein Haus und Einkûnfte ein- gezogen worden. Weil das Kathol. Religionis Exerciiium zu St. Johann noch etwas in Uebung gewesen, so hat man es zu den Reuerinnen ôffentlich gestattet, und zwar viel freier als zuvor, dann zuvor war viel Jahre lang auf die Sonntage und hohen Feste der Zugang zu St. Johann durch Burgerwachen besetzt worden. Am 4len Mârz wurden die hinderlichen Gebaue von St. Johann und die Kirch abgebrochen mit Burgerfrohnen, dann auch einige von den Gebâuden von St. Margrethen und am 19len August das Teutsche Haus samt Kirche und Wohnhaus. — Rés. Rh. 3157. A0. 1 633 sein die heuser und kirchen zu S. Johann und Teutschen- îom. I herren auch etwas von S. Margredencloster hinweg gebrochen, die wàhle Fol. iob an denselben orten verbessert und ein realbollwerck zwischen dem Weissenlhurn und Cronenburg auswendig der Stadt sampt zugehôrigen redouten gelegt worden, mit leib- und geldfrohn: auch ganz Keel auf B. XV. - (M.) 12 Digitized by Google - 178 - angeben generalquartiermeisters Môrschheusers mit wàhlen und flancken umschantzet, die kirch so ausserhalb verpliben abgebrochen und der ort besetzt worden. Auf sein anleiten wurde auch a0. 1634 erkanl die ganze Stadt mit neuen bollwercken Se realiter ringsherum zu fortificiren, darzu eine geldfron geordnet, ist am Steinstrasserthor der anfang und das Roseneck zu einem theil eines bollwercks genommen worden. — Pp. Schn. Fol. 68 3158. (Strassburg von den Schweden beschenkt.) — Strassburg erhâlt am 29. April von den Schweden die Aemler Kochersberg und Wanzenau, in der Sladt selbst den Bruderhof nebst den Hôfen welche den Aebten von Neuweiler, Mauersmûnster und den Domherren zustândig waren. — Stro- bel, IV, S. 350. Fol. 70 3159. (Kriegsereignisse.) — A m 5. Jânner werden die Mûhle bei Eck- 1634 bolsheim und die Carthâusermûhle nebs der dabeistehenden Walke von den in Zabern befindlichen kaiserlichen Truppen ausgeplûndert. Am 13ten lagerte der commandant von Zabern, Graf Hermann Adolf von Salm mit seinen Truppen in der Nacht bei Westhoffen, und seine Leute steckten das Dorf Gosweiler in Brand. — Strobel, IV, S. 362. Fol. 72 3160. (Fùrstliche Flûchllinge.) — Schon vor dem Treffen bei Nord- lingen hatten sich die wùrtembergischen Fûrsten im Fall eines Einfalles in das Land, Strassburg zum Zufluchtsort aussersehen, und nach und nach kamen Pfalzgraf Christian von Birkenfeld, die Herzoge Eberhard, Ulrich und Julius von Wurtemberg, Markgraf Friedrich von Baden mit ihren Familien, Herr Fritz von Solms, mehrere Mitglieder des Rheingraflichen Hauses, Graf von Hanau-Schwarzenfels, Herr von Rappoltstein u. a. m. — Strobel, IV, S. 369. Fol. 70* 316i# (Fortification.) — 1634. Den 20., 21., 22. febr. ist den Schôffen 1634 proponirt worden ob und wie die Stadt auswendig zu fortificieren : ist erkant soll vorgenommen und vermittelst einer geldfrohn verrichtet werden. Viel haben damaln dafùr gehalten dass der bezirk zu weit geplant und dass man solle suchen der sach irregulariter zu begegnen. Den 18. juni der anfang der generalfortification gemacht beym Stein- strasserthor. Hette man generalquartiermeistern Paul Môrschheusern gefolgt, wâre ailes aufgebrochen worden. Fol. u* a°. 1634 hat man die werck zwischen dem Roseneck und dem Juden- thor angefangen, die lini gesucht, weit ins feld hinausgefahren, ein grosse summ âcker eingezogen, ist nichts undermauert. A0. 1635 an disem und dem Roseneck continuirt mit geldfrohn. A0. 1636 ist das werck strack vor dem Elsbethenthor angelegt worden, Digitized by Google - 179 - domals als ein ravelin; (aber a0. 1657 erst vollendt zu einem realbollwerck eingefûhrt) das thor verscbûttet, war auch eins vor dera Spitlalthor aus- gesteckt. In disem jahr (1636) ist auch das gross real und undermaurt bollwerck zwischen dera Neuen- und Vischerthor angefangen worden. Daran ward a°. 1644 der erste stein zum fundament gelegl. — Pp. Schn. 3162. {KriegsbereUschaft.) — Ungeachtet der sich im Anfang des Fol. 72b J. 1635 verbreitenden Friedensgerûchte behâlt die Stadt auf den Ralh 1635 ihres Obristen Rantzow ihren ganzen achtzehenhundert Mann starken Kriegstand, und ara 17. Januar erkannten die 300 Schôffen die Nothwen- digkeit an, die Befestigung der Stadt am Roseneck fortzusetzen und jeden Bûrger desswegen zu zwei Schillingen oder zur Stellung eines Frôhners anzusetzen. — Strobel, IV, S. 375. 3163. Strassburg sucht eine Annàherung an die kaiserliche Regierung, aber die kaiserlichen Ansprùche scheinen nicht annehmbar. Auch trug ein Unglûck das dem strassburgischen Abgeordneten H. Stadtschreiber Fried begegnet, nicht wenig dazu den Handel in die Lange zu ziehen; als er Mitte Augusts in Worms einreilen wollle, wurde ihm von einem Pferd ein Bein durchgeschlagen, und die ihm mitgegebene AnweisungdenFrie- den anzunehmen wenn die Kirchen freigegeben wûrden, blieb daher vor der Hand ohneErfolg. Zuletzt als sich die Kriegsumstândewiedergeândert hatten, vermochle die Sladt ihre allé Stellung eines neutralen Ortes wieder geltend zu machen, bei der sie dann auch ferner verblieb. — Strobel, IV, S. 387. — Graf Gallas, kais. Generallieutenant, fordert die Stadt auf dem Friede beizutreten. Juni 1635. Die Stadt schickt den Stadtschreiber Frid an Gallas mit Instruction, wo man der Kirchen halben Sicherheit erhielte, den Frie- den anzunehmen. Als Frid aber ûber die Schiffbrûcke bei Worms ritt, wurde ihm vom Pferd der Schenckel zerschlagen. So konnte er zu keiner Audienz kommen. Die Sache zog sich in die Lange, dasKriegsglùck wurde den Verbûndeten wieder gûnstiger, und Strassburg entschloss sich zur Neutralitât. Wencker Chron., ad h. a., nennt diesen Vorfall einen wahren coup d'État. — Rés. Rh. 3164. (Theurung.) — 1635 kam zu der Kriegsnoth auch noch Theu- rung da viele fremde Herren der Nachbarschaft in die Stadt geflohen waren, als Herzog Jul. Friederich von Wurtemberg, Pfalzgraf Christian Yon Birkenfeld, Herzog Eberhard von Wurtemberg, Fleckenstein, Rapol- stein, versch. Rheingrafen, Hanau, Eberstein, Baden etc. Digitized by Google y - 180 - Fol. 74b et 75 3165. Der grossen Theurung zum Trotz war immer so viel Getreide 1636 vorhanden, dass wâhrend in manchen Gegenden Deutschlands der Malter Frucht zehn, fûnfzehn bis zwanzig Reichsthaler kostete, in Strassburg die Taxe des Sesters Mehl im Frûhjahr 1636 bloss auf 15 Schillinge gesetzt war. Dabei herbergle das dasige Hospital allein mehr wie tausend sieben- hundert Kranke, fast lauter Personen die Elend und Hunger abgeschwâcht hatten, und als im folgenden Monat Juni die Verzeichnisse der in der Elenden-Herberge seit Jahresfrist gespeisten Pilgrime zusammengezahll wurden, fand sich die bedeutende Anzahl von 39600 Leuten; an Geld waren zweitausend Pfunde mitgetheilt worden. — Strobel, IV, S. 392. — Ilem, Pp. P. Fol. 76b 3166. Schon liess sich um dièse Zeit wieder ein Mangel an Nahrungs- 1637 mitteln verspûren; in vielen Dôrfern nahrten sich die Einwohner von Hirse- brod, weil andere Getreidearten selbst um Geld nicht zu haben waren. — Strobel, IV, S. 407. 1636—1637 Von diesen zwei Jahren sagt Johann Wencker in seiner Vorrede zu seiner geschr. Chronik : - — 190 — fïïhrt, und drei Jahre spâter beliefen sich die Abgaben... auf raehr als 1 200000 Fr. — Strobel, V, S. 179. 1698 3218. (Auswanderung.) — Bei dem Riswicker Friedensabschlusse kam die Frage ob es den Strassburgern erlaubt sey auszuwandern wieder in Anregung, und es wurde festgeselzt das ihnen diess innerhalb eines Jahres von dessen Ratification an unentgelllicb erlaubt wâre, dass sie aber von dem fûnflen Jahre an das sonst ûbliche Àusgangsrecht abzutragen hàtten. — Dièse Verfûgung hatie zur Folge dass nicht nur verschiedene Stadtbeamte, sondern selbst Mitglieder des Magistrats auswanderten, und dieser Umsland veranlasste den Gouverneur marquis d'Huxelles sich an die Regierung zu wenden; er erhielt vom Minister im Namen des Kônigs die Versicherung dass die Capitulation stets ihre Kraft behalten sollte. — Strobel, V, S. 191. 3219. (St. Stephan.) — Der Ammeister Jacob Wencker in seiner Slrasb. Chronik zum Jahre 1698 sagt: «Hat Elis. Henr. Vitzthum von Eckstâtt ihr getragen lOjâhrig amt als domfrau bei S. Stephan schwangern Leibs resigniren mùssen, und ist das stift alsdann in katholische hânde gekommen. * Jac. Wencker bemerkt am Rande : c Sie hat dem author dieser chronik viel mûhe causirt. Sie war sehr oft abwesend und heirathete spâter ins Reich, d. h. nach Deutschland. » — Rœhrich, S. Wilhelm, S. 65. Fol. I56b 3220. (Herzog von Burgund.) — Am 6. Juni kommt der Herzog von 1703 Burgund nach Strassburg um an dem Krieg Theil zu nehmen. — Strobel, V, S. 147. 1 704 3221. (Abgaben) — In dem spanischen Successionskrieg gab Strassburg im J. 1704 eine freie Gabe von 100000 Gulden. — Strobel, V, S. 180. 1705 3222. (Pielisten.) — 26. Jan. 1705 ist wegen der Sect der Pietisten gênant, M. Haug ein theologus gefanglich eingezogen worden, wider ihn und Consorten die Inquisition bei E. E. Rath erkant, ein Examen v. den HH. Geistlichen in prœsentia der Oberkirchenpfleger vorgenommen wor- den, mit H. Rœderer Pf. zu Barr, und G. M. Ruop Pf. zu Goxweiler, welche relegirt wurden. — Rés. Rh. 3223. (Ulrich Obrechts Tod.) — Nachdem am 6. August 1701 der bisherige Pràtor Ulrich Obrecht mit Tod abgegangen war, wurde dies Amt seinem Sohn Johann Hein ri ch ùberlragen, der aber schon nach vier Jahren seine Stelle verlor. — Strobel, V, S. 180. Digitized by Google DIE FELSENHOHLEN und sogenannten „ Abris sous Roche" bei Sparsbach im Kreise Zabern. Mittheilung von L. CHRISTMANN Es dûrfte nicht unzeitgemâss sein, auf die nahezu unbekannten und vergessenen Felsenhôhlen bei Sparsbach, die vor sechsundfûnfzig Jahren zuerst Reiner in der Revue d'Alsace1 beschrieb und Schœll* dann wieder untersuchte, von Neuem aufmerksam zu machen. In Gemeinschaft und unter Fûhrung des Herrn Lehrers Bonne von Sparsbach suchte ich dieselben auf. Nach der folgenden Beschreibung werden sie unter Zuhilfe- nahme des Orientirungs-Kârtchens leicht wieder zu finden sein. Im Walde zwischen Sparsbach und Erkartsweiler, ungefahr eine halbe Stunde von ersterm Dorf entfernt, treffen wir auf beiden Seiten des,klei- nen Meissenbachlhals dièse merkwûrdigen Hôhlen oder Felsenûberhânge (Abris sous roche). Etwa von Sûden nach Norden ausgehend und vorerst den Abhang des Gross Spechters verfolgend, stossen wir auf mehrere sogenannte «Abris sous roche». Die gerade einem Hohlweg gegenûber liegende Hôhle ist der Gegenstand der REiNER'schen Zeichnung. In F finden wir auf dem obern Theile des ûberhângenden Felsens einen Einschnitt in Form einer Wasserleitung, wohl 45 cm tief und ebenso breit. Zu welchem Zwecke er gedient haben mag, ist schwer zu bestimmen. Diesem Felsen gegenûber, in E, auf der andern Seile des Thaïs, ist der sogenannte cAltarfelsen». (Vergl. Blatt LV meines Album d'Alsace et des Vosges.) Dieser Felsen trëgt, wie ailes ûbrige, deutliche Spuren menschlicher Arbeit. Wânde und Decken der Hôhle scheinen mil dem Meissel ausgearbeitet. In der Mille t. Reiner, Revue d'Alsace, I, 183 i. 2. Schoell, Noies sur i arrojidiss entent de Saverne. Manuscript in 3 Folio-Banden auf der Straasburger Stadt-Bibliulliek. Digitized by Google - 192 — finden wir einen in Form eines Wûrfels zugebauenen Steinblock. Ob wir es mit einem Altar, einem Kochherde oder einera einfachen Sitze zu thon haben, erlaube ich mir nicht zu entscheiden. Beachtenswerth sind ferner die auf der Aussenseite, dem Gesiras des ûberhângenden Felsens, ange- brachten und in den Stein gehauenen vier Einschnitte, nngefabr 5 Zoll tief, 4 Zoll lang und 3 Zoll breit. Aebnliche Einschnitte sind auf mehreren dieser Felsen zu finden; besonders merkwûrdig sind die auf zwei, leider eingestûrzten Felsen am Rande eines Seitenthâlchens, in B, beinahe dem Allarfelsen gegenûber vorgefundenen. Dass dièse Einschnitte zum Einlegen von Balken benutzt werden konnten, scheint sowohl durch ihre kleinen Dimensionen als besonders durch die Art ihrer Anbringung ausgeschlossen. Dass sie eine symbolische Bedeu- tung hatten, wie das die Herren Reiiœr und Schœll vermuthen, scheint nicht unwahrscheinlich. Auf der Anhôhe oberhalb dieser Gruppe, in C, finden wir die Spuren eines Gebâudes. Die Trûrnmer sind derart unerkennbar und verschûttet, dass seine Bestimmung scbwer festzustellen sein dûrfte. Es wurden dort spârliche Ueberreste eines Topfes von rômischem Ursprung vorgefunden. Zur Zeit, als Herr Relner und nach ihm Herr Schœll die Gegend be- reisten, fand man dort noch zahlreiche Ueberreste von Ziegeln ver- schiedenen Musters, einige waren ornamentirt; auch wurden viele Scherben von Tôpfen vorgefunden. Aile dièse Gegenstànde lassen auf rômische An- siedeîungen schliessen. Ob ûberhaupt neue Ausgrabungen zu irgend einem Resultate fuhren kônnten, scheint zweifelhafl, da im vorigen Jahrhundert nach Aussage der Herren Reiner und Schœll solche dort vorgenommen wurden., Immerhin kônnle vielleicht noch der Plan des Gebâudes erkennbar ge- macht werden. Weiter nach Norden vorgehend, kommen wir auf der west lichen Seite des Thaïs an zahlreichen Trûmmerhaufen vorbei, bis wir in B die soge- nannten « Ochsenstàlle » finden, eine ziemlich gerâumige, durch eine Art Felsenpfeiler getheille Hôhle. In A trefien wir dann noch einen letzten «Abri sous roche». Digitized by Google c m Digitized by Google Digitized by Google SUPPLÉMENT A LA CHRONIQUE DE WENCKER. En tête du manuscrit du Mémorial de Relsseissen (fol 1) on lit n° 2 : • In der mitten beûnden sich bedenkliche und curiose sacben, so icb aus h. Johann Wenckers ammeisters, meines h. schwehrs seel. Collée tanei s excerpirt, allwo die âmpier der hb. XIII«r und bb. XV«r, die bestallung etlicber OJjficianteii, ensetzuug der ehrenstellen , einkommen der aempter und dorflschanten auf dem landt, der pflegereyen, bezirk der Statt Strassburg, kosten der Reihnbrûcke, und berrlicbe und notable sacben begriflen. ■ En publiant le Mémorial, M. Rod. Reuss a d'abord renoncé à imprimer un certain nombre de fragments que l'auteur avait inscrits à la suite de sa chronique, et il se borne à en indiquer les titres (p. 94, note 2). Plus tard il s'est décidé à en donner quelques extraits compris entre les années 1667—1710 et complétant le texte du Mémorial Les passages que Reisseissen déclare avoir tirés de la Chronique de Wencker, se trou- vaient ainsi condamnés à l'oubli; nous croyons devoir les joindre à notre publication dans Tordre où ils se suivent dans le manuscrit et sans les ranger par ordre chronologique, ce qui nous eût forcé à les morceler indéfiniment. Us se rapportent en général à des événe- ments qui sont arrivés du vivant de Jean Wencker, et on peut avec toute vraisemblance les lui attribuer. L. D. FRAGMENTS DE LA CHRONIQUE DE WENCKER. Extract aus H. Ammeyster Wenckers seelig Observationibus fol 6$. 3224. Um dièse zeit, verstehe a0. 1638 im maijo, hat herr gênerai Fol. 66* Goetz frûchte und meel fur seine armée begert, so ihme glimpflich abge- 1638 leint worden, mit der unmôglichkeit entschuldigt, vide alibi. Nach dem treffen, seind etliche Goetzische copeyen an kais. Maj. ingleichen unserer originalia und seine copeyen an uns, mit 2 alphabet von ziffern aus seiner cantzley uns communicirt worden, da er uns aufs heftigst verclagt, seyen ârger als Macbiavellisten, geben die besten wort, gedachten aber nichts B. XV. - (M.) 13 Digitized by Google - 194 - zu halten, hatte uns mûssen ein trab schencken, hâtte sonst fur 2 jahr profiant bekommen etc. — Reisseissen, Chr. m$c.} I, fol. 66. — Vide Prot. DD. XIII, fol. 169b. Fol. 68a 3225, Wie neue Constofler zu nemen und zu tractiren. — Den 30t6n junii 1659 1659 ward den Schôflen sich zu resolviren vorgetragen: Weilen grosser mangel an Constofflern, vermôg ordnung des régiment, grossen und kleinen Rath zu ersetzen, die edelleut aber sich etlicher ursachen halber ins burgerrecht zu begeben bedenckens tragen, wie zu remediren. Die ursachen aber seind dass man sich stricte zu verstallen verbunden, ihnen aber dass jederrnann was ihr vermôgen nach ihrem ab- sterben wissen môg und man inventiren mûsste, nicht allein beschwehrlich sondern gantz unlhunlich. Item mûssen auch zur vhtercassa extraordina- rie contribuiren. Kônten (durch die ordnung gehindert) der mehrere theil als nicht in dem bistum geboren, nicht in die XVer stub gezogen werden. Vorschlag: Man solle mit einem jeden neuen burgersicheinesgewissen beytrags vergleichen, sie der extraordindren beytragbefreyen,tnt;eHtirens enlheben; bey der XVer stell es widerum zu freyer wahl stellen, wie es vor anno 1594 gewesen ehe die wort «in dem bistum geboren» in die ordnung gewûrckt worden. Bey dem aller der 33 jahr dispensiren und solche auf 25 selzen. Ratio weil man in solchem aller kann Stettmeister werden, und aber vermuihlich dass wer wûrdig solches hohe amt zu ver- wesen und zu tragen, auch zu einem XVer tauglich. Ist per majora zu vcrsuchen placidiiî worden. Die ursach und anlass zu disser ender- und neuerung hat sich gleich eingangs des jahrs bey ersetzung beeder Rathsstellen des grossen und kleinen Raih erreigt, in dem diser von 6en nur mit einem Constoffler hat kônnen ersetzt werden, die ûbrigen aber mit alten Ralhsherren dispensando ersetzt worden; bey jenem aber eine stell etlich wochen lang leer stehen bliben, bis sich der junge Franlz Rudolph von Bergheim ins burgerrecht eingelassen, worauf sich bald zween mercklicher todtfàll begeben, mit denen zwei XIIIern, in dem herr Stettmeister Juhann Reitihardt Voltz den 24 aprilis, herr Stettmeister Claus Ludwig Zorn aber den 5 maij todts verblichen ist. H. Vollzen stell bey Rath gar nicht, herr Zornen aber bey den hh. XIII erst den 4 junii ersetzt wurden, so innerhalb 3 tagen also den 7 maij hâtte sollen geschehen. Hat man nun nicht gar von ordnung weichen wollen, den Conslolflern ihre hergebrachte ehrenstelle unter- schlagen oder die alte regimentsform àndern, hat man einen mitllern weg ergreifTen mûssen. Das ûbrige wird in der pratick beruhen. Digitized by Google - 195 — 3226, Aenderung bei den Geistlichen. — Anno 1627 hat M. Joh. Jaco- Fol. 70» bus Ruckus helfer zum Jung S. Peter den arraen viel spend\\% welches zu 1627 seinem ruhm bald lautbar wurde, deswegen ihn ein E. Ehrw. Ministerium zu rede setzte und bericht begebrt dieweil ibm bewusst dass aus seinen mitteln nicht gescheben konle, von wemme ihm solches her kommen, Àls er aber bald disses bald ein anders vorbracht und in seiner anzeig je langer je mehr varirt, haben sie ihn endlich der kantzel und ihres con- sortii unlauglicb erkant und auch endlich seine abschaffung zwar mil grosser altercation bey der obrigkeit erhalten. Ist sonsten seinen zuhôrern sehr lieb, und sonderlich bey krancken ein sehr trôsllicher angenemmer mann gewessen, hat ausserhalb bald widerum dienst bekommen, aber nicht mehr lang darnach gelebt, praelext: er habe dem H. Geist gelogen. 3227, Anno 1639 ist M. Joh. Christophoro Àrtopaeo gleiches wider- Fol. 70* fahren; disser als er im wiltwenstand, hat in der kinderlehr kundschafl zu 1639 Stephan Dûrren der Statt holzverwalters altister tochter gemacht, ihro briefflein ins buch gelegt, auch so weit kommen dass die eltern zum hei- rathen verwilligt, aber plôlzlich nicht allein abspringen wollen, sondern auch schmâhliche scarteeken ihr ins haus und vor die thûr werfen lassen, welches er anfangs lâugnet, aber doch endlich ùberzeugt bekantlich sein mûssen; ist pfarrer zu Westhofen worden, wider geheyrathet, aber immer baufallig bliben. 3228. Das alte herkommen vermag wan eine pfarraufstellung, dass wo Fol. 70b mehr als ein Diaconus, zwen derselben Pfarr nebst 2 andern sollen auf- *637 gestellt werden. Anno 1637 als h. Schaller abgeheischen ist aus ursachen damais verborgen, h. Kolb allein aufgestellt, h. Knoderer umgangen, aber 3 monat hernach zum Jung St. Peter aufgestellt, auch pfarrer worden. Vielen kam es fremd vor dass disser welchen man zu jung sein vermeldet in so kurtzer zeit solte tauglich worden sein, aber ratio principalis war, weilen der Pfarrer im Munster im kirchenconvent den vorsitz und disser mann noch wenig erfahrung, mochte es praejudicirlkh sein. 3229. Anno 1639 suchten etliche der fûrnemsten im Munster C. ec. Fol. 7ia h. Stattschreiber Frid bey den 3 geheimen stuben bedachtsweis, ob nicht ™39 h. M. Schilling von St. Aurelien dahin zu befûrdern wâre, mit vielen schein rationen, worauf mit h. Dr. Schmiden communicirt, welcher mit den Pastoribus es anfangs dissuadivt, doch sich endlich bereden lassen, ist eine aufstellung von noch 2 personen, welche bede schwachen aussprechens pro forma beschehen, also Schilling pfarrer worden, hat aber mit h. Dr. Schmiden und ihme hernach bald und oft piquen geben , ist eine Digitized by Google — 196 - neuerung welche seithero das pabstum abgeschaflt, niemahlen vorgegangen oder vorgenommen worden. Fol. 71* 3230. Anno 1644 jar, halte M. . . . Beck, Diaconus im Munster einen 1644 gewesenen pfaiïen, Samuel Suess genannt, in kost bey sich, welcher seiner magd unzucbl zugemulhet; als es offenbar wurde, hat derselbe aus rach allerhand, so ihm Beck vertraut, laulbar geraacht; desswegen er nacb III- kirch transferirt worden. FoL 7i> 3231. Anno 1650 starb h. Strauss pfarrer zu St. TTioman, bericht 1650 h. Dr. Schmidt dass er in 20 jahren seines presidentsnmls bereils 15 pfarrer leichpredigten gelhan, h. Dr. Pappus in 20 jahren nur 5, und h. Dr. Mar- bach in 39 jahren nur eine, so lang oder kurz leblen die hh. Pfarrer alhie. Unler diesen 20 waren viel jung starke leute. Damalen halte man vor, enl- weder h. Dr. Dorcheum oder h. Dr. Dannehauern zum pfarrer zu ordnen, wie auch anno 1651 nach absterben h. Schillings ins Munster, und das erledigte canonicat unter sie beede, um sie reichlich zu salariren, zu ver- theilen, weilen Dr. Dorsch sich nicht mehr bey dera canonicat allein con- tentiren, und der ander dissem gleich gehalten sein vvolte; sie nahmen aber so viel aus bei der pfarr verrichtung dass es verplib, zu welchem auch das ûbrige Ministerium die sach schwer machle. Fol. 71* 3232. Anno 1651 wurde h. Daniel Kônig helfer im Munster und dar- 1651 durch die pfarr Schiltigheim ledig, schlugen die hh. pastores fur h. Dr. Jo- hann Schmiden sohn, der in der fremde und der 2te im Seminario, und der qualilâien halb fur das taugliche subjectum gehalten, ohne aufgestelt in gratiam Palris darhin zu befûrdern, fûglen gleichwohl bey, wer disses meinen bh. nicht ahnnehmlich, ob man sein zur probpredigt neben andern dreyen erwarten, oder alsobald vier aufstellen wolte : Ist etwas cundiri, doch hernacher frey dahin zum pfarrer geordnet worden. Fol. 724 3233. Als wie vorgemelt, h. Dr. Dorsch sich je langer je mehr be- 1652 schwert, sich aber die miltel, wie ers desiderirl zu contentiven nirgends praesentiren wollen, auch der tnodus solchen gesuchs der conséquente halben nicht passirlich sich befinden thâte, ist im a0. 1652 offerivl worden baare 100 R. zu erlegen, und dan folgends jahrlich auf Johannis Baptistae 100 R. zu vorigen bitraden, so er aber nicht accept\\% sondern sich nach Roslock von dem hertzog von Mechelburg bestellen lassen, auch a0. 1653 den 12tcn octobris alhie abgereist. Ist darauf von E. Ehrw. Minislerio der vorschlag bey dem schulcont/en/ geschehen, sein profession zwischen h. Dr. Jacob Schaller und h. Dr. Balthasar Scheiden zu theilen, wie auch die son- tagsmittagspredigen, und solten sie in der hh. Theologorum subsdliis r Digitized by Google - 197 — sitzen, doch darum auch ihre vorige professiones behalten, welches aber nach Ratli und XXIer nicht practicirWch befunden, sondern zur vôlligen profession h. M. Sébastian Schmidt, Rector und Prediger zu Lindau beruf- fen, und gedacbte beede hh. um der schule besten nûtzens willen bey ihren stellen gelassen worden; der doctorivl darauf. H. Dr. Dorsch hatte sich zuvor mit Chursachsen eingelassen, ail die- weil ihm aber vor dissem von der Statt zu behuf seiner studien etlich 400 R. verehrt worden, er aber sich dagegen deren zu dienen schrifllich verbunden, ist damalen auf verweissung verbliben; weil er aber sich nicht mehr contentiven wolte, ist ihm fur disses mal, wiewol ungern, erlaubt worden. 3234. Weil wegen der theuren zeit man bey de m suffi zu St.Thoman 1647 die helfer zu besolden nicht mehr fortzukommen vermôcht, also ist ge- ordnet worden donnerstags in der morgenpredigt noch ein seckel um- zutragen, von welchem sie von der policeygerichtsstuben theils die bezahlung erheben quartaliler, doch ist die intention nicht publient worden Act. 29 febr. 1647. 3235. À0. 1656 zog h. Otto Tabor, Doctor u. Prof essor juris von Strass- Fol. 73* burg nach Gustraw, ein mechelburgische bestallung, wendet erstlich vor 1656 die bestallung were ihm zu gering, nachdem ihm aber der raths/t/w/ und befreyung bûrgerlicher beschwerung und des ungelts offerirl worden, und er gleichwohl fortzog, enderte er vorgeschûtztes prœlext, und legt die schuld auf h. prœsidem Dr. Joh. Schmiden, und schrib ihm dessweg 2 scharfe brief zu, voiler schmâhwort. Das verursacht dass derselbe einen argwohn auf h. M. Martinum Grossen, pfarrer im Munster warf, als ob derselbe ihn bey h. Dr. Tabor falschlich traducirt, und gab zur prob vor, er halte theils der formalien in h. Dr.Ta- bors brief begriffen, an andern orten ins gesprach gebracht, suchte auch revocation und abbitt vor dem kirchenconven/, weil aber M. Gross nichts gestandig sein und zur abbitt sich nicht verstehen wollen, klagte er ihn in 19 punkten bey den hh. XMer an, doch solte man geheim halten; weil aber beede bev bekanten sich ûber einander beklagten und beschwerten, fiel die geheimhaltung, und gelangt die sach an hh. Râth und XXIer, und ward den 22. und 28. may 1657 jedem à part, ingleichem dem kirchen- convent was hinc inde zu beobachten, per décréta angezeigt; war noch nicht genug, sondern es verging sich M. Gross mit reden gegen einen stett- meister und einen von seinen collegis, das verursacht dass derselbe h. stett- meister und h. Dr. Schmid ihn (jeder absonderlich) bey E. E. Ralh ver- Digitized by Google ■- 198 - klagten; ob er nun gelhane rede unterstunde ellicher raassen auf besondere weiss zu deuten, befand sich doch dass er gefehlet, und ward der verlauf den 23. dec. vor E. E. Rath der hh. XXIer vorgetragen, er seines pfarr- amls, doch seiner ehre und kûnftiger befûrderung onhinderlich , priv'wl. Er tbat aber die thorheit, gieng den 24. abends wider abmahnung auf die canlzel und an die beichl, redet von dem ibra ûberscbikten décret un- gleich, und als ihm von den bh.XIIIer (wegen einstehenden fesls) im nam- men eines gantzen Magistrats wegen seiner bewohnung gelegenbeit 6 ein- spânner, ferneres unheil zu verwehren, zugeschickt worden, beschloss er die thûre vor ihnen und rief der burgerschaft um hilf, that aber doch endlichen solche widerum auf, muste aber vier derselbigen bey sich ver- kôstigen bis auf den 2len januarii 1658. Da er auf gelhanen verspruch dass er hinluhro ruhig sein wolte und 1000 R. caution desswegen von seinen brûdern und kindervogl, ohn fernere abstraffung, derselben widerum befreyet worden; es blieb aber dabey andere belreffend noch allerhandt in rest. Nachdem man nun erkûndiget wass so wohl un ter dissem streit als zuvor bey dem Munster vorgeloflen, ist zwar der aufstellung halb von dem Ministerio eine unvorgreiflliche nomination der drey helfler im Munster und des âllisten in diensten (von denen die sich noch aufstellen lassen wollen) geschehen, man hat aber fur dièses mal solch sonst ge- brâuchlichen modum nicht thunlich befunden, auch nicht dass man einen pfarrer aus andern kirchen mit aufstellen sol te, derowegen in den proto- collis so wohl des régiments als den kirchenaclis nachschlagen lassen, was irgend zu andern zeilen practicirt worden; da sich dann befunden dass a0. 1578 h. Dr. Johann Pappus auf anweissung E. E. Ministerii immé- diate zum pfarrer ins Munster geordnet, und damit auch der dritte ordo der zuhôrer bey der wahl nicht umgangen sondern gehôrt wurde , seind auf 100 personen berufen, ihnen beeder anderer orden meinung (als der Magistrats und Ministerii) mit allen umstânden erôffnet, und um ihren consens befragt worden, welche ailes placidivl. Gleiches ist nun a0. 1658 den 4ten februarii in dem chor des Munsters auch vorgenommen, und h. Dr. Johann Conrad Dannenhauer der Professor und Prediger also er- wâhlt. Und sontags den 7ten dito durch h. Dr. Johann Schmiden wie ge- brauchlich der gemein prœsentirl, und darauf ordinivt worden, hat zwar so viel die curam animarum belangt, allerhand bedingt damit er an sei- ner profession verrichlung nicht gehindert wûrde. Fol 75* Den .... junii 1658 ist M. Gross unstellig worden an etlichen orten 1658 in privât hausern beschwerliche reden getrieben, desswegen E. E. Rath grôsser ungluck zu verbûten denselben frûe nacht 2 uhren (mit musqueti- Digitized by Google - 199 - reren welche ihn zuvor ein paar tag im haus verwahrt) auf S. Catherinen- thurn fùhren lassen, aber auf flehentlicbes bilten seiner und der unschul- digen seinigen, 14 tag hernach widerum ins haus gelassen vvorden mit vorigem versprechen. Den 16. julii 1658 ist ein Pasquil unler die Erbslaub und h. Frœreisen 1658 h. Prœsidis dochtermans haus, wider gemelten h. Prœsidem gelegt worden, sein bildniss am galg hangend, darûber griechisch und teutsch geschri- ben; liai der thâler nicht môgen erkundiget werden. Den 27len augusti ist der h. Doctor nacb 14 tagigen kranckheit ver- storben, und den 31ten mit unzâhligen comilat zu St. Gallen begraben worden. Nach abslerben h. Dr. Schmiden ist h. Dr. Dannhauer von dem Magistrat zum Presidenlen ernannt worden und hat biss den .... das pfarramt versehen; sein stell aber widerumb zu ersetzen, isl h. Lia. Saltz- mann angesprochen und vom Magistrat den 15 januarii a0. 1659 ernant worden, hat eines pfarrers functiones ûbernommen, die sonnabendspre- digten ausgenommen so die hh. Diaconi verrichten sollen, welche sich aber dessen beschweret, verwendent dass sie h. Dr Dannhauer zur hand gegangen, were ursach weil er alter als sie, ihr prœceptor, langer in diensien, Professor und berûhmt in controversiis, Saitzmann nicht solcher qualitœt, jûnger als sie, nicht so lang in diensten, blôdes leibs, geringer sprach, hab wenig gearbeitet, dem auditorio unanmûthig, wûrden bey der wahl elliche gar nicht erscheinen, andere nicht votiren, viel die kirch quittiven, seye darzu an dem dass sie auch bereits hatten wollen einkom- men sich wegen der abendpredig zu beschweren; wiewohl sie hingegen die morgen oder frûegebetspredigvon andern verrichten zu lassen erlaub- nûss hatten, were doch die beslallung so forchtsam dass einer solche lieber selbsten versehen thâte, bâten es dahin zu richten dass sie ruhig und in gutter einigkeit ihre labores verrichten môchten. Ist ihnen per decretum wegen unverschamten begehrens und vorschri- benes verweis gethan, und zur schuldigen gebûhr ermahnung geschehen. M. Gross1 ist nachgehendls widerum unruhig worden, da man ihn dann 1. Jean Wencker étant mort le 16 octobre 1659, ce dernier passage ne peut être de lui, puisqu'il a été écrit lorsque Gross était en prison depuis plusieurs années. D'après la chro- nique citée par Strobel (V, p. 135), M. de Chamilly Ût remettre Gross en liberté en 1682 après 18 a?is de captivité, ce qui place son arrestation en 1664 (cfr. u° 3210), et la rédac- tion du texte vers 1670. Ce passage serait donc de Jacques Wencker, s'il n'est pas l'œu- vre de Ueisseissen lui-même. Voir la suite dans Reisseissen, Strassburgische Chronik, p. 189. Comme il y est ques- tion de faits relatifs aux années 1669, 1670 et suivantes, les fragments en question n'ont en tout cas pas Jean Wencker pour auteur. En revanche, ce qui suit dans notre texte, semble bien être da vieux chroniqueur. — L. D. Digitized by Google - 200 — in der Elendeherberg in ein verschlossen gemach gesetzt, allwo erannoch ist, und schon bey etlichjahren nichl ausgeben dôrfle. Fol. 82» 3236, Zufâllige Sachen beym Régiment. — Das bey vornemmer ende- rung in hohen Regimenten auch zugleich zu facilitivung derselbigen Gott der Herr bey geringern ungewôhnliche mutationes làsset mil einschlagen, wûrde aus den historien sonderlich auch aus strassburgischen Chroni- cken gar leicht beyzubringen sein: ich hab allein weniger albie meldung thun wollen, wie mir dieselben obiter an die hand gekomraen. 1548 Anno Christi 1548 nach trennung des Schmalkallischen bunds und ab- straffung der Evang«lischen, liess kays. Carolus V viel vôlker im Wûrtem- bergerland einquartiert liegen, welche allgemach sich dem Elsass naherten, und weilen die burger zu Strassburg aus anlrieb der prediger wenig lust hatten das Intérim anzunemmen, fôrchtelen theils der vornemsten burger (besonderlich die welche kayserliche lehen halten) sich vor einer belage- rung, oder dass es ergehen môchte wie mit Costentz, welche den 6t€n au- gusti a°. 1548 von den Spaniern ûberrumpelt und derselben prediger vertriben worden, sagten derowegen ihr burgrechl auf und zojren theils nach Hagenau, theils auf ihre landgùter. Darauf erfolgt dass in 6 jahren, 5 neue ammeisler erwôhlt wurden, darunter vier XVer, welche aile fûnf erst de a°. 1548 im Régiment. 1620 Anno 1620 do die grosse verànderung im rômischen reich vornemlich ihren anfang genommen, seind acht personen des bestandigen Régiments abgegangen, darunter drey XIIIer gestorben, und zwey XVer; ein amraei- ster so XXIer war, degradirt, ingleichen ein XVer, und ein steltmeister so XVer, leibs halben abgeheischen, also drey neue XlIIer, sieben neue XVer und ein neuer XXIer erwôhlt worden, und zuvor a°. 1619 auch zwey neue XVer von den burgern, was nun solche grosse enderung bey einem Régi- ment, bevorab alhie do unter 10nen kaum einer studirt oder politischer sachen sich beflissen, in Consiliis fur deliberationes verursacbt, ist ver- nunflig zu ermessen, denen aber mehr bekant welche dem Régiment ein zeitlang beygewohnt. Sapienti sat. Fol. 83* Anno 1634 et seq. Als die benachbarte edelleut sich hieher in sicher- 1634 heit begeben, hat man ihrer viel ersucht burger zu werden, auch theilen das burgerrecht geschenckt : propositio war, jetzt seye die zeit den ab- gehenden adel zu ersetzen; man môchte sonst in kurtzem gar um den titul komraen. Die vermôglichen habens recusirl, andere sich der zeit be- quemt: obs dem publico nutz, wùrd die zeit lehren. Foi. 83* Den 12ten augusti a°. 1580 ward h. Heinrich Joham gewessner land- Digitized by Google — 201 — vogt zu Mûlpergard burger, und alsobald an b. Burckard Gossen stell XVor; 1580 halte solche vom 6 maii vacirt. II. Goss ist 30 jahr XVer gewessen und nie stettmeister. Vor zeilen , war der regierende steltmeister absens, hat der regierende amraeisterin der notariorum contracluum verschreibungen pflejren be- nent zu werden. Exempel seind 2 bey der Rotbkirch de 1590 et 1592, da beede mal h. stetlmeisler Georg Jacob Bock das ami gelragen, 1590 vom 29julij, 1592 vom 4 junij. Disser war mehrerer zeit zu Ilomersweiler, sogar dass ihm endlich ein mahnung der hh. XVer angezeigl worden, er solle enlweder seiner ehrenstell fleissig abwarten, oder resigniren. Ob aber der ammeisler auch das Slallinsigel und paner bey hande gehabt, dubito. fWirWolfgangScbûtterlein oder Abraham Held regierender ammeister und der Ralh zu Strassburg thun kundt etc.» Bey h. stellmeister von Kagenecks zeiten, welcher immer widerum in Rath, auch ûber seine erklârung, erwôhlet worden, also in 8 jahren nicht mehr auf die Pfaltz kommen, haben andere vicavirl, oder einige monal hat niemand disses erinnert, vielleicht niemand davon gewusst A0. 1656 slarb h. Jonas Stôr XVer, isl ûber 2 jahr wegen fallenden siech- 1656 tags nicht ausgegangen, doch XVer bliben. A°. 1658 in januario ist h. XIIIer Haassen (welcher gesichts- und anderer 1 658 verlegçnheilen halber nicht mehr qualificivt) angedeutet worden seine ehrenstellen zu resigniren, welches er zwardochungerngethan, vermeint sonderlich allein die schôffenstelle zu erhalten, weilen er oberherr bey E. E. zunfft der Freyburger (auch ûberall die schôffenstellen ersetzt), hats ihm glimpflich abgelehnt, ist aber doch connivendo verbliben. Nous ajoutons ici un certain nombre de fragments qui complètent la Chronique de Wencker. 3237 a. (Bestrafte Beamte.) — In disem iahr wurden 2 ammeister Tom. il hart angesehen. 1° h. Heinrich Meyer um dass er sich bey seiner regierung Fol. 89« zu viel gewalts angemasset und seiner pflegereyen missbraucht, gegen die 1458 Statt, um 100 pfund pfenning, und dem Werck Unserer Frauen Haus um 30 tt <$ zu erlegen abgestraft. Darum muste er drey burgen geben, auch seines schôffenamts.pnviert sein, und caviren leib und gut nicht ohne eines Raths erlaubnûss aus der Slalt zu entâussern, und als er ûber 10 jahr starb, ward ihm das lipsal als einem ammeister sonst gewônlich zu halten aberkandt. 2° h. Hans Meelbrûh ward abgestrafll etc. Digitized by Google - 202 - Fol. 87* 3237*. Vorrath im Burgundischen krieg. Anno 1475. 1475 Summa der slattleute ist personen 20722 Darunter die kein kom hanl 7702 Summa fruchl darunler auch ellicher landlûthe .... frtl. 240550 Summa der landlûthe ist personen 5476 Die haben kom frtl. 23829 Summa Summarum aller personen in Slatt und land ist 26198 Davon haben kein kom 8369 Summa aller frùchten ist frtl. 264379 Tom. H 3237e. (Bundschuh.) — In der fasten rotteten sich etliche liederliche Pol. 133 ]eute zusammen, von Schlettstadt, Sultz, Dambach, Epfich, Andlau,Kesten- 1502 holtz, Stolzheim, Dieffenlhal, Scherweiler, Bliensweiler, Nothalden etc. Die pflichteten sich gegen einander auf dem Ungeisberg, und wer in ihre buntnûss begerte, muste sich zuvohr schwôi en, ihr vorhaben heimlich zu halten, niemand (auch in der beicht) zu offenbaren; ihre hâubter waren Haus Ulman von Schlettstatt, Jacob Ilauser von Bliensweiler, Ilans Ziegler von Stolzheim und schulteissen Ulrich zu Àndlau. Ihr vorhaben war sich ihrer schulden zu entbrechen, das Roltweiler gerichl abzuschaffen, item zôlle und andere beschwerden, steur und bette nach belieben zu geben, die Juden zu tôdten und ihr gut fur sich zu bebalten, die geistlichkeit zu nôttigen mit einer pfrûnd allein aufs meiste 50 oder 60 fl. ertrag, sich contentiren zu lassen, in der Charwoche Schleltstat zu uberrumpeln, zu plûndern und sich darin fest zu legen, und ein paner mit eim bundschuh aufzurichten; so wurde, wiesie vermeinten, ihnen aller orlen dergemeine mann beyfallen. Wurde aber entdeckt: Claus Ziegler zu Schleltstat und Hans Ulman zu Basel deswegen zuvierlheilt, die andern 2 giengen durch, die ûbrigen theils am leib, theils mit verweisung, umgelt oder der leib- eigenschaft, je nach dem sie Obrigkeiten fanden. — Pp. C. 1517 3237d. (Schlechtes Jahr.) — Auf den vorigen dûrren sommer ist 1518 erfolgt ein druckener kalter winder, das es von anfang des jahres bis auf den mitlwoch in den Oslern nicht geregnet, seind die alten rebstôck erfroren, am freytag vor Georgii gabs ein grossen reyffen, thete viel schaden im feld, reben und obst, gab man von Pfingsten bis Martini den becken und burgern vom speicher frucht, das fiei tel rocken um 7 sch., musste aber ein jeder handtreu geben dass er keinen vorrath, und dass er solches in seiner haushaltung mit den seinigen essen wolte; den gar armen gab man meel den sester um 17 pfenninge, sonsten zalte das korn 17 auch 18 schillig. Digitized by Google - 203 - Im Spital waren so viel erhungerte und krancke, dass man wochenlich haben musste 30 fiertel frucht, 4 fuder wein und in die kûchen 60 gulden, war das pfund rindfleisch taxirt 11/» pfennig. VVas den burgern gegeben belief sich auf 50,000 fiertel, und wurde sonsl innerhalb zwei jaliren aus der Statl gefûhrt 362,962 fiertel, ohn was der Bruderhof, Unser Frauenhaus, der Spilal, die Ellende heiberg, das Gulleulhaus und an- dere pflegereyen hingeben und sonsten heimlich hinweg gefûhrt worden. Weil wenig wein gewachscn, kam das fuder auf 26 bis 30 gulden, die mass 7 oder 8 pfenninge. D'après M. Rod. Reuss (Alsatia, 1868-72, p. 153—154) ce passage se lisait dans la chronique de Wencker, II, tome IV, p. 24. Comme l'histoire du 16e siècle se trouvait deux fois dans la chronique, d'abord dans la deuxième section du vol. H, puis dans la première section du vol. III, il faut traduire dans la phrase de H. Reuss le mot tome par celui de partie ou pars, comme le donnent les citations de M. Schnée- gans. Cette famine que Wencker plaçait, selon M. Reuss, en 1517, est placée en 1518 par Friese (Th. II, S. 136), qui s'appuie sur le même passage de Wencker. De là dans le texte de Wencker que nous avons publié, les nos 3006 et 3008 qui paraissent se rapporter au même fait. 3237e. (Bauernkrieg.) — Um dise zeit erhub sich der Widertâuffer Tom. il und Bauren aufstand im Elsass, solten in eilf hâufen bey Molsheim 50 tau- ^atr8^ send zusammen kommen, deren oberster Itel Geôrg schullheiss zu Rosheim, ihr prediger Clemens Seich, strasburger gartner. Die Statt Strassburg liess under 2 haubtmânnern, Caspar Wolffen und Hans von Matzenheim 2 (ahnlin landsknechtwerben, auch aile handwercksgesellen als wartgelter in bestallungnemmen, und hielt man starck wacht bey tag und bey nachl: ursach das man dem gemeinen mann, sonderlich den fremden nicht zu wohl trauen konte, angesehen voriger schwierigkeiten bey 1514 be- schriben. (Auflauf auf dem Rossmarckt.) Desswegen die Ràlh und XXI sich fleissig vorsahen, erstlich ihre ge- dancken mit den 300 Schôffen oder dem grossen Rath communicierten, und darauf um mehrerer gewiss- und sicherheil widerum eine ermah- nung und bericht auf allen zûnfften nicht allein vortragen, sondern eins jeden, auch des geringsien burgers meinung besonders anhôren und ver- nemmen liessen, dessen inhalt: 1. der prœtext dass es dem Evangelio zum besten geschehe nichtig, weil es ohn, ja wider die obrigkeit vorgenommen. Fol. 36'' 1525 Digitized by Google - 204 - 2. Procedur dessgleichen, weil sie nîcht die geisllicbe und ihre in- traden, sondern noch viel mehr die zinsreicher dadurch verderblen. 3. Ailes verschwendeten dass sie bald auch wurden der leyen guteran- greiffen, derowegen die Slatt belreflend nichl unnôlhigerweissdievorsorg zu haben, sie mochlen a) wann auf dem land aufgezehrt, sich der Statt nahern, entweder begehren eingelassen zu werden, oder doch der geist- lichen substanlz und vermôgen ihnen zu lûffern. b) Nun hab man die geisllichen genôlhigt burger zu werden, darum c) man ihnen auch schuldig wie andren auf recht schulz zu halten. 4. Zu besorgen die menge des volcks und die gewohnheit mit andern nach belieben zu verfahren, werde auch die weltlichen treffen. 5. Môchle, wo nicht eine gute resolution gefasst wûrde, bey einander und ihnen, wo sie sich der Slall mit ungebûhr nahern sollen, zu wider- slehen, ein confusion under der burgerschafl erwecken, der Statt ver- derblich. Helten ein exempel ihres procedirens bey, der Slatt damaln zu- stândig, stâttlein Benfeld, da sie die burger mitzuziehen getrungen. 6. Die vorfahren hetten durch ihr zusammensetzen die Statt in vilen veit ausgehenden widerwertigkeiten sich redlich durchbracht. 7. Eins Magistrats intention seye fur diesmal dergleichen zu thun. 8. Helte zwar in ansehung guten vertrauens keinen zweifel, es werde ein ûbrige burgerschafl mit ihnen und den schôffen einslimmen. NB. 9. Aber doch um mehrerer gewissheit und ihr der burger satis- faction willen, einen jeden besonders vernemmen wollen. Hat so viel gefruchtet dass nicht allein ein ehrliebende burgerschafl sich nach wunsch erklârt, sondern in ansehung so guter einigkeit, man hat môgen mit nutzen der nachbarschafl als underhàndler mit disen schwierigen leuten tracliren; dann als dieselben das closler Altorf eînge- nommen, schickten sie nach Strassburg um etliche prediger, zogen hinaus M. Capito, Bûcer und Zell, die stelten sie gegen den abt und conven- tualen, vermeintlich der religion halb mit ihnen zu disputiren. Aber Bûcer vermahnet, wâre nicht da wegen geistlichen sachen mit gewalt zu ver- fahren, sollen ihnen heimzukehren und den abt frey lassen, das Closter nicht beschweren; jenes geschah, das Closter wurde spolirt. Im Suntgau und ûber Rhein war ailes schwirig, spolirlen ailes und ver- brannten die brief und urbaren. Als auch ihren 15000 gen Lohr kommen, reiselen auf begehren frl. gnaden margraf Ernst von Baden, von Strass- burg dahin h. Jacob Sturm und h. Conrad Joham der Stadt abgesandte, die sprachen ihnen also zu, dass etliche artikel aufgesetzt und vom h. mar- grafen bestâligt wurden, liflen darauf von einander. Digitized by Google - 205 - Die im amt Ettenheim, der Statt Strassburg, wie Benfeld pfandsweiss FoL 37 angehôrig, wurden von h. Bernhard Wormser und Hans Erhard von Rott- weil gen Cappel erfordert und mit guter vertrôstung von einander zu gehen betliâligt. In der andern margrafschaft wurden die underthanen von denen ira Brûrein aufgewickelt, samlelen sich zu Oberkirch und zu Offenburg die Lan dvôgt lichen, Bischôflichen und Lichtenbergisclien etc. bauern den 3maij vor Offenburg, mutheten ihnenzuwesen (sic) sich die Slrassburger besorgt hatten, doch wolten sie den pfaflen ibr eigenlhum lassen und raôcbten die stattthor verwaren, begerten nur mit 200 personen die exécution verrichten, wurden befragt was sie under dem wort geistliche gûter verstùnden, sie der Spital auch drunder gemeint, wolten gleichwol den corpus nicht schwâchen, aber jelzmalen vorrath haben, wurden abge- wisen und gewisse limites beslimmt die sie nicht ùberschreiten sollen. Darauf sich 3 hauffen zertheilt, der eine zu Eberswiher und zu Durbacb, der 2 zu Bolspach, der 3 zu Biel verpliben, bis der ausstand, donnerstag nach Georgij gemacht worden; haben'mit ihnen gehandelt margraf Phi- lipsen wegcn h. D. Hieronymus Ueuss cantzler und hans Sigwarlh, und von der Statt Strassburg, h. Bernard Wormser stellmeister und h. Caspar Rumler des Ralhs; wegen der bauren von den Oberkirchischen Georg von Wimpfen, wegen der andern Wolf Tucher schullheiss zu Biel (sic) ihre beschwerden bey Schlussero fol. 14 und 48. Weil die Statt Strass- burg immitten lag, musste sie sich bederseils Rheins bemùhen, dann die zu Altorf oben gemeldet erwarteten zuzug vom obern und undern Elsass, auch aus Westreich. Desswegen h. Conrad Ryff mit der Statt einspenniger an sie geschickt, im namen der Statt, sich zu interposition zu erbieten, gaben aber schlechten bescheid. Hierauf auch beneben den Landvôgtischen zu Hagcnau, h. Bernard Wormser stett- und Martin Herlin ammeister, die mussten sich zum 4en mal anmclden, wurden darauf vor die am tisch sitzende bauren ein- gelassen, und slehend ihr anbringen sie zur ruhe anzuweisen ablegen, erbotten ihnen gleichfôrmigen vergleich wie mit den ûberrheinischen aufgericht. Sie resp.: sollen heimziehen, musslen einmal ihrer beschwerden Fol. 38 frey sein, wussten besser was sie ihun solten als die von Strassburg; wann sie mit andern ferlig, wollen sie mit ihnen sich wol wissen zu ve^ialten, und als sie merckten dass die armen sich zu accomodiren nicht ungeneigt, sprachen sie, sollen ihres wergs fortziehen oder wurden ein ander ant- wort empfangen, worauf sie sich nach haus begeben. Auf dises haben sie sich getheilt und ihr auf 20,000 nach Zabern gezogen, begehrlen an Digitized by Google — 206 - Strassburg pulver und geschùlz, wurde ihnen abgeschlagen, liessen 2 weisse seidene fëhnlin machen mit 5 scbwarzen buchslabenN.D. M.I. E. Nomen Domini manet in eternum, wurden aufgehalten (se. z. Strassburg) und nochmalen sie abzumahnen nach Zabern (alwo auch die gemein meisler) geschickt h. Reinbold Spender und Caspar Rumler, stett- und ammeister, die erhielten was die geisllichen dahin gefleht, und deren von S. Thomen bracht h. Peter Slurm von Offenburg wurde ailes auf den Pfennigthurn in Verwahrung gelegt. Zabern wolte man ihnen anfangs nichl ôflhen, geschah aber durch ein Vix von Zabern gênant, an einem thor, da trangen sie mit gewalt hinein, namen der geisllichen, edelleute und deren heuser die es mit ihnen nicht halten wolten mit gewalt ein, und plûnderten sie, fingen darauf an zu zechen bis der herzog Anton von Lothringen ihnen den 17 maij einfiel und sie niderlegle. Davon die Elsassisch Cronick fol. 169 und andere authores (M. Freh. P. 3, fol. 104 seq. — Sleidan. — B. R. n° 6. — Jac. SCHLUSSER.) Dieser krieg costet die Sladt Strassburg ûber 30,000 fl. Nach dem Bisch. Wilhelm wider nach Zabern gelangt, fande er ein ausgeplûnderte slalt und verwûstet land, danu die Lolhringer ailes was 7 mûglich forlzubringen, ja auch etliche hûpsche weiberyolck mil gefûhrt; / er slraffte weiler keine bauren wie theils andre herrschaften, sonderlich im obern Elsass Kôn. Ferdinand gelhan. 1525 (Sladlbefestigung.) — Domain baute man den Weissenlhurn und die 8radermûhle, und fleheten die Carlheuser ir gut zur Slatt; alsdaderwein kam, lieffen die arbeiler herzu und trancken in eyl auf30ohmen,konn!en auch durch kein oberkeitlich gebot abgehalten werden. Derwahlbey dem Grûnenlhurn itzund das Sleinstrasserlhor wurde derzeit auch zu verschût- ten angefangen. 1526 3237^. Graf Philips von Hanau batte einen Strassburger burger zu Weslhoven gefânglich anhalten lassen, wolte ihnauff frl. schreiben und erbielens sich rechiens zu bebetherthor: sch. 2624 = klafter 437, sch. 2. Von erwebnter thûr zum Weissenlhurn : sch. 4680 = klafter 780, sch. 0. Von berùhrler thûr zum Sleinstrasserlhor : sch. 4280 = klafter 713, sch. 2. Von oftwiderholter thûr zum Judenthor : sch. 2240 = klafter 377, sch. 2. Summa der werckschuh à 6 sch. fur 1 klafter gerechnet, seind: 28372. Thut klafter oder ruthen : 4728, sch. 4. Die gantze lange der Slatt Slrassburg ward gerechnet von dem thurm Lueg ins land bey dem Teutschen Haus bis an den Giesswahl hinder St. Claus in Undis, ist 8310 werckschuh, thun klafter à 6 schuh ge- rechnet: 1385. Die breite der Statt von dem Spitallhor bis an den XIIIer graben ge- rechnet (ist der graben hinter dem Reiffgâsslein), begreift 6280 schuh = klafter_1046, sch. 4. Die Statt hat zu erhalten in der statt und dem burgbann 152 brûcken. — Reiseissen, op. cit., fol. 79b et 80a. 3237\ Music auf dem Munster. — Auf Johannis Baptistse haben Marx Fol. t66» von der Heyden und consorten ziticken und posaunenblàser morgens umb 1599 5 und abends umb 8 uhren ahnestalt der thurnblaser musicirt, hat nicht ûber 2 monat gewehrt, seindt jene wider angenommen, dise abgeschalft worden. — Pp. Schn. Digitized by Google Digitized by „^j VI. ANNALES DE SEBASTIEN BRANT. B. XV. -(M.) H Digitized by Google Digitized by Google JAC. WENCKER EXTRACTUS EX PROTOCOLLIS Dom. XXI vulgo SEBASTIAN BRANTS ANNALEN 3238. Das Kartenspiel schon 1382 verboten. Ein fûrsprecher bei FoL 88 gericht, namens Gudo, der bey dem spiele unchristliche schwûre gelhan 1382 hatle, wurde bei strafe der verbrennung auf evvige zeit aus der Slatt verbannt. 3239. Hm. Hans Cantzler wird die Statt und das Bischtum auf ewig R>L 92« verwisen nacht und lag, und wo er darûber in denselben ziln ergriffen ^385 wurde, so sol man von ime rihlen mit dem swerte. Darzu so sol sich Meister und Ralh ailes sins guis underziehen und zu iren handen nemen, doch ist dass er in disen nehsten drieen tagen sine besserunge swert zu haltende, so sol sinre frowen ir reht an irme dritleil und wideme und ander ir gut behalten sin, tut er das nit, so sol sicb Meister und Ralh ailes irs guts un- derziehen, untze an die stunt dass er die besserunge swert zu haltende. Ilem Philippus Hans und Waller Wassinher hant unser Statt zu Strass- burg 10 gantze jare verschworen nacht und tag eine mile etc. AcL feria sexta post Purificat. Marie a°. 1385. — Extr. Reg. de a0. 1384 et 1385 (cancellirl). Wir Burckart von Mûlnheim dem man sprichet von Rechberg, der Mei- Ton*. I ster und der Ralh von Strassburg hant erteilt urteil dass Johann Canlzeler Fo1, 5* vor dem Meister und dem Ralhe der stete zu Fryburg sweren sol an den 8upp* heiligen, dass er diewile er gelebet niemer wider unser Statt, unsere bur- gere noch die unsern roten sol noch tun, es sy uff tagen oder ufTslunden etc. Act feria terlia ante diem S. Thome apostoll — Memor. XXI. Registr. de a0. 1385. 3240. (Polizei-Ordnung. — Munster.) — IL was vor dem Munster Fol. 6b an dem holwege oder an welhen stellen das ist, abgebrochen ist oder ge- ^386 machet wirt, das sol ouch aile wege also bliben, und sol dirre Rath noch Digitized by Google — 212 — kein ander Rath der hernoch wirt, kein recht noch gewalt haben es lossen wider zu machende oder gelt darvûr zu gebende, doch so sol man voq anser Stetle wegen ein geroein mess machen wie breit iegelicher ein loch one uffe sûlen an sime hûs5e g**gen unserre Stetle almende machen soll und darûber nit. II. es sol ouch raenglich vor sinen hûsern do almenden gemachet sint, die lôcher verlullen in disen nehestcn ahte tagen, und sol ouch mengelich in denselben tagen die lécher die an dero Munster han- gent und vor dem Munster und daran stont, abebrechen und dannan tun, und sie ouch nit me do haben by straff 5 flf. Und sol disse urteil aile iar ein Rath dem andern in den eyt geben. Actum et publicatum dominica proxima post diem sancli Nicolai episcopi a0. 86. It. Es sol nieman keine stunde noch tage machen uffUnsereFrauen hûss noch in Unser Frauen hoff, noch kein gespreche do haben, bey straff 30 P, doch sol dis unsern Rath und so wir von unserre Stette wegen zu schaf- fende hant nûtzit ane gon. — Regisler allerhand Urleilen, 1386. Fol. 7* 3241. (Munster.) — It. unsere herren Meister und Rath sint ûberein 1388 komen dass man aile die stûle die in dem Mûnsler sint, und mit namen die stûle bi der sûlen vor St. Laurentien, die stûle umbe die sûlen und aile andere stûle die in dem Munster sint, sie sint an welhen slellen in dem Munster sie wellent, unverzogenlich abe brechen und dannan tun, und das Mûnsler lossen bliben als es von aller harkomen ist, und sôllent ouch der schaffener noch die pflegere des werckes noch nieman anders nieman erlouben keinen stul in dem Mûnsler zu machende an keinen enden, klein oder gross. Doch sûllent die stûle die an den wenden zu beden silen stont, bliben stonde als sie von alter do gesianden und gewesen sint, und nit lenger herfûr in das Munster, das einre vûr den andern gange. Fol. 93* 3242. It Clans von Kûnigeshoven der schultz hat ein valrot pfert Ist gemustert vûr 6 fif. — Reg. de a0. 1388. Fol. 17» 3243. (Rheinau.) — 0b man den von Rinowe den hûrigen zins sol 1396 varen lassen ? Fol. 98» 3244. {Pulver.) — Anno 1400 und vorhero muss das pulver bereits 1400 seyn erfunden gewesen, ob man aber solches schon zu den feûrbûchsen fin- det sich nicht, dann man damais théine in die bûcbsen geladen und damit geschossen; wie man dann damais grosse steinbûchsen, jagende buchsen, yserin steinhûchsen, stabebûchsen, klotzbûchsen, kleine handbûchsen ge- habt, benebens den armbrosten. Welcher gezeug allhier auf den Ibûrnen, in der von Bischoffsheim hoff u. des Lohners hoff und anderswo verwar- lich gestanden und gelegenU {Alibi zwen sack mit bûchsen pulver.) Digitized by Google - 213 - En marge. 20 zentner bereites pulver. It 4 zentner schwebels. It. feuer- pfileissen und bûchsen, pfileisen. IL spangûrlel. — Extract, e Registro de a°. i4ûO. 3245. (Archiv.) — It. von des gewôlbes wegen so man die briefe Fol. 99b inleget. 1401 3246. Bruder Johans von Prûssen. — Id. fol. 10a, 2 art. Addeibid.: Fol. 9»» Predigen der orden in (1er fasten im Fronhof. 1404. — Vide infra. 1403 Bruder Johans von Prûssen ward zu rede gesetzt darum dass er an dem pfingsllage nach imbiss in offener predig verâchllich und auffrûrisch soll geredet haben wider die obrigkeit allhier. Urteil wegen der irrunge, unfriden und smocheit so unsere erbere Fol. to* pristerschaft, beide geistlich und weltlich, und auch unsern hauptern und dem gantzen Rat gemeinliche geschehen ist, von einem der vor ziten her kam in blotzbrùders cleider, mit eime lidrin betlelsack, bruder Johans der Prûsser gênant, und sich aufgehalten by den Tûtschen herren alhier. Darumbe so siut unsere herren Meister und Rat mit rehter urteil ûberein komen, dass dehein mensché in unser Stalt, wie das gênant ist, es sie frowe oder man, in das kloster des Tûtschen hûses, noch in den begriff desselben hûses und was darzu gehôret, es sient nebenhûser, hôfe, garten oder anders was an sie stosset, nit gon noch darin wandeln oder zu de- heime ze redende die in dem selben hûss noch ime deheine botschaffl ze tunde, es sie mit briefen oder andern dingen, noch ouch kein botschaft von in empfohen, es sie heimlich oder offentliche, untz uns die smocheit und der widertriess benommen wûrt, der uns von dem obgenanten Prûsser geschehen ist, bey der besserung hundert marck silbers und 10 jare von der Slatt. Actum 6a post Corporis Christi. — Reg. de a°. 1403. Porro plura. Wie die tûtschen herren den Prûsser hinweg geschickt und gebetten das gebot zu diser zit abe zu lossen bis dass ir Lant- comenlur komet, welches willfahrt. 3247. (Strohdâcher verboten.) — Decretum dass jederman sine rôrin Fol. 18» oder schôbin dàcher sol abe brechen, bis auf pfingsttag, und die mit 1406 ziegeln decken bey 5 ÏÏ ^ und jar und tag ûss unser Statt. Public, dom. ante Palmai um. — Reg. de a0. i406. 3248. (Munster.) — Mandaten uff dem Lettner zu verkûnden ver- Fol. I7b botten. 1406. 3249. (Munster.) — Den Pflegern des Frauenwercks gewalt gegeben Fol. il» precarie und lipgedinge gehen zu kouffende.Feria5aante diem S. Oswaldi. 1408 Digitized by Google - su - FoL il* 3250. (Schneider.) — Mandai and Terbot dass niemaod hmnanrôrder 1408 îo onser Statt das liede ron dem solder and einre geissen Dit me singen sol, Doch dehein ander lied in semlicber mossen, das erber lôle ood ant- wercke antreffende ist, bey straff 30 ? 4% &**& fâ das erber antwerdt der suider ood ire kneehte Terdrosseo. Public ipso die S. Nicolai epêcopi a*. 140& roL toi* 3251. ZoUfreykeii Ton Rheinao erneœrt Sahb. a. diem S. Erasmi 1410. FoL i:° 3232. (Baihsglocke.) — Mecglich sol wissen dass man die ratesglo- 1410 cken wenden will, ood dass man sie in den ahle tagen nit gefûnen mag etc. (Mit der h. gefct. 1423. FoL to-V" 3256c (Arme Gecken.) — Ab die Gecken wider aas dem bnd ge- 1445 wichen waren, batte Meister tu Rath uflgesetiet dass man eine smgende mess anstelle die uff montai Tor >*ali?. Marie im Munster halten solte. IL man bat auch 10 rierteil koros bachen und noter armen kutten tôt Unser FrauenbôîS aastheilen Iassen. — Rey. de aP. 1445. mc±m-> , «- izer^} — Broder Bans Paulus der ketzer. — Assumpt. Digitized by Google 3258. DieboU Brant von wegen siner stiefrauler — 5a post Fol. ib Ascens. 1450 3259. (Glocken.) — Von den glocken uff dem Mûnsler domit man Foi. 76- gegen dem wetter lûlen sol. Act. feria 6a post S. Margerethe a0. 1451. 1451 (Nota.) War S. Theodorus heyllum in ein glock so uff dem Munster hangt, vergossen und verwûrckt, und daruffgewihet und getouffet> uff dass das ungewitter, wan man die lûtet und so verre die gehôrt wûrt, domille vertriben werden sol. — Ans einem Buch in- fol. allerley Staltordnungen enthallend. 3260. Ist DieboU Brant underkâufer worden, dass er der wùrtschaft Fol. ih sich soll abthun. 1453 3261. (Ketzer.) — Die Tâchsin und der hutmacher buss um ketzerey Fol. 2* empfangen. 1458 3262. (Munster.) — Item des gewôlbs halb im Munster. Sabb. post Fol. 2- Sixli. 1462 3263. Schiessrain bey S. Elsabethen. 1464. Fol. 52« 3264. II. Hanns Brant gênant Spirer, contra Hans sinen sun. 1464. Foi. 2b — It. Hanns Spirer der jung contra sinen valter. 1465 3265. (Ablass.) — Hoc anno ward ein bottschafll gen Rom geordnet Fol. ni abloss zu erwerben des Mûnslergebaues halb. Solchen abloss die tumher- 1466 ren verwilliget haben drey teil zum werck und den vierlen teil zum chor und zum kreutzgang. 3a post Regum. — Gedechtnissbûchel de a0. {466. 3266. (Schiessen.) — It. den gesellen von Zurich und von andern Fol. Uib lenden, die in eim lage von Zurich har gefaren sinl, 3 omen wins ge- schencket an die herberge (zu einem schiessen auf dem Schiesrain.) Dom. post Ulrici. — XIII. Gedechtnisbûchel {466. 3267. (Stûrmen.) — It. dass die wâchter nit stûrmen sollen so es ùsswendig der Stattringmûren bu met, sondern sie sollen hûrnen als es von alter harkommen. 3a post Purificat. — XXI. 3268. It. Hans Spirer der jûnger ira turn. 1467. Der junge Spirer zum (barré: im thurn) J. S. Peter beselzt. It. dass Spirer ein langen degen an habe, aus dem wihewasser trincke. ... — Gedachtnisbûchel de a°. {467. 3269. (Vnfug.) — Ein schererknecht Hanns von Oppenheim und Fol. I04b Bernhart von Wilr der weber zu rede geselzt; hailen am h. Fronleich- namstag auf dem Munster iren mutwillen getrieben und sunder ein bê- ta Fol. !12« 1467 Fol. . 2b Fol. 112- Digitized by Google — Î16 — scbissen brûch mit lûte bebl mutwilliglich, frevelich und bedechtlich abe dem Munster gewoifen in dem gemeinen dantz uff dem platz, als die schumacherknecht danzten vor dem Munster etc. Erkant sollen sollichs bessern, der scherer der die brûch abgezogen 1 flf ^ den weisen, und der wôber 10 p *} Unser Fr. Werck in drien lagen, oder aber in derselben zeit sich zu antwurten in den thurn und vier wochen darinn zu bliben, welches jeglicher wil. — Extr. Regist. 1467. Fol. 1 12« 3270. It. das Weissenhùss zu bûwen. — Gedechtnissbûchel de a0. i467. 1467 (C'est la maison Polidoro dans la rue Ste. Madeleine, nommée encore dans des litres de la fin du seizième siècle dus aile Waisenliaus, notam- ment dans le contrat d'échange de 1592 aux mains de mon beau-père, M. Bartholmé. — Kole de M. Schnéegans.) Fol. 2b 3271. (Sladlmauer.) IL die mûr vom Guldenthurn bi der bedeckten brucken geblattet. Fol. n 2* 3272. (Bellelorden.) — II. die vier orden des widerpredigens halp im 1469 Munster, botten h. Friderich u. h. Baumgartner also den bischoff ouch zu bitten sie nit zu entsetzen. Sabb. post Purif. — XIII. Fol. 2b 3273. (Wasserwerck.) — It. das rad wart gemacht by der gedeckten brucken das wasser in S. Elsbethengraben zu tragen. 1469. Fol. 113* 3274. Schiesrain ordnet vor S. Elisabethenthor. Sabb. post Corp. 1470 Christi. Fol. 1 13« 3275. (Zigeuner.) — Item ein schar heiden kam ûberdie Rinbruck uff die au, die ander by Lingelsheim herabe by S. Arbogasl. Item die heyden bitten sie noch zwen tag hie zu lassen. 6a vigilia Nativ. Marie 1470. — XXI. 3276. (S. Pancralius) — Item S. Pancratius ist gnedig zu drien eichen by der Mendat. Wer zu opffer gibet, dem maht er sinen win nitûsslauffen, als her Burggr. seit. — 8. post Nativitatis Marie 1470. (NB. Dem alten Liede von demselben Heiligen beyzufugen, das ich frû- herhin Freund Stôber mitgetheilt habe. — Note de M. Schn.) Fol. 75b 3277. Weisenhûssordnung. — Act. feria 2a post Katherine a0. 1470. — Ans einem Buch in fol. allerley Stadlordnungen enthallend. Fol. 2* 3278. II. 4° Schiessrein erkant It. aile nôbe (mc) uff die gassen aberkant Fol. 46b 3279. H. Hans Convoi Bock seit wie fr. Marggr. ime kint gehebt und siner frau ein ringel in kindbett geschencket. Ist erkant um dass siner frau ringel blibe und Marggr. geeret, sol lossen schetzen und das gelt Digitized by Google - 217 - geben das balbe Unser Fr. Werck und das ander halb den weiseo. — XV. MemordeaP. i470. 3280. H. Claus Baumgartner seit das Speckmessers frowe by ime Fol. 47b gessen, ime ein schùssel galreû brocht, und sin sun ein gôttel ein seckel 1472 und 3 helbling darinne. Erkant er sol fur die galreû 2 p 4 den weisen geben und das ander widerum (sic). 5a posl Erhardi. 3281. It. das Rennduch zu bestellen. It. 4 fenlin zu machen, huren und buben lauffenlin. 5a post Joh. Bapt. 3282. Zilglock zum Munster denwechterknechlen auch ein slûssel zu Fol. 115" geben. Die uhr auch richten. 3a post Pelri u. Pauli 1472. — XXI. 3283. (Pfleger.) — It. Probes! zum Jungen S. Peter und Bernhart Wormser begehren einen pfleger. Ist Hanns Spirer erkant. 2a post Vincula Pétri 1472. — XXI. 3284. (Munster.) — Item uff das Munster ein fan wiss und rot, hant _ Fol. 116* die Rete und XXI erkant. 6a post Jacobi. — XXI. *473 3285. (Vigend guL) — Ilem obe man Richarts des goldschmiden selig Fol. 1 17 guis unlerziehen will, als burgundisch vigend gui? Ist erkant, entpfohlen 1475 den HIen mit sampt h. Claus von Kageneck und M. Trachenfels. Fer. 5a post Anthonii. — XXI. — Gedâchlnisbûchel de a0. 1475. 3286. (St. Marxkloster.) •— Denen frauen zu St. Marx ward gegonel Fol. 108 und eilaubet Caspar Harpfennings hûss, hoff und garien zu kauffen, und ibr kloster daliin zu bauen. Act. feria 6a post Lucie 1475. 3287. (Reuerinnen.) — Den frauen zu den Reuernwerden 50 (alias 80) R. FoL H8b zu ihrer kirch und kloster wihung zu erkanl.3apostMiseric. Dom. — XXI. 1476 3288. (Munster.) — Item die herren zum Hohen Slifft, lumprobst, Fol. 119 dechan, marggr. Henenberg, Werlenberg und Kûnig, des schirmgelts (vel49?) halb vicarien h. Gritsch und sonst vier; item Kûrsener abbruch zum Gûrt- *^'° 1er bitten sie wider dahin zu lossen, so wollen sie davon und von iren zinssen die 30 R. erfûllen. (sic!) Item uff die zit da jelz der ammeister auch gewesen sy. Erkant ihr chor zu bauen dann er ihr gesicht halb notturft sy und bitten flisseglich zu be- stellen das gebûen werde, und dass man es besehe. Stalle bey herren die XXI als vor und den pflegcrn zu machen entpfohlen den choibau. (sic) — Gedechlnùssbûchel de a0. 1478. 3289. (S. Marxkloster.) — Item Hanns Vôflsch billet von der frauen zu Fol. 49- St. Marx wegen, ihnen zu gônnen einen werkmann ûsswendig zu nehmen, ^478 zu gebeû ihrs neuen klosters. Erkt. fur XXI. Sabb. post Misericord. Dom. Digitized by Google — 218 — Râlhe und XXI haben gegonnet fremde oder heimisch meister oder knecht zu nehmen. XV erknt. auch zugelassen. Item m. Lûdemann Hans zu gônnen. Fol. 49b It. Hans Vôltsch seil wie die zimberlût ihr wohl 20 rail exen gangensint 1479 zu dem gebeû zu Si. Marx und habent inen ir geschirre genommen, weilen fremde knechl do gearbeitel. 6a post Epiphanie Dni. Fol. 82b XVer besleligen XXIer urleil in sachen dass einige des gerichts der zim- berlùte den fremden gesellen, so an dem werck des neuen klostersge- bues zu St. Marx geatbeitel, ir geschirre genommen. Act. 3a post Oculi a°. 1479. Ueber solcher that isl auch der Statlwerckmeisler geurlaubt, und ein Ralhberr sins schôflVIamts entselzt worden. Act. 2a post Reminiscere a°. 1479. — Aus dem Buch Besserg. u. Urleil der XV de a0. 1434. Fol. 4* 3290. Die dry pfiffer schatzgelts frey. Oculi 1480. Fol. 3* 3291. Der Schiessrein im Bruch aberkant. Oculi. 1480 Der Schiessrein im Bruch aberkant. 4* post Oculi. It. der gust. (sic) bym Schiessrein im Bruch. Invent. Ou ci s. 3292. (M. Josl Dolzinger.) — II. Onlnunge steinwerck ist zu Spire er- kant worden uff den 9cn tag desaprillen 1464, dass Meister Josl Dolzinger von Wurms, werkmeister der mehreren stiflt zu Strasburg, sol in seim ge- biete ein samenunge haben der wercklûte. 3a post Jacobi 1480. — XXI. Fol. I2ib 3293. (Mûnslerpredtger.) — It. der lùtpriester im Munster zu bredigen im summer und im winter, ist den pflegern anempfolen. Fol. 4> 3294. Profeyen uff dem Munster. 2» ant. 00. SS. 1480. Fol. 49* 3295. Das wûrlshûss zu S. Arbogast gebùwen und verlihen durch die 1IK — Memor. der X F. 1480. Fol. 4 3296. {Vnter den Kùrsnern.) — It. der winckel under kirsener nebeo Merswins gotshûs. 1480. Fol. 122* 3297. Am Sleinslrass wird ein neuer thurn zu bauen erkant. 1480. Fol. 123* Hoc anno ward der neue thurn an Steinstrass gemacht. 1481. 3298. Jungen S. Pelers marck am Krummittwoch gehalten noch hoc anno. Foi. 123* 3299. (V. L. Frauenwerck.) — Item die pfleger und schaffner Unser 1481 Frauenwerck sa^en die schatzherren heischen schatzgelt des werckes- steinmetzen. Ist erkant wer hû*elich und hebelich hie sitzet, der sol geben als ander hindersassen. S3 post Reminiscere. — XXL Digitized by Google — 219 — 3300. (Munster. — Kirchweihfest.) — It als der doctor im Munster ge- Foi. 123* brediget hat von dem handel u(T St. Adolffstag mit lûte im Munster nachts ligen, it. nachts singen, it. wie im Munster zu Irincken, it. mit kertzen gon, it. mit gufen stechen. Ist erkant als h. Rudolff das merer teil worden ist. 2* post Adolfi 1481. — XXL 3301. (St. Catharinencapell.) — Itm. der stûle halb so zu den messen Fo1- 50' in S. Calherincapell gemacht sint, sol man einen oder zwen do lossen ^81 die nit irren. Sabb. post Corp. Christi. — XV.Memor. 148i. 3302. (Herzog von Mailand begehrt einen Baumeisler.) — Dem her- Fo1- 12i tzogen von Meyelon den werckmeister zum Munster. Ist geroten in selb- \W* ander zu schicken. Dom. Judica. — XIII. — X V. — XXL 3303. (Bockstanz.) — II. das tanlzen um den bock den Mûreren ist Fo1- m* abgeschlagen. 6* post Adolfi 1482. — XIIL 3304. (Ein werffendes Werck.) — Der werckmeisler unwillen unter Fo1- 50 sidreins neuen werffenden wercks halb. 5a post Galli 1482. 3305. (Mûnsterpredigten.) — Die bredige ûsswendig der krufft hie FoL 17°b oben vor St. Laurentien. Als an die Rete u. XXI gelangt von den kirchs- ***** pellûten zum Munster, wie dass sie fûrgeben habent das die bredige so bishar in der kruffl under dem chor bescheen sy, fûrbass hie obenan vor St. Laurentien gescheen sol, und deshalb mit den herren des chors und ouch den pflegern Unser Frauenwercks ein abrede geton noch besag eins zedels u. gebetten sollichs zu verwilligen und zuzelossen. (Cfr. fol. seqti 1480 et infra 1469. — Note de M. Schn.) It. der brediger stule sol gesetzet werden nebent der stegen des chores by dem tauff. It. zu der zit wo man brediget sol niemant zu messen klencken. Als noch aller verhôrunge habent die Rathe u. XXI sollichs zugelossen zu versuchen ein jore u. was dann fûrter gut sy das beschee. Act. 2a post Judica a0. 1483. 3306. (Munster.) — It. die Râthe gehollen dass die pflegere Unser Fol. I24b Frauenwercks môgent die hùsere darinne die gemeinen dirnen sint, den weisen geben oder verkauffen. 5a post Judica 1483. — XXL 3307. (Reuerinnen.) — It. Gedencken an abloss zu den Reuern. Râthen Fol. I25b geseit. Kommen an St. Cathrinencapell, grossen glocken lûten. 3a post Laurentii 1483. 3308. Unter den todengrâbern Bastian von Willbaden. 1483. Fol. 88' 3309. (Mùnsteruhr.) — Itm. das urley uff dem Mûnsier, porro sollen Fol. 125 die bûweherren besehen. 1484. Digitized by Google - 220 — 1484 3310. (M. Josl Glockengiesser.) — IL Jost Glockengiessers suns halber. Erkt. ûber Lampartisch gebùrg by hencken. 4a post Sebasliani. — XXI. Fragm. Geddclitnissbûchel de a0. i484. Fol. 125* 3311. (Frauenbrûder.) — IL den Frauenbrûdern sol man lihen 100 U 4 noch Erk. Sabb. post Reminiscere 1484. — XXL 3312. (Reuerinnen.) — It. den frauen zue Reuerinnen 500 R. halb gelihen. Erknt lossen stan. Sabb. post Letare. — Fragmentum Gedech- nûssbûchel de a0. i4S4. Fol. I25b 3313. (Frauenbrûder.) — IL der Frauenbrûder gebûwen halb.Erkant 600 gl. zu lihen und damit sagen nit me lihen, sonder sie sollent domit chor in tachunge bringen und glockhûss machen. 2a post Assumpt. Marie. — XXL Ibid. — IL der Frauenbrûder halb, obe lihen oder geben? Lihen und wan das ander gelt bezahlt, die 30 gulden geld fierler niessen. Porto versch. gehôrt und uffzeichnen. 7a post AssumpL Mar. — XXI. Fol. 52* 3314. Schiesrain zu S. Elsabethen. 1484. Fol. I25b 3315. (Munster.) — Item die pfleger uff Unser Frauenhûss sagent, wie 1485 sich b» geben haie des werckmeisters halb, das sie dem siner unkunsthalb urlop geben habent. El kant sol by urlop Miben , und wann sie fûrter werck- meister bestellen oder urlouben wôllent, sollent sie mit XXI tun, und den alten werckmeisler zu versehen hienoch fùrnemmen. 2a ante Vili 1485. — XXL Fol. 126» 3316. (Klôsler.) — It. h. Peter Schott begert von den frauen zu 1486 S. Margrethen u. S. Claus wegen, die hofeslat daruff ir klôster gestanden sint zu vermarcksteinen. Ist empfohlen den bùherren und den IIIen uff dem Pfenniglhurn. 2a post Bonifacii. — XXL Fol. 27b 3317. Jolians Orlwin von Vendenheim episcopus Mantonensis wihe- 1490 bischof. Fol. 27* 3318. (Verfasser der Rathsprotokolle.) — NB. Von a0. 1490 bis 1520 etc. seind E. E. Gr. Raths Prothocolla von Dr Branden; die ûbrigen und auch zum theil die âlteren, von anderen prothocollisten so nit genambset, ex- cipe etliche von P. Buotzen dem stattschriber, wie sein nahmen hien und wider anzeiget. (NB. Ce passage se trouve en marge de Registrum de a0. 1490. — Note de M. Schn.) Fol. t27b 3319. IL des Gùmpelmarckes halber: sol man halten am Holwege. 2a vigil. Barthol. 1490. — XXL r Digitized by Google - 221 — 3320. (Mùnsleruhr.) — Des neuen urleyes halben uff dem Munster Fol. 54b soll die Stalt das halbe und das Werck das ander halbe bezahlen. Sabb. 1492 vigil. Martini. 3321. (Mûnsterglocken.) — Die rathsglock und die mordglock zu hen- Fol. 54 cken. 1492. 3322. (Kaisers Tod.) — It. des keysers Hpbevilhes halb. Sollent Rete Fol. I29b und XXI zu opffer gohn zum Munster und jerler opffern ein kertz, 3 uff ein ^498 pfunt, und sunst 6 der grossen kertzen. 2a post Nativ. Marie 1493. — XXL Der barbeln halb. 3 artickel. Add. fol. 130a, 132b, 137a. Fol. 129* 3323. (Schumacherlanz.) — It. die Schumacher hant begert inen zu Fol. 125a gônnen ein bôckel und ein pfiffel den knechten die mit den swerlern um- *494 (sic) dantzen. Zugelossen. 3324. Hùpsmyde begeren bruderschafll S. Elogium zu bestatigen, Fol. 125b noch besage. Episcopo br. Lot man geschehen. 2a post Letare 1494. 3325. (Lorenz Vendenheim ein XVer.) — II. die herren die XV brin- FoL 129a gent einen neuen XVer, nemlich Lorenlz Vendenheim an Hanns Venden- heim sins bruders statt, als der ein ungelter worden ist. Sabb. poît Dio- nysii. — XXL Gedechlnisbûchel de a?. i494. 3326. MenliofU: It. Bûmeisler und Ganerben zu Kockingen briefs. Fol. I29b 1496 3327. (Geiler und der Roraffe.) — IL der doctor zum Munster seit Foi. I29b des Roraffen halb, begert den hindenan zu lossen. II. er redet auch der blolern halben, dieselben zu versehen. 2a ante Matthaei 1496. — XXL 3328. (Ein Schulmeister.) — Sebaslianus Vogelsperger begert under- Fol. i30a haltung, will welsch, italienisch und franzôsisch leeren und schul halten. ^97 Erkt. hh. verordnen mit ihm sprach zu halten und erlernen was er fur ein mensch seye, und so er andere zu leren geschickt, im platz zu geben und XV oder XII gld. 6a post Exaudi. 33286<*. (Theurung.) — Item der menge zu gui und uffenthalten einer Fol. 55 stumpffe thûrung halben, ist erkt. der Statt win uffzulhun, die schlechle- ^™8 sten und geringesten ein moss um 2 <$ als bis uff montag ûber 8 tage, aile tage uff ein fuder win ungeverlicbeu. Freilag vor Martini 1498. — Pp. C. 3329. (Waisen.) — It. der weisen halb ist die leste meinunge erkant, Fol. 133- und ist den vier herren empfohlen und gewalt geben einen schaffner zu 1*99 bestellen. Bedacht wie dem weisenhùss zu helfen ; darauf den weisen ein Digitized by Google — 222 — schaffner bestellt worden namens Hans Rotkopff der by Sleffan Bocks wittwe gewesen ist. Solches die vier herren. 2a post Andrée, vor die XXI, und ist der schaffner aida confirmiert worden. 3a post Katherine. — Die XXL roi. 56* It. der weisenpfleger, schaffener und etten ordnung gehôrt und gefellet inen wol, doch dass man es bringen sol fur Rete und XXI. — 2a den h. Winacht obent 1499. Fol. 133* 3330. It. der weisenpfleger ordenunge gelesen. Zugelossen. Pflegere 1500 h. Bôcklin und h. Wysebach, die swôren die ordnung. 2a post Hilarii 1500. — XXI. Fol. 1 33b 3331. It. Dr Brants halb, sagent die herren wie sie mit ime geredet ha- bent, wan er har kompt sol sin sold angehen. 2a post Assumpt. Marie. — XXI. II. Doctor Brant hat sinen brief gesworen. 4a post Ërhaidi 1501. 1501. (Mehrere andere stellen fol. 134. — Note de M. Schn.) Fol. 56 3332. (U. L. Fr. Werck.) — Item als die schaffner uff Unser Frauen- 1501 hûss und im Spilal meinent schatzung fry sein. Ist erkant diewile die schaffner weltlich sient, sollen sie gehorsam sin. Erkant sollent schatzung geben, aber den weisen ett fry weilen er ein apt ist. Sabb. vor Cantate. Fol. 56» 3333. (Pfalz.) — Ilem den dritlen gebel an der Pfalzen soll man zu- rûsten und ouch ûsstrichen, und soll man S. Christoph wider molen an das ort by dem halsissen. Plura von der Pfalzen seûbern und bessern, wappen in der XVer stub machen. Vigil. Exalt. Crucis. 1501. Fol. t34« 3334. (Munster.) — It. der gedemel halb am Munster: soll man ettlich hinweg thun. 4a post 00. SS. 1501. Fol. 134- 3335. (Seb. Brant) — Ko. M. begehrt Dr Branden. Ist der brief gele- 1502 Sen und zugelossen, ihme erlaubt hinweg. Ist ihm ein diener zugeben worden. 5a post Oculi. — XXI. Item Dr Brant hat gelesen ein uffzeichnunge an die Ko. Majestât, der un- elichen halb zu erben, die sich selbs ertôtent, von den gericht wurt, und anders. Ut bevohlen Museler und Rotwil. Sol ime geben 80 gulden. 2a post Judica. — XXL Fol. I34b I(. Dr Sebast. Brant sagl wie er von der Ko. Majestât gescheiden sy, be- sund. Episcopi erlangten friheiten wider der Slatt friheit und harkommen. Dom. Vocem. — XXI noch Imbs. It. Dr Brants anbringen vor Rô. Kônig des bischoffs nùwer erlangter friheit halb. Sol man disser zyt lossen rùwen, doch nit lossen ligen, dann wann hienach botschafft zu Ko. Majt. lossen anbringen obe ûtzit erlangen. 4a post Ascens. — XXL Digitized by Google — 223 - 3336. (Kreuzgang.) — Ilem die von Illkirch sagent des kreuzgangs und Fol. 134 des dantzens halb dièse Pfingsten wie uffdem tage zu Schletlstadt beschlos- ^502 sen ist, dowider nit thun, doch mit der antwort verhallen an 4 tage, dozu erfahren wie die umbsassen sich halten wollent. 2a post Vocem. — XXL 3336^. (Bundschuh.) — Die XIII wegen des bundschuhes verschi- Fol. 134 dene anstalten und uffrûstungen zu versebung der Statt et in sqq. 4» post Ascensionis Dni. — 2a post Vocem. — XXI. — Pp. C. 3337. (Schmdhschrift.) — It. der funden zedel uff den stafflen des bre- digtstuhls im Munster ward gelesen etc. 2a Penthec. — XXI. 3338. (S. Adolphstag.) — Item das gebott St. Adolffstag soll man thun. Fol. 134 2* vigil. Bartholomei 1502. — XIII 3339. (Ruprechlsau.) — It. die ûss Ruprechtsaue bringent an, nach- Fol. 135* dem sie ein teils gehôrent gen Keule, gen Bischen, gen S. Steffan, woltent *502 gern einen priester haben und ziehen, der inen sacrament gebe mit be- grebde, doch der kirchen die opffer und zehenden behalten, des am Le- gaten zu erwerben. II. Ott Sturm cff. mit doctor. Ist hernach erkt. den erbern lûten zu verwilligen fur sich selbs zu suchen dieweil man aller- hand difficultet dabey gefunden. 2a post Nativ. Marie. 3340. II. DT Brant seyt wie die herren zur Hohen Stifft ine gebetten Fol. 135* habent inen zu dienen in der sache gegen den von Wickersheim. Ist zuge- lossen. 2* post Luce 1502. - XXL It. underrede Statlschriber halb. Dr. Brant. 5a vigil. Martini. — XXI. 3341. (Abgehender Statlschriber.) — IL min herr stattschriber ein fruntl. abscheit begeret, und dem stettmeister das sigel ùberantwurt, und ein supplicatz ingeleil. Erkt. gewisen fur die XVer. Vigil. Nativ. — XXI. It. der stettmeister mir das sigel ûberantwurtet. En marge de ce dernier passage : NB. wird Dr Seb. Brant stattschriber und hat der die folgenden gedâchtnissbûchel geschriben. 3342. (Crucifix auf der Schindbrucke.) — Ist schon 1500 die rede 1502 von einem crucifix auf der Schindbrucke. «1502. Crucifix war auf der Schindbruck. » 3343. Dem Bappirmacher vergônnet der Statt schilt in das pappir zu Fol. 56b trucken. 1502. 3344. (Branls Gedàchtnisbùchle.) — En marge: Hier fangen Dr Bran- Fol. I35b den des statlschribers gedâchtnùsbûchle oder protocollaglitler an, und sind 1503 etwas prolixer und dicker aïs die vorhergehenden. Digitized by Google - 224 — 1503 3345. (Bans Mynch Stattsckreiber.) — It erkant dem alten herren stattschriber zo geben 12 fader holiz ond 2 handert wellen aile jor an leblag lang. Sabb. post Hilarii — XXI. Fol. 29' Autre texte: Nochdem h. Hans Mynch der ait stattschriber in sinem frûntlichen abscheit begehrt mhh. in gnâdiglich zo bedenckeii, do îst erkt. dass mhh. im ail jar so lang er lebt, 12 fader holtz ond 200 wellen geben wollen. Act Sabb. post Hilarii. — Reg. de a°. 1503. Fol. 136- 3346. (Schtcere Zeiten.) — It. vil crûtz gefallen off die lût im Fronhof nnd andern enden. Gott geb uns sin gnad. 6* post Pentec Fol. I36b 3347. (Munster.) — Der stiel halb im Munster sol man verkûnden dass jedermann sinen stul hinweg nem in einer zil lang, oder man wolle sie hinweg dragen, und sonst zu erfahren wer den zedel geschriben hat wider den rolen bart, und dapferlich straffen und annemmen. 2* anle Vincula Pétri 1503. — XXI. Fol. 19- 3348. Dr Schorendorffs erben. — Memor. de a°. 1503. Fol. 20* Dr Schorendorffs gut dem bischoff zu erkant. — 1508, f. 36, adde 1509, f. 12 et 2-ar(, und diewile er unvermôglichen libs halb nit me die pOegerey des wercks tragen môg, begert sich dess und des eiJs erlossen; sol man im frûntlich dancken und bellen dass er fûrbasser das beste tug, will er nit bliben soll man im erlouben. 4* post Dorothée. — XXL Fol. 29* 3351. (Bûchercensur.) — Item h. Peter Àrge der ammeister hat durch erkentniss der Râlhe und XXI disen nachgeschribenen buchtruckern und burgeren hier zu Strassburg bey ihren eyden gebotten, dass sie nun fur- terhin nûlzit ûberal durch sie und yemant anders von irentwegen trucken odertrucken lassent, dass do sy wider unsern h. vatler den pabst, unsern allergnedigsten herren den rôm. kayser oder kûnig noch ander fursten, sletle und nachgepuren oder iren verwanten, auch kein schândlich noch uppig lied oder getlicht, noch solche getruckte schriflen lassen ûssgon ohne wissen und willen Meister und Raths dieser Statt Strassburg. — AcU in ? Jacobi Mayer und Conrad von Dunzenheim. Sabb. vor Reminis- 4. — Reg. deaP. 1504. ind diss die buchtrucker denen solich gebott in den mund und Digitized by Google — 225 — un ter augen geseit ist, mit namen Jôrg Hûsener, Joh. Grûninger, Joh. Prûss, Malthias Hupfuff, Joh. Werhinger, Joh. Knobeloch, Barlhol. Kissler, Thomas Swop, Joh. Schott. Anno 13 und 1515 ist obgemelte erkantnûss nachgeschribnen truckern und burgern abermal fûrgelesen und in eid gebunden zu halten : nemlich Reinhardt Prûss, Wilhelm Schaflher, Paulus Gôtz, Conradt Kôrner, Arnoll von Côllen, Conradt Schwicker, Joh. Bischoffsheim , Conradus Schilling, Utz Schmidt, Ily Lôwensperger fuerunt absentes, praesentes vero fuerunl: flans Grûninger, Hans Knoblouch, Hans Schott, Mathis Schùrer, Barthol. Kûssler, Mathis Hupfuff, Martin Flach, Joh. Prûss. 1515 ihnen vorgelesen. — Iterum renovalum ut in Reg. a°. XV conscrip- tum et rursus a0. 1520. 4a post Agnelis. — Résumé Rh. 3352. (Waisen.) — Item der weisen halb sollent die hh. bedencken Fol. t37l wie den geholfen werden môchf, es wer durch lacticinia oder aploss, oder 1504 incorporation der Samlungen. 2a post Reminiscere 1504. — XXL 3353. (Schule.) — It. einer gemeinen schulen halben hie von der Slalt Fol. 56h wegen zu halten. Ist bevohlen zu ratslahen. 5a nach Judica 1504. 3354. (Ko. Maximilian zu Slrassburg.) — Intravit rex Maximilianus Fol. t62h urbem Argentinensem feria 6a vigilia Laurentii a0. 1504, infra nonam et decimam in nocle, et hospilatus fuit cum Johannitis in viride insula juxta suum optatum. — Memor. de a0. i504. NB. De mane hora 6te que acta sunt non scripsi, quia dominus Dr Can- cellarius ea in suo memoriali signavit. Uflf Laurentii ging Ko. Majt. uflf den werkhoff und bleib daruff3 stunden. Fol. I38b 3355. (Weihnachlspiele.) — Ilem seind die spiel nach altem brauch 1504 jâhiiich auff Weihnachten (nacht vor dem Chrisllag) verbolen worden, und auf den Christlog ausgeruffen. — Résumé Rh. 3356. (Schneiderknechte) — Item den Schniderknechten ein trom- Fol. 163 menslaher zugelassen zu ihrem kônig. S. Thom. Gant. 1504. 3357. (Seb. Brant.) — Fragm. zum Gedachlbùchel de a°. i505. Ist Fol. 140- nicht Dr Branden schrifft. 3358. (Kreuzgang.) — Item des kreutzgangs halb so man morgen 1505 thun soll gen St. Helenae noch aller gewonheit, und elwas sorgen vor augen ist mit den fussbuben, so ûsserhalb der Slatt zu Schiltigheim ligen und an andern orten .... do ist erkant ein bottschafft an das capitel zur Hohen StifTt zu ordnen, um den kreutzgang zu andern den fûrzuschlagen. Ist also geschehen und der kreutzgang gen Allerheiligen zugangen. 5a post Vocem. — XXI. — Pp. Rh. B XV. - (M.) 15 Digitized by Google - 226 - Fol. 164* Autre texte: Item des crûtzgangs halb so man morn thun sol gen S. He- 1505 lenen nach alter gewonheit etc. Gutlût am Snelling, seind die armen da versorgt worden, die reichen aber zur Rothen kirchen. 2a post Vocem 1505. — Pp. Schn. Fol. 142 3359. Jacob von Barre ist erkant zu eim stattmûrer an raeister Wendelings stalt Fer. 4* Vigil. Naliv. Ghrisli. — Gedàchtnissbùchel de a°. {505. Fol. 140 3360. Item vom Jacob dem Moler ist gebetten sin metze wider in die Slatt zu lassen, die gong grosskint, wolle er ehelichen. lsl erkant ihr die acht abe und wider harin zu lassen. Sabb. vigil. Pétri et Pauli Aplor. 1506. — XXI. Gedechlnùsbuchel de a°. i505. Fol. I43b 3361. En marge: Nota. Dr Brand, dann das vorige de hoc anno von 1506 dem unterschreiber oder adjuncto villeicht mag seyn geschriben worden. 2a post Erhardi. lu Erkant min sun zu swôren der canzly halb, E. Brant. 2a ante Johis. — XXI. Fol. 29b 3362* (Bischof Wilhelm von Honsteitu) — Sexta post Dionisii electus in episcopum dominus Wilhelmus cornes de Honstein. Vide in Memoriali et in Cronica nostra. — Reg. de a0. 1506. Episcopus begehrt geld ihm zu leihen zu seiner bestfitigung zu Rom. — Ward ihm geliehen. — Pp. Rh. Fol. 57* 3363. It. Dt Brants kanzler antr. elwas wort halben die der ammeister geretl, er vermeint ine berûren. Erkt ine zu beschicken und frûntlich mit ime zu reden, ruwig zu sin. 5a noch S. Andres tag 1506. Fol. 144 3364. (K Fr. Haus.) — 6a Barbare, Unser Frauenhûss rechnung in der XV" stuben gehôrt in gegenwart des dechans und des von Hennenbergs und des gantzen Raths, und gut erkant. — Geddchtnùsbûchel 1506. 1506 3365. (StreiL) — Meister Gibolt vicari im Munster und Johann Murner einander geslagen. — Pp. Rh. Fol. 1 45* 3366. (Wilhelm von Honstein wird geweihet.) — Bischôffliche weihung 1507 / betreff. handlung befinden sich in dise m bûchlein kurtx beschriben, seind aber anderwàrts weitlâuflger traclirt zu sehen. Similiter porro des bischofls inritt belangend. Fol. sob A°. 1507 uff sontag Letare, hat man bischoff Wilhelm von Hunstein im Mynsler gewiht, und ist Ko. Maximilianus auch darby gesin und 12 fùrsten ' geistlich und weltlich und uff 30 grofen und fryen, und wihet in der erz- bischof von Madeburg etc. ut in Cronica mea. Digitized by Google — 227 — 3367. (Chronick.) — M. Steffans sun wil den hh. die cronica lossen Fol. 57b werden um 12 gl. an siner schulden. Ist inzubinden und darin zu schriben *507 was noch mangelt. Erkt. Steffen wittwe .... dargegen wellen sie die Cronic werden .... Foi. 145* lossen .... Sabb. Pentecostes. — XXL (sic) 3368. (Betlelorden.) — (Slreit zwischen Predigern und Barfussern Fol. 150 wegen der Mutter Goltes. — Ketzer zu Bern verbrant.) 3369. (Waisenpfleger.) — Als h. Jacob Wisbach der ammeisler nachten Fol. 1 46* zu 10 uren Iodes abgangen, sol man morn Rat und XXI besameln und die 1508 hantwerck zu dera opfer gon. 5a Sebastiani 1508. — Ràthe allein. IL als h. Jacob Wisbach der ammeister tods verschieden, sol man morn ein andern XIIIer machen by 10 p, und den ammeisler kiesen wie das herkommen am mentag. 6a Agnete. — XXI. 3370. (Seb. Brant beim Kaiser.) — It. Dr Sébastian Brant kanzler ist Fol. I64b verordnet zu K. Majt. und Peter Musslern zu rilen, und die br(iefe) der west- vâlschen handl. ûss zu bringen, und sind ime 2 knecht geben. Sabb. post Letare. — Ràthe und XXI. Mentor. Jacob Wolffen de annis 4508 et 1509. 3371. (BruderschafL) — It. die spittelpfleger und die zymmerlût Fol. 147* bringen in bruderschaflt S. Anna, Joachim und Joseph. Ist inen zugelossen wie sie das harbrocht. 4a Vigil. Andrée 1508. — XXI. 3372. (Munster.) — Item die XVcr bringen an der stiel halb die man Fol. 148- im Munster gemacht ha t. Sabb. Vigil. Pentecostes. — XXL 1509 3373. (Dominikaner.) — Item die Prediger sagen : der handel der verbranten Predigermûnch sy zu Basel unterstanden zu trucken und durch den bischoff und statt daselbst nidergelegt und verbotten worden : be- gehren ein gleiches hie zu thun. Erkant soll man die trucker beschicken und inen verbieten solichen handel zu trucken und zu verkauffen. Porro erkant: sollen die bûchlin in die canzley geben zur censur des doctors, ob elwas unbilliges darinnen sey, domit last man es bliben. la post Mar- gar. virg. — Ràthe u. XXI. — Pp. Rh. 3374. (Hencker.) — Item dass des henckers frau unter andern frauen feyl hat der abgethanen lût kleider .... soll dem hencker gesagt werden, sin frau sich von andern frauen uffdem gûmpelmerck zu sondern, damit ein unterscheid gehalten werde 1509. — Ibid. 3375. Ein Rheinbruckzollner weilen ihn das wasser nil dulden wollen, wird des diensts entlassen 1509. — Ibid. Digitized by Google - 228 - 1540 3376. (Kreuzgang.) — 1510 do geschah ein semlich kreutzgang fur den sterbott der dozumol zu Strasburg war. — Pp. Rh. 3377. (Stiffter gegen Bischof.) — Die stifller Jung und Alt St. Peter su- chen rath, hilff und schirm bey der Slatt contra episcopum, der ein geistli- / chen process wider sie, die priesterschafft dieser stiffler, fùrgenommen und ausgehen lassen, sonderlich dass sie sich in kein weltlichen schirm thun sollen, von dem sie schon an den h. Sfuhl zu Rom appellirl. — Ibid. 1510 3378. (Vnpassende Predigt.) — Item herr Peter Veltsch prediget von den Fassnachthennen .... soll man ihm sagen dass er kein neuerung mach und es loss bey altem gebruch bliben. 4a ante Purif. — Pp. Rh. FoJ. I65b 3379. (Geiler v. Kaisersberg f.) — 1510 Dominica Letare obiit pro- fundissimus dominus Doctor Johannes Geiler, Argentine civitatis bene me- ritus concionator, cujus anima in Christo requiescit. — Menwrialia Jacob Wolffen und zum theil auch Valenlin Schollen. 1510, 11, 12 et 13 Anfg. 1510 3380. (Dominikaner.) — Item die bichtiger St. Niclaus in undis und Margarelhen sagen dass sie uff nechstens abscheid wider die veràchter ihrs ordens ihrem Provinzial geschrieben, der dann da mit gutem willen ihnen zugeschrieben, den process von ihres ordens Conservator ûssgangen gegen den burgern (sic) und verwanthen der Statt Strassburg mit siner wircklichkeit uffzehencken, mit dem beger man sol noch hût ze tag die bûchlin nach dem besten vermôgen unterston zu nidertruckeo und zu verbrennen, massen zu Ulm, Augspurg und im herzogthum Wurtemberg beschehen sey, das wolt ein gemeiner orden um ein Slatt Strassburg mit ihren gebelten gegen Gott und sonst verdienen. Ist durch h. Heinrich Ingolten und Peter Musslern gesagt, die sachen gûtlich hingon zu lassen, und der nit heftiger anregen, damit nit grôsseres entsland. 5a post Marg. virg. — Pp. Rh. Fol. 23« 3381. (Michel Weschers Testament.) — Ursula des bemellen Michels eeliche schwester, meister Bernhart von Trier des murers eeliche hûss- frau. Sabb. post Assumpt. Marie. — Grosser Rath. Reg. de a0. i5ÎO. Fol. 152' 3382. (Jost v. Friburg.) — Uff disen tag starb min gut friendt Jost von Friburg. Gott woll siner selen und allen gloibigen selen gnedig und barmherzig sin. Amen. Sabb. post Egidii. Fol. I49b 3383. (Zigeiiner.) — Item als die Zyginer aber in das lant kommen, sol man in hinweg gebieten, wôll man ergriffl sol man annemen, welcher stiell sol man strecken, und mit Margrafe, Episcopo und Bitsch reden; herren bedencken. 2a post Nativ. Marie. — XXI. Digitized by Google - 229 - 3384. (Streit.) — Pfaffen ûber einander zuckt und geblutrunzet — 1510 sollen siben geschriben geben und sonst rechtferligen. Sabb. post Fran- cisco — Pp. Rh. 3385. (Dominikaner.) — Item Herr Bôcklin und andere sollen zu den vâttern zu den Predigern gon und ihnen dapflerlich sagen dass sie uff den canzlen die Muttergottes unbemesst lassen. 3a post Martini 1510. — XXL - Ibid. Referunt die herren dass si mit den Predigern gered des Empfengnûss halb Marie Virginis; dass sie das nit mebr thun, denn der gemein mann darob ein missfallen, und môg ihnen der tag einer ein ungescbickles zu- fugen. Daruff die Prediger geantwortet: sie wôllent fûrter nit predigen, eins solchen mûssig s ton, doch pfetzen sie die Barfûsser und sagen: sie haben auch ein ader von den ketzern die zu Bern verbrant seynt. Ist leider war. Do ist erkant dass die ehegenanten hh. die Barfûsser bitten sollen dass sie die Prediger ihrer ehren halb nit zu pfetzen, was sie aber der Mutter Gottes zu lob und ehre predigen , darob hab man ein gut gefallen. Sabb. post Martini, Othmari. — XXI. — Pp. Rh. 3386. (V. Fr. Haus.) — Item die rechnung Unser Frauenhûss bùw Fo1- l50 beschehen in der XVer stub. Ist ein rathsh ist gross worden , aber nachmals durch die XVer erkant by solcher rechnung nûtzit zu geben. 6a post Thomae. — Rath allein. 3387. (Seb. Brant.) — It. Dr Sebastianus Brant und siner hûssfr. wyd- Fol 166 men sind zugelossen und bestâtigel, ouch beidersits gelobt und versprochen, und die dochtermenner mit iren wibern (sic), nemlich Mathis Pfarrer, Ono- frius, Anna und Euffrasia darin bewilliget. 2a post Thomae Cantuar. -— Ràlhe und XXL — Memor. Jac. Wolffen u. Val. Schollen. Dr Brant. It. min wydem gevertiget und erkant versigeln. 2a ante Cir- Fol. 150« cumcis 1510. — Rath allein. 3388. (Buppenspiel und Fesselslechen.) — Item das buppenspiel 1510 frembden und heimischen verbieten. Item das fesselstechen soll man ganz abstellen und verbieten nit me zu thun, dann nutz guts darûss entston mag. — Pp. Rh. 3389. (Dominikaner.) — Item die bichtiger St. Catharinen und St. Mar- 151 1 grethen bringen vor, der Prediger Provinzial ihn entbolten wollen gegen den burgern und verwanlhen der Stalt den process abgestellt haben, wie das die bichtiger vormals auch zugeseit, dis sey sin guter will und be- fehlde. Digitized by Google - 230 — Soll man ihn sagen, man wôll sicb gebûrlich halten, und den truckern zu sagen, solches fûrter nit zu trucken, aber die do kaufll oder verkaufft worden oder sinl, kônnt man nit wider ûss den lûten rissen, und ihr geld darum geben haben. 4a ante Purif. — XXI. — Pp. Rh. 1511 3390. (Fechtmeister.) — Item als zwischen den fechtmeistern irrung ist, sol man den meistern die schul halten, gebieten dass sie nit gegen einander uflheben oder fechten. Item als der ammeister anbringtder fechtmeister halb, wie die begehren ihre schulen zuzulassen, und wie er berichl wird dass vor etlichen jaren hie, auch noch zu ziten zu Ulm, Nûrnberg und andren orten der gebrauch gewesen und ist, das die lehrherren 2 knecbte darzu zu behûten geben, denen die fechtmeister ein verehrung gelhan, uffrûhr zu verhûten. Erkant dem ammeister gewalt geben. Sabb. post Valent. — XXI. Item meister Niclaus ist zugelassen, offen schul zu halten, doch dass sich kein uffrûhr mâche, und ammeister gewalt geben knecht in sein kosten zuzugeben, ufïsehn zu haben. 3a post Mathie. — XXI. Item hh. Florenz Gabriel und Jost gewalt geben die fechtmeister ail zu beschicken und ihnen bescheid geben, wer die best freiheit hat, dem soll man die schul zu lassen. 4a post Miseric. Dom. — XXI Item als ein kûrsner begert dem fechtmeister das svert abzuhauen, soll man ihm sagen und gebieten bei einer leibstraf, das schwert nit abzuhauen oder schul hie zu halten, noch gegen den meister uffzuheben; wo er darwider thâte, woll man ihn an sim lib stroffen. Soll hh. Gottfried und Gabriel anlwort geben, wann die schûler meister werden und das anzeigen, môgen sie erwarten was man ihn erlauben wird. Sabb. post Miseric. Dom. — XXL — Pp. Rh. 3391. {Peter Wickgram.) — Item Meister Peter (Wickgram) predicant im Munster bittet ihn zu ehren uff sin doctorat zu Friburg uff Dionysii. — Soll man ihm ein bottschaflt zu geben h. Trach. u. Martin Sturm. Porro 20 gulden ihm geschenckl. 3a post Nativit. Mariae. — XXI. — Ibid. Fol. I52b 3392. (Prognosticon.) — Sabb. vigil. Tbomae, XXI, in conjunctione 1511 solis et lunae, et conjunctione horribili Martis et Salurni in scorpione per juramentum convocati. Deus det nobis pacem. Fol. 58 3393. (SL Thomasbrunnen.) — Ilem die herren zu St Thoman bitten und begehren und (sic — under?) St. Thomansbrunnen ein bilde zu setzen, St. Thoman. Ist erkant wollen sie den heiligen in ihren kosten machen und in die mitten setzen, soll man ihnen zulassen und uff jeden knopf ein fenlin mit der Statl schilte und St. Thoman. / r Digitized by Google — 231 - 3394. (Munster.) — Item gauckler uff dem seyl vom wechterhûsel 1511 fliegen. ... Die herren vom capitel verbaten sichs und es wurde ihnen gewahrt. — Pp. Rh. 3395. Bau zu Wasselnheim. Amthaus, schloss hoc anno et preced. Fol. I50b 1511. 3396. (Passionspiel.) — Item die Passionspieler begehren platz und 1512 gerûst zu geben. Ist ihnen gunt, vvie es vormals gehalten worden ist, in lyhen dielen und schragen vom werckhoff in ibren kosten uffzerichten, und das gebott im Roltbuch ùssrufen lassen; aber kein gelt ist ihnen wor- den. 4* post Conv. Pauli. Item uff dem Passionsspiel soll der ammeister lossen diener um die Statt rilten alllag, haben hernach die Passionsspieler 20 gl bekommen von der Statt, und ein cammer zu einer behâltnùss der rûstung. — Pp. Rh. 3397. (Peter Wickgram.) — Item als der doctor (Peter Wickgram) im Munster gepredigt dass « ob 83 in 3 wochen erfroren und hungers ge^ storben*, sollen m. hh. erfahren ob das war oder erlogen sey? — Sagen die todtengraber, nie keinen begraben sither Winachten, auch kein mensch darvon zu sagen. Hat Dr gelogen uff der canzlen; ist ihm hernach gesagt solches zu widerreden oder man wird ihn verklagen. — Ibid. 3398. (Jude bestraft.) — Item Jesel der Jud von Mittelbergheim, als 1512 der in gefangnùss kommen, darum das er ohne erkentnûs eins amraei- slers und unvergleitet (ohne geleit) zum dickern mal in der Statt Strass- burg sich Cnden lassen und zu ziten sin hûssfrau mil ihm hereinbracht, desshalb ihm eine milte straff 30 schilling pf. uffgeleit worden; hat ge- schworen ein urphete siner gefangnùss, dieselbe nit wollen râchen gegen der Statt Strassburg, allen ihren burgern oder zugewanthen, dess bitt er den wahren Gott Adonaï in solcher warheit zu helffen und bestâten. Act Agalh. — Ibid. 3399. (Waisenpfleger.) — It. die weisenpfleger haben gewalt die Fol. im» âchter die nit mit inen ûberkommen, wieder hinûss zu gebieten. Sabb. post Crucis. 1512. — XXL 3399**. (Furcht vor Aufruhr.) — Item den XX soll man frûndlich Fol. 58 fûrhallen, wo sie etwas hôrlen dass do dienen môcht zu eim ufruhr wider 1513 die oberkeit oder gemein, dass sie fûrterlich den XV furbringen. 2a post Letare 1513. — Pp. C. 3400. Scharwàchter pfaffen geschlagen. 2a post. Judica. — Pp. Rh. Digitized by Google - 232 — fol *** 3401, & MickeUcapell Un Munster zu baaen uff Praoenhaas kosten. 1513 2* po«i Erasrai 1513. 3402. (Schulen.) — liera man soll zu den scbulmeUlern sagen, dass sic die knaben in den bûtlen bebalten and kein uflrûhr machen, oder man wôll sie straffen. 4» post Exaudi 1513. — XXI. fol. w> 3403. (Seb. Brant.) ? — II. meinem herren Dr isl erkant das Uich und ein balb fader nach altem herkomen zu geben. Miltwoch post Udalrici 1513. — RàLhe und XXI. Fol ir>8 3403 **'. Bundschuher-Warnung. — Ilem bedacbt deswegen derXIII. 3* post Bartbol. — XXL — Pp. G 3404. (Ein Relier.) — Item Arbogasl ira thurn siner ketzerei wegen veihort, und al* verslanden dass er acolythus sey, soll man erfabren baben by dem doctor, ob m. bh. auch gewalt ûber ihn baben ûber die wyhen ab ihn zu richten , und wo er zu hoch gewihet, dass man ibn dem bischoff ûberscbicke. Hat ihn hernach die Slalt gericht und ûber ihn urlheil ge- sprochen. 6a post Aegidii 1513. — JRath allein. — Pp. Rh. Kol. 166 3405. (Mùnslerordnung.) — Itm. h. Ludwig Bôckel und Caspar Hoff- 1513 meisler bringent (ûr ein alte ordnung so der huren balb, und mit dem geschwelz im Munster, auch irer kleidung halb etc. So die verlesen so ist lue go vil huren € dass der allen fromm ordnung nit mag geneseu — das bevibl ich gottes besen — doch ist dergeistlichenkûschheitsoungehùr — dass schir aile erbarkeil ist worden thûr — die schicken uns vor ein solch exempel — dass das Munster schir wurt ein huren tempel». Doch ist er- kant diewil etliche pfuffen so hoch geschworen, dass die XV bedencken. Miltwoch post Crispiniani et Grispini 1513. — Ràthe u. XXL (NB. Scheint noch dem ersten theile von 1513 anzugehôren. Vide supra. Also uicht von Bran!. — Note de M. Schn.) 3406. (Sladlarme.) — Die armen so das alhnusen von der Statt gehabt, schon vor allen zeiten spangen oder schilt getragen. — Ré- sumé Rh. 3407. (Heilig Geist messe.) — Fieng man zum ersten mal an die mess vom heil. Geist zu eim seligen régiment. — Ibid. Fol. 23- et b (Zum ersten mal die mess vom H. Geist im Munster uff mitwoch nach 1513 Erhardi verordnel, disse mess jedes jahr den tag nach dem schwôrlag. Kein Rothspfenning.) — Es soll auch der rentmeister uff denselben tag jedem siechen im Spitlal, dessgleichen im Blotterhùss ein blappart in sin liant geben, und Digitized by Google - 233 - 1 U *$ in das Waisenhùss. So sol der Gutenlût schaffner von der richen zins allen sonder siechen desselben bûss und uffdem Snelling ein plappart in sin hant geben. Solch ward bracht fur schôffel und ammann uff mitt- woch noch S. Marx lag diss jors, die liessen in das wol gefallen, gaben ouch den Râthen gewalt etc. — Registr. de o°. i5i3. It h. Bôcklin und Mussler bringen der messen halb (missa de S. Spirilu) Fol. 153* in honorera sancti Spiritus pro felici statu et regimine etc. Zugelossen den Bloterlûten jedem in sin hant 1 plappert, jedem sie- chen im spilal 1 plappert in sin hant, in das weisenhùss 1 ft *$, und sol man die mess hait en den nehsten (ag nacb dem swôrtag zu siben uren in der cappel mit kertzen wie andere messen , und sol man uff denselben tag keinen Ratschilling geben, sonder denselben one costen zu stûr haben. 2a Johannis Evang. — XXI. — Pp. Schn. 3408. (St. Johann.) — (Des keisers prophey zu S. Johann wollen die Fol. 155- Johanser steinen machen.) — Zugelassen. 2a post Remin. — XXI. *5^ 3409. (Seb. Brant.) — It. dem Dr ist erkant zu geben 20 gl. und ein Fol. 167- halb fuder wins wie es vor gehallen ist, fur sin messkromm. . . . 2a post Visit. Mariae 1514. — Iiâthe u. XXL 3410. (Thiergarten.) — Ein thiergarten an St Elisabethenrain machen und den schûlzen den graben nit geben. Eod. an. In den Elsbelhergraben hat die Statt wildprel gehen lassenund erhalten. 1514. — Pp. Rh. 3411. (Murner's Polemik.) — Item der ammeister bringt an wie der 1514 gardian zu den Barfùssern klag, wie Murner wider sie by Hupfuff trucken lasse. Ist erkannt dass man Hupfuffbeschick mit derselben matery furzukommen. Item zu Hupfuff. die Geûchmalt besichligen, soll Peter Mussler und Iloff- meister ihme gesagt, hab er etwas das wider die mûnch sey, soll ers nit trucken, auch sonst nichts, es sey denn zuvor in der kanzley besichligt, und man hab ihm vor mehr by sinem eyd befohlen, dass er lug und ge- denck dem zu geloben. — Ibid. 3412. Weisenhùss erweitert. 1514. Fol. 59 3413. (StadtinsigeL) — II. des sigels halb mangel. Erkf. dass man ein Fol 59- nûw sigel machen lossen sol und dass dasselbe sy wie das ait und mit ^15 der jorzal dass es uff den sûbenden tag a0. 1516 angon soll. Sabb. post Conv. Pauli. It das nûwe insigel sol man machen uff das ait gebrâche wie das ait gewesen ist 4a vig. Corp. Ghristi. Digitized by Google - 234 - Foi. I56b 3414. (Druckerordnung.) — liera die schampern lieder soll man bey 1515 30 p *} verbieten und besonders das Bopperlebopp und hh. by den truckem suchen lassen. Item die trucker zu beschicken. 2a post Esto mihi. — XXI. Fol 155 3415. (Àblass.) — It. die Prediger begeren den abloss inzulûten, die- wil die Stiflt und Episcopus verwilliget, losst man auch beschehen. Fol. 1 56» Betarf jemans geleil, hat ammeister gewalt. Sollen Endingen und h. Ingolt mit in reden der weisen und bloterlûten gedencken. Nota, lia et alibi pas- sim. Seind darum keyserl. mandaten an die Stalt kommen. Sabb. post Oculi 1515. - XXJ. Fol. 167» 3416. Conrad Schilling u. siner frau vermechtniss. 3a post Judica. Fol. 156- 3417. (Zigeuner.) — Item die Zyginer soll man aile annemmen und nit ùss lossen, sie haben den armen lùten schaden bezalt, alsdann lossen swôren 10 jor nit in dis bistum ze kommen. 3a ullima Julij. — Rath offen. 1515 3418. (Druckerordnung.) — Trucker beschickt wegen schanllichen sprûchen und liedern abermals ausgangen, der Eydgenossen und ander nachbaren halb, und denselben gebotten solche schmachbûchlin nicbt zu trucken noch feyl zu haben, ohn erkentnûss eins ammeisters oder Doctors der kanzley. Ilem die mâren und lieder so wider die Eydgenossen gelruckt sinl ge- lesen . . . . ist erkannt die von den truckem ail zu wegen zu bringen und zu verbrennen, die trucker auch durch zwen berren zu beschicken und bey ihnen zu erfahren ob sie die gelruckt haben, welcher daun das ge- than, soll darumb gestrafft werden. Befohlen h. Heinrich Ingolt, Mussler und dem Doctor. Sabb. virg. Cathar. 1515. — XXI. — Pp. Rh. 3419. (Jude ausgewiesm.) — Item als Siesmann der Jud sagt kaiserl. geleit haben, soll man ihm ein diener geben wie von alter her, und ihm sagen, in 3 tagen ûss der Statt. 1515. — Ibid. 3420. (Ein Missethâter.) — Martin Bûck, der reysigeknecht von Win- zenheim wird um freveln bôsen muthwillens und friedbruchs willen in der Statt begangen, anstatt todesstraff aus gnaden mit derstraffder leibeigen- schaft angesehen, und ertheilt dass er der Statt Strasburg mit leib, hab und gut sein leben lang eigen seyn soll. 1515. — Ibid. 3421. (Neujahrsumritt.) — War brâuchlich dass die burger (auf Neujahr) zu nachts umgeritten und ihren freunden hoffiert haben. Item sind auch die edlen umgeritten und haben das gutt jar angeplossen. Item hat man auf fest und feiertage pflegen tântz unter der Pfaltzen zu halten. 1515. — Ibid. Digitized by - 235 - 3422. (Malerordnung.)' — Moler contra die humpler, begehren ihr Fol. I67b ordnung zu bestatigen. 5a post Misericordias. Dom. 1516. — Râlheu.XXL 3422**. (Freizûgigkeit.) — Freye zùg vom land in die Slatl und Fol. 167 wider hinûss handhabet die Slalt, vide Exptcu in hoc Memor. plura gegen 1516 den graffen von Hanau, darum ihra die Stalt vor das keysserl. Rolweyl. gericht verkûnden lassen. liera mit Bitsch von wegen dieser freyheit handlung. 4a post Corporis ChrislL — Rate und XXI. — Memoriale Pétri Butzen de a0. 1516. Aclum consulatus Argent, (sic) — Pp. C. 3423. (Drucker ordnung.) — Uff mitlwoch nach Andrée als das Wwr- 1516 tembergisch lied ûssgangen und die kayserschen des vil red gehalten, sind die trucker ail beschickt und by ihren eyden verhôrl; ha t Martin Fiach bekannt dass er das gedruckt hat, doch unwissend des vorgangen ge- botts, begert gnad. Doruff hat ihra der ammeisler gebotten by sim eyd, dass er aile die lieder die er dayon getruckl hat, soll in die kanzley lûf- fern. Darzu ist allen truckern by ihren eiden befohlen, dass sie kein neuen truck oder gedicht ûssgon lassen, es sey denn zuvor durch einen araraeister oder den Doctor besichtigt und zugelossen; auch nit derglichen truck kauffen noch feyl haben. — Pp. Rh. Uff mitlwoch noch Andrée als das Wùrtembergisch Ued ûssgangen, die Fol. 32b trucker beschickt. Hat Martin Flach bekant dass er das getruckl hab, doch unwissend des vorgangen gebottes, begert gnad. Gebotten aile exemplar in die kanzley zu liefern. — Reg. de a0. 1516. — Pp. Schn. 3424. (D* Peter Wickgram.) — Item anzeigt dass die Dielrichin Doc- 1516 tor Peler so hart anhang und so ungeschickt mâche dass er untuglich werde zu predigen. Bitt sin bruder der Wihbischoff ein gedencken zu haben, wie sie von ihm zu bringen wâre. Do ist erkannt dass man vor Râlhe und XXI sagen soll dass mhh. gut beduncken wâre dass man sie ûber Rhin vier oder fûnff meilen wegs wit schwôren lasse. — Pp. Rh. 3425. (Passionsbrùder.) — Bruder im passion riemen wie mhh. von Slrassburg ihnen ein umgang mit dem h. Sacramenl uff Samstag nechsl umzugon und ettliche ablass dazu geben. Gefalt mhh. wohl. 1516. — Ibid. 3426. (Thiergarten.) — Den willgraben versehen und gemacht dass den thieren nichts gebreste an wasser. 1516. — Ibid. 3427. (Waisen.) — Gasper Hoffmeister wegen der weisenbûchs. Ist Fol. I58b Caspar Hoffmeister von den XXI zum churherren erkosen bracht worden. 1517 Sabb. post Erhardi 1517. — XXI. (NB. Fur die Ammeislerwahl wie es scheint. — Note de M. Schn.) Digitized by Google — 236 — Fol. 158* 3428. (Seb. BranL) — Hac nocte incidi in egritudinera vitiali pulmo- ^517 nis, lectoque decubui 14 septimanis usque ad festum S. Jacobi : facial Do- minus Deus quod sibi gratus sim de quantulacunque vaietudine meliori mibi collala, ut insuper ex inlegro bonam mihi conferre dignetur salubri- tatem. 3a post Quasimodo. Adde fol. 160b (in fine Extract, ex Memor. de a°. 1519): Nota. — Dises Memoriale ist zum theil incomplet wegen des Doctors kranckheit etc. Fol. 158 3428***. Item tvarnung des von Sickingen halb ins Elsass den von Hagenau geschehen, soll Bischoff und Bitsch schriben ut missive. Das ûbrig ob ein ûberfall beschehe, die XIII bedencken. 2* post Jacobi 1517. — XXI. — Pp. C. Poi. 158- 3429. (Munster.) — II. die XV sollen verschafifen dass vor der SlaU altar das gelter versorgt werd. 2a post Assumpt 1517. — XXI. FoL 158« 3430. (Ablass.) — It Caspar Hoffmeister begert fîirschrifft gen Rom aplos zu erlangen und ob notb 40 oder 50 ducaten fursetzen den bloter- lùten und weisen. Zugelossen wie begert. (C H. der erste pfleger.) 2* post Francisco — XXI. Gedàchtnissbûchel de o°. 1517. Fol 160 3430**. (Hanau) — Item Martin Herlin seit abscheid von Episcapo dass landvogt und Strassburg in der emporung zwischen Hanau und Rie- bel gûtlich suchen besser sie dann gewalt, Ist fur die XIII gewisen. S8 post Martini. — XXI. — Pp. a 3431. (Dominicaner.) — Item die Prediger begeren sie zu bandbaben vor gewalt der Observant!. Soll ihnen sagen, man wôll sich gebâhrKch balten. 2* post Othmari 1517. — Pp. Rb. 3432. (Unfug.) — It Wilhelm Sacrista S. Pétri Senioris sagt, als der miedling zum Àlten St. Peter mit dem heil. oel uff St. Thomastag necbst vergangen, zwischen 7 und 8 uhren nacbmiltags mit ihm als siegristen gangen, dess willens ein onverlin by der tucherstub zu bewahren, und aïs sie binder die klein Metzig komraen, se y einer daher gangen, gesungen und ein wild wesen gehabt, und als dieser zu ihm sagt wie er skb ako stelt ob er ein narr wâr, ob er nit sebe was da gieng, fieng er an ùber ihn St. Velten und C&rin zu schwôren, mit trauung so er ihn morgens bekâm, ihn schlagen wollen, wiss aber nit wer er gewesen oder was er angehabt, denn es ganz finster gewesen; sey nacbin bekant, geht zum Allen St. Peter in schul, genannt Georg Norlinger, ist bei Michel Sticber dem weber zu haus. 1517 (21. Dec) — Ibid. Foi 169* 3433. (Waisen.) — Die weisenpfleger richten ein bettelbàchs mît, / / Digitized by Google — 287 — darûber sich Caspar Hoffmeister von wegen des Bloterhûss beclagt, ver- meind der Blolerbûchs scbedlich sein. Erkant im von der mûntz und pfennigthurn mit hinderlegtem gelt zu belfen, und die beeden bûcbsen lossen gon. 3a post Thome apli 1517. — XXI. (NB. Caspar Hoffmeister war schaffner im Blaterbûss 21 jahr, begehrt abschied 1524. 2« post Andrée fol. 210. 1531. Voy. fol. 248. — Note de M. Schn.) 3434. H. Hanns Bock erkosen Fol. I58b der dett eben uftlosen Gott geb im glùck und heil in die hosen. 5* vigil. Nativ. — XXL — (NB. Zu Stetlmeister, an b. Ad. Zorns stelle. Note de M. Schn.) 3435. (Anatomie.) — Item als die Aertzt und Scherer begehren an den verurteylten menschen anatomy zu beseben. Ist ihnen zugelassen, wenn sie das begehren, doch dass sie einen jeden lossen zusehen wer das begehrt. 3436. (Thiergarten.) — Die Slatt hat hirsch im graben beym Elisa- Foi. 169- belbenlhor gebalten und laufen lassen. 1517. 3436 ***. (Theurung.) — Fruchttax theurung halb, viertel korns um 10 sch., ein sester um 20 <$ und ein sesler mehls um 16 <$• — Pp. C. 3437. (Schuheknecht Umzug.) — Schuheknecht haben bey ihrem um- Fol. 1691 zug einen bischoff gehabt. 2a post Erhardi. — XXL *518 3438. Abloss uff das Blater und Weisenhûss zu. Rom ausgewûrckt, Fol. 170* der seye nun hie; solches zeigt C. Hofmeisler an, mit beger herren zu verordnen die in fûrderlich bedencken, darzu 100 R lihen, und dass sich ein Rat gegen Fridrich Prechter versprechen wol sich gegen den Fuckern, das die Fucker wither sich gegen Sanctissimo um den dritten theil so an die fabrica Sancti Pétri fallen sol von dem abloss gelt versprechen und verbûrgen. Erkant zu Ihun ut supra. Ein bottschafl zum Episcopo ihn desswege auch zu begrussen und zu bitten den abloss zu furdern etc. Lasst Episcopus den abloss zu und wil in selbs uff Judica infûren. Dorauf die ablassherren begert in die 100 R zu lihen den abloss anzu- fohen. Erkant quod sic. 2a post Agnete. — XXI. Memoriale Pétri Buotz de o°. 4518. Doct. Wolffgang Bôcklin, probst zum J. S. Peter danckt m. hh. wegen suppL procurirten bàbstl. aploss wiesieaus dessen schreiben an Caspar Hoffmei- FoL 27' Digitized by Google — 238 — ster verstanden, dat. Sabb. post Oculi (13 martii). Wurde durch bâbstl. Heiligkeit den armen weisen, bloterlûten und andern armen spitaldûrftigen in der Slalt Slrassburg zu uffenthaltung ein volkommener ablass in der Stalt und bistum ein jahr lang verliehen, doch also dass der dritte theil des ablossgelts an S. Pelerskirchen gebâu zu Rom zugestelt und ûberliffert werde. Darum die Statt eine obligation und versicberung in der Fucker zu Augsburg bank gegen der bâbstl. Cammer gegeben. Diesen aploss auch Episcopus im Slifll und bislum zugelassen und den- selben uff sonlag Judica nechst in eigener person einzufùhren sich willig erbotlen. Wie auch das capitel bewilligt. Ist der aploss im bistum gelegt worden zu Schlellstadt, Obern Ehenheim, Zabern, Hagenau, Offenburg und gen Lore. Ist darauf ausgeruffen und jedes an (?) ein kist gesetzt worden (sic) — 1519. Es ist im folgenden jahr durch bâbstl. Heiligkeit der abloss fur die weisenkinder, blalerleûtund Spittal noch ferner pro/on^irt worden. — Extradas Missivarum de a0. 1518 etc., in fine voluminis. Foi. 159» 3439. (Schwerdtanz.) — Swertdanlz den Snydern und Schumachern 1518 abgeslagen. Sabb. post Conv. Pauli 1518. — XXL 3440. (Friheitsbuben.) — Item als friheitsbuben die schenck Iragen, sollen die XV bedencken ob man in rôcklin macht, oder es den botten bevellen wôll. Porto der schenck rôckle ist abgestelt, sol der Pfalzen- knecht die loiffers botten anstellen oder sunst redlich gesellen. 2a post Reminiscere. — XXI. Fol. 159» 3441. (PassionspieL) — Item die applosherren begern das passion- spiel rugen lassen dis jor; diewil es nit ein spectacul, sonder Gols und geistlich spiel, losst man das machen wie zu geseit. Sabb. Yigil. Palma- rum. — XXL 4a post Palmarum der krumm mitwoch. 6a den Charfritag hat man den letsten passion gelesen und ist ein geist- lich andechtig wesen gesin. Dise gantz woch hat man nit gelùtet ouch kein Rath gehalten worden. Fol. 170* Autre texte: Die aplos herren zeigen an das sie fur gut ansehen das man das passionspil abstell und dis jor underloss, diewil doch in der bull vergriffen das das gelt so uff die spectackel goht, in den aploss geben werde. — Erkt. diewil ehe der aplos ûssbracht oder harkommen das spil des passions der bruderschafft zu spilen zugelassen, dass man es nit absla- hen kan, dann es zu ehre Gots und nit zu lust der welt gespilt wurt, acht ouch dem abloss mer fûrstendig dann nachteilig. Porto seind die thor zugethan worden, und sonslen die Statt verwahret da man uff die furtag Digitized by Google - 239 - den passion gespilet ha t. Sabb. Vigil. PaJmarum. — XXI. Memoriale Pétri Buotz. Das fur under der Pfallzen abthun und die hutte noch etlich tag lasser), Foi. I70b doch dass der bettelvogt in sag das man die hutte ouch abthun wurd, auch die starcken jungen betller ûss der Statt triben. Caspar Schaller leit in die pullen von Rom des passionsbruderschafit halben vor, dass sie die 2 crûtzgeng haben môgen und das sacrament uff dem altar haben môgen. — Erkt dôby lossen bliben, doch dass sy in nit ûssblosenen und vor ein process fur sich halten. Auch 2 tag Susanna und Hierusalem spilen, dorzu Ascensionem auch. 3442. • (Passionspiel.) — H. Ludwig Bôcklin, h. Ingolt Rottwil zeigen Fol. 170» an, nochdem sie des abloss halben gewesen bey den commissarien, haben 1518 in die commissarien angezeigt das etlich sihen die grôblich wider den abloss reden, und Hans Lamprecht angezeigt, der do gesagt hab vor dem Munster offentlich, es sye nichts um den abloss, und so er als vil gelts het als gras zwûschen hie und Colmar ist, so wolt er nichts darzu geben, mit vil ungeschickten, bôsen und scheltworten, und so solchs furgang haben soit, wurd ir predigen und gehabter vlyss nit erschiessen, mit grosser gefasster beschwerd. Do sie solchs gehôrt haben, sie im angezeigt dass sie der handlung dehein wissen haben, und solches dem h. ammeister ge- sagt, und nach gehabter underred in thurn legen lassen. Darauf h. Caspar Uringer, Peter Lamprecht und sin hûssfrau bitten in Hans dem ratherrn uff recht harûss zu geben. Erkant in lossen ligen bis nach den furtagen, und der fruntschaft frûntlich sagen man wol sich bedencken. (War diser Hans Lamprecht wûrt zum gulden schaff.) Sabb. post Palm. — XXI. Item die passionisten môgen uffart und mittelspil irs gefallens. 2a post Quasimodo. — XXI 34426*. (Ehl bei Benfeld.) — Hat der ammeister jàrlich diener uff Ele kirchwyhe geschickt. 2a post Quasimodo. — XXL 3443. (SL Veits-Tanz.) — Als diss jars um Margarethen ein schwâre 1518 erschreckliche krankheit mit St. Vitstanz erhub, also dass uff fûnfzig per- sonen damit behafft tag und nacht tantzeten dass jâmmerlich zu sehen war, wurden dieselben aile in der Stattcosten verwahrt und zu dem lieben heil. Su Vit im Hohenstein bei Zabern gefuhrt und fast erledigL Da setzten unsere herren uff und lissen ein gebot ûssgon, dass niemand tantzen soll bis Michaelis in der ganzen Statt und burgbann , bei 30 sch. pf. und kein brucken schlagen; wol môchte man bey brautlâuften und ersten messen mit saitenspiel tantzen nach eines jeden conscienz. Digitized by Google - 240 - Damach uff 4a post Laurentii ist erkannt den zûnfften zedel zu schicken dass jedermann sin kind und die sinen verwart und die bruderschafflen ir brader in ihren kosten undersuchten oder zu den heyligen scbickten. — 5a Mariae Magdalenae. Item aïs etlich frauen und knaben den bôssen dantz tan! zen, soll die termen (?) abstellen und heimlich seitenspiel baben. Item die verordneten herren bringen an des tantzens halb. Erk. in Unser Frauen capell mittwoch ein herlich amt halten, porro erkant die tantzent im Spitlal zu dem beiligen schicken und ein opfer von der ganzen Statt wegen dem heiligen bringen. Die leichtfertigen der Statt ein zitlang ver- wisen, darauf der hh. bedacht des opfers halb zu St. Viten, namlich ein zentner wachs zu einer kerzen mit dem rentmeister schicken, und ein erlich ampt und 3 nebenmessen lassen lesen von wegen des Raths und gemeiner Slatt wegen. — Pp. Rh. Fol. 172 Autre texte: Herren bringen ihren bedacht des opffers halben zu St. Vi- 1518 ten, dassman ein wâccen bild eines centners schwer mit dem rentmeister oder kornmeister zu St. Viten schicke fur ein op (Ter, oder aber dasselbig wâchserin bild auf einen allar im Munster stelle und da ehre bis die neu capell ausgemacht, dann einen altarin derselben capellen in St. Vilen ehren weyhen lassen. Erkt. den centner wachs zu einer kerzen machen und zu dem lieben heyligen mit dem rentmeister schicken, und ein singent erlich ampt und 3 neben messen lassen lesen von wegen des ganzen Raths und gemeiner Statt wegen. Dienslag post Adolphi. — XXL — Pp. Schn. Fol. 36» Ad art. S. Veits-Tanz: von disem tantz findt man in miner CronickeniA longum. — Reg. de a0. i5i8. En marge: «Not. Dr Sebast. Brandt Chronicon.* Fol. 172» Autre texte: Vorgeschlagen ein wehssen bild eins zentners swer zu S. Vit schicken, oder aber dasselbig wehssen bild uff ein altar im Munster stellen, und do eren bitz die neu cappel ûssgemacht, dann ein altar in derselben capellen in S. Viten ehre wihen lossen. Erkt zu einer kerzen machen lassen und zu dem lieben heiligen schicken und ein singent erlich ambt und dry neben messen lossen lesen von wegen des ganzen Raths und gemeiner Statt. Dienstag post Adolphi 1518. — XXL S. Veits-Tanz: fol. 159b, 161b, 171» « b, 172», 174b. Fol. 36» 3444. (Stadt secret Lnsigel.) — Nota ad futuram rei memoriam. Uff zinstag in Pfingsten S. Urbans des h. babstes, den 25 tag des monats meyen diss jars, als h. Jobannes Bock ritter stettmeister, und h. Andres Trachen- fels ammeister was, fing man in diser kantzley an zu brûchen das nùwe Digitized by Google — 241 — insigel daruff zu beiden siten der Slatt schilt, und unden zu den fùssen stat das datum 1518. Ist das ait sigel mit der ketlen uff den Pfennigthurn kommen. 3445. (Lingolsheimer capelle.) — H. Gottfrid von Hohenburg ladet Fol. 60* mhh. uff die kirchwihe der capellen Unser Fr. so er zu Lingolzheim jetz 1518 Mathei will lossen wihen. 1518. 3446. {Ablass.) — It. die aplosherren lassen aplos erstrecken 14 tag Fol. I59b nach Ostern. 2a Cosme et Daraiani 1518. — XXI. 3447. (Hebammen.) — Item die hebammen begeren ein frau so an einem kind gestorben, uffschniden zu besehen der bresten: zugelassen. 1518. — Pp. Rh. NB. Von 1519 hinweg Memoriale. 3447"*. (Bundschuh.) — Die bauren von Danckoltzheim vertreiben FoL 173 die Juden daselbsten wohnbafft, weil sie nach key. Mjt. absterben keinen 1519 schirmherrn haben, und begehen andere unfug mit trâuworten und an- deren, deswegen der landvogt zu Hagenau die Statt Strassburg um hûlff anrufft ihm 30 pferd zu leihen, und zu dem landvogt zu Oberehenheim sicher zu reilen und sich daselbst bescheydt erholen. Bauren sagen der fenerich im bundschuh sey in der Pfaltz und der hauptmann im Reich; solchem gift nun vorzusein, habe sich der landvogt auch bey dem Bischof um 25 beworben und in der landvogtey auch zusamen bracht auf 40 oder 50 knecht. Erkt. ihm 20 pferd zusagen. Morgen zu Wasslenheim haben. 4a post Dorothée 1519. — XXI. Item Adrian von Brombde und doctor Witherr credentz vom landvogt, Fol. 160 wie die bûren von Danckrolzheim buntschuh gemacht, begern 30 pferd etc. Soll 20 pferd darlihen und Riff hauptman sin. 2a post Valentini. — XXI. Memor. de a0. 1519. — Pp. C. 3448. (Làsterungen.) — Mathis Marx kûbler und vier andere burger 1519 sagen einmûlhig, dass auf nechstverschinen mitwoch sie von Unserer Lieben Frauen zum Elend wollen hereingehen, und auf dem weg des kreutzgangs halben, so man auf morgen thun wird, red gehabt; da hab Hans Wen- denscheimpff der seckler, so mit ihnen gangen, angefangen: er sch.... • meinen herren in den kreutzgang, und man woll den alten gôtzen (das h. kreutz) herumbtragen, und thun es mhh. um keiner andern ursach willen, dann dass ir keller und kasten voll werden; er wolle sich aus der Statt machen damit er damit unbeschissen sey, dan er mag es nit sehen, desglichen den ablass so mhh. hâlten, do wâren fùnf artikel innen die wâren nicht gerecht und das wollte er beibringen, und hâtte ihnen eine B. XV. - (M.) 16 Digitized by Google — 242 — hull mil gewalt genummen, die halte er in seinem disch liegen, und sollte ihnen nit wûkschbeben (sic*!) um einen briff. Hâtle aber seiner frau einen kaufTt um 4 schilling, uff dass er sehe was er fur einen sigel hâtle, so wàre ein geiss unten am sigel; hâtte auch formich (?) ein briff um 1 gulden geben, so war er dis jar abgeschlagen uff 4- schill., da gehôrt 1 sch. den weisen, 1 sch. den bloterechlen lùten, 1 sch. in den Spittel und die 6 pfennig den spetzelschiessern. Veneris post Pascha. — Pp. Rh. Fol. 174 3449. (Ablass.) — Commissarien des ablass vermôgen dass Si. Vix 1519 bitter diePfingsten admilliert werden herzukommen, und Daniel Mûgund Hanns Schûtz ein zit lang die armen lût zu dem heiligen fertigen und ver- sehen. Sabb. post Exaudi, vigilia Pentecostes. — XXI. Fol. 175 3450. Meistersenger bitlen ihn zu erlauben morn zu singen. Zuge- lassen. — 4a post Nicolai 1519. — XXL 3451. (Fesselstechen verboten.) — Item das fesselstechen soll man abthun wie es a0. 1510 erkannt ist. 1519. — Pp. Rh. 1520 3452. (Mùnzhenker.) — Àls der doctor predigen solte contra senalum «Mûnzhenkeri ; ammeister befohlen. 3a post Judica. — Ibid. Fol. I6lb 3453. (Sébastian Brant.) — Àb isto tempore usque Simphoriani absens fui, missus Gandam ad Caesaream Majest. Redii sanus et incolumis, gratiam Caesaris adeptus ex congratulatione quae in Chronica nostra habetur. Laus Deo oplimo maximo. 5a post Johannis. Vigil. Pétri et Pauli 1520. — XXI. Fol. 60b II Als der doctor (Brand) sin sun mit ime zum kûnig genommen und nol ist sin stat uff dem Pfennigthurn zu versehen. Ist erkant mit Benedict Rauweler zu reden das beste zu thun. Sabb. Vigil. Margarelhe. 1520 3454. (Judengeleil.) — .... dem ammeister sagen das er kein juden geleid geben soll, sie tragen dann gelbe ringlin vornen an rôcken. — Pp. Rh. Fol. 178 3455. (Predigtglock.) — Lûtpriester im Munster supplicirt ihm zur 1521 predigl glock lassen machen oder verschaffen dass man darzu lâutet, damit man wisse wenn man predigen will. Erkt. dem lûtpriester sagen dass er seinen sigristen vor der ersten singenden mess, wenn man unsern herrgott erhebt, die glock gênant die predigglock lâuten lass, und lâuten bis man die singenden mess anfangt. hh. Sturm und Hofmeister. 4a post Judica. — XXL — Mémorial Pétri Buolz de a0. 1521. Adde fol. 219. 2a post Conceptionis 1525. — XXI. Fol. 179* 3456. (Seb. Brant und Onofrius Brant.) — Keys. Majt, auch der ver- ordneten herren zu Wurms schriben dass Dr Brant sin lehenpflicht vor Digitized by Google — 243 - mhh. hie zwischen Jacobi Ihun sol. Sabb. post Marci Evang. — XXL — Memor. Pelri Buotz de a0. i52i. Onofrius Brant sin lehenpflicht des hûss zum Nesselbachs halb, lût des Foi. I79h lehenbrieffs, anfenglich der glûbdt und demnach mit dem eid bewert, und 1521 urkundt zugelossen. 2a post Medardi. — XXL 3457. (Mûnslerglocken.) — Die messglock wird ein und aus gelûtten, Fol. 180 mit der mordglock vermog erkantnûss. Sabb. post Viti et Modesli a0. 20 beschehen. — Die glock ist vermog erkantnûss 3a post Margarethae, Rath u. XXI hoc anno dieweil sie an einem ort gehangen da sie nit wohl gehôrt mag werden, an ein ander ort hinauf zu der grossen glocken gehenckt worden. Den pflegern befohlen. Sabb. Vili et Modesti 1521. — XXL 3458. (Seb. Brants Nachfolger.) — Pelrus Buotz zu einem statt- Fol. I80a schriber an h. Sébastian Brant der rechten doctor sel. verordnel, und die neu angestelt ordnung von mhh. den XV gebracht so aucb von unsern herren Râthe und XXI beslossen, gesworen. 4a Vigil. Jacobi apostoli. — XXL 3459. (Munster. — Gross Glock.) — Rathschlag wie die gross glock Fol. iso» im Munster gewihet und getouffet werden môgt, mit was vorsolennitàten; man hat sie auch abwigen wollen, aber den costen zu ersparen ist es underwegen zu lassen erkant 4a post Jacobi. — XXI (von i5i9 hinweg Memoriale.) Hr. Duntzenheim zeigt an die gross glock bitz zinstag wihen und nit gevattern darzu nemen, dann es corpus inanimatum. ¥ post Àssumpt. — XXL 3460. (Munster. — Kreuzgang.) — Wegen des kreutzgangs im Munster Fol. 180 zu repariren. Erkant herren fur das capitel verordnen und ihnen anzeigen das das Werck des willens worden den kreutzgang zu bauen mit der zeit, desshalben ihre bitt dass ihr. gnaden darein bewilligen, und so er gebauen wird, der oberen gebàu schûtten und andern zu ewigen tagen verziehen begeben und dem Werck zustellen wollen, und dess versiegelten schein ûber sich zu geben. Capitulum bittet zuvor die visirung wie breit und weit er sein soll ihn sehen zu lassen, und den werckmeister zukommen, wollen sie den ihrigen auch darzu verordnen und dann antwort geben. Quoi factum 6a post Assumpt. Mariae. Haben darein gewilliget 4a post Jacobi 1521. — XXI. 3461. D* Baldung zu einem advocaten bestellen. Sabb. post Assumpt. Fol. I80a (fol. 183b : die verschreiben verlesen. 2a post Barthol. 1522.) 1521 Digitized by Google — m — 1521 3462. (Luther* s Schriflen verboten.) — Vorgelesen in der Almend- stuben 2a post Michaelis. Nachdem Kays. Majt. unser aller gnedigster herr ein edict und gebottbrieff ûssgon lassen, Dr Martin Lulhers bûcher und scbriflten by hohen penen der acht und aberacht nit zu kauffen, verkauffen noch zu trucken .... wir Rath und XXI haben erkant aile trucker, buch- fiihrer und die bûcher kauffen und verkauffen in diser Slall wohnen, be- schicken und ihnen solch edict so vil es sie bereichet, verlesen und dabey sagen lassen, sich vor den bemelten penen zu hûten. 1521. — Pp. Rh. Fol. 45»» 3463. (St. Thomas.) — Von dem loch in Thomans thurn. 1521. Fol. 61" 3464. 0e Jhwonimus Baldung zu einem stattschriber anzunehmen. Fol. I80b 3465. Ulrich von Hutten schreiben den Karthâusern gethan und einen abtrag begert 10000 R. Verlesen, darauf der prior und procurator ihre entschuldigung der lange nach gethan, dergestalten dass sie der zugelegten ausgeschlagenen injuri nit geslândig, und darûber rechts begert, und darbey gebetten, wiewohl sie bisher nicht in meiner hh. schirm gewesen, sie in schirm zu nemen beraten und beschlossen zu sein, damit sie nit wider recht gewaltigt, das wollen sie gegen Gott und mit dem zeutlichen gut willig sein zu verdienen und vergelden. Erkant ihnen sagen dass man willig sey zu allem dem sie recht haben und zu aller billig handhaben, schutzen und schirmen, und dabey anzeigen, dass sie ihres visitatoris rat erwarten und darzu ihre gelhane entschuldigung in eine supplication stellen, und damit sie eine solche desto geschickter setzen môgen, herren zu ordnen. hh. Bock, Knibis, Hoffmeister. 2a post 00. SS. 1521. — XXI. Tom. H 3466. (Ulrich von Hutten und die Prediger) — Der Prediger suppli- Fol. 2a cation, auch seind brief in von h. Ulrich von Hutten an ihr kirchthûr 1522 uffgeschlagen verlesen. Geratslaget zu raten diewil dem ganzen orden widersagt, dass sie dann mit rath ires obem ein solchen sich vor dem Reichsrat beclagen, dann zu achten wû man iûr sie schriben werd, dass dann nichts anderst do werd sin dann gelt. 3a post Misericord. Dni. — Memor. XIII. Fol. 183 3467. (Umgeld.) — H. Bock und Knibis zeigen an dass die erbaren lût von Keyl sich frywîllig erbotten das umgeld zu geben, doch dass ihnen der fûnfftheil bliben, und Unser Frauenwerck der zwey theil, und dan Bôcklin und Lentzlin der anderhalb theil werden. 3a post Vincula Pétri 1522. — XXI. Fol. 185* 3468. (Murners Schriften.) — Dr Thomas Murner ein schantbûchlein ûssgon lassen durch Hans Grûninger cum privilegio getruckt. Disen be- schicken. Dieser die bûcher in die kantzley ûberliefert. 2apostThomae apli 1522. — JOLI. Digitized by Google - 245 - 3469. Mathis Ifuppfuffs des buchtruckers und wûrts zum Thier- Fol. 37a garten erben — Reg. de a0. 4522. 3470. (Weynachtsumzug.) — Item anzeigt wie das Syfrid von Bie- 1522 denheim dièse kîndelnacht (die Innocmtium) ein pabst und cardinal um- herschleiffen oder fûhren woll. Erkt. ihn beschicken und sagen des mttssig zu ston. — Pp. Rh. 3471. (Lâsterungen.) — Item das der bûrstenbinder uff der Schint- 1523 brucken der zu eim Barfûsser mûncli gesagt, es sey in einer jeden pfarr und kloster ein sunderglauben, und in jeder kirch ein sunder abgott, und figur des kalbs etlichen andren Barfûssern geschenckl, dass der beschickt und darumb zu red gestelt und solches verbotten. — Ibid. 3472. {Buchfûhrer.) — .... frembde buchfûhrer so auff die mess Fol. I9ih kommen und bey S. Lorentzen im portail oder tabernackel feil haben. 5a post Ulrici. 1523. 3473. Gemein Âlmùsen uffgericht. Àls bishar winterzyt vil armer Fol. 37b bresthaifliger menschen uff den gassen erfroren etc. Ordnung. Àctum und angangen uff Michaelis dis 1523 jors. — Registr. de a0. i523. 3474. H. Wolfram Dachstein organist St. Thome, ein sohn Jhieroni- Tom. I mus von Dachstein, wird burger. 1523. FoL 38a 3475. IL Malern Kreisz priester und organist im Munster empfangt Fol. 38* das burgerrecht von seinem vater Peter Kreisz schrifllschneider. 1523. 3476. (ReligionsslreUigkeiien.) — Item lier Bernhard Wurmbser zeigt 1523 an dass ihnen von nôthen bedunke dass mbh. ein insehens haben sollen, das man in der lutherischen sachen nit so hilzlich gegen einander im Rath handelte, und dass die uffrûhrischen wort gespart wurden, und keiner dem andern sin wort veikehre. Ist erkannt dass mhh. die XV fursitzen und die 2 artikel lesen lassen, so in der XXIer ordnung geschrieben ston. 3477. (Hieron. Gebweilers Chronik.) — Cronic die Mr Jheronimus der FoL 62a schulmeister gemacht, etc. 1523. 3478. (Seb. Brants Chronik.) — It. der Cronicken halb so Dr Brand Fol. 62* gemacht, sollen beyd Meister mit der frûntschafli reden, die mhh. zu Suppl- handen zu stellen die zu besichtigen. 3a post Erhardi. ^ 3479. (Ruprechtsaupfarrhaus.) — Arme lût in Ruprechtsau bitten in Fol. 29« ein klein stùck almend das sie gern brûchen wolten zu eim hûss das sie SuppL irem caplan bûwen wolten mitzutheilen. Erkt. die bùwherren hinûssfahren und plalz besehen. Porro erkt. in den plalz geben, doch dass die gemein Digitized by Google - 246 - jars davon 1 p dem zinsmeister der Statt zu geben verschriben soll. ¥ nach Quasimodo. — XXI. Memoriale de a°. 4524. Fol. 30* 3480. (Pfennigthurn.) — Die XV haben ein schnecken uff den Pfen- Suppl. nigthum zu machen angefangen dass man.jetzt im hûssund nitûsswendig 1524 uff denselben gehen soll; es haben aber der Rath u. Zunfft zu den Melzi- gem solchs zu vollfïihren nicht wollen bewilligen, darumb in samtlich anzeigen dass solchs in nit zuwider noch abbruch beschehen, mit beger solchs zu bewilligen und nit fur die schôffel bringen. 2a post Joh. Bapt. — XXI. Fol. 207» 34.81. (Erasmus von Rotterdam.) — It. Erasmus von Rotterdam schriben eltl. schmachbùchlin (halb) so durch Hutten und Ott Brunfels gemacht und Hanns Schott getruckt. Erknt. m. Otlen und Schotlen be- schicken und ihr verantworten hôren. Sabb. post Barthol. 1524. — Ràthe u. XXI. Fol. 207b 3482. (Bilder in den Kirchen.) — Dass die bild in den kirchen und uff den slrossen gewaltiglich hinweg gerissen. Erkt dass man aile die toffel und bilder so an den sûlen und wenden hangen und ston, hinweg thun soll und die wend su fer machen, doch die altar mit ihren toffeln lossen beston und bliben , und dass in allen kirchen und klostern thun, und das wachs und ander ding uff Unser Frauenhûss thun. Àm andern ein mandat ansetzen und by hoher pen gebieten dass niemans eigens gewalts die bilder einichs heiligen hinweg thun odernemmensoll.3°Diepredican- ten beschicken und in solchs anzeigen, und sagen dass eins Raths meinung ûber dem mandat zu halten und dass sie das volck auch darzu mit ihren predigen ermanen. 4° Diejhenen so Claus Ingolt anzeigt, so bilder in den kirchen und uff den strossen abgerissen und hinweg gelhan, als den zun- telmacher, Seckler, den Schneider an Steinstross und ihren anhang in thurn legen und stroffen. Im Munster und sonst mit den pflegern handlen und kirchen zuthun, wann sie es thun wollen. 2a post Egidii 1524. — XXI. Fol. 208b 3483. (Bilder zu S. Aurelien.) — It. dass die zu S. Aurelien ir doffeln aile und crucifix, on die doffel uff dem fronaltar, hinweg gethon. 2a post Simonis et Jude. — XXI. 1524 3484. (Stadtmessen.) — Meine hh. die XV bringen mit dem mehrer teil dass man die fûnf Stattmessen hinfûrter nit halten, sonder den kosten so uffkertzen goht in stock, blater- und waissenhûss glich theilen. Sabb. post Martini. — Memoriale de a0. 4524. Fol. 32* 3485. (Kaplan zu Illwickersheim.) — Die zu Ulwickersheim begeren ein eignen caplan. 7a nach Martini 1524. — XXI. Digitized by Google - 247 - 3486. {Aile Gebrâuche.) — Krentzel uffsetzen uff den stuben, ostereier 1524 samlen etc. etc. Sabb. nach Cath. 1524. — XXI. 3487. (lllwickersheim.) — Der gemein zu lllwickersheim werden 3 ff gelts der Stegmatten zugestelt, mil dem beding dass sie daraus das haus und die kirch in gebùw halten, ura ein priester zu halten der in predig und mess lisset. 4e vigil. Concept. — XXI. 3488. Item Jacob von Kùnigshoven der goldschmid empfangt das Fol. 38 burgerrecht von seinem vatter Matliis von Kùnigshoven dem grempen. 3489. {Zwischenhandel.) — Item die XXI (XX?) beschickt und ge- Fol. 62 fragt ob sie ûtzit wissen hatten dass zu empôrung reichen môcht oderaber 1524 jemans wider ordn. gehandelt bat. DaruiT sie angezeigt dass sie by ihren zûnfften keinen unwillen gegen der priesterschafft spûhren darûss empô- rung erwachsen, noch wissen dass wider ordnung gehandelt. Sunder allein dass etwas unwillen darûss erwachsen dass die grompery so gross, dass aile ding von dritten oder vierten hand erkaufft werden mùssen, desgl. mit dem fruchtkauffin der frucht etc. 3a post Gonvers. Pauli 1524. — Pp. G. 3490. (Bilder in den Kirchen. — Bedachl der Bilder halben.) — H. F. 1525 Zorn, h. Kniebs, Bettfrid, m. Betscholl. Diewil aile ergernis in der kirchen verhûtet werden sollen, u. dann auch Gott der Herr im gesatz die bil- derabgotterey so darûss, wie am tag ligt, bitzher gevolgt ist, zu vermy- den, zum hôchsten und by grosser straff verbotten, so were der verord- neten herren gut beduncken, dass die bilder und tafeln hie in allen kir- chen durch etliche herren, so deshalb durch E. E. Rath verordnet werden sollen, an eim oben in der still und mit beschlossenen thûren hinweg ge- nomen, und in die crufft oder sonst an ein heimlich ort geslellt werden sollen. Damit sich aber nyemands zu beclagen hab, dasimedassyn, sovon ime oder sinen voreltern in die kirchen geben worden, genommen oder , entwert werde, das man dann eim jeden so tafeln in den kirchen sten hetle, die durch sie oder ihre eltern darin geben oder gestelt, verkûnden und sagen lassen soll, dieselben in acht tagen den nehsten hinweg zu nemen, dann wo nit, werde man sie sonst abweg nemen. — Argenloratensia his- lorico-ecclesiaslica, 1. 1, fol. 106a. 3491. (Bilderslùrmer.) — Als die gartner das crûtz vor dem Wissen Fol. 21 i« thurn hinweg gethan fur sich selbs. Rath befohlen. — Memoriale dea°.i525. 3491 ***. Gemein von Wasslenheim und h. von Eschau ihr vogt bitten Fol. 21 i ihn evangel. priester zulossen, dann sie des nothtûrfftig, wollen sie ihn ohn 1525 schaden des lûtpriesters bis Johannis behalten, und darzu dass man her- Digitized by Google — 248 — tzog Gôrgen als dem pastor schrib die pension nachzulassen etc. Erkant hertzog Gôrgen pfaltzgraff als dem vero pasiori schriben um gotls willen und uns zu ehren und gefallen den réservai nachlossen und den armen lûten vergûnstigen ein evangel. priester mit sein willen lossen werden, mit anzeig das die armen lût mit unabbruchlich des pfarrherrs bis Johan- nis unterhalten wollen, und so er sich recht hait, woll man fur ihn gebe- ten haben, und solchen brieff dem vogt geben und befehlen selbs dem fïïrsten zubringen, und darûber nit wollen der pfaffen gûter so erstherin- gezogen und uns geketzert, zu schûtzen oder schirmen, doch nach em- pfangenem bericht sich auch gutwillig erzeigt und gesagt, sie habens nit verstanden. 1525 Wagner sind auch aile gutwillig gewesen libe und gut zu mhh. zusetzen, ohne zwen die wolten auch der pfaffen gut nit beschirmen; Gartner unter Wagner sind auch gutwillig gewesen, ûssgenomen einer wolt man solte der pfaffen gut theilen, und einer vermeint man soit sie (die?) burger auch annehmen in den sold; am Steinstross haben by den HO gesagt wann der hûfffûr die Statt kom und der pfaffen gut fordern wûrden, werent sie der meinung dass man sie ihnen mit lib und gut zustellen soit, und er derselben namen wollen uffschriben, seyen sie hinweg gangen und ihren namen nit wollen anzeigen, doch dannoch dafur gebeten und wollen sich eines andern bedencken, sind auch die von andern zûnflten im harhisch gelegen nit gefragt worden. In Krutlenau haben gehandelt lût eins zedels; murer sind aile gutwillig. Ist fur mhh. die XIII gewisen ein bedencken haben das ein fehnlin knecht angenomen, die Statt und aile letzen und schutzgàtter versehen und versorgen und lût zu ihnen annehmen und dazu zu brûchen die des verstand haben und desgleichen den constofflern wie den zûnfften auch fûrhalten und ihr gemût eim Rat anzeigen. ¥ post Hilarii. — XXI. Memoriale de anno 1525, Petro Buotz Prothonotario. — Pp. C. Fol. 2t lb 3492. (Munster. — Wihestein.) — Item als etlich den wihestein im Munster haben wollen hinweg thun. Rath erfahren. 2a post Sebastiani. — XXI. Memoriale de a0. 1525. Fol. 2i2« 3493. (Verfall der Kunsl.) — Mohler und bildhauer suppliciren die- weil durch das wort gottes ihr handlierung abgond, sie mit empter vor f andern versehen, darneben Hans Bildhauer der fechtmeister bitt ihm ein fur oder underhaltung zu geben. Erkl. ihn sagen so empter ledig werden, môgen sie sich geschriben geben, woll man der bitt ingedenck sin. Des fechtmeisters halb fur mhh. die XV gewisen. 6a post Purif. 1525. — XXL Digitized by Google — 249 - 3494. (Bilder und Gottesdienst.) — liera dass die sacramenthûsel sollen Fol. 2I2b uffgeslossen und die sacrament und das h. oie nim do stot, doran vilmen- 1525 schen beschwerd tragen. Pfleger begern bericht ob sie dise fastenzit ire bilder in der capellen vor dem h. crùtz verhencken, item das hungerduch ufihencken, ilem ob sie das Salve an der grossen fastennacht aber {alias ùber) lùten, orgeln und das wyhewasser geben sollen. Erkt. das Salve singen wie man uffeinen andern tag und zu der selbigen stund, und das orgeln und wyhewasser geben underwegen lossen, sunst das hungerduch und die heiligen unverbitten lossen und ston wie bisher, und herren verordnen ob das Salve zu andern uff meinung wie zu Nûrn- berg und der predicanten rath harunder haben. Montag den 20. Febr. 1525. -XXI. 3495. {Gottesdienst.) — Jacob Duntzenheim und Hans Meiger befeh- Fol. 22°a len in allen kirchen und klôstern und capellen versehen dass die heiligen nit verbulzt werden dise fast. 2a post Esto mihi. — XXJ. 3496. (Schulen.) — Itm. dass man gut schulmeister hie haben soll. Fol. *12 2a post Invocavit. — Ràthe u. XXI. i525. 3497. (St. Martins-Caplâne.) — Caplon zu St. Martin begern, nach- Fol. 213 dem ihnen ihre altâre zu St. Martin destruirt, rath was sie sich halten sol- len, damit ihre patronen sie nit der pfrùnden enlsetzen. Erkt. den patro- nen es anzeigen. 4a post Reminiscere. — XXI. 3498. (Munster. — Kerten u. Bilder abgelhan.) — Rathslag hh. Jaco- Fol. ni- beu Zorn, Peter Sturm, Gaspar Hoffmeysters u. Jacob Meyers. 4a post Re- ^2o miniscere anno 1525. Der ampelen und liechter auch kerzen halb. — Das man aile ampellen an allen orten im Munster abthun, desglichen die kerzen, auch welche dem Werck zugehôrig hinweg thun u. dem Werck sagen das sy solchen costen zimlichermass anslagen u. ins almusen geben. Dessgleichen was kerzen den zûnfflen oder bruderschafilen zugehôrig, in fiùntlich sagen das sy die hinweg thun, und solchen costen in ein bes- sers verwenden. Und daruff den Pfiegern bevelhen zu verschaflen das sy an den zugengen im Munster u. mitten dorin grosse lucernen u. darin ampellen oder ker- zen verordnen, die man zu angond der nacht die ganze nacht bis morgen wider das der tag harbricht, domit ein jeder ûss und zu gon sehen mùg, anzunden und brennen lassen soll, und im tag solche lichter lôschen und zu nacht wider anzunden. Approbatum Sabbato prima aprilis a0. 1525. Digitized by Google - 250 - Ilem friltag den letztcn marlii 1525, durch h. Zorn, h. Herlin, h. Meiger, h. Doctor, des Marienbilds halber geratschlagt in der capellen. Das duch und bild hinweg thun an einem obent; das behalten und nit zerschlagen, biss es besser wurt. Darneben auch den Mûnsterknechten bevelhen, wo sy gesehen das man also liechter uffzint, die lût frùntlich abwysen und sagen dass sie solich uff die armen wenden, und die liechter ablôschen. Approbatum prima aprilis a°. 1525. (Bilgernûss abgeschaflt, aus des babsts selgeret.) Fol. 2t3b Autre texte: H. Zorn, h. Martin etc. bringen iren bedacht dass man aile 1525 kerzen im Munster hinweg thun soll und doch in der nacht an den ingen- gen laternen mit lichtern haben soll, damit die by nacht und am morgen frûg hynin gon sehen môgen. Erkt. doby bliben und mit den zùnflten reden der kerzen halb. Am andern tag bringen sie dasa man das Mariabild in der capellen by nacht hinweg thun soll und ein crucifix an die stat stellen. Erkt. das bild by nacht hinweg thun, und ein blo tafeln fur die kapffs machen, und da- ruff mit gûldenen buchstaben schriben: Allein gol die er, oder: Gloria in excelsis Deo. Porro pflegern fabrice befohlen das klencken und sonder lûten mît den glocken uff die hochzittl. fest abzustellen. Sabb. post Letare prima aprilis. — Ràthe u. XXI. 3498 a. (Bauernaufruhr.) — Item die XX beysamen gewesen und einen um den andern befragt uffrur halb unter der gemein, haben ein und andere angezeigt 4* post Palmarum. Den Pfennigthurn versehen erkt. underschriben die 2 knecht und dry von alten dryen tag und nacht darufflegen zu hùten. — Pp. C. Fol. 216 Item als etlich bûren mit wâgen und frûchten die sie herinflehen wolten 1525 vor dem thor halten (dann es verboten worden von landlùten niemand mehr herein lossen) und die burgerschafl ein grossen verdruss dass man sie nit herin lossen will. Erkt. dass man ailes das gut so die armen lût bringen, es sey win, korn, haussradt oder anders herinzulossen, doch dass die es heriufûhren geloben und versprechen der Slatt Strassburg treu und hold zu sin und ihren schaden zu wenden, und dass man diejhenen so zum hûffen geschworen desgl. ihr wibe und kinde nit herin lossen soll. (Das kloster zue Barfussen wûrde den armen erôffnet, hh. verordnet die den mûnchen geholfen sie zu logieren etc. 3a post Cantate. — XXL — Ibid. 3498*. (Thiergarten.) — Item den unkosten mit dem Thiergarten ab- Digitized by Google — 251 — stellen und den hûpschen lust wider uffthun. Erkt. dass man die hirtz ûss dem graben zu der zit sie gut sind, und den graben und den lustgang auch die zinen wider uff thu, wann die hirtz herûskommen, damit die burgerschaflt lust haben mag. (Noch dièse wocb nit in Rhat lùten, den der hùffen her zog.) — Pp. C. 3499. (Munster.) — Das gerembs und den altar daruff die ûssfurung Fol. 214* im Munster gestanden, by nacht sûferlich lassen abbrechen und hinweg 1525 thun, den pflegern fabrice befohlen. Den Mûnslerknechten, auch dem sigristen im Munster zu UnserFrauen- capell sagen dass sie die liechter so ufïgesteckt werden ablôschen, damit es nit von andern beschehe. Sabb. vigil. Paschae 1525. — XXI. 3499a. Bauernaufruhr. — Der Deputaten des Chors um schirm Fol. 39' ihrer mannschafll halben, der bàurischen empôrung wegen war erkl. von hh. Rat und XXI anfôngl. den Deputaten mit ernst sagen, wiewohl ihnen der vergriffdes schirms der gemeinen stifftgûter vor langem zugestellt, und sie bisher darauff kein antwort geben, desshalb ein Rat wohl ursach halte in diesen lâuffen sich ihrer hindersassen nit zu beladen, dann sie die vi- carien als sondere personen allein burger und die gemeinen gûter darin mitbegriffen. Jedoch wolt ein Rat aus gûnsliger geneigter meinung in diesen lâuffen den armen hindersassen zu gutem trost und damit sie bey weib und kindern anheimisch bliben, solchen schirm nicht versagen, son- dern als ihrer burger hindersassen achten und halten, und wie andere einer Slatt Slrassburg und ihrer burger hindersassen im land schûtzen und schirmen, doch dass sie, die Deputaten, dafûr jâhiiich 50 U 4 zu schirmgeld geben sollen und ob einer Stalt heerzug, reissen, krieg oder andere geschaft zuslûnden, dass sie die hh. die Deputaten mit ihrer dôrfer mannschafl, auch wegen kârchen und pferden, wie andrer burger hinder- sassen gewârtig sein und dienen sollen etc. Àct. Mittwoch den 19. aprilis. 3499 b. (Bauernaufruhr.) — Haus- Visitation der Fremden halb vor- 1525 genomen. Item der Juden suppl. gelesen die do bitten sie um gotls willen in diesen schwâren lâuffen hie zu behalten. Erkt. ihnen acht tag uffschlag geben, doch dass sie gedencken und sich in den acht tagen oder so es ee sin mag, hinweg fertigen und nicht langer hie bliben, und dass ihnen solchs in gna- den ietzt beschehe der ungetreuen kriegslâuff halben. Porro Elias Jud von Rosheim danckt mhh. von sin und andrer Juden wegen, dass man sie be- herbergt. Die hh. XIII bringen an wie die bûrschafft Freyburg im Breisgau inge- Digitized by Google - 252 — 1525 nomen und als sie angelangt den nechsten fur Brisach, darnach fur Ensis- beim ziehen wollen, und daneben wer ihrgutbedûnckendenAllmechtigen vor augen haben und mil den Predicanten zu reden das folck uf der can- tzel zu vermahnen dass sie Gott den allmechtigen um gnad bitten, dass er das gemein volck erleuchten und sin gôttlich wahrheit und evangelium lebren woll; witler so sey die Slatt zu verwabren befohlen, und wie der befelch gewesen knecht anzunemen, wurt das beschehen. Losst raan in allen puncten und articklen wie herbrocht bliben. Daneben witter ange- zeigt, dieweil sich die beden grafen Bitsch und Hanau (auch andere) unge- bûhrlich gegen ihren unterthanen hallen und die leibeigenschafft zu schwô- ren zwingen wollen, dardurch witter uffrûhr zu besorgen, den selbigen schriben solchen ihren unbillichen beschwerl. fûrnemens gegen den arm en dieser zil in ansehung der geschwinden lâuff abzuston, dann man so das von ihnen nit liden mag noch kônne (damit der freyzug im Elsass abge- stelt wird, welches die Statt nit dulden wollen). 6a post Ascensionis, den 26. may. Witter abslellen die unnûtzen reden die do gand, man werd die luthe- rischen aile tôdten und damit unruh verhûteL — Pp. C. Aufrûhrische baurschafll dièses lands desswegen Meister und Rat ver- ordnet, dass man aile inwohner und hindersassen in der Statt Strassburg flecken und dôrfern auf ein neues, dieweil sie zuvor ûber gelipt und eyde hinweg und den bauren zugezogen, schwôren sollen der Slatt treu und hold zu sein etc., desgleichen auch sich hinanfûi ter in kein roltung, em- pôrung oder versamlung begeben oder schlagen etc. Act. 2a post Exaudi. Ueber ankauf der herrsch. Barr von Nicl. Ziegler. Unlerhandlungen. Item dass bey den usslandigen ein boss geschrey erwacbsen dass man hie viel uffrûhrische enlhalt, darzu die so in einer Slatt dôrffer sind nit straff etc. Seind die bauren gestrafft worden und haben ablrag geben mûssen im bistum an etlichen orten uff jedes hûss 5 gl. — milius in {la- meiiy eigtl. sleht ter; muss aber ein schreib- oder lesefehler sein. Note de >/. Cunitz) a civitate fuerunt habiti rustici rebelles. Episcopus warnt dis Statt vor den enthaltenen meineydigen bauren, dass sie nicht ein mûterey machen. ErkL gewer den hindersassen zu tragen verboten und niderlegen elc. — Add. ad inilium Mémorial de a0. 1525. ! Als ein frag gehallen, ob man die zu burger uff soll nehmen so zum ' hûffen geschworen haben, oder ob man langer mit ihn verziehen soll, da- — ■*• -*— c— zug nit still schwigend verhindert und abgelent werd etc. koml und das bûrgerrecht begert, ihn annehmen, doch lût ihn warnen und sagen wo er ein ursacher der hûffen oder Digitized by Google - 253 - ihn williglichen anhângig gewesen und er desshalb erfordert, dass man ihm darzu weder beraten noch beholffen sin woll. Verordnete hh. zeigen an beym Capitel gewesen und im angezeigt wie ein Rat anlangt dass Dachstein, Mollzheim und Mulzig etwas geschworen, dass zuwider einer Statt Strassburg und des ganzen vaterlands, und aucb die Rat und sie fûrter willens sie schwôren lassen ein libeigenschaffl, auch dem evangelio nicht gleichfôrmig zu halten, sonder den alten gebrûchen der rôm. kirchen; darob dann ein Rat ein beschwerd trag, wer auch ihn nit lidlich, wusten auch sie wo daruff behart soit werden, alhie nit zu schirmei) ; daruff haben sie anzeigt dass nit ohn Moltzheim und Mulzig haben ellich arlickel geschworen, dass sey aber beschehen dass (als) der hertzog mit sim zug im land gesin. So haben auch die Rat vier artickel gesetzt, die sie die unterlhanen wolten lassen schwôren, darunter sie vier artickel abgestelt, und wollen es glich unsern hh. halten, und in allem dem bewisen dass zu frid und einigkeit dienstlich ist , haben auch den Raten geschriben sich dess zu halten. Episcopo auch geschriben etc. 2a post Exaudi. — XXI. 3499e. (Bauernaufruhr.) —H. Hans Bock M. (Meister?) und h. Martin Heiiin bringen ihren abscheid von dem lag einer landsrettung von Hagenau wie sie angeschlagen alsdan verlesen; darneben zeigen sie auch an wie des hertzogen von Lothringen rat und gesandt auch graff Philips von Hanau und graff Reinhart von Bitsch mhh. vor dem ûsschuss verklagt, wie mhh. die jehnen so ietz an ihnen meineidig worden, zu burger annehmen und sie enthalten, darzu schribe man ihn spitzige brieff und geb ihn knecht zu das ihr zu holen, daran abzunehmen dass mhh. ein gefallens ab der bûren fiirnemen haben. Dargegen sie es verantwort das der fryzug mhh. nicht nochzulossen, doch haben sie etwas an mhh. zu langen, môgen sie eim Rat schriben und das do als acht (sic) beschehen werd. Erkt hh. verordnen die es bedencken. 5a post Pentecostes. — XXI. — Pp. C. 3499d. (Stadthore.) — Die Ratsherrn erlichtern mit dem thor be- 1525 schliesen, ob sie die schlûssel ihren schôffen geben. Erkt. den Kriegsherrn befohlen. 2a post Corporis Christi. — XXL — Ibid. 3499e. (St. Johann.) — Pfleger St. Johanns laden mhh. von wegen des comturs uff St. Johanns tag zum imbis. Erkt. nach gestalt der lauff woll man es rugen lassen und ihn frùndlich dancken. 4a post Corporis Christi. - XXI. - Ibid. 3499A (ZoU.) — Item die ordnung des zolls halben uff dem Fronhoff. Erkt. dass man von aller essenhafller spisen, es werde heringefuhrt uff Digitized by Google — 254 - kârchen oder wagen, zollfry sin soll ohne fisch, fleisch und salz, korn und win, und dass man an den thoren soll von dem karch 2 4 und dem wagen 4 <$ geben und zollern sagen. 6a post Corporis Christi, denl6.ju- nii. — Râthe und XXL — Pp. C. Fol. 217 349ÎK (Hûssgeld.) — Mhh. die XV bringen dass man das hûssgeld 1525 ûsserthalb des Kauffhûss ab sin soll. Item das die unterkâuffer kein unter- kauff mehr nemen soll von den kâuffen, es sey dann darby gewesen. Erkt. mhh. es herbracht und dass mans der bùrgerschafft verkùnden und sagen in ihren hûssern kein hûssgelt me zu fordern. 4a post Johannis Bapt. — XXJ. - Ibid. 3499*. (Fùrstenberg.) — Als uff gestern graf Wilhelm von Fûrsten- berg angezeigt, ob mhh. willig in bund zu kommen,woll erdas beslthun. Erkt. seiner gn. uff das frùndlichst danken sol dass er mhh. so im besten gedacht hat, und des bunds halb ihm sagen dass man solchs zu sonder m gefallen ihr willig geneigt gemût gehôrt, und wàre hinwider willig allen dienstl. und frûntl. willen zu bewisen. 6a post Johannis. — XXL — Ibid. 3499*. (Predicanten.) — Bitsch und Hanau schriben mit den Predi- canten zu reden, dass sie in ihre herschaflt kein Predicanlen mehr schi- cken, oder sie wollcn sich der gebûhr gegen ihn hallen. Erkt. sie beschicken und das fùrhalten und sagen sich des hallen. — Ibid. 3499-*. (Munster.) — Item die glockenseil im Munster bas versehen. Erkt. wechter besser verwahren. — Ibid. Fol. 217» 3500. (Bauherren.) — II. das aile jor neu bûwherren gemacht werden, und wan einer geschickt wird, muss er abgon, do gut dass man ewige bûwherren macht. XV befohlen. It. dass man zu diser schweren gebeuen so man zu beschirmunge der Statt hie hat, die gebûw zu Bern, Pavia und andre stet so mit gewalt be- legert und sich enlhalten haben, besichtigen lossen. XV. befohlen. 2a post Visit. — XXL. Memor. de a0. 1525. 3500 a. (Betlel.) — Item dass man môcht bedencken dass die armen hie auch arbeiten und nichl also mûssig gon, und man sie ûss dem almù- sen erziehen. 2a post Margarete den 17. julij. — XXL — Pp. C. 3500 *. (Bauernaufruhr.) — Nachdem auff einem tag zu Hagenau ge- halten, unter andern sonderlich ein streiffende rott, der landvogt mit 20 pf. zu streiffen willens gewesen, hie disseith Rheins beliebt worden, darzu Strassburg 12 pferd geben sollen von hundert pferden, und solches aber nicht zum stand kommen, allein hat die Statt dem landvogt geschri- Digitized by Google - 255 - ben dass sie auch in ihr oberkeil streiffen woll lassen, uncl dass er der sinen bescheid und wort zeichen geben, damit sie gegen einander wûssten sich zu halten, der gewehr halb im schriben dass man denburgern nit will oder wird abstricken mit ihren gewehren zu gon, sonder wie sie bisher gangen aber gon werden. Aber den in den dôrflern, die sollen ihr sitten- gewehr zimlicber mass, doch kein lang gewehr als spiess, hellenparten und bùchsen tragen, und denselbigen schriben dass sie ihm also nachkom- men und ihr lang gewer in den hûssern lossen und nit ûber land tragen, sie wûrden ihn sonst genommen etc. 4* post Margarete. — XXI. H. Daniel Mùg zeigl an, dass uff geslern viel knecht in die Stall komen 1525 und ihr gewehr an den porten gelossen und gesagt sie komen vom bund und haben gehôrl wie vier fûrsten vor der Statt legen, haben sie sich er- hebt und hergezogen. Erkt uff der Rinbruck und Graffenstadenbruck be- scheid geben, wo knecht komen ihn zu sagen, dass man sie nit in die Statt werd lassen und dass sie neben fûrziehen, desgl. an den porten auch zu sagen, und in der Statt umschlagen, wer kein dienst hal dass er ùss der Statt ziehe, dann man sie nit bedarff. 2a post Magdalenae. — XXL — Pp.C. Item zu bedencken ob ein botschafll gen Insbruck zu fsl. D. schicken sich zu verantworlen, dass man sagt das solcher empôrung der anfang hie ist. Landvogt von Hagenau schreibl dass ihn fur gut ansehe dass mhh. sich mit Trier, Pfallz, herzog Ludwigen, Bitsch und Hanau der gewer halben verglichen und ihn auch ihre gewer nemen , darzu kein sitten- messer oder degen tragen. ErkL bey mgn. herren von Strassburg. Râten, ^^~ auch dem Capilel ansuchen wie sie es mil den ihren halten wollen, wo sie dann sich mit mhh. verglichen, das dann mhh. kein sonders (nichts beson- deres) haben sollen. 4a post Jacobi. — XXI. Sonsten haben die fûrsten ein hiesige oberkeil im verdacht und unwillen gehabt, als wan hier die entloffenen bauren unlerschleiff hetlen, ja gar zu burgern angenomen wûrden, welches auch geschehen, sonderlich von dem schultheissen der sie hauffig angenomen; ûber die Predicanten sich beschwert, dass sie bôsen reden wider die fûrsten aussliessen etc.1 — Ibid. 1. Ad: 2* post Pétri et Pauli. XXI, steht schon folgendes: Als M. Matthis gestern gepredigt der keyser wird mit eim grosse n zng etlicher beginen kommen, und sonst vil uffrttriger wort tribt, erkt. die Predicanten beschicken und ernstiich sagen uffrtlriger wort, darzu den keyser oder andere obern als insonders zu schmehen und anzutasten abstanden, oder werd sie stroffen. Digitized by Google — 256 - Fol. 216* 3501. (GottesdiensL) — Uff Pfingstmontag: IL verordnet dass man 1525 doch elwas in den kirchen im tag got dient dass sie nit also ostûr stund. Fol. 218* — Darnoch der vergriff (verlesen) des gotsdienst wie er am morgen an- stat der frûg mess halten, desgl. wie der gesang in der kirchen, die mess, die ùsslegung, auch wie mit den predicanten geredt soll werden, ailes verlesen. Erkant solchen rathslag ad Episcopum als den ordinarium lassen langen und sin fr. gn. bericbten ûss was gestalt und bewegung man es angestellt und siner fr. gn. gemût auch harunder vornemen. 6a post Ber- nardil525. — ÀA/byçp. Fol. 218» 3502. (Schule.) — Der bedacht der schulen halb wie die uffgericht soit werden verlesen. ErkL wie harbrocht daby bliben und h. Zorn und Ja. Sturm, Lindenfels, Sebott und der Dr. haben zum iurderl. bandeln. 6a post Bernhardi. — XXI. 3503. (Bauernaufruhr.) — H. Ilans Bock und h. Martin sagen zu Dachslein bey Episcopo gewesen und hab sin fr. g. uff den puncten der straff halb angezeigt, dass sie kein sunderung wohl konten thun, dann wo * einer schon nit ùssgezogen, so hetlen doch die dôrffer die ihren ûssgelegt, ■ und deshalb anfenglich von den vier dôrffern (so Biscboffund Statt geraein- schaftlich) 4000 gl. geheischen, demnacb 2000, zulesl nach viel handlung dahin gewachsen, dass sie 12 hundert gulden geben sol! en, do des halb siner fil. gn. und das ander halb mhh. zustândig sin soit, und dass mhh. solch schàtzung genemen und an der extantz des sigelsgelts innemen. So- dann der gewehr halb viel red gehalten, aber sin frl. gn. daruff behart, dass man ihn ihre gewehr aile nemen und das btkhsenschiessen in den dôrffern abslellen, und die bûchsen ihn nemen solte, doch dahin gewachsen dass man den bùren ein gewehr 2 elen lang zuliess zu tragen. ErkL der gewehr halb wo es nit besser sin mag, mit min. g. hh. verglkhen, doch Keyl, Graffenstaden und Ulkirch ûssnemen der letzen halb. Sabb. post Bernhardi den 26. augusti — XXI. FoL 2> 3503** {Graf Wilhelm van Fùrslenberg.) — Gr. Wilhelm von Fur- k>25 stenberg lasst mhh. unler anderm anzeigen dass erzberzog Ferdinand oichls dann eines gnedigen willens gegen einer Statt Strassburg sie voit: il. dass Kays. MajL des willens sin soll gen Rom zu ziehen, und villicht den babsi abzusetzen und ein statthalter machen, und dass die MajL zimlich dem ettmgtiio anhengig und dass solche chrbtliche 1er fortgang haben wùrd. Sabb. deu 26. Àug. 1525. Fol îts 3504. (Jéùnster. — Sake.) — ErkL dass man den MOnsterkuechten sagen dass sie aile morgen mit der salveglocken uff ein viertel Digitized by Google — 257 - stund lyten sollen, also dass es um fûnffe ûssgelùtel hat, bis Martini, darnach zu 6 ûssgelûtet hab, und die Mûnsterthûren uff Ihun ehe sie anfahen lûten, und die liechter anzûnden, und dass ihn dargegen lohn werde uff dem hùss wie biszher von der pilgermess zu lyten gegeben ist worden. 2a post Grucis exalt. — XXI. 3505. (Predigerkirchhoff.) — Erkt. dass man die thor an dem Prediger- fol. 219* kirchhoff abheben, das gatter und slaffeln hinweg thun, also dass es offen blib 1525 tag und nacht. Dann vorhero erinnert worden, dass nachts in geschôllen ein grosser mangel dass daselbsten kein offen gass. 2a post Lucae. — XXI. 3505 bU. (Eid verweigert.) — Burger etliche sind schwûrisch und wollen nicht schwôren, die pfaffen schwôren dann auch mit ihnen gehen an die hut und letzen (Hut-Wache). Erkt. dass man unangesehen der làuff im namen gottes uff morn den schwôrtag halten und lassen fûrgan, und burgerschafft sonderl. die gartner ermahnen ruhig zu seyn. Darzu D. Capilo auch das seinige gethan und den garlnern vorgeslelt, wie ein biesige obrigkeit auf intercession des landvogls den geistlichen nachgelassen dass sie nicht schwôren dôrffen an die weiss wie die ûbrige burgerschaflt der obrigkeit treu und gehorsam jahrlich vor dem Munster schwôret, und ist auch der schwôrtag wohl abgangen. 2a post Erhardi. — XXL — Pp. C. 3506. (Bauernaufruhr.) — Ein gemein mandat von den Bundstânden Fol. 221 die uffgewigler und anfenger nit zu enthalten wird verlesen. Erkt. ihn un- 1526 terschriben; wie wohl man hoch, als ob man die unlerhalten soll, verarg- wont, so het man doch ein mandat vor guter zit gemacht, man hab auch etliche hh. ihr uffmerckens zu haben verordnet, die tâgh'ch insehens thun etc. So hab man doch ein offene Statt da man nit an thoren hûtet, so sie aber jemans erfahren der ein solcher wer und ein Rat dess verstândigt, woll man ihn verwisen. 4a post Hilarii. — XXL Memoriale Pétri Buolz Prothoscribae de a0. 1526. — Ibid. 3506a. (Schulen.) — H. Zorn, J. Sturm, Lindenfels bringen iren bedacht Fol. 22f der schulen halb wie verlesen. Erkt. wie harbrocht doby bliben, und dass man etl. herren verordnen soll, die schulherren seyn sollen, und by den orten und klostern wie bedacht um die unterhaltung ansuchen thun sollen, h.Kniebs, J. Sturm, Meiger, und dass fûrderlich anfohen, damit die schulen uffgericht werden und die angendt jugend erzogen werd zu eren und tugenden. 6a post Blasii. ' 3506 5. (Ratsverhandlungen.) — Item dass man sich der langen unnot- wendigen reden enlschlug, damit einer Slatt geschefft und fùrgefallen han- del ûssrichten kônt 2a post Esto mihi. — XXI. — Pp. C. B. XV. - (M.) |7 Digitized by Google — 258 — 1526 3506e. (Bauernaufruhr.) — Seind die hiesigen Predicanten beym Bh schofT und den Râten in verdachl komen ak wann sie den baureo solleo gerathen und selbige uffgewickelt haben, beklagen sich deswegen die Predicanten fur hiesiger obrigkeit und begern sich ihrer aniunemen ; wird ihnen gesagt ein supplication an die Rat zu Zabern uflzusetzen, darin sie bitten môgen ihnen die vergichl der annen so zu Zabern um der bâuri- schen empôrung halb gericbt worden, darin sie verdacbt sonderl. D. Capito und M. Mathis ihn gerathen zu haben, zu verlesen, quod factum und ward erkt also zu schicken. Sabb. ipsa Mathiae. — XXI. Es haben aber die Rate Episcopi daruff geantwortet und einer Statt geschriben, sie wissen nichts mit den Predicanten zu schaffen haben. 2a post Invocavit — XXL — Pp. C FoL 220 3506 <*• (Verbot in den Krieg zu ziehen.) — Nieraand in krieg ziehen by sim eyd ohne erlaubnûss unser hh. gebolen. Sabb. post Mathiae. — XXI. — Ibid. Fol. 221 3507. (Grosse Mùnslerglocke.) — Erkt. dass die pfleger fabrice mit besten fugen die gross glock ganz herab sollen lassen, weil sie die nicht zerschlagen konnten. 2a post Judica. — XXI. Memoriale de cfi {526. Fol. 222b Item die gross glock wieder giesen. 2a post Cantate. — XXI. 3507a. (Pulver.) — Erkt. uff den vierlen puncten des pulffers halb, dass etlich solchs in ihren husern haben, dass mhh. von XIII, XV und XXI verordnen sollen, die do fûrderlich plàtz bedencken do die pulffermacher ihr pulffer feyl haben, dar zu plâtz da sie sonst ihr pulfier verwahren, und darneben dass kein burger in sim hûss pulfier soll feil haben, und sonst keiner pulfier zu kauffin sim hûss, allein die schûtzen in ihren bùchsen haben etc. 2a post Laelare. — XXL — Pp. C. Fol. 222 3507*. (Bauernaufruhr.) — Der Statt unterthanen im land als zu Dorlisheim, Dettwiler etc., werden wegen der bâurischen empôrung von hiesigem Magistrat mit geldstrafien angelegt und mûssenschatzunggeben, ex. gr. Dorlisheim 300 fi., Itenheira und Handschussheim 400 fi. etc. Sabb. post Judica. — XXI. — Ibid. 3507e. (Kleiner Rat.) — Mhh. die XV. bringen ihren bedacht der klei- nen Rât halben, dass man ihn fùrter 8 4 geben soll. Erkannt confirmirL ¥ post Paschae. — XXL — Ibid. 3507 d. (Bauernaufruhr.), — Item dass viel leuth in D. Capitons hûss ûss und in gon, so da auch in der uffruhr bedacht sind.2a post Quasimodo. — XXI. - Ibid. Digitized by Google - 259 - 3507e. Zug gen Wilsletl, geben die schôffel mhh. gewalt fûrzufahren 1526 wie sie es bedachl; der landvogt schreibt mit der thâtlichen handlung wider den von Hanau still zu stehen, woll die sach gûtlich hinlegen. Halte der graf einen hiesigen burger zu Willstett gefangen, Georg von Eckers- wir. 3a post Quasimodo. Pp. C. 3507A (Bauernaufruhr.) — D. Capito und D. Hedio zeigen an . . . 4) dass ihr der Predicanten wahrhafftig entschuldigen uff das ûssgangen geschrey und verlùmbden, wie sie dem baurischen fûrnemen râtig und behûlfllich gewesen etc. zu verhôren, oder ihm zu befehlen die zu besich- tigen damit das gescbrey abgeleit werd. Erkt. uff den 4 punclen, ihr ver- antworten hie horen lassen, beschehe nach verhôr derselbigen was gut sey. 2a post Misericord. Dni. — XXL — Ibid. 3507*. Verhôr Hans Wolffs (isl ein weber seines handwercks gewe- Foi. 223 sen) der zu Benfelden wider Predicanten gepredigt und ihre lehre ange- griffen. 2a post Exaudi. — XXL — Ibid. 3507*. Das fohr in Buprechtsau und den costen abstellen. Es beden- Fol. 218 cken. Dem Mandat anhangen damit die uffrûrigen ûss der Statt kommen. 4a post Mathei. — XXL — Ibid. 3507*. (Botschafl.) — Statt Ulm schreiben h. Jacob Slurmen zu eim Fol. 219 redner zu fsl. (fùrstl.) Durchl. der werbung halb zu verordnen. Erkt. ihn als ein botschafll dahin verordnen und bitten dass er rede und das best thue, und kein ander Statt reden loss; so es ihm aber je beschwerlich, ein brieff geben dass sie die Stett odér gesanden gemeiniglich ein doctor zu Esslingen mit ihn nehmen môgen etc. 4a post XI. M. Virg. — XXL — Ibid. 3507-*. Item dass Sloffelùs Spengler von Mentz fur ein uffrùhrischen Fol. 219 anzeigt, und er dargegen sagt dass er des evangeliums halb abgewichen und begert recht Desgleichen etliche priesler hieher sich begeben so des evangeliums halb verlriben und um gotteswillen von burgern unterhallen worden. Erkt. lassen hin gehen noch zur zit. 2a post Othmari — XXL. — Ibid. 3508. (St. Martinskirche.) — Erkt. dass man S. Martinskirch gar Fol. 226» dannen thun und vom lichhofT ein platz behallen, dass man zwo stuben dahin bùwen, und Solchen gottsdienst halb in das Munster, halb zu St. Thoman bewenden. — Erkt. das crûtz hinder dem fronaltar im Munster hinweg thun. 2a post Andreae. — Bâthe u. XXL 3509. Beginmhûss zur Gans. FoU 223« Digitized by Google — 260 — 1526 3509*. (Clemens Gartener ein Predicant.) — Dervon Ober-Ehenheim schriben wie Clemens Gartener ùber gegeben treù nym in ihren zwingen und bennen zu predigen, wider gen Bernharlwiler kommen und gepre- digt, bitten davor zu sin damit nit uffruhr erwachs. Erkt. ihn lïïrderl. ios- sen suchen und by sim eyd sagen solchs predigen in andern herschafften ùber der obern willen mûssig zu ston, dann wo ihm etwas dargegen be- gegnet, werd man ihm weder berathen noch beholffen sin; so er nit hie ist, alsdann schriben und by sim eydt herbeschriben, und das ersins pre- digen abstand und wider den willen der oberkeit der ort nit predig, dann was ihn darûber widerfûhr, wird man ihm weder berathen noch beholffen sin, und so er also koml, ihn verhôren lassen ob er der sect anhang so Carolstat des sacraments halb unter das gemein volck getriben; und den von Ober Ehenheim schreiben und zum verhôr die Predicanten darzuthun. Nota: Dieser Clemens hat nochgehens auch in der Ruprechtsau und der krancken gewartet da der englisch schweiss grassiert, ohnerlaubt ge- prediget, wie dan darûber geclagt worden, wie wohl die Rupreclitsauer lust zu ihm hatten, hat doch ein obrigkeitihn nicht daselbst dulden wollen. — Pp. G. 35096. (Bettel.) — Item ein arbeit oder handel bedencken damit die im almusen sind und gern arbeilen wolten, etwas zu thun hetten. — Ibid. Fol. 224 3509°. (Baurenaufruhr.) — Nota (wahrschl. Wenckers) : Steffan Stor ist auf der Statt Basel klag und anruffen alhier gefenglich angenomen worden, weilen er ihre unterthanen in der empôrung wider eine obrigk. soll aufgewickelt haben benantlichen zu Liehenstall (sic) eine auffruhr fùr- genomen : ists gestândig gewesen. Er muss des bistums alhier sein ver- wissen worden, dann zu a°. 1529 hat der landgraff von Hessen fur ihn bey hiesiger Statt intercedirt, ihm das Strassburgische und Basler bistum wider aufzuthun und der acht zu erlassen. Es war dieser Steffan Stor lûtpriester zu Liehenstall (sic) Basler bistums, hatte durch einen brieff an die gemeinen zûnfften zu Basel geschriben etlicher beschwerden und bûlff halben im namen der auffrûhrer, die empôrung geheget und auffgewicklet, ist flichlig geworden und mit seinem weib hihero kommen, da man ihn dann incarcerirt, endlich aber in ansehung seiner langwûrigen gefengnûss und vornehmer intercession wider ledig gelassen, mit condition dass er aus diser Statt Strassburg und Basel, auch beyder bistum fur seine person sein lebenlang bey erlrencken schwôren mûssen. — Ibid. Fol. 226» 3510. Thurn allhie gênant Lug ins land zu(?) den gefangenen. 2* post Andrée. — Rallie u. XXI Digitized by Google — 261 - 3511. Das Memoriale de a0 1527 desideratur. Fol. 226 — Das Memoriale de a0. 1528 pr. Buotz prolhoc. 3512. (Grabsteine.) — Ilem dass die slein der edeln und burger uff 1528 den kirchôffen wider das herkommen hinweg gefûhrt werden. Erkt. sollen die wercklût keinen stein nehmen dann die so man ihn gern gibt. 2a Ipsa triura Regum. — Memoriale de a0. 4528. — XXI. 3512 w*. Der Pfarrherr in Ruprechlsau stirbt. Erkt. zwen hh. verord- nen die Mstr. und das gericht in Ruprechtsau beschicken und ihn gebieten den Clemens Zieler nit uffzustellen oder zu hôren, oder man werd sie stroffen. Sabb. post Erhardi. — XXI. — Pp. C. (Es gab ausser Clemens Ziegler noch einen Georg Ziegler, Schneider an der Steinstross sesshafft, der gleichfalls der Wiedertauffersect anhângig gewesen. — Noie de M. Cunitz.) 3513. (Waisen.) — It. dass die weisenkinder noch singen : stûren das Fol. 226b ûch Gott vergelt und Unser Liebe Frau. Porro wider erinnert zum drittea mal solches ihnen zu verbieten zu underlossen, und sonst sie uff ein recht verehrung der mutter des Herren und der heiligen zu weisen. 2a post Blasii 1528. — XXI. 3514. (Burger begehren Abschaffung der Messe.) — Sechs burger Fol. 227- legen in ein supplon darin begert wird die mess und altar, auch bilder fùr- derlich hinweg gelhan, und die ehre gottes gefùrdert werd, dergleichen h. Martin Bassamar, Christophorus Hengel, Waltherus Rapss, Matern Kreis und Henricus Winckler supplicirten (waren vicariî) dieweilen die mess ein gotteslâsterung sei. — Erkt. den bedacht des gotlesdiensts halb fûr- derl. vornehmen. Sabb. post Oculi 1528. — XXL Aulre lexte: Ellicher burger von wegen anderen suplicieren mess, altar und bilder abzustellen. Sabb. post Oculi 1528. .... Darumb in namen gemeiner burgerschaft deren gemût und willen wir meinen zu wissen, bilten wir uffs underthenigst, dass ir ûch Gottes ère lassen angelegen sin, und disse vier messen sampl irem anhang, als altar und bildern fûrderlich abthun wellent, und ûch liai in bewysen als ware chiïstliche oberherren und vetter (Folgen die Unlerschriften.) von wegen gemeiner burgerschafll so gemeinlich dem gotswort geneigt ist. (Argentoralensia hislorico-ecclesiastica, tom. I, fol. 125a et b.) 3515. S. Jôrgencapell kaufll zu einem saltzhûss von Hans Joham, der Fol. 63a es von den Marxen erkaufft. 1528 Digitized by Google - 262 - Fol. 227b 3516. (Kanzley.) — Das gewôlb in der kantzley registriren — dergl. 1528 uff dem Pfennigthurn auch die brieff registriren befohlen. M post Paschœ 1528. - XXL Fol. 228 3517. (Wasslenheim. — Bilder abgeschafft.) — Die zu Wasslenheim thun aile bildnisse hinweg. Erkt. dabey bleiben. 2a post Cantate. — XXL Fol. 229* 3518. (Munster gcplaltet. — AUâre weggeschafft) — Im Munster hat man geplallet und so weit das geschehen die allâr hinweg gethan, welche doch nur zu hunds stellen worden. 2a post Kiliani. — XXL Fol. 230 3519. (Mùfister. — Tabernackel an der sùlen.) — Auf den andern arlickel den tabernackel an der sûlen im Munster hinweg thun, damit man auf das nachtmal sehen môcht. Erkt. dass man solchen hinweg thun soll weil er am gesicht irt, doch besehen ob man es unzerbrochen mag thun. 2a post Nicolai. — Ràihe. 3520. (Messe abgeschafft.) — Erkt. 6° die mess, altar und bilder ûss den kirchen zu schaffen. Sabb. 2a ipsa Thomae Apli 1528. — XXL Fol. 230a 3521. (Schulen.) — IL dass man alhie schulen uffrichten und die 1529 jugend in den sprachen underwisen soll. 2a post Hilarii. — XXI. Fol. 230b 3522. (Beinhùss abgebrochen) — Das beinhûss bym Saltzmark hinweg fùren. Erkt. dass man das bein an dem orl und in dem andern lichhôffel mit pferden und karchen uff Unser Frauenhûss hinweg fûren, und man knecht von rûwknechten, den todtengràbern oder sonst bestellen, die do laden. 2a post Esto mihi. — Memoriale de a°. i529. Fol. 230 3523. (Mùnsterorgel.) — Item dass man die orgel im Munster slagen und nit also mûssig ston soit lassen. 4a post Laetare 1529. — XXL Fol. 23 1 3524. (Grabsteine.) — Erkt. den burgern so grabslein haben und behalten môgeu dass sie ihr seyen, und solche stein uff den kirchhôffen, und nit in den kirchen oder crûtzgangen ligen, folgen zu lassen, doch mit erlaubnûss eins ammeisters. Sabb. post Laetare 1529. — XXL 3525. (Salzmarckt.) — Saltzmarck angerichtet, deswegen der gerner hinweg gebrochen worden. Sabb. (?) post Palmarum. — XXL Fol. 232* 3526. (Predicanten bitten um Abschaffung der AUâre etc.) — Hedio, Buzerus u. Mathiss Zell bringen an 5° So seyen noch altar und gôtzen vorhanden, davor viel abgôlterei getriben, diewil nun das dem gesatz gotles hoch zuwider, bitten sie das abzustellen und die olleub hinweg zu thun uff dass man sich gar zu gotl beker. Erkt. ihn sagen man woll sich bedencken und dan verordnete her- Digitized by Google - 263 — ren es fûrdern sollen, und so sie der predicanten rath bedûrffen, raôgen sie die beruffen. 4a post Exaudi. — XXI. 3527. SebasL Vogelsberg (will welsch, italiànisch u. auch franzôsiscb FoL 23 lb 1er en und schul halten) 1529. 3528. (Diebold Schwarz.) — It dass h. Diebolt Schwartz (Pfarrer z. *oL 233b Alt S. P.) ein kunstbild so zu Predigem im hoff geslanden, eigens gewalts ^29 zerslagen. 2a post Vincula Pétri 1529. — XXL 3529. (St. Arbogast und Karthaus abbrechen.) — It. diewil ein gross fremd volck im land, S. Arbogast und die Karlhùse abbrechen. 2a post Sixti. — XXL 3530. (St. Erhartscapell abgebrochen.) — Item St. Erhartscapell zu Fol. 234* hûsern machen. Item die altar und daffeln in den kirchen zu handeln. 2a post Egidii. — XXL 3531. (Klostergûter.) — Klosterherren bringen iren bedacht welcher Fol. 234 massen und wie man die ûbergebenen klôster ad pias causas bewenden soll und nemlich Item dem Weisen- und Blaterhûss soll man gemein- lich St. Cathrinen und Claren uff dem werd zustendig etc. Erkant die hh. bedencken wither wie und welcher mass die klôster zu bedencken. 2a post Egidii. — XXL Memoriale de a0. 1529. 3532. (St. Martinskirche abbreclien.) — Item St. Martinskirch abbre- Fol. 234b chen, damit die armen lût diesen winter zu arbeiten hâtten. Erk. den bau- herren ein zedel geben herren zu verordnen, die die kirch lassen abbre- chen. 2a post Crucis Exalt. — XXL (Vorher schon durch die bûrger begehrt, damit ein grosser plalz wûrde. — Note de M. Schn.) Die fischer hatten gâden unter der kirche zu S. Martin; nachdem die Fol. 235 kirch abgebrochen, um die capell im kreutzgang zu lihen/Erkt. die bau- herren den platz besehen. 3533. (Klostergûter.) — Klosterherren bringen iren bedacht wie man Fol. 235 die ûbergebene klôster ins Almusen, Spittal, Waisen und Blaterhûss ûbergeben soll, wie dann der lenge nach ver lèse n, nemlich St. Clar uff dem werd ins Waisenhûss. Daruff erkant, wie die ralhschlag fûr- bracht worden durch die verordneten, dabey zu bliben, und dermassen angenommen werden und gehalten werden soll. 2a post Luce 1529. — XXI. 3534. Bischof protestirt gegen da$ abbrechen von S. Martin. Sabb. ^ post Sim. et Jud. — XXJ. Digitized by Google — 264 — Fol. 63b 3535. Der Wùrlembergisch hoff auf der Brandgass und Baumans hoff 1529 h. Jacob Sturmen und seinem bruder verkauft. Fol. 234b H. Jacob Sturm und sin bruder h. Peter kauffen von der Statt den hoff in Brandgass, welchen die Statt vorhero von graf Georg von Wûrten- berg erkaufll mit vorbehalt des vorkauffs vor andern, so die Statt haben soll. Fol. 235b 3536. Kirchenornaten seind dem almùsen zukommen, silber und gold aber auf den pfennigthurm geliffert worden. Fol. 235b 3537. (Gesandler nach Wien.) — It. einen gen Wien schicken zu besehen wie es in dieser noth zugerûst gesin. 3a post 00. Sanct. — XXI. Fol. 235b 3538. (Si. Helenakirch.) — Item das die von Schiltîgheim gern S. He- lenen in ihren kosten abbrechen und ins dorff setzen wollen. 3a post 00. SS. - XXL Fol. 235b 3539. (Predicanlen gegen die Bilder.) — D. Hedio und Buzerus er- schinen, zeigen an. . . . 2° dieweil wissenllich dass die abgôttischen bild- nùss nit zu liden, auch in der geschriflt verbotten gôtzen und bilder zu haben an den orlen da man goll ehren soll; ist ihr bitt die, dessgleichen die altargerems ab zu thun, darzu die schilt auch die da heidnischer art und um einer weltlichen ehr willen dahin gehencket. Uff das der rathschlag der bilder halb verlesen. Erkt. aile aberglaubige bilder davor man vererungen thut, hinweg thun, was aber nit abgôttische bild, sonder ein beditung des lidens unsers herren Jesu Christi, lassen stehen. So dann der altar halb so noch zu der zit, bis zu einer andern zit lassen bliben, den almusenherren befohlen. Der schilt und fenle halb. Erkant noch zur zit lassen hangen. 4a post Florentii. — XXI. Fol. 236b 3540. {Bilder.) — II. den almusenherren bescheidt geben welche bilder abgôltisch sind und welche nit abgôttisch sind, damit sie ihren be- felch vollenden kônnen. 2a post Andreae 1529. — XXI. Fol. 238* 3541. (Sladlbefesligung.) — H. Rôder, h. Pfarrer, h. Sturm, Betscholt 1530 und Jôrg von Guntheim bringen iren ratschlag dass man ûss S. Claus und S. Johansthor ein thor machen soll, und die schutl by S. Johansthor grôsser machen und den thurn abbrechen etc. etc. Item etliche in Hessen zu schicken die bùw und andres zu der gegenwer not haben zu gebruchen wie denn solches ailes verlesen. Erkt. dass die verordneten herren, wie bedacht, gewalt haben fûrzufaren, auch hinweg in Hessen zu schicken, wie sie gui bedunckL Sabb. nach Erhardi 1530. — XXI. Digitized by Google — 265 - 3542. (Bilder und Altâre abgethan.) — Item die laffel und altar hin- Fol. 238* weg thun wie zu vor erkt 2a post Hilarii. — XXI. — Memoriale de a0. i530. 1530 — Porro iierum : Item der gôtzen und altar halb. Ist verlesen vvas mittwuch nach Flo- re ntii nechst 29 erkant. Erkt., dieweil die bildnûss zum hôchsten wider gott und sin befelch, das man die bildnûss und taffeln allenthalben samt den altaren hinweg thun soll, und im Munster dem Capitel frûndlich an- zeigen dass sie ihr tafiel uff dem chor auch hinweg zu thun; vvo sie das nit thun wollen, dass man den chor beschlissen soll, darzu die grems auch hinweg thun, und wem die laffeln zu gehôren, lassen wieder werden wann sie es begeren, und das aile pfleger an orten in den klôstern und kirchen sie pfleger sind, sie das verschaffen das es beschehe, wo sie das nit thun wollen, dass die verordneten almusenherren es thun und dem befelch in allen klôstern, kirchen und stifllen und pfarren nachkommen, also das laffel und altar der orten hinweg kommen. 2a ipsa Valentini. — XXI. 3543. (Bischof protestirt.) — Episcopus schreibt wie ihm anlangt dass 1530 man uff ungestim anhalten der predicanten, die altar und bilder in willens hinweg zu thun, mit beger dieweil Kais. Majt. nahe, siner zukunft erwarten m und mit dem fùrnemen still slan. Erkt. wie vor erkant, dem nachkommen und siner gnaden schriben man woll sich in dem fall bewisen als man das mit gôttlicher verschrifft verhoflt zu verantworten. 2a post Valentini. — XXL 3544. (Stadtbefestigung.) — Meister Jorg Guntheim baumeister und Fol. 238 sin schwoger Hans Ulburger. Ist ihnen das riltgelten geben und bezahlt worden. Ward in Hessen geschickt der fortification halb die zu besehen, komt wider und referirt was er ausgericht und gesehen, und wie ihn der Landgraf gnâdig empfangen und gehalten.Sabb. post Valentini. — X\7. — Memoriale de a0 1530. 3545. (Jung u. AU St. Peler. — St. Claus. — Bildersturm.) — Herren Fol. 238* zum Jungen St. Peter zeigen an, im 25 jahr seye mit ihnen gehandelt und unter anderm gemeldet was in der kirchen fùrter hinweg zu thun dass man ihn das ansagen wol. Jedoch seyen verschinen zwen tag etllich in ihr kirch gangen ein tafel so by 500 R. kost zerslagen, darzu etliche steine zierd und bild in einer capellen zerslagen. Ob das mhh. befelch wissen sie nit, aber wie dem ist ihr unterthenig bilt ihrs chors zu verschonen dann sie darin ein tafiel so ob tausent gulden gestott, auch ihr brieff und klei- nod darin haben, wollen sie den chor beslossen halten, und ob fenster nit lidlich, wollen sie die zumuren. Digitized by Google - 266 - Sodann bitten die herren zum Alten St. Peler des chors halb glicher gestalt. Erkant ihnen sagen, wie wolil sie mhh. bisher in allem dera so man an sie begert, ihnen angemutel und gebotten, wenig willfahrt noch gehor- sam erzeigt, jedoch so wer ein ersamer Ralh ihnen dannoch zu willfaren wol geneigt, diewil man aber nun ûss den vielfaltigen bisher gehabten predigen dem hellen und lûttern wort goltes genugsaro bericht das solche bildnûssen abgotterisch, der Schrifft zu wider und ergerlich weren, wisst (aliàs wiset) ein Rath (damil sich fûrter niemant daran ergert) die furter nil also zu gedulden, und desshalb befehlch geben die mitgutterordnung hinweg zu Ihun. Mitlwoch Vigilia Matthiae 1530. — XXI. Fol. 238b 3546 3° Item dass zum Jungen St. Peter die altar und bildnûss un- 1530 fûglicher^wiss abgeworffen, zerslagen und zu grosser ergernûss gebandelt. 4. Item dass der lûtpriester zu St. Claus uff hùt in die kirch gangen mit etlichen soldnern, aile tafel und altar zerslagen ûber und das der schaffner sich gerust uff hùt das hinweg zuthun. 5. Item dass man die ablasskist ôffnen soit, vvas darin ist besichtigen. 10. Item dass die herren zum Spiegel den ôlberg zu St. Thoman ver- mùren lassen. 11. Item dass man acht haben soit uff die silbern kleinoter so zu St. Lorentzen und uff dem chor sint, ehe sie wandern. H. ammeister zeigt an diewil den tumherrn nechst erkantnûss des chors halb gesagt, und aber des lettners nit gedacht worden, daruff denn die altar noch stond, dass dann kûnfftig irrung (aliàs gerung) zu verhûten, man die predicanten beschicken und in sagen soll was man erkant, auch was man den tumherren des orts zu antwort geben, und das sie es auch daby wolten lossen bliben, und in iren predigen desler gemesser halten, und das volck zu witem dera zu wider nit bewegen solten, und sonderlich M. Mathis sagen sin predigen mit einer mass und bessern sytlen und zucht zu volbringen. Am andern dass man ein gebott ûss Hess gon, dass niemans eignens gewalts einich bildnûss oder andere gemeld in fenster oder sonst hinweg thun, zerslagen oder zerwerffen, oder fur sie niderknien, liechter davor brennen, oder man wurd die der gepûr nach stroffen. 3° Dass man die so zu St. Claus fur sich selbs also gewûstet und ge- stûrmt beschicken, und ihn das fûrhalten und ûss wess geheiss oder ursa- chen sie das gethan verhôren, und wider harbringen. Erkant die predicanten beschicken. — 2° kein mandat lossen ûssgon, son- dera diewil es zuvor verbotten, but darûber machen, und welcher dawider handelt, den fur Rath zu red stellen und ihn der gepûr noch stroffen. 3° Die slûrmer zu St. Claus beschicken und sie befragen. 2a post Eslo mihi. — XXI. Digitized by Google Fol. 239 1530 Fol. 239* Fol. 239b - 267 - 3547. (Dominicaner.) — Die inwoner des Predigerklosters ûbergeben Fol. 238b mhh. ir kloster und die gefell, doch um zimliche pension. Erkt dass die klosterherren sollichs furderlich bedencken und sie pensioniren môgen mit wissen der pfleger, und das kloster ad pia loca geordnel und ûber- geben werd. 3548. (Waisenhaus.) — Erkt. die pfleger zu St. Claren uff dem werd sollen die gefall in das Weissenhûss lûffern wie dan hievor auch erkant. 4e post Invocavit — XXI. 3549. Legatarii Hupfuff contra desselben Erben. 2a post Laetare. — Rath. 3550. (AUâre abgebrochen.) — 13° dass man die allar in allen kirchen und klostern abprechen soll damit es gliçh gehallen vvird. 2a post Palma- rum 1530. — XXI. 3551. (Klosterleute treten aus.) — Wilhelmer wie auch elliche con- F<>1« *40a venlbrûder der Barfûsser suppliciren um pension. Erkt. den klosterherren befelch geben zu handlen. Sabb. nach Quasimodo 1530. — XXI. 3552. (Munster.) — 4° dass man das Munster oben wie unden darinnen F°l- 24°* glich slrichen soll. 4a post Cantate 1530. 3553. (Curhâuser.) — 6° Dass man die curhûser reformîren soll, nam- F°l- 240' lichen den knaben ein sonder und den tôchlerlin ein sonder curhûss ordnen soll. Ist den schulherren befohlen und gewalt geben. — 4a post Cantate. — XXI. 3554. (Munster.) — Herr ammeister zeigt an ob man die schilt, fenle FoL 24°* ùss dem Munster hinweg thun und es gar wissen woll. Erkt diss mal also lassen bliben und nit herûss. 2a post Trinitalis. — XXI. 3555. SL Arbogast abbrechen, zum bûwen Wissenlhurn. — Auch die Fo1- 24°b Karthaus der kriegslâufe wegen, schon frûher erkant 3556. (Bildstôcklin im Bruch.) — It dass man das bildstecklin im Fo1- 24°b Bruch so on des zerschlagen ist, hinweg thun soit, alibi kl ein gôtzlin gênant. 2a post Laurenlii 1530. — XXI. — 4° Das heiligenstôglin im bruch wil St. Veltin haben. 2a post Egidii. -XXI. 3557. (Wunder.) — Ein junckfrau macht drey hûnd. Ins Sagebuch. — FoL 24°* 1530. 3558. (Schimpfreden.) — der reden so sich einer hie bey uns ^om. il im Munster als man den allare uff dem leltner abgebrochen. . . . burger und wercklùt, so den tabernackel und anders des orts abgebrochen, be- Fol. 5« (addit.) Digitized by Google - 268 — schicken etc. — Mentor, d. hh. XIII von 17 augusti 1530 bis nach Assump- tionis 1531 inclusive. Fol. 240b 3559. {St. Catharina-Capell.) — Das gewôlb in St. Catharinen capell zu repariren und bessern den pflegern fabrice gewalt geben. 2a post Nati- vit. 1530. -. XXI Tom. I 3560. (Schulen.) — II. dass man der jugent scbulen uffrichten soit. Fol. 241- 2« post Michaelis 1530. — XXL Fol. 241* 3561. (Wundenbeseher.) — Auff der 5 wundenbeseher supplicieren, 1530 die instrumenten so sie zu ihrer arzny und handtierung bedûrfflich belangend, selbige auss den kelch, schilt und andern ornaten zu kauffen, und solche instrumente hinder den eltisten wundenbeseher legen und gebrûchen gemeiner bûrgerschafft zu gut. Erkt. wie begert zugelassen. A3 post Michaelis. — XXI. 3562. (Saumerck vor dem Munster.) — Item dass ein saumerck vor dem Munster gehallen am sontag. 2a post Galli. — XXL Fol. 241 3563. Das Todtenlûtten abstellen. 2a post Calharinae. — XXL Fol. 242- 3564. (Schulen.) — II. dass man die schulen uffrichten und die jugent 1531 zu gots forcht und der 1ère erziehen solL 2a post Sebastiani. — XXL Fol. 242b 3565. (Mùnslerorgel.) — Item dass man die orgel im Munster im tag auch schlagen soll lassen zu den psalmen. Erkt. zu bedencken. 2a post Convers. Pauli. — Memoriale de a0 1531. — XXL Fol. 242b 3566. (Bauherren.) — It. dass man stonde bauherren verordnen soit. Erknt. die XV bedencken. 2a post Convers. Pauli. — XXI. Fol. 242* 3567. (Liberey einrichten.) — It. dass man ein liberey anrichten soit die gemein wer, dass da die armen gelerten sich darin ûben mochten. Erkt. die schulherren ein bedencken haben. 2a post Blasii 1531. — XXI. Fol. 243 3568. (Ulm begehrt einen Werckmeister.) — Der von Ulm schriben um verstendig wercklût zu ibren gebàuen ihn zu schicken. Ist ihnen Meister Hans Albeger (sic) zu geordnet. 4° post Esto mihi. Fol. 247 3569. (Barfûsserkloster abbrechen.) — Ist den bauherren gewalt geben worden das Barfûsserkloster weilen es baufellig, die mauren und den kreutz- gang abzubrechen lassen. 4* nach Judica. — XXI. Fol. 243b 3570. (Lâulen in den Klôslern.) — Als man in klostern das Ave Maria etwan nach dem grossen Ave Maria lùtet. Erknt. zu sagen dass sie am morgen nach dem grossen und zu abend vor dem grossen Ave Maria lùten Digitized by Google — 269 - sollen, und durch das jar ûss, es sey carfritag oder ander tag. Sabb. post Palmarum 1531. - XXI. 3571. (Kanzley.) — Registratur auf der kanlzley vollendet worden. Fol 243 2a post Quasimodo. — XXL Item dass raan die Kanlzley machen soll. — 2a post Vocem. — XXI. Fol. 244b 3572. (NeueSchlagglock.) — Ist die neu schlagglock gegossen worden Fol. 247 und aufgehàngt. 2a post Misericordias Domini 1531. — XXI. 1531 3573. (Munster. — Schilte abgethan) — Item als man jetzt im Munster Fol. 244* eben do die schilt hangen, anstricht, und aber vormals davon geredt ob man die schilt hinvveg thun wolt. Erkt. die sâuberlich herab und zusamen thun, der tumherren ihre hangen lassen, und von jedem geschlecht zwen darzu hencken ; die fenlin uff den zeughoff zu thun. 3574. (Lâuten fur Toclte abbestellL) — Item dass eïn gross geleûff ist im Munster so man eim toten lûtet von den jungen buben. Erkt. das lûten der toten allerdings abstellen. 2a post Vocem Jucund. — XXL 3575. U. Frauenbrûder kirche. Hat man ein zollschûr aus dieser kir- chen gemacht 3576. (Capell auf der Meizgerau.) — Dass die capell auf Metzgerau Fol. 247 wider gedeckt oder gar abgebrochen werde. Erkt. die bauherren gewalt haben sollen die capell bei der kleinen Rheinbrucken abzubrechen und elwa sonst ein schôpflin machen darunter die leut im trockenen ruhen môgen. 8 julij. — Râthe und XXI. 3577. (Waisen) — Uff den andern puncien des costens, die weisen- Fol. 245# kind und die im Spittal auf die Korbau zu begraben. Erkant die spitlal- grub jetzt zumal mit dem todten graben sparen, niemants dahin zu be- graben, sondern ausserhalb der spittalgruben die weisen kind, Spittal und die im Blatlerhaus in die Korbau und ander plâtz. 6a post Exaltât. Crucis 1531. — Râthe und XXI. 3578. Item dass der gross Herrgott hinder dem Munster ins almusen Fol. 245b gehôrt. Sabb. 9 decbrl» 1531. — Ràthe und XXL 3579. (Der Teufel zu Schiltigheim.) — Hr. ammeister zeigt an es Fol. 249 komme einer, hab die geschicht so mit dem teufel zu Schiltigheim begegnet ^533 sein soll, bill ihm zu erlauben dieselbig zu trucken. Erkt. es bringt kein nutz, soll ihm befohlen werden das er gedenck und es hier nicht trucken lasse, man soll mit dem teuffel nit zu schaffen haben. 24 april 1533. — Ràthe und XXL 3580. (Barfùsserkirch abgebrochen.) — Aus mangel an steinen zu Fol. 251 Digitized by Google — 270 - der Statt gebeù ward erkant die kirch zur Barfûsseren abzubrechen, die umgebend mûr und gerner. Mittwoch 18 juni. — Ràthe und XXL Mémo- riale de a0 1533. Fol. 253 3581. (Salzhàusslin am Mùnsler.) — Dass die salzhâusslin am Mun- ster fressen. Erkt. den bauherren befohlen dass sie es mitden werckleulen besehen, und rathschlagen ob man dannen thut oder wie mans versehe und wider herbringen. Montag 6 octob1,1*. — Ràthe und XXL Fol. 256 3582, (Wilhelmerkirche.) — Seynd desswegen die altar und anders 1533 so in der kirchen zu Wilhelmern firen môgen abwegen gethan, die kirch- spielpfleger darzu genomen. Sabb. 27 dec^ Fol. 255 3583. (Meistergesangschul.) — Dass elliche ein MeislergesangschuI 1534 auffrichien wollen. Erknt. den singer und sprecher auf den sluben, will einer etwas gult singen, mag ers thun, wonichtihn abweisen, das Meister- gesang nicht verbieten. 8 febr. — Ràthe und XXL — Memoriale de a° 1534. Fol. 258 3584. Die Kirchspielkinder zu St. Steffan um ein pfarrer schreyen, und die messgewandt (so?) noch zur Wilhelmern ligen um goitswillen gegeben wûrden. Fol. 259 Ein pfarrer ernannt Ludwig Huwer. Montag 2martij. — Ràthe und XXL — Memoriale de a0 1534. Fol. 260 3585. (Munster.) — 7° Die zelten im Munster hangen die zûnfften herab thâten zusamen. Erkt. sollen jede zunflt ihr zelt herab thun, uffschlagen, mit neuen seilern und andrer notturfft versehen. 1 junij. — Ràthe und XXI. Fol. 263 3586. (St. Vlrichscapelle bey St. Arbogast abbrechen.) — Als angezeigt dass man in St. Ulrichscapellen bey St. Arbogast uff halien solle. Erkt. ab- zubrechen und den bauherren befohlen. 3aug.hora6a. — Ràthe und XXI. Fol. 263 3587. (Liberey in der Predigerkirch.) — 3° Die schulherren fragen ob sie den chor zur Predigern ihrem empfangenen befelch nach, zu einer liberey machen sollen, dass man den werckleuthen befelch den altar und das gestûl dannen zu thun. 8 octobrli hora 6a. — Ràthe und XXL Fol. 269 3588. (Den Klosterfrauen befohlen in die luth. Predigten zu gehen.) 1536 — Den frauen zu St. Margrethen, Reuerinn, Claus in Undis befohlen in die predigten der fur sie angestellten predicanten zu gehen, bei strafe aus dem kloster gethon zu werden. Beschlossene plâtze sollen fur sie ge- macht werden, darum hab man geordnet ihnen einen beschlossenen stuhl zu machen und den chor in Undis abheben, dass man sehn kônte dass sie < Digitized by Google — 271 — drin silzen und dass sie am sonlag, mitwoch und freytag in die predig giengen. 13 raart. 1536. 3689. (ZollfreiheU.) — Item die mit crùlzen gon uff der Rhinbrucken Fol. 271 zoll fry gon lassen zu fuss oder wagen. 4* Pentecostes 1536. — XXI. 3590. (Armenkasse.) — In die nebengâng im Munster secklein zu Fol. 271 hencken, da raan den armen eingeb. 2a den 11 sept. — Râth und XXL 3591. (Munster.) — Erkt. die hohen stûhl im Munster hinweg und die Fol. 275 niedern bânck dahin machen. 5 martij. — Râthe und XXI. 1537 3592. (Predigerkirch.) — 6° Die fenster in der Prediger kirchen heraus FoL 274 Ihun dass die buben nit also zerwerffen. 9 aprilis. — Râth und XXI. — Memor. de a0. 1537. 3593. (St. Andreaskirch.) — 3° Das bild im glasfenster zu St. Andres Fol. 276 hinweg zu thun. 13 septbrli. — Râthe und XXI. 3594. (Thùrnlin von St. Claren abbrechen.) — Das hûbsch thûrnlein Fol. 276 auf der kirchen zu St. Claren auf dem Rossmarck abbrechen, dass man nicht sage, es sey auf einer holtzscheur. 3 decbria. — Râthe und XXI. — Memor. de a0. 1537. 3595. Das Predigerkloster und kreulzgang im bau erhalten. Fol. 276—277 3596. (Schwalben am Munster nit schiessen.) — Auf den puncten der Fol. 277 schwalben halb. Erkt. dass man soll ein mandat ûssgehen lassen bey 3 p 4 ^^ nieman im oder am Munster noch keinen schwalben zu werffen oder zu schiessen, und dass die eltern das von wegen ihren kinder geben sollen. (Der bilder und fenster halb dass sie nit versehrt wùrden.) Den 17 junij. — Memor. de a0. 1538. 3597. Singschulen. — 4° Dass gestern vil hûpscher lieder uff der Fol. 280* beçkerstuben gesungen und aber der singer wenig, dann man die schul 1539 nit wol haltenjnag, ob man inen elwas zu steur geb dass das gesang er- halten werde. Erkt. dass sie jars vier mal singen sollen, und jedes mal inen 5 p zu losung der kronen geben, und sollen nichls dann geistliche lieder singen. Den 20 januarii 1539. x 3598. (Den Fronhof pflastern.) Montag den 14 julij 1539. Fol.280«-282- 3599. (Mùnsterfabrik.) — Herr Peler Sturm bringt fur, als ihm be- Fol. 306 fohlen worden hinder sich zu suchen wie die fabrica an die Statt komen, habe er uff dem Pfennigthurn hinder sich gesucht, aber nit sonders funden dann dass Meister und Ralh den pflegern ein gewalt und procuratorium zu- gestelt, wie solchs im rothen buch verzeichnet; so hab er ûss einer alten geschribenen cronica, so h. Peter Scholten gewesen und sie daheim haben, Digitized by Google - 272 — befunden dass zur zeiten bischof Walthers zu Geroldseck als derselbe gegen gemeiner Statt des kriegs untergelegen, die fabrica ûss allerley ursachcn einem Rath ûbergeben, also dass sie zu ewigen tagen bey einer Slalt bleiben soll, sonst weiss er nichls besonders dann dass ein chronick uff dem Haus, da stand es gleicher geslalt ine, wie in ihrer chronick, aber vom kreutzgang wissen sie nichts, ob dasselbig dem werck anhengig oder nit. Den 16 septbri8. — Memoriale de a0. i539. Fol. 282- 3600. (Slaluien fur die Sludirenden.) — Die schulherren bringen 1539 etlicbe slaluien dass die sludirenden jungen nil sollen zerschnillene kleider noch legen und dolchen tragen, nit zu dantz und nachts uff der gassen gehen. Erklwieherbrachl zu underschreiben und aussgehen lassen. Den 26 novbrU 1539. Fol. 282b 3601. (Bauordnung.) — 2° Dass man im bauen acbt balle dass or- 1540 denlich in gassen gebùwen werden môchle, das wûrd in kùnfligem zu grossem vorstandl und zierd der Stall dierien. Den 15 marlij. Fol. 282b 3602. (Or gel im Munster.) — Erkant die pfleger des Frauenhaus sollen zu der orgel im Mûnsler sehen lassen dass sie gemacbt und ge- bessert werde. Und sol man auch aile sodag zu den predigen daruff psal- men ein vers und den andern schlagen lassen. Den 17 marlij 1540. Fol. 285 3603. (Kreuzgang am Munster.) — 3° Kreutzgang ans Munster zu 1541 bauen. Erkant zuvorkommen damit es nit schaden thue, soll man die thùr gegen dem Bruderhof zu thun, dessgleichen an beiden capellen, gegen den kreutzgang die thùren auch zu thun, und damit niemant in den capellen muthwillen tribe, an dieselben gegen dem Munster gelter machen, dass mann noch hinein sehen kônte. Ist den pflegern fabricae befohlen. Den 14 martij. — Memoriale de a0. 4541. Das tumcapitel bringt meinen herren folgendc beschwerten an. 1° dass der kreutzgang im Munster zugethan worden, des missbaus halben und dass man in dem durchgehen fûrnemlich am sontag die prediger und zuhôrer irre, und dass des orts viel buberey angerichtet werde: bilten weil der kreutzgang zu der fabrick gehôre, den missbau zu machen, damit man den gang widerum ôffnen, und sie die kâsten so daroben sind, auch gebrauchen môgen; 2° Erkant aufdaserste dass die herren beralhschlagen und bedencken ob die seite vvider dem pfarrhauss gar dem Werck zu- geeignet werden môchle, dass aldar hausser vom Werck gebauen und ge- nutzt werden môchten, und dass die tumherren die andere seite, da sie kasten haben, gebauen hatlen; oder ob der kreutzgang dem capitel oder Digitized by Google - 273 - der fabrik zugehôrig zu erkundigen. Ist auf einen augenschein kommen von beiden seiten. 4 aprilis. 3604. Hans Schotl der rathsherr zeigt an als Hans Knobloch der fol. 187* buchtrucker seligen in anno etc. 28 hievor mit todt abgangen, sei er des- selben kinder zu vogt geordnet. (Knobloch ihm 1000 ff ^ schuldig.) — Memor. XXI. Im Ralh eod. anno, Sleltz : Hans Scholt murer, Jacob Khun. 7 maii 1541. 3605. Kreuzgang im Munster. Montag 8 april 1541. FoL 285- 3606. (Orgel im Munster.) — Der herr amraeister nachdem befohlen FoL 286b die orgel im Munster zu raachen, dass sey geschehen, vermeint ob man sie ™41 nit wolte scblagen lasser). Erkt. morgen das werck lassen gehen und fol- gens aile sonlag wie vor auch erkant. Den 6 augusti 1541. 3607. (Pestilenzhaus.) — 2° Ein pestilenzhaus zu ordnen. Erkt. wie es Fo,« 286b zu thun ist uff der spitalgruben zu richten zu einer gemeinen eilenden hilff. Den 22 augusti. 3608. (Freiheitsknaben.) — 1° Erkt. die freiheitsknaben nit um das FoL 28?b neu jar singen lassen, den vassziehern, die sie underhalten, sagen dass sie sein ruig stûnden, man wolls nit haben, inen auch sagen dass sie nit also hin und wider gangen flaschen wein holen. Den 21 decbrfa. 3609. (St. Johannisfeûr verboten.) — 5° Zu vûrsehen dass kein Fo1- 288b S. Johannsfeûr gemacht werde. 1542. 2a den 19 junij. — XXL — Memor. *542 f. J2J27". 3610. (St. Thomasschatz.) — Hr. Martin Butzer dechant, Dr Ludwig Tom. il Bebion und M. Peler Dasypodius nomine der stifft zu St. Thoman, suppli- FoL 15* ciren und begehren raths was sie mit den silberin gôtzen und heilthum ****** so noch hinder irem stifft liegen sollen, zu thun haben, vermeinen solche zu verkauffen und ein vorrath ûss dem gelt zu kauffen etc. Erkant be- dencken mit den hh. XV communiciren. Porro a0. 1546 halten sie wider an und bitten mhh. wolien es hinder sich auf den Pfennigthurn nehmen, wolten sie das gelt anlegen etc. Ist fur Ralh gewiesen. — Extr. XIII. Memor. 3611. (Kram bey S. Lorentzen abzuschaffen.) — Der doctor im Munster Fol. 296b uber die krâm bey St Lorentzen geschrien. Erkt. die pfleger sollen denen so es bestanden haben, sagen sich bis weyhenachten anders zu versehen, und darnoch die krâm hinweg thun. Den 28 seplbrIi. — XXI. Memoriale de o°. i545. B. XV. - (M.) J8 Digitized by Google - 274 — Fol. 296 3612. Taufstein im Munster. — Das getter um den tauffstein ira Munster hinweg zu thun. Den 26 novbrii 1545. Fol. 304b 3613. 9° St. Claus in den badtstuben und schererhâusern abzulhun. 15^8 Den 10 decbri- 1548. - Memor. Bàthe u. XXI. Foi; 306 3614. (Munster. — 4 Schnecken beschliessen.) — 7° Die vier schne- 1549 cken am Munster zu beschliessen dass das bôbel nit also uff hin lieff und die kunststûck zerscblagen werden. Erkt. die wâchler beschicken und ibnen sagen sich der ordnung zu halten. Den 20 maij. Fol. 489 3615, (Interimsthùrnlin.) — Interimsherren geben ihren bedacbt. Des 1549 geleuts halben sagen sie das thûrnlin sey deshalben abgebrochen, dass es vallen wollen, sie wollen es aber so vil in eill ufrichlen, so es aberin diser kelt nit zu wegen pringen, machen die glôcklin anderswohin hencken. Den 14 decbri'. — XXI. Fol. 307 3616. (Predigerkirch eingerichtei) — Hat man die Predigerkirch zu- 1550 gerùst darin zu predigen, und die kremerhaûszlin so darin gelegen, an die maur auf den kirchhoff gethan. — Mitwoch den 22 januarij. Fol. 308 3617. (Capitel begehrt die Glocken zu lâuten.) — Nach dem das Ca- 1551 pitel begert an die pfleger Unser Frauenwercks dass man ihnen die glocken wider uff die fest solenniter zu lâuten zustellen wolte: Ist demselben zur anlwort worden, das lâuten fur sich selbs seye kein gottesdienst, sonder ein beruffung des volcks zum kirchendienst, und dass sie diser zeit mit denen glocken zufrieden sein môchten. Porro auf ferner anhalten ist die sach abermahl abzuleinen erkant worden. 2a post Palmarum den 23 mar- tij. — Memoriale de a0. i55i. Fol. 3tt 3618. St. Erharts, St. Veltins und die Kapell in St. Anthonienhoff und 1552 zu st. Andres besichtigt, wo die welsche kirch hin machen, aber St. Er- hartscapell sehe als ob sie oben einfalle — St. Andres das sey ein pfarr- kirch, stânde der fronaltar unler dem thurn so in der statlmauren slehe — (vorgeschlagen.) Schwierigkeiten mit Marx, welcher behauptete ces wâre ein affterlehen von denen von Ratzsamhausen » , begehrt den pfarrer zu ernennen. Sabb. den 3 decbriB 1552. FoL 316* 3619. (Predigerkirche. — Grabstein.) — 1° Dass man die grabstein 1555 zu den Predigern angefangen uffheben und die schulherren nit darunter besprochen, und under andern dreyer grafen, nemlich ein grafen von Hanau, Dalmasingen und Àlben uffgehebl, welches zu unwillen gereichen, zu dem dass es ein wûslen unlust bringen wo mans nit wider besetzen Digitized by Google - 275 - werde. Erkt. so fem der grafen grabstein noch unzerschlagen vorhanden, sie wider an die alte slatt zu legen, und wollen die bauherren der mûnch grabstein je ulïheben lassen, doch befoblen dass mans gleich wider zu mach und blatt, und daneben de m werckmeister sagen dass er nit also fur sich selbs hande), ist den obern bauherren befohlen. Den 21 januarij. — Mentor. Ràthe u. XXI de a0. 1555. 3620. (Handwercksgesellen umzug.) — 1° Die handtwercksgesellen Fol. 357- wann sie umziehen ein narren haben, der viel unzucht mit der jugend 1555 treibet Erkt wann man inen mehr erlauben will umzuziehen, soll man inen sagen dass sie kein narren mehr, der in der kappen lauff, mit fûe- ren, dieweil ir sonst genug die kein schellen oder kappen tragen. Den 5 augusti. Den Narren betreffend. — XXL 1555. Fol. m* 3621. 2° Die thùrnlin aufder Pfaltzen hinweg zu br echen dass es nit so Fol. 3 1 8 kirchisch sey. Erkt die bauherren und 111er sollen gewalt haben, kann 1556 mans hinweg thun, soll mans thun. Monlag den 27 aprilis. — Memor. de a*. i556. 3622. (S. Thomaskirch erweitern.) — 3° Die kirch zu St. Thoman er- Fol. 355 weitern, dass das volck auch platz haben môge; môcht der lettner so ein 1557 nachgemachl werck, wider hinweg gethan werden. Zeigt h. Heinrich von Mùllenheim an, dass etlich kirchspielkinder zu St. Thoman ihn in den chor gefûhrt, und anzeigt der lettner sey erst nach dem concilio zu Basel gemachl, und mit einem geringen kosten weg zu ràumen, wo er dan en gethan wûrde, môchte schier noch so viel volcks in die kirch kommen, und stunde die canlzel fast mitlen in der kirchen. Erkant herren ordnen die den platz mit dem werckmeister und kirchenpflegern besichtigen und es wider her bringen. Miltwoch den 24 novbrii. 3623. (Kûrsnergesellen umzug.) — Die kûrsnergesellen bitten ihnen Fol. 136 zu vergônnen, alter gewohnheit nach, ihr gesellschafft zu halten und mit 1559 pfeiffen und trummen um zu ziehen. Erbieten sich aller bescheidenheit und noch eim goldschmidgesellen ein nassen abzuhauen. Erkt. ihnen zulassen und sagen dass sie sich bescheidenlich halten, bey der grossen hitz nit voiler weins werden, oder man werds ihnen ein ander- mal nit zulassen. Nota. Wider und auf die kùrschner seind allerhand lieder und pas- quillen von sludiosis und andern damais gemacht worden, sonderlich und von wegen dass sie der Marxbruderschafft und federfechtenssichberûhmt und geûbt. Sabb. den 22. julij. — Memoricde de a0. 1559. Digitized by Google - 276 - Fol. 328 3624. (St. Thomaskirch erweitern.) — 2° Dass viel volcks in St. Tho- 1560 mans kirche gehe, die kirch eng, da mari wohl den letlner wegthun und weiter machen wolte. Erkt noch zur zeit still stehen mit abbrechung des lettners, aber herren ordnen, die mit den stifftsherren zu St. Thoman handelten, wie mehr platz mit bohrkirchen oder sonsten zu machen dass das volck stehen môchte. Geben propst, dechant und schaflher zu antwort, wo mhh. wolten etwas da endern, so bâtten sie, man wolte ihrer ver- schonen, und es durch mhh. werckleût besichtigen und machen lassen. Den 15 julij. — Memor. de a0. 1560. 3625. (Kreuzgang im Munster.) — Dieweil der kreulzgang im Munster sogar baufâllig, auch vil! unlust und unzucht darin gemacht und furgehet, da gutt dass man denselben sampt S. Andréas capell zumacht. Erkt zu- zumachen und den pflcgern gewalt geben. Montag den 16 septbri*. — Ibid. 1562 3626. Dass Hanssen Burckharts des scherers behausung neben dem scharwechterhaus von einem goldschmid bewohnt, der ein solichs geham- mer dass man in der Almend, Dreyzehen und der Rathstub nit hôren kann. Erkt. dem goldschmid Jacob Rielsch, dem das haus zustehet, sagen dass er sich bis Weihnachten um ein ander haus umsehen, und er die be- hausung einem andern, der ein stille handtierung treibt, verlehne. Den 24 aug. — Memor. de a0. 1562. Fol. 344 3627. (Kreuzgang im Munster.) — Ein ehrwûrdig tumcapitel ist vor- 1564 habens den kreulzgang zu bauen, bitten ihnen den werckmeisler zu gôn- nen, auffsicht auf das werck zu haben. Erkt. Ihr fùrst. gn. zu gefallen also zu verwilligen. Miltwoch den 5 januarii. — Memor. de a0. 1564. Fol. 347 3628. (St. Erhartscapelle.) — Item weilen St. Erhartscapell abge- brochen und ein haus daselbst gebauen worden, solches aber abzu- brechen die nachbaren bey mhh. angesucht, und das die communication der schwibogen die unten ûber das gessel gebauen gewesen und von einem haus an das andere gereichet und an die kremergass gangen, nicht mehr zuzulassen sey. Ist darauf in folgenden jahren das gesslein unten da die brunst gewesen, weiter gebauen worden und der fabricka ein platz hinden behalten. Montag den 16 octbr,i 1564. Fol. 352 3629. (Meistersànger.) — Meistersanger wollen den treuen Erhart 1566 spielen, solches wird ihnen abgeschlagen, dieweil angezeigt dass viel unter ihnen, die besser bedorfllen ihrer handlhierung nach zu gehen, damit sie die schuldner bezahlen und ihren weib und kindern brod kauffen môch- ten. Den 6 maij 1566. n- Grsygle — 277 — 3630. (Sigillum der XlIPr.) — Den 3 septbr,i 1578 ward das sigillum Tqm. H mhh. XIII zu verfertigen erkant weilen die hh. XV auch ein besonderes Fo1, ,8* sigillum haben machen lassen. — XIII. Memor. de a0. 1578—79. 3631. (Einhorn.) — (Wegen des einhorns, so hinder mhh. arrestirt Fol. 20- und deponirt.) den 24 martij. 1582 3632. H. Mich. Liechtensleigers des AUammeisters tod 18 ded*™ Fol. 23» {589. 1589 3633. H. v. Schomberg werbung bey mhh. um hûlf pro rege Galliae. 1589 3634. Karlhaus zu gemeine Statt bringen. 3635. Kay. Majt. wamt die Statt Hagenau vor franzôs. Praktiken. 3636. Daniel Specklin stirbt und sein gemach in seiner schwagers Lazari Zetzners haus verschlossen, und mhh. visitirt seine sachen und zu handen genommen was davon zustendig. 3637. Hanns Enoch Meyer um dienst als baumeister, offerirt sich Fol. 24* mhh. kunstkammer in ein ordentlich registratur zu bringen. Ist den obern 1596 zeugherren zu bedencken befohlen, doch dass sie es wider bringen. 3638. (Frauenhaus Rechnung) — Referirt und erkt. wegen Frauen- Fol. 24b hausrechnung welche solenniter zu halten ein zeitlang unterbrochen. Soll 1607 auch unterlassen werden weil das Molsheimisch capitel noch nie dazu beruffen worden; wegen der ergôtzlichkeiten aber so etliche mhh. wie auch die kantzley gehabt, sollen die hh. pfleger mit fleiss bedencken wie selbige nicht allerdings auffgehoben, sondern wol zu andern zeitten ins werck zu richten. Den 30 nov. — XIII. Memor. 3639. Jacob von der Heyden zu red gestellt, dass er die um disse Fol. 26* Statt gelegene warten, wûrtshâusser und zoll, auch die Rheinbrucke in 1613 kupfer gestochen. — Memor. 1613. 3640. (Kanzel im Munster.) — Die kantzel im Munster mil einer decken Fol. 26* zu versehenj den hh. pflegern befelch und gewalt geben. — XIII. Memor. 1613. 3641. Christian Mahler der contrafeter und eisenschneider zu Nûm- Fol. 28a berg ùberschickt mhh. 24 silber u. vergulte thaler, daraufauf einer seitten 1616 der hh. Statt- und Àmmeister wappen, auf der andern aber der Statt Slrass- burg wappen getruckt, die seind ausgetheilet, und ihme zur verehrung 24 rthlr und dann 16 rthlr. — XIII. Memor. 1616. 3642. (SigiU der 3 Stànd.) — Regierend àmmeister hat ein sigill der Fol. 29b drei standt a0. 1592 des bischoffs, capitel und dtesser Statt in silber ge- 1619 Digitized by Google - 278 - stochen gehabt, so hinder h. ammeister Stoffelin gefunden. . . . Erkt. der Pfennigthurm verwahren. Den 13 maij 1619. Fol. 36- 3643. Sigill des Kirchenconvents. Fol. 30- 3644. (Stadtplan.) — Ein hiesiger burger Jacob Schmit der trëher 1619 und kûnstler Jegt die Statt und aile wasser wie sie in und aus der Stalt fliessen in grund, hat auch die schlag v. Sturmbruck gemacht, darfûr im 50 ff <*$ worden, u. eine kleine beslallung gemacht, darmit man ihn an der hand behalte/Den 11 octbrii. — XIII. Memor. 1619. 1627 3645. (Stadtbefestigung. — Die HH. AT*1".) — In einem Memoriale der hh. XIII vom Jahr 1627 wird den XV vorgeworfen tDass sie aile Aem- ter und Geschafte an sich ziehen — dass sie ûberall Verbesserungen und Ersparnisse einfùhren wollen, aber an dem Mauer- und Zimmerhof, an der Stadt Kornspeicher und Weinkeller werde nichts reformirt;^ dièse Aemter bringen ihnen viel Interesse und sey nicht viel dabey zu thun. So wird ihnen auch die schnelle Steigerung des Geldes zur Last gelegt, wo- durch die gemeine Bûrgerschaft sowohl aïs die ôffentlichen Kassen gros- sen Schaden gelitten hàtten.* — Friesé, III, S. 48 aus Brants Annalen. 1628 Laut Protocoll vor Rath und XXI v. J. 1628, sagte der Ammeister Heller vor dem ganzen Rath: cln der Stadt singe und sage man von nichts an- ders, als von der Herren XV bôsem Haushalten. Man habe nicht Ursach die XV zu heben, die so oft den Herrn XIII Schwierigkeiien machen. Sie hâtten den Grundsatz angenommen, niemand als Gott und den Schôflfen Rechenschaft abzulegen, sie hielten auch ihre sachen so geheim, dass Niemand etwas davon erfùhre, dies wâre in dieser Stadt nicht zu leiden.» — Friesé, III, S. 48 aus Brants Annalen. Tom. il 3645 bU. (Stadtbefestigung.) — Der kôniglich schwedische baumeister Fol. 53b Adrian wird von Benfelden hiehero berufen, um mit ihm bey dem augen- 0 schein der Stadlwôhren zu conferiren, der dann mhh. allerhand fehler und daraus leichtlich entslehende gefahrliche anschlag wider dise Stadt bey der fortifikation entdeckt, und wie denselben zu begegnen, und die befestigung der Stadt zu verbessern, allerhand gute erinnerungen und mittel vorgeschlagen und gethan. Inter alia dass der thor zu viel : dann dadurch werden die hauptwachen geschwâcht; dass die bruslwôhren an vielen orten zu dick, mit 12 schuhen seye es genug; dass die wahl nit aneinander hàngen sondern bey den thoren abgeschnitlen seyndu Solle deswegen dem werck mit bôgen aufs furdeiiichste geholfen werden. Die baume so am gesicht hindern, umzuhauen, in specie seye man wegen des einfluss bey Sant Johann in hôchsler gefahr, dann man dem feind, wann Digitized by Google — 279 — er sich desselben inpatroniren sol te, nit allein (kein) abbruch mehr thun kônte, sondera er wûrde auch aus denselben klôstern der ganzen Stadt commàndiren. Derowegen so were beim Schnakenloch ein bogen ûber den fluss zu schlagen, darauf eine batterie zu selzen, der wahl bis ans Schnakenloch und den bogen zu fûhren. Habe sonsten bey schelmenschel- ten behalten, dass Schlettstadt und Benfelden in besserer defension seyen als Strassburg. (Folgt relation ûber eingenommenen augenschein am Deutschen Haus und unten nochmals befestigung bey St. Johann und dem Deutschen Haus.) — (Paul Môrshàussers generalquartiermeisler, fortificalion Keûl (Kehl) F°l* 54b betreffend bedenckeji.) — XIII. Memoriale 1632. Digitized by Google Digitized by Google VIL KCENIGSHOVEN. FRAGMENTS DE LA CHRONIQUE LATINE.. B. XV. - (M.) 19 Digitized by Google Digitized by Google KŒNIGSHOVEN. FRAGMENTS DE LA CHRONIQUE LATINE. Nous donnons ici une série de fragments de la Chronique latine de Kônigshofen. Quel- ques-uns sont imprimés dans l'édition de Schilter, à laquelle nous renvoyons; le reste nous a été fourni par les papiers de M. L. Schnéegans. Nous les livrons à l'impression moins à cause de leur importance que par un sentiment de piété envers notre vieux chroniqueur strasbourgeois, qui mérite bien de voir sauver de la destruction les rares débris de Tune de ses compilations historiques. L'analyse de l'œuvre môme, faite par M. Schnéegans, complète utilement celle qu'Oberlin nous a laissée dans la Thèse Hollœnder, et celle que, plus récemment, M. Hegel en a donnée en tête de la Grande Chronique allemande (p. 161 sqq.) L. D. Sur la reliure de la Chronique lat. de Kœnigshoven : c Disses buch gehôrt auf Unserer Lieben Frauen Werck, Und ist zu der Stadt Strassburg Archiv gelûffert worden mense oclobri anno 1635. I. U. Frid stschrbr. m. p. (Statschreiber manu propria.) Dans l'Introduction Fauteur s'appelle cEgo Jacobus de Kunigeshovon clericus argenlinensis >, tandis que dans la Chronique allemande il se donne dès la première page le titre de prêtre. Kœnigshoven composa donc la chronique latine quand il ne fut encore que simple clerc, donc avant 1382. L'incendie de la cathédrale de 1384 est rapporté en marge du registre. Sur la dernière feuille (256â) : ciste liber est Jacobi Twinger canonici sancti Thome argent.» — Note de M. Schn. Analyse de la Chronique latine, par M. Schnéegans. Vorrede presque comme en allemand. Fol. 1 De statibus mundi in generali. (Rangé chronologiquement par périodes.) Cap. I Histoire des Juifs. — A generacione primi hominis per successionem patriarcharum 22or- ad mortem Josephi egipti principis; dein p. annos Fol. l-5« Digitized by Google - 284 - servitus hebreorum. 64. usque ad ortura Moysi legislatoris; dein ab ortu Moysi qui populum dei a servitute liberavit p. tempora XIIII judicum et regum in Israël vel Juda. 20. usque ad regnum Ciri primi régis Persarum qui et ipsum populum de captivitate relaxavit. Demum tempora octo regum persarum et 21 Ptolomeorum Egypti regum usque ad Juliura Cesarem primum. — usque ad fol. 5a incl. Cap. H Catalogus pontificum et regum seu imperatorum rom. dem. catal. diver- Fol# 5b sorura regum gentilium et christianorum, videlicet Assiror. Medor. Persar. Egipti et Antiochie, Hebreor. Trojanor. Grecor. Sicionie, Argivor. Babilo- nior. Italie, Francor. Longobardor. Macedonum, Scythar. Lydor. Britanior. Wandalor. Golhor. et Hunor. 1° Papes, 5b — 8a. S'arrêtait originairement à Jean XXIII, 1410. Laissé de la place dans laquelle il ajouta plus lard la déposition par le concile de Constance, {415, sa mort 1419 et l'élection de Martin V 1417. (Autre main. Eugène IV et morl de Martin, 1432.) Au bas de la main de K.: Num. ppar. usque ad Johann. XXIII : 214. 2° Emp. rom. depuis Jules César, 8b — 10b. Franc. Allem. s'arrêtait dabord à Charles IV à Strasbourg, 1354. K. ajoute: Mort de Ch. 1378. Wenceslas 1376. Déposit. 1400, et plus lard encore mort 1419. Robert 1400 — f 1410. Sigismond élu 1410. Concile de Constance et élect. de Martin V, et concile de Bâle. Otton de Bavière. Catalog. regum diversorum. lla— 16a. — (Francor.) Rois francs et de France — Jean, 1350, pris par les Anglais 1356. Obiit. . . . Cap. m De vocabulis gencium, unde gentes originem et nomen sumpserunt, de diversis terre partibus. — De terra et ejus partibus et divisione. 17a — 28a. Cap. IV Catalogus Episcop. argent, et aliqua facta eorum. Usque ad Wilhelmum Fol. 29»— 36» de Diest provisum a papa de episcopalu arg. legit litteras suas (sans daté), 381 s'arrêtait d'abord à Fréd. de Bl. 1375. — Au bas de la page : nunc ep. arg. usque ad Fr. de B. ipso et numerato 72. (36b blanc.) Sequitur fol. 37a— 38a: Suspirium seu oracio Erchenbaldi episcopi. (38b blanc.) Cap. V Regislrum diversorum gestorum secundum ordinem alphab. et spe- Fol. 39» 61» cia|jter fundaciones ecclesiarum ac aliarum rerum civitatem vel dvocesim argent, conveniencium. (Additur fol. 61b — 63a): De Romulo et Remo, de Sybilla et Virgilio. Digitized by Google — 285 - De fundacione et conversione Germanie et Argentine civitatis. (fol. 64a.) Cap. vi De S. Materno (65a). — De Attila rege Hunnorum (66a). — De Hunnis 'FoL w-**â (66b). — De S. Arbogasto (67a). — De genealogia S. Odilie et Attale (ibid.). — De fundacione S. Stephani (67b). — Copia donacionis per regem Dago- bertum ad eamdem ecclesiam facte (68a). Historia Mochemeli. — Additur: Grosse reyse in die Heydenschaft. Cap. vu 1396. (76a) {allemand ut in germ. codice.) FoL 68b-75b Aber ein grosse reyse der deutschen herren zu Prûssen, 1410. (76b— 77a) _ 77b blanCu Allemand: Der grosse stril zu Lûtiche zwûschent der Stetteund irme bischofe, 1408. (78a et b). — Der grosse strit zwûschent den kûnigen v. Frangrich und Engenlant, 1415 (79a). — 79b blanc. Gesla pontificum et iraperatorum rom. nec non quedam alia que in Cap. vin registro precedenti scripta sunt. F°l- 80â Rome, rois, empereurs, Adrien. (80a— 93b.) Pontifices (94a-99b). Sixte III 436. Regredit. ad imperatores. Antoninus pius (100a— 106a). • Augustinus. (Prise de Rome par Alaric, 105a.) — Honorius et suc- cessores (106b— 1143). — Léo III, a. 718. Iterum ad pontifices procedit (fol. 115a— 129b) a Leone I ad Joan. XX. 1204. — It. imperatores: Cons- tantinus V, Leonis filius 742. — Allemands (130a) Carolus magnus (131b) jusqu'à l'interrègne (fol. 143a). — A la fin on lit en marge: Hic finilur Cronica Martini quoad imperatores. — Au bas de la même page: Berwer- stein, Sulz et Beinheim destruunlur. Fol. 143b. Fundacio monasterii argent. — Brant. 1384 ail. (Kathr. Kap. 1340), fol. 144b. La page 144 est triplement marquée, trois feuilles portent cette suscrip- tion. K.y a ajouté en allemand l'histoire de plusieurs églises et construc- tions. — Kaufhùss. — Brande. Fol. 144ler. Miranda béate virg. Marie in ecclesia argent. — 145b. A la page immédiatement suivante marquée 147a ad hist.ponlif. iterum procedit. — Benedictus IX, 1034. — Boniface IX. (1478— 159b.) De Duce Bavarensi tempore Severi imp. a. 194. (160.) De duobus sociis Amelio et Amico. (160b— 162b.) Conflictus in Husbergen p. cives arg. et episc. (163a— 167b). — Au bas de la dernière page K. avait écrit: Explicit hec guerra, mots qui sont barrés. Fol. 168a. Der krieg zwischen den herzogen von Oesterich und den Switzern, 1386. Sempach (allemand) (168a-l69b). Digitized by Google — 286 - Geschoelle zwischent den Zornen und den Mùlnheim zu Strassburg (allemand). (170a— 17lb-) Fol. 171b. Antw. ritende. ibid. 1334. — Constoffler zu antwerken ge- macht, 1362. Ibid. — Drige der mechtigsten vertriben, 1385 (172a). Brende. allem. à Strasbg. (173a— 173b incL) — \1¥— 175b inclus, blanc. Incipiunt quedara incidentia ad tempora prescripta pertinencia. — Reges francorum. (176a.) — De majoribus domus Francie etKarolo magno. (177b— 179b.) - Imperatores. (180a.) De captacione Romane civitatis. (180b — 181a.) Varia (181a). A0. 1031 monasterium S. Thome in Argent, a Wilhelmo episcopo consecratur et ecclesia S. Pétri ab eodem inchoatur. (181b.) Imperatores (Berthold de Zeringen, 1092, Heinr., 1125, 1179 Hohen- burg, Nidermûnster.) (182b). Sait: Imperatores et varia. Hohenburg comburitur, 1191. (184a). — Philippus. (184ra — 184b.) — Otto et successores usque Rudolphum de Habs- burg. (188».) Gesta Rudolphi. (188b-191b.) Tempora Adolphi imp. (192a— 193a.) Albertus (193a — 195b) mêlé de faits relatifs aux évêques de Strasbourg. Henri de Lûtzelbourg et success. (195b — 198b.) Gesta Argent. Gonflictus arg. inter mechanicos et nobiles Zornen et Mùlnheim et mutationes seq. usque Liber statutorum, 1322. (195b — 199a.) Guerres entre Léopold d'Autriche et les Suisses 134 (sic)— 1368. (199b.) Ludovici Bavarie et Frider. Austrie ducum discordia 1314. Histoire de Louis, mêlée d'autres événements , surtout relatifs aux guerres des rois de France et d'Angleterre. (200a— 207a.) Electio Caroli 1346. Imperatores. De regibus Anglie et Francie. Lude- wicus f 1347. (207a— 209a.) — Imperatores. — 21 la. Terre motus, pestilencia magna. — Judeorum persecutio. — Flagella- tores (pas de renvoi à Closener). — (21 la— 21 2b.) Electio Gùntheri de Schwartzburg imp. — (21 2b— 21 3a.) Pestilencia 1349. (21 3b.) — Autres faits: Ingressus Angl. in Franc Incidentia hujus temporis. — Haraman de Lichtenberg etc. — Renus obstruitur. Vini bona copia. — Carraelita facit sermonem etc. — Cardina- les, pape etc. (214a.) Imperatores. Carolus 1353. Liga pacis suevice. Faits divers: Coronatur 1355. (21 7a— 21 9a) avec faits divers. Wenceslaus rex 1376. (219a.) - Carolus obiit 1378. (219b.) V D%^ized by Google — 287 — Uagenowe obsidelur 1359. (219b.) — Jean de Lichtenberg etStrasb.— Ibid. : Incidentia temporis (caslra destructa) usque 220b. — Judei intrant Argent. 1368. f Urban. VI. 1389. Gesta Argentinensia. Herlesheim. 1372. ampliacio Argentine. 1374. (220b.) Societas Anglorum. (221 a) : de quibus ad peticionera laycorum, propter novitatem temporis hoc affectancium légère, volo primo scribere in thetu- nico, demum in latino, ut tam clericis quam laycis in hoc valeam compla- cere. — Ensuite : Von den Engenlendern 1375. (222b incl.) Varia. Obrechtstal comburitur, Schettelo etc. lai. (223a— 224 b incl.) — 225a et b blanc. Instr. Caroli magni qualiler ipse statuit ut îiullus symoniace eccl. Arg. ingrediatur. (226a et b.) PontiGces Urbanus VI et hist. seq. et successores usque ad Joh. XXIII. 1410 (227a); ajouté passage — 1415. (235a— 238b blanc.) Krieg zwûschent den von Wurtemberg und den Stetlen 1368. (in ger- man. dehinc desumlum.) allemand. (239a.) Grosser Krieg zwischent Bischof Fridrich von Blanckenheim u. Strass- burg. — (244a— 248a.) 248b— 251a incl. blanc. Copia lit. reg. Dagob. magni sup. fondât eccl. in Haselo. (251 b— 252a.) 252b— 253a incl. blanc. Epistola diffidacionis reg. Anglie c. rege Francie missa ad papam Cle- mentem XII. 1345. (253b-254a.) 254b— 255a incl. blanc. Fol. 255b. Note: in Chronica Gotfrdi Viterbiensis que Panthéon appella- tur ; scribilur sic a. ab ao. CCCCXUI. sans (?) époque. Fol. 256 : Iste liber est Jacobi Twinger canonici sancti Thome Argent — Pp. Schn. Digitized by Google FRAGMENTS. Nous avons rangé les fragments de la Chronique latine de Rœnigshoyen d'après Tordre des folios et des chapitres, tels qu'ils sont indiqués dans l'analyse de M. Schnéegans. Certains passages se trouvent ainsi en double, mais par là même se reconnaît mieux le caractère rudimentaire du travail de l'auteur. VORREDE. Incipiunt cronica nova de diversis auctoribus collecta. Licet de hystoriis pontiûcum et regum romanorum seu aliarum rerum gestarum multos revolveremus libros, paucos tamen vel quasi nullos de rébus moderno tempore gestis vidi compilatos, quamvis humanum genus transacta postponens, novis maxime delectetur. Insuper quum ea que ge- runtur in tempore, propter vite brevitatem, humanitatis quoque fragilita- lera similiter cum tempore memorie nomen perdent, nisi redivivo littera- rum testimonio annotentur, hiis de causis ego Jacobus de Kûnigeshoven, clericus argentinensis, licet minimus, quosdam flores seu aliqua alia in his- toriis utilia ac delectabilia de diversis libris cronicorum, et specialiter de speculis historialibus et cronicis Fratrura Yincencii et Martini, que mo- dérai reputant veriora, in presens opusculum excerpendo collegi, et pre- cipue aliqua que in civitale vel dyocesi Argentinensi gesta sunt, vel in fama celebriori feruntur, ad certum ordinem temporum redegi. Ille quippe res geste, ut dicil Hugo floriacensis, que nulla regum vel temporum certitu- dine coramendantur, non inter hystorias sed inter viles fabulas depulantur. Valet igilur in hoc opère romanorum pontificum, regum et imperatorum brevis annotacio, ut unaqueque res per ipsos vel sub ipsis gesta, faciliter sciatur, quo anno vel tempore annotata accident. Nara et historié non so- lum gentilium, sed et ecclesiastice et evangelice secundura imperatorum et regum tempora describuntur. Lucas nempe cum incarnacionis dominice hystoriam texeret, in ipso evangelii sui principio de Herode rege et post pauca de Augusto Cesare mencionem fecit, ut illa que minus nota essent hominibus, per alia que in majori fama gererentur patefierent, etiara in hiis si forsitan aliqua sunt que non multum expédiât scire, quanquam ta- men hec ipsa turpe est ignorare. Insuper sciendum quod presens compen- Digitized by Google - 289 - dium primo per annos a creatione mundi, dein per annos incarnacionis domini nostri Ihesu Christi per ponlifices et imperatores descendendo, usque ad tempus nostrum, videlicet ad lempora Gregorii pape XII et Ruperti de peygern régis romanorum, deduxi inclusive. Et ne aliquis in revolvendo folia libri aliqua querendi attediatur, ipsum librum in octo capitula distinximus, prelibantes paucis verbis que in quolibet capitulo ostendere intendimus, ut eo brevius et ordinacius quisque ad materiam in hoc opère contentam possit procedere. Oberlin, Thèse Hollàader sur Kônigskoven, p. 7. 3646. Adalnoch. — Hic construxit primum ecclesiam Sancti Thomae &*P- iv arg. et eam multis bonis dotavit ac ibi requiescit. — Addition marginale FoL 29b de K. (Note de M. Schn.) Illustris ius hoc probos decorabat Adaloch. 3647. Richio. — Hic ep. multa predia ad ecclesiam S. Thome apli tradidit. 3648. Ruthardus. — Iste instituit ut fratres S. Thome arg. in vigiliam S. Aurelie vesperas in ecclesia S. Aurelie célèbrent ibid. et processionem illuc facianl ut adhuc est consuetum. 3649. Wilhelmus ordinatur in episcopum anno domini MXXVIIl. Hic Fo1- 3l* Wilhelmus reedificavit ecclesiam sancti Thome Argent, et consecravil eam anno domini MXXXI, que ecclesia fuit prius per ignem annichilata s. anno domini MVIII. Hic eciam Wilhelmus ecclesiam sancti Pétri junioris Argent, inchoavit anno domini MXXXV, ipsamque octo canonicorum beneficiis ditavit. Hic Wilhelmus obiit anno domini MXLVII. 3650. Hetzelo. — Hic reliquas sex canonyas ecclesie sancti Pétri pre- dicte fundavit. Postea Léo papa IX1", Argenlinam veniens, eandem ecclesiam prius parochialem in honore sancte Columbe virginis consecratam, hinc in honore sancti Pétri apostoli dedicavit. In cuius memoriam suam cappam sericam ipsi ecclesie dédit anno domini ML1I. Eiusdem ecclesie sancti Pelri campanile cum campanis ictu fulminis incenditur et comburitur anno domini MCCCXXXVII in vigilia Philippi et Jacobi apostolorum. Hue usque titulus episcoporum argent, fuit sic : Ego talis divina favente clemencia argent, ecclesie paslor indignus. 3651. Wernliarius secundus ordinatur anno domini MLXV et obiit anno domini MLXX1X. Digitized by Google — 290 — Hic oratorium apud Sanctum Petrura juniorem ad preces Otiche incluse construxit. fol. 33b 3652. (Berlholdus de Buckeck.) — Item fundavit capellam in latere meridionali ecclesie maioris argentinensis cum tribus altaribus et quatuor prebendis quas copiose ditavit. Et eam in honore sancte Katherine dedi- cavit anno domini MCCCXLIX quam scilicet sanctam Katherinam multum dilexit quia dicitur eum fuisse nalum et ad episcopum electum et sepultum in festo sancte Katherine. De sepultura constat quia in festo ipsius sepultus fuit anno domini MCCCLXXX. Fol. 38* 3653. Capelle et ecclesiae consecrate ab Erchenbaldo episcopo (122): in Hohenburg. — ad Rosheim duas capellas. Cap. v 3654. Agnes virgo passa anno CCLX. Eius ecclesia argent, dedicalur Fol. 39* ann0 MCCXLVIII. Adelbertus dux germaniae pater sancte Atlale monasterium sancti Ste- phani fundavit anno DCCX, demum Rynaugiensem ecclesiam fundavit anno DCCXX. Fol. 39b Andrée ecclesia parochialis Argentine construitur anno .... Fol. 40b Argentinense monasterium combustum est anno MV1I, demum reedifi- cari cepit anno MXV. Fol. 40b Argentinense novum monasterium primo combustum est anno MCXXX. 144 Item secundo combustum est anno MCXL. Item tercio combustum anno MCL. Item quarto combustum est anno MCLXXVI. Item quinto combustum est cum ccclv hospiciis in festo Assumpcionis anno MCCXCVIII. Item sexto accensum est per ictum fulminis, sed non combustum anno MCCCLXVIII. Septimo combustum est tectum superinum totaliter a turribus usque ad chorum 1384, 18 kl. aprilis. NB. Ce dernier passage est ajouté après coup et en marge. Encre moins noire. Le registre paraît donc avoir été rédigé par K. avant 1381. (Note de M. SCHN.) Fol. 41* Aurélia sancta virgo obiit Argentine, anno CCXXXVII. Fol. 42* 3655. Campana magna ecclesie argent, cum qua mortuis pulsatur fusa 144 estMCCCXVI. Campana distinguons horas super monasterio argentinensi cum suo opère paratur MCCLXXII. Cantum romanorum composuit et organo concordavit Vitacianus papa, anno DCLX. Digitized by Google — 291 — Carmelitae venerunt Argentine ad locum ubi nunc habitant anno Fol. 42* MCCCXXV, licet prius aliquandiu habitassent extra rauros argentinenses in vico dicto Bundegesselin. Chorus autcm ipsorum inchoatus fuit a funda- mento anno MCCCL, et completur anno MCCCLXXI. Ecclesia autem choro contigua completur MCCCLXXII, et in festo sancte Luce ambo dedicantur ab episcopo Augustensi. (Carlhusia.) — Carthusianorum ordo incepil anno MLXXXVHI. Venerunt Fol. 137 autem ad Argentinam et extra muros cenobium construxerunt MCCCXL. (?- Clara virgo canonizalur sub Innocencio IIII papa. Ecclesia eius in Ar- Fol. 42b gentina dedicatur MCCLXX. Clarenses extra muros translate fuerunt de Hagenoija ad civilatem argent, ad locum quem nunc inhabilant extra muros anno MCCXCIX, qua- rum ecclesia nova constructa est et tedo superducta anno MCCCLXX, et dedicala anno MCCCLXXVI. Colonie ecclesia Sancti Pétri scissa est fulmine sub Nicolao I papa. Fol. 42b 3656. Elizabet Ungarie régis filia sancta. Obiit anno MCGXXXI. — Ca- Fol. 4'*b nonizatur sub Gregorio IX papa. Ecclesia eius Argentine dedicatur anno MCCXXXVIII. 3657. Fabrice ecclesie arg. domus construitur. anno MCCCXLVII et Foi. 45b constabat cccx libras. Francisais institutor ordinis fratrum minorum obiit anno MCCXXV. Flasgasse vicus contiguus domui fabriceamplifîcaturperabsumptionem duarum domocum anno MCCCXLVII. 3658. Georii cappella Argentine fundatur anno. . . . Fol. 46* Grûnewert cenobium Argent, fundatur anno MCCXXVH pro canonicis Fol. 46b regularibus quod nunc Johannite possident qui illic venerunt MCCCLXXI. ,86 3659- Herelicorum persecucio fuit anno MCCXXXI et XXXII (f. 186). Fol. 47' Heretici numéro lxxx. Argentine combusti sunt anno MCCX1I. Heretici numéro xxij a civitate proscribunlur, quidam perpétue, quidam ad tempus, anno MCCCC Hohenburg monasterium et cœnobium fundalur ab Attico duce Germa- Fol. 47b niae tempore Hilderici filii Clodovei régis francorum, anno DCLXXX, cuius monasterium demum dedicatur iterum a Brunone episcopo Tullensium, qui postmodura factus est apostolicus et vocatus Léo papa IX™ anno MXLV. Postea idem monasterium combuslum est primo anno domini MCCXIX, secundo anno MCCXL111I. Digitized by Google - 292 - Foi. 47b Horologium distinguens horas percuciendo campanam paratur anno MCCCLXXII. Fol. 48* 3660. Jacobi capella in Sporergasse fundata est a Rudolpho sculteto civitalis Argent Anno MCXC. Jacobus Twinger compilator hujus libri natus fuit anno domini MCCCXLVI. Ordinatur in presbylerum anno domini MCGCLXXXII. Fit canonicus sancti Thome anno MCCCXGV. Obiit anno — Schn., Code hist., p. 28. Fol. 48b Johannis ecclesia Argent, extra muros dedicatur MCCLII. Johannes dictus Twinger civis argentinensis et dominus meus generosus obiit MCCCLXXVI vigilia Sancti Laurencii. Deinde anno domini MCCCXCV, quinlo calendas maij obiit domina Nesa Twingerin uxor prefati Joannis Twinger. — Schn., Cod. hist., p. 26. Fol. 49* Johannite venerunt ad locum dictum Grûnewert extra muros Argent. Anno MCCCLXXI. Fol. 50» 3661. Katherina virgo passa est sub Macencio imperatore anno CCCIX. Ecclesia eius Argent, dedicata est anno MCCXLII. Fol. 50* Kronenburg turris in dem Bruch bi der cappellen, constructa est anno MCCGLXIX. Sed murus ei contiguus cingens suburbium Argent, construi inchoatur anno MCCCLXXIIII. circa festum Martini, et completur anno MCCCLXXVUI. Fol. 50b 3662. Lichtenowe opidum ultra Renum construitur per episcopum de Lichtenberg anno MCCLXXXXII. Fol. 51' 3663. Marti evangeliste ecclesia Argent, dedicatur anno MCCLI. Marci evangeliste sorores primo fuerunt in capella sancti Marci vor sant Arbogastusbrucke, fundata per Engelbertum decanum ecclesie sancti Thome Argent, anno MCCXXV, et processio dominorum ecclesie sancti Thome, que modo fit ad sanctum Marcum, tune fiebal ad dictam capellam. Et eadem capella data diclis soroi ibus per capitulum sancti Thome, postea data est monaslerio sancti Arbogasti per ipsas sorores. Anno MCCXXXI. Fol. 5 1§ Margaretha virgo passa est anno — Eius ecclesia incipitur anno MCCLXX, dedicatur anno MCCCXXII. Fol. 5lb Menia mûri antiqui civitatis Argent exaltata sunt cum peribulo seu deambulatorio novo. Anno MCCCLXX. Fol. 52* Metzigerturn exterior civitatis Argent cura suo muro tendente a sancla AgneteusqueadUtengasse construitur anno MCCCXXIII. Reliqua pars eius- Digitized by Google — 293 - dem mûri usque ad turrira cum ipsa turri, que tendit usque ad torrentem qui fluit de sanclo Johanne, construitur anno MCCCXLIII. (Johannis Giessen. — (V. Silberbiann, Localgeschichte.) 3664. Nicolai episcopi ecclesia Argentine apud canes dedicatur anno. . . Fol. 52b Nicolai ecclesia parochialis Argent, fundatur a dominis dictis Spender, anno MCLXXXII. 3665. Organo concordavit cantum Romanorum Vitalianus papa. Or- Fol. 53« gana ecclesie Argent, facta sunt anno MCCCXXVII que constabant ccccl. ff. 3666. Penitencium ecclesia Argent, dedicatur anno . . . Fol. 54" Pétri Apostoli ecclesia Junioris in Argentina inchoatur a Wilhelmo Fol. 54b episcopo argent anno MXXXI. Sed prius parva ecclesia parochialis sine t82 canonicis fuit, in honore sancte Columbe virginis dedicata. Hic Wilhelmus predictus ecclesiam sancti Pétri prefatam per ipsum constructara octo canonicorum beneficiis ditavit, et obiit anno domini MXLVII. Gui in episco- patu successit Hetzel. Iste reliquas sex canonias in dicta ecclesia fundavit. Demum Léo papa IX08 Aleraannus interfuit in synodo multorum episcopo- rum Moguncie celebrata, cum Henrico III imperatore, synodoque expe- dita, Léo papa predictus Rhenum ascendens, Argentinamque veniens, ecclesiam sancti Pétri prescriplam cum suo antiquo choro et altari in honore beati Pétri apostoli dedicavit anno ML. De isto papa require supra sub Léo. Eiusdem eciam ecclesiae sancti Pétri campanile cum campanis ictu fulminis incendilur et comburitur anno MCCCXXXVU in vigilia Phi- lippi et Jacobi apostolorum. Item novus chorus eiusdem ecclesie ac am- pliacio et reediûcacio tocius ecclesie fit anno domini MCCXC. NB. Ce dernier passage est ajouté après coup. Encre moins noire et caractères plus grands. — (Note de M. Schn.) Predicatorum ordo incepit anno MCCXI quem Honorius papa confirmavit FoL 55' anno MCGXVI. Pulsaciones horarum diei per ecclesias instituit Savinianus papa anno FoL 55b DCV. 3667. Quatuor Coronati passi sunt anno CCG. Quatzenheim castrura construxitWaltherus de Mûlnheim anno MCCCXL. 3668. Rynagensis ecclesia scotorum fundatur a duce Adelberto pâtre Fol. 56» sancte Attale et Benedicto episcopo. Anno DCCXX. Rynagensis ecclesia vel collegium translatum fuit de Honowe, anno MCCXCII. Fundatur primo anno DCCXX. Digitized by Google - 294 - Fol. 56» Rintburgertor quod dicitur der Pfenniglum Argent, construitur anno MCCCXXI. Fol. 56b Rosheim combusla est anno MCXXXIL Item iterum combusta anno MCCCLXXXV. Fol. 58* 3669. Suburbia civitatis Argent, inchoantur circumdari mûris et primo an der Steinstrosze anno MCCCLXXIIH. Stephani prothomartyris cenobium Argentine fundatur ab Adelberto duce Germanie sub Hilderico inutili et ultimo rege francorum DCCX. Fol. 59» 3670. Tare motus tam magnus Argentine factus est, quod columne monasterii movebantur in tantum ut timebatur de ruina monasferii et sub- versione tocius civitatis in sabbato post Mathei, anno MCCLXXXIX. Item alius ibidem fere similis priori qui deslruxit Basileam civitatem in die sancte Luce anno MCCCLVI, de quo supra. . . . Tftome ecclesia fundatur ab Adalnocho episcopo Argenlinensi a0. DCCCXXX et prius parvum clauslrum fuit. Thomae apostoli monasterium in Argentina comburitur anno MVII. — Demum reedificatur a Wilhelmo episcopo Argenlinensi et consecratur anno MXXXI. Demum anno MCXLIIII iterum comburitur cum privilegiis et litte- ris. Et demum anno MCLXIII per imperatorem Fridericum privilegialur. Item ecclesia cum novis mûris prout nunc est a fundamentis inchoatur anno domini MCCLXX, mit hûltzen bûnenundsûlen. Dernochûber LVjor, wurdent die gewôlbe und steinen sûlen gemaht ut infra continelur. — Sciin., Saint- Thomas, p. 51. Turris que dicitur Pfenniglum paratur anno MCCCXXI. Tunis que dicitur Kronenburg bi dem ellenden Crùtze, Arg. construitur anno MCCCLXIX. — Cappella ibidem construitur anno MCCCXXXVIII. 3671. Wemharius marschalcus zum Grûnewert cenobium Arg. funda- vit obiit MCCXXXIII. Fol. 60* Wilhelmite venerunt Argenlinam ad locum ubi nunc sunt anno MCCCII. Cap. vi 3672. (S. Slephan. — S. Altala.) — Werndrudis abbatissa in Hohen- Fol. 67b burg, misit furem quemdam Wernherum nomine, pro reliquiis sancte Attale. Wernherus abscidit manum Attale, cum ea comprehenditur, sed abirepermittitur.Widerolfusepiscopusargentinensis voluit reliquias béate Attale perdere et dimergere in profundum terre utmemoria ejus deperiret. Sed Trutmannus dyaconus quidam, dei revelacione reliquias ipsas sub terra abscondit in loco quodam secreto, nullo sciente. Episcopum illum comede- Digitized by Google - 295 - runt mures. Trulmannus vero in lerram sanctam profectus, in Jérusalem moritur. Sic reliquie ille jacuerunt incognite hominibus usque ad annos domini MCLXXH. Tune primo beala Attala apparuit cuidam Alberoni militi antiquo in visione, de revelacione sua ei indicans. Hic adiit Hedwigam abbalissam dicens ei visionem, et ut foderel ac quereret reliquias sanctas eam ammonuit, sicut ipse a beala Attala ammonilus fuerat. Que noluit se intromittere de tanto labore et tam gravibus expensis. Post mortem vero ipsius Hedwigis electa fuit in locum ejus quedam nomine Berhta, que cum sororibus suis adiit Rudolfum tune episcopum argentinensem, rogans eum ut adiutorium ei prestaret pro reliquiis sanctis inveniendis, qui fideliler in hoc opère laboravit et fidèle subsidium ministravit. Sed priusquam inve- nirentur reliquie sancle Attale, inventum fuit corpus sancte Savine virginis sororis ejus carnalis, demum invenerunt corpus Gerlindis matris sancte Attale, et corpus Bachildis noverce sancte Attale, quam, mortua Gerlinda, Adelberlus duxit in uxorem, Attala adhuc vivente, demum corpus Adelberti ducis invenerunt cum puella suo Albina nomine, demum invenerunt corpus Childerici avunculi sancte Attale, ultimo per ostensionem cuiusdam con- verse dévote dicte Hemma, cui beala Attala locum occultacionis reliquia- rum suarum in visione, que ecl annis et amplius humi tumulate fuerunt, ostendit. In quo loco, dum foderent, reliquias eius invenerunt. In eodem loco fons erupit, per cuius contactum vel locionçm mulli infirmi sanitatem receperunt. Postea invenerunt corpus sancte Imme, uxoris ducis Lutoldi, lotunensis, cognate et Bacbildis noverce Attale, que mortua posita in na- vim apud Pinguiam opidum, sine gubernatore per ascensum Reni ad sanc- tum Steflanum pervenit ibique sepulla est. 3673. Episcopi argentinenses. — Bertholdus de Buchecke. — Item fun- Cap. vu davit capellam in latere meridionaliecclesiemaioris, cum tribus altaribus et Fol# 78* quatuor prebendis quas copiose ditavit, et eam in honore sancte Katherine dedicavil anno domini MCCCXLIX, quam scilicet sanctam Katherinam mul- tum dilexit quia dicitur eum fuisse natum et ad episcopatum eleclum et sepultum in feslo sancte Katherine. De sepultura, constat quia in festo ipsius sepullus fuit anno domini MCCCLIII. Fuit autem episcopus Berlholdus predictus sepullus in capella predicta sancte Katherine anno quo supra. 3674. (B. Heinrich von Veringm) — Hic concessit ecclesiam S. Aure- lie fratribus Sancli Thome anno MCCXIX. — Schn., Saint-Thomas, p. 46. 3675. Argenlinense monasterium nomine sancte Marie surgit primo a Cap. vin fundacione sua anno MXV. Cuius structura média testudinum superiorum °40[44 Digitized by Google — 296 - prêter lurres anteriores, completur MCCLXXV. Turris autem eiusdem mo- nasterii que dicitur nova versus Predicatores, inchoata fuit anno MCCLXXVII in die Urbani pape. Cuius planicies superior, super quamgalleavelpinacu- lura seu conus débet locari, compléta est anno MCCCLXV. Turris autem illi collateralis que dicitur antiquior, intérim fuit ex loto constructa. Fol. 14V 3676. Ilem die cappelle zum heilgen grabe in der Augustiner garte, stifte bruder Johanns von Schaflblsheim, ein mûnich desselben ordens, noch gots geb. MCCCLXXIIII jor. Fol. 144 3677, Domus fabrice argent, in dem fronhove edificatur. MCCCXLVII. Fol. 144 Domus mercatorum dicta kufhûs an dem salzhove edificatur MCCCLVI1I. Fol. 1 44 3678. Horologium in ecclesia argent, inchoatur anno domini MCCCLII et post ij annos completur. Fol. 144 3679. Omnium Sanctorum ecclesia Argent, construitur a Heinrico de Mûlnheim, cive argent, cum quinque prebendis sacerdotalibus anno MCCCXXVIU. Fol. I46b 3680. (Munster.) — Item quidam puer submersus et mortuus posilus super altare béate virginis spiritum vile recepit, cujus pater vocabatur Grasenwurm existens pictor Argentine. Fol. U8b 3681. Sant Katherinen cappelle. — Do men zelte MCCCXL jor, do wart Sant Katherinen cappelle in dem Munster gestiftet und gemaht von bischof Behtolde, also do vor bi dem selben bischove geseit isl. (Hernach Unser Frowen hûss. MCCXLVH.) Fol. 148 3682. Er (Léo IX) kam ouch also er den ryn heruf fur gein Stros- burg und was do etwie manigen dag, und wihete do die kirche zum Jungen S. Peter und gap grossen aplos do hin, und sine bebestliche^sydin kappe die noch do ist. Er wihete ouch die kirche zu Eley, und das closter zu Hohenburg. Also det er noch in andern stetten untz er gein Rome kam. In honorem beati Pétri apostoli dedicavit, maximis indulgenciis pluri- mum adornans. Insuper idem Léo cappellam sanctae Walpurgis et cappellam s. Michaelis Argentine solenniter consecravit. Anno Domini MXLV (do man zalle MXLV jor, do wart das Munster zu Hohenburg gewihet an Sant Nyclaus dag, von Léo dem bobeste in Unserre Frawen und sant Niclaus ère. Fol. 153 3683. Fratrum minorum ordo incepit sub Innocentio III papa. Anno MCXCVHI. Digitized by Google — 297 - Demura videlicet anno MCCXXX pauci fratres minores venerunt in Ar- Fol. 153 genlinam et cum adiutorio civium argent, construxerunt ecclesiam in loco ubi nunc sunl. Postea, scilicet anno domini MCCLXXXI quidam frater Con- radus chorum eiusdem ecclesiae construere incepit cum adiutorio civium, quem chorum infra biennium postea complevit. Fralres minores argent venerunt anno MCCXXX. Ipsorum ecclesia dedi- Fol. 154 catur anno cuius ecclesiae chorus inchoatur per fratrem Cunra- dum anno MCCLXXXI et complevit eundem in duobus annis. Fratres minores habuerunt Argent, générale capitulum in quo numerati Fol. 154 fuerunt fralres dcc, anno MCCCLXII. Fratrum minorum et predicatorum ordines pre cunctis ordinibus privilegiis exallati sunt eo quod Fridericum secundum imperatorem de- testabantur, in tantum quod nunc ipsa sedes et clerus vix defensantur ab illis. 3684, Predicatores Argentinam venientes, primo habitabant extra mu- Fol. 153—154 ros ubi nunc est claustrum sancte Elizabet ibique domum aedificare ceperunt, circa xliij anno domini MCCXXIH. Intraverunt autem civitatem ad locum quem nunc inhabilant anno MCCLI. Cuius domus edificium inchoatum est anno MCCLIII. Inceperunt vero celebrare divina in ecclesia sua anno MCCLV, que prelerea dedicata est anno MCCLXVIII. Chorus autem novus eiusdem ecclesie inchoatur anno MCCCVIII. Completus et dedicatus fuit anno MCCCXLV. Predicatores habuerunt générale capitulum Argentine anno MCCCLVIII, in quo fuerunt fratres ceci. Predicatorum et minorum ordines pre cunctis ordinibus privilegiis exaltati sunt, eo quod Fridericum II imperatorem quem papa excommuni- cavit detestabantur, anno. . . . Predicatores exiverunt Argentinam per très annos, anno MCCLXXVII. Fol. 154 189 Predicatores exiverunt civitatem, ecclesiam et domum vacuas relin- Fol. 154 quentes iiii annis, anno domini MCCLXXVII. — Item iterum exiverunt anno MCCCXXX. 3685. (S. Thomas.) — Anno domini MXXXI monasterium Sancti Tho- Fol. 181" me in Argentina a Wilhelmo episcopo consecratur et ecclesia sancti Pétri ab eodem inchoatur. Anno Domini MXXXI monasterium Sancti Thomae in Argentina a Wil- Fol. I8lb helmo episcopo consecratur et ecclesia Sancti Pétri inchoatur. B. XV. - (M.) 20 Digitized by Google — 298 — (Hohenburg.) — Anno domini MXLV dedicatura est monasterium Ho- henburg in honore béate Marie virginis a venerabili Brunone episcopo Tullensium, postea apostolico. Nam idem Bruno episcopus ab imperalore Heinrico electus Romain miltitur et Léo papa nonus voccatur, scilicet anno domini MXLIX. Fol. 183—187 3686. Nûwenburg coenobium fundatur MCXXVIII. Monasterium con- secratur MCLV1II. Nùwilre coenobium fundatur tempore Pirminii episcopi anno DGCXXX. Fol. I85b 3687. Hereiici Argentine combusli. 1212. — Ante tempora hujus con- cilii (das 2te gênerai concilium zu Rom 1215) fere triennio, disponente Deo, heretici qui perverso dogmate seducunt latenter fidèles ecclesie, compre- hensi sunt in civitate Argentinensi, producti vero cura negarent heresim, iudicio ferri candentis ad legittimum terminum reservantur. Quorum nu- merus fuit lxxx vel amplius, de ulroque sexu, et pauci quidem ex eis innocentes apparuerunt. Reliqui omnes coram ecclesia convicli per adus- tionem manuum damnati sunt et incendio perierunL Fol 186» Hereticorum persecucio. — Anno domini MCCXXXI. facta est perse- cucio contra hereticos hostes fidei, verilatis inimicos, quorum multitudo magna latitabat in populo dei, in civitatibus, opidis et villis, subvertentes et in errorem mittentes quos poterant de ecclesia, quorum plures com- prehensi et in presencia cleri et populi, convicti fuerunt, et inter cetera nefandi erroris sui flagicia confessi sunt, quod etiam ab usu carnium non abstinerent et quod annalem censum transmittere solebant Mediolanum, ubi diversarum heresum et errorum primatus agebatur. Fol. 186 3688. Grûnewert cenobium Argent fundatur anno MCCXXVII pro ca- nonicis regularibus quod nunc Johannite possident qui illic venerunt MCGCLXXI. Fol. I98b 3689. Confliclus inter Zorne et Mûlnheim. Festum solatii seu ludum in orto curie clauslralis dominorum canonicorura ecclesie argent, site in Brantgasse, in qua tune erant nobiles et meliores civitatis argent, viri et mulieres congregati ad chorizandum, inter ipsos eximia cèdes. L'extrait qui suit est copié d'un exemplaire du livre de Rulman Mcrswin, conservé (autrefois) à la Bibliothèque (de la ville). Cet extrait, écrit sur la première feuille de ce livre, parait être de la main de J. Twinger de Kœnigshoven, ce qui indique que l'ouvrage appartenait jadis au chroniqueur. — L. Schn. 3690. S. Johann im Grienen Werde. — Anno des jores, do man zalle von Gottes geburt xiiiclxvij jor, do Rulman Merswin das hûss zum gruenen Digitized by Google — 299 - werde mit siner zugehoerde an sich broht hatte, und es dennoht nil sant Johans orden geben hatte, also er zu derselben zit den allen gebû zu dem gruenen werde aneving zu ernûwende, do bûwete er ouch ein nûwe cap- pelle in ère der xi tusent megede uff der statt do nun der beslossene kor stot. — Item vor der selben xi tusenl megede cappellen bûwete Peter von Keisersberg ein hûss den growen mûnichen von sanct Bernhardes orden zu Péris, do man zalle xiiiclxix jor, also su in den ziten zu dem gruenen werde wurbent. — Und under demselben hûse bûwete Rulman Merswin den ersten spittal mit rote des von Brunsperg zu den ziten meister sant Johans ordens in tùtschen landen. In dem ersten jor also er das hûss zum gruenen werde dem orden sant Johan gegeben hatte und man ouch zu der zit zalete xiiiclxxi jor. Item dem selben ersten spittal und den dûrftigen darinne gap Heinrich Blanchart von Louffen und Luckart sin hûssfrowe IIII lib. geltes, wurdent darnoch zu fûnfe jorgeziten gemaht. Item diser erste spittale, der xi tusent megede cappelle und der von Péris hûss wart ailes widder abe gebrochen noch des genanten Heinrich Blanchartes tode, do man den beslossenen chore aneving zu bûwende, des jores also man zalte xiiiclxxvij jor, und die durfftigen liesse man aile ûsssterben, und meinde nie mer kein spitlal me zu haltende zu dem gruenen werde. Item noch diss ersten spittales undergang und abbruch vier jor wart anderwerbe ein nûwer spittal der noch hie zum gruenen werde stot, gebûwen, von Cuntzel zur megede und siner hûssfrowen, mil stûre und hilffe des obgemeldeten herren von Brunsperg, meister sant Johans ordens in dem jor do man zalte xiiiclxxxi jor. (Rulman Merswin commence le livre remarquable qu'il nous a laissé sur sa conversion et sur ses extases mystiques, par plu- sieurs chapitres dans lesquels il raconte l'histoire de l'église de Saint-Jean. L'extrait ci-dessus a été tiré par K. de la relation de Merswin. — Note de M. L. Schneegans.) Digitized by Google - 300 — Fragments de la Chronique latine reproduits par Schilter dans son édition de Kônigshoven. (Mors Benrici imper aloris.) — K. S., p. 125. (Mors Ludovici imperatoris.) — p. 130. (Mors Vigilii papae.) — p. 168. (Electio Pelagii papae.) p. 169. (Cives assumunt regimen fabrice Ecclesie Arg.) — p. 255. (Johannes de Line vel de LfUzelburg. Ep. Arg.) — p. 261. (Die Kreniche by dem Kofhùse an dem Saltzhove gemaoht.) — p. 285. (Antwerglûle uni Edelleute.) — p. 306. (Handwerker sollen ewig zu den Handwerken dienen.) — p. 312. (Séries regum et imperatorum francorum.) — Anmerckung V, p. 483. Erkenbaldi Episcopi Argeiitinensis Catalogus Episcoporum Argentinen- sium versibus comprehensus. — Anmerk. VI, p, 490. Instrumentant Caroli Magni qualiter ipse statuil ut nullus simoniace Ecclesiam Argentinensem ingrediatur etc. — Anmerk. VI, p. 495. De Genealogia S. Odiliae et Attalae Virginum. — Anmerk. VII, p. 507. IL 511. (Descriptio Civitatis Arg.) — Anmerk. IX, p. 555. Concessionsbrief des Ober-Mundats. — Anmerk. X, p. 593. (Origo Civitatis Argentinensis.) — Anmerck. XI, p. 599. Der gross Krieg zwûschent Bischoff Friderich und den von Slrossburg. — Anmerck. XIII, p. 754. (Fundatio praebendae Régis Chori.) — Anmerck. XIV, p. 766. (De Ducibus Alsatiae.) — Anmerck. XIX, p. 1007. Digitized by Google LA DONATION DE CHARLEMAGNE AU PRIEURE DE LIÈPVRE EN 7 7 4. Parmi les Alsaciens illustres on peut compter à bon droit un homme qui a tenu une grande place dans l'histoire de son temps et laissé dans notre pays même les traces de son activité : nous voulons parler de l'abbé Fulrad. Issu d'une famille noble de l'Alsace, honoré de la confiance des rois Pépin, Charlemagne et Carloman et de celle des papes Etienne III et Adrien Ier, archichapelain de Charlemagne et abbé de Saint-Denis durant trente-quatre ans, il fut, à diverses reprises, chargé de hautes missions diplomatiques, et son nom est intimement lié aux grands événements qui amenèrent la ruine du royaume des Lombards et préparèrent la fondation de l'empire de Charlemagne. Dans l'un de ses voyages à Rome, en 763, Fulrad avait obtenu du pape Paul Ier les corps de saint Alexandre et de saint Hippolyte. Il ramena ces reliques en Alsace pour les déposer Tune à Fulradovillare, au Val de Lièpvre, probablement son lieu de naissance, dans le monastère dont il fut le fondateur et l'architecte; l'autre à Audaldovillare1, où il avait éga- lement érigé une cellay qui fut l'origine de la paroisse de Saint-Hippolyte. Une troisième localité, celle de Sainte-Croix-aux-Mines, non loin du mo- nastère de Lièpvre, fut appelée d'abord Fulrado-cella et prit ensuite le 1 Similiter alia ceila que dicitur Audaldovillare, ubi sanctus Ipolitus requies- cit ; et tertia cella infra vasta Vosgo edificavi, ubi sanctus Coco valu s requiescit, super fluvium Laima, quae dicitur Fulrado-cella. (Tardif, Carton des rois, n° 78, pag. 62.) Digitized by Google - 302 - nom de Saint-Cucuphas1, des reliques de ce saint martyrisé à Bayonne, et dont le corps fut donné à Fulrad par le roi Charles, qui le tenait de la générosité du pape Adrien. Par un testament fait à Héristal en 777, l'abbé Fulrad légua à son abbaye de Saint-Denis tous ses biens tonnes res proprielalis rneae*, tout ce qu'il avait reçu de ses parents ou de la générosité des rois, et toutes les propriétés qui lui étaient advenues par acquisition ou autrement II y avait là notamment les biens que Fulrad tenait de VVidon, situés en partie dans la Morlenau, en partie en Alsace à Guémar, Saint-Hippolyte, Andols- heim, Sundhoven, Grusenheim et Ri beau ville. Cette donation de Widon avait été confirmée en 768, par le roi Pépin, dans une charte par laquelle il rendait à Fulrad les biens que cet abbé lui avait remis lorsqu'il se croyait en danger de mort1. Afin d'assurer l'entretien des religieux, Charlemagne, par un diplôme daté de Duren en 774, concéda au monastère de Lièpvre nouvellement reconstruit, une vaste étendue de forêts, détachée du domaine royal de Kintzheim, en Alsace. Cette donation fut confirmée par un diplôme de Lothaire Ier, donné à Verdun en 854, lequel reproduit avec de légères variantes les noms de lieux figurant dans la Charte de Charlemagne. Ces pièces ne sont pas sans intérêt pour l'histoire de l'Alsace, puis- qu'elles nous foumissent la description des limites de la partie du domaine royal aliéné en faveur du monastère de Lièpvre. L'abbé Grandidier les a données parmi les pièces justificatives de Y His- toire de l'église de Strasbourg, tome II, p. CXUI, n° 67 et p. CCXXXVIII, n° 125, en y ajoutant quelques annotations topographiques en partie dé- fectueuses. Après lui, d'autres historiens se sont occupés de cette donation, notam- ment Schweighaeuser qui, le premier, dans ses Antiquités de l'Alsace, a reconnu dans le Stophanberg de la charte de 774 la montagne de Hoh- Kœnigsbourg, et a démontré l'erreur commise par Schœpflin, lequel attri- buait l'origine du château de ce nom à la famille impériale des Hohen- staufen. Jusqu'à présent Ton croyait généralement que le territoire cédé à l'abbé Fulrad ne dépassait pas les limites de la vallée de Lièpvre. Il résulte de 1. Ecclesia parrochialis loci de Sancla-Cruce , sub inoocatione sancli Cucu/ati, in voile Leporacensi. (Archives de Meurthe-et-Moselle, fonds de Saint-Georges.) — Ce Tocable a dispara , et l'église paroissiale actuelle est placée sous l'inrocation de Saint-Nicolas. 2. Cf. Tardif, Carton des rois, n° 60, pag. 49. Digitized by Google — 303 - nos recherches qu'il paraît s'être étendu au-delà de la crête, vers la plaine d'Alsace, sur les banlieues des communes de Saint-Hippolyte, Roderen, Rorschwir et Orschwiller, à l'exclusion de la montagne du Hoh-Kœnigs- bourg, et sur une partie des bans de Bergheim et de Guémar, jusqu'au Ried vers l'est, et au ruisseau de Bergheim vers le sud. Dans la vallée de Lièpvre, il comprenait les communes entières de Lièpvre, de l'Allemand- Rombach et de Sainte-Croix-aux-Mines, sauf la montagne de Saint-Pierre- mont située entre le ruisseau du Petit-Rombach et le ban de Sainte-Marie- aux-Mines1. Nous allons donner d'abord, en entier, la charte de Charlemagne de 774, d'après le texte publié par Tardif dans le Carton des rois, en y joignant un essai de traduction. Ensuite nous la discuterons afin d'établir la nature et les limites de la donation et, autant que possible, le sens précis des noms de lieux qui y figurent et qui ont presque tous disparu. Donation faite par Charlemagne au monastère con- struit par Fulrad, abbé de Saint- Denis, en Alsace, à Lièpvre (Fulradovillare), de la forêt de Kinsheim, située dans le même pays. (Paris, Arch. nat, K. 6, n° 3. — Original scellé.) Confirmatio Karoli imperatoris de silva et pasturis ad sanctum Alexandrum infra Vosago tempore Fulradi abbatis. Carolus, gratia Dei rex Francorum Charles, par la grâce de Dieu, roi et Longobardorum, vir iluster. des Francs et des Lombards, homme illustre. Quicquid enim ad locis sancto- Nous sommes persuadés que tout rum venerabilium congruenter ob ce que nous avons concédé ou con- amore Dei concedimus vel confir- firme, par amour de Dieu, aux vé- 1. Le règlement forestal de Charles III, duc de Lorraine, de l'année 1583, porte: « Le « ban- bois dict Saint- Pierremont appartenant à nous à cause de la Chastellenie de Zuck- «mantel pour la moitié et l'autre au Sr. de Hattstatt, à cause du cbasteau de la haulte- • Eckerich , flef de Lorraine , etc. » Digitized by Google - 304 - mamus, hoc nobis procul dubio ad aetemam beatudinem, Domino pro- tegente, pertinere confldimus. Ideoque cognoscat magnitudo seu utilitas vestra, qualiter venerabilis virFulradus, abba, clementiae regni nostri suggessit, eo quod in amore vel reverentia beatissimi Sancti Dio- nisi, Rustici et Eleutherii, in sua proprie ta te, in pago Alisacense, in loco qui dicitur Fulradovilare, infra finis Audaldovilare, cellam aedifi- casset, vel a novo suo opère con- struxisset, et in antea, auxiliante Domino et bonorum hominum, ae- dificare velleat, ubi bealissimus et Sanctus Ippolitus corpore requies- cit humatus. Propterea nos, propter nomen Domini et anime salutem, eo quod mercis nostra in aeternum permane- at, vel etiam ad petitionem fideli nos- tro Fulrado, ad ipso loco superius conscripto aliqua loca silvestria, pro oportunitate et stipendia servorum Dei ibidem degentium, in pago Ali- sacense, ex marca fisco nostro Quuningishaim, in amore beatorum Sanctorum Dionisii et Privati, nec non et Sancti Yppoliti, donamus donatumque in perpetuum esse vo- lumus: hoc est silva ex foreste nos- tra superius nominata, de una parte Laimaha, ubi dicitur Bobolino-cella, et inde primitus ubi Aetsinisbach nérables sanctuaires, nous conduira certainement, sous la protection di- vine, à la félicité éternelle. Que Votre Grandeur sache donc pour sa gouverne, combien le véné- rable abbé Fulrad a contribué à la clémence de notre règne, en éle- vant dans sa propriété située en Al- sace, au lieu dit Fulradovillare1, ter- ritoire d'Audaldovillare2, un sanc- tuaire construit à neuf suivant ses plans, en vénération et par amour des bienheureux saints Denys, Rus- tique et Eleuthère, et que son in- tention est d'en fonder un autre, avec l'aide de Dieu et d'hommes de bonne renommée, dans le lieu même où repose le corps du bienheureux saint Hippolyte. C'est pourquoi Nous, au nom de Dieu et pour le salut de notre âme, afin que notre récompense dure éternellement, comme aussi faisant droit à la requête de notre fidèle Fulrad, en affection pour les bien- heureux saints Denis et Privât, et aussi de saint Hippolyte, donnons et voulons être maintenu à perpétuité au lieu susdit, au profil et pour l'entretien des serviteurs de Dieu y demeurant, quelques terrains boi- sés de la marche de Quuningishaim9 appartenant à notre domaine au pays d'Alsace. A savoir: La partie de notre forêt susdite, d'un côté de la Laimaha1, 1. Lièpvre. 2. Saint-Hippolyte. 3. Kintzheim, près de Sélestadt. 4. La Lièpyrette. f. Digitized by Google — 305 - venil in Laima, inde vero per Aet- sinisbacb ubi ipse surgit, inde etiam Nannenstol, deinde autem monle usque ad Rumbach, dçinde Tludi- nisberch, deinde in alia Rumbach, deinde in Bureberch, exinde in ter- tia Rumbach, deinde autem pergit in Achinis Ragni, inde in fersta per ducias el confinia, inde per Laimaha fluvio in valle de ambas ripas, per marca Garmaringa et Odeldinga usque Deophanpol, et inde per Lai- maha fluvio, de alia ripa usque ubi Audenbach in Laimaha conduit, et pergit per ipso fluviolo usque radi- ées Stophanberch per valle, sub in- tegritate ipsius monte usque in Stagnbach, inde per Rivadmarca, Odeldinga et Garmaringa, et inde per confinia usque in Deophanpol. lsta omnia per loca denominata, marcas et conûnia, totum et ad in- tegrum infra ipsos unes, tam pisca- tione quamque avis capiendo, ad ipso sanclo loco concedimus, atque pro oportunitate ecclesiae indultum esse volumus; et jubemus ut per au lieu dit Bobolino-cella', et par- tant de l'embouchure de I'Aetsinis- bach* dans la Laima, puis en remon- tant PAetsinisbach jusqu'à sa source; puis aussi Nannenstol9, de là par la montagne jusqu'au Rombach4; puis à Tludinisberch1; de là au deuxième Rombach6, le Bureberch7 et le troi- sième Rombach8; puis, d'autre part, en remontant le raiu d'Achinis9, puis par la crête suivant les fron- tières du diocèse ; puis par la vallée sur les deux rives de la rivière Lai- maha, par les forêts Garmaringa et Odeldinga jusqu'à Deophanpol10; puis, en suivant l'autre rive de la rivière Laimaha, jusqu'à l'endroit où l'Audenbach11 se jette dans la Laimaha, el en remontant ce petit ruisseau par le vallon jusqu'au pied du Stophanberch12, en laissant de côté cette montagne, jusqu'au Stagn- bach'3; puis par les forêts Rivadmarca, Odeldinga et Garmaringa, el enfin par la frontière jusqu'à Deophanpol. Nous accordons à ce saint lieu le -droit de pêche et de chasse aux oiseaux dans toutes les localités, fo- rêts et confins dénommés et entiè- rement compris dans les limites in- diquées, et voulons que ce soit au profit de l'église; nous ordonnons 1. La Vancelle. 2. Ruisseau de la Vancelle. 3. Le Chalraont. 4. L'Àllemand-Rombach. 5. Montagne près de Misloch. 6. Le Grand-Rombach. 7. Berbuche, montagne. 8. Le Petit-Rombach. 9. La Goutte de Saint-Biaise. 10. Le Ried, et plus particulièrement la Gemein-mark. 11. Le Saarbach. 12. Montagne du Hoh-Kœnigsbourg. 13. Le Steinbach, à Orscbwiller. Digitized by Google - 306 - tota illa foreste nostra, foras ipsos finis denominatas, pastura ad eorum pecunia ex nostra indulgentia con- cessum habeat. Praecipientes enim jubemus ut nullus quislibet de fidelibus nostris, neque de judiciaria potestate, qui ipsa casa Dei vel rectores ejus de ipsa loca denominata inquietare, nec conderanare, nec conlra rationis or- dine facere non presumatis, nec vos, neque juniores, seu successores- que vestri; sed pro mercedis nostre augmentum, vel stabilitatem regni nos tri, in luminaribus ipsius eccle- siae, vel ad stipendia servorum Dei ibidem consistentium, evis tempori- bus proficial in augmentis, qualiter delectet ipsa congregatione pro nos et uxore nostra, etiam et prolis, Do- mini misericordia attentius exorare. Et haec auctoritas firmior habea- tur vel per tempora melius conser- vetur, manu propria subter firma- vimus et de anulo nostro sigillare jussimus. Signum (loc. monogr) Garoli glo- riosissimi régis. Vuigbaldus ad vicem Hitherii re- cognovi et subscripsi. Datavi octavo decimo Kalendas Octobris, anno sexlo régnante domno nostro Carolo gloriosissimo rege. Âctum Dura palatio publico. aussi qu'il jouisse de la faveur que nous lui concédons, de faire pâturer ses troupeaux par toute notre forêt susdite, même en dehors des limites indiquées. Mandons et ordonnons que nul de nos fidèles, quel qu'il soit, ni aucun magistrat n'ose inquiéter ou condamner cette maison de Dieu ou ses recteurs au sujet des localités dénommées, ni faire quoi que ce soit contre le droit, ni vous, ni ceux qui vous succéderont; mais que pour augmenter notre récompense etpour la stabilité de notre royaume, ces biens prospèrent et s'accroissent dans les siècles futurs pour l'entre- tien des luminaires de cette église et la nourriture des serviteurs de Dieu qui y demeurent, afin que la congrégation implore avec joie et ferveur la miséricorde de Dieu pour Nous, notre épouse et nos enfants. Et pour donner plus de force à la présente lettre et la rendre durable pour les temps futurs, nous l'avons revêtue de notre signature et l'avons fait sceller de notre anneau. Seing {rnonogr.) du très glorieux roi Charles. Wigbald en place de Hithère ai vu et signé. Donné le 18 des calendes d'oc- tobre, la sixième année du règne de notre très glorieux roi Charles. Fait au palais de Duren. Digitized by Google - 307 - IL Dans ce diplôme, Charlemagne déclare qu'il donne au couvent fondé à Fulradovilla aliqua loca silvestria in pago Alisacense, ex marca fisco nostro Quuningeshaim plusieurs lieux boisés, situés en Alsace, faisant partie de la marche fiscale de Kintzheim. Hoc est silva ex foreste nostra superius nominata, c'est une partie de notre forêt ci- dessus nommée. Ici l'expression de loca silvestria est synonyme de forêt, dans le sens le plus étendu de ce mot: elle comprend les bois, les broussailles, les ri- vières et les ruisseaux dans la forêt, les étangs, les marais, les pâturages et les prés non cultivés, le gibier et les oiseaux, en un mot tout ce qui constitue ou se rattache au sol forestier. C'est la jouissance de toutes ces choses, droit de prendre du bois pour construire des habitations et pour d'autres usages, droits de pâture, de pêche et de chasse aux oiseaux, dans les forêts appelées Garmaringa, Odeldinga et Rivadmarca, que Charlemagne concédait au sanctuaire de Lièpvre pour le bien de l'église. Il lui accordait de plus le droit de parcours ou de faire paître les troupeaux dans toute l'étendue de la marche de Kintzheim, même en dehors des limites indi- quées, foras ipsos finis denominatas. Il n'est pas fait mention dans le diplôme de 774, comme dans les chartes postérieures, mais toutes supposées, en faveur du prieuré de Lièpvre, de cession de terres labourées, champs, habitations, hommes, cens, dîmes, etc., suivant la formule que l'on rencontre dans les actes similaires des rois des deux premières races. C'est que les limites décrites renfermaient des propriétés déjà antérieurement détachées du domaine royal, telles que celles qui faisaient partie des seigneuries de Widon et de Riculphe, par- venues à Fulrad, et les dotations faites à diverses abbayes qui possédaient des cours avec dépendances dans ces parages, avant et après l'année 774. Le prieuré de Lièpvre n'y possédait en propre que les biens-fonds que Fulrad avait légués à l'abbaye de Saint-Denis et que nous croyons recon- naître sous la dénomination de cterre de Saint-Denis» dans les documents du quinzième au dix-huitième siècle. La forêt de Chalmont paraît avoir fait partie de ces biens, car elle resta la propriété exclusive du Chapitre de Saint-Georges à Nancy qui avait succédé aux droits de l'abbaye- de Saint-Denis, jusqu'à la Révolution française, où elle fit retour au domaine national. Il est probable aussi que le terrain situé entre le ruisseau de Frarupt Digitized by Google r - 308 - et celui du Molenbach et aboutissant à la fersta et au Bogenstein (Ram- stein), appartenait déjà à Fulrad. Cela semble ressortir de ce fait que le prieur avait des droits spéciaux dans ce canton : tltem, le Prieur a telle franchise que nul ne doit pescher ne mai que « lui ou de par luij du ru de Foraru (Frarupt) au ru de Molenbech qui est «devant la place où on dit la maladerie; et du ru de Molenbech jusques à cBogenstaing (Ramstein) la moitié de la pescherie est au prieur. a Item le Prieur doit peschier par toute la terre Saint-Denis jusques sus cfestes1.» Dans les autres forêts, les droits d'usage et de pâturage étaient exercés en commun par le prieuré de Lièpvre et les communautés circonvoisines qui avaient succédé ou s'étaient substituées aux propriétaires primitifs/ Cette indivision qui, pour certains bois, n'a cessé définitivement que vers le milieu du siècle actuel, en 1842, devait amener entre les usagers de fréquentes contestations qui se terminaient ordinairement par des arbitrages ou par des jugements rendus sur enquêtes et sur production de titres de possession. La plupart de ces sentences adjugeaient la propriété du fonds aux com- munes, tout en reconnaissant les droits d'usage des forêts au prieur et à ses sujets, les hommes de Saint-Denis. L'étude de ces documents et des titres colongers de Saint-Hippolyte, de Bergheim et de Guémar, nous a permis de reconstituer les limites que nous avons indiquées sommairement plus haut, et nous a fourni le moyen, suivant l'heureuse expression de M. X. Mossmann, de «faire parler» la charte de Charlemagne. III. Nous allons maintenant essayer de déterminer les limites de cette do- nation, et de remplacer par les dénominations modernes les vieux noms que le cours des temps a fait disparaître. Seuls ont été conservés les noms des trois Rombach, qui nous faciliteront notre tâche pour la première partie du texte. nDe una parte Laimaha, ubi dicitur Bobolino-ceUa, et inde primUus atibi Aetsinisbach venit in Laima, inde vero per Aetsinisbach ubi ipse € surgit, inde etiam Nannenstol, deinde autem monte usqye ad Rumbach, 1. Déclaration des droits du prieur de Lièpvre, de 1423. {Arch. de Meurthe-et-Moselle.) Digitized by Google - 309 - a deinde Tludinisberch, deinde in alia Rumbach, deinde in Bureberch, aexinde in tertia Rombach, deinde autem pergil in Achinis ragni * Le point de départ est nettement indiqué : c'est la rive gauche de la Lièpvrette, au lieu dit Bobolino-cella (ravant-celle, La Vancelle actuelle), en partant du confluent de YAetsinisbach (le ruisseau de la Vancelle) avec la Lièpvrette. Parlant de là, la limite suit ce ruisseau jusqu'à sa source, arrive à Nannen- stol (ou Nannensloldt, dipl. de Lothaire), et de là par la montagne jusqu'au Rombach. Nannenstol pourrait être l'ancien Eichberg, Chânemont en patois, devenu plus tard Chalmont et même Charlemont, qui se trouve entre la Vancelle et le premier des Rombach, YAlmend ou Allemand-Rombach. Puis nous arrivons au Tludinisberch (ou Thidinisberch, dipl. de Lothaire), et de là au second Rombach dit le Grand-Rombach. Nous ne voyons guère que l'une des montagnes près de Misloch1 actuel, à laquelle puisse s'appliquer le nom de Tludinisberg , entre les deux premiers Rombach. Enfin par le Bureberch nous arrivons au troisième Rombach ou Petit- Rombach. Bureberch n'est autre que le Berbuche actuel1. Nous voici amenés aux bords de la Lièpvrette, que nous traversons. Sur la rive droite, la ligne frontière va par Achinis ragni, c'est-à-dire par le rain d'Echery. Il importe de ne pas penser à l'Echery actuel, situé à 6 ki- lomètres environ du château de Hoh-Eckerich. Ici il s'agit de Viel-Echery, All-Eckerich , aujourd'hui Saint-Biaise. Les deux limites extrêmes de la Vancelle et du Viel-Echery, ou Saint-Biaise, nous sont du reste données par la déclaration des droits du prieur de Lièpvre, du 16 février 1423: « Item, le prieur a telle franchise que quant ung larron ou ung malfaic- «teur a mort deservi et il soit prins en la vallée ne maisque il ne soit prins «au ban de Saint-Biaise ou du Viel-Achery, il doit eslre mené et prê- ts sente en la court du prieur à Lièpvre et le maire ou le doyen au prieur « en doivent faire justice si le prieur ne luy fait grâce. *Item, le fourestier qui warde Chânemont doit gaiger tous ceulx qu'il «voit et trouve et le gaige qui est prins de jour doit deux sols pour « l'amende et de nuyct cinq sols. > (Archives de Meurthe-et-Moselle, Layette Val de Lièpvre, n° II.) 1. Misloch, dépôt de la guerre. — Miisloch, Cassini. — Misseloch, 1662. — Misloc et Mizeloch, dix-huitième siècle, et non Meusloch, comme l'écrit M. Loepbr (Jahrbuch des Vogesen-Clubs , II, p. 73). 2. Berbuche, Stoffel et cadastre. — Barbuche, 1662. — Burbuche, Cassini. — Ber- beuchet 1782. Digitized by Google - 310 - Une traduction en allemand de celte pièce, produite en 1435, porte: a Item, der Probsthel ouch die frijheit wo eine dijep, oder einer der « den dot vcrschuldel helt gebangen wurt oneth zu Sant Blesen und dem *allen Eckirch dem dorffe der soll gefûrt werden zu Leberahe in dos aKlosler, und sol sie des Probstesl Meijer und Weibel hûlen und sol der « Probst abjme rihlen. « Des Probesl fôrster der da hûlet des euchberges vindet er ieman an aschaden, den sol er pfenden bij tage fur zwen schilling und bij nacftt a fur fùnf schilling mag ouch der fôrster die nut erstrichen die do schaden a lunt untz an den Bumbach weg und untz an den bach von Wantzelle « und so er kummet uber den berg vorigthe, so helt der fôrster nut macht azu deme mole zu pfendende. » A partir du Rain d'Echery, ou Goutte de Saint-Biaise, nous reprenons l'explication du texte latin : Inde in fersta per dudas et confinia. Fersta est évidemment la First allemande, la crête des montagnes; ducias et con- finia, ou comme le dit plus correctement peut-être le diplôme de Lothaire, per duciasci confinia, ne signifie sûrement ni le duché de Lorraine qui alors n'existait pas, ni le duché d'Alsace, dont les limites n'étaient point là. Nous traduirions volontiers par les confins du diocèse, la ligne qui sé- parait les diocèses de Bâle et de Strasbourg, comme M. le Dr Schricker l'a proposé en 1884 dans le deuxième volume des Strassburger Studien, p. 373 et 374. Cette ligne suivait la limite méridionale du bassin hydrographique de la Lièpvrette par le Brézouards et les crêtes jusqu'au-delà du Tànnichel, puis descendait presque à angle droit vers la plaine jusqu'à 1111 et de là au Rhin, qu'elle rejoignait vis-à-vis du Sponeck. L'on peut admettre qu'au huitième siècle les limites des diocèses quit- taient la ligne de crête pour suivre le cours du ruisseau de Thannenkirch jusqu'au-delà de Bergheim, et se rattachaient dans le Ried à celles de l'archiprêlré de Markolsheim. Dans sa Topographie de la basse Alsace, Ichtersheim indique comme ligne de démarcation des diocèses ainsi que de la haute et basse Alsace, le fossé creusé à travers champs de Berg- heim vers Guémar. Il fait en même temps remarquer que la monnaie suisse avait cours d'un côté de ce fossé, et la monnaie d'empire de l'autre. Il est probable qu'à la suite de l'un des changements de souveraineté, fréquents dans l'histoire de cette contrée, la circonscription ecclésiastique de l'évêché de Bâle se sera étendue jusqu'à l'Eckenbach, par l'adjonction des paroisses de Roderen et de Rohrschwihr; mais la barrière fiscale entre Digitized by Google - 311 — la haute et la basse Alsace fut mainlenue au Landgraben*, creusé enlre Bergheim et Markolsheim. C'est sur cette ligne qu'étaient établis les bureaux de perception des droits sur les denrées et les marchandises, tandis que le péage de l'Ecken- bach, autorisé en 1446 par l'archiduc Albert d'Autriche, était un simple droit de chaussée1. Le texte du diplôme qui nous avait conduit par la Goutte de Sainl- Blaise et fait suivre les limites du diocèse sur la crête, nous ramène ensuite aux bords de la Lièpvrette. Inde per Laimaha fluvio in valle de ambas ripas per marca Garma- ringa et Odeldinga usque Deophanpol. «Puis, par la vallée, sur les deux rives de la rivière Laimaha par les forêts Garmaringa et Odeldinga jusqu'à Deophanpol. » Nous retrouverons plus tard ces noms et nous dirons quelle nous paraît être leur signification probable. La charte de concession, après avoir indiqué à partir du rain d'Echery la limite extérieure sud et le terrain borné par elle, reprend ensuite la ligne frontière du côté nord à partir de la Lièpvrette. On remarquera que toute cette ligne se tient en dehors des limites de la forêt, jadis domaniale, actuellement partagée entre Kintzheim et Séles- ladt. La concession reprend ensuite : per Laimaha fluvio de alia ripa usque ubi Audenbach (ou Andenbach, 1. Voir pour ce fossé: Curiosités d'Alsace, tome Ier, p. 372. — Le bureau qui se trou- vait à l'entrée de Bergheim fut transféré sur la grande route de Sélestadt à Guémar, à la séparation du chemin qui conduit à Bergheim. — Voir Grandidier, Vues pittoresques de l'Alsace, livraison Bergheim, p. 8. — Ichtershejm, Topog. Oberelsass, p. 14. — Carte de Cassini, etc. 2. Ce droit ne frappait que les véhicules, les chars et les charrettes, mais non leur contenu, et le produit en était destiné à l'entrelien d'un chemin « einen farrveg und *strassen mit steinen beschutt und angericht» (Als. dipl., II, p. 380), établi et empierré par le Magistrat de Bergheim et la communauté usagère des bois et pâturages de 1*111, pour servir à leur usage particulier, bien plus qu'en raison de l'utilité et de la défense générale du pays , invoquées dans leur requête. Une autre ligne de péage, située en dehors des limites de la donation de Charlemagne, s'étendait de Ribeau ville à Limbourg, sur la rive droite du Rhin. Ce péage avait été accordé en fief, en 1392, à Bruno de Ribaupierre et à ses fils, par l'empereur Wenceslas. Les successeurs de Bruno ont été maintenus dans ce droit, à charge de l'entretien de onze ponts établis sur la route de Guémar à Markolsheim , sur les conûns de la Gemein Mark et connue sous le nom de Bruckweg. (Arch. du Haut-Rhin, E. 2418 et 2531.) Digitized by Google — 312 - dipl. de Lothaire), in Laimaha con/luit, le long de la Lièpvrette jusqu'à l'embouchure de PAndenbach, ruisseau qui, sous le nom actuel de Saar- bach, sépare la forêt de Sélestadt de celle d'Orschwiller. El pergit per ipso fluviolo usque radiées Stophanberch per valle sub integritate ipsius monte usque in Stagnbach, «en remontant le cours de ce petit ruisseau jusqu'au pied du Kônigsberg, par la vallée, en contour* nant cette montagne jusqu'au Stagnbach (peut-être Staynbach), le Stein- bach!, ripa lapidis, ou ruisseau d'Orschwiller.» Inde per Rivadmarca, Odeldinga et Garmaringa, et inde per confima usque in Deophanpol. De là par les forêts Rivadmarca, Odeldinga et Gar- maringa, puis, en revenant par les confins des diocèses, jusqu'au Ried. Nous voici arrivés à la plus grosse difficulté de notre texte, la significa- tion des noms Deophanpol, Rivadmarca, Odeldinga et Garmaringa. D'après son étymologie, le mot Deophanpol désigne un marais, de l'alle- mand ttiefen Pfuhh, palus profunda* , et paraît devoir s'appliquer ici à la contrée marécageuse qui commence, vers Saint-IIippolyte, immédiate- ment auprès de la route de Sélestadt à Guémar, et s'étend jusqu'aux forêts de 1111 et aux pâturages du Ried8. M. Fôrstemann, dans YAltdeutsches Namenbuch, fait dériver le nom de Rivadmarca de Riud, signifiant rubicundus; cette étymologie s'adapterait assez bien à la couleur du terrain sablonneux provenant du grès vosgien du massif du Hoh-Kœnigsbourg et de ses ramifications. Rivadmarca parait être l'ancien nom de la forêt appelée Gefùrst, décrite ainsi qu'il suit au titre colonger de Saint-Hippolyle : « § 8. — Ad predictam curiam pertinel unum nemus quod vulgo nun~ « cupatur das gefùrste, et illud incipit in Longomonte, vulgo an dem Lan- «genberge, et trahit in ultra ripam quo vulgo dicitur der Bollenbach, et € trahit in mediam ripam Lebrahe, et trahit de praedicta ripa Lebrahe « usque ad ripam Saherbach, et trahit de ripa Saharbach sursum pênes 1. Le ruisseau qui descend de la montagne du Hoh-Kœnigsbourg à Orschwiller, porte le nom de Breitenbdchel sur la carte allemande au '/«o*- Nous trouvons les deux noms dans les renouvellements de biens de l'abbaye d'EbersheimmQnster à Orschwiller, en 1548, pour des champs et des prés situés amf im ou tijf dem Steynbach, in Orschwyler bann, et des vignes situées am Breytenbach, in Ktingsheimer bann. {Arch. du Bas-Rhin, H. 222.) 2. Cf. FOrstemann, Altdeutsches flamenbuch, tome II. 3. Ried ou Riet est le nom de plantes telles que le jonc et ses congénères, qui croissent dans les terrains marécageux et, par extension, a été donné à ces terrains mêmes. Digitized by Google - 813 - tmontem Kùngesperg, rétro Kûngesperg tendendo in ripam Lapidis, des- icendendo usque ad viUam Orschwilre*.» Cette forêt comprenait, à l'exclusion du Kœnigsbourg, le ban d'Orsch- willer avec le Langenberg de Saint-Hippolyte, vers la plaine, et les dis- tricts de Saarbach et de Kalbling, situés entre la forêt de Kintzheim et le Molenbach , vers Lièpvre. On pourrait admettre que la mark Odeldinga, placée entre celles de Rivadmarca et de Garmaringa, formait le territoire d'Audaldovillare* ou de Saint-Hippolyte actuel, la propriété de Fulrad*. La mark Garmaringa bordait VOdddinga de l'autre côté, et il est pro- bable que les trois marches, en s'étendant jusqu'au Ried tusque in Deo- phanpofo, comprenaient aussi la partie du territoire de Guémar4 et d'Ill- haeusern, sur laquelle se trouvent, outre la forêt communale de Bergheim, sur 1*111 , les prés et pâturages communaux aujourd'hui partagés entre les sept communes usagères de la Gemein Mark1, et aboutissant à la limite des départements à l'est, à l'Illwald de Sélestadt au nord, et aux confins du ban de Grusenheim au sud. Ce ne sont là, à vrai dire, que des hypothèses, nous sommes le premier à le reconnaître, et nous les proposons en attendant mieux. Toutefois elles semblent prendre un certain degré de vraisemblance, en ce qu'elles pourraient expliquer l'enchevêtrement de droits de nature diverse, que le prieur de Lièpvre d'une part, les habitants de la Gemein Mark de l'autre, possédaient de temps immémorial dans ces territoires, droits qu'en maint procès on prétendit justifier par la donation de Charlemagne. Ainsi on lit dans un Règlement du Conseil d'État de Lorraine, de 1469a: 1° Les habitants de Saint-Hippolyte et d'Orschwiller sont maintenus dans l'exercice de leurs anciens droits dans les forêts communes (Hinderwald) 1. Griijm, Weisth., V, p. 390. 2. M. Forstemann (op. cit.) indique une seule et même racine pour les noms û'Odel- dinga et d' Audaldovillare. 3. Ce territoire est encore aujourd'hui délimité sur l'ancienne voie romaine, dite Alt- landslrass, entre Bergheim et Orschwiller, par deux bornes miliaires appelées Tune • Sleinerne stutz» et l'autre • loUstôckeh. (Cf. Strassburger Studien, IL Bd., p. 310—312.) 4. Bbatus Rhbnanus, que nous nous contentons de citer, donne le nom de Garma- ringa à la petite Tille de Guémar. (Rerum gertnanicarum , liber III, p. 129 de l'édition in fol. de Bàle, 1551.) 5. Voir sur la Gemeine Mark Hanauer, Constitutions des campagnes de l'Alsace au Moyen âge, page 158. 6. Voy. Pièces justificatives, n° I. b. xv. - (M.) 21 Digitized by Google — 314 - et continueront d'en jouir comme ils l'ont fait jusqu'à présent. Néanmoins le prieur aura toujours pouvoir d'y bailler aux habitants de Lièpvre des terrains à défricher, et d'en employer les bois pour bâtir ou autrement, suivant les besoins de son monastère. 2° La forêt (Gefûrst) mentionnée au titre colonger appartient au prieur, à ceux de Saint-Hippolyle et d'Orschwiller seuls. Lorsque ceux-ci voudront en vendre du bois, ils devront appeler le maire du prieur et ne rien vendre sans lui. La moitié du produit de la vente reviendra au prieur et l'autre moitié aux communautés, pour être employée aux bâtiments et suivant les besoins de leur monastère ou de leurs villes. 3° La forêt dile Kelbling sera mise en réserve. Néanmoins, le prieur devra en donner, tous les quatre ans, un canton de 20 arpens pourvu de bois, que ceux de Saint-Hippolyte et d'Orschwiller pourront exploiter pour y faire des échalas ou autres bois. 4° En outre, le prieur a force et pouvoir (machl und gewald), tant dans cette forêt que dans toutes celles qui sont mentionnées au titre colonger, de prendre à sa volonté les bois de construction ou de chauffage dont lui ou son couvent pourront avoir besoin. Les autres forêts mentionnées au § 6 du titre colonger, visées par le règlement ci-dessus, et dans lesquelles le prieur avait le droit de prendre à volonté le bois de chauffage et de construction pour son usage et celui du monastère, sont celles de Saint-Denis, de Saint-Pierre1, de Saint-Léger et de Breitengiessen*. Deux au moins de ces forêts faisaient partie de la Gemein Mark: celles de Saint-Denis et de Breitengiessen. Une sentence arbitrale, rendue en 1357, à la suite de contestations entre la ville de Bergheim et les seigneurs de Ribaupierre, en adjuge la propriété à ces derniers8. Plus tard, le chapitre de l'église collégiale de Saint-Georges à Nancy, se fondant sur la donation de Charlemagne, avait fait abattre des chênes dans un bois de haute futaie situé près de Guémar, pour la reconstruction de son prieuré du Val de Lièpvre, ruiné pendant la guerre de Juliers. Eberhard, seigneur de Ribaupierre, se fondant sur le droit de retrait, fit enlever les outils des charpentiers et des bûcherons. Le secrétaire de 1. Ou Petersholtz, ban de Guémar. [Archsdu Baut-Rhin, E. 2518.) 2. La cour colongère, niedere Dinghoff, de Bergheim avait aussi part à cette forêt. 3. Hanauer, Constitutions , p. 159. Digitized by Google - 315 — la Régence d'Ensisheim fut chargé de faire une enquête, dont le résultat n'est point indiqué1. Les documents que nous venons de parcourir, établissent suffisamment les droits du prieur sur les forêts, tant de la montagne que de la plaine, comprises entre les limites que nous avons assignées à la donation de Charlemagne. Ces droits étaient partagés avec les communautés de Bergheim, Guémar, Saint-Hippolyte et Orsçhwiller. Nous allons voir que les habitants de ces communautés avaient au&i le droit d'envoyer paître leur bétail, non seu- lement sur leur territoire commun jusqu'à l'Ill et la Blind, mais encore par-dessus la montagne, jusqu'au milieu de la vallée de Liêpvre. Les forêts qui s'étendent sur le versant méridional du Val de Lièpvre, à partir de celle de Kintzheim appartenant à la ville de Sélestadt, jusqu'aux confins de la paroisse de Sainte-Croix, étaient autrefois communes entre les habitants de Liêpvre et ceux des villages de la plaine. Elles ont été partagées vers 1763, et depuis lors le canton de Saarbach, situé entre le ruisseau de ce nom et la limite du département du Bas-Rhin, appartient à la commune d'Orschwiller. La ville de Saint-Hippolyte est devenue seule propriétaire des forêts du Kalbling et du Hinderwald, et il ne reste plus à Lièpvre que le bois de Spiémont avec les anciens défrichements faits aux abords du village, entre la forêt et la Lièpvrelte. Le § A du rotule de Saint-Hippolyte porte : « Curia est ita sita, quodipsa habet taie spacium quod dicitur wunne « und weide, usque ad médium spacium quod dicitur vulgo in die Blinda, «et prediclum spacium tendet se usque illud spacium quod dicitur vulgo <* zuo Struszenlouwen, seu ad mediam ripam molendini quod vulgo dici- «lur Mùlbach, in isto loco qui vulgo dicitur zuo den Kropheten tannen, « sive montes vulgo mitten auf die Virst, et deinde usque in medio fluvio /4 Uhr. n'y a pas la moindre ressemblance entre elles et les traits de ces deux personnages. On serait encore plutôt tenté d'y voir Charlemagne et Pépin le Bref. M. le Président présente au Comité une esquisse des statues en question ; un exemplaire des moulages devant être incorporé plus tard au Musée de la Société, il sera possible de les étudier en détail. M. Wiegand rend compte de la dernière réunion de la sous-commission chargée de veiller ù la publication du Bulletin; on y a fixé le contenu et la date de la publication du prochain fascicule. Celui-ci comprendra la suite des Fragments des chroniques strasbourgeoises ( particulièrement celles de Trausch et de Wencker), recueillies par M. le chanoine Dacheux, ainsi que le travail de M. le chanoine Straub sur les Villages disparus de l'Alsace. Le premier cahier du quinzième vo- lume pourra paraître vers l'automne. M. Salomon donne lecture de la traduction française d'un acte de vente, daté de 1527, par lequel l'abbesse de Hohen bourg, Agnès de Zuck- mantel, cède des terres, situées à Blœsheim, et certains droits, d'une valeur totale de 2000 flo- rins, à Frédéric Bock, de Blœsheim, et il ajoute quelques mots sur cette abbesse, dont Dionysius Albrecht n'a point marqué le nom dans son His- toire de Hohenbourg pour cette date. M. Reinhardt fait hommage au Comité de son volume sur Wangenbourg et ses environs. Remer- ctments. M. Ferdinand Reiber fait également hommage d'une reproduction en fac-similé de l'ancienne gravure, représentant certaines sculptures satiri- ques qui se trouvaient autrefois à la cathédrale, à laquelle il a joint un texte explicatif. Rcmercl- menls. M. le chanoine Dacheux signale une continua- tion de la Chronique de Thann, découverte ré- cemment, et qui se trouve actuellement à Gueb- willer. La séance est levée à 3 */4 heures. Digitized by Google - 12 - Sltzung des Vorstands vom 12. Februar 1890. Vorsltzender : Herr Canonicut Straub. Séanoe du Comité do 12 février 1890. Présidence de M. le chanoine STRAUB. Anwesend sind folgende Vorstandsmitglieder: die Herren Barack, Cbristmann, Dacheux, Fleisch- hauer, Martin, Michaôlis, Frhr. von Mttllenheim- Rechberg, Salomon, Sengenwald, Winckler und Wiegand als SchrifUtthrer. Ihr Ausbleiben baben entschuldigt die Herren Euting, Keller, Reuss uad Schricker. Das Mitglied der Gesellschaft llerr Reinhardt wohnt der Sitzung bei. Eingelaufen sind folgende Scbriften, die zur Ansicht aufliegen : Présents: MM. Barack, Christmann, Dacbeos, Fleischhauer, Martin, Michaêlis, baron de Mûllen- heim-Rechberg, Salomon, Sengenwald, Winckler et Wiegand, secrétaire en fonctions. Excusés: MM. Euting, Keller, Reuss et Schricker M. Reinhardt, membre de la Société, assiste à la séance. Les ouvrages suivants sont déposés sur le bu- reau: Archiv fur Frank furts Geschichte und Kunst, 3. Folge, 2. Band, 1889. Inventare des Frankfurter Sladtarchivs, 2. Band, 1889. Beitràge zur vaterlàndischen Geschichte, neue Folge, Band 111, Heft 2. Basel, 1890. Bulletin de l'Institut archéologique liégeois, tome XXI, 2e livr., 1889. Freiburger Diocesan-Archiv, 20. Band, 1889. Tandel, Les Communes luxembourgeoises , tomes 1 et II, 1889. Favre, Mémoire des cinquante premières années de la Société d'histoire et d'archéologie de Genève (1838— 1888). Genève, 1889. Mittheilungen des historischen Vereins fur Stciermark, XXXVII. Heft, 1889. Nachdem das Protokoll der letzten Sitzung vom 22. Januar verlesen und genehmigt worden ist, macht der Vorsitzende auf zwei Fundgegenstande aufmerksam, die ibm Herr Professor Dr. Schwalbe kurzlich fur das Muséum gegeben hat. Der letztere verdankt dieselben den BemUhungen des Herrn Dr. Pfitzner, ersten Assistenten am Anatomischen Institut, der auch die nahern Angaben Qber die Art des Fundes geliefert hat. Der eine Gegenstand, Reste einer iuenschlichen Figur aus gebrannter Erde mit phallusarligem Ausgang, fand sich etwa vier Meter tief unter dem jetzigen Strassen niveau in der nordûsllichen Ecke des Bauplatzes des neuen Bibliotheks-Gebaudes. Er lag ganz isolirt von den sonstigen dort gemachten Funden, na- mentlich von den Skelettfunden, die in der sUd- westlichen Ecke des Bauplatzes gemacht wur- den. Herr Architekt Meister, der sie gefunden, bestimmte sie sogleich fur die Landessammlung. Der zweite Gegenstand, ein irdener Topf, fand sich ca. zwei Meter unter dem derzeitigen Niveau beim AushebenderFundamente der neuen Augen- klinik (auf dem Gebiete des Blïrgerspitals) in Le procès-verbal de la séance du 22 janvier est lu et adopté. Le Président appelle raltentioo de 6es collègues sur deux objets dont M. le pro- fesseur Schwalbe a fait don récemment au Musée. Lui-même les tenait de M. le docteur Pfitzner. attaché à l'Institut analomique, qui a fait connaître également l'historique de la découverte. Lun des deux objets, restes dune figurine en terre cuite, qui se terminait eu phallus, a été trouvé sur l'emplacement de la Bibliothèque de l'Uni- versité, à l'angle nord-est des constructions nou- velles, et à quatre mètres environ au-dessous du ni- veau actuel de la rue voisine. Il gisait tout à fait à l'écart des autres objets, trouvés dans les mêmes terrains, et notamment des squelettes déterrés à l'angle sud-ouest de l'emplacement en question. M. Meister, architecte, qui mit au jour cet objet, le destinait dès l'abord aux collectious archéolo- giques du pays. Le second objet, soumis au Co- mité, est un pot de terre, trouvé à deux mètres au-dessous du niveau du sol, sur le terrain où l'on construit en ce moment la nouvelle clinique ophtalmologique, dans l'enceinte de l'hôpital Digitized by Google - 13 loser Erde. Auf dem Boden des mit Erde gefûllten Topfes fanden sich die Skelettreste einer Schlange jedoch ohne Schadel. Der Vorsitzende spricht allen beim Fund belheiligten Herren dea Dank der Gesellschaft aus. civil. Au fond de ce vase, rempli de terre, se trouvaient les débris d'un squelette de serpent, mais sans le crâne. M. le Président exprime les remerctments de la Société à tous ceux qui ont pris part à cette double découverte. Herr Winckler legt einen achtseitigen Wûrfel von Bein vor, der aus der Senck'srhen Sammlung in Rufach stammt, mit eingravirten Punkten, die grosse Aehnlichkeit mit den Ornamenten der frankischen Beinkamme zeigen. Ausserdem legt er einen Bronzekelt vor, von einem Meissel oder einer Axt stammend, der bei der Restauration der Burg Nideck gefunden wurde. Zwei alter- thQmliche mit Perlen gestickte seidengefotterte Schuhe, die er in Kaysersberg erworben hat, schenkt er den Sammlungen der Gesellschaft. Dank. M. Winckler soumet au Comité un dé en os, à huit faces, qui provient de la collection Senck à Roufach, et dont les points entaillés présentent une grande ressemblance avec les ornements des peignes en os de la période franque. Il fait voir, en outre, un coin (?) en bronze, qui provient, soit d'un ciseau, soit d'une hache, et qu'on a décou- vert lors des travaux de restauration au château de Nideck. Il offre enfin, pour les collections de la Société, deux souliers antiques de soie, brodés de perles, récemment acquis à Kaysersberg. Re- merctments. Der Vorsitzende macht auf die grosse Wand- karte von Major von TrOltsch aufmerksam, welche in mehrfarbigen Abbildungen eine gemeinver- stândliche Darstellung der bekanntern Fund- gegenstande auf dem Rhein- und deutschen Donau-Gebiet aus der vorrOmischen, rOmischen und alamannisch-frflnkischen Zeit enthait. Die- selbe erscheint im Verlag der Buchhandlung Kohlhammer zu Stuttgart und kostet unaufgezo- gen 1 uff, auf Leinwand aufgezogen mit Staben und Schlaufen zum Aufhangen, 1 JK 50 ^. Der Vorsitzende empfiehlt dièse Karte allen Alter- thumsfreunden aufs warmste zur Anschaffung, da sie nicht blos wissenschaftlichen Werth habe, sondern durch ihre klare Ubersichtliche Anord- nung auch den Laien in die AnfangsgrUnde der heimathlichen Vorgeschichte ohne jede Schwie- rigkeit einfohre. Da kein Zweifel daruber be- stehen kann, dass durch dièse anschaulichen Abbildungen auch in den weitesten Kreisen das allgemeine Interesse fur unsefe Allerthumsfunde geweckt werden und die Verschleuderung der- selben verhûtet werden kann, so schliesst sich der Vorstand dem Vorschlag seines Vorsitzenden an, es môge der hiesige Oberschulrath gebeten werden, far die Anschaffung und Verbreitung dieser Wandkarte in den hôheren Schulen, Lebrerseminaren und Praparandenschulen gtt- tigst Sorge zu tragen. M. le Président parle plus longuement de la grande carte murale de M. le major de Trœltsch, tirée en diverses couleurs, qui présente un aperçu, très facile à saisir, des fouilles plus importantes, faites le long du Rhin et du Danube allemand, et se rapportant aux temps antérieurs à la conquête romaine, aux époques romaine, allamanique et franque. Cette carte a été publiée par la librairie Kohlhammer, de Stuttgart, et coûte en feuilles, 1 uff, montée sur toile, avec rouleaux, 1 JH 50 seulement. M. le Président recommande chaude- ment le travail de M. de Trœltsch à tous les amis des études archéologiques. Il n'a pas seulement une valeur scientifique sérieuse, mais, grâce à sa disposition lucide, il permettra, même au débu- tant, de s'initier sans peine au passé le plus reculé de son pays natal. 11 n'est point douteux que ces tableaux instructifs n'éveillent l'intérêt pour nos fouilles archéologiques dans les sphères les plus étendues, et n'empêchent ainsi que les objets trouvés n'aillent se perdre. Aussi le Comité accepte-t-il la proposition que lui soumet M. le chanoine Straub, de demander au Conseil supé- rieur de l'instruction publique, de faire l'acquisi- tion d'exemplaires de cette carte murale et de la répandre dans les écoles supérieures, les écoles normales et les écoles préparatoires d'Alsace- Lorraine. Digitized by Google - 14 — Herr Christmann macht auf die merkwQrdigen Pelseohohlen bei Sparsbach in den Yogesen auf- merksam, die einst Reiner in der Revue & Alsace 1834 besprochen habe, and die seitdem TOliig unbekannt geblieben seien. Er legt einige daranf bexOgliche Zeichoongen ond Photographien vor and bebâlt sich eine eingehendere Mittheilang darflber vor. Schluss der Sitzung 3 */4 L hr. M. Cbristmann entretient le Comité des grottes curieuses qui se voient près de Sparsbach dans les Vosges, et qui n'ont plus attiré l'attention de personne, depuis que Reiner les a décrites dans la Revue d'Alsace, en 1834. Il fait circuler quel- ques dessins et photographies de ces grottes, en réservant pour plus tard une communication dé- taillée à ce sujet La séance est levée à 3 */« heures. SHzsag «es Varstaads vas 23. April 1890. Voreftsender : H«t Canonial* 8trnnb. Séaaee éi Coaité di 23 avril 1890. Préridenct de M. U chanoine STRACB. Die Sitzung wird um 2 '/» lTbr in der alten Aka- demie eroffhet. Anwesend sind folgende Vorstands- mitglieder: die flerren Cbristmann, Dacheux, Martin, Salomon^hrickerjSengenwaldjWinckler, Wiegand und Reuss als Schriftfùhrer. lhr Ausbleiben baben entschnldigt die Herren Barack, Buting und Keller. Nachdem das Protokoll der letzten Sitzung verlesen und genehmigt worden ist, macht der Vorsitzende auf ein Geschenk aufmerksam, das Herr Zahnarzt Yinet vor seinem Wegzug ans Strassburg unserer Gesellschaft gemacht hat. Es ist eine wohlerhaltene rOmische Aschenume, die am 6. Oktober 1876 beim Ausgraben der Funda- raente des Hauses Trapp in der Weissthurmstrasse Nr. 33 gefunden wurde. Zu gleicher Zeit grub man noch drei ahnliche Gefiasse dort aus, die leider von den Arbeitern zertrQmmert wurden; bei einer dieser Urnen fand man em wohlerhal- tcnes menschliches Skelett, dessen Kopf nach SQdwest gerichtct war. Dank. Der Vorsitzende bringt den Wunsch der Indu- 8triellen Gesellschaft in Mûlhausen, mit unserer Gesellschaft in engere Verbindung zu treten, zur Kenntniss. Sie habe aile bisherigen Publikationen unserer Gesellschaft fur ihre Bibliolhek erworben und wttn8che nun, als Mitglied der Gesellschaft aufgenommen zu werden und die Fortsetzung der Publikationen zu erhalten. Der Antrag wird genehmigt. La séance est ouverte à 2 '/s heures au local de l'ancienne Académie. Présents: MM. Cbrist- mann, Dacheux, Martin, Salomon, Schlosser, Schricker, Sengenwald, Winckler, Wiegand et Reuss, secrétaire en fonctions. Excusés: MM. Barack, Euting et Keller. Le procès-verbal de la séance précédente est lu est adopté. M. le Président dépose sur le bureau un don fait à la Société par M. Yinet, dentiste, avant son départ de Strasbourg. C'est une urne funéraire, bien conservée, trouvée le 6 octobre 1876, eo creusant les fondements de la maison Trapp, faubourg National, 33, en même temps que trois autres récipients pareils, malheureusement bri- sés par les ouvriers. A côté de l'urne on a trouvé un squelette bien conservé, la tête orientée vers le sud-ouest. Remerclments. M. le Président fait également part au Comitt du désir exprimé par la Société industrielle de Mulhouse, d'entrer en rapports plus étroits avec la Société des monuments historiques et de se faire recevoir comme membre titulaire, aûn d'eo recevoir les publications. Adopté. Digitized by Google — 15 — Von der Bewilligung von 3 000 **, welche die Stadtverwaltung fur das Seyboth'sche Werk aus- geworfen bat, wird dem Vorstande Mittheilung gemacht Mitglied Wiegand bringt in Anregung, wie im vorigen Sommer so aucb in diesem Jabre einen gemeinsamen Ausflug zu unternehmen, um auch weitere Kreise der Geseilschaft fllr unsere Ar- beiten zu interessiren, und den Plan desselben rechtzeitig ins Auge zu fassen. Auf Antrag des Vorsitzenden wird nach langerer Diskussion be- schlossen, es mOchten die Vorstandsmitglieder fur die nachste Sitzung eine Auswahl von der- artigen AusflUgen mit genauer Angabe der Ent- fernungen, des Reisewegs und der Reisegelegen- heit zu naherer Beratbung und endgiltiger Be- scblussfassung stellen. L'administration municipale a promis un sub- side de 3000 JL pour faciliter la publication de l'ouvrage de M.Seybotb sur le Vieux Strasbourg. M. Wiegand propose de joindre à la prochaine Assemblée générale une excursion collective, comme on l'a fait Tannée dernière, afin d'inté- resser davantage les membres de la Société à ses travaux. Une assez longue discussion sur la matière se termine par le vote unanime d'une proposition de M. Straub, engageant les membres du Comité à soumettre, dans la prochaine séance, une série de propositions d'itinéraires bien dé- terminés, avec indication des distances, moyens de communication et de réfection matérielle, aûn qu'on puisse se décider en connaissance de cause. Mitglied Martin macht die folgende Mittheilung: Ueber Johannes Rasser, der als Pfarrer von Bnsisheim gegen Ende des 16. Jahrhunderts sich durch Predigtsammlungen und Dramen in der elsassischen Litteraturgeschichte namhaft ge- macht hat, habe ich in der Allgemeinen Deutschen Biographie, Bd. 27, S. 332, gehandeit und im Jahrbuch des Vogesenclubs fur 1889, S. 92, kulturhistorisch wichtigeScenen aus einem seiner Dramen mitgetheilt; seitdem ist mir einiges Neue aus den Akten der Preiburger Universitat bekannt geworden, in welche mir durch Herrn Admini- strator Pfister ein Einblick gQtigst verstattet wurdc. Die Universitat halte die Pfarrstelle in Ensisheim zu besetzen; am 19. Januar 1565 leistete Johannes Rasser ex Ensisheim (dies also sein Geburtsort) Presbyter Basiliensis dioecesis den Eid bei der Uebernahme der Pfarrei. Schon 1583 (30. Marz) wollte er resignieren, erbielt 1586 einen Adjuncten, verhandelte 1587 wegen der ihm nachgelassenen pensio annua (der Ab- gabe an die Universitat), sagte 13. April 1590 deOnitiv wegen LeibesblOdigkeitauf und schenkte am 29. August d. J. der Sitte gemass einen Bêcher im Werth von 40 fl., nachdem er ungefdhr 26 Jahre die Pfarrei versehen und seines erleb- ten Altère und UnvermOgens halber abkûndigen masse. M. Martin demande la parole pour une com- munication sur le poète alsacien, Jean Rasser, curé d'Ensisheim, vers la fin du seizième siècle, et connu par ses recueils de sermons et ses pièces de théâtre. M. Martin a esquissé la bio- graphie de ce poète alsacien dans YAllgemeine Deutsche Biographie (t. XXVII, p. 332) et réé- dité quelques-unes des scènes de l'un de ses drames dans le Jahrbuch du Club vosgien de 1889. Depuis, il a eu l'occasion de recueillir quelques renseignements nouveaux sur Rasser, tirés des archives de l'université de Fribourg et fournis par l'obligeance de M. l'administrateur Pfister. C'est de l'universilé de Fribourg que re- levait la cure d'Ensisheim. Le 19 janvier 1565 « Johannes Rasser ex Ensisheim, presbyter Ba- siliensis dioecesis • (il était donc natif d'Ensis- heim même) prêtait serment à son entrée en charge. Dès le 30 mars 1583 il offrait sa démis- sion, fut pourvu en 1586 d'un vicaire; en 1587 il poursuit des négociations avec l'université au sujet d'une pensio annua qu'il lui doit payer et dont il demande à être déchargé. Le 13 avril 1590 il donne définitivement sa démission pour cause d'infirmités, et le 29 août suivant il offrait, conformément à l'usage, une coupe de la valeur de 40 florins, déclarant qu'après avoir desservi sa paroisse pendant environ vingt-six ans, il devait se retirer pour cause de vieillesse et de Digitized by Google — 16 - Leider ist auch damit weder Geburls- noch Sterbejahr des Dichtere festgestellt. Noch wichtiger ware freilich die Auffindung seines Dramas •Ein christlich Spiel von der Kinderzucht*, 1574, welches Merklen, Histoire de la ville d'Ensishenn, noch gekannt zu haben scheint, das aberseitdem, wie es scheint, spurlos verschwunden ist. maladie. Ces dates, continue M. Martin, quelque intéressantes qu'elles soient, ne nous font coo naître ni la date de la naissance ni celle de la mort du poète. Et plus désirable encore que la découverte de ces dernières serait celle d'un de ouvrages de Rasser: Ein christlich Spiel von der Kinder zucht, 1574, que l'abbé Merklen semble avoir encore connu (Histoire de la ville dTEnsis- heim, II, 193), il y a un demi-siècle, mais qui depuis a disparu sans laisser de traces. Peut-être celte notice mettra-t-elle sur les traces de ce drame alsacien perdu ? Mitglied Winckler legt den Abklatsch einer Inschrift vor, die sich auf einem seit vierzig Jahren im Muséum zu Golmar aufbewahrten, bisher ûbersehenen Steine flndet, und deren Schriftznge ihra grosse Aehnlichkeit mit den Runenzeichen zu haben scheinen. Er habe den Abklatsch auch einigen auf diesem Gebiet kom- petenten Forschern unterbreitet, vor allen Herrn Professor Dr. Henning hier, und hoffe demnâchst eine befriedigende Lesung und Erkliirung dieser merkwttrdigen Inschrift geben zu kOnnen. Schluss der Sitzung um 4 Uhr. M. Winckler soumet au Comité le cliché d'une inscription conservée depuis quarante ans au musée de Colmar; elle se trouve sur un gros bloc de pierre, qui a été fendu lors de sa mise au jour, et les caractères qui la composent semblent être de nature runique. M. Winckler a soumis le cliché à quelques hommes compétents et espère pouvoir donner prochainement une interprétation de la légende. La séance est levée à 4 heures. Sitzung des Vorstands vom II. Juni 1890. Vorsittender : Herr Canonicus Straub. Séance du Comité du II juin 1890. Préaidence de M. le chanoine STRAUB. Anwesend sind folgende Vorstandsmitglieder: die Herren Barack, Christmann, Dacheux, Keller, Kurtz, Martin, Michaëlis, Salomon, Sehricker, Sengenwald, Stamm, Wiegand und Reuss als Schriftftthrer. Von Mitgliedern der Gesellschaff wohnen die Herren Hertzog, Reinhardt und Seybolh der Sitzung bei. Nachdem das Protokoll der letzten Sitzung verlesen und genehmigt worden ist, wird Herr OberIehrerDr.HolIaendervonhier,vorgeschlagen durch Mitglied Wiegand, als Mitglied der Gesell- schaft aufgenommen. Présents: MM. Barack, Christmann, Dacheux, Keller, Kurlz, Martin, Micbaélis, Salomon, Schri- cker, Sengenwald, Stamm, Wiegand et Reuss, secrétaire en fonctions. MM. Hertzog, Aimé Reinhardt et Seyboth, membres de la Société, assistent à la séance. Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. L'admission de M. le Dr A. Holla3nder, proposé dans la dernière séance par M. Wiegaud, est prononcée. Digitized by Google - 47 - DerVorsitzendebericbtet Qber den alten rûmi- schen Meilenstein bei Weitbruch, den einst Herr de Morlet aufgefunden und wieder hergeslellt hatte. Derselbe sei umgebrochen gewesen und sollte von einem Kriegerverein als Gedenkstein an die Anwesenheit des Kaisers im Reichslande mit einer entsprechenden Inschrift versehen werden. Dies zu verhQten, sei Dank der Einwir- kung des Herrn Oberfûrsters Ney und mit Hilfe der Bezirksverwaltung ihm gelungen, er habe die Erlaubniss erhalten, den Stein an der alten Slelle wieder aufrichten und neu befestigen zu lassen unter der Bedingung, dass unsere Gesell- schaft die Kosten trage. Herr Ney wird selbst die GOte haben, dièse Arbeit zu Oberwachen. Da der Meilenstein, der 2 7iMeter hoch ist, keinerlei Inschrift zeigt und an einer Stelle gefunden wurde, die nicht mit absoluter Sicherheit als ROmerstrasse nachgewiesen werden kann, so hait Milglied Michaëlis die Bestimmung des Monuments aïs Meilenstein nicht fur zweifelsfrei. Der Vor- stand bewilligt die fur die Aufstellung desselben notbwendigen Mittel. Der Vorsitzende theilt sodann mit, dass Herr Abbé Lévy, Pfarrvikar zu Herbitzheim, dem Mu- séum unserer Gesellschaft ein Fragment einer rO- mischen Inschrift, das dort gefunden worden sei, geschenkt habe. Schon frûher seien daselbst bei Ausgrabungen ahnliche antike Reste, wie wir aus SchOpflin wissen, zu Tage gebracht worden. Dem Schenkgeber wird beschlossen besonders zu danken. Mitglied Keller erinnert daran, dass Kraus in seinem Werke • Kunst und Alterthum in Elsass- Lolhringen », L, 35, die atteste monumentale Er- wahnung von Brumath auf einem Gippus finde, der als Weihbecken in der Kirche von Monte S. Pietro bei Palestrina dient : Inschrift eines Pu- bliusAelius Tiro, dem Kaiser Commodus das Com- mando der germanischen Reiterei in Brocomagus îlbertrug. Er habe nun neulich von einem gebore- nen Brumather, der jetzt in Marseille angestellt sei, eine genaue nach dem Original genommene Copie dieser Inschrift erhalten, und da finde sich das Wort Brocomagus Qberhaupt nicht darin, statt dessen sei zu lesen equitum Brauconum, so dass jede Bezugnahme auf das Elsass schwinde. B. XV. - (8.-B.) M. le Président entretient le Comité d'une an- cienne pierre milliaire romaine, située dans la forêt de Haguenau, retrouvée jadis par M. de Morlet et restaurée par ses soins. Elle allait être employée naguère comme pierre commémora tive par une société de vétérans, et avait été déjà déplacée quand il a eu connaissance de ce projet, et grâce à l'intervention de M. le garde-général Ney, de Haguenau, et après une correspondance active avec la présidence du département, il a obtenu que cette antiquité serait remise à la place quelle occupait jusqu'ici et consolidée, à la condition toutefois que la Société des monu- ments historiques se chargerait des frais maté- riels de la réfection. M. Ney a bien voulu pro- mettre de surveiller les travaux nécessaires. La colonne milliaire, haute de deux mètres et demi, ne portant aucune inscription et se trouvant d'ailleurs en un endroit où aucune voie romaine n'a été signalée d'une façon plus précise, M. Mi- chaëlis croit devoir exprimer quelques doutes au sujet de la nature de ce monument. Le Comité vote les dépenses nécessaires. M. le Président annonce ensuite que M. l'abbé Lévy, vicaire à Herbitzheim, a envoyé au musée de la Société un fragment d'une inscription dé- couverte dans cette localité, où des fouilles avaient déjà mis au jour des débris analogues au dernier siècle, mentionnés par Schoepflin. — Des remerctment8 sont votés au donateur. M. Keller rappelle que dans le premier volume de son ouvrage: Kunst und Alterthum in Elsass- Lothringen (I, p. 35), M. Kraus parle, à propos de Brumath, d'un bénitier d'origine antique qui se trouve dans l'église de San-Pietro à Palœstrina, comme faisant le plus anciennement mention du nom de cette localité. Or, M. Keller a reçu ré- cemment la copie exacte de l'inscription en question, exécutée sur l'original par un corres- pondant, originaire de Brumath, établi à Mar- seille; d'après cette copie, le mot de Brocoma- gus ne s'y trouverait pas, mais il faudrait lire equitum Brauconum^ ce qui écarterait tout ca- ractère alsatique du monument. Digitized by Google — 48 - Schatzmeister Kurtz verliest die Rechnung des Gescbaftsjahres 1889/90 und bringt zu gleicher Zeit die Namen der verstorbenen, ausgeschie- denen und die Zahlung weigernden Mitglieder zur Kenotniss. Es wird dabei die Frage aufge- worfen, vod welchem Zeitpunkt ab ein neu auf- genommenes Mitglied verpflichtet sei, den jahr- lichen Beitrag zu zahlen. M. Kurtz, trésorier, donne lecture des comptes de l'exercice 1889-90, et fait connaître en même temps les noms des membres démissionnaires, décédés ou refusant de payer. On soulève à cette occasion la question de savoir à partir de quel moment un membre nouvellement admis est tenu de payer sa cotisation annuelle. Der Vorsitzende scblagt vor, den neu eintre- tenden Mitgliedern die Publikationen des laufen- den Jabrs nur dann auszuhândigen, wenn sie den Beitrag zahlen. Mitglied Barack ist der Meinung, man sol le denselben zugleich mit der Mittheilung ihrer Aufnahme auch die Quittung ûber den Jabresbeitrag Uberreichen. In jedem Falle hâlt es der Vorstand fttr wUnschenswerth, derartige Mit- glieder kUnftighin sofort von ibrer Aufnabme zu benachricbtigen, nicht durch die oft nach Monaten erst erfolgende Ueberreichung der Quittung. Die Mitglieder Barack und Wiegand werden beauf- tragt, die Bechnung des Schatzmeisters vor der Generalversammlung zu prûfen. M. le Président propose de ne pas faire parve- nir aux membres entrants les publications de l'année courante, s'ils n'en acquittent la coti- sation. M. Barack est d'avis qu'il faudrait faire tenir aux nouveaux sociétaires, et au même moment, la lettre d'avis, leur annonçant leur admission, et la quittance pour la cotisation de l'année cou- rante. Le Comité est d'avis qu'il serait en tout cas désirable d'aviser dorénavant les membres ad- mis, au moment même où cette admission est prononcée. MM. Barack et Wiegand sont chargés de réviser les comptes du trésorier avant l'as- semblée générale. Herr Seyboth widmet der Geseilschaft ein Exemplar seines soeben erschienenen Werkes: • Das alte Strassburgv. Der Vorsitzende dankt herzlich dafûr, indem er zugleich Herrn Seyboth zur Vollendung dieser schOnen und nutzbringen- den topographischen Àrbeit aufs wftrmste be- glûckwûnscht. M. Seyboth fait hommage à la Société d'un exemplaire de son ouvrage: Das alte Strassburg. M. Straub lui adresse des remerciments, en même temps que des félicitations chaleureuses, pour l'achèvement de cette belle et utile topo- graphie du Strasbourg d'autrefois. Herr A. Beinhardt schenkt der Geseilschaft sein Buch Uber Wangenburg und seine Umgebungen. Dank. M. Aimé Reinhardt fait hommage à la Société de son volume: Wangenburg und seine Um- gebungen. Remerciments. Der Vorstand beschliesst sodann, die General- versammlung aof Mittwoch, den 2. Juli, anzube- raumen. Sie wird in der Akademie zur gewohnten Slunde (2 7* Uhr) abgehaiten werden. Die ausscheidenden Mitglieder des Vorstands sind diesmal die Herren Hartei (verstorben), Keller , Freiherr von Mollenheim - Rechberg , C. Schlumberger und Slamm. Le Comité aborde ensuite la question de la fixation déGnitive de l'Assemblée générale. Après discussion, il s'arrête à la date du mercredi, 2 juillet. Elle aura lieu à l'Académie à l'heure ha- bituelle (2 7* heures). Les membres sortants du Comité sont: MM. Har- tei (décédé), Keller, de Mûllenheim-Recbberg, Camille Schlumberger, de Colmar, et Slamm, rééiigibles. Digitized by Google — 19 - Was den Plan eines Ausfluges der Geselischaft anbelaogt, so gibt der Vorsitzende eine eingehende Uebersicht derjenigen Orte des Unter-Elsass, welche wegen ihrer Alterthûmer und Kunstdenk- maler wie ihrer Lage wegen vorzugsweise ver- dienten besucht zu werden, von Weissenburg, Hagenau, Niederbronn, Zabern an bis auf Haslach, Rosheiin, Andlau und Schlettstadt. Nach lângerer Diskussion beschliesst die Mehrheit des Vorslan- des, Hagenau als Zielpunkt far den Ausflug der Geselischaft zu wîihlen, und nimmt dafOr einen Tag der mit Montag, dem 7. Juli, beginnenden Woche in Aussicht. Herr Canonicus Straub cr- bietet sich, vorher bei Herrn Nessel anzufragen, ob er in jener Woche bereit sei, die Mitglieder der Geselischaft bei ihrem Besuche der Kunst- denkmftler und der wissenschaftlichen Samm- lungen in Hagenau zu geleiten, bezw. welcher Tag ihm am passendsten dafttr erscheine. Der Vorstand erklârt sich damit einverstanden. Quant à la question subsidiaire de l'excursion archéologique, projetée pour les membres de la Société, M. le Président énumère successivement une série de points dignes d'attirer les visiteurs: Wïssembourg, Haguenau, Niederbronn, Saverne, Haslach, Rosheim, Andlau, Schlestadt, en éuumé- rant les antiquités et les curiosités locales de chacune de ces stations. Après une assez longue discussion, la majorité du Comité se prononce pour Haguenau comme point de ralliement des excursionnistes, et pour un jour quelconque de la semaine commençant le lundi 7 juillet. En conséquence, M. le chanoine Straub propose d'é- crire à M. X. Nessel, pour lui demander s'il peut recevoir ses collègues et les guider dans leur visite aux monuments archéologiques et aux collections scientifiques de Haguenau, dans le courant de cette semaine, et quel jour lui serait plus agréable. Le Comité accepte celte proposi- tion. Nachdem der Vorsitzende noch mit wenigen Worten auf die Auffindung einiger grosser rûmi- scher Steinurnen in KOnigshofen, die ieider schwer zu bekommen sein werden, aufmerksam gemacht hat, wird die Silzung um i '/i Ubr gescblossen. Après que M. le Président a informé encore en quelques mois le Comité de la découverte d'un certain nombre de grandes amphores en grès que des fouilles, pratiquées à Kœnigshofen, viennent de mettre au jour, la séance est levée à 4 7i heures. 6eneral-Ver8ammlung vom 2. Jull 1890. Vorsitzender : Herr Canouicus Straub. Assemblée générale du 2 juillet 1890. Présidence de M. le chanoine 8TRAUB. Anwesend sind folgende Vorslandsmitglieder: Barack, Christmann, Dacheux, Fleischhauer, In- gold, Keller, Kurtz, Martin, Michaèlis, Frhr. von Mûllenheim-Rechberg, Reuss, Salomon, Schlosser, Sengenwald, Stamm, Winckler und Wiegand als Schriftfûhrer. Présents: MM. Barack, Christmann, Dacheux, Fleischhauer, lngold, Keller, Kurtz, Martin, Mi- cha(îlis, baron de Mûllenheim-Rechberg, Reuss, Salomon, Schlosser, Sengenwald, Stamm, Winck- ler et Wiegand, secrétaire en fonctions. Als Ehren-Prftsident fungirt der Herr Bezirks- Prasident des Unter-Elsass, Frhr. von Freyberg. M. le baron de Freyberg, président de la Basse- Alsace, assiste à la séance, comme président d'honneur. Ausserdem sind elwa 15 Mitglieder der Geseli- schaft anwesend. Une quinzaine d'autres membres de la Société sont également présents. Digitized by Google — 20 - Der Prasident begrUsst die Versammlung und erstattet dann Bericbt ttber die Arheiten der Ge- sellschaft, zunachst ttber ihre VerOffentlicbungen. Das erste Hefl des XV. Bandes der Mittheilungen ist im Druck und wird noch im Laufe des Jahres ausgegeben werden kônnen. Ausser den Sitzungs- Protokollen, von denen mehrere scbon verOflfent- licht sind, wird dièses Hefl die Fortsetzung unserer Elsâssischen Chroniken bringen. Der frtiher schon besonders ausgegebene Auf- satz Qber die eingegangenen Ortschaften des El- sass sol!, von Neuem durchgesehen und betracht- lich vermehrt mit einer Reihe von Karten und Pianen, im zweiten Heft des XV. Bandes erscbeinen. Après les paroles de bienvenue adressées à l'assemblée, le Président entretient l'assistance des travaux littéraires en voie de publication. Le premier fascicule du volume XV du Bulletin est à l'impression et pourra paraître avant le nouvel an. Outre les procès-verbaux, dont plusieurs ont déjà paru, le fascicule contiendra la suite de nos Chroniques alsaciennes. Le mémoire sur les Villages disparus a été revisé et considérablement augmenté; il formera, avec une série de cartes et de plans, la matière de la seconde livraison. Wie immer, seit der Grttndun* der Gesellschaft, ist die Erhahung der bnulichpn DenkraîHer Gegen- stand besonderer Fnrsorçre gewesen. Wichtige Erhaltungs- und Wiederherstellungsarbeilen sind an den Ruinen des Schlosses Landsberg vorge- nommen worden. Das alte romanische Haus zu Rosheim, das bekannllich Bigenthum der Gesell- schaft geworden ist, wurde neu gedeckt, die alte rûmische Saule aus dem Walde von Weitbruch, die fur einen Meilenstein gehalten wird, wurde vor Verslûmmelung geschtttzt und von Neuem aufgerichtet, der merkwûrdige Choran derKirche vou Pfaffenheim und die Kanzel von Lautenbach, eines der schOnsten Holzschnitzwerke aus dem letzten Jahrbundert, wurden der besonderen Ob- but der Staata-Regierung empfohlen. Es sind in Folge dessen Massregeln getroffen worden, um das erste dieser Bauwerke besser gegen den Zahn der Zeit zu schotzen und das zweite vor der mo- dernen VerschOnerungswuth zu wahren, welche mehr und mehr gewisse Kunstwerke bedroht. Mehrere Ausgrabungen haben unter demSchutz und der Leitung der Gesellschaft stattgefunden, 80 die Ausgrabungen bei Illkirch und KOnigshofen, welche verechiedene Gegenst&nde aus rOmiscber und frankischer Zeit ans Licht gebracht haben. Ein Stein mit rOmischer Inschrift wurde bei Her- bitzheim gefunden und nach Strassburg gebracht, wo er Dank der Schenkung des Herrn Vikar Levi zu Herbitzheim unserm Muséum einverleibt wer- den konute. Ausserdem sind uns noch andere Comme il est arrivé depuis la constitution de notre Société, la conservation des monuments a été l'objet de la sollicitude constante du Comité, D'importants travaux de consolidation ont signalé son action aux ruines du château de Landsberg. La vieille maison romane de Rosheim, devenue propriété de la Société, a été couverte, la colonne antique de la forêt de Weitbruch, considérée comme colonne milliaire, a été redressée et sauvée de la dégradation, le remarquable chœur de l'église de Pfaffenheim et la chaire de Lautenbach, une des plus belles œuvres de sculpture en bois du dernier siècle, ont été vivement recommandés à la sollicitude de l'État. Les mesures sont prises pour préserver le premier de ces monuments contre l'action du temps, et pour garantir le se- cond contre la manie d'embellissement, qui me- nace de plus en plus certaines œuvres d'art Quelques découvertes ont eu lieu sous le pa- tronage de la Société. Le Président cite les fouilles opérées près dlllkirch et de Kœnigshofen, qui ont mis au jour des objets de l'époque romaine et de l'époque franque. Une pierre avec inscription romaine a été trouvée près de Herbitzheim et transportée à Strasbourg. Elle est incorporée à notre Musée, grâce à la générosité de M. Levi, vicaire de Herbitzheim. D'autres objets ont été donnés pour nos collections, notamment une Digitized by Google 21 Gegenstftnde far unsere Sammlungea gegeben worden, so vor Allem eine schOne Aschenurne, eioe Reihe rOmischer Mûnzen u. s. w. Besonderer Dank gebûhrt der Yerwaltung fur ihre jâhrlichen Beitrflge zur Unterstûtzung unserer Arbeiten uod fttr die hochherzige, libérale Art, mit der sie in besonderen Failea uasere Gesuche zu Guostea grOsserer wissenschaftlicher Unter- nehmungen aufgenommen hat. Nur durch ihre reicbliche Subvention, indem Se. Durchlaucht der Forst-Statthalter 2 500 JL und die Stadtverwaltung von Strassburg 3000 JL bewilligte, istdieprftch- tige Ausgabe des interessanten Werkes uoseres Gollegen A. Seyboth • Das alte Strassburg • zu Stande gekommen. Herr Schatzmeister Kurtz legt den Kassenbericbt der Geselischaft vor. Der Bericht ist durch die Vorstandsmitglieder Barack und Wiegand geprûft uud richtig befunden worden. belle urne cinéraire, une série de monnaies ro- maines, etc. L'Administration continue ù encourager les efforts de la Société par les allocations annuelles de subsides et en tenant gracieusement compte de son intervention en faveur d'œuvres patrioti- ques. C'est ainsi que l'édition du remarquable ouvrage de notre collègue M. Seyboth, Das alte Strassburg, est devenue possible, grâce à une subvention de 2500 UT, accordée par S. A. le prince de Hoheniohe, Statthalter d'Alsace- Lorraine, et moyennant une allocation de 3000 uf, votée par le conseil municipal de la Ville. M. Kurtz, trésorier, présente à l'assemblée, qui les approuve, les comptes des receltes el dépenses pour l'exercice écoulé, vérifiés déjà par MM. Ba- rack et Wiegand, membres du Comité, et certifiés exacts. Digitized by Google - 22 — Reeluiiiiig' pro 1880/90. EINNAHMEN. Ordinarium der Einnahmen. Kapitel I. Zinsen von Kapitalien. Einkassirung der Zinsen der Reichsan- u* leihe-Briefe 175 56 Zinsen der bei der Elsass-Lothringi- schen Bank auf Kontokorrent hin- terlegten Fonds 16 93 u* 192 49 Kapitel H. Beitrâge der Mitglieder. 1. In Strassburg einkassirte Beitrâge fur 1889, 106 Quittungen. 2. Ausserhalb 196 » 302 i wozu 4 » aus dem Yorjahr hinzukommen, deren Beitrag seitdem eingegan- gen ist 306 > Zu 8 Mark per Quittung, ergibt 2,448 — Von der Stammrolle sind abgetrennt worden . . 331 Quittungen wovon sich 29 » auf gestorbene und ausgetretene Mitglieder, sowie auf annullirte und rectifizirte Karten beziehen, bleiben 302 » wozu 4 » aus dem Vorjahr hinzukommen. Gleicher Betrag . . 306 » ur 2,640 49 Zu ûbertragen .... 2,640 49 Digitized by Google - 28 - Comptes de 1889 /90. RECETTES. Recettes ordinaires. Chàp. Ier. Intérêts de capitaux. Encaissement des intérêts de la Reichs- Jk anleihe 175 56 Intérêts du compte courant déposé à la Banque d'Alsace et de Lorraine. 16 93 jl _ _ 192 49 Chap. II. Cotisations des sociétaires. 1° Cotisations perçues pour l'exercice 1889 à Strasbourg 106 quittances. 2° Au dehors 196 » 302 » plus 4 » ajournées l'année dernière et re- couvrées depuis. 306 » à 8 marcs l'une, fait 2,448 — Il a été détaché du registre à souche 331 quittances, dont 29 » se rapportent à des décès, des dé- missions, des rectifications et an- nulations, restent 302 » plus 4 » provenant de la gestion précédente. 306 » chiffre égal au précédent. ^ ~~ 2,640 49 A reporter .... 2,640 49 Digitized by Google — u - Uebertrag .... 2,640 49 Kapitel IH Subventionen. Subvention des Bezirks Unter-Elsass jl pro 1889/90 600 — Subvention des Bezirks Ober-Elsass pro 1889/90 400 — Subvention des Ministeriums von Elsass-Lolhringen fur Ankauf von ge- schichtlicben Denkmâlern und Gegen- stânden fur das Muséum 1,200 — 2,200 4,840 49 Extraordinarium der Einnahmen. ur Rechnungs-Saldo vom Jahr 1888 5,995 10 Ertrag durch den Verkauf von Exemplaren des Hortus deliciarum 81 — 6,076 10 10,916 59 Récapitulation : Einnahme-Ordinarium 4,840 49 Einnahme-Extraordinarium 6,076 10 Gesammt-Summe der Einnahmen . . . 10,916 59 AUSGABEN. Ordinarium der Ausgaben. Kapitel I. Verwaltungskosten, Bureau und Mobilier. § 1. Unterhaltung des Sitzungslokals und des Muséums. A. Bewachung des Sitzungslokals und des Muséums. Vergûtung an den Wâchter des Lokals fur das Jahr 1889 250 - B. Feuer-Versicherung des Mobiliars und der Bibliothek 67 20 C. Ausgaben gelegentlich der General-Ver- sammlungen 57 70 D. Unterhalt des Museums-Gartens 50 75 Zu Ûbertragen .... 425 65 Digitized by Google — 25 — Chap. III. Subventions. Subvention de la Basse-Alsace pour jl 1889/90 600 - Subvention de la Haute-Alsace pour 1889/90 400 — Subvention du ministère d'Alsace- Lorraine pour acquisition d'objets an- tiques pour le musée 1,200 — Report .... 2,640 49 2,200 — 4,840 49 Recettes extraordinaires. JL Reliquat actif du compte de 1888 5,995 10 Produit de la vente d'exemplaires du Hortus deliciarum 81 — 6,076 10 10,916 59 Récapitulation : Recettes ordinaires 4,840 49 Recettes extraordinaires 6,076 10 Total des recettes . . . 10,916 59 DÉPENSES. Dépenses ordinaires. Chap. Ier. Frais de bureau, d'administration et de mobilier. § 1. Entretien du local des séances et du musée. A. Garde du local et du musée. Salaire du gardien pour les 2e, 3e et 4e trimestres de 1889 et 1er trimestre de 1890 250 — B. Assurance du mobilier et de la biblio- thèque contre l'incendie 67 20 G. Dépenses pour les réunions générales . . 57 70 D. Entretien du jardin du musée 50 75 A reporter .... 425 65 B. XV. — (S.-B.) 2* Digitized by Google - 26 — Uebertrag .... 425 65 E. Ausserordentliche Bewachung des Mu- séums wàhrend der Tage, wo dasselbe dem Publikum zugânglich gemacht wird. 250 — F. Unterhaltung der Steindenkmaler und des Mobiliars des Muséums 97 94 at 773 59 § 2. VerwaltuDgskosten. A. Vergutung an den Beamten des Prasi- denten 160 — B. Vergutung an den Beamten des Kassirers. 120 — 280 - § 3. Bùreau-Kosten. A. Porto der Korrespondenz und fur ver- schiedene Sendungen 31 43 B. Versendung der Zeilschrift der Gesell- schaft 214 06 C. Tràgerlohn der Zeitschrift (Bulletin) und Einladungskarten in der Stadt, und ver- schiedene Kommissionen 32 — D. Heizung des Sitzungslokals und des Mu- séums . 28 88 306 37 § 4. Einkassirungskosten. A. Einkassirung der bei den Strassburger Mitgliedern erhobenen Beilrage 32 — B. Einkassirung der durch die Post erhobenen Beitrâge der auswàrts wohnenden Mit- glieder 103 30 135 20 Kapitel IL Ausgrabungen, Nachforschungen, Erhaltungs- arbeilen und Erwerbungen fur das Muséum. § 1. Ausgrabungen. Ausgrabungen in Illkirch 49 50 Zu ûberiragen .... 49 50 1,495 16 Digitized by Google - 27 - Report .... 425 65 E. Dépenses supplémentaires pour garde du musée pendant les jours où il est ouvert au public 250 — F. Entretien des monuments lapidaires et du mobilier du musée 97 94 773 59 § 2. Frais d'administration. A. Indemnité au commis du président. . . . 160 — B. Indemnité au commis du caissier 120 — 280 - § 3. Frais de bureau. A. Affranchissement de la correspondance et d'envois divers 31 43 B. Affranchissement du Bulletin expédié aux membres par la poste 214 06 C. Transport à domicile du Bulletin, de lettres de convocation et commissions diverses. 32 — D. Chauffage du local des séances et du musée 28 88 "" 306 37 § 4. Frais de perception. A. Encaissement des quittances des cotisa- tions payées par les membres domiciliés à Strasbourg 32 — B. Encaissement des quittances recouvrées au dehors par la poste 103 20 135 20 Chap. II. Fouilles, recherches, travaux de conservation et acquisitions pour le musée. § 1. Fouilles. Fouilles faites à Illkirch 49 50 A reporter .... 49 50 1,495 16 Digitized by Google — 28 - Uebertrag .... 49 50 1,495 16 § 2. Erhaltungsarbeiten. Erhaltungsarbeiten am Landsbergerschloss (als Beitrag zu den an selbem Schlosse durch Hrn. Frhrn. Rud. von Tûrckheim unternommenen Erhaltungsarbeiten) . . 1,000 — § 3. Erwerbungen fiir das Muséum. Erwerbungen bestehend aus rômischen und frànkischen Grabfund - Gegenstànden , 2 mittelalterlichen Giessgefassen, alten Glâsern, 2 astronomischen Ringen, meh- reren Miniaturen u. s. w. u. s. w 1,170 — _ 2,219 50 Kapitel III. Herausgabe der Mittheilungen der Gesellschaft. Gezahlt an die Buchdruckerei Schultz & Comp. fur den Druck der zweiten Lieferung des XIV. Bandes und die Berichte Nr. 3 und 4 von 1887 und Nr. 1 von 1888 ... 503 63 Kapitel IV. Verschiedene und unvorhergesehene Ausgaben. A. Verschiedene Ausgaben 40 — B. Kommissions- und Verwahrungsgebûhr der Geldbriefe der Gesellschaft 1 64 C. Reisekosten 17 50 _ " 59 87 4,278 16 Extraordinarium der Ausgaben. Herausgabe des Hortus deliciarum. Gezahlt an Herrn Kramer, Photograph in Kehl, den letzten Abschlag zur fûnften Lieferung des Hortus deliciarum 750 88 5,029 04 Digitized by Google — 29 — Report .... 49 50 1,495 16 § 2. Travaux de conservation. Travaux de conservation exécutés au châ- teau de Landsberg (subvention à M. le baron Rodolphe de Tûrckheim pour les dits travaux) 1,000 — § 3. Acquisitions pour le musée de la Société. Acquisitions consistant en objets provenant de tombes romaines et franques, 2 vases du moyen âge, d'anciens vers, instru- ments astronomiques, miniatures, etc., etc 1,170 — 2,219 50 Chap. III. Publication du Bulletin de la Société. Payé à la maison Schultz & O pour impression de la deuxième livraison du tome XIV du Bulletin, ainsi que des procès-verbaux n°» 3 et 4 de 1887 et n° 1 de 1888. 503 63 Chap. IV. Dépenses diverses et imprévues. A. Dépenses diverses 40 73 B. Commissions et droits de garde pour les titres déposés à la Banque d'Alsace-Lorraine. ... 1 64 C. Frais de déplacement 17 50 59 87 4,278 16 Dépenses extraordinaires. Publication du Hortus deliciarum. Payé à M. Kràmer, photographe à Kehl, le dernier acompte de la cinquième livraison du Hortus deli- ciarum 750 88 5,029 04 Digitized by Google — 30 — RECAPITULATION. Einnahmen. Ordinarium der Einnahmen. Kapitel I. Zinsen von Kapitalien 192 49 — IL Beitrage der Milglieder 2,448 — — III. Subventionen 2,200 — ** 4,840 49 EcUraordinarium der Einnahmen. Rechnungs-Saldo vom Jahr 1888 5,995 10 Ertrag des Verkaufs des Hortus deliciarum. . . 81 — " 6,076 10 Gesammt-Summe der Einnahmen .... 10,916 59 Ausgaben. Ordinarium der Ausgaben. Kapitel I. Verwaltungskosten, Bureau und Mo- biliar 1,495 16 — II. Ausgrabungen, Nachforschungen, Er- haltungsarbeiten und Erwerbungen fur das Muséum 2,219 50 — III. Herausgabe der Mittheilungen der Gesellschafl 503 63 — IV. Verschiedene und unvorhergesebene Ausgaben 59 87 —— 4378 16 Extraordinarium der Ausgaben. Herausgabe des Hortus deliciarum . 750 88 Gesammt-Summe der Ausgaben . . . 5,029 04 Digitized by Google - 31 - RÉCAPITULATION. Recettes. Recettes ordinaires. jl Chapitre Ier. Intérêts de capitaux 192 49 — II. Cotisations des sociétaires 2,448 — — III. Subventions 2,200 — jl 4,840 49 Recettes extraordinaires. Reliquat actif du compte de 1888 5,995 10 Produit de la vente du Hortus deliciarum .... 81 — 6,076 10 Total des recettes .... 10,916 59 Dépenses. Dépenses ordinaires. Chapitre Ier. Frais de bureau, d'administration et de mobilier 1,495 16 — II. Fouilles, recherches, travaux de conservation et acquisitions pour le musée 2,219 50 — III. Publication du Bulletin de la Société 503 63 — IV. Dépenses diverses et imprévues . . 59 87 4,278 16 Dépenses extraordinaires. Publication du Hortus deliciarum 750 88 Total des dépenses 5,029 04 Digitized by Google — 82 — Schlussbilanz : Einnahmen 10,916 59 Ausgaben 5,029 04 Rest 5,887 55 der sich folgender Weise vertheilt : Bei der Elsass-Lothringischen Bank aufbewahrte Gelder . . 1,072 90 In der Kasse 159 35 Bei dem Prâsidenten hinterlegt 320 — Durch den Ankaufpreis vertretener Werth der Geldbriefe der Reicbsanleihe, die bei der Elsass-Lothringischen Bank deponirt sind . . 4,335 30 5,887 55 ■f je # *r*r* ^ Digitized by Google - 33 - Balance : Receltes 10,916 59 Dépenses 5,029 04 Reliquat 5,887 55 qui se décompose de la manière suivante : «* Fonds déposés à la Banque d'Alsace-Lorraine 1,072 90 En caisse 159 35 En dépôt chez le Président 320 — Valeur représentée par le prix d'achat des titres de l'Em- prunt d'Allemagne, déposés à la Banque d'Alsace-Lor- raine 4,335 30 5,887 55 Digitized by Google — 34 — Der Voraitzende spricbt Herrn Kurtz im Namen der Gesellschaft deo Dank fur seine Mûhwaltung ans. Le Président exprime à M. le trésorier les re merdments de la Société poor son travaiL Ebe zur Ërnenerong des Yorstandes geschritten wird, rerliest der Président eineo Brief des Herrn C Schlumberger ans Colmar, dessen Yor- standsmandat ablàuft, in dem derselbe angesicbts seines danerndeD Krankheitszuslandes billet, Ton seiner eventuellen Wiederwahl Abstaod zo neh- meo. Herr Fleiscbbaoer ersacbt dagegen, der Bitte nicbt zu willfahren ond die verdienstlicne Milwirknng des Herrn Sclilumberger der Gesell- schaft zu erbalten. Arant que rassemblée ne procède aux élections pour le renouvellement du Comité, M. le chanoine Stranb donne lecture (Tune lettre de M. Camille Schlomberger, de Colmar, membre sortant, qui demande à ne pas être réélu, tu son état de santé précaire. M. Fleiscbbaoer demande, an contraire, qu'on ne s'arrête pas au Tœu exprimé par l'honorable maire de Colmar, et que l'on conserve à la Société les services si utiles de M. Schlum- berger. Es werden wiedcrgewâblt auf fûnf Jahre die Herren : Keller mit 29 Stimmen , Stamm mit 27 Stimmen, Frhr. Ton Mollenheim-Rechberg mit 27 Stimmen, C. Schlumberger mit 26 Stimmen. Ferner for den verstorbenen Dombaumeister Hartel Herr Seyboth mit 24 Stimmen, ebenfalls auf fûnf Jahre. Le scrutin ayant été ouvert, les membres sor- tants sont réélus, pour cinq ans: M. Keller aTec 29 voix, M. Stamm aTec 27 voix, M. de Mûllenhehn-Rechberg avec 27 voix, M. Camille Schlumberger aTec 26 voix. M. Hartel, architecte de l'Œuvre Notre-Dame, décédé, est remplacé par M. Seyboth, élu par 24 voix, également pour cinq ans. Herr Sengenwald beanlragt die Wiederwahl des bisherigen Priisidenlen der Gesellscbaft, des Herrn Canonicus Straub. Dieselbc wird durch Acclamation bestâtigt und von Herrn Strauh mil einigen Worten des Dankes angenommen. M. Jules Sengenwald propose la réélection do Président actuel de la Société, M. le chanoine Straub. Cette proposition est votée par acclama- tion, et M. Straub exprime à (assemblée toute sa reconnaissance pour la nouvelle marque de con- fiance qu'elle Teut bien lui donner. Zum Schluss wird der in den lelzten Vorstands- Sitzungen in Aussicht genommene gemeinsame Ausflug der Gesellschaft besprochen. Es wird be- schlossen, dcnselben, da Herr Nessel augenblick- lich nicht zu Hause anwesend sei, nicht nach Hagenau sondern nach Weissenburg zu richlen. Das Nahere wird der Prâsident den einzelnen Mitglicdcrn noch bekannt geben. Schluss der Silzung um 4 Uhr. La séance se termine par la discussion de l'ex- cursion commune des membres de la Société, dont il a déjà été question dans les séances précédentes du Comité. M. Nessel ne se trouvant pas pour le moment à Haguenau, on décide finalement de ne pas choisir cette dernière localité comme but de l'excursion projetée, mais de se rendre à Wissem- bourg. M. le Président communiquera en temps utile les détails du programme aux divers mem- bres de la Société. La séance est levée à 4 heures. t Digitized by Google - 35 Sitzung des Vorstands vom 2. Juif 1890. Vorûtsender : Herr Canonicu* Straub. Séance du Comité du 2 Juillet 1890. Présidence de M. le chanoine STRAUB. Die Sitzung schliesst sien unmittelbar an die General-Versammlung an. Anwesend sind aile in der General-Versamm- lung zugegen gewesenen Vorstandsmitglieder. Der bisherige engere Vorstand, bestehend aus dem stellvertretenden Vorsitzenden Herrn Barack, (len Schriftfahrern Herren Reuss und Wiegand, dem Schatzmeister Herrn Kurtz und dem Biblio- thekar Herrn Euting, wird durch Acclamation wiedergewiihlt, dessgleichen der Redaktions- Ausschuss, aus den Herren Straub, Dacheux, Martin und Wiegand bestehend. Eine Anfrage des Herrn Dacheux ûber den Werlh der Zeitungsberichte, welche neuerliche grosse rômiscbe Funde zu Lembach melden, be- antwortet der Vorsitzende dahin, dass dieselben nichts als Fabeleien seien. Schluss der Silzung um 4 •/« Ubr. La séance se tient immédiatement après ras- semblée générale. Présents : Tous les membres mentionnés au procès-verbal de cette dernière. Le bureau en fonctions, composé de M. Barack, vice-président, MM. Reuss et Wiegand, secrétaires, M. Kurtz, trésorier, M. Euting, bibliothécaire, est conGrmé par acclamation pour Tannée courante, ainsi que le comité de rédaction, composé de MM. Straub, Dacheux, Martin et Wiegand. M. Dacheux demande si les données de certains journaux au sujet de fouilles récentes et très pro- ductives, opérées à Lembach, sont fondées. M. le Président répond à cette question que, d'après ses informations, ce sont des faux bruits qui ne reposent sur aucun fait réel. La séance est levée à 4 '/« heures. Sitzung des Vorstands von 28. Juii 1890. Vcrtitsender : Herr Canonicas Straub. Séance du Comité du 28 Juillet 1890. Préaidenco de M. le chanoine STRAUB. Die Sitzung wird um 1 i '/« Uhr in einem Saal des Ratbhauses zu Weissenburg erOffnel. Anwesend sind folgende Vorstandsmitglieder : Dacheux, Euting und Wiegand als SchriftfUhrer, ausserdem einige Milglieder der Gesellschaft, so- wie der Herr Kreisdirektor Spiecker und der BUr- germeister von Weissenburg. Der Vorsitzende dankt den BebOrden von Weissenburg fur ihre freundliche Aufnahme und Fuhrung und bespricht sodaun des N&bem die im Laufe des Vormittags besiebtigten Bau- und Kunstwerke, die alte Peter- und Paulskirche, die Kircbe von St. Johann mit ihren weuig bekannten La séance est ouverte à 1 1 heures et demie dans une des salles de l'hôtel de ville de Wissem- bourg. Présents: MM. Dacheux, Euting et Wiegand, secrétaire en fonctions, ainsi que plusieurs mem- bres de la Société. M. Spiecker, directeur du cercle de Wissem- bourg, et M. le maire de cette ville, assistent à la séance. M. le Président remercie les autorités de leur bienveillant accueil et de ce qu'elles aient bien voulu servir de guides aux membres du Comité dans leur visite aux monuments, étudiés ensemble dans le courant de la matinée; il s'étend sur l'an- tique église de Saint-Pierre et Saint-Paul, sur Digitized by Google - 36 - Wandmalereien und die stâdtischen Sammlungen im Rathhause. Er verwendet sich feroer zu Gun- sten des alten Millelthurms in der Stadt, dessen Beseitigung von der Militarverwaltung geplant sein soll. Der Herr BOrgermeister gibt ûber seine Erhaltung beruhigende Zusicherungen. l'église de Saint-Jean, avec ses fresques peu con- nues, et les collections archéologiques conservées à la Mairie. Il exprime aussi le vœu que Ton res- pecte le Mittclthvrm, la vieille tour qui se trouve encore dans l'enceinte de la ville, et que l'admi- nistration militaire songerait, d'après certains bruits, à faire démolir. M. le maire donne des explications rassurantes pour la conservation de ce vénérable débris du passé. Auf eine Ànfrage des Mitgliedes Wiegand, ob fur die wicbtigen Ruinen Hohenburg und Fle- ckenstein noch ein Wachter exislire, wie zu den Zeiten des verstorbenen Herrn von Stichaner, Obernimmt der Herr Kreisdirektor die Regelung der Angelegenheit, sobald ibm von uns Nachricbt gegeben werde, dass der Wachter, wie frûher, eine kleine Rémunération von der Gesellschait erballen werde. Im Anschluss daran regt der Herr Kreisdirektor die Fortselzung der Ausgra- bungcn zu Lembach an, und der Président ver- spricbt, das Seinige for ihre Wiederaufnahme gern tbun zu wollen. M. Wiegand ayant demandé s'il existait encore actuellement, comme autrefois, du temps de M. de Stichaner, un surveillant attitré pour les deux ruines si importantes du Hohenbourg et du Fleckenslein, M. le directeur du cercle promet de régler ce point, dès qu'il aura été officielle- ment averti par la Société qu'elle a l'intention de donner une rémunération régulière à la personne qu'on chargerait de cette surveillance. M. le di- recteur du cercle exprime en môme temps le désir que l'on recommence des fouilles à Lembach, et M. le Président promet de s'intéresser à la reprise de ces travaux. Zum Schluss theilt der Vorsitzende mit, dass im Laufe des Nachmittags die Kirche von Alten- stadt und der befestigte Kirchhof von DOrreobach in der Pfalz besucht werden sollen. Schluss der Sitzung um 12 Ubr. M. le chanoine Straub termine en annonçant que l'on visiterait dans le courant de l'après-midi l'église d'AItenstadt et le cimetière fortifié de Dœrrenbach, dans le Palatinat. La séance est levée à midi. Digitized by Google GESELLSCHAFT SOCIETE FUR «RHALTUMO DER GESGHIGHTLIGHEN DENKMÂLER IM ELSASS. Vorstands-Sitzung vom 12. November 1890. Vonitxender : Herr Canonlcui Straab. Aiiwesend sind folgende Vorstandsmitglieder : die Herren Barack, Christmann, Keller, Kurtz, Martin, Reuss, Salomon, Schricker; Sengenwald, Winkler und Wiegand als Schriftfûhrer. lhre Abwesenheit haben entschuldigt die Her- ren Dacheux, Euting, Michaëiis und Nessel. Herr A. Reinhardt, Mitglied der Gesellschaft, wohnt der Sitzung bei. Nachdem die Protokolle der General-Versamm- lung vom 2. Juli, derdarauf folgenden Vorstands- Sitzung vom 2. Juli und der Sitzung im Ralhhause von Weissenburg am 28. Juli verlesen und ge- nehmigt worden sind, theilt der Vorsitzende mit, dass der Zuschuss von Seiten des Ober-EIsass fur unsere Gesellschaft im Betrage von 400 J& dem Scbatzmeister Herrn Kurtz tlbermittelt worden sei. Von ihm und von den Herren Dacheux und Winkler werden zusammen 6 neue Mitglieder zur Aufnahme in die Gesellschaft vorgeschlagen. Die Àbstimmungdarûber wird in der nachsten Sitzung erfolgen. Der Vorsitzende verliest ein Schreiben des Kollegen Ingold aus Colmar vom 1 1. November, welcher meldet, dass der Ruine Hohnack, die bekanntlich zu '/» Eigenthum unserer Gesellschaft ist, durch einen grossen Steinbruch, dessen Ver- miethung unmittelbar bevorstehe, grosse Gefahr drohe, und zugleich die Frage anregt, ob es sich nicbt empfehle, fur die beiden der Gesellschaft B. XV. - (8.-B.) POUR LA CONSERVATION DES MONUMENTS HISTORIQUES D'ALSACE. Séance du Comité du 12 novembre 1890. Présidence de M. le chanoine 8TRAUB. Présents: MM. Barack, Ghristmann, Keller, Kurtz, Martin, Reuss, Salomon, Schricker, Sen- genwald, Winkler et Wiegand, secrétaire en fonc- tions. Excusés: MM. Dacheux, Euting, Michaëlis et Nessel. M. A. Reinhardt, membre de la Société, assiste à la séance. Les procès-verbaux de PAssemblée générale du 2 juillet et de la séance du Comité tenue à la même date, ainsi que celui de la séance tenue à l'hôtel de ville de Wissembourg, le 28 juillet, sont lus et adoptés. M. le Président annonce que l'administration de la Haute-Alsace a fait verser au trésorier de la Société, M. Kurtz, une somme de 400 JL MM. Straub, Dacheux et Winkler présentent 6 nouveaux membres. Il sera prononcé sur leur admission dans la séance prochaine. M. le Président donne ensuite lecture d'une lettre de M. Ingold, datée de Colmar, 1 1 novembre, dans laquelle celui-ci annonce à ses collègues que la ruine du Hohnack, dont sept dix-neuviè- mes sont, comme on sait, la propriété de la So- ciété, est fortement menacée par l'exploitation d'une grande carrière, située au pied môme de la ruine, et qui va être mise aux enchères incessam- Digitized by Google 38 - gebôrigen Ruinen im Ober-EIsass, die Burgea Wineck und Hohnack, eine standige bezahlte Ueberwachung zu schaffen. Mitglied Winkler glaubt, dass die Gemeinde La Baroche sogar an den Àbbruch der Ruine Hohnack denke, und hat bereits an den Bûrgermeister in abwchrendem Sinne geschrieben. Er wird daher mit der weite- ren Regelung der Angelegenheit und mit der Wahrung unserer Eigenthumsrechte beauftragt. ment. Il soulève en môme temps la question de savoir s'il ne serait pas utile d'organiser une sur- veillance salariée, pour protéger les deux ruines appartenant à la Société dans la Haute-Alsace, le Vineck et le Hohnack. M. Winkler craint que la commune de La Baroche ne songe même à la dé- molition des murs subsistants du Hohnack; il a déjà adressé une lettre au maire de l'endroit pour le détourner d'agir de la sorte. Le Comité charge en conséquence M. Winkler de poursuivre l'affaire auprès de qui de droit, et de veiller à ce qu'on respecte les droits acquis de la Société des monu- ments historiques. Der Vorsitzende theilt ein Schreiben des Herrn Pfarrers Hoffet in Illzach bei Mttlhausen vom 11. November mit, in dem derselbe eine bessere Konservation des kUnstlerisch und geschichtlich werthvollen Grabsteines der Frau Amalia von Diessbach aus dem Jahre 1671 beanlragt. Der Stein sei zu einem Drittheil mit Erde bedeckt und leide von Jahr zu Jahr mehr Noth. Eine Versetzung bezw. eine Anlehnung des Steins an die aussere Kirchenmauer lasse sich leichtermOglichen, wenn die Gesellschaft die dafttr erforderlichen Mittel bewilligen wolle. Mitglied Winkler wird gebeten, die Frage an Ort und Stelle und den, wie es scheint, zu hoch gegriffenen Kostenpunkt zu prûfen. M. le Président communique ensuite une lettre de M. le pasteur Hoffet, dlllzach, près Mulhouse, en date du 1 1 novembre, dans laquelle ce dernier demande qu'on prenne des mesures de conser- vation à l'égard de la pierre tumulaire de dame Amélie de Diessbach, décédée en 1671, pierre qui se trouve en partie enfouie dans le sol, et détériorée par les intempéries des saisons. Il serait facile de déplacer ce monument et de l'appliquer au mur extérieur de l'église, surtout si la Société voulait se charger des frais de translation. Le Co- mité prie M. Winkler de vouloir bien examiner la question sur les lieux, et surtout aussi au point de vue des frais, qui semblent avoir été évalués un peu trop haut par le correspondant. Mitglied Salomon regt noch einmal die Frage wegen der Erhaltung des Drachenschlossels an, dessen Abbruch, wie man hOre, eine von der Stadtverwaltung nahezu fest beschlossene Sache sei. Er legt den Grundriss des Gebaudes vor, dessen Haltbarkeit er untersucht habe, und das sich mit verhaitnissmassig geringen Mitteln zu einem vortrefflichen, fttr lange Zeit ausreichenden Muséum fur die Sammlungen der Gesellschaft um- gestalten lasse. Der Vorsitzende hebt hervor, dass er das Drachenschlossel langst fur die Unter- bringung eines Landes-Antiquariums ins Auge gefasst und darttber mit der Regierung verhan- delt habe. Dieselbe habe sich ihm gegenttber auch wiederholt bereil erklârt, mit der Stadtverwaltung Verhandlungen wegen Ànkauf oder Miethe des Gebaudes fur das Land einzuleiten. In welchem Stadium sich dièse Verhandlungen befânden, wisse M. Salomon revient encore une fois sur la ques- tion de la conservation de l'hôtel du Dragon, que l'administration municipale s'apprêterait décidé- ment à faire démolir, si l'on en croit la rumeur publique. 11 communique au Comité le plan du bâtiment, qu'il a plus particulièrement examiné au point de vue de la solidité, et dont on ferait, dit-il, à peu de frais, un excellent et vaste musée pour les collections de la Société. M. le Président déclare qu'il a songé depuis longtemps à ce bâti- ment, pour y loger un musée des antiquités du pays, et qu'il avait déjà porté la question devant l'autorité supérieure. Le gouvernement s'est dé- claré prêt, à plusieurs reprises, à entrer en pour- parlers avec l'administration municipale, soit pour l'achat, soit pour la location de l'hôtel du Dragon. Seulement M. le Président ne sait pas où en sont les négociations. Après une longue discussion, à Digitized by Google - 39 - er nicht. Nach einer liingercn Diskussion, an der sich auch die Herren Schricker und Winkler be- theiligen, erklart sich der Vorstand einstimmig mit den Auseinandersetzungen des Vorsitzenden einver8tanden und beauftragt denselben, nocb einmal bei der Regierung aile môglichen Schritte zu thua, dainit dieselbe bei der Stadtverwaltung die Erhaltung des DrachenschlOssels und die kauf- oder niiethweise Ueberlassung desselben fur ein Muséum bezw. Antiquarium durchsetze. Mitglied Keller legt eine Bodenplatte aus Thon vor, ein Werk des funfzehnten Jahrhunderls, mit Iasciver Darstellung, wie es scheint, in St. Leon- hard bei Ottrott gefunden und von Herrn Linder in Oberehnheim der Gesellschaft gescbenkt. Dank. laquelle prennent également part MM. Schricker et Winkler, le Gomité se rallie à l'unanimité aux vues exprimées par M. le chanoine Straub, et charge son président de faire encore une fois au- près du gouvernement toutes les démarches né- cessaires, afin que celui-ci obtienne de l'adminis- tration municipale la conservation du bâtiment et sa cession ou sa location, aûn d'y établir un musée ou la collection des antiquités du pays. M. Keller présente au Gomité une plaque en terre cuite, légèrement détériorée, datant du quinzième siècle et représentant, semble-t-il, une scène erotique. Elle a été trouvée à Saint-Léonard, près d'Ottrott, et est offerte à la Société par M. Lin- der, d'Obernai. Remercîments. Vor8tand8-Sitzung vom 17. Dezember 1890. Vorsitzender : Herr Canonicus Straub. Séance du Comité du 17 décembre 1890. Présidence de M. le chanoine STRAUB. Anwesend sind folgende Vorstandsmitglieder: die Herren Barack, Christmann, Dacheux, Martin, Reuss, Salomon, Schricker, Sengenwald, Slamm und Wiegand als Schriftfûhrer. Ihre Abwesenheit haben entschuldigt die Her- ren Euting, Keller, Michaélis und Winkler. Herr A. Reinhardt, Mitglied der Gesellschaft, wohnt der Sitzung bei. Es sind eingelaufen und liegen zur Einsicht vor die folgenden Schriften : Présents: MM. Barack, Christmann, Dacheux, Martin, Reuss, Salomon, Schricker, Sengenwald, Stamm et Wiegand, secrétaire en fonctions. Excusés : MM. Euting, Keller, Michaëlis et Wink- ler. M. A. Reinhardt, membre de la Société, assiste à la séance. Les publications suivantes, adressées à la So- ciété, sont déposées sur le bureau: Achtundvierzigster Bericht ûber das Muséum Francisco-Carolinum. Linz, 1890, 1 Band. Actes de la Société jurassienne d'émulation, année 1889, 1 vol. Annales de l'Est, 48 année, 1890, n08 2, 4. Bulletin du Musée historique de Mulhouse, t. XIV, année 1889. • Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie, année 1889, n08 1 , 2, 3, 4. Bulletin de la Société philomatique vosgienne, 15e année, 1889—1890. Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie, 1887, n08 2, 3. Der Geschichtsfreund, 45. Band, 1890. Jahrbucher des Vereins von Alterthumsfreunden im Rheinlande, Heft LXXX1X. Bonn, 1890. Jahrbuch der Gesellschaft fur lothringische Geschichte und Alterthumskunde, 2. Jahrgang, 1890. Le vieux Strasbourg. Conférences faites au cercle catholique de Strasbourg, par M. Schickelé, 1890. Digitized by Google — 40 — Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie, t. X. Messager des sciences historiques ou Archives des arts et de la bibliographie de Belgique, 1890, lw, 28et3Mivr. Oberhessisches Wôrterbuch, von Wilhelm Crucelius. Darmstadt, 1890. Relevé des manuscrits des archives de Venise se rapportant à la Suisse, par Victor Cerésole. Venise, 1890. Schriften des Vereins fur die Geschichte Berlins, Hefl XXVIII von Béringuier. Zeitschrift der Gesellschaft fur Schlesivig-Holstein-Laucnburgische Geschichte, 19. Band. Kiel, 1889. Die altchristlichen Inschriflen der Rheinlande, von Franz Xaver Kraus. Freiburg, 1890. Nachdem das Protokoll der letzten Sitzung vom 12. November verlesen und genehmigt worden ist, werden zunâchst die 6 zur Aufnahme vorge- schlagenen Herren Spinner aus Weissenburg, Legin, Mialet und Rohmer, aile drei Vîkare zu Zabern, Dantzer, Pfarrer zu Surburg, und Foltz, Pfarrer zu Heiligkrcuz, als neue Mitglieder der Gesellschaft aufgenommen. Herr Pfarrer Herrenschneider von Horburg tibersendet seinen soeben erschienenen Versuch einer Ortsgeschichte von Weier aufm Land. Dank. Herr Spinner von Weissenburg hat den Samm- lungen der Gesellschaft mehrere alte eiserne Gegenstande aus der dortigen Stephanskirche, darunter ein Geslell fQr Raucher Hisser, Oberwie- sen. Dank. Der Vorsitzende berichtet Uber den Fortschritt der Renovationsarbeiten an der St. Fideskirche in Schlettstadt, die mit Staatsmitteln unternommen seien, und nach deren Vollendung St. Fides wieder als ein Juwel der romanischen Baukunst werde gelten dûrfen. Im Vorbau der Kirche, im soge- nannten Paradies, seien an der Sttdwand Reste aller Wandmalereien in Sgrafitlomanier, wohl aus dem dreizehnten Jahrhuudert stammend, zum Vorschein gekommen. Sie stellen einen Ritter zu Pferde dar. Mitglied Winkler hat eine Zeichnung davon eingesandt, in der schwarze Urarissstriche das Vorhandene und Erkennbare wiedergeben, wahrend das muthmassiieh Fehlende mit rothen Strichen angedeutet ist. Der Vorsitzende kommt sodann noch einmal auf die in der vorigen Sitzung des Lîlngern erflr- Le procès- verbal de la séance du 1 2 novembre dernier ayant été lu et adopté, les 6 nouveaux membres proposés, MM. Spinner, de Wissembourg, Legin, Mialet et Rohmer, tous trois vicaires à Saverne, Dantzer, curé à Surbourg, et Foltz, curé à Sainte-Croix, sont admis comme membres de la Société. M. le pasteur Herrenschneider, de Horbourg, fait hommage à la Société de son travail Versuch einer Ortsgeschichte von Weyer anfm Land. Remercîmenls. M. Spinner, de Wissembourg, a fait don, pour les collections de la Société, de plusieurs objets anciens en fer forgé, provenant de l'église Saiot- Étienne, entre autres d'un trépied pour encensoirs. Remercîments. M. le Président entretient le Comité des travaux de restauration entrepris à l'église de Sainte-Foi, à Schlesladt, aux frais du gouvernement, travaux qui, menés à bonne fin, feront de cette église an des joyaux de l'architecture romane en Alsace. A l'avancée de l'église, dans ce qu'on nomme le Paradis, on a mis à nu, sur la paroi méridionale, des restes de vieilles peintures murales, qui da- tent sans doute du treizième siècle. Elles repré- sentent un chevalier monté sur son coursier. M. Winkler, membre du Comité, en a envoyé le dessin, sur lequel des lignes noires marquent ce qui est conservé de ces peintures, tandis que les parties manquantes sont indiquées par des con- tours à l'encre rouge. M. le Président revient ensuite, une dernière fois, à la question de l'hôtel du Dragon, discutée Digitized by Google — 41 — terte Drachenschlossfrage zurûck. Dieselbe liège nach dea mttndlichen Erkundigungen, die er ein- gezogen, far uns sehr ungûnstig und die Verur- theilung des DrachenschlOsschens zum Abbruch sei so gut wie sicher Es wird noch einmal die Frage aufgeworfen, ob jetzt noch ein besonderer Schrilt fttr die Erhaltung gethan werden solle, und schliesslich beschlossen, sich noch einmal an die massgebenden BehOrden zu wenden, so geringen Erfolg man sich auch davon verspreche. Mitglied Schrickcr betont, dass es nun vor Allem fttr die Gesellschafl darauf ankomme, recht- zeitig zu der Frage der kûnftigen Verwendung des Schlosses Stellung zu nehmen und nach Rau- mung desselben durch die Bibliothekverwaltung fttr unsere Sammlungen sich rechtzeitig genttgen- den Platz zu sichern. Milglied Wiegand fragt, anknttpfend an eine Zeitungsmeldung Qber die Verhandlungen des lolhringischen Bezirkstages, ob wirklich, wie dort behauptet worden, die Obhut und Unterhaltung der rOmischen Wasserleilung bei Jouy-aux- Arches unserer Gesellschaft zur Last liège. Nachdem der Vorsitzende dies verneint, da unser Arbeitsgebiet sichnurauf das Elsass erstrecke, regt Mitglied Wiegand die Frage an, ob es nicht mûgiich sei, vom Mini8terium ein Verzeichniss der klassirten Denkmâler im Elsass zu erbalten und dasselbe zu verOffentlichen, wie es soeben fttr Lothringenim zweiten Band des Lothringischcn Jahrbuches ge- schehen sei. Mitglied Wiegand legt sodann das eben fertig gestellte erste Heft des Bandes XV der Mitthei- lungen vor, mit dem Bemerken, die Versendung desselben werde im Laufe des Januar erfolgen. Auf eine Anfrage nach dem Stande der Arbeiten an der Herausgabe des Hortus deliciarum ant- wortet der Vorsitzende, von 10 Tafeln des fttnften Heftes seien 9 fertig gestellt, auch sei der Text abgeschlossen, so dass hoffentlich die Ausgabe dièses Heftes in den ersten Monaten des neuen Jahrs erfolgen kOnne. dans la précédente séance. D'après les renseigne- ments oraux qu'il a recueillis, la situation est aussi défavorable que possible pour les visées du Comité et la démolition de la bâtisse est à peu près décidée. La discussion se rouvre sur les dé- marches éventuelles à faire pour obtenir des autorités intéressées la conservation de l'hôtel du Dragon, et finalement le Comité décide qu'il sera fait une dernière tentative auprès de l'adminis- tration supérieure, bien qu'on ne puisse en espérer de résultat satisfaisant. M. Schricker attire l'attention du Comité sur la nécessité de prendre position, dès maintenant, dans la question relative à l'utilisation future du Château, afin d'assurer aux collections de la So- ciété une place suffisante dans les locaux évacués par la Bibliothèque du pays et de l'université. M. Wiegand, se référant à une notice de jour- nal relative aux discussions du Conseil général de la Lorraine, demande si réellement la conser- vation et la garde de la conduite d'eau romaine, près de Jouy-aux-Arches, incombe à la Société, ainsi que le prétendait ce journal. M. le Président déclare cette assertion entièrement erronée, le champ d'activité de notre Société ne s'étendant qu'à l'Alsace. M. Wiegand demande alors s'il ne serait point possible d'obtenir du Ministère une classification systématique des monuments histo- riques, classés comme tels en Alsace, afin de la livrer à la publicité, comme on vient de le faire pour la Lorraine, dans le second volume du Jahr- buch lorrain. M. Wiegand dépose ensuite sur le bureau le premier fascicule du quinzième volume du Bulle- tin; il sera distribué aux membres de la Société dans le courant de janvier. M. le Président, interrogé sur l'état d'avance- ment du Hortus deliciarum, dit que, sur les dix planches de la cinquième livraison, neuf sont prêtes. Le texte est arrêté également, de sorte que ce nouveau fascicule pourra paraître sans doute dans le courant des premiers mois de l'an- née prochaine. Digitized by Google — 42 - Vorstands-Sttzung von 18. Februar 1891. Vorritzender : Herr Canonicui Straub. Séance da Comité do 18 février 1891. Présidence de M. le chanoine 8TRAUB. Anwesend sind folgende Vorstandsmitglieder : die Herren Barack, Ghristmann, Dacheux, Reuss, Salomon, Scblosser, Sengenwald und Wiegand als Schriflftlhrer. Ibr Ausbieiben haben entschuldigt die Herren Euting, Keller, Michaélis, Nessel, Schricker, Stamm und Winkler. Eingelaufen sind die folgenden Scbriften und liegen zur Ansicht auf : Présents: MM. Barack, Ghristmann, Dacheux, Reuss, Salomon, Scblosser, Sengenwald et Wie- gand, secrétaire en fonctions. Excusés: MM. Eutiug, Keller, Michaôlis, Nessel, Schricker, Stamm et Winkler. Les publications suivantes ont été adressées à la Société et sont déposées sur le bureau: Annales de l'Est, 48 année, n0i 1 , 3 ; 5° année, n° 1, 1890 et 1891. Annales de l'Académie d'archéologie de Belgique, 4e série, t. V, 1889. Annales de la Société d émulation du département des Vosges , 1889. Archiv fur hessische Geschichte und Alterlhumskunde , 15. Band, 3. Heft. Basler Chroniken, 4. Band, 1890. Bulletin de l'Académie d: archéologie de Belgique, 1889, t. XXII, XX11I; 1890, t. XXII, XXIII, XXIV. Freiburger Diocesan- Archiv, 21. Band, 1890. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, 3e série, t. XVII, 1889. Messager des sciences historiques de Belgique, 1889, 48 livr. Mittheilungen des historischen Vereines fur Stcicrmark, XXXV1I1. Heft, 1890. Oberbayerisches Archiv fur vaterlàndische Geschichte, 44. Band; 46. Band, 1. Heft. Jahresbericht des historischen Vereines von Oberbayern, 1887 u. 1888. Mittheilungen des Vereins fur Geschichte und Alterlhumskunde zu Homburg v. d. Huhe, 4. Heft, 1891. Das Protokoll der letzten Sitzung wird verlesen und genehmigt. Der Vorsitzende berichtet zuniichst Uber eine Audienz, die er mit Herrn Schricker beim Kaiser- lichen Herrn Statthalter bezûglich der Erhaltung des Dracbenschlosses gehabt habe. Leider habe auch Se. Durchlaucht ihm dafttr keinerlei Hoff- nungen machen kOnnen, da die Entscheidung der Frage dem Stadtrath allein zustehe, doch seien ihm fur die Unterbringung unserer Sammlungen in der Zukunft die beruhigendsten Versicherungen gegeben worden. Der Vorsitzende verliest ferner ein Schreiben des Vorstandsmitgliedes Herrn Nessel von Hage- nau, in dem derselbe seines Gesundheitszustandcs und seiner vielfoltigen andern Beschaftigungen wegen seine Stelle im Vorstand niederlegt. Es wird Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. le Président rend compte de l'audience qu'il avait demandée, avec M. Schricker, à S. A. le Statthalter d'Alsace-Lorraine, au sujet de la con- servation de l'hôtel du Dragon. Son Altesse n'a pu lui donner aucune espérance à ce sujet, la question étant uniquement de la compétence du conseil municipal; cependant il a emporté de cette entrevue les assurances les plus satisfaisantes, par rapport aux locaux qui seront nécessaires dans l'avenir pour installer nos collections. M. le Président donne ensuite lecture d'une lettre de M. X. Nessel, de Haguenau, qui donne sa démission de membre du Comité pour motif de santé çt par suite de ses occupations multi- ples. Sur sa proposition, le Comité décide de re- Digitized by Google 43 - beschlossen , Herrn Nessel zu bitten, von diesem Schritte vorlâufig noch Abstand nebmen zu wollen, wenigstens bis zur nâchsten General-Ver- samniiung. Drei neue Mitglieder werden von dem Vor- sitzenden und den Herren Meininger und Ealing zur Aufnahme vorgescblagen. Herr Pfarrvikar Lévy zu Herbitzheim theilt eine in der Bibliothek zu Trier von ihm gefundene handschriftlicbeNotizmit: «An. 1293 istdiebrûck zu Herbitzheim verfallen gewesen und zu selbiger Zeit uf zu bauen angefangen worden. » Mitglied Schlosser macht auf den Widerspruch aufmerksam, der sich zwischen den Angaben von Kraus in Kunst und Alterlhum in Elsass-Loth- ringen ûber die Kirche von Neu-Saarwerden, die nachihmspatgothisch, angeblich 1555 entstanden sei, und einer kOrzlich gefundenen Notiz ergebe : «anno 1710 den 25 may dominica Rogate ist die neuerbaute Kirch in Neusaarwerden auf vorher- gangenen gnadigsten befehl ihro Hochgrafl. gna- den, graf Friedrich Ludwig graffen zu N. S. u. s. w.» Domcapitular Straub macht darauf aufmerksam, dass nach durchgreifenden Restaurationsarbeiten, wie dieselben zu Anfang des letzten Jahrhunderts in Saarwerden mOgen vorgenommen worden sein, Berichterstatter oder Chronikschreiber nicht selten von Neubauten sprecben, statt sich des richtigeren Ausdrucks renovirt oder erneuert zu bedienen. Mehreres in der Kirche deute auf alte- ren Ursprung. Der Vorsitzende bringt ein Schreiben der Gene- ralverwaltung der K. Museen zu Berlin vom 7. Ja- nuar zur Verlesung, nach welchem auf ihren Vorschlag der K. Preussische Cultusminister es genehmigt hat, von 41 beim NeubaudesKavalle- rie-Casernements zu Saarburg gefundenen rOmi- schen Mttnzen 40 Stock, 13 silberne und 27 kup- ferne, wegen ihres mehr lokalgeschichtlichen In- teresses an unsere Gesellschaft abzugeben. Die Mttnzen sind eingetroffen, und es wird dankende Empfangsbestatigung beschlossen. Mitglied Wiegand verliest einen kleinen Aufsatz des Herrn Dr. Herlzog von Saarburg tlber den im fuser provisoirement cette démission, au moins jusqu'à la prochaine assemblée générale. Trois nouveaux membres sont présentés par MM. Straub, Euting et Meininger. M. l'abbé Lévy, de Herbitzheim, communique une note manuscrite, copiée à la bibliothèque de Trêves, et relative au pont de Herbitzheim, re- construit en 1293, après s'être écroulé peu au- paravant. M. Schlosser demande la parole pour appeler l'attention de ses collègues sur une contradiction, au moins apparente, entre les données de M. F. X. Kraus (Kunst und Alterlhum in Elsass-Lothrin- geri), relatives à l'église de Neu-Saarwerden, datant, selon lui, de l'époque de la décadence gothique, vers 1555, et la notice découverte ré- cemment, d'après laquelle l'église nouvellement bâtie de Neu-Saarwerden aurait été inaugurée le 25 mai, dimanche des Rogations, de l'année 1710. Le chanoine Straub fait observer qu'après des travaux de restauration embrassant tout l'édifice, comme il paraît être arrivé à Saarwerden au commencement du dernier siècle, les chroni- queurs parlent assez souvent de reconstruction, au lieu de se servir de l'expression plus juste : renovatum, restauré. L'église en question con- serve plusieurs indices d'un âge plus reculé. M. le Président donne lecture d'une lettre de la Direction générale des Musées royaux à Berlin, en date du 7 janvier, annonçant que, sur sa pro- position, le ministère des cultes et de l'instruction publique en Prusse a décidé que, sur 4 1 monnaies romaines, trouvées lors de la construction d'une caserne de cavalerie à Sarrebourg, 40 pièces, dont 1 3 d'argent et 27 de bronze, seraient remises à notre Société, comme présentant un intérêt plutôt local. Ces monnaies sont arrivées au pré- sident. Le Comité décide d'en accuser réception avec ses remerclments. M. Wiegand donne lecture d'une note de M. le docteur Hertzog, de Sarrebourg, relative à la dé- Digitized by Google _ u — Mai 1890 gemachlen werthvollen MQnzfund bei Voegtlinshofen im Ober-Elsass. Derselbe soll in der nâchsten Lieferung uaserer Mittheilungen Aufnahme finden. couverte d'un dépôt monétaire précieux, faite en mai 1890, à Vœgtlinsbofen dans la Haute-Alsace. Cette note sera insérée dans la prochaine livraison du Bulletin. Die Grossh. Badische Universilâts-Bibliothek zu Heidelberg abersendet den Prospekt der Neuen Heidelberger Jahr bûcher, deren erstes Heft Ende Febraar zur Ausgabe gelangen soll, und fragt an, ob unsere Gesellschaft nicbt in Tauschverkehr treten wolle. Im Gewabrungsfalle wUrde die Bi- bliothek auf die Mitgliedschaft verzichten. Das Anerbieten der Bibliothekverwaltung wird ange- nommen. L'administration de la Bibliothèque grand-du- cale universitaire de Heidelberg fait parvenir à la Société le prospectus d'une nouvelle revue scien- tifique (Neue Heidelberger Jahrbùcher)y qui pa- raîtra à la fin de février, et propose rechange avec la Société. Si celle-ci acceptait la proposi- tion, l'administration de la Bibliothèque se ferait rayer de la liste des membres associés. Le Comité accepte l'échange avec la publication nouvelle de l'Université. Der Vorsitzende iegt ein Exemplar seines eben eTSchtinendenGeschichtskalcnders des Hochsli fies und Munsters von Strassburg vor und macht noch einige Mittheilungen liber die vom verstorbenen Herrn Bischof Stumpf, theils aus eigenen Geldern, theils mit gesammelten Mittein erworbene Pfalz zu Egisheim, die er durch Testament dem Bisthum vermacht habe. Erhalten sind von dem alten acht- eckigen Bau noch die untern Theile der Umfangs- mauern, wahrscheinlich auf merovingischer Un- terlage; der tiber der Erde sichtbare Bau ragt schwerlich Ober das zwûlfte oder hOchstens das elfte Jahrhundert hinauf. Verschwunden sind leider heute auch die letzten Reste des ehemals in der Mitte stehenden hoben Thurms. Statt dessen ist eine Kapelle im romanischen Slyl geplant, aber noch nicht fertig gestellt, sie slOsst an eine der Seiten mit hervorstehender angekragter Rund- M. le Président dépose sur le bureau un exem- plaire des premiers fascicules de son Calendrier historique du Grand-Chapitre et de la Cathédrale de Strasbourg, en cours de publication. 11 donne au Comité quelques renseignements sur les restes du palatium d'Éguisbeini, dont Mgr. Stumpf avait fait l'acquisition, soit sur ses propres fonds, soit par souscription publique, et qu'il a légués à l'évêché de Strasbourg. Il n'existe plus actuelle- ment de l'ancien bâtiment octogone que les sou- bassements des murs extérieurs, que Ton puisse faire remonter à l'époque mérovingienne. Les parties de la construction qui émergent du sol, ne remontent pas, sans doute, au delà du dou- zième, ou tout au plus du onzième siècle. Les derniers restes de la haute lour qui se trouvait au centre de la bâtisse, ont malheureusement disparu aujourd'hui. On a commencé d'élever à sa place une chapelle en style roman, qui n'est pas encore achevée, et qui se rattache à Tun des côtés avec une abside faisant encorbellement en saillie. Voratands-Sitzung vom II. Mârz 1891. Voraitiender : Herr Canonicns Straub. Séance du Comité du II mars 1891. Présidence de M. le chanoine STRAUB. Anwesend die Vorstandsmitglieder : Barack, Présents: MM. Barack, Dacheux, Eu ting, Mar- Dacheux, Euting, Martin, Salomon, Schricker, tin, Salomon, Schricker, Sengenwald, Winkler Sengenwald, Winkler und Reuss als Schriflftthrer. et Rod. Reuss, secrétaire en fonctions. lhr Ausbieiben haben entschuldigt die Mitglie- der Christmann, Keller, Stamm und Wiegand. Se font excuser : Stamm et Wiegand. MM. Christmann, Keller, Digitized by Google — 45 — Das Mitglied der Gesellschaft, Herr A. Reinhard, wohnt der Sitzung bei. Nachdem das Protokoll der letzlen Sitzung ver- lesen und genehmigt worden ist, berichtet der Vorsitzende noch einmal in aller KUrze liber aile Schritte, die zu Gunsten des DrachenschlOssels, dessen Abbruch soeben der Gemeinderath be- schlossen hat, gethan worden sind. lm Einver- stikndniss mit dem gesammten Vorstand drttckt er sein Bedauern aus, dass aile Anstrengungen der Gesellschaft, dies Bauwerk zu erhalteo, er- folglos geblieben sind. Gelegentlich der jttngst aufgeworfenen Frage, ob es nicht zweckm&ssig sein dUrfte, das Kaiserl. Ministerium um Mittheilung und VerOffentlicbung der Liste der in Elsass-Lothringenklassirten Denk- niaier, die unter Staatsschutz stehen, zu bitten, bemerkt der Vorsitzende, dass dies langst ge- schehen, und dass die besagte Liste sich im Sitzungs-Protokoll vom 12. April 1875 bereits gedruckt beOndet [Bulletin, 11e série, vol. IX. p. 65—66). Sie umfasst 30 Bauwerke im Unter- Elsass und 11 im Ober-Elsass, doch ist sie eioer Erweiterung fabig und bedttrflig, da in ihr noch mancher intéressante Rest der Vergangenheit fehlt, u. A. die unserer Gesellschaft gehOrige Ruine Wineck. Die Liste mûsste also von Neuem geprttfl werden, und die nothwendigen Ergan- zungen wftren dem Kaiserl. Ministerium in Vor- schlag zu bringen. M. A. Reinhard, membre de la Société, assiste à la séance. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. le Président rend compte encore une fois, en quelques mois, de toutes les démarches ten- tées en faveur de l'Hôtel du Dragon, dont le con- seil municipal vient de voter la démolition. Il regrette, avec tous ses collègues, que les efforts de la Société soient restés inutiles. Dans une des dernières séances de la Commis- sion on avait soulevé la question de savoir s'il ne serait pas urgent de faire dresser par le minis- tère une liste officielle des monuments historiques classés en Alsace-Lorraine, c'est-à-dire mis sous la surveillance spéciale du gouvernement du pays. M. le Président dit à ce sujet que cette me- sure de protection a été prise, il y a de longues années déjà, et que la liste demandée se trouve au procès-verbal du 12 avril 1875 (Bulletin, 11e série, vol. IX, p. 65—66). Elle comprend 30 monuments pour la Basse-Alsace et U monuments pour la Haute-Alsace. Seulement elle est suscep- tible d'être allongée, bien des restes intéressants du passé y manquant encore, p. ex. le château de Wineck, appartenant à la Société elle-même. Il y aurait donc lieu de réviser la liste et de pro- poser quelques additions au ministère. Auf Yorschlag des Mitglieds Euting wird Herr Dr. Bechstein, Lehrer am prolestantischen Gym- nasium hier, als Mitglied der Gesellschaft aufge- nommen. Sur la proposition de M. Euting, M. le docteur 0. Bechstein, professeur au Gymnase protestant, est admis comme membre de la Société. Der Vorsitzende theilt mit, dass ihm durch offizielles Schreiben vom 9. Mftrz 1891 der jûhr- liche Zuschuss des Bezirks Unter-Elsass fur die Arbeiten der Gesellschaft in der Hûhe von 600 Ji zur Yerfttgung gestellt worden ist. Im Anschluss hieran verliest er ein Schreiben des Bezirksprasidenten des Ober-Elsass, in dem um Aufkiarungen darttber gebeten wird, in welcher Weise der Zuschuss des Bezirks zur Ver- wendung gelange. Bei der letzten Sitzung des M. le Président annonce qu'il a reçu avis, par lettre officielle du 9 mars 1891, que l'allocation annuelle du district de la Basse-Alsace, se mon- tant à 600 uff, est à la disposition du Comité. Il donne également communication d'une lettre de M. le Président du district de la Haute-Alsace, demandant quelques renseignements sur la façon dont la subvention régulière de ce district est employée par la Société. Lors de la dernière ses- Digitized by Google 46 - Bezirkstages habe ein Mitglied die Vermuthung ausgesprochen, dass dieser Zuschuss von 400 ^ den Bauwerken des Unter-Elsass zu gutkame; es sei wttnschenswerth , dièse Ansicht, wenn mOg- lich, richtig zu stellen. Der Vorsitzende erinnert daran, wie oft betrachtlicbe Summen fur das Ober-Elsass bewilligt wordenseien; imVorslande bestehe die grOsste Bereitwil ligkeit , auf jeden vom Subcomité in Colmar nach dieser Richtung geâusserten Wunsch einzugehcn. Auf Vorschlag des Mitglieds Scbricker soll die Antwort derart gefasst werden, dass in rhronolo- giscber Folge aile fttr die Erhaltung von ober- elsassischen Denkmalern bewilligten und veraus- gabten Gelder aufgefuhrt werden und so die Grundlosigkeit jener im Bezirkstag gefallenen Aeusserung erwiesen wird. Die Stadtverwaltung von Strassburg bat den Vorstand offizieil und schriftlich davon in Kennt- niss gesetzt, dass der Miethsvertrag der Gesell- schaft fUr die Raumlichkeiten in der Akademie am 1. Juli 1891 ablaufe. Eine Erneuerung des Vertrags sei nicht môglich, doch willige die Stadtverwaltung darin ein, dass die Gesellscbaft die Raumlichkeiten voriaufig noch behalten dOrfe unter der Verpflichtung, sie binnen drei Monaten nach formeller KUndigung zu r&umen. Der Vorsitzende theilt (lies Schreiben mit und hebt die thatsachliche UnmOglichkeit hervor, binnen drci Monaten die mit Denkmalern und Kunstgegenstanden vollgefullten Sale zu raumen, zumal da ein grosser Theil der Sammlungen nicht der Gesellscbaft gehôre und auch stadtisches Eigenthum reichlich dabei vertreten sei, auf dessen Erhaltung und Bewahrung wir in glcich- massig selbstloser Weise bedacht seien. sion du conseil général de la Haute-Alsace, un de ses membres aurait émis l'opinion que ces 400 UT étaient consacrés aux monuments de la Basse-Al- sace, et il serait désirable qu'on rectifiât cette as- sertion, s'il y a lieu. M. le Président rappelle que l'on a fourni bien des fois des subventions à la Haute-Alsace pour des monuments intéressant ce district; il ajoute que le Comité de Strasbourg ne demanderait pas mieux d'ailleurs que de répondre à des demandes plus nombreuses encore, s'il lui en était transmises par le sous-comité de Colmar. Sur la proposition de M. Schricker, on répon- dra par une lettre au Président de la Haute-Alsace, énumérant, par ordre chronologique, tous les fonds votés pour des monuments appartenant à cette région, et faisant voir ainsi l'inexactitude des affirmations énoncées au sein du conseil gé- néral. L'administration municipale de Strasbourg a fait parvenir au Comité un avis officiel, afin de lui rappeler que le bail pour les locaux, occupés par la Société à l'Académie, expire le 1er juillet 1891. Le renouvellement de ce bail n'est pas possible; cependant la municipalité consent à laisser provisoirement la Société en possession de ses locaux, si elle accepte de les quitter trois mois après une dénonciation formelle. M. le Président fait observer, après avoir donné lecture de cette pièce, qu'il est matériellement impossible de s'engager à évacuer, dans un délai de trois mois, les salles remplies de monuments et d'objets d'art, qui n'appartiennent pas seule- ment à la Société ges monuments historiques, mais sont, en partie, aussi propriété de la Ville, dont nous conservons et soignons les collections de la façon la plus désintéressée. Nach lângerer Diskussion, in welcher die Ansicht des Prasidenten vielfache Zustimmung findet, wird Mitglied Schricker damit beauf- tragt, die Angelegenheit zunachst dilatorisch zu behandeln, bis man sich vergewissert habe, ob der betreffende Schritt der Stadtverwaltung nicht blos ein Akt der Formaliiat sei, der Après une assez longue discussion, dans la- quelle les arguments et la manière de voir de M. le Président sont partagés et appuyés par di- vers orateurs, le Comité décide qu'il sera répondu en son nom, d'une façon dilatoire, par M. Schri- cker, afin qu'on puisse s'assurer tout d'abord si la pièce en question n'est pas uniquement une Digitized by Google - 47 - ernstere Folgen in naher Zukunft nicht nach sich espèce de formalité administrative, qui n'impli- ziehe. querait aucune mise en demeure de départ effec- tif pour un avenir prochain. Herr Pfarrer Schaumann von St. Johann in M. le curé Schaumann, de Saint- Jean, à Stras- Strassburg hat Herrn Straub eine gallo-rômische bourg, a fait don à M. le chanoine Straub d'une Vase, die zu KOnigshofen gefunden wurde, ge- amphore gallo-romaine, trouvée à Kœnigshoffen. schenkt, der sie seinerseits dem Muséum der Ge- M. le Président l'offre à son tour au musée de la sellschaft ûberlasst. Dank. Société. RemercSments. Herr Ganonicus Gyss von Oberehnheim hat dem M. le chanoine Gyss, d'Obernai, a fait parvenir Vorsitzenden eine kleinere Mittheilung ûber zwei à M. le Président la note suivante sur deux chartes Urkunden Kaiser FriedrichsI., die er auf das der de l'empereur Frédéric Barberousse, qu'il croit Gesellschaft von Herrn Ringeisen geschenkte ro- relatives à la maison romane de Rosheim, léguée manische Haus in Rosheim bezieht, eingereicht. récemment par M. Ringeisen à la Société desmo- Sie folgt hier im Wortlaut: numents historiques. «A mon avis, la vieille maison romane de Rosheim, que M. Ringeisen a cédée à la Société des monuments historiques, pourrait fort bien avoir un passé historique. Les archives départementales renferment deux chartes, ayant pour objet une donation faite au douzième siècle, du temps de l'ab- besse Herrade, et par l'entremise de l'empereur Frédéric Barberousse, à l'abbaye de Hohenbourg d'une maison en pierre (domus lapidea), sise à Rosheim. Puisque, comme on sait, il n'y eut guère avant ce temps que des habitations construites en bois, et que, au douzième et môme encore au treizième siècle les maisons en pierre furent encore d'une bien grande rareté, serait-ce se hasarder trop d'admettre que la ndomus lapidca», expressément qualifiée dans la charte comme une construc- tion de ce genre, ne doit être autre que la maison acquise par notre Société? « Voici le sommaire de ces deux chartes, tel que je l'ai retrouvé dans les notes que j'ai prises dans le temps en compulsant les archives départementales. • La première de ces chartes (Inventaire Spach, Trésor des Chartes, G. 459) est l'acte de la dona- tion faite par la dame Willebirgue d'Andlau ( Willebirc de Andela) à l'église de Hohenbourg (St. Marie ad Hohenburc\ pour le salut de son âme et de celle de son mari Bernher (pro redemptione anime suc et mariti sut Bemheri), par l'entremise de l'empereur Frédéric (per manum Friderici imper a- toris) d'une maison en pierre qu'elle possédait à Rosheim et de 30 arpents de terre (domum lapi- deam. . . in Rodesheim et 80 agros). — La seconde charte, qui est le pendant de la première (môme inventaire, G. 1637) a pour objet la confirmation de l'empereur Frédéric de la donation faite par la noble dame Willebirgue d'Andlau (donationem factam per nobilem matronam in villa Andela no- mme Willebirc). 11 est ajouté que cette dame est issue des ministériaux de l'abbaye de Hohenbourg (de Hohenburgensis ecclesie ministerialibus ortam). «Ces deux chartes, comme la plupart de celles qui se rapportent à l'administration de i'abbesse Herrade, ne portent point de date; mais l'époque de leur confection est bien déterminée par les noms des témoins qui y figurent. Les témoins qui sont nommés dans les deux pièces susdites sont les suivants: a Gunlher de Ujenhege (de Vienhcge, dans la deuxième), Diethericus de lapide et f rater ejus Bur- chardus, Lampertus (Lamprchl, dans la deuxième) et Rudolfus de Ehenheim, Walthe'r (Wallherus, dans la deuxième) scultetus de Ehenheim, Cunradus villicus, etc. — Gunlher de Vienhege, seigneur du village disparu de Vinhey, appelé aussi Gunther de Landsperg, qui passe pour avoir été le frère de I'abbesse Herrade, concourut avec elle à la fondation de la prévôté de Truttenhausen , et figure comme témoin dans toutes les chartes émanées de cette abbesse. — Thierry et Burcard de lapide, Digitized by Google — 48 - ancêtres des nommés plus tard Rathsamhausen zum Stein, seigneurs du Ban de la Roche et des châ- teaux de Lutzelbourg au-dessus d'Ottrott, figurent, en qualité de ministériaux de l'abbaye de Hohen- bourg, en 1178 comme témoins dans la charte de fondation de Saint-Gorgon, ainsi que dans d'autres chartes émanées de l'abbesse Herrade. — Lambert et Rodolphe d'Ehcnheim, membres de l'ancienne famille noble des Ehenheim, signèrent également la charte de fondation de Saint-Gorgon et figurent encore comme témoins dans d'autres titres de cette époque, en qualité de ministériaux de l'abbaye de Hohenbourg. — Le prévôt Walthcr d* Ehenheim, de la môme famille des Ehenheim, figure aussi en qualité d'avoué (Waltherus advocatus et scultetus de Ehenheim) à la tête de la charte dans la- quelle, par son autorité, l'abbesse Herrade se fit réintégrer son abbaye dans les anciens droits qu'elle eut à exercer à Ingraarsheim. Il figure encore dans plusieurs autres chartes de cette époque, notam- ment comme témoin dans le diplôme, daté de Seltz, que l'empereur Frédéric Barberousse accorda en 1 189 aux Prémontrés de Haguenau, ce qui prouve qu'il était alors de la suite de l'empereur. — Quant à la donatrice de la «domus lapidea*, Wiliebirc de Andela, elle était issue de la famille noble d'Andlau, lesquels nobles, comme elle le marque elle-même dans l'une des chartes susdites, furent également ministériaux de l'abbaye de Hohenbourg, et deux membres de cette famille, Fre- dericus de Andela et son frère Rudolfus, signèrent également en cette qualité en 1178 la charte de fondation du prieuré de Saint-Gorgon, fondé par l'abbesse Herrade. Mitglied Winkler legt Pausen vor, die er von einer deutschen Handschrifl der Golmarer Biblio- thek genommen hat. Sie enthalt 75 Tafeln und ist mit einem Tractât ûber die Kriegskunst von Valturius, einer schOnen italienischen Incunabel, oflenbar zur Erg&nzung oder Illustration zu- sammengebunden. Dièse Tafeln zeigen eine Reibe sehr merkwtlrdiger Kriegsmaschinen. Der Vor- sitzende bittet Herrn Winkler, darttber eine Ver- Offentlichung fttr dieMittheilungen vorzubereiten. M. Winkler soumet au Comité les calques pris sur un manuscrit allemand de la bibliothèque de Golmar, qui renferme 75 planches, et est relié avec un traité de l'art de la guerre de Valturius, bel incunable italien, qu'il semble devoir com- pléter. Ces planches représentent une série de machines de guerre, fort curieuses. M. le Prési- dent engage M. Winkler à rédiger une note plus développée, pour le Bulletin, sur ce curieux manuscrit. .Voratands-Sitzung vom 6. Juni 1891. Vorsitzender : Herr Canonlcus Straub. Anwesend die Vorstandsmitglieder: Barack, Christmann, Dacheux, Kurtz, Martin, Michaelis, Salomon, Schricker, Seyboth, Slamm, Wiegand und Reuss als Schriftfûhrer. Herr Kindler von Knobloch aus Berlin, Mitglied der Gesellschaft, wohnt der Sitzung bei. Das Protokoll der Ietzten Sitzung wird verlesen und genebmigt. Eingelaufen sind und zur Ansicht liegen auf die folgenden Bûcher: Séance du Comité du 6 juin 1891. Présidence de M. le chanoine STRAUB. Présents: MM. Barack, Christmann, Dacheux, Kurtz, Martin, Michaelis, Salomon, Schricker, Seyboth, Stamm, Wiegand et Reuss, secrétaire en fonctions. M. Kindler de Knobloch, membre de la Société, assiste à la séance. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. le Président dépose sur le bureau les ouvra- ges suivants: Afbildningar af fôremâl i Nordiska Museel, 1 brochure in-4°. Bulletin de la Société philomatique vosgienne, 1890—1891. Fùhrer durch die Sammlungen des Nordischen Muséums in Stockholm. Digitized by Google — 49 — Das Nordische Muséum in Stockholm. Messager des sciences historiques ou Archives des arts et de la bibliographie de Belgique, 1891, in livr. Rappoltsteinisches Urkundenbuch 759—1500, herausgegeben von Dr. Karl Albrecht. t. Band. Rômische Spuren und Ueberreste im oberen Nahegebiete, von F. Back. Birkenfeld, 1891. Samfundel for Nordiska Museeto frâmjande, 1888. Die Restaurations arbeiten dcr St. Martinskirche zu Colmart 1890. Der Vorsitzende legt den notariellen Akt ûber die Schenkung des alten Hauses zu Rosheim vor. Trotz der den Erben des verstorbenen Herrn Ringeisen gemachten Andeutungen batte die Ge- btthren dafûr die Kasse der Gesellschaft tragen mûssen. M. le Président communique au Comité l'acte notarié de la donation faite par M. Ringeisen de la vieille maison de Rosheim; malgré les obser- vations présentées à ce sujet aux héritiers du dé* funt, c'est la Société qui a dû payer les frais de transfert. Der Vorsitzende macht von Neuem auf den Zustand der Johanniterkirche in Mulhausen auf- merksam, die derartig verfallen sei, dass fur ihre Brhaltung fast ein Neubau von sehr betrâchtlichen Kosten erforderlich sei. 1m Ober-Elsass scheine man zu erwarten, dass unsere Gesellschaft sich dieser Aufgabe in hervorragender Weise annehme, wenigstens habe er schon diesbezttgliche Briefe erhalten. Indessen, die Gesellschaft besitze viel zu geringe Mittel , um an einem solchen Unter- nehmen sich wirksam betheiligen zu kOnnen. Der Vorstand einigt sich nach l&ngerer Diskussion dahin, dass nicbt von Anfang an und auf jeden Fall die Beihilfe der Gesellschaft zn verweigern sei, dass ihr es aber andrerseits unmôglich sei, unubersehbare Verpflichtungen einzugehen, und dass man sich zun&chst genau darûber verge wissern musse, was man in MQlhausen mit jener Kirche zu machen gedenke. Mitglied Wiegand macht auf den bedenklichen Zustand der Ulrichsburg zu Rappoltsweiler auf- inerksam, der durch verschiedene Arbeiten, welche sie zuganglicher machen sollen, Gefahr drohe, und meint, die Gesellschaft habe die Pflicht, zu einer fur ihre Aufgabe so prinzipiell bedeut- samen Frage entschieden Stellung zu nebmen. M. le Président appelle ensuite l'attention de ses collègues sur l'église des chevaliers de Saint- Jean, à Mulhouse, bâtisse ruinée, qu'il faudrait presque réédifier pour la conserver, ce qui ne saurait se faire qu'au prix de sacrifices fort con- sidérables. On semble attendre, dans la Haute- Alsace, que la Société des monuments historiques contribue d'une façon notable à cette besogne, et M. le Président a déjà reçu des lettres à ce sujet. Mais la Société ne possède que des fonds trop peu importants pour venir en aide à pareille en- treprise, d'une façon plus efficace. Après discus- sion, le Comité est unanimement d'avis qu'on ne doit pas refuser absolument, et dès l'abord, tout concours, mais qu'il est impossible de s'engager au hasard et qu'on devra s'informer plus particu- lièrement de ce qu'on prétend faire de cette église à Mulhouse. M. Wiegand attire l'attention du Comité sur l'état du château de Saint-Ulric, à Ribeauvillé, gravement menacé par suite de travaux qu'on y fait pour en faciliter l'accès, et croit que la So- ciété devrait prendre position dans cette question si importante en principe pour les monuments historiques de notre pays. Mitglied Salomon weist dabei auf die Arbeiten hin, welche Zeitungsnachrichten zufolge vom Vogesen-Club an der Ruine Girbaden Ubernommen wurden; er fttrchtet, dass dieselben, wenn auch aus bester Absicht veranlasst, nur einen raschern M. Salomon signale également les travaux qui, d'après les journaux, doivent être entrepris au château de Girbaden et dont le Club vosgien se serait chargé. Il craint qu'entrepris dans les meil- leures intentions du monde, ces travaux ne con- Digitized by Google - 50 — Verfall der Ruine herbeiftthren werden. Andrer- seits wird bemerkt, dass das Scbloss Girbaden Privateigenthum sei, und dass es schr schwer fallen dttrfe, hier Einspruch zu erheben, sobald der Eigenthttmer sich mil jenen Arbeiten ein- verstanden erklârt habe. tribuent à une dégradation plus rapide des ruines. Un des membres fait remarquer que le château de Girbaden étant propriété particulière, il serait bien difficile d'intervenir, du moment que le pro- priétaire autorise les arrangements en question. Milglied Michaelis hait es fur an der Zeit, das Publikum ttber Grenzen und Umfang unsrer Thatigkeit, Uber unsere eigentlichen Aufgaben und die geringen Mittel, die uns zur LOsung der- selben zur Yerfttgung stehen, einmal aufzukia- ren. In der Discussion cinigt man sich einstimmig da- bin, dass im Allgemeinen die zwecklos unternom- menen Herstellungsarbeiten an unsern Ruinen, vor allem die Bemtthungen, sie zugflnglicher zu machen, nur zu bedauern seien, dass es aber schwierig sei, hierin Wandel zu schaffen, ohne nach allen Richtungen hin mit anderen Interessen in Conflict zu gerathen. Der Wunsch des Mitglieds Michaelis, es mOge die Landes-Regierung ohne Bezugnahme auf Spezialfâlle von uns ersucht werden, Herstellungsarbeiten an den Burgen des Landes ohne vorgangige Befragung der Gesell- schaft nicht zu genehmigen, wird vom Yorstand angenommen. Der Vorsitzende schlâgt sodann vor, die nachste General-Versammlung anzuberaumen , und wid- met bei dieser Gelegenheit im Namen und im Sinne des ganzen Vorstands einige Worte des Nachrufs unsern beiden im Laufe des Jahres verstorbenen Mitgliedern Herrn J. Sengenwald, Président der Handelskammer, und Baron R. von Tttrckheim, der mehrere Jahre lang ais Schrift- fûbrer der Gesellschaft thatig war. Die General- Versammlung wird auf Mittwoch, den 24. Juni anberaumt Die diesmal ausscheidenden bezw. wiederzuwôhienden Yorstandsmitglieder sind: Die Herren Christmann, Nessel, Schlosser, Wie- gand, aile fur fttnf Jahre, Sengenwald und von Tttrckheim Ersatz auf ein Jahr zu wâhlen, und Herr Ingold fur das Ober-Elsass (fttnf Jahre). Herr Schatzmeister Kurtz verliest die von Mit- glied Barack nachgeprttfte Jahresrechnung, die genehmigt wird. M. Michaelis demande à cette occasion qu'on oriente le public sur les limites légales et maté- rielles de notre activité, sur l'étendue de notre programme, surtout aussi sur les faibles ressour- ces dont nous disposons pour mettre à exécution les projets les plus désirables. Dans la discussion générale qui s'engage, tous les membres sont d'accord pour regretter les ré- parations inutiles et généralement destructives qui se font dans nos ruines, la trop grande faci- lité que Ton crée au public de les aborder, par- tant de les dégrader; mais il leur semble difficile d'améliorer cette situation sans amener des con- flits regrettables. M. Michaelis pense qu'on pour- rait demander, en termes généraux, au gouver- nement, de ne pas autoriser des restaurations et autres travaux de ce genre, avant d'avoir consulté d'abord noire Société. Le Comité se range à cet avis. M. le Président propose ensuite de fixer la date de l'assemblée générale; il rend, à cette occasion, un dernier hommage à deux membres du Comité, récemment décédés, MM. Jules Sengenwald, pré- sident de la chambre de commerce, et Rodolphe de Tttrckheim, qui fut, durant plusieurs années, secrétaire de la Société. Le Comité s'associe tout entier aux sentiments de regrets exprimés par M. Straub. La prochaine assemblée générale est fixée au mercredi, 24 juin. Les membres sortants, à remplacer ou à réélire, sont: MM. Christmann (5 ans), Nessel (5 ans), Schlos- ser (5 ans), Wiegand (5 ans), Sengenwald (1 an) et RocL de Tttrckheim (1 an), pour la Basse-Alsace, et M. Ingold, pour la Haute-Alsace. M. Kurtz, trésorier, donne lecture des comptes annuels, qui ont été révisés par M. Barack, et qui sont approuvés. Digitized by Google - 51 - Der Vorsitzende theilt sodann mit, dass die Restaurationsarbeiten an der St. Martinskirche zu Colmar vollendet seien, und legt eine Reihe pliotograpliischer Aufnahmen vor, die von ein- zelnen Theilen des Bauwerks gemacht worden sind. Er legt ferner als Geschenk der Landes-Re- gierung den ersten Band des Rappoltsteinischen Urkundenbuchs vor, bearbeitet von Dr. Albrecht, und das dritte Heft seines Geschichtskalenders des Slrassburger Hochstifls und Munsters. Dank fur aile drei Gaben. M. le Président parle ensuite des travaux de restauration accomplis à l'église de Sainl-Marlin, à Colmar, et dépose une série de photographies partielles prises sur cet édiOce. 11 dépose égale- ment, comme don du gouvernement, le premier volume du Cartulaire des Ribeaupierre , édité par M. Albrecht et fait hommage du troisième fascicule de son Calendrier historique de la Ca- thédrale de Strasbourg. Des remerclments sont votés pour tous ces dons. Der Vorsitzende gibt einen Auszug seines an das Ministerium gerichteten Berichtes ûber ein jûngst bei Munweiler im Ober-Elsass aufgedecktes Grab. Ueber demselben befand sich frliher ein kùnstlich aufgeworfener HQgel, derjetztfastdem Boden gleich gemacht ist. Das Grab, von Westen nach Oslen orîentirt, ist ein Kistengrab, bestehend aus aufrechtstehenden, ziemlich roh gearbeiteten Sandsleioplatlen. Wahrend der Todte auf die blosse Erde gebettet war, lag ûber der Grabkiste ein steinerner Sargdeckel. Aus dem Zeugniss des Eigenthttraers Bernhard Starck und mehrerer Personen, welche den Fundort sofort nach der Ausgrabung besucht haben, lâsst sich nichts Er- hebliches entnehmen. Einige EisenstUcke, die zu den FOssen des Skelelts gelegen haben, sind vielleicht Ueberreste von Sporen oder Lanzen- spitzen. Da vor etwa 30—40 Jahren in nachster Nàbe des Tumulus zwei alte Grâber aufgedeckt worden sind, so durfte es nicht ohne Interesse sein, eine weitere Untersuchung des anstossenden Terrains vornehmen zu lassen. M. Straub communique également au Comité le résumé de son rapport , adressé au ministère, sur la tombe récemment découverte à Munweiler, dans la Haute-Alsace. Établie dans une butte, autrefois assez considérable, mais presque entiè- rement rasée dans les derniers temps, la tombe était formée par des dalles de pierre et recou- verte d'un couvercle, tandis que le mort reposait sur le sol. Le propriétaire, Bernard Starck, qui a visité l'emplacement, après l'ouverture de la sépulture, n'y a trouvé que quelques fragments en fer, éparpillés aux pieds du squelette, et qu'il considère comme des pointes de lances ou de ja- velots. Comme on a découvert deux autres tom- bes dans le voisinage immédiat du tumulus, il y a une trentaine d'années, on pourrait poursuivre des fouilles en cet endroit, qui donneraient peut- être des résultats plus satisfaisants. Zum Schluss verliest der Vorsitzende noch eine Mittheilung des Mitglieds Schlosser ttber zwei merowingische Grâber, die im Bannholz bei Rimsdorf aufgedeckt worden sind, und deren Fundgegenst&nde beim OberfOrster in Saarunion aufbewahrt werden. EnGn, M. le Président fait encore donner lec- ture d'une note de M. Schlosser sur les deux tom- bes mérovingiennes trouvées dans le Bannholz, près Rimsdorf, et dont les restes sont déposés chez M. le garde général de Saarunion. General-Ver8ammlung vom 24. Juni 1891. Voriitzender : Herr Canouicus Straub. Anwesend sind als Ehrenprâsident Freiherr von Freyberg, Bezirks-Prflsident des Unter-EIsass, Assemblée générale du 24 juin 1891. Présidence de M. le chanoine STRAUB. Présents: Comme président de droit honoraire: M. de Freyberg, président de la Basse-Alsace, les Digitized by Google - 52 die Vorstandsmitglieder Barack, Dacheux, Euting, Kurtz, Michaelis, Salomon, Scbricker, Stamra und Reuss als Schriflftthrer, ausserdem etwa zwanzig Mitglieder der Gesellschafl. Der Vorsitzende erOffnet die Versammlung mit einigen begrttssenden Worten. Das abgelaufene Geschaftsjahr sei nicht reicb an archaoiogischen Entdeckungen und Funden gewesen, so dass die Gesellscbafl weniger als in andern Jabren ein ergiebiges Feld far ihre Àrbeiten gefunden habe. AUe Griiber seien bei Munweiler, im Ried und bei Riuisdorf auf der iothringischen Hochebene auf- gedeckt worden. In Strassburg habe der Abbruch des DrachenscblOssels aile Freunde unserer ge- schicbtlichen Vergangenheit und ihrer Ueberreste wehmothig bertthrt. Um so freudiger begrûsse er es, dass die Wiederherstellungsarbeiten am Kammerzeirschen Hause raschen Fortgang neh- men, und dass darin ein kleines Muséum zur Vera'nschaulichung der alten heimischen Cultur- formen eingerichtet werden solle. Er hoffe, dass recht viele Strassburger Familien dieser Samm- lung ihre allerthttmlichen MObel und Geratbe anvertrauen wttrden, die hier die enlsprechendste Stiitte fânden. BezUglich der VerOffentlichungen der Gesellschaft erwabnt der Vorsitzende zunachst das Erscheinen der Mittheilungen, Band XV Hefl 1; Hefl 2 derselben sowie das 5. Hefl des Hurtus dcliciarum schreite im Druck voran, ebenso sei eine vollstandigere, ergiinzte Ausgabe seiner Arbeit Qber die verschwundenen Orlschaftcn des Elsass im Werk, aber die letzte Hand daran zu legen, daran habe ihn die Ueberlast der Ge- schafte, die seit einigen Monaten auf seinen Schultern ruhe, gehinderL Der Schatzmeister Herr Kurtz legt sodann die Jahresrechnung der Gesellschaft vor, die ira Wortlaut folgt: membres du Comité, MM. Barack, Dacheux, Eu- ting, Kurtz, Michaelis, Salomon, Schricker, Stamm et Reuss, secrétaire en fonctions, et une vingtaine de membres de la Société. M. le Président souhaite la bienvenue à l'As- semblée et remercie les membres venus du de- hors pour y assister. L'exercice qui vient de s'écouler n'a pas été riche en découvertes archéo- logiques, et l'activité de la Société n'a point eu, par conséquent, l'occasion de s'exercer autant que dans d'autres années. Des tombes anciennes ont été découvertes à Munweiler, dans le Ried, et à Rimsdorf, sur le plateau lorrain. A Stras- bourg la disparition définitive de Y Hôtel du Dragon a vivement attristé tous ceux qui tiennent aux vieux souvenirs, de plus en plus rares, du moyen Age; par contre, M. Straubest heureux de pouvoir annoncer que la restauration de la maison Kammerzell avance rapidement, et qu'il y sera placé un musée, destiné à illustrer l'his- toire de la civilisation locale. Il espère que beau- coup de Strasbourgeois voudront enrichir de leurs dons ce petit musée, placé dans un cadre si pittoresquement exact. Passant aux publica- tions de la Société, M. le Président mentionne les livraisons du Bulletin et annonce que la pu- blication du cinquième fascicule du Hortus deli- ciarum avance, et qu'une édilion plus complète de sa brochure, les Villages disparus d'Alsace, est également sur le chantier, mais que le sur- croît de travail que les circonstances lui ont im- posé depuis plusieurs mois, l'a absolument em- poché d'y mettre la dernière main. Il donne ensuite la parole à M. Kurtz, tréso- rier, qui présente le rapport suivant : Digitized by Google - 53 — ïteelimmg' fïir das Jalur 1©90/91. EINNAHMEN. Ordinarium der Einnahmen. Kapitel I. Zinsen von Kapitalien. Einkassirung der Zinsen der Reichsanleihe- m Briefe 175 32 Zinsen der bei der Elsass-Lothringischen Bank auf Kontokorrent hinterlegten Gelder 23 99 m Kapitel II. Beitrâge der Mitglieder. Beitrâge von 282 Mitgliedern fur das Jahr 1890; der einzelne Beitrag zu 8 Mark 2,256 — Von der Stammrolle sind. ... 291 Quittungen abgetrennt worden. Nach Abgang der Demissionare und verstorbenen Mitglieder 9 » bleiben noch 282 » Hinzuzufûgen sind noch 2 Beitrâge aus den Vorjahren, die nachtraglich gezahlt worden. 16 — Kapitel III. Subventionen. Subvention des Bezirks Unter-Elsass pro 1 890/91 . 600 — Subvention des Bezirks Ober-Elsass pro 1890/91. 400 — Extraordinarium der Einnahmen. Rechnungs-Saldo vom Jahr 1889 5,887 55 Ertrag durch den Verkauf von Exemplaren des Hortus deliciarwn 9 — Zuschuss des Staats fur die Herausgabe des Werks : « Das allé Strassburg « , von Herrn Seyboth 2,500 - B. XV. - (S.-B.) 199 31 2,272 — 1,000 - 3,471 31 ' 8,396 55 11,867 86 Digitized by Google - 54 - Récapitulation : ut Einoahoie-Ordioariura 3471 31 Eiunahine-Extraonlinarium 8,396 55 Gesammt-Surome der Einnahmen . . . . 11,867 86 AUSGABEN. Ordinarium der Ausgaben. Kapitkl L Verwaltungskosten, Bureau und Mobiliar. § 1. Unlerhaltung des Sitzungslokals und des Muséums. A. Bewachung des Silzungslokals und des Muséums. Vergûtung an den Wâchler des Lokals fur ji das Rechnungsjahr 1890/91 250 — B. Feuer-Versicherung des Mobiliars und der Bibliothek 67 20 G. Ausgaben gelegenllich der General-Ver- sammlung. 24 D. UnterhaU des Museums-Gartens 78 40 E. Ausserordentliche Bewachung des Mu- séums wâhrend der Tage, wo dasselbe dem Publikum geôffnet wird 280 — F. Unlerhaltung der Steindenkmâler Und des Mobiliars des Muséums 25 94 * § 2. Verwaltungskosten. A. Vergûtung an den Beamten des Prâsi- denlen jgQ B. Vergûtung an den Beamten des Kassirers. 120 — § 3. Bûreau-Kosten. — A. Porto der Korrespondenz und fur ver- schiedene Versendungen 29 94 B. Versendung der Zeitschrift der Gesell- schaft 175 30 Zu ubertragen .... 205 24 1,005 54 Digitized by Google - 55 — Uebertrag 205 24 1,005 54 G. Tragerlohn der Zeitschrift uncl Einla- dungskarten in der Stadl, sowie ver- schiedene Kommissionen 32 — D. Heizung des Sitzungslokals und des Mu- séums 26 44 E. Druckkoslen der Milgliedskarten , Einla- dungsbriefe und verschiedener Verwal- tungs-Drucksachen 140 25 § 4. Einkassirungskosten. A. Einkassirung der bei den Strassburger Mitgliedern erhobenen Beilrâge 32 — B. Einkassirung der durch die Post erhobenen Beitrâge bei den auswârts wohnenden Milgliedern 96 29 Kapitel IL Ausgrabungen, Nachforschungen, Erhaltungs- arbeilen und Erwerbungen fur das Muséum. § 1. Ausgrabungen. Nichts. § 2. Erhaltungsarbeiten. Erhaltungsarbeiten an den Dàchern und Gie- beln des romanischen Hauses in Rosheim, welches durch Herrn Ringeisen der Ge- sellschaft geschenkt wurde 207 40 § 3. Erwerbungen fur das Muséum. Ankâufe von Alterthumsgegenslanden. . . . . 43 50 Kapitel III. Herausgabe der Miltheilungen der Gesellschafl. An Herrn Selten, fur 300 Exemplare von 25 Blàttern photographischer Tafeln . . . 150 — An Herrn Lintz, Buchdrucker in Trier, fur 425 Exemplare des Correspondenzblatles pro 1889 und 1890 359 40 403 93 128 29 250 90 Zu ûbertragm .... 509 40 1,788 66 Digitized by Google — 56 - Uebertrag .... 509 40 1,788 66 An Herrn Schultz & Comp. fur Druck von 450 Exemplaren der Sitzungsprotokolle Nr. 1 bis 3 69 50 An dieselben fur 550 Exemplare der zweiten Lîeferung des XIV. Bandes der Zeîtschrifl der Gesellschaft 1,783 54 ~~~ 2,362 44 Kapitel IV. Verschiedene Ausgaben. A. Verschiedene Ausgaben 65 68 B. Kommissions- und Verwahrungsgebûhr fur die Geldbriefe der Gesellschaft — 96 C. Reisekosten 8 — _ ~~ 74 64 4,225 74 Extraordinarium der Ausgaben. Herausgabe des Hortus deliciarum. Nichts. Herausgabe des Werks: nDas aile Strassburg * , von Herrn Seyboth. Zuschuss des Staats an Herrn Seyboth durch Vermitt- lung der Gesellschaft 2,500 — 6,725 74 RECAPITULATION. Einnahmen. Ordinarium der Einnahmen. Kapitel I. Zinsen von Kapitalien 199 31 — II. Beitrage der Mitglieder 2,272 — — III. Subventionen 1,000 — ~~ ~~ 3,471 31 Zu ùbertragen . . . 3,471 31 Digitized by Google — 57 — Uebertrag . . . 3,471 31 Extraordinarium der Einnahmen. Rechnungs-Saldo vom Jahr 1889 5,887 55 Ertrag des Verkaufs des Hortus dcliciarum. ... 9 — Subvention fur das Werk: tDas aile Strassburg* 2,500 — 8,396 55 Gesammt-Surame der Einnahmen .... 11,867 86 Ausgaben. Ordinarium der Ausgaben. Kapitel I. Verwaltungskosten, Bureau und Mo- biliar 1,537 76 — IL Ausgrabungen, Nachforschungen, Er- haltungsarbeiten und Erwerbungen fïir das Muséum 250 90 — III. Herausgabe der Miltheilungen der Gesellschaft 2,362 44 — IV. Verschiedene und unvorhergesehene Ausgaben 74 64 4,225 74 Extraordinarium der Ausgaben. Herausgabe des Horlus deliciarum. Nichts. Fur das Werk : iDas allé Strassburg*, von Herrn Seyboth. 2,500 — Gesammt-Summe der Ausgaben . . . 6,725 74 Schlussbilanz : Einnahmen 11,867 86 Ausgaben 6,725 74 Rest 5,142 12 der sich folgender Weise verlheilt : Digitized by Google — 58 - Bei der Elsass-Lothringischen Bank aufbewahrte Gelder . . 448 10 In der Kasse 38 72 Bei dem Prâsidenten hinterlegt 320 — Durch den Ankaufpreis vertretener Werlh der Geldbriefe der Reichsanleihe, die bei der Elsass-Lolhringischen Bank deponirt sind 4,335 30 5,142 12 Nachdem Herrn Kurtz En tlastung ertheilt worden und der Vorsitzende den beiden vertorbeucn Vorstands-Mitglicdern Herrn J. Sengenwald und Baron R. von Tttrckheim fQr ihre treuen Dienste und ihr stets bewiesenes Interesse noch ein letztes Wort des Dankes gewidmet hat, wird zur Erneue- rung des Vorstands geschritten. Après avoir payé le tribut d'un sincère regret aux collègues décédés, MM. Jules Sengenwald et Rodolphe de Tttrckheim, dont il a rappelé les services rendus et qu'il a remerciés de l'intérêt témoigné à notre œuvre, M. le Président a pro- posé à l'Assemblée de passer au vote pour le re- nouvellement partiel du Comité. Die Abstimmung ergibt das folgende Résultat : Le scrutin est ouvert et donne les résultats Es erhalten die Herren : suivants : Christmann 27 Stimraen. Schlosser 27 •> Wiegand 27 Reinhard 27 » Ingold 26 » Nessel 19 » Winckelmann. ... 14 Schlagdenhauffen .10 » Reiber 9 » Einige Stimmen sind zersplittert. Der Vor- sitzende erkiart in Folge dessen die Herren: Christmann, Reinhard, Schlosser, Wiegand und Ingold fur fttnf Jahre gewahlt, die Herren Nessel und Winckelmann fQr ein Jahr als Mitglieder des Vorstandes zum Ersatz fQr die beiden Mitglieder gewahlt, deren Mandat noch nicht abgelaufen war. MM. Christmann 27 voix. Schlosser 27 » Wiegand 27 » Reinhard 27 » Ingold 26 » Nessel 19 » Winckelmann .... 14 » Schlagdenhauffen . . 10 » F. Reiber 9 » plus quelques voix éparpillées sur divers. En conséquence, M. le Président proclame MM. Christ- mann, Aimé Reinhard, Schlosser, Wiegand et Ingold membres du Comité pour cinq ans, MM. Nes- sel et Winckelmann, membres du Comité pour un an, en remplacement des deux membres décédés dont le mandat n'était point encore écoulé. Herr Canonicus Straub wird trotz seines lebhafl geausserten Wunsches, zurttcktreten zu dttrfen, durch Acclamation einstimmig wieder zum Yor- sitzenden gewahlt. M. le chanoine Straub est renommé, unanime- ment, à la présidence, malgré le désire exprimé par lui de se démettre de ces fonctions. Digitized by Google - 59 Der Vorsitiende legt sodann die Frage vor, ob die Mitglieder der Gesellschaft nicht auch in diesem Jahre einen gemeinsamen Ausflug machen sollen. Als Ziel desselben schlagt er u. A. Schlett- stadt und die HohkOnigsburg vor, wobei man die Restaurationsarbeiten an der St. Fides-Kirche genauer ansehen kônne. Von andrer Seite wird der Besuch der Frankenburg in Anregung ge- bracht. Es wird schliesslich dem Vorsitzenden ûbcrlassen, Ziel und Tag des Ausflugs zu be- stimmen. Derselbe erOrterte dann noch die Slellung der Gesellschaft in der Frage ûber die Wiederher- stellung der Johanniterkapelle zu Mulhausen, um sie gegen Anklagen zu schûtzen, die naraent- lich in oberelsâssischen Kreisen erhoben wor- den sind. Er setzt die UnmOglichkeit auseinander, fttr dièse Arbeit nur einigermassen betrûchtliche Mittel aus unsrer Kasse zur Yerfûgung zu stelien. Wenn es sich best&tige, dass der Staat einen Zu- schuss von 30 000 JL und die Stadtverwaltung yon Mûlhausen einen solchen von 10 000 JL gcben wolle, so sei die Zukunft dièses Bauwerks gesicbert, ohne dass es nOthig wâre, unsre Kasse von Grund aus zu erschOpfen. Da Niemand mehr ums Wort bittet, wird die Sitzung um 4 '/« Ubr geschlossen. M. le Président introduit ensuite la question de savoir si les membres de la Société ne feront pas, cette année, une excursion collective. Il pro- pose, entre autres, une visite à Schlestadt et au Hoh-Kœnigsbourg, aGn de visiter, dans la pre- mière localité, les travaux de restauration de Féglise de Sainte-Foy. D'autres membres pro- posent de visiter Schlestadt et le Franckenbourg. L'Assemblée abandonne, après discussion, le soin de fixer la date au Président de la So- ciété. Celui-ci prend encore une fois la parole au sujet de la chapelle de Saint-Jean à Mulhouse, afin de défendre la Société contre l'accusation de ne rien faire dans cette question, vivement dis- cutée dans la Haute-Alsace. U expose qu'il nous est absolument impossible de fournir, à pareille entreprise, des fonds un peu considérables. S'il est vrai que l'État promette 30,000 ** et la ville de Mulhouse 10,000 utf, comme on l'affirme, la restauration de l'édifice est assurée sans que nous ayons besoin d'épuiser notre caisse pour y contribuer. Personne ne demandant plus la parole, la séance est levée à 4 heures et demie. Yorstanda-Sitzung vom 24. Juni 1891. Vonitiender : Herr Canonlcna Straub. Die Sitzung schliesst sich unmittelbar an die General-Versammlung an. Anwesend sind folgende Vorstandsmitglieder : Barack, Dacheux, Euling, Kurtz, Martin, Michaélis, Salomon, Schricker, Stamm und Reuss als Schrift- fuhrer. Auf der Tagesordnung steht die Erneuerung des engern Vorstands. Auf Vorschlag der Herren Michaëlis und Salomon wird derselbe durch Accla- mation wiedergewahlt, dessgleichen der Redac- tions-Ausscbuss. Schluss der Sitzung um 4 s/4 Uhr. Séance du Comité du 24 Juin 1891. Présidence de M. le chanoine STRAUB. La séance a lieu immédiatement après l'As- semblée générale. Présents: MM. Rarack, Dacheux, Euting, Kurtz, Martin, Michaëlis, Salomon, Schricker, Stamm et Reuss, secrétaire en fonctions. L'ordre du jour appelle la formation du bu- reau. Sur la proposition de MM. Michaëlis et Sa- lomon, le Comité renouvelle, par acclamation, le mandat des membres du bureau actuel, ainsi que celui des membres du Comité de publication. La séance est levée à 4 heures trois quarts. Digitized by Google Digitized by Google Digitized by Google Digitized by Digitized by Google Digitized by Google _. A3IS5* /•/•S DATE DUE ^H r Digitized by Google Digitized by Google